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 BRYAN FERRY & ROXY MUSIC

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Bridget



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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Dim 19 Juin - 12:01



BRYAN FERRY _ LET´S STICK TOGETHER Live Paris 13/06/2011







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liliane
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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Ven 24 Juin - 8:09

Bryan Ferry rocker de ces dames

L'ex-(futur ?) leader de Roxy Music ne change pas. La séduction est toujours son arme fatale. Le crooner, qui marie avec bonheur rock et mode, va distiller son cocktail de nostalgie et d'avant-garde dans les grands festivals de l'été.


Bryan Ferry a beau afficher soixante-cinq ans au compteur, il dégage toujours une classe folle, son costume panne de velours bleu nuit lui va même à la perfection, un peu comme sa mèche folle qui lui descend sur les yeux et souligne son sourire ravageur. Sa façon de se tenir dans un canapé relève également d'une élégance rare parce que naturelle. Bryan Ferry ne pose pas, il incarne.

Symbole du dandysme à l'anglaise, depuis ces années 1970 où son groupe Roxy Music s'inspirait de l'esthétisme hollywoodien, Bryan Ferry est chic et distingué, contrecarrant à jamais le blouson sale et vulgaire du rocker. « Vers l'âge de quinze-seize ans, je travaillais chez un tailleur dans la rue principale de Newcastle, et je me suis vite aperçu que la mode masculine était essentiellement constituée de petits détails : un dessin particulier sur la chaussure, une ceinture qui se ferme d'une manière originale... Mon goût pour les vêtements provient de cette période, j'avais sans doute remarqué que les types les mieux sapés avaient à leur bras les plus jolies filles ! »

Roxy Music a été le premier véritable lien entre le monde de la mode et le monde du rock and roll, Amanda Lear, Jerry Hall et Lucy Hellmore posèrent pour des pochettes avant de craquer pour le chanteur. Si les deux premières le quittèrent pour une autre rock-star, respectivement David Bowie et Mick Jagger, Lucy est la mère de ses quatre enfants, Otis, Isaac, Tara et Merlin. Leur histoire d'amour dura une vingtaine d'années.
Kate Moss en couverture

Aujourd'hui, l'histoire se répète... presque. Kate Moss pose en effet pour la photo de pochette du nouvel album de Bryan Ferry, mais elle n'a pas craqué pour le rocker de ces dames, apparemment. Elle vit déjà avec un musicien flamboyant, Jamie Hince, le chanteur des très branchés Kills. « Kate est connue, ce n'est pas seulement une jolie fille, elle a aussi du caractère et une forte personnalité. La controverse à son encontre [NDA : Kate photographiée sniffant de la cocaïne] n'a pas lieu d'être. La photo est un clin d'oeil au tableau d'Edouard Manet, "Olympia", jugé scandaleux à son époque. La fille sur la pochette de mon disque n'est pas innocente... en cela, c'est la parfaite rock and roll girl. »

L'homme a beau être un rocker, il est avant tout un séducteur, un concurrent sérieux au titre d'objet à fantasmes. « Je n'ai jamais eu l'impression d'être le beau gosse de service, jamais, même si certaines femmes me reconnaissent et deviennent du coup encore plus pressantes... Cela fait partie de mon métier non ? Je n'ai jamais utilisé ma musique ou ma carrière comme carte de visite. » Bryan Ferry n'a pas besoin de passer des petites annonces, il est vrai, pour être bien entouré. Sa dernière conquête en date s'appelle Amanda Sheppard, elle succède à la danseuse Katie Turner. Point commun : leur jeunesse et leur beauté. Depuis son divorce d'avec la mère de ses enfants, chacune de ses conquêtes est bien sûr passée au crible par la presse britannique. « Sans présence féminine à mes côtés je deviens dépressif et paresseux, j'ai besoin que l'on me protège de la mélancolie, ça m'aide à avancer. Etre immortalisé avec des jeunes femmes et traité de play-boy jet-setteur est lassant, mais je n'y peux rien. »
Amis de toujours

