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 ARDECHE

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MessageSujet: ARDECHE   Mar 23 Nov - 12:14

L'ARDECHE

Sa Géographie

Situé au Sud-Est de la France, sur la bordure orientale du Massif Central, l'Ardèche est l'un des huit départements de la région Rhône-Alpes.
Le Rhône lui sert de frontière naturelle sur 150 km.
Entre Auvergne et Provence, l'Ardèche bénéficie ainsi d'influences continentales et méridionales tant dans son climat que dans sa végétation.


La haute Ardèche

La haute Ardèche, avec un climat déjà lyonnais, est un plateau ou plus exactement une juxtaposition de petits plateaux d'altitude moyenne.
Ces plateaux sont séparés par de modestes affluents du Rhône.
Il en résulte de fortes oppositions entre les surfaces ondulées et verdoyantes et les vallées encaissées dans des gorges étroites et sauvages.
Les plateaux élevés sont garnis de prairies et de forêts, tandis que les parties moins élevées portent des châtaigniers et des cultures diverses (céréales, légumes, pommes de terre).
Les vallées et les pentes bien exposées sont riches en vigne et en arbres fruitiers.




La vallée du Rhône

Alors que la Montagne forme la bordure occidentale de l'Ardèche, le rivage rhodanien constitue sa bordure orientale.
De Saint-Just à Limony, ce rivage s'étend sur 150 km.
A la différence de celui du Dauphiné qui est souvent très élargi, le rivage vivarois est fort étroit et ne possède que quelques petites plaines alluviales, comme à Champagne, Mauves, Saint-Péray, Beauchastel ou Saint-Just.
Ces plaines sont extrêmement fertiles.
On y trouve des arbres fruitiers et des primeurs, tandis que sur les coteaux de Saint-Péray, Cornas, Tournon, Serrières, prospèrent des vignobles de qualité supérieure.
A côté de ces ressources agricoles, le couloir rhodanien accueille, notamment dans le Sud du département, d'importantes usines de chaux et de ciments, et il a l'avantage d'être desservi à la fois par l'eau, le rail et la route (A7 et RN 86).



Le Coiron et les Boutières

Au coeur de l'Ardèche, le Coiron et les Boutières rappellent en partie la Montagne et la Cévenne ardéchoise.
Comme la Montagne, le Coiron, de par son altitude, est une région d'élevage ; comme la Cévenne, c'est une région d'éruptions volcaniques, mais ici les basaltes ont des reliefs tabulaires et
caractéristiques.
La région des hautes et des basses Boutières (de Saint-Agrève à Privas, le long de la vallée de l'Eyrieux) ressemble à la Cévenne par son relief profondément entaillé, couvert de châtaigniers.


La Montagne ardéchoise

Par d'étroits lacets, les vallées cévenoles donnent toutes accès à la Montagne ardéchoise (extrémité orientale du Massif Central).
Cette bande de terre granitique ou volcanique dominée par le Mézenc (1754 m) et le Mont Gerbier de Jonc (1 551 m) s'étend de Saint-Laurent-les-Bains à Saint-Agrève.
Sur la montagne comme en basse Ardèche, on rencontre de vastes pâturages et d'admirables forêts de sapins, de hêtres ou de mélèzes (forêts de Mazan, de Bauzon, du Tanargue).


La Cévenne ardéchoise

Du col de la Croix de Fer au col de Mézilhac, elle ceinture le Sud-Est du Massif Central.
Son relief est constitué de « serres » (crêtes étroites et allongées) qui courent entre les vallées escarpées dominant des rivières torrentueuses, bordées de quelques étendues planes.
Les Cévenols ont appris à bâtir sur les pentes d'étroits replats pour la culture en terrasse.
Le sol est fait de grès (couvert de pins et de châtaigniers), de schistes ou de rochers volcaniques.



La basse Ardèche

Le sol est marneux ou calcaire, le climat déjà méditerranéen : on est à la frontière de l'olivier.
L'altitude est faible mais cependant variée.
]Les plateaux calcaires ont assez fortement résisté à l'érosion tandis que les bandes de marnes, où s'étalent les champs de vigne ou d'arbres fruitiers, ont été déblayées par les eaux.
A ces terrains riches, utilisés pour les cultures, s'opposent les vastes étendues caillouteuses ou semées, comme les plateaux de blocs dont la teinte grisâtre se mêle à une végétation qui annonce déjà le maquis.
Les agglomérations de cette partie de l'Ardèche sont de petites villes et villages qui sont pour la plupart des anciens lieux fortifiés.


