Musique et arts
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages : 12661
Age : 66
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Ven 12 Nov - 12:28

Les Vies liées de Lavilliers … BIOGRAPHIE NON AUTORISEE

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


C’est aujourd’hui que sort le livre Les Vies liées de Lavilliers, une biographie qui fera sans nul doute référence. Si Lavilliers est friand de livres (« Bernard Lavilliers / T’as déja lu tous les bouquins pour en lire un nouveau faut que t’en écrive un » chantent avec humour Les Fatals Picards), peu de biographes ont, à ce jour, osé l’aventure d’écrire sur lui. Il les en a tous dissuadés. En plus de quarante ans de carrière, Bernard Lavilliers n’a eu droit qu’à deux ouvrages. Ce troisième est d’ailleurs en tous points différent. S’il prend volontiers les allures d’une biographie, c’est d’abord et avant tout une enquête qui parfois se rêve roman. Et restitue au plus près l’itinéraire de Bernard Oulion, ce jeune homme ambitieux et fier, pour l’heure ouvrier d’une usine d’armement, qui n’a qu’un seul rêve : devenir artiste. Il le sera sous les traits du flamboyant Bernard Laviliers.

Extrait du livre (page 20) :
« Le temps passe ; le succès vient un jour. C’est d’abord la sortie, en 1975, de l’album Le Stéphanois. Et quelques titres qui s’insinuent sur les ondes : San Salvador, La Grande Marée… Puis l’album Les Barbares, l’année suivante, qui révèle Lavilliers au grand public. Les disques se succèderont au rythme d’un par an, invariablement. À côté de la vedette qui s’impose d’évidence, Nanar devient parallèlement un phénomène. Avides de tout ce qui est truculent, les micros se tendent pour recueillir les stupéfiantes tranches de vie de notre « grand fauve d’Amazone » : ses récits de voyages aux saveurs exotiques, aux épisodes trépidants. Qu’on lit avec curiosité et souvent étonnement, parfois avec stupéfaction, du côté de Saint-Étienne : car le Bernard s’est taillé un costume d’aventurier, entièrement cousu main, qui tranche singulièrement d’avec ce qu’on savait de lui. Pour installer ce qui sera son mythe, pour lui trouver son indispensable place vitale, il lui a fallu faire du vide, élaguer ses souvenirs, en condamner la plupart à l’oubli. L’artiste s’en accommodera ; les Stéphanois mettront plus de temps, délai nécessaire pour accepter l’incroyable mutation… »

Michel Kemper, Les Vies liées de Lavilliers, 400 pages, Flammarion, 20 euros.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages : 12661
Age : 66
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Ven 12 Nov - 12:34

« Causes perdues et musiques tropicales » Sortie le 15 novembre

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Un jour, Mitterrand avait invité quelques artistes à l’Élysée, dont Renaud et moi. Il m’avait demandé : « Et vous, Bernard, que faites-vous en ce moment ? » Je lui avais répondu : « Comme d’habitude, je chante les causes perdues sur des musiques tropicales. » Les causes perdues sont les plus belles, bien sûr. Mais je n’aurais pas intitulé un album seulement « Causes perdues ». J’y tiens, même si on ne parle plus, aujourd’hui, de musiques tropicales. Avant la world music, c’est comme cela que l’on appelait la musique brésilienne, la salsa, la musique antillaise… J’ai toujours aimé cette musique. J’ai commencé à jouer de la guitare avec les accords très compliqués de la musique brésilienne. Et j’aime que, dans ces musiques, les grandes chansons ne soient pas toujours joyeuses, même si on danse dessus comme des fous. »

Bernard Lavilliers s’est souvenu de sa conversation avec le Président à l’heure de donner un titre à son nouvel album. Ce sera Cause perdues et musiques tropicales – « on dirait un titre de roman de Sepulveda ». Les causes perdues sont de Paris, de New York, des rives nord de la Méditerranée et de quelques ailleurs pittoresques. Et, comme souvent avec lui, les musiques viennent de partout pour s’emmêler avec passion et décrire le monde dans sa pleine dureté autant que dans ses vives lumières.