On parle toujours d'un retour possible de Roxy Music en studio - le dernier album du groupe remontant à 1982. Une bonne partie du chemin a été fait, lors de l'enregistrement de sa dernière livraison solo, puisque sont venus le rejoindre Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois musiciens emblématiques de Roxy Music. « Cela faisait un petit moment que je n'avais pas enregistré de nouveau disque », souligne-t-il. En effet, si l'on met de côté son hommage à Bob Dylan sorti en 2007, son dernier opus remonte à 2002. « Ce qui ne m'a pas empêché de tourner régulièrement. J'avais donc quelques nouveaux titres en réserve. J'ai du mal à entretenir plusieurs projets en même temps. Je dois faire les choses l'une après l'autre et il m'était impossible de me plonger dans un éventuel nouvel album de Roxy Music sans en avoir terminé avec le mien. Mais comme les vieux amis répondent toujours présent ! Il y en a beaucoup ici... Ils me rassurent. C'est comme lorsque vous organisez une soirée chez vous - les amis de longue date sont présents. » On retrouve ainsi pêle-mêle Rhett Davies, producteur de Bryan depuis le milieu des années 1970, Marcus Miller, Nile Rodgers (Chic), David Gilmour (Pink Floyd), Chris Spedding, Dave Stewart (Eurythmics), Flea (Red Hot Chili Peppers), les Scissor Sisters ou encore son propre fils, Tara Ferry. « J'aime enregistrer en solo car je ne suis pas obligé de faire appel à chaque fois à la même équipe, je peux tester de nouveaux musiciens. C'est un "mix" de nostalgie et de nouvelles forces qui se rencontrent et s'unissent plutôt que de croiser le fer. J'aime la balance des deux. J'ai toujours travaillé ainsi. »
Pionnier du punk

La musique de Roxy Music peut être perçue comme une relecture blanche de la « soul » qu'écoutait adolescent Bryan Ferry. Apparue quelques années plus tard, la disco en serait une déclinaison lointaine plus démonstrative. Tandis que le punk-rock, lui, s'inscrirait directement dans la continuité des exactions sonores que Roxy Music fut le premier groupe à expérimenter, grâce à Brian Eno, savant fou des studios. « Nile Rodgers m'a souvent dit qu'il avait créé Chic avec ses comparses parce qu'il nous avait vus nous produire à la télé. Les punks nous adoraient, mais je n'ai jamais vraiment travaillé avec eux. Pourtant nous étions, semble-t-il, une source d'inspiration pour eux... »

Bryan Ferry est un touche-à-tout de génie, un semeur de petits cailloux précieux que beaucoup se sont empressés de ramasser. Sur scène, il sait se faire crooner à la voix de miel, pour se transformer la chanson suivante en amant torride et âpre. Il y a tout un monde entre certains de ses disques, car, comme David Bowie, l'homme a souvent changé de costume. Mais il y a une constante, immuable : la frange féminine qui n'a d'yeux que pour lui et lui en demande toujours plus. Son numéro de téléphone ? Il est sur liste rouge. « What did you expect ? »

CHRISTIAN EUDELINE, Les Echos

http://www.lesechos.fr/journal20110624/lec1_les_echos_week_end/0201452488153-bryan-ferry-rocker-de-ces-dames-185370.php
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Bridget



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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Sam 11 Fév - 17:06

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TELERAMA Les disques rayés Le blog de François Gorin



Roxy Music (1)







Chez Diderot on ne ferait jamais l'impasse sur Roxy Music, l'album qui a secoué la pop et l'Angleterre en 1972. Ici c'est les Disques Rayés et on préfère commencer par où on a commencé.


La chose à la dame aux froufrous est de celles qui gagnent à être saisies sur l'instant, attrapées comme une fièvre. Après, ça n'a plus tout à fait le même goût.

On voit plus en relief la pose – le styliste Anthony Price comme septième membre du groupe –, le charme hétéroclite. On se laisserait aller à des formules faciles : Roxy invente le prog-punk six ans avant Magazine.










Bryan Ferry, chaînon manquant entre Frank Sinatra et Johnny Rotten (avec détour par Dylan, un détail sous-estimé avant d'être éclairé par les reprises en solo)…
Do the Strand est une entame parfaite. Le saxo ronfle comme un moteur de hot rod. Les couplets, tel que parfois chez Sparks, ne sont que l'attente d'une explosion.

Refrain-slogan, invitation à danser le strand comme si quelqu'un savait comment ça se danse - Ferry, performer plutôt réservé, n'a jamais donné d'indications là-dessus.
Texte à part ça truffé de people insolites : Louis XVI, Nijinsky, La Goulue, pour finir en name-dropping, Mona Lisa, Lolita, Guernica (!), indices du bazar culturel qui se trémoussait sous les bananes gominées, le mascara, les lunettes sci-fi, les gilets panthère, les plumes d'autruche…

On n'était pas chez Sha-Na-Na (ou Au Bonheur Des Dames !) et le rétro-fifties n'était qu'une des touches de la palette.
Ferry, fils de fermier de Newcastle converti à Marcel Duchamp en passant par l'art school, allait bientôt adopter le smoking. Roxy Music innovait : le saxophoniste Andy Mackay jouait les premiers rôles, le guitariste Phil Manzanera n'était pas trop stonien et Brian Eno s'affichait crânement comme non-musicien, bidouillant des synthés ou même juste la console de mixage, tout en tirant le groupe du côté du Velvet. For Your Pleasure portait bien son nom et Do the Strand était son manifeste.











à suivre







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Dernière édition par Bridget le Dim 12 Fév - 16:29, édité 1 fois
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Bridget



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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Dim 12 Fév - 16:29


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Roxy Music (2)










Il y a du White light / white heat dans la joyeuse trépidation de Editions of you, lancée par Ferry au piano. Dès qu'on a écrit « joyeuse » on s'éloigne évidemment du Velvet U. et de sa noirceur essentielle.
Et si le titre a quelque chose de warholien, sa déclinaison par le beau Bryan vous renvoie tout de suite une odeur moins chic et moins plastique de chambre de célibataire anglais (ce à quoi Morrissey, qui professa son amour inconditionnel pour l'album, ne pouvait être insensible). I hope something special will step into my life / another fine edition of you…

Le type de la chanson rêve à des pin-ups, en cela tout à fait raccord avec la ligne esthétique des pochettes de Roxy, alignant sans mollir et jusqu'à Siren une collection de créatures – ici Amanda Lear, une panthère noire en laisse dans la nuit de même velours.








Une fois sorti de chez lui, le garçon en goguette entend le chant des sirènes (whoo-oo) – ça le rend fou. Il faut savoir tirer les leçons de ses erreurs… and stay cool is the only rule. On ne sait pas trop à qui s'adresse Ferry.

Ni dans celle-là, ni dans les autres.

Il y avait chez Roxy Music un désir évident de plaire. Aux teenagers, comme T-Rex et maintenant Bowie ? Pourquoi pas. Mais en gardant quelque distance. Non pas second degré mais ironie, clin d'œil. Allusions, références. Drôle de mélange : mode et rétro, chic et moqueur, rock et… autre chose.

Plus le fameux goût anglais du travesti, qui sait braver le ridicule avec panache et un doigt de perversion. Musicalement, For Your Pleasure est aussi éclaté que le premier album, et plus brillant.
La lenteur délétère de In every dream home…, le cabaret bancal de Bogus Man… l'enossification du morceau-titre… Editions of you est serti de trois solos, guitare, saxo, synthé. Roxy démocratique ?

Manzanera et Mackay sauront se ranger, pour leur propre intérêt, à la domination du roi Ferry. L'autre Brian, Eno, verra un monde plus vert ailleurs. Seul, avec Fripp, etc.







http://www.telerama.fr/musique/roxy-music-2,77833.php

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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Dim 12 Fév - 16:45


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Roxy Music (3)









La fille de “Stranded” (Marilyn Cole, playmate et fiancée du moment) est en moins bonne posture que ses deux devancières, en robe rouge pivoine, chiffonnée, fendue, moite…
On laisse à l'auditeur-spectateur deviner l'outrage. Le goût d'interdit que diffusaient les pochettes suggérait qu'à l'intérieur se tramaient aussi des choses pas tout à fait permises.








Aux secousses T-Rex, maquillages Bowie, montagnes russes Sparks, hymnes Glitter, que pouvaient encore apporter Bryan Ferry et sa Roxy Music, une fois évaporé le farfadet Eno, préposé à l'avant-gardisme emplumé ?

Beau joueur, celui-ci prit soin de saluer le troisième album de son ex-groupe comme le meilleur. Je serais tout près de me ranger à son avis. Oui mais For Your Pleasure… Oui mais Mother of Pearl, Street Life… Tout de même, For Your Pleasure… Oui mais Song for Europe. Quoi, cet opéra boursouflé, à moitié récité en latin, avec passage en français lyrique frisant le ridicule, tûû céé momaaan… pewdou dan lanchantémaan… ?

Eh bien oui, justement. Tous ces moments, perdus dans l'enchantement. Qui ne reviendront… jamais. Pas d'aujourd'hui pour nous… il n'y a rien à partager, sauf le passé… La première fois : déjà nostalgique d'un Roxy qui n'est plus, d'un Ferry nostalgique d'une Europe qui n'est plus. 1973 est l'année de Paris 1919 (John Cale) et de Grand Hotel (Procol Harum).

Blancheur, décadence… La deuxième fois : ce morceau déjà usé collant à des moments précieux que se disputent la patine du souvenir et l'ombre de l'oubli. À jamais Ferry accoudé en smoking blanc au balcon du parc.
Narrateur vaguement imbibé à la Dirk Bogarde : I remember… all those moments… lost in wonder…


Puis le ciel dans son dos s'embrase. Grand piano. Entrée de l'orchestre. Saxo hurlant à la lune, au bord extrême du kitsch.

Une invention typiquement européenne, le kitsch. Ne remettez pas cette chanson, elle va me faire pleurer. Puis si, remettez-la, ensemble on pourra peut-être en rire. Tûû cé momaan…







http://www.telerama.fr/musique/roxy-music-3,77863.php




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MessageSujet: Re: BRYAN FERRY & ROXY MUSIC   Dim 12 Fév - 17:01

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Roxy Music (4)









Impossible de coller sans sourire le mot “dandy” à Bryan Ferry. Lui-même a toujours eu l'air de ne pas être dupe du côté blague de l'affaire. De la pose. Du déguisement.

Quelque chose de forcé dans l'élégance. De plaqué dans la gomina. De trop immaculé dans le smoking. Un dandy de supermarché alors, bardé de références culturelles pour donner le change ? Non plus.
Un ladie's man en perpétuelle émancipation et mise en scène de soi (mais n'est-ce pas l'essence du dandysme ?). Un zonard de palace, un dragueur de discothèque. Il aurait pu jouer James Bond (on l'a beaucoup dit) ou un gigolo (deux rôles finalement pas si éloignés, aux scènes d'action près).


Trente-six avant Shame, il chantait comme personne l'addiction au sexe.

Love is the drug a les attributs d'une grande chanson de Roxy Music, simultanément « in » et « out », totalement impliquée, parfaitement détachée. Quoi de mieux pour illustrer le principe qu'une machine à danser ?








Funky but chic et le doigt sur la couture du pantalon, Phil Manzanera y va de son riff sec et balancé, Andy MacKay de ses giclées de saxophone qui font aussi la marque du groupe.

Mieux, il co-signe le morceau, qui fut d'abord instrumental avant que Ferry n'y colle un régal de texte titubant : I stroll downtown the red light place… jump up bubble up, what's in store… love is the drug and I need to score…
Tout ça brodé sur la ligne de basse de John Gustafson, dont Nile Rodgers en personne confessa s'être inspiré pour le Good Times de Chic.

Gustafson joue avec Roxy depuis Stranded, mais Love is the drug est à coup sûr son heure de gloire. Et accessoirement le premier tube américain d'un groupe jusque-là perçu comme trop terriblement british.
Siren est pourtant le début de la fin pour ce premier Roxy. Il y aura encore Viva !, un live contractuel.

Bryan Ferry s'en ira naviguer en solo. Il va devoir faire le play-boy lui-même. Jerry Hall, la dernière cover girl, le quitte pour un vulgaire Rolling Stone.







http://www.telerama.fr/musique/roxy-music-4,77873.php




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