Son Histoire

De la Préhistoire à la période contemporaine, en passant par l'époque gallo-romaine, le Moyen-Age ou la Renaissance, l'Ardèche témoigne d'un riche passé.
Un passé marqué par les traces de grands hommes, ceux qui nous ont offert le fabuleux trésor de la grotte Chauvet, ceux qui ont fait avancer le progrès et tous les autres qui ont fait que l'Ardèche nous conduit aujourd'hui à travers un grand et beau voyage dans le temps.



La préhistoire

Les premières traces de l'homme (- 340 000 à - 90 000 ans av. J.C.)
Au Paléolithique inférieur, le premier âge de la pierre taillée, l'homo erectus se répand en Europe.
La découverte de l'un de ses premiers habitats, près du village d'Orgnac témoigne de sa façon de vivre, il connaît le feu, fabrique des outils de silex et loge dans des grottes et abris naturels.

Paléolithique moyen (- 90 000 à environ - 30 000 av. J.C.)
Après l’Homo erectus vient l’homme de Neandertal (Paléolithique moyen).
Les traces de son passage ont été remarquées le long de la vallée du Rhône (Châteaubourg, Soyons, Payre) et dans les abris naturels du Bas-Vivarais.

Paléolithique supérieur (- 40 000 / - 35 000 à - 9000 av. J.C.)
Au Paléolithique supérieur, son successeur, l’homme de Cro Magnon, trouve notamment refuge dans les gorges de l’Ardèche et le long de ses affluents comme Labeaume, le Chassezac, l’Ibie, ainsi que sur les rives du Rhône.
Chasseur, cueilleur, ses modes de vie et ses cycles saisonniers sont rythmés par les passages des migrations d'animaux. L’homme de Cro Magnon est aussi un artiste, et nous laisse pour héritage principal de formidables peintures pariétales.
A la fin du Paléolithique supérieur, la période de l'Epipaléolithique est marquée par de nouveaux modes de vie dans un environnement modifié par le recul de l'influence glaciaire.
L'expression artistique change, l'art animalier disparaît et laisse la place à des représentations schématiques.

Gravures et peintures
L’Ardèche possède sur son territoire des centaines de grottes et d’avens. De nombreuses gravures et peintures pariétales ont été retrouvées sur les parois de certaines cavités.
Les grottes ornées les plus importantes étant celles de la grotte Chauvet, les grottes d'Ebbou, de la tête du lion...
Nos ancêtres représentaient la plupart du temps, des figures d’animaux, des signes, ainsi que différentes "compositions complexes" dont l'interprétation reste à faire, telle la Vénus au bison de la grotte Chauvet.

Le Mésolithique (- 9000 à - 5500 av. J.C.)
A partir de – 9 000 ans, le Mésolithique assure la transition dans un écosystème en profond bouleversement (climat de plus en plus tempéré, emprise de plus en plus forte de la forêt).
Habiles chasseurs, archers hors-pairs, les hommes du Mésolithique doivent s'adapter à un gibier moins grégaire.
Plus généralement, face à un environnement paradoxalement plus difficile, ils font preuve d'une très grande capacité d'adaptation.
Quelques sites témoignent de cette période, en Ardèche méridionale (La Baume d'Oulen à La Bastide–de-Virac, l'abri-sous-roche de Vernon à Saint-Remèze), mais aussi à Montpezat-sous-Bauzon.

Le Néolithique (- 5500 à - 2000 av. J.C.)
L’arrivée du Néolithique (-5 500 ans à – 2 000), est marquée par les premières communautés paysannes qui pratiquent l’agriculture et l’élevage.
Elles s’installent dans le sud de l’Ardèche vers 5 600 ans avant notre ère.
Ces premiers paysans occupent encore les grottes tout en construisant des habitats solides dans les plaines et bassins alluviaux du Rhône, de l’Ardèche et du Chassezac.

Monuments mégalithiques
A la fin de l’époque néolithique, avant qu’il n’apprenne à utiliser les métaux, l’homme élève, essentiellement dans le sud du département, de curieux monuments.
L’Ardèche est un des départements qui comptent en effet le plus grand nombre de monuments mégalithiques en France (environ 600).
Quelques-uns sous la forme de Menhirs (pierres dressées) et d’autres, beaucoup plus nombreux, sous la forme de Dolmens (énormes tables de pierre).
Le dolmen de Champvermeil à Bidon, classé monument historique, est l’un des plus grands spécimens ardéchois.

La protohistoire

L'âge des métaux (- 2000 à - 125 av. J.C.)
Les objets retrouvés en Ardèche dans les grottes de Peyroche et du Pontiar ont vraisemblablement été échangés ou importés du Massif Central et de l’Est de la France.
Un trafic sans doute dû au manque d’étain observé dans le département.
Avec le cuivre, l’étain est en effet indispensable à la fabrication du bronze.
Trois vases, comportant pour certains d’entre eux des parures en bronze, ont été retrouvés dans une grotte de Vallon-Pont-d’Arc, on parle du trésor du Déroc.
Les invasions successives des populations venues d'Europe du Nord (Celtes) et du Sud (Etrusques et Grecs) de l’Europe engendrent un important développement de la civilisation.
Lieu de passage limitrophe du couloir rhodanien, l’Ardèche subit des influences diverses.
Parmi les tribus gauloises, le peuple des Helviens va fortement marquer sa présence en Ardèche.
Les Helviens semblent avoir occupé toute la partie méridionale du département, se partageant ainsi le territoire ardéchois avec les Ségauvellaunes, dont on retrouve des traces sur l’oppidum de Soyons, et les Allobroges.



L'Ardèche gallo-romaine (- 125 av. J.C. à 500)

A la suite de leur invasion réussie, les Romains constituent la Provincia romana ), qui couvre les pays compris entre les Alpes et le Rhône et qui s’étend jusqu’aux Pyrénées Orientales.
Le pays des Helviens est compris dans cette « Province », qui constitue un prolongement de l’Italie.
En reliant les péninsules italique et ibérique les romains renforcent ainsi leur domination sur la Méditerranée.
Cette période est également marquée par un premier maillage des routes dont il reste de nombreux vestiges (ponts romains du Pouzin et de Viviers, bornes militaires,…).
Le nom des Helviens disparaît, au profit de celui d’Alba, cité de droit latin, qui se développe à partir d’Auguste et connaît son apogée au IIème siècle aprés JC. En 325, Alba devient siège d’un évêché.
C’est naturellement sur le site de la commune d’Alba, aujourd’hui Alba-la-Romaine, que se trouvent les vestiges romains les plus importants du département, puisqu’il s’agit d’une ville entière, abandonnée à partir du Vème siècle.


L'histoire

L'Ardèche du Moyen-Age (500 à 1500)
Après le passage des Wisigoths et des Burgondes, le Vivarais entre au VIème siècle dans la mouvance des royaumes francs, le siège de l’évêché ayant été transféré au Vème siècle d’Alba à Viviers.
De nombreuses églises à vocation funéraire sont construites en-dehors des agglomérations telles que Saint-Saturnin -Notre Dame à Viviers.
Le moyen âge vivarois voit également s’épanouir un réseau monastique d’abbayes (Mazan, Les Chambons, Cruas,…) et de prieurés couvrant le pays de magnifiques églises romanes (Thines, Champagne,..).
Campagnes et petites villes connaissent un bel essor et le pouvoir seigneurial s’affirme par de modestes tours ou des châteaux dominateurs (Aubenas, citée des Montlaur, Boulogne,..).
Le rôle de l’évêque de Viviers culmine au XIIème et XIIIème siècle. Véritable prince des lieux, l’évêque doit cependant faire face à de puissants barons comme les Montlaur, les Adhémar ou plus au Nord, les comtes du Valentinois.
Peu à peu, les multiples pouvoirs locaux sont rongés par la monarchie capétienne.
Et vers 1320 apparaît le baillage royal du Vivarais avec à sa tête Villeneuve-de-Berg et Boucieu-le-Roi.
Une unité administrative qui se trouve renforcée au XVème siècle par la création des Etats particuliers du Vivarais, alors placés sous la dépendance des Etats du Languedoc et qui vont perdurer jusqu’à la Révolution.

De la Renaissance aux guerres de religion (1500 à 1800)
La renaissance est particulièrement bouillonnante en Vivarais et s’exprime par des figures contradictoires et hautes en couleur :
Noël Albert fait construire la splendide maison des Chevaliers à Viviers.
Le Cardinal François de Tournon fonde le collège de Tournon.

En 1562, les Etats du Vivarais sont dédoublés en Etats protestants et Etats catholiques et la même année éclate la première des huit Guerres de religion qui vont ensanglanter le pays.

La naissance du département (1790)
Durant la Révolution, l’Ardèche est partagée entre le jacobinisme avancé, la chouannerie et l’attentisme prudent.
En mars 1790, l’Assemblée constituante divise la France en 83 départements, parmi eux l’Ardèche, dont les limites s’apparentent à l’ancien pays du Vivarais.

L’Ardèche du XIXème au XXème siècle
Le nouveau Département poursuit sa croissance économique et démographique jusqu’au Second Empire, atteignant des densités de population étonnantes même dans les régions les plus pentues.
Au XIXème siècle, le développement des routes favorise les échanges commerciaux qui s’étendent jusqu’au Proche-Orient.
Cette prospérité s’effrite à la suite des crises de la pébrine (maladie du ver à soie), du phylloxéra (maladie de la vigne) et de la maladie de l’encre qui atteint les châtaigniers.
Les modes de transports évoluent, le réseau de chemin de fer bouleverse les vieilles relations commerciales entre vallée du Rhône et Massif Central.
Dès lors la population ne cesse de décroître jusqu’aux années 1960, au profit des grands centres urbains.
La vie rurale se transforme… le pays se vide !
Au XXème siècle, la polyculture régresse au profit de l’élevage bovin et caprin, les cultures de pêches et cerises s’étendent et le vignoble renaît dans la vallée du Rhône.
L’industrie ardéchoise se transforme considérablement, des secteurs entiers, dans la tannerie et le moulinage, s’effondrent mais d’autres secteurs se maintiennent ou se développent dans les domaines traditionnels (industrie électro-nucléaire, agro-alimentaire, pharmaceutique).
La reprise démographique s’amorce grâce à des apports extérieurs, mais les autorités doivent faire face à un défi redoutable :
comment répondre à la désertification intense, la carte démographique juxtaposant une vallée du Rhône trépidante et de vastes espaces menacés par la friche ?
L’Ardèche bénéficie pourtant d’atouts qu’elle sait mettre en valeur : beauté des sites, originalité du patrimoine, qualité des produits…
Aujourd’hui le tourisme est en pleine expansion.
L’Ardèche accueille un million de vacanciers chaque année.



Ses touristes
Des visites aménagées, des espaces touristiques ou la decouverte au fil du sentier, l'Ardeche avec ses 1000 facettes offre quantités de loisirs riches et divers. Quelques suggestions de promenades educatives ou culturelles, ludiques ou divertissantes. visitez l'ardeche, goutez l'ardeche, revez l'Ardeche...emerveillez vous de ses contrastes et de ses richesses...



Les grottes

Aven d'orgnac :
Cette superbe grotte souterraine a une réputation mondiale : l'ampleur de la partie ouverte au public (30 000 m²) ne représente qu'une infime partie du réseau connu, qui s'étend au-delà de la limite avec le Gard, sur près de 5 kilomètres.
Découvert en 1935 par Robert de Joly et quatre autres speleologues, L'aven fut classé "Label grand site de France" avec le pont du gard, la montagne Sainte Victoire et la pointe du raz.

Aven marzal :
En 1812, le garde chasse Marzal y fut précipité par un braconnier qu'il venait de surprendre. Son corps fut retiré de l'aven et inhumé, mais on peut encore voir au bas du 1er puits le squelette de son chien qui l'avait suivi. La grotte fut redecouverte en 1880 mais perdu à nouveau suite à une erreur de repérage et obstrué par les éboulis et par la végétation avant d'etre relocalisée définitivement en 1949.

Grotte de la madeleine :
C'est en 1887 que Germain RIGAUD, un berger, surnommé " le filleul " un passionné d'aventures souterraines, avec une bougie pour tout éclairage découvre l'entrée de la grotte à une cinquantaine de mètres au-dessus de la rivière. Eclairé par des bougies et des torches, il fixe des cordes aux rochers pour faire partager son enthousiasme aux plus audacieux.

Grotte de la cocaliere :
La Cocalière touristique n'est qu'une branche d'un vaste ensemble souterrain partiellement reconnu sur près de 30 km.
Abritant une riviere souterraine, le creusement du sol se poursuit naturellement comme il a débuté pendant l'ère tertiaire. Au fil de la visite, se révèlent ainsi à tous des disques, des stalagmites et des stalactites, des perles ainsi que des bassins naturels.

Les musées

Musée de l'alambic :
Sur 1400 m2 d'exposition,à Saint Desirat, de magnifiques appareils en cuivre provenant des quatre coins de France, ainsi qu'une collection de matériels, ustensiles et autres outils constituent en 30 tableaux la mémoire d'une partie de notre patrimoine rural.

Musée de la resistance :
Le departement, par sa topographie, et la proximité du plateau du vercors joua un role important dans la resistance. Le musée du Teil lui rend hommage en 21 tableaux à themes.

Musée de la soie :
Multiplier son poids par 10 000 en 4 à 5 semaines !!! une des prouesses accomplies par le vers à soie. Dans une ancienne filature et un moulinage, film présentant l'élevage et l'histoire du vers à soie. Visite des anciens ateliers.

Musée de la prehistoire :
Le musée régional de Préhistoire présente les richesses préhistoriques de l'Ardèche. Des objets originaux et des reconstitutions de sites évoquent la vie quotidienne de nos ancêtres, de 350 000 ans à 700 ans avant notre ère. La grande majorité des sites archéologiques connus à ce jour en Ardèche est localisée dans la zone calcaire du sud-est du département. Sur le site de l'Aven d'Orgnac.



La faune la flore

En étroite collaboration avec le Conservatoire Régional des Espaces Naturels de Rhône-Alpes (CREN), 14 sites ont été retenus en fonction de leur richesse naturelle et paysagère, leur sensibilité (risques de dégradation), leur accessibilité et leur intérêt pédagogique. 2700km de rivieres et ruisseaux sillonnent notre departement, environ 50% du territoire est couvert de forets.
Des programmes de gestion et de sauvegarde ont permis une preservation exeptionnelle de la faune et de la flore. Riche d’un environnement à la fois remarquable et remarqué, les Espaces Naturels Sensibles sont aussi l’occasion de charmantes promenades. Une seule condition : contribuer à la préservation des sites. Sachez vous montrer discret et le pays vous montrera ses secrets.

Les chemins de randos
Le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l'Ardèche fédère 31 associations et compte plus de 1700 licenciés. Les baliseurs, bénévoles et formés, balisent les chemins que vous empruntez (GR et GRP) et assurent une véritable veille afin de les protéger grâce au réseau Eco Veille. Ils publient aussi plusieurs topoguides qui vous permettront de découvrir et parcourir
l'Ardèche, terre si propice à la randonnée. Beaucoup de communes ont aussi participées à reouvrir des sentiers. Souvent amenagés et balisés, certains sont " à themes", permetant de decouvrir la riche diversitée de la flore.



Les villages classés

Antraigues :
Ce véritable village cévenol apparaît, perché sur un promontoire rocheux d'origine volcanique. Il surplombe les vallées de la Volane, de la Bise et du Mas, au pays des orgues de basalte et des châtaigniers séculaires.

Thines :
Le village se découpe sur un décor sévère, perché au dessus d'un torrent.
Ses ruelles étroites, ses maisons aux toits de lauze accrochées aux rochers, sa splendide église romane en font une étape pittoresque.

Vogué :
Niché au pied d'une falaise qui surplombe un méandre de l'Ardèche, le village médiéval classé au registre des plus beaux villages de France est encore dominé par son château ancestral. Des arcades et des escaliers extérieurs habillent les ruelles. La pierre se retrouve de toutes parts et fait de Voguë un ensemble très homogène aux douces tonalités méridionales.

Balazuc :
Ce superbe village est classé parmi les plus beaux villages de France, Balazuc fut occupé aux VIIIe et IXe siècles par les Maures, mais son architecture actuelle se compose d'éléments allant du XIIIe au XVIIIe siècle.
Autrefois protégées par des fortifications, les maisons se sont groupées autour du château féodal, plusieurs fois remanié, mais conservant néanmoins une portion de tour du Xe siècle.

La gastronomie

Contrairement à l'austérité des terres, la cuisine de l'Ardèche est riche et savoureuse. La châtaigne est bien entendu un ingrédient de choix tant pour le salé que pour le sucré. Vous pouvez ainsi déguster la soupe de châtaigne traditionnelle, la cousina, ou sur une tartine grillée vous essayer à la confiture de châtaigne. Les criques ardéchoises, galettes de pommes de terre râpées, cuites à l'huile d'olive sont souvent accompagnées de lard et d'œufs en omelette ; elles font un plat unique succulent. Dinde, cochon, caillette ou encore sanglier sont autant de surprises qui font saliver. La cuisine de l'Ardèche marie aussi à merveille les baies sauvages, les herbes des prés, le miel et le Picodon dans ses recettes traditionnelles.




Les bases de loisirs


La descente des gorges de l'Ardeche
Incontournable...plusieurs parcours differents, pour tout niveau, permettent de decouvrir un site extraordinaire au fil de l'eau. Typiquement de Vallon pont d'arc à St Martin d'ardeche, en passant sous le pont d'arc et la traversée de la reserve naturelle fait 30 km. L’Ardèche est une rivière sans difficulté importante. Toute personne sachant nager et âgée de plus de 7 ans peut la pratiquer.




Le Safari Parc de Peaugres
est fondé en 1974 (parc voiture vivarium) par Monsieur le Vicomte Paul de la Panouse , un an après le parc à pied est crée. 90 hectares en deux parties 900 animaux pour 130 espèces.
Bien à l'abri dans votre véhicule, fenêtres fermées, vous commencez votre tour du monde par l'Afrique où vous êtes accueillis par les éléphants du Safari.Dromadaires, antilopes, bœufs watussi aux immenses cornes, autruches, hyènes zèbres, lions et bien d'autres especes viennent compléter le magnifique tableau de la vie sauvage des plaines africaines. Le parc soutient le EEP
(Programme d'Élevage Européen d'espèces menacées de disparition) et met l'accent sur les nombreuses naissances d'animaux au zoo.
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Nine
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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 0:59

La grotte de la fachinière
ou La naissance de l'Ardèche



BALAZUC

un vieux conte issu de la tradition orale
qui raconte la légende de la rivière Ardèche.


Et traditionnellement çà commence toujours comme çà :

Fil rouge de soie,
Monte l’écheveau.
Fil ou fou du roi,
Dévide le fuseau.
File ma mémoire
Tisse mon histoire.


La pauvre vieille Marie qui habite en bas du village,
ne tisse plus comme lors de ses jeunes années.
Sa main tremble, son pied n’est plus sûr.
En chemin, la navette trébuche. À la fin, le tissu est plein de nœuds.
Grossier et imparfait, il se vend mal.

Ce jour-là, elle était montée au sommet du village.
À la tour carrée, il y a toujours des chalands.
Arrivée de bonne heure, à midi elle n’avait toujours rien vendu.
C’est d’un pas fatigué qu’elle rentra chez elle.

Les ruelles de galets de ce petit village, accroché au sommet d’une falaise,
sont étroites et tortueuses.
Le soleil de midi pesait de toute sa chaleur sur ses épaules.
Ses bras peinaient sous le poids des tissus invendus.
Épuisée, elle fit ce que jamais personne ne faisait dans le village de Balazuc.

Elle prit le petit raccourci qui passe par la grotte de la fachinière.
La fachinière, c’est celle qui vous jette la fachine, le sort.
C’est une sorcière.
Son pouvoir est grand, elle peut empêcher une vache de faire son lait
ou une poule de pondre.

À peine Marie avait-elle pénétré le domaine de la fachinière
qu’elle entendit une douce voix lui murmurer :

« Je vois dans ton cœur, Marie, et la première chose que tu feras demain,
tu la feras toute la journée. »
Marie craignit d’avoir commis une terrible erreur en prenant ce chemin.
Elle s’enfuit en faisant de nombreux signes de croix.

Ce soir-là dans sa modeste demeure, n’ayant rien à manger,
elle se coucha le ventre vide.
Le lendemain, comme tous les matins, elle alla s’asseoir devant son métier à tisser.
Mais à peine était-elle installée que ses fesses furent comme
soudées au tabouret et sa main collée sur la navette.
Automatiquement, elle se mit à tisser.
Mais, point d’hésitation,
de ralentissement ou de nœud dans les fils ! Retrouvant la vitalité
et le geste sûr de sa jeunesse, elle tissa avec entrain.
Le métier se mit à chanter :

Biz-tou-clic, biz-tou-clac !
La navette siffle : « biz »
Essouflée au retour : « tou »
Le pied sur la pédale : « clac »
Biz-tou-clic, biz-tou-clac !

Il se forma alors devant ses yeux émerveillés un tissu fin,
délicat et parfaitement tissé.
Jamais elle n’avait réussi pareil ouvrage.
À la fin de la journée, elle put enfin s’arrêter.
Elle n’était pas fatiguée. Il lui semblait qu’on lui avait ôté dix années.

Le lendemain, d’un pas de jeune fille, elle monta à la tour carrée et vendit
ses tissus un très bon prix.
Elle ne devint pas immensément riche - c’est une histoire vraie que je vous raconte -
mais elle put s’acheter une bonne chèvre et quelques poules.
Elle sut que jusqu’à la fin de ses jours, elle n’aurait plus jamais faim
et c’était déjà beaucoup.

Mais la ruelle dans laquelle habitait Marie était très étroite.
En face de chez Marie la tisseuse vivait Marie la pingre,
celle qui aimait bien les sous, celle qui faisait des croche-pattes aux enfants
et crevait leur ballon quand il tombait dans son jardin.

Le changement de train de vie de sa voisine l’intrigua.
Curieuse, envieuse, elle sortit la tête par sa fenêtre, s’étendit, souffla, s’étira.
Allongeant le cou, ajustant ses lorgnons,
elle compta dans la cuisine de sa voisine les fromages de chèvres qui s’amoncelaient,
les grosses omelettes qui frémissaient.
Elle n’en pouvait plus d’envie. Elle s’exclama :

- Dit ! Comment as-tu fait pour devenir aussi riche ?

La brave Marie qui n’était pas secrète révéla toute l’histoire.
Ce conte tourna la tête de Marie la pingre.
« Mais si la fachinière l’a rendue riche, elle me rendra riche aussi ! »

Le lendemain, elle revêtit sa plus jolie robe afin d’être bien présentable
et traversa sans crainte le passage de la fachinière.
À peine fut-elle entrée qu’elle entendit une voix rauque lui murmurer :

« Je lis dans ton cœur, Marie, la première chose que tu feras demain,
tu la feras toute la journée et peut-être plus longtemps encore. »

Marie ne put s’empêcher de crier victoire.
La journée lui sembla bien longue. Il lui tardait d’être au lendemain.
Elle ne cessait de se répéter :
« Demain, je lèverai la margelle près de la cheminée et je compterai mes sous.
J’en aurai, j’en aurai… »
Elle était si fière de son idée que pour l’occasion,
elle s’ouvrit une bonne bouteille de vin.
Et un verre en appelant un autre, grisée par la somme qu’elle comptait amasser,
elle ouvrit une autre bouteille.
Le vin est bon mais trois bouteilles, même pour une vieille habituée, ça fait beaucoup !

Le lendemain, lorsqu’elle se réveilla, elle eut si mal à la tête qu’elle se mit à pleurer.
Elle pleurait sans pouvoir s’arrêter.
À midi dans le village, on s’étonna.

- Quel est ce petit ruisseau qui coule ?
- Ouh ! Mais l’eau est fraîche !
- Oui ! c’est bien ! On n’aura plus besoin d’aller au puits !

Mais le soir, c’est une rivière qui coulait au pied du village.
Je ne mens pas ! D’ailleurs, allez à Balazuc,
vous verrez au pied du village, cette rivière coule toujours,
c’est l’Ardèche.


conte de Catherine Caillaud.

http://catherinecaillaudconte.kazeo.com/




Dernière édition par Nine le Mer 24 Nov - 4:21, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 1:11



« Toutes les histoires que je vais vous conter,
je les ai entendues de mes yeux et vues de mes oreilles ».

C’est ainsi que la conteuse ardéchoise Catherine Caillaud nous convie,
dès les premières pages de ce bel et généreux ouvrage,
à entrer dans un monde enchanteur où les légendes de l’Ardèche
se mêlent au merveilleux des contes populaires traditionnels.

Plongez dans cette Ardèche millénaire où souffle la « burle »
et où se croisent « fachinières » et « afars ».
Vous découvrirez avec bonheur pourquoi la châtaigne est couverte
d’une bogue épineuse, ou comment, par un beau matin d'hiver,
le lac d’Issarlès est apparu.

Vous saurez aussi le pourquoi du comment du pont du Diable de Thueyts,
et visiterez en tremblant l’Auberge de Peyrebeille,
la fameuse « Auberge rouge ».
Ou peut-être vous laisserez-vous abuser en vous lançant
à la recherche des moules à caillettes ?…

Alors n’attendez plus.
Asseyez-vous confortablement dans un fauteuil profond,
à côté d’une cheminée où crépite un bon feu,
et écoutez avec vos yeux Catherine Caillaud
vous conter mille histoires merveilleuses,
qui vous feront retrouver votre âme d’enfant,
et parcourir en chaussons la campagne ardéchoise.

Le legs des nourrices ardéchoises est inestimable.
Celle de Catherine Caillaud lui racontait, entre deux becquées,
mille et un récits sur son pays « le plus beau du monde ».

La petite fille a grandi, elle est devenue enseignante,
mère de famille et... une conteuse piquante et spirituelle.
Elle recueille depuis dix ans, par le biais de rencontres,
des histoires, des anecdotes de vie, des contes et légendes ardéchoises
qu' elle restitue avec un bel accent chantant.

Titre : Contes et légendes d'Ardèche
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Catherine Caillaud, Auteur
Editeur : [Cournon d'Auvergne] : De Borée
Année de publication : 2008
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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 1:38

La châtaigne, fruit emblématique de l’Ardèche


La cuisine ardéchoise a tiré son inspiration dans la ruralité de ce département.
Le bien manger est ici le maître mot.

Avant tout, un peu d'histoire...
Les deux éléments de base de la cuisine ardéchoise ont été pendant
très longtemps la châtaigne et la pomme de terre.

La châtaigne a donné naissance d'une part à une excellente crème de marrons,
qui depuis des décennies porte haut les couleurs de l'Ardèche à travers le monde,
mais également aux marrons glacés,
élaborés à partir des plus grosses châtaignes sucrées et confites du département.
Sans oublier la soupe de châtaignes appelée "cousina"
qui viendra débuter un repas ardéchois par un petit velouté bien chaud.



...Châtaignes dans les bois
Se fendent sous nos pas
La feuille d'automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombe en tourbillonnant ...


Dernière édition par Nine le Mer 24 Nov - 3:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 2:23

Yves Duteil
LE VILLAGE ENDORMI



saint sauveur de cruzieres

Paroles et musique
Yves Duteil

Loin, sous la mer des nuages
Est un village endormi
Où sont les gens?
Où sont les gens?
Ils sont partis depuis longtemps
Ici plus rien ne les attend

Dans les maisons chaque pierre
Porte un visage, un prénom
Des pas gravés,
Sur les pavés
Le lourd fardeau du temps posé
Par des fantômes oubliés

Tous les secrets du village
Restent enfermés dans les coeurs
Pourtant ce soir
Sans rien savoir
Je sens revivre autour de moi
Comme une empreinte d'autrefois

Quand la lumière du silence
Prend les couleurs du couchant
Le seul trésor
Qu'on trouve encore
N'est pas toujours celui qu'on croit
Mais l'on est riche au fond de soi

Loin, sous la mer des nuages
Est un village endormi
Où sont les gens?
Où sont les gens?
Ils sont partis depuis longtemps
Ici plus rien ne nous attend...


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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 3:03

J'AI UN PAYS A VISITER
BARBARA DESCHAMPS



Un Hymne aux beautés de l’Ardèche.

http://paroles.abazada.com/chanson,jai-un-pays-a-visiter,66687.htm
Le site de Barbara Deschamps, afin de bien la connaître et pour commander ces CD : http://barbaradeschamps.net/
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MessageSujet: Re: ARDECHE   Mer 24 Nov - 16:09

L'heure du berger



La lune est rouge au brumeux horizon ;
Dans un brouillard qui danse, la prairie
S'endort fumeuse, et la grenouille crie
Par les joncs verts où circule un frisson ;

Les fleurs des eaux referment leurs corolles ;
Des peupliers profilent aux lointains,
Droits et serrés, leur spectres incertains ;
Vers les buissons errent les lucioles ;

Les chats-huants s'éveillent, et sans bruit
Rament l'air noir avec leurs ailes lourdes,
Et le zénith s'emplit de lueurs sourdes.
Blanche, Vénus émerge, et c'est la Nuit.

Paul Verlaine
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