Il n’est qu’à écouter Angola, qui ouvre l’album. Bernard Lavilliers y a retrouvé Bonga, le plus grand chanteur angolais, rencontré à l’aube des années 70 au Discophage, boîte brésilienne de la rue des Écoles, à Paris – « une scène minuscule, quatre-vingt personnes, une fumée impénétrable, soixante degrés dans la salle. J’étais un inconnu et Bonga devenait un symbole de la musique africaine. Il chantait déjà cette chanson et il me fascinait, avec sa voix hallucinante. Ce n’est pas une voix de blues de Memphis, mais une voix de blues qui chaloupe de manière hypnotique. » Et une voix qui, en version originale, détaille les horreurs d’un exil africain, la famille abandonnée, les dangers mortels, l’atroce saudade qui déchire le cœur et avec laquelle doit composer l’instinct de vie. Lavilliers et Bonga interprètent Angola comme deux vieux complices qui partagent avec chaleur les souvenirs du bon vieux temps – un bon vieux temps si dur…

Un clin d’oeil à un titre de Bonga (le thème d’accordéon) apparaît aussi sur la musique du premier single de l’album, L’Exilé, dans lequel la souffrance se danse et la révolte se déhanche. C’est l’essence de ces musiques de lutte nées sous les tropiques, même quand elles parlent ici, en France. Une fois de plus, Lavilliers fait entendre un swing révolutionnaire.
Car la fidélité compte beaucoup dans cet album, et notamment la fidélité aux idéaux qui firent si souvent arpenter le pavé. Lavilliers se souvient que son père était syndicaliste et qu’il a beaucoup chanté dans les manifs – « ça m’arrive encore ». Il a embauché le Spanish Harlem Orchestra (« on va croire que c’est moi qui ai inventé leur nom ») pour faire tourner sur un chachacha irrésistible ce refrain : « Portez-les, vos idées, vos visages/Guerroyez les moulins, les nuages/N’oubliez rien de vos rêves fous/Tenez-les, portez-les jusqu’au bout ». Il ne s’en cache pas : « L’utopie me plait. J’admets que c’est naïf, mais c’est comme ça : mentalement, je défile avec le peuple. Comme je le dis dans la chanson Causes perdues, je suis solidaire et marginal : je suis artiste, donc marginal, mais je serai toujours du côté de la rue. »

Alors tout l’album est vraiment dans ces couleurs-là, entre colères et danse, entre fracas du monde et sono mondiale, « la fibre de l’indignation et de la solidarité » et la palette des musiques de nuit de Lavilliers. Des exils, des défaites, des désespoirs amoureux et toute une confrérie de musiciens du voyage : Mino Cinelu compose et produit la frénésie tragique de Coupeurs de cannes, Fred Pallem réinvente un funk cinématographique vintage pour le très brooklynien Je cours, David Donatien cherche des échos de mazurka antillaise pour Sourire en coin, Georges Baux convoque la batterie encyclopédique de Cyril Atef, les guitares de Seb Martel, le bandonéon de Juan José Mosalini, mais aussi des percussions afro (shekere, reko reko, djembe), latines (congas, cajon), un cavaquinho capverdien ou des guitares sebene congolaises…

Comment s’étonner alors que ce soit à New York, avec le Spanish Harlem Orchestra, qu’il enregistre Cafard, adaptation d’un standard de Ruben Blades dans lequel il regrette qu’on ne sache plus où aller écouter de la musique live dans la nuit parisienne, ou que, face à l’Île du Levant à Hyères, il rêve d’un trader rompant les amarres pour aller s’échouer avec son voilier sur La Côte des squelettes, là-bas en Namibie… Il écrit à Paris sur l’ailleurs, écrit ailleurs sur Paris, met des mots d’ici sur des musiques de là-bas, se souvient de Lalo Schifrin et de Pucho pour crier sa colère de citoyen français dans Identité nationale… Toujours voyageur, toujours poing levé, toujours danseur, toujours poète.

http://www.bernardlavilliers.com/site/#/portfolio|actualites/nouvel-album
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages : 12661
Age : 66
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Ven 12 Nov - 12:39

TRACKLIST



1 Angola 00:04:05
2 L'Exilé 00:03:14
3 Causes Perdues 00:05:26
4 Je Cours 00:04:31
5 Sourire En Coin 00:04:04
6 Possession 00:03:07
7 La Nuit Nous Appartient 00:03:21
8 Coupeurs De Cannes 00:03:23
9 Identité Nationale 00:02:42
10 La Côte Des Squelettes 00:03:49
11 Cafard 00:04:07
12 Les Aventures Extraordinaires D'Un Billet De Banque (Version Live 2009)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9589
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Mar 30 Nov - 2:58

Bernard Lavilliers:
"Je chante les causes perdues"


Gilles Médioni a accompagné le chanteur dans le studio Ferber,
à Paris, où il enregistrait son nouvel album.
Bernard Lavilliers parle de sa guitare,
la Big Mama
de son prochain disque Causes perdues et musiques tropicales
(sortie prévue début novembre) et de ses envies artistiques.
EMI UNIVERSAL


Bernard Lavilliers: "Je chante les causes perdues"
envoyé par LEXPRESS. - Regardez d'autres vidéos de musique.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9589
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Mar 30 Nov - 3:13

L'HISTOIRE EXTRAORDINAIRE
D'UN BILLET DE BANQUE




J'irais même jusqu'à dire, comme Fabrice Luchini,
“C'est énorme” tout ce qu'une chanson peut condenser comme réflexions
sur ce que nous sommes et vivons,
petits hommes perdus dans un monde souvent incompréhensible.

Je recopie un texte “pas dégueu” comme aurait dit Gainsbourg,
et pour tenter de démontrer qu'une bonne chanson peut se lire,
et montrer sa force, même sans la musique,
je supprime les séparations entre les couplets:

“Les aventures extraordinaires d'un billet de banque”
de Bernard Lavilliers


“J' ai débuté ma carrière, dans un hold-up audacieux,
y avait d'la cervelle par terre, les flics étaient très nerveux;
continué dans un boxon, dans le slip d'une souris,
puis passé dans le ceinturon d'un marchand de paradis,
qui s'fit désinguer plus tard, mais ça c'est une autre histoire;
c'était un tueur à gages qu'arrondissait ses fins de mois,
c'est pas qu' dans ce boulot là on soit souvent au chomage,
surtout que par les temps qui courent,
la liberté et l'amour travaillent pour la République, comité d'action civique.

Je me suis multiplié chez un type assez bizarre qui travaillait tard le soir,
à la plume et au pochoir; voyagé dans des mallettes, dans des fourgons,
des tablettes, dans des jeans et de la soie, en Jaguar et en Matra.
J'suis même passé dans vos poches, grippé par vos doigts crochus, très crochus;
j'étais même au PSU,
au parti et à Minute,
avant de faire la culbute dans les poches de Lavilliers,
ouais, mais ça n'a pas duré…
J'ai dormi chez des prélats, entre deux doigts d'arnica, trois bons mots,
une caresse, au vicaire et sur les fesses.

Je suis le pouvoir d'achat, je suis celui qui décomplexe, je suis le dernier réflexe,
qu'on n'est pas prêt d'oublier: essayez d' me supprimer dans un coin sur la planète,
y' en a qui feraient une drôle de tête,
y' en a même qui en sont morts, Allende dans le décor.
Je suis passé sous des tables, j'ai glissé sur des tapis,
dans des poches confortables j'ai pris un peu de répit;
dans les mains d'un mercenaire, puis dans la révolution,
j'ai participé mon frère,
à des tas de combinaisons,
si tu savais c'que je sais, dans quelles mains je suis passé,
tu t'en ferais pas beaucoup pour ta p'tite éternité…

J'ai voulu me racheter, mais voilà, j'étais trop cher,
depuis que les financiers mettent mes vertus aux enchères,
depuis que les poètes maudits comptent leurs économies,
j'suis une pute aux nerfs d'acier, je sais tout mais j'dirai rien,
c'est peut-être préférable…pour l'idéal républicain…
J'aimerais crever, tu sais,
j'aimerais qu'on me foute la paix.”

Reprise dans sa nouvelle tracklist N°12
sujet traite ici :

http://www.artmony.biz/essais-contes-et-legendes-f92/les-aventures-extraordinaires-t2784.htm?highlight=aventures+extraordinaires
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9589
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Mar 30 Nov - 13:44

Pour le plaisir !

une chanson qui restitue bien l'esprit et l'ambiance de la ville de New York
issue de l'album ETATS D'URGENCE, (un arrangement moderne pour l'époque !)
un slam d'avant garde .... même un "rap" ?
merci à Liliane pour la recherche, en ces temps difficiles ou l'on revient souvent
bredouille de certaines "plateformes musicales" ...

NEW YORK JUILLET
Bernard Lavilliers


Découvrez la playlist lavilliers avec Bernard Lavilliers
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9589
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Mar 11 Jan - 1:25

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR   Aujourd'hui à 23:55

Revenir en haut Aller en bas
 
BERNARD LAVILLIERS - LE RETOUR
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un soldat français de retour d'Afghanistan témoigne sur RTL
» Bon Anniversaire, BERNARD
» Le Miroir de Cassandre de Bernard Werber
» y a-t-il un point de non retour ?
» Retour à la maison après accouchement - pas de voiture!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HARMONY :: LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS :: TOUTE LA MUSIQUE QUE J'AIME.... :: LA CHANSON FRANCAISE-
Sauter vers: