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 PRIX GONCOURT

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liliane
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MessageSujet: PRIX GONCOURT    Lun 6 Sep - 18:34


Le Prix Goncourt est décerné chaque année au début du mois de novembre. Le montant de son prix est de 10 euros. Mais il est évident qu'il est d'un tout autre rapport financier, un tirage très important étant assuré au livre couronné par le Goncourt.

Le mode de scrutin est le suivant:

1. Le vote est oral.

2. Avant chaque tour de scrutin, on tire au sort le nom d’un juré qui annonce son vote. Puis on tire au sort le nom d’un deuxième votant, qui exprime son choix. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous se soient exprimés.

3. Au cours des dix premiers tours, le prix ne peut être attribué qu’à la majorité absolue. Du onzième au treizième tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité, la voix du président devient automatiquement départageante au quatorzième tour.


L'académie Goncourt a rendu publique aujourd'hui sa première sélection en vue du prix qui sera remis le 8 novembre. Elle comprend quatorze romans :


Olivier Adam, Le Cœur régulier, L'Olivier

Vassilis Alexakis, Le Premier Mot, Stock

Thierry Beinstingel, Retour aux mots sauvages, Fayard

Vincent Borel, Antoine et Isabelle, Sabine Wespieser

Virginie Despentes, Apocalypse bébé, Grasset

Marc Dugain, L'Insomnie des étoiles, Gallimard

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, Actes Sud

Michel Houellebecq, La Carte et le Territoire, Flammarion

Maylis de Kerangal, Naissance d'un pont, Verticales

Patrick Lapeyre, La vie est brève et le désir sans fin, P.O.L

Fouad Laroui, Une année chez les Français, Julliard

Amélie Nothomb, Une forme de vie, Albin Michel

Chantal Thomas, Le Testament d'Olympe, Seuil

Karine Tuil, Six mois, six jours, Grasset

Alain Beuve-Méry












Dernière édition par liliane le Mer 5 Oct - 9:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 5 Oct - 17:14

L'Académie Goncourt a publié aujourd'hui sa deuxième sélection pour son prix 2010, qui sera décerné le 8 novembre, et comprend des poids lourds de la rentrée littéraire comme Olivier Adam, Michel Houellebecq ou Virginie Despentes.

Voici cette sélection par ordre alphabétique :

- Olivier Adam pour "Le coeur régulier" (L'Olivier)
- Thierry Beinstingel pour "Retour aux mots sauvages" (Fayard)
- Virginie Despentes pour "Apocalypse bébé" (Grasset)
- Mathias Enard pour "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" (Actes Sud)
- Michel Houellebecq pour "La carte et le territoire" (Flammarion)
- Maylis de Kerangal pour "Naissance d'un pont" (Verticales)
- Chantal Thomas pour "Le testament d'Olympe" (Seuil)
- Karine Tuil pour "Six mois, six jours" (Grasset)

Les jurés du Goncourt se réuniront de nouveau le 4 novembre pour annoncer leur dernière sélection.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/05/97001-20101005FILWWW00475-la-2e-selection-du-goncourt-publiee.php

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Jeu 4 Nov - 17:35

Troisième et dernière sélection pour le Prix Goncourt 2010 qui sera attribué lundi prochain à l'un de ces 4 écrivains :

Virginie Despentes, Apocalypse bébé, Grasset

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, Actes Sud

Michel Houellebecq, La carte et le territoire, Flammarion

Maylis de Kerangal, Naissance d’un pont, Verticales

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 9 Nov - 10:17

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mer 5 Oct - 13:02

PRIX GONCOURT 2011
ATTRIBUTION LE 2 NOVEMBRE



DEUXIEME SELECTION

Sorj Chalandon - Retour à Killybegs (Grasset)


Sorj Chalandon se glisse ici dans la peau de Tyrone Meehan, un homme qui a trahi. Sur trois générations, il raconte la vie de cet homme originaire d’Irlande du Nord, entre un père violent et une mère qui ploie sous le fardeau des naissances et de la misère. La haine des Anglais, très tôt enseignée par le père, pousse le jeune Tyrone dans l’IRA...


Né en 1952. En 1986 il entre à Libération avant de rejoindre Le Canard Enchaîné.
Il est récompensé par le Prix Albert-Londres en 1988 pour ses reportages sur le procès Klaus Barbie et sur le conflit en Irlande du Nord et également par le Prix Médicis en 2006 pour Une Promesse. Il a publié chez Grasset, Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006), Mon traître (2008) et La légende de nos pères (2009)


David Foenkinos - Les Souvenirs (Gallimard)

Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…


Né en 1974. Après des études de lettres à la Sorbonne et une formation de jazz, David Foenkinos devient professeur de guitare. Il publie par ailleurs plusieurs romans, dont 'Inversion de l'idiotie, de l'influence de deux Polonais', prix François Mauriac 2001, 'Entre les oreilles' (2002) et 'Le Potentiel érotique de ma femme' (2004) chez Gallimard, 'Les Coeurs autonomes' en 2006 (Grasset) et 'Qui se souvient de David Foenkinos ?' en 2007 chez Gallimard. Le livre reçoit le prix Giono. Après 'Nos séparations' (Gallimard, 2008), Foenkinos décroche en 2010 le prix Conversation et le prix des Dunes avec son roman 'La Délicatesse' (Gallimard, 2009). La même année, les Éditions du Moteur publient 'Bernard' tandis que Plon édite 'Lennon', un ouvrage dans lequel l'auteur (et fan) se met dans la peau du Beatles assassiné. Suivent en 2011 'Le petit garçon qui disait toujours non' (Albin Michel) et 'Les Souvenirs', présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. La fin de l'année 2011 voit également arriver dans les salles françaises l'adaptation du roman 'La Délicatesse', avec à l'affiche Audrey Tautou et François Damiens. Un film réalisé par David Foenkinos lui-même, accompagné de son frère.

Alexis Jenni - L'Art Français de la Guerre (Gallimard)

Le narrateur est un homme à la dérive. Il a rompu les amarres, quitté un emploi, une compagne, au terme d’un repas aussi étrange qu’effrayant, sorte de fête monstrueuse. Il rencontre dans un café de Lyon Victorien Salagnon. Il devient le scribe de ce vieux soldat qui a vécu les principales guerres françaises, celles qu’on faisait encore à « l’ancienne ». Tout a commencé pour ce narrateur jamais nommé quand il a vu les spahis s’en aller pour la guerre du Golfe, la première, celle qu’on voyait sur des écrans de télévision comme un jeu vidéo. Les guerres que lui raconte Salagnon n’ont rien à voir, et on n’a pas fini d’en payer le prix. C’est celui de la « pourriture coloniale ».


Né en 1963, ce professeur de sciences naturelles au lycée Saint-Marc de Lyon livre ici son premier roman.


Carole Martinez - Du Domaine des Murmures (Gallimard)

"Du Domaine des Murmures" débute en 1187 : le jour de son mariage, la jeune Esclarmonde, 15 ans, refuse les noces et demande à être enfermée à vie dans une cellule attenante à la chapelle du château.Seule ouverture sur le monde : une étroite fenêtre avec des barreaux. Mais la suite prend un tour inattendu... Peu à peu, tout le village vient voir la recluse pour lui confier malheurs et bonheurs ordinaires et rumeurs des batailles en Terre Sainte.

"Du domaine des murmures" est la première pierre d’un édifice qui devrait compter sept livres, dépeignant, chacune dans un siècle différent, sept figures de femmes rebelles à l'ordre masculin, jusqu'à aujourd'hui.


Née en 1966, ancienne comédienne, Carole Martinez se recycle dans l'enseignement et devient professeur de français dans un collège d'Issy-les-Moulineaux. Elle profite d'un congé parental en 2005 pour se lancer dans l'écriture. Elle désire écrire 'quelque chose qui soit entre le conte et le roman.' Puisant dans les légendes de sa tradition familiale espagnole, elle brode 'Le coeur cousu' à partir des histoires que sa grand-mère lui racontait. Ce premier roman est un succès et Carole Martinez reçoit le prix Renaudot des lycéens en 2007, le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2007 (jury de jeunes lecteurs), Prix Ulysse de la première oeuvre 2007. Au début de l'année 2011, elle publie un roman policier pour la jeunesse, 'L' Oeil du témoin', après un premier essai publié à la fin des années 90, 'Le Cri du livre'.

Véronique Ovaldé - Des vies d'oiseaux (L'Olivier)

C’est lorsque Gustavo Izarra appelle la police pour expliquer qu’il a été cambriolé mais que rien n’a été volé que le lieutenant Taïbo fait la connaissance de Madame Gustavo Izarra. En menant l’enquête sur le mystérieux couple de “coucous” qui s’installent dans les maisons lorsque leurs occupants sont partis en vacances, Taïbo va faire la connaissance de Vida, perdue dans une vie de couple dont elle ne saisit plus vraiment le sens. En partant à la recherche de Paloma, c’est elle-même que Vida va finir par découvrir.


Née en 1972. Après le bac, direction l'école Estienne où Véronique Ovaldé passe un BTS édition, une façon comme une autre d'entrer dans le milieu littéraire pour celle qui n'a pas eu la chance de naître au sein de ce cercle très fermé. Elle se lance ensuite dans des études de lettres par correspondance alors qu'elle travaille comme chef de fabrication et publie en 2000 un premier roman, 'Le Sommeil des poissons' (Seuil). En 2002, paraît 'Toutes choses scintillant' (L' Ampoule), une deuxième oeuvre remarquée. L'année suivante, elle signe chez Actes Sud 'Les hommes en général me plaisent beaucoup'. Suivent 'Déloger l'animal', l'un des romans incontournables de la rentrée littéraire 2005, et 'La très petite Zébuline', un livre jeunesse avec l'illustratrice Joëlle Jolivet, en 2006, toujours chez Actes Sud. Dans son roman à la fois sombre et merveilleux 'Et mon coeur transparent' (Éditions de l'Olivier, 2007), Véronique Ovaldé réussit une nouvelle fois à créer un univers singulier et reçoit le Prix France Culture/Télérama. En 2009, nouveau succès au sein de la même maison d'édition : 'Ce que je sais de Vera Candida' reçoit le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le Grand prix des lectrices de Elle. Après le recueil de nouvelles 'La Salle De Bains Du Titanic' (J' ai Lu), Ovaldé revient en 2011 avec 'Des vies d'oiseaux' (Éditions de l'Olivier).


Morgan Sportès - Tout, tout de suite (Fayard)

Ce livre est une autopsie: celle de nos sociétés saisies par la barbarie. En 2006, après des mois de coups tordus et d’opérations avortées, une petite bande de banlieue enlève un jeune homme. La rançon exigée ne correspond en rien au milieu plutôt modeste dont ce dernier est issu. Mais le choix de ses agresseurs s’est porté sur lui parce que, en tant que Juif, il est supposé riche. Séquestré vingt-quatre jours, soumis à des brutalités, il est finalement assassiné.
Les auteurs de ce forfait sont chômeurs, livreurs de pizzas, lycéens, délinquants. Certains ont des enfants, d’autres sont encore mineurs. Mais la bande est soudée par cette obsession morbide: «Tout, tout de suite.» Morgan Sportès a reconstitué pièce par pièce leur acte de démence.
Indigence intellectuelle et morale au milieu de l’indigence architecturale et culturelle: il n’y a pas de mot pour décrire l’effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, et qui menace de l’aspirer tout entière. Pas de mot. Il fallait un roman.


Né le 10 décembre 1947 en Algérie. Ses origines, Sportès les porte souvent comme un fardeau, du moins comme une incapacité à s'intégrer, surtout dans la métropole française qu'il découvre en 1963 à l'âge de 16 ans, après l'indépendance de l'Algérie. Il raconte cette jeunesse algérienne et la guerre dans 'Outremer', paru en 1989. En France, il suit des études de littérature et d'histoire à la Sorbonne, où il joue de ses allures de dandy en pardessus. Pour pouvoir vivre, il écrit pour la revue 'Le détective'. Il vit avec beaucoup de distance mai 68, allant même jusqu'à dire que le seul véritable anarchiste de 1968 reste le général de Gaulle. Il évoque ces événements dans 'Maos' en 2006. Au début des années 70, il part travailler en tant que professeur en Asie et plus précisément dans une Thaïlande occupée par l'armée américaine (c' est encore la guerre du Vietnam).

C'est à partir de ces expériences vécues là-bas, ses errements politiques ou sexuels, perdus dans les volutes de marijuana, qu'il écrit son premier roman, 'Siam', paru au Seuil en 1982. Son roman 'L' Appât' en 1990 revisite l'affaire Valérie Subra. Le livre est adapté au cinéma par Bertrand Tavernier (un film qui remporte l'Ours d'Or à Berlin en 1995). Son livre suivant met en scène l'Asie du dix-septième siècle (' Pour la plus grande gloire de Dieu'). Ses expériences asiatiques lui inspirent également trois autres romans : 'Tonkinoise' en 1995, 'Rue du Japon' en 1999 et 'L' Insensé' en 2002. L'écrivain est lauréat de la Villa Kujoyama en 2000, année où paraît 'Solitudes'. En 2008, il retrace à nouveau un fait divers, celui d'un ouvrier maoïste tué par des vigiles, dans 'Ils ont tué Pierre Overney' (Grasset). Après 'L' Aveu de toi à moi', il revient au fait divers pour 'Tout, tout de suite' en 2011, roman inspiré de l'affaire du 'Gang des Barbares' qui avaient défrayé la chronique en 2006.


Lyonel Trouillot - La belle amour humaine (Actes Sud)

Dans un petit village côtier d'une île des Caraïbes, une jeune Occidentale est venue, sur les traces de son père, éclaircir l'énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Au fil de récits qu'elle recueille et qui, chacun à leur manière, posent une question essentielle – "Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?" –, se déploie, de la confrontation au partage, une cartographie de la fraternité nécessaire des vivants face aux appétits féroces de ceux qui tiennent pour acquis que le monde leur appartient.


Né le 31 décembre 1956. Professeur de littérature et poète, Lyonel Trouillot vit dans la capitale haïtienne et est l'auteur de romans édités par Actes Sud, parmi lesquels 'Rue des pas-perdus', 'Thérèse en mille morceaux' ou 'Les Enfants des héros'. Si le jeune homme, issu d'une famille d'avocats, fait des études de droit, sa passion pour la littérature le rattrape vite : c'est en tant qu'écrivain qu'il fera carrière. La suite de son parcours est marquée par ses collaborations dans différents journaux et revues d'Haïti. L'écrivain publie également beaucoup de poèmes et de textes critiques avant de se lancer dans l'écriture de textes de chansons pour des artistes comme Tambou Libète ou Manno Charlemagne. Homme de grande expérience, Lyonel Trouillot est membre du collectif de la revue Cahiers du vendredi et codirecteur de la collection portant le même nom. Il ne cesse de mettre sa notoriété au service de la démocratie de son pays et de la résistance face à une dictature oppressante, comme en témoigne le roman 'Bicentenaire', paru en 2006. En publiant successivement 'L' Amour avant quej'oublie', en 2007, puis 'Yanvalou pour Charlie' en 2009, Lyonel Trouillot témoigne de sa capacité à convoquer un registre intime et sentimental tout en confirmant son engagent social, une richesse de répertoire qui le place parmi les auteurs francophones les plus passionnants de sa génération.

Delphine de Vigan - Rien ne s'oppose à la nuit (JC Lattès)

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.


Née le 01 mars 1966. Apparue discrètement sur la scène littéraire, Delphine de Vigan a su se faire une place de choix parmi les écrivains français. Directrice d'études dans un institut de sondages, la jeune femme écrit le soir, sans prétendre à la carrière de romancière qui sera la sienne, avant de pouvoir vivre de sa plume. Après la parution, en 2001, d'un premier récit d'inspiration autobiographique intitulé 'Jours sans faim', c'est avec le recueil de nouvelles 'Les Jolis Garçons' et le roman 'Un soir de décembre', deux ouvrages sur le thème de la désillusion amoureuse, que l'écrivain gagne le coeur d'un large public. Un bouche à oreille enthousiaste contribue au triomphe de 'No et moi', l'histoire d'une rencontre entre une adolescente surdouée et une jeune SDF qui vaut à son auteur d'être plébiscitée par les libraires (Prix des libraires 2009) et les lecteurs. Mêlant avec justesse les dimensions sociale et intime, l'écrivain poursuit dans ce registre avec le roman 'Les Heures souterraines', paru en 2009. En 2010 sort l'adaptation cinématographique de 'No et moi' par Zabou Breitman. Son roman 'Rien ne s'oppose à la nuit' est publié en août 2011 par les éditions JC Lattès.

La prochaine et dernière sélection se tiendra le 25 octobre.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 25 Oct - 15:45

LES DERNIERS SELECTIONNES POUR LE PRIX GONCOURT


Sorj Chalandon - Retour à Killybegs (Grasset)


Sorj Chalandon se glisse ici dans la peau de Tyrone Meehan, un homme qui a trahi. Sur trois générations, il raconte la vie de cet homme originaire d’Irlande du Nord, entre un père violent et une mère qui ploie sous le fardeau des naissances et de la misère. La haine des Anglais, très tôt enseignée par le père, pousse le jeune Tyrone dans l’IRA...




Né en 1952. En 1986 il entre à Libération avant de rejoindre Le Canard Enchaîné.
Il est récompensé par le Prix Albert-Londres en 1988 pour ses reportages sur le procès Klaus Barbie et sur le conflit en Irlande du Nord et également par le Prix Médicis en 2006 pour Une Promesse. Il a publié chez Grasset, Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006), Mon traître (2008) et La légende de nos pères (2009)

Alexis Jenni - L'Art Français de la Guerre (Gallimard)


Le narrateur est un homme à la dérive. Il a rompu les amarres, quitté un emploi, une compagne, au terme d’un repas aussi étrange qu’effrayant, sorte de fête monstrueuse. Il rencontre dans un café de Lyon Victorien Salagnon. Il devient le scribe de ce vieux soldat qui a vécu les principales guerres françaises, celles qu’on faisait encore à « l’ancienne ». Tout a commencé pour ce narrateur jamais nommé quand il a vu les spahis s’en aller pour la guerre du Golfe, la première, celle qu’on voyait sur des écrans de télévision comme un jeu vidéo. Les guerres que lui raconte Salagnon n’ont rien à voir, et on n’a pas fini d’en payer le prix. C’est celui de la « pourriture coloniale ».



Né en 1963, ce professeur de sciences naturelles au lycée Saint-Marc de Lyon livre ici son premier roman.

Carole Martinez - Du Domaine des Murmures (Gallimard)


"Du Domaine des Murmures" débute en 1187 : le jour de son mariage, la jeune Esclarmonde, 15 ans, refuse les noces et demande à être enfermée à vie dans une cellule attenante à la chapelle du château.Seule ouverture sur le monde : une étroite fenêtre avec des barreaux. Mais la suite prend un tour inattendu... Peu à peu, tout le village vient voir la recluse pour lui confier malheurs et bonheurs ordinaires et rumeurs des batailles en Terre Sainte.

"Du domaine des murmures" est la première pierre d’un édifice qui devrait compter sept livres, dépeignant, chacune dans un siècle différent, sept figures de femmes rebelles à l'ordre masculin, jusqu'à aujourd'hui.


Née en 1966, ancienne comédienne, Carole Martinez se recycle dans l'enseignement et devient professeur de français dans un collège d'Issy-les-Moulineaux. Elle profite d'un congé parental en 2005 pour se lancer dans l'écriture. Elle désire écrire 'quelque chose qui soit entre le conte et le roman.' Puisant dans les légendes de sa tradition familiale espagnole, elle brode 'Le coeur cousu' à partir des histoires que sa grand-mère lui racontait. Ce premier roman est un succès et Carole Martinez reçoit le prix Renaudot des lycéens en 2007, le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2007 (jury de jeunes lecteurs), Prix Ulysse de la première oeuvre 2007. Au début de l'année 2011, elle publie un roman policier pour la jeunesse, 'L' Oeil du témoin', après un premier essai publié à la fin des années 90, 'Le Cri du livre'.


Lyonel Trouillot - La belle amour humaine (Actes Sud)


Dans un petit village côtier d'une île des Caraïbes, une jeune Occidentale est venue, sur les traces de son père, éclaircir l'énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Au fil de récits qu'elle recueille et qui, chacun à leur manière, posent une question essentielle – "Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?" –, se déploie, de la confrontation au partage, une cartographie de la fraternité nécessaire des vivants face aux appétits féroces de ceux qui tiennent pour acquis que le monde leur appartient.


Né le 31 décembre 1956. Professeur de littérature et poète, Lyonel Trouillot vit dans la capitale haïtienne et est l'auteur de romans édités par Actes Sud, parmi lesquels 'Rue des pas-perdus', 'Thérèse en mille morceaux' ou 'Les Enfants des héros'. Si le jeune homme, issu d'une famille d'avocats, fait des études de droit, sa passion pour la littérature le rattrape vite : c'est en tant qu'écrivain qu'il fera carrière. La suite de son parcours est marquée par ses collaborations dans différents journaux et revues d'Haïti. L'écrivain publie également beaucoup de poèmes et de textes critiques avant de se lancer dans l'écriture de textes de chansons pour des artistes comme Tambou Libète ou Manno Charlemagne. Homme de grande expérience, Lyonel Trouillot est membre du collectif de la revue Cahiers du vendredi et codirecteur de la collection portant le même nom. Il ne cesse de mettre sa notoriété au service de la démocratie de son pays et de la résistance face à une dictature oppressante, comme en témoigne le roman 'Bicentenaire', paru en 2006. En publiant successivement 'L' Amour avant quej'oublie', en 2007, puis 'Yanvalou pour Charlie' en 2009, Lyonel Trouillot témoigne de sa capacité à convoquer un registre intime et sentimental tout en confirmant son engagent social, une richesse de répertoire qui le place parmi les auteurs francophones les plus passionnants de sa génération.


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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mer 2 Nov - 20:02

Le Prix Goncourt 2011 a été attribué à :

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 4 Sep - 15:32

PRIX GONCOURT 2012



L'Académie Goncourt a publié mardi une première sélection de 12 romans en lice pour le plus prestigieux des prix littéraires français, qui sera décerné cette année le 7 novembre après l'annonce depuis Beyrouth de leurs derniers favoris. Les jurés se réuniront de nouveau le 2 octobre à Paris et, le 30 octobre, ils devraient annoncer leur ultime sélection en vue du Goncourt depuis le Liban, dans le cadre du Salon du livre francophone de Beyrouth, a indiqué l'académie. L'ensemble du jury fera le déplacement dans la capitale libanaise.

L'Académie Goncourt accueille depuis janvier deux nouveaux membres, l'écrivain et journaliste Pierre Assouline, 59 ans, et le romancier et réalisateur Philippe Claudel, 50 ans. Ils ont succédé respectivement à Françoise Mallet-Joris, démissionnaire, et à Jorge Semprun, décédé le 8 juin 2011. Présidée par Edmonde Charles-Roux, l'Académie compte dix "couverts" et se réunit chez Drouant, sélect restaurant parisien. Les jurés décernent chaque année plusieurs prix littéraires, dont le plus illustre d'entre eux, le prix Goncourt, attribué en novembre 2011 à Alexis Jenni.

http://www.lepoint.fr/livres/la-premiere-selection-de-l-academie-goncourt-04-09-2012-1502412_37.php


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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 4 Sep - 15:33

Première sélection par ordre alphabétique d'auteurs

- Vassilis Alexakis, L'enfant grec (Stock)
Fils du comédien Yannis Alexakis, Vassilis Alexakis s'installe à Paris en 1968 mais ne cesse de partager sa vie entre la France et son pays d'origine, la Grèce. L'oeuvre de ce prolifique auteur est inspirée du mélange de ces deux cultures. Vassilis Alexakis écrit tantôt en français, tantôt en grec, des récits teintés d'humour noir, mêlant autobiographie, histoire universelle, récit fantastique et roman policier. Journaliste, romancier, cinéaste et dessinateur, il est l'auteur de plus d'une quinzaine d'ouvrages.


C est l histoire d un va-et-vient incessant entre deux jardins, celui de l enfance, situé dans le quartier de Callithéa à Athènes, et le jardin du Luxembourg, où le narrateur erre péniblement, soutenu par ses béquilles. Il vient de subir une grosse opération, mais qui n intéresse plus personne, sauf la dame qui tient les toilettes du jardin, un clochard nommé Ricardo, la directrice du théâtre de marionnettes et un vieil homme à cheveux blancs qui ressemble à Jean Valjean. La solitude fait peu à peu surgir autour de lui tous les héros de son enfance, ceux qui ont réellement fréquenté le Luxembourg, comme Jean Valjean et les trois mousquetaires, mais aussi Tarzan qui ne comprend pas pourquoi on construit des maisons autour des jardins alors qu il y a tant de places dans les arbres, des orphelins, des pirates, des Indiens et Richelieu qui surveille tout ce petit monde à travers les fenêtres du Sénat. Il y a aussi la mort, représentée par une marionnette géante vêtue de blanc qui a des pattes de poulet à la place des mains et une belle Italienne coulée dans du bronze.

Le bruit du monde parvient assourdi jusqu au jardin : on entend les cris des jeunes gens qui manifestent place de la Constitution à Athènes, on apprend que Zorba a dansé dans le Bundestag devant les députés allemands. Comme les romanciers aiment bien envoyer leurs personnages sous terre, dans les égouts ou dans les terriers, l histoire finira dans les catacombes. Jean Valjean aura la bonté de porter le narrateur sur son dos. On aura deviné que le personnage central du roman est la littérature.

- Gwenaëlle Aubry, Partages (Mercure de France)

Née en 1971, Gwenaëlle Aubry est une romancière et philosophe.

Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm et du Trinity College de Cambridge, elle est agrégée et docteur en philosophie. Maître de conférences (philosophie ancienne et générale) à l'Université Nancy-II de 1999 à 2002, chargée de recherche au Cnrs depuis 2002, elle enseigne la philosophie à l'Université Paris IV-Sorbonne.

Traductrice de Plotin, elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur la philosophie antique et ses réceptions contemporaines. Elle est l'auteur de cinq romans



En 2002, c'est la seconde Intifada. Sarah, Juive d'origine polonaise, née et élevée à New York, est revenue vivre en Israël avec sa mère après les attentats du 11 Septembre. Leïla a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Toutes deux ont dix-sept ans. Leurs voix alternent dans un passage incessant des frontières et des mondes, puis se mêlent au rythme d'une marche qui, à travers les rues de Jérusalem, les conduit l'une vers l'autre.

Partages est un roman sur la communauté et sur la séparation, sur ce qui unit et divise à la fois. Sœurs ennemies, Leïla et Sarah sont deux Antigone dont le corps est la terre où border et ensevelir leurs morts.

- Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)


Né à Langres en 1958, Thierry Beinstingel est cadre dans les télécommunications. Il a publié, aux éditions Fayard, Central (2000), Composants (2002), qui a reçu une mention au prix Wepler 2002, Paysage et portrait en pied-de-poule (2004) et C.V. roman (2007).



Ses collègues l’appellent l’« ancêtre » ou l’« ours », peu importe le surnom, pourvu qu’on lui concède sa vie de solitude sur les routes. Il est VRP en papier peint depuis quarante ans. Soudain, sa hiérarchie voudrait qu’il vende aussi des canapés. Mais quand il songe au temps qu’il a fallu à l’espèce humaine pour apprendre à se tenir debout, il juge cette évolution déshonorante. D’où lui vient une telle idée ? Peut-être de la correspondance de Rimbaud… Car, en chemin, toujours, il emporte les oeuvres du plus célèbre voyageur de commerce. C’est une toute jeune femme sans beaucoup d’appuis, elle ne doit son diplôme de commerce qu’à son mérite. Et elle vient d’être nommée à la tête de l’équipe de ventes !

Salaire inespéré, qui lui a permis d’acheter à crédit un appartement trop grand pour elle, dont une pièce reste obstinément vide. Y installerat-elle un canapé ? Peut-être le jour où elle fera une rencontre amoureuse qu’elle ne jugera pas comme une menace. La première mission de la jeune femme est claire : licencier l’ancêtre sans délais. Ils devraient s’affronter. Mais l’être humain trouve parfois d’étonnantes ressources pour braver la logique d’entreprise en se réinventant un destin.

- Serge Bramly, Orchidée fixe (JC Lattes)

Né à Tunis en 1949, Serge Bramly est un spécialiste de photographie, un globe trotteur et un écrivain français.

Après un service militaire dans la Coopération en Afghanistan, il fait de nombreux voyages aux U.S.A. et au Brésil. Il en rapporte des livres sur les derniers Indiens d'Amérique et sur les pratiques vaudou (Macumba).

Il est l’auteur de romans érudits qui tournent autour du thème de l’irréalité, de la tromperie, de la mystification et de nombreux essais, notamment sur la Chine (Le voyage de Shanghai), sur l’art et la photographie.

Serge Bramly a été le mari de la photographe Bettina Reims et est le père de l'acteur Virgile Bramly.


« J’ai commencé ce livre il y a un peu plus de vingt ans. Je l’ai abandonné et l’ai repris à plusieurs reprises. L’idée d’écrire quelque chose sur Marcel Duchamp m’obsédait mais je n’ai pas su pendant longtemps quelle forme cela devait prendre. Je commençais un chapitre, le jetais au rancart, l’envisageais sous un autre angle, et mes notes se seraient accumulées sans fin si je n’avais eu un jour l’idée d’y introduire des éléments personnels, quasi autobiographiques, ce dont je m'étais toujours abstenu dans mes romans. Mon point de départ était une lettre que l’artiste avait écrite à son ami Henri-Pierre Roché, le 27 mai 1942, du Maroc. Il fuyait alors l’occupation allemande et venait d’être interné dans un camp de transit, à Aïn Sebaa, dans les envions de Casablanca. ‘‘Évidemment, écrivait-il, le camp d’hébergement est une horreur (pas de lit et une salle commune avec paillasses, hommes et femmes, une centaine), mais j’ai réussi à échapper à cela.’’ Il ajoutait : ‘‘Je couche seul dans une salle de bains, très confortable, à 7 kilomètres de Casa au bord de la mer.’’ Mon projet a commencé à prendre forme lorsque je lui ai adjoint une narratrice, l’arrière-petite-fille des propriétaires de la salle de bains où Duchamp avait trouvé refuge, et un universitaire que ses recherches avaient lancé sur les traces de l’artiste. L’une habitait Tel-Aviv où avaient émigré ses parents, l’autre, Français expatrié, enseignait à l’Université du Colorado : il n'appartenait qu'à Duchamp de les réunir. Orchidée fixe (calembour emprunté aux notes l’artiste) est ainsi l’histoire d’une double rencontre, d’une double passion, et de milieux et d’époques qui se croisent dans une longue suite de causes et d’effets. » Serge Bramly



- Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville, né en 1957, dirige la Maison des Écrivains Étrangers et Traducteurs (MEET) de Saint-Nazaire, et la revue du même nom.

Après des études de littérature française et comparée à Nantes où il obtient deux Maîtrises, Patrick Deville devient, à 23 ans, attaché culturel dans le Golfe Persique. Deux ans plus tard, il est titulaire du CAPES de philosophie et enseigne à l'étranger. Il débute alors une série de nombreux voyages qui le mènent à séjourner longuement en Algérie, au Nigéria, au Maroc, à La Havane..

Son premier roman, Cordon bleu paraît aux Editions de Minuit en 1987. Paru un an plus tard, Longue vue, son premier succès, est traduit dans une dizaine de langues.



Quand Louis Pasteur expérimente avec succès le vaccin contre la rage, il ouvre de nouvelles et formidables perspectives à la biologie et à la médecine. Il chargera plus tard ses élèves ou disciples de prolonger ses recherches à travers le monde. Les jeunes pasteuriens partent pour de longs périples. Parmi eux, Alexandre Yersin, d’origine suisse (il est né à Morges en 1863), naturalisé Français pour les besoins de la science, qui se forme sur le tas et part très vite en Indochine, où il passera le plus clair de sa vie, loin des brouhahas parisiens et des fracas guerriers. Il multiplie là-bas les observations épidémiologiques mais aussi bien géographiques, astronomiques ou météorologiques. C’est que ces jeunes gens sont curieux de tout, Yersin en particulier. Ami du politicien Doumer, Yersin se trouve à l’origine de la ville de Dalat, dans l’actuel Vietnam, puis il s’installe à Nha Trang pour y mener passionnément ses multiples activités de chercheur. Elevage bovin, culture de l’hévéa, des orchidées, de la quinine : il pourrait faire fortune mais tout va au financement des recherches et de l’Institut Pasteur créé entre-temps. La science l’absorbe, il n’aura ni femme ni enfant. Parfois il revient en Europe, mais c’est le plus souvent de loin, à la radio ou par les journaux, qu’il reçoit l’écho des conflits mondiaux et de leurs atrocités. Il meurt en 1943, conscient mais pas tout à fait amer que son nom n’aura pas la même gloire posthume que son maître, Louis Pasteur, et demeurera essentiellement attaché à la découverte du bacille de la peste à Hong-Kong en 1894. C’est cette formidable aventure scientifique et humaine que raconte Deville en croisant les périodes et les personnages autour de la figure de Yersin.

- Joël Dicker "La vérité sur l'affaire Harry Québert" (Fallois)


Joël Dicker est né à Genève en 1985. La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est son deuxième roman. Il y dépeint une Amérique qu’il connaît bien pour y avoir beaucoup voyagé et longuement séjourné.



À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse  des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable
d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son
passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.
Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

- Mathias Enard, Rue des voleurs (Actes Sud)
Né en 1972, Mathias Énard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone.
Il est l’auteur de cinq romans chez Actes Sud : La perfection du tir (2003, prix des Cinq Continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l’Orénoque (2005), Zone (2008, prix Décembre, prix du Livre Inter ; Babel n° 1020), Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, prix Goncourt des Lycéens, prix du Livre en Poitou-Charentes 2011) et Rue des Voleurs (2012).
Ainsi que Bréviaire des artificiers (Verticales, 2007) et L’alcool et la nostalgie (Inculte, 2011 ; Babel n° 1111).



C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.

Dans Rue des Voleurs, roman à vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des Voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe.

- Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir enseigné en Algérie puis en Corse, s’apprête à occuper un poste à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) à partir de septembre 2012.
Chez Actes Sud, il est l’auteur de cinq romans : Dans le secret (2007 ; Babel n° 1022), Balco Atlantico (2008), Un dieu un animal (2009, prix Landerneau ; Babel n° 1113), Où j’ai laissé mon âme (2010, prix roman France Télévisions, prix Initiales, prix Larbaud, grand prix Poncetton de la SGDL)



Empire dérisoire que se sont constitué ceux qui l’ont toujours habité comme ceux qui sont revenus y vivre, un petit village corse se voit ébranlé par les prémices de sa chute à travers quelques personnages qui, au prix de l’aveuglement ou de la corruption de leur âme, ont, dans l’oubli de leur finitude, tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel sous toutes ses formes, et qui, assujettis aux appétits de leur corps ou à leurs rêves indigents de bonheur ou d’héroïsme, souffrent, ou meurent, de vouloir croire qu’il n’est qu’un seul monde possible.


- Gaspard-Marie Janvier, Quel Trésor ! (Fayard)

Gaspard-Marie Janvier écrit sous couvert d'un pseudonyme des romans dépoussiérant le sujet de la religion. Il serait normalien, aurait été mathématicien, chercheur au CNRS, et serait aujourd' hui agrégé de lettres et professeur de littérature en classe préparatoire dans un lycée parisien. Dans son livre Le dernier dimanche (2009) le narrateur raconte comment, à la suite de son divorce, il a décidé d'aller à la messe tous les dimanches de l'année 2007 où qu'il soit : Normandie, Venise, Irlande, Valais suisse. Il a reçu le prix Mottart (Académie française) en 2009 pour cet ouvrage. Minutes pontificales sur le préservatif (2010) est présenté par l'auteur comme étant le compte-rendu des séances d'un groupe de travail pontifical qui auditionna en juillet 2005 au Vatican experts et usagers du préservatif en vue de la rédaction de la première encyclique du pontificat. Les mystères de Jésus (2011) et Quel trésor (2012) continuent de questionner la religion, tout comme le faisait son premier livre Rapide essai de théologie automobile (2006), dans un style assez iconoclaste. En 2012, il publie Quel trésor ! (Fayard).


A l'acheteur hésitant : si le vent des hélices, le claquement des voiles ; Les îles perdues et les trésors cachés ; Si les chansons des marins sous les étoiles ; Les pintes qu'on trinque à l'amitié ; Et tous les récits d'aventures simplement racontés ; Ont encore le pouvoir de plaire ; Comme ils l'ont fait dans le passé ; Aux hommes et femmes de caractère ; Eh bien ami, passez monnaie ! Sinon ; Si la jeunesse gavée n'a plus faim d'équipée ; Si elle oublie les Flint, les Mermoz, les Robinson ; L'envoûtement des cartes à la veillée ; Les créatures de l'Ecosse enchantée ; Ainsi soit-il ! Et puissé-je avec tous mes forbans ; M'endormir sous la dalle gravée ; Où gisent les trésors des romans.

- Linda Lê, Lame de fond (Bourgois)

Linda Lê est née au Viêt-nam du sud en 1963. Son père, ingénieur, est originaire du nord. Sa mère appartient à une famille aisée naturalisée française.
La famille vit à Dalat mais gagne Saïgon en 1969 pour fuir la guerre.
La jeune Linda va au lycée français et dévore Victor Hugo et Balzac. En 1977, elle s'exile en France, au Havre, avec sa mère, ses trois sœurs et sa grand-mère. En 1981, elle monte à Paris, suit les cours de khâgne au lycée Henri IV, puis s'inscrit à la Sorbonne. Solitaire, elle lit beaucoup et commence à écrire.
Elle a 23 ans quand paraît son premier roman : Un si tendre vampire (1986) ; mais c'est avec Les Evangiles du crime (1992) qu'elle se sent véritablement naître à la littérature.
Pour cet auteur riche d'une double culture qui écrit un français exigeant, précis et économe jusque dans ses effets baroques.


Un homme vient de mourir. Du fond de sa tombe au cimetière de Bobigny, il évoque, sur un ton qui n’a rien de tragique, mais au contraire ironique et presque joyeux, les péripéties qui ont marqué la dernière année de sa vie d’exil en France. Il n’est pas le seul à se confier. Sa femme, Lou, sa fille, Laure, une adolescente gothique, légèrement déjantée, et une mystérieuse beauté eurasienne, Ulma, se racontent aussi tour à tour, de façon comique ou déchirante. En une journée, de l’aube au crépuscule, ce quatuor exhume le passé. Il y a dans ces pages une grand-mère toute dévouée à sa petite fille, un cadre du Parti Communiste vietnamien qui n’a pas assumé son rôle de père, une ancienne hippie nostalgique des folles années soixante-dix, des personnages bataillant pour échapper aux conventions, mais tout, finalement, tourne surtout autour du séisme qui a provoqué un bouleversement dans le quotidien d’une famille jusque-là sans histoire.

- Tierno Monenembo, Le terroriste noir (Seuil)

D'origine guinéenne, Tierno Monénembo, né en 1947, est installé en France depuis 1973, après avoir fui la dictature de Sekou Toiré et avoir parcouru l'Afrique. Titulaire d'un doctorat en biochimie, il enseigne sa discipline dans différents pays, en Afrique du Nord notamment, tout en se consacrant à l'écriture. L'Afrique et la culture peul demeurent le sujet de prédilection de ses romans, comme en témoignent 'Peuls' publié en 2004 ou 'Le Roi de Kahel', un récit biographique sur l'explorateur Aimé Olivier de Sanderval, paru en 2008, qui obtient le Prix Renaudot.On lui doit également un texte sur le génocide rwandais intitulé 'L' Aîné des orphelins'. Bien qu'il déplore dans son oeuvre l'impuissance des intellectuels africains face aux problèmes du continent, son succès de incarne néanmoins le dynamisme de la francophonie et de la littérature franco-africaine.


Le Terroriste noir est une fiction construite autour de la véritable histoire, aussi méconnue qu’extraordinaire, d’Addi Bâ. Addi Bâ est un jeune Guinéen né vers 1916, adopté en France à l’âge de 13 ans, et qui, devenu soldat pendant la Seconde Guerre, est affecté dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais. Capturé après la bataille de la Meuse, Addi s’évade, erre dans les forêts, avant d’être recueilli par le maire du village de Romaincourt. Élégant et mystérieux, à la fois austère et charmeur, il y fera sensation, mais ce n’est qu’un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée le premier maquis des Vosges. Les Allemands le surnommeront « le terroriste noir ». L’affaire est racontée 60 ans plus tard, dans un français mâtiné de patois vosgien, par celle qui n’était qu’une jeune fille à l’époque ; c’est chez ses parents que le tirailleur venait écouter Radio-Londres, c’est chez eux qu’il prenait ses repas et faisait laver son linge. Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant les Tergoresse et les Rapenne, deux familles aux haines séculaires ? Parce qu’il était noir, ce combattant de la France libre n’a reçu la médaille de la Résistance qu’en 2003, soit 60 ans après son exécution.


- Joy Sorman, Comme une bête (Gallimard)

Fille de l'essayiste Guy Sorman, Joy Sorman, née en 1973,  a d'abord été professeur de philosophie. Elle s'est ensuite reconvertie dans les événements culturels, avant de se consacrer à l'écriture. Ses lectures restent assez classiques comme L' Education sentimentale ou À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. En 2005, elle signe avec Boys, boys, boys son premier roman (Gallimard). Durant l'été 2010, elle anime quotidiennement, sur France Inter, une émission intitulée 'La jeunesse, tu l'aimes ou tu la quittes.' Elle publie également Parce que ça nous plaît : L'invention de la jeunesse, avec François Bégaudeau (2010, Larousse), Paris Gare du Nord (2011) et Comme une bête (2012).


« Pim passe sa main partout où il peut, identifie à haute voix le jarret, la côte première et le filet mignon – les mots la font rire et puis moins quand il passe à la tranche grasse et au cuisseau. Le corps de l’apprenti ankylosé par des jours de découpe, de désossage et de nettoyage se détend enfin, s’assouplit, ses mains se décrispent, la chair est mobile, la peau se griffe, le sang détale dans les veines, il pose ses doigts sur les tempes de la fille, ça pulse ». Comme une bête est l’histoire d’un jeune homme qui aime les vaches au point de devenir boucher.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Sam 7 Sep - 0:30

PRIX GONCOURT 2013

Première sélection de 15 romans en lice pour le plus prestigieux et convoité prix littéraire français.

Les jurés du Goncourt se réuniront de nouveau le 1er octobre et le 29 octobre pour concocter leur 2e et 3e sélection avant la proclamation du Goncourt 2013 :

- le 4 novembre chez Drouant, restaurant parisien sélect.

Présidée par Edmonde Charles-Roux, l’Académie compte dix «couverts». Les jurés décernent chaque année plusieurs récompenses, dont le plus convoité d’entre eux, le Prix Goncourt, attribué en 2012 à Jérôme Ferrari pour «Le sermon sur la chute de Rome» (Actes Sud).


Le jury accueille cette année une nouvelle venue, la romancière Paule Constant, élue le 8 janvier pour succéder à Robert Sabatier, décédé. Un an plus tôt, deux autres jurés, Philippe Claudel et Pierre Assouline, avaient rejoint les faiseurs de rois littéraires.

Première sélection par ordre alphabétique d'auteurs

Jean-Daniel Baltassat, Le divan de Staline (Seuil)



Staline, un Staline qui n’a plus que trois ans à vivre, se retire quelques jours dans sa Géorgie natale. La Vodieva, maîtresse de longue date, le rejoint dans le palais décadent où il s’est installé. Elle est accompagnée d’un jeune peintre qu’elle protège. Ce Danilov, prodige du réalisme socialiste, a conçu une œuvre inouïe pour célébrer la glorieuse éternité du Petit Père des Peuples.

Rien, bien sûr, ne se passe comme prévu. Nuits d’insomnies, interrogatoires infinis, attente. Allongé sur un divan étran­gement identique à celui de Freud, Staline joue avec les fantômes qui hantent ses rêves : sa mère, son épouse sui­cidée, ses années de Sibérie et Lénine, le plus grand des pères menteurs.

Autour de celui qui ne tremble jamais, il n’y a que terreur, soumission, impitoyable cruauté : son véritable monument d’éternité. Staline connaît-il la vérité de Staline ? Qui la connaîtra jamais ?

Jean-Daniel Baltassat est né en 1949 en Haute-Savoie. Il a étudié l'histoire de l'art, le cinéma et la photographie. Depuis le milieu des années 1980, il se consacre exclusivement à l'écriture. Le Divan de Staline est son neuvième roman.





David Bosc, La claire fontaine (Verdier)



Condamné à reconstruire la colonne Vendôme à ses frais et poursuivi par la haine officielle, Courbet doit se réfugier en Suisse. L'homme qui franchit la frontière, ce 23 juillet 1873, est un homme mort - mort aux menaces, au chantage, aux manigances! En Suisse, Gustave Courbet va s'adonner au plus grand plaisir de sa vie: se baigner dans tous les ruisseaux, étangs et lacs qui ne sont pas saisis par le gel.
Il se mêle aux gens du pays, courant les réjouissances naïves des petites communes, les foires, les inaugurations; il chante à la chorale et tient table ouverte aux amis du jour - masculins ou féminins. On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois. Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.
De quel secret rayonnent ces années d'exil à LaTour-de-Peilz, sur les bords du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d'ordinaire en deux phrases sévères: Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ? Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.

David Bosc est né le 7 avril 1973 à Carcassonne, il vit à Lausanne où il travaille dans l’édition. La claire fontaine (Verdier) est son troisième roman. Les deux premiers, Sang lié et Milo, avaient paru aux Editions Allia, ainsi que ses traductions du poète italien Dino Campana et de la correspondance de Jonathan Swift.
Sorj Chalandon, Le quatrième mur (Grasset)


Le nouveau roman de Sorj Chalandon nous emmène en pleine guerre du Liban, dans les années 80. Son titre, Le quatrième mur, est une référence au théâtre : c’est « une façade imaginaire que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion », explique Georges, le narrateur qui par amitié s’est engagé à monter Antigone, d’Anouilh, à Beyrouth, avec une Palestinienne, des chiites, un druze et des chrétiens.
Réunir les communautés en guerre le temps d’une pièce de théâtre, quitter sa vie paisible à Paris pour s’enfoncer dans l’enfer : comment Georges peut-il relever ces défis ? et (comment) en reviendra-t-il ?

Sorj Chalandon est un journaliste et écrivain français né le 16 mai 1952. Membre de la presse judiciaire, grand reporter puis rédacteur en chef-adjoint au quotidien Libération de 1974 à février 2007, il a couvert de nombreux conflits - en Irlande du Nord, notamment - ainsi que le procès de Klaus Barbie ; des reportages qui lui ont valu le prestigieux prix Albert-Londres en 1988. Aujourd’hui, Sorj Chalandon a rejoint la rédaction du Canard Enchaîné.

Ecrivain, il a publié 5 romans, tous chez Grasset, tous salués par la critique et tous couronnés de prix… Son premier ouvrage Le Petit Bonzi qui raconte l’histoire (autobiographique…) d’un enfant bègue dans les années 60 à Lyon reçoit deux prix du premier roman.  Suivront le Prix Médicis pour Une promesse en 2006, puis le Prix Joseph-Kessel en 2008 pour Mon traître un roman autour de la trahison de Denis Donaldson, figure emblématique de l’IRA.

En 2011, paraît Retour à Killibegs, qui se déroule toujours en Irlande du Nord, toujours autour de la trahison, mais évoquée cette fois du point de vue du traître, et qui obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française. Pour la rentrée littéraire de septembre 2013, Chalandon rompt avec l’Irlande mais pas avec la guerre… et nous emmène au Liban, avec Le Quatrième Mur.



Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes (POL)


Le titre du nouveau roman de Marie Darrieussecq est emprunté à Marguerite Duras qui poursuivait : "sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter". L'héroïne de Marie Darrieussecq, Solange  le personnage de son précédent roman Clèves, est une belle actrice française vivant à Los Angeles, pas une star, mais elle vit bien jusqu'à sa rencontre avec Kouhouesso Nwokam, chez George Clooney. Elle le suit au Congo pour tourner un film adaptation d'Au coeur des ténèbres de J. Conrad. Ensemble, ils font ce voyage initiatique en pleine forêt tropicale, pour échapper et dénoncer une vision fausse et imposée sur les Noirs et les femmes.

Marie Darrieussecq est née le 3 janvier 1969 à Bayonne et reste attachée au pays basque de son enfance. Après des études de lettres, elle enseigne à Lille avant de se consacrer à l’écriture. Auteur de 10 ouvrages, elle reçoit en 1988  le prix du jeune écrivain de langue française pour la nouvelle La Randonneuse.


Sylvie Germain, Petites scènes capitales (Albin Michel)



Pour cette rentrée littéraire 2013, l’avant Mai 68 puis sa traversée font irruption dans l’oeuvre de Sylvie Germain.
Comme une tapisserie de légende, les fils de l’intime et du tragique se tissent en Petites scènes capitales, qui du berceau jusqu’à la mort disent l’infini bonheur d’être au monde, fût-ce au prix de douleurs difficiles à endormir.
L’élève de Levinas raconte Lili, ses parents, sa belle-mère, ses soeurs et frère par alliance, etc., guidée par ce qu’un autre disciple de Levinas – Alain Finkielkraut – dénomme La sagesse de l’amour.

Née en 1954 à Chateauroux Sylvie Germain entreprend dans les années 1970 des études de philosophie à la Sorbonne - où elle reçoit l'enseignement, entre autres, d'Emmanuel Levinas -. Elle entre au ministère de la culture en 1981, à la direction de l'audiovisuel, et se met à écrire des contes et des nouvelles. C'est sur les conseils de l'écrivain Roger Grenier, à qui elle envoie un recueil d'écrits, qu'elle se lance dans l'écriture de son premier roman. Le livre des nuits est publié en 1984, et reçu au mieux par le public et la critique. Entre 1986 et 1992, elle connaît sa "période tchèque", s'installe à Prague où elle travaille comme documentaliste et professeur de philosophie ; son roman Jours de colère, qui sort en 1989, est récompensé par le prix Fémina. Le retour à Paris en 1992 est difficile et ne dure que deux ans : Sylvie Germain part vivre à La Rochelle, puis à Pau, où elle se consacre à son métier d'écrivain - entre fictions et essais - et à son compagnon photographe.

En 2000 elle publie plusieurs livres dans des genres variés : un récit de voyage, un essai spirituel et un album de photographies. En 2002 parait un nouveau roman, La Chanson des Mal-aimants. Magnus, paru en 2005, reçoit un accueil enthousiaste du public et le prix Goncourt des lycéens. En 2008, elle publie encore L'inaperçu, puis Hors Champ, en 2009.

Pierre Jourde, La première pierre (Gallimard)


Pierre Jourde revient sur des événements qui en 2005 ont défrayé la chronique. Lors de la parution d'un de ses livres, Pays perdu, une partie des habitants du village d'Auvergne dont il était question dans le récit s'est livrée à une tentative de lynchage de l'auteur et de sa famille.
Pierre Jourde y décrivait la rudesse de la vie dans ce hameau lointain dont il est originaire, mais aussi une fraternité archaïque, solide, des relations humaines à la fois brutales et profondes, tout cela raconté à l'occasion de la mort d'un enfant. Célébration d'un village aimé, le livre y a été reçu par certains comme une offense. La première pierre retrace les événements violents qui ont suivi la parution de Pays perdu, et propose l'analyse passionnante de leurs causes. Il offre aussi une magnifique démonstration des puissances de la littérature, en même temps qu'un récit vibrant d'émotion et d'admiration pour ces contrées et ces gens qui vivent dans un temps différent de celui des villes.

Né à Créteil le 9 décembre 1955, Pierre Jourde est romancier et critique littéraire. Il enseigne la littérature à l’université Grenoble III. Connu pour ses pamphlets (La littérature sans estomac, le Jourde et Naulleau) contre ce que les médias, et notamment les pages littéraires du journal Le Monde, présentent comme la littérature contemporaine, il est surtout l'auteur d'essais sur la littérature moderne (Géographies imaginaires, Littérature monstre) et d'une abondante œuvre littéraire exigeante se partageant entre poésie (Haïkus tout foutus), récits (Dans mon chien, Le Tibet sans peine) et romans (Festins secrets, L'heure et l'ombre, Paradis noirs). Il tient depuis janvier 2009 le blog Confitures de culture sur le site littéraire du Nouvel Observateur où il publie régulièrement ses prises de position sur des sujets de société



Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin-Michel)


Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une "gueule cassée", est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion.
Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.
Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

Né le 19 avril 1956 à Paris Pierre Lemaitre, de son vrai nom Pierre Marichal, est un romancier et scénariste français.  Il a animé des cycles d'enseignement de la littérature. Il se consacre désormais à l'écriture, en tant que romancier et scénariste. Ses romans sont traduits en quinze langues. Il est administrateur de la SGDL (Société des Gens de Lettres).

De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans couronnés par de nombreux prix (dont le
Prix du Polar européen du Point), Pierre Lemaitre s’est imposé comme l’un des grands noms du roman noir français et a rencontré un succès critique et public exceptionnel.
Avec Au revoir là-haut – fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation –, il quitte le monde du polar et compose une grande tragédie romanesque, avec un talent et une maîtrise impressionnants.


Yann Moix, Naissance (Grasset)


La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Ce qui compte, ce n'est pas la mise au monde, mais la mise en monde. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des mulots, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, se déspermatozoïder, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les fugueurs aux successeurs, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi. C'est la mort qui est derrière. Les parents nous ont donné la vie ? A nous de la leur reprendre. Le plus tôt possible.

Yann Moix est un écrivain et réalisateur français né le 31 mars 1968 à Nevers (Nièvre). Après plusieurs années de journalisme, Yann Moix se lance dans l’écriture de romans. Dans les années 90, il publie ainsi Jubilations vers le ciel, Les cimetières sont des champs de fleurs et Anissa Corto, ouvrages qui mettent en lumière un sens de l’observation aigu des moeurs de la société actuelle. Son premier roman, Jubilations vers le ciel, a reçu le prix Goncourt du premier roman en 1996. Son premier long-métrage, Podium, adapté de son propre roman, a remporté un important succès commercial en 2004.
Boris Razon, Palladium (Stock)


Palladium est le premier roman de Boris Razon. Il nous raconte l'histoire vraie et folle d'un jeune homme de 29 ans intégralement paralysé en quelques jours, entre coma, locked-in syndrome et near death experience. On commence à suivre le narrateur peu de temps avant l'apparition des premiers symptômes [il était alors rédacteur en chef du Monde.fr], suivant un compte à rebours apparemment précis : J – 64, J – 62, etc. Mais, très vite, ce dernier implose sous la brutalité et la vitesse de la paralysie complète qui, en coupant Boris des autres et du monde, sinon à travers des voix ou des échos lointains, le coupe du temps et de l'espace.


Boris Razon,  né en 1975 et ancien rédacteur-en-chef du Monde.fr, est directeur du département "transmedia et nouvelles écritures" de France Televisions, où il travaille sur les rapports entre écrans, médias et formats audiovisuels. Palladium est son premier roman.


Thomas B Reverdy, Les Evaporés (Flammarion)



Trois cartons et une valise, c est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D un disparu, on dit simplement qu il s est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer à chercher son père, un père qu elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco. Elle demande à Richard B., son ancien amant, de partir avec elle à la recherche de Kaze. Par amour pour elle, ce détective privé et poète à ses heures mènera l enquête dans un Japon « parallèle », celui du quartier des travailleurs pauvres de San ya à Tokyo, repaire pour des milliers d évaporés, et des camps de réfugiés autour de Sendai. Peut-on se débarrasser de son passé ? Refaire sa vie ? Ces questions sont au coeur de ce roman qui, sous ses dehors de roman policier et d histoire d amour, mène une véritable enquête existentielle. De façon poétique et sensible, Thomas B. Reverdy explore la part d ombre en chacun de nous, cette tentation d un « ailleurs si j y suis » et met en scène toutes les variations possibles de notre désir de fuite.

Né en 1974, Thomas Reverdy est agrégé de lettres modernes et enseigne au lycée Jean Renoir en Seine Saint-Denis depuis 2000. Il a raconté cette expérience de professeur dans Le Lycée de nos rêves, coécrit avec Cyril Delhay. Ses trois romans, La Montée des eaux (Seuil, 2003), Le Ciel pour mémoire (Seuil, 2005) et Les Derniers Feux (Seuil, 2008) abordent les thèmes du deuil, de l'amitié et de l'écriture. Les Derniers Feux a obtenu en 2008 le Prix Valery Larbaud. L'Envers du monde dont l’action se situe à New York rompt avec cette veine autobiographique. Son livre Les évaporés sorti en 2013 évoque le phénomène, courant au Japon, des gens qui disparaissent sans laisser de traces.



Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)


« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. » Albert Einstein.

Une mère laisse son fils de 19 ans à la clinique psychiatrique de Zurich. Il s'agit d'Eduard Einstein, le fils d'Albert, qu'elle a élevé seule après le départ de son mari. Albert, lui, s'exile aux Etats-Unis en ces temps troubles des années 1930. Eduard se raconte, entre crises de schizophrénie, séjours à l'asile et traitements de choc, avec une intelligence rare et une étonnante lucidité. C'est sa vie méconnue que parcourt ce roman, où résonnent et s'entremêlent les faiblesses d'un génie, le drame d'une mère, le journal d'un dément. Eduard Einstein, a fini parmi les « fous », seul, délaissé de tous, jardinier de l'hôpital de Burghölzli. Une question hante ce texte: Eduard a-t'il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik prête sa voix au fils oublié, et dévoile ce drame de l'intime avec beaucoup de justesse, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant.

Né en 1962, à Nice, Laurent Seksik est médecin et écrivain. Après ses études médicales, il devient Interne des Hôpitaux. Dans le cadre de sa spécialisation en Radiologie, il est nommé Assistant à la Faculté de Paris. Il exerce en tant qu’Assistant des Hôpitaux de Paris à Broussais-Hôtel-Dieu.

Il publie en 1999, son premier roman Les Mauvaises Pensées (J-C Lattès, Pockett), traduit dans une dizaine de langues, dont la prestigieuse maison d’édition allemande Rowolt. Il publie son deuxième roman en 2004, La Folle Histoire (J-C Lattès), Prix Littré. Après avoir fini son clinicat, il met entre parenthèses l'exercice de la médecine. Il devient successivement rédacteur en chef du Figaro étudiant, éditeur aux éditions Lamartinière, rédacteur en chef du Bateau-Livres. Critique littéraire au Point, il anime, durant 3 ans, l’émission littéraire d’I-Télé, Postface'.
Depuis 2006, Laurent Seksik se partage entre médecine et littérature. En 2006 paraît son troisième roman La Consultation (J-C Lattès, Pockett), puis, en 2008, une biographie d’Albert Einstein (Gallimard Folio). En 2010, Laurent Seksik publie un roman relatant les 6 derniers mois de la vie de Stefan Zweig avant son suicide. "Les derniers jours de Stefan Zweig", vendu à plus de 50 000 exemplaires et traduit en sept langues. L'auteur en écrit l'adaptation théâtrale. Celle-ci sera montée au théâtre Montparnasse, en septembre 2012, mise en scène de Gérard Gélas. Laurent Seksik publie son cinquième roman, chez Flammarion, en septembre 2011, La Légende des fils.


Chantal Thomas, L'échange des princesses (Seuil)


En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.

La réaction à Madrid est plus que positive, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu.

Chantal Thomas est née en 1945 à Lyon et passe son enfance à Arcachon. Elle étudie la philosophie et suit les cours de Roland Barthes. Passionnée par le dix-huitième siècle elle s’intéresse au marquis de Sade, à Casanova, à Marie-Antoinette ou à la vie des salons qu'elle raconte dans L’esprit de conversation. Directrice de recherches au CNRS, Chantal Thomas a enseigné dans les universités américaines de Yale et Princeton. Chantal Thomas est aussi romancière et auteur de pièce de théâtre. Eprise de liberté, de littérature, d’histoire et de voyages elle se raconte dans Cafés de la mémoire.

Son roman Les adieux à la Reine qui a reçu le prix Femina en 2002 lui a permis de se faire connaître auprès d’un public plus large. Chantal Thomas collabore au journal Le Monde et à des émissions de France Culture et fait partie du jury du prix Femina.


Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)



La robe en miel était le point d’orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l’ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d’ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d’entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s’avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d’une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d'un essaim d’abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l’air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d’insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.

Nue est le quatrième et dernier volet de l'ensemble romanesque MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l’amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005) ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009) ; Nue, automne-hiver (2013).

Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et titulaire d'un D.E.S d'histoire contemporaine.

Il est l'auteur de La Salle de bain (1985), Monsieur (1986), L'Appareil-photo (1989), La Réticence (1991), La Télévision (1997), Autoportait (à l'étranger) (2000), Faire l'amour (2002), Fuir (2005 Prix Médicis), La Mélancolie de Zidane (2006) et La Vérité sur Marie (2009 Prix Décembre); tous parus aux Éditions de Minuit. Ses livres sont traduits en plus de vingt langues: anglais, japonais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, suédois, danois, finnois, norvégien, grec, turc, portugais, catalan, tchèque, hongrois, bosniaque, roumain, américain, brésilien, coréen, russe et chinois.


Karine Tuil, L'invention de nos vies (Grasset)


Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

Karine Tuil est née le 3 mai 1972 à Paris. Diplômée de l'Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l'information), elle prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans. Son premier roman 'Pour le pire', qui relate la lente décomposition d'un couple paraît en septembre 2000 et est plébiscité par les libraires mais c'est son second roman, 'Interdit', (Plon 2001) qui connaît un succès critique et public. Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans 'Du sexe féminin' en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie 'Tout sur mon frère' qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).

En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant 'Quand j'étais drôle' qui raconte les déboires d'un comique français à New-York.
En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant 'Douce France', un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

Son septième roman, "la domination" a été publié chez Grasset en septembre 2008 (sélection prix Goncourt, prix de Flore).
Son huitième roman "Six mois, six jours", paraît en 2010 chez Grasset a obtenu en 2011, le prix littéraire du roman news organisé par le magazine styletto et le Drugstore publicis.
http://www.karinetuil.com/bio_021.htm

Frédéric Verger, Arden (Gallimard)


L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale en Marsovie, riche principauté d’Europe centrale. Alexandre de Rocoule, gérant du luxueux hôtel d’Arden, homme à femmes dont la gaieté a quelque chose de féroce, et Salomon Lengyel, veuf sérieux et solitaire, sont liés par une passion commune : l’opérette. Depuis 1917, ils ont écrit ensemble une quantité impressionnante de pièces en trois actes, inachevées car ils ne sont jamais d’accord sur la scène finale.
Pendant qu’ils travaillent sans relâche, la bête nazie rôde autour de la Marsovie sur laquelle elle ne va pas tarder à poser la patte. Les persécutions de Juifs commencent. Le danger devient pressant pour Salomon et pour sa fille Esther, revenue auprès de son père et dont Alex tombe amoureux. Et si la composition d’une dernière opérette était le seul moyen de leur sauver la vie ?

Frédéric Verger est né en 1959. Il enseigne le français dans un lycée de la banlieue parisienne. Arden est son premier roman.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 1 Oct - 14:36

PRIX GONCOURT 2013



Deuxième sélection par ordre alphabétique d'auteurs


Sorj Chalandon, Le quatrième mur (Grasset)


Le nouveau roman de Sorj Chalandon nous emmène en pleine guerre du Liban, dans les années 80. Son titre, Le quatrième mur, est une référence au théâtre : c’est « une façade imaginaire que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion », explique Georges, le narrateur qui par amitié s’est engagé à monter Antigone, d’Anouilh, à Beyrouth, avec une Palestinienne, des chiites, un druze et des chrétiens.
Réunir les communautés en guerre le temps d’une pièce de théâtre, quitter sa vie paisible à Paris pour s’enfoncer dans l’enfer : comment Georges peut-il relever ces défis ? et (comment) en reviendra-t-il ?

Sorj Chalandon est un journaliste et écrivain français né le 16 mai 1952. Membre de la presse judiciaire, grand reporter puis rédacteur en chef-adjoint au quotidien Libération de 1974 à février 2007, il a couvert de nombreux conflits - en Irlande du Nord, notamment - ainsi que le procès de Klaus Barbie ; des reportages qui lui ont valu le prestigieux prix Albert-Londres en 1988. Aujourd’hui, Sorj Chalandon a rejoint la rédaction du Canard Enchaîné.

Ecrivain, il a publié 5 romans, tous chez Grasset, tous salués par la critique et tous couronnés de prix… Son premier ouvrage Le Petit Bonzi qui raconte l’histoire (autobiographique…) d’un enfant bègue dans les années 60 à Lyon reçoit deux prix du premier roman. Suivront le Prix Médicis pour Une promesse en 2006, puis le Prix Joseph-Kessel en 2008 pour Mon traître un roman autour de la trahison de Denis Donaldson, figure emblématique de l’IRA.

En 2011, paraît Retour à Killibegs, qui se déroule toujours en Irlande du Nord, toujours autour de la trahison, mais évoquée cette fois du point de vue du traître, et qui obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française. Pour la rentrée littéraire de septembre 2013, Chalandon rompt avec l’Irlande mais pas avec la guerre… et nous emmène au Liban, avec Le Quatrième Mur.






Sylvie Germain, Petites scènes capitales (Albin Michel)



Pour cette rentrée littéraire 2013, l’avant Mai 68 puis sa traversée font irruption dans l’oeuvre de Sylvie Germain.
Comme une tapisserie de légende, les fils de l’intime et du tragique se tissent en Petites scènes capitales, qui du berceau jusqu’à la mort disent l’infini bonheur d’être au monde, fût-ce au prix de douleurs difficiles à endormir.
L’élève de Levinas raconte Lili, ses parents, sa belle-mère, ses soeurs et frère par alliance, etc., guidée par ce qu’un autre disciple de Levinas – Alain Finkielkraut – dénomme La sagesse de l’amour.

Née en 1954 à Chateauroux Sylvie Germain entreprend dans les années 1970 des études de philosophie à la Sorbonne - où elle reçoit l'enseignement, entre autres, d'Emmanuel Levinas -. Elle entre au ministère de la culture en 1981, à la direction de l'audiovisuel, et se met à écrire des contes et des nouvelles. C'est sur les conseils de l'écrivain Roger Grenier, à qui elle envoie un recueil d'écrits, qu'elle se lance dans l'écriture de son premier roman. Le livre des nuits est publié en 1984, et reçu au mieux par le public et la critique. Entre 1986 et 1992, elle connaît sa "période tchèque", s'installe à Prague où elle travaille comme documentaliste et professeur de philosophie ; son roman Jours de colère, qui sort en 1989, est récompensé par le prix Fémina. Le retour à Paris en 1992 est difficile et ne dure que deux ans : Sylvie Germain part vivre à La Rochelle, puis à Pau, où elle se consacre à son métier d'écrivain - entre fictions et essais - et à son compagnon photographe.

En 2000 elle publie plusieurs livres dans des genres variés : un récit de voyage, un essai spirituel et un album de photographies. En 2002 parait un nouveau roman, La Chanson des Mal-aimants. Magnus, paru en 2005, reçoit un accueil enthousiaste du public et le prix Goncourt des lycéens. En 2008, elle publie encore L'inaperçu, puis Hors Champ, en 2009.

Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin-Michel)


Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une "gueule cassée", est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion.
Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.
Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

Né le 19 avril 1956 à Paris Pierre Lemaitre, de son vrai nom Pierre Marichal, est un romancier et scénariste français. Il a animé des cycles d'enseignement de la littérature. Il se consacre désormais à l'écriture, en tant que romancier et scénariste. Ses romans sont traduits en quinze langues. Il est administrateur de la SGDL (Société des Gens de Lettres).

De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans couronnés par de nombreux prix (dont le
Prix du Polar européen du Point), Pierre Lemaitre s’est imposé comme l’un des grands noms du roman noir français et a rencontré un succès critique et public exceptionnel.
Avec Au revoir là-haut – fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation –, il quitte le monde du polar et compose une grande tragédie romanesque, avec un talent et une maîtrise impressionnants.



Boris Razon, Palladium (Stock)


Palladium est le premier roman de Boris Razon. Il nous raconte l'histoire vraie et folle d'un jeune homme de 29 ans intégralement paralysé en quelques jours, entre coma, locked-in syndrome et near death experience. On commence à suivre le narrateur peu de temps avant l'apparition des premiers symptômes [il était alors rédacteur en chef du Monde.fr], suivant un compte à rebours apparemment précis : J – 64, J – 62, etc. Mais, très vite, ce dernier implose sous la brutalité et la vitesse de la paralysie complète qui, en coupant Boris des autres et du monde, sinon à travers des voix ou des échos lointains, le coupe du temps et de l'espace.


Boris Razon, né en 1975 et ancien rédacteur-en-chef du Monde.fr, est directeur du département "transmedia et nouvelles écritures" de France Televisions, où il travaille sur les rapports entre écrans, médias et formats audiovisuels. Palladium est son premier roman.



Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)


« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. » Albert Einstein.

Une mère laisse son fils de 19 ans à la clinique psychiatrique de Zurich. Il s'agit d'Eduard Einstein, le fils d'Albert, qu'elle a élevé seule après le départ de son mari. Albert, lui, s'exile aux Etats-Unis en ces temps troubles des années 1930. Eduard se raconte, entre crises de schizophrénie, séjours à l'asile et traitements de choc, avec une intelligence rare et une étonnante lucidité. C'est sa vie méconnue que parcourt ce roman, où résonnent et s'entremêlent les faiblesses d'un génie, le drame d'une mère, le journal d'un dément. Eduard Einstein, a fini parmi les « fous », seul, délaissé de tous, jardinier de l'hôpital de Burghölzli. Une question hante ce texte: Eduard a-t'il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik prête sa voix au fils oublié, et dévoile ce drame de l'intime avec beaucoup de justesse, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant.

Né en 1962, à Nice, Laurent Seksik est médecin et écrivain. Après ses études médicales, il devient Interne des Hôpitaux. Dans le cadre de sa spécialisation en Radiologie, il est nommé Assistant à la Faculté de Paris. Il exerce en tant qu’Assistant des Hôpitaux de Paris à Broussais-Hôtel-Dieu.

Il publie en 1999, son premier roman Les Mauvaises Pensées (J-C Lattès, Pockett), traduit dans une dizaine de langues, dont la prestigieuse maison d’édition allemande Rowolt. Il publie son deuxième roman en 2004, La Folle Histoire (J-C Lattès), Prix Littré. Après avoir fini son clinicat, il met entre parenthèses l'exercice de la médecine. Il devient successivement rédacteur en chef du Figaro étudiant, éditeur aux éditions Lamartinière, rédacteur en chef du Bateau-Livres. Critique littéraire au Point, il anime, durant 3 ans, l’émission littéraire d’I-Télé, Postface'.
Depuis 2006, Laurent Seksik se partage entre médecine et littérature. En 2006 paraît son troisième roman La Consultation (J-C Lattès, Pockett), puis, en 2008, une biographie d’Albert Einstein (Gallimard Folio). En 2010, Laurent Seksik publie un roman relatant les 6 derniers mois de la vie de Stefan Zweig avant son suicide. "Les derniers jours de Stefan Zweig", vendu à plus de 50 000 exemplaires et traduit en sept langues. L'auteur en écrit l'adaptation théâtrale. Celle-ci sera montée au théâtre Montparnasse, en septembre 2012, mise en scène de Gérard Gélas. Laurent Seksik publie son cinquième roman, chez Flammarion, en septembre 2011, La Légende des fils.


Chantal Thomas, L'échange des princesses (Seuil)


En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.

La réaction à Madrid est plus que positive, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu.

Chantal Thomas est née en 1945 à Lyon et passe son enfance à Arcachon. Elle étudie la philosophie et suit les cours de Roland Barthes. Passionnée par le dix-huitième siècle elle s’intéresse au marquis de Sade, à Casanova, à Marie-Antoinette ou à la vie des salons qu'elle raconte dans L’esprit de conversation. Directrice de recherches au CNRS, Chantal Thomas a enseigné dans les universités américaines de Yale et Princeton. Chantal Thomas est aussi romancière et auteur de pièce de théâtre. Eprise de liberté, de littérature, d’histoire et de voyages elle se raconte dans Cafés de la mémoire.

Son roman Les adieux à la Reine qui a reçu le prix Femina en 2002 lui a permis de se faire connaître auprès d’un public plus large. Chantal Thomas collabore au journal Le Monde et à des émissions de France Culture et fait partie du jury du prix Femina.


Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)



La robe en miel était le point d’orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l’ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d’ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d’entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s’avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d’une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d'un essaim d’abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l’air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d’insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.

Nue est le quatrième et dernier volet de l'ensemble romanesque MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l’amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005) ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009) ; Nue, automne-hiver (2013).

Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et titulaire d'un D.E.S d'histoire contemporaine.

Il est l'auteur de La Salle de bain (1985), Monsieur (1986), L'Appareil-photo (1989), La Réticence (1991), La Télévision (1997), Autoportait (à l'étranger) (2000), Faire l'amour (2002), Fuir (2005 Prix Médicis), La Mélancolie de Zidane (2006) et La Vérité sur Marie (2009 Prix Décembre); tous parus aux Éditions de Minuit. Ses livres sont traduits en plus de vingt langues: anglais, japonais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, suédois, danois, finnois, norvégien, grec, turc, portugais, catalan, tchèque, hongrois, bosniaque, roumain, américain, brésilien, coréen, russe et chinois.


Karine Tuil, L'invention de nos vies (Grasset)


Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

Karine Tuil est née le 3 mai 1972 à Paris. Diplômée de l'Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l'information), elle prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans. Son premier roman 'Pour le pire', qui relate la lente décomposition d'un couple paraît en septembre 2000 et est plébiscité par les libraires mais c'est son second roman, 'Interdit', (Plon 2001) qui connaît un succès critique et public. Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans 'Du sexe féminin' en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie 'Tout sur mon frère' qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).

En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant 'Quand j'étais drôle' qui raconte les déboires d'un comique français à New-York.
En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant 'Douce France', un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

Son septième roman, "la domination" a été publié chez Grasset en septembre 2008 (sélection prix Goncourt, prix de Flore).
Son huitième roman "Six mois, six jours", paraît en 2010 chez Grasset a obtenu en 2011, le prix littéraire du roman news organisé par le magazine styletto et le Drugstore publicis.
http://www.karinetuil.com/bio_021.htm

Frédéric Verger, Arden (Gallimard)


L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale en Marsovie, riche principauté d’Europe centrale. Alexandre de Rocoule, gérant du luxueux hôtel d’Arden, homme à femmes dont la gaieté a quelque chose de féroce, et Salomon Lengyel, veuf sérieux et solitaire, sont liés par une passion commune : l’opérette. Depuis 1917, ils ont écrit ensemble une quantité impressionnante de pièces en trois actes, inachevées car ils ne sont jamais d’accord sur la scène finale.
Pendant qu’ils travaillent sans relâche, la bête nazie rôde autour de la Marsovie sur laquelle elle ne va pas tarder à poser la patte. Les persécutions de Juifs commencent. Le danger devient pressant pour Salomon et pour sa fille Esther, revenue auprès de son père et dont Alex tombe amoureux. Et si la composition d’une dernière opérette était le seul moyen de leur sauver la vie ?

Frédéric Verger est né en 1959. Il enseigne le français dans un lycée de la banlieue parisienne. Arden est son premier roman.


Chantal THOMAS, bien que sélectionnée, mais membre du jury d'un autre grand prix, ne pourra pas se voir décerner ce laurier, conformément au règlement du Prix Goncourt.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 29 Oct - 23:28

PRIX GONCOURT 2013



Les 4 finalistes par ordre alphabétique d'auteurs







Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin-Michel)


Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une "gueule cassée", est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion.
Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.
Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

Né le 19 avril 1956 à Paris Pierre Lemaitre, de son vrai nom Pierre Marichal, est un romancier et scénariste français. Il a animé des cycles d'enseignement de la littérature. Il se consacre désormais à l'écriture, en tant que romancier et scénariste. Ses romans sont traduits en quinze langues. Il est administrateur de la SGDL (Société des Gens de Lettres).

De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans couronnés par de nombreux prix (dont le
Prix du Polar européen du Point), Pierre Lemaitre s’est imposé comme l’un des grands noms du roman noir français et a rencontré un succès critique et public exceptionnel.
Avec Au revoir là-haut – fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation –, il quitte le monde du polar et compose une grande tragédie romanesque, avec un talent et une maîtrise impressionnants.






Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)



La robe en miel était le point d’orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l’ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d’ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d’entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s’avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d’une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d'un essaim d’abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l’air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d’insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.

Nue est le quatrième et dernier volet de l'ensemble romanesque MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l’amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005) ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009) ; Nue, automne-hiver (2013).

Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et titulaire d'un D.E.S d'histoire contemporaine.

Il est l'auteur de La Salle de bain (1985), Monsieur (1986), L'Appareil-photo (1989), La Réticence (1991), La Télévision (1997), Autoportait (à l'étranger) (2000), Faire l'amour (2002), Fuir (2005 Prix Médicis), La Mélancolie de Zidane (2006) et La Vérité sur Marie (2009 Prix Décembre); tous parus aux Éditions de Minuit. Ses livres sont traduits en plus de vingt langues: anglais, japonais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, suédois, danois, finnois, norvégien, grec, turc, portugais, catalan, tchèque, hongrois, bosniaque, roumain, américain, brésilien, coréen, russe et chinois.


Karine Tuil, L'invention de nos vies (Grasset)


Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

Karine Tuil est née le 3 mai 1972 à Paris. Diplômée de l'Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l'information), elle prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans. Son premier roman 'Pour le pire', qui relate la lente décomposition d'un couple paraît en septembre 2000 et est plébiscité par les libraires mais c'est son second roman, 'Interdit', (Plon 2001) qui connaît un succès critique et public. Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans 'Du sexe féminin' en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie 'Tout sur mon frère' qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).

En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant 'Quand j'étais drôle' qui raconte les déboires d'un comique français à New-York.
En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant 'Douce France', un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

Son septième roman, "la domination" a été publié chez Grasset en septembre 2008 (sélection prix Goncourt, prix de Flore).
Son huitième roman "Six mois, six jours", paraît en 2010 chez Grasset a obtenu en 2011, le prix littéraire du roman news organisé par le magazine styletto et le Drugstore publicis.
http://www.karinetuil.com/bio_021.htm

Frédéric Verger, Arden (Gallimard)


L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale en Marsovie, riche principauté d’Europe centrale. Alexandre de Rocoule, gérant du luxueux hôtel d’Arden, homme à femmes dont la gaieté a quelque chose de féroce, et Salomon Lengyel, veuf sérieux et solitaire, sont liés par une passion commune : l’opérette. Depuis 1917, ils ont écrit ensemble une quantité impressionnante de pièces en trois actes, inachevées car ils ne sont jamais d’accord sur la scène finale.
Pendant qu’ils travaillent sans relâche, la bête nazie rôde autour de la Marsovie sur laquelle elle ne va pas tarder à poser la patte. Les persécutions de Juifs commencent. Le danger devient pressant pour Salomon et pour sa fille Esther, revenue auprès de son père et dont Alex tombe amoureux. Et si la composition d’une dernière opérette était le seul moyen de leur sauver la vie ?

Frédéric Verger est né en 1959. Il enseigne le français dans un lycée de la banlieue parisienne. Arden est son premier roman.

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Lun 4 Nov - 13:32

PRIX GONCOURT 2013



LE LAUREAT




Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin-Michel)


Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une "gueule cassée", est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion.

Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.

Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

Né le 19 avril 1956 à Paris Pierre Lemaitre, de son vrai nom Pierre Marichal, est un romancier et scénariste français. Il a animé des cycles d'enseignement de la littérature. Il se consacre désormais à l'écriture, en tant que romancier et scénariste. Ses romans sont traduits en quinze langues. Il est administrateur de la SGDL (Société des Gens de Lettres).

De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans couronnés par de nombreux prix (dont le
Prix du Polar européen du Point), Pierre Lemaitre s’est imposé comme l’un des grands noms du roman noir français et a rencontré un succès critique et public exceptionnel.
Avec Au revoir là-haut – fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation –, il quitte le monde du polar et compose une grande tragédie romanesque, avec un talent et une maîtrise impressionnants.

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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Ven 26 Sep - 8:42

PRIX GONCOURT 2014


La première sélection du prix Goncourt
(remis le 5 novembre)





Adrien Bosc, «Constellation» (Stock)

Des 48 passagers de ce vol Air France du 27 octobre 1949 qui s’écrasa sur le mont Redondo, on ne retient que quelques noms célèbres tel que Marcel Cerdan ou encore Ginette Neveu. Mais ce fut bien 48 vies, 48 chemins qui se croisèrent pour précipiter cet avion vers cette improbable fin.

Adrien Bosc ne cherche pas à expliquer le comment de ce crash, ce sont les pourquoi qu’il choisit de décortiquer. Il fouille ces 48 vies à la recherche des petits éléments qui conduiront à ce drame. On accompagne chaque passager dans l’instant qui l’amènera à prendre ce vol, dans ce qui rendra « nécessaire » cet accident. On voyage ainsi entre les juxtapositions de causalités, en regardant la trame, les constellations tisser leur fin. Un peu comme une promenade sur les fils de ces vies pour en saisir la mélodie dramatique à l’heure de ces premiers accords.





Kamel Daoud, «Meursault, contre-enquête» (Actes Sud)

L’auteur de Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud est journaliste au Quotidien D’Oran ainsi qu’un écrivain reconnu. Pour cette année dédiée à l’auteur français Albert Camus, il nous livre un troisième ouvrage posant un point de vue algérien sur l’histoire de Meursault.

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom et une histoire au mort resté "l'Arabe" jusqu'ici.





Grégoire Delacourt, «On ne voyait que le bonheur» (JC Lattès)

Après le succès mondial de La liste de mes envies et de La première chose qu’on regarde, Grégoire Delacourt signe sans doute son roman le plus fort, le plus personnel, sur la violence de nos vies et aussi sur le pardon.

À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité.Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.





Pauline Dreyfus, «Ce sont des choses qui arrivent» (Grasset)
Pauline Dreyfus est née en 1969. Elle est l’auteur de Immortel, enfin (Grasset, 2012, prix des Deux-Magots). Ce sont des choses qui arrivent est son deuxième roman.

1945. Saint-Pierre-de-Chaillot, l’une des paroisses les plus huppées de Paris. Toute l’aristocratie, beaucoup de la politique et pas mal de l’art français se pressent pour enterrer la duchesse de Sorrente. Cette femme si élégante a traversé la guerre d’une bien étrange façon. Elle portait en elle un secret. Les gens du monde l'ont partagé en silence. « Ce sont des choses qui arrivent », a-t-on murmuré avec indulgence.

Revoici donc la guerre, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Natalie de Sorrente. À l'heure où la filiation décide du sort de tant d'êtres humains, comment cette femme frivole va-t-elle affronter la révélation de ses origines ?





Clara Dupont Monod, «Le roi disait que j’étais diable» (Grasset)


Pour son sixième livre, la journaliste et chroniqueuse chez Transfuge, Clara Dupont-Monod, se saisit d'une Histoire souvent fantasmée et immerge le lecteur dans la complexité du personnage d'Aliénor d'Aquitaine


Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…

Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.





Benoît Duteurtre, «L’ordinateur du paradis» (Gallimard)

Journaliste, producteur de radio et écrivain, Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse en 1960. De lui, les Editions Gallimard ont récemment publié Le voyage en France , Service clientèle , La Rebelle , La petite fille et la cigarette , Les pieds dans l'eau , L'été 76 , Le retour du Général , À nous deux, Paris !

Arrivé aux portes du paradis, un nouvel élu, fraîchement décédé, découvre les normes d'hygiène et de sécurité désormais fixées pour la vie éternelle. Au même moment, sur terre, un projet de pénalisation des images pornographiques perturbe la tranquillité de Simon Laroche, haut fonctionnaire bon teint qui redoute de se voir démasqué pour ses escapades sur Internet. Pourtant, c'est une simple phrase, filmée à son insu, qui va le précipiter dans un engrenage cauchemardesque.





David Foenkinos, «Charlotte» (Gallimard)


Charlotte est le treizième roman de David Foenkinos. Il a publié entre autres Les Souvenirs et Je vais mieux. Ses livres sont traduits en quarante langues. En 2011, son frère et lui ont adapté au cinéma La Délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.





Fouad Laroui, «Les tribulations du dernier Sijilmassi» (Julliard)

Fouad Laroui est l'auteur de La Femme la plus riche du Yorkshire (2008), Le jour ou Malika ne s'est pas mariée (2009), Une année chez les Français (2010), La Vieille Dame du riad (2011) et L'Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine (2012) qui a reçu le prix Goncourt de la nouvelle.

Ce roman raconte les péripéties d’un ingénieur marocain qui décide de tout plaquer, de changer sa vie et de revenir aux sources dans son village d'Azemmour au Maroc. Cette quête sera semée d’embûches mais ce livre pose aussi la question du religieux et de ses dérives fondamentalistes. Il constate un désarroi des intellectuels musulmans et rappelle qu'il y a eu un islam intelligent et quasi agnostique.





Gilles Martin-Chauffier, «La femme qui dit non» (Grasset)


Rédacteur en chef de Paris Match et romancier, Gilles Martin-Chauffier a publié chez Grasset Une Affaire embarrassante (1995, prix Freustié), Les Corrompus (1998, prix Interallié), Silence, on ment (2003, prix Renaudot des lycéens) et Paris en temps de paix (2011).

Une femme hors du commun - inspirée par la grand-mère de l’auteur - se remémore et nous raconte son incroyable existence.
1938. Alors que le destin de l’Europe s’apprête à basculer à Munich, un voilier anglais accoste sur l’Ile-aux-Moines. A son bord, Charles Evans et sa fille Marge. La jeune fille anglaise rencontre là deux jeunes Bretons, Blaise de Méaban et son meilleur ami Mathias. Elle épouse Blaise et, se croyant enceinte, ne peut l’accompagner à Londres lorsqu’il s’embarque pour répondre à l’Appel du Général de Gaulle. Esseulée, elle fait alors de Mathias son amant - et le véritable père de son fils. Ce trop lourd secret de famille et les guerres feront le reste…





Mathias Menegoz, «Karpathia» (POL)


Mathias Menegoz est un enfant de 1968, son année en tout cas. Père normand et mère souabe du Danube, région dont il va s’inspirer pour son premier livre.

Un château fort au bord d'un lac, entouré de montagnes et de grandes forêts… C'est ce dont rêve le comte Alexander Korvanyi.
En 1833 ce capitaine hongrois quitte brutalement l'armée impériale pour épouser une jeune autrichienne, Cara von Amprecht. Aussitôt, il part de Vienne avec elle, pour aller vivre aux confins de l'Empire sur les terres de ses ancêtres.
Loin du folklore gothique, la Transylvanie de 1833 est une mosaïque complexe, peuplée de Magyars, de Saxons et de Valaques. D'un village à l'autre, on parle hongrois, allemand ou roumain ; on pratique différentes religions, on est soumis à des juridictions différentes.




Eric Reinhardt, «L’amour et les forêts» (Gallimard)

« J’ai eu envie de connaître Bénédicte Ombredanne en découvrant sa première lettre : c’était une lettre dont la ferveur se nuançait de traits d’humour, ces deux pages m’ont ému et fait sourire, elles étaient aussi très bien écrites, c’est un alliage suffisamment rare pour qu’il m’ait immédiatement accroché.

Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.





Emmanuel Ruben, «La ligne des glaces» (Rivages)

Publié en avril 2014 chez Rivages, le troisième texte d’Emmanuel Ruben, un an après son remarquable "Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu" au Sonneur, propose un dépaysement apparent et un voyage intérieur fort différents, précieux à l’heure où mondialisation / uniformisation et virulentes identités "nationales" s’entrechoquent sans doute plus fortement que jamais.

Un jeune diplomate en herbe est envoyé dans un mystérieux pays de la Baltique orientale, en vue de proposer une délimitation de ses frontières maritimes. Mission impossible dont il se désintéresse peu à peu, gagné par une mélancolie que ne fait qu’aviver l’hiver… Une exploration, aussi audacieuse que singulière, des confins du grand Nord.





Lydie Salvayre, «Pas pleurer» (Seuil)

Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Décembre) pour La Compagnie des spectres et le prix François-Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l'objet d'adaptation théâtrales.

Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale.

Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.






Joy Sorman, «La peau de l’ours» (Gallimard)


Deux ans après le remarqué Comme une bête, qui évoquait la passion d’un boucher pour son métier, Joy Sorman prolonge sa réflexion sur les liens entre l’homme et l’animal. En choisissant franchement le genre du conte, à tendance fantastique, qu’elle avait effleuré vers la fin de son précédent roman.

« Le contrat interdisant aux ours de s’approcher des enfants avait été étendu aux jeunes filles, leur attirance réciproque, depuis longtemps suspectée et redoutée par les hommes, mettant en péril la survie de la communauté, le maintien de l’ordre et la bonne moralité des femmes, dont il ne faut pas exciter le désir.

Malgré ces précautions, un ours et une femme se croisèrent et cela dégénéra. Une fois encore les hommes durent abattre un ours, le plus noble et le plus courageux des animaux, réactivant une guerre que pourtant personne ne désirait — car c’est toujours la mort dans l’âme qu’on s’en prend au souverain des montagnes. »





Eric Vuillard, «Tristesse de la terre» (Actes Sud)

Depuis La Bataille de l'Occident (La Première Guerre Mondiale)  et Congo (l'Histoire coloniale), Eric Vuillard est devenu le spécialiste de récits courts, fragmentés, très souvent agrémentés de photos.

On pense que le reality show est l'ultime avatar du spectacle de masse. Qu'on se détrompe. Il en est l'origine. Son créateur fut Buffalo Bill, le metteur en scène du fameux Wild West Show. Tristesse de la terre, d'une écriture acérée et rigoureusement inventive, raconte cette histoire.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 7 Oct - 23:59

DEUXIEME SELECTION GONCOURT 2014




Kamel Daoud, «Meursault, contre-enquête» (Actes Sud)

L’auteur de Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud est journaliste au Quotidien D’Oran ainsi qu’un écrivain reconnu. Pour cette année dédiée à l’auteur français Albert Camus, il nous livre un troisième ouvrage posant un point de vue algérien sur l’histoire de Meursault.

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom et une histoire au mort resté "l'Arabe" jusqu'ici.





Pauline Dreyfus, «Ce sont des choses qui arrivent» (Grasset)
Pauline Dreyfus est née en 1969. Elle est l’auteur de Immortel, enfin (Grasset, 2012, prix des Deux-Magots). Ce sont des choses qui arrivent est son deuxième roman.

1945. Saint-Pierre-de-Chaillot, l’une des paroisses les plus huppées de Paris. Toute l’aristocratie, beaucoup de la politique et pas mal de l’art français se pressent pour enterrer la duchesse de Sorrente. Cette femme si élégante a traversé la guerre d’une bien étrange façon. Elle portait en elle un secret. Les gens du monde l'ont partagé en silence. « Ce sont des choses qui arrivent », a-t-on murmuré avec indulgence.

Revoici donc la guerre, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Natalie de Sorrente. À l'heure où la filiation décide du sort de tant d'êtres humains, comment cette femme frivole va-t-elle affronter la révélation de ses origines ?




Clara Dupont Monod, «Le roi disait que j’étais diable» (Grasset)


Pour son sixième livre, la journaliste et chroniqueuse chez Transfuge, Clara Dupont-Monod, se saisit d'une Histoire souvent fantasmée et immerge le lecteur dans la complexité du personnage d'Aliénor d'Aquitaine


Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…

Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.





Benoît Duteurtre, «L’ordinateur du paradis» (Gallimard)

Journaliste, producteur de radio et écrivain, Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse en 1960. De lui, les Editions Gallimard ont récemment publié Le voyage en France , Service clientèle , La Rebelle , La petite fille et la cigarette , Les pieds dans l'eau , L'été 76 , Le retour du Général , À nous deux, Paris !

Arrivé aux portes du paradis, un nouvel élu, fraîchement décédé, découvre les normes d'hygiène et de sécurité désormais fixées pour la vie éternelle. Au même moment, sur terre, un projet de pénalisation des images pornographiques perturbe la tranquillité de Simon Laroche, haut fonctionnaire bon teint qui redoute de se voir démasqué pour ses escapades sur Internet. Pourtant, c'est une simple phrase, filmée à son insu, qui va le précipiter dans un engrenage cauchemardesque.




David Foenkinos, «Charlotte» (Gallimard)


Charlotte est le treizième roman de David Foenkinos. Il a publié entre autres Les Souvenirs et Je vais mieux. Ses livres sont traduits en quarante langues. En 2011, son frère et lui ont adapté au cinéma La Délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.





Eric Reinhardt, «L’amour et les forêts» (Gallimard)

« J’ai eu envie de connaître Bénédicte Ombredanne en découvrant sa première lettre : c’était une lettre dont la ferveur se nuançait de traits d’humour, ces deux pages m’ont ému et fait sourire, elles étaient aussi très bien écrites, c’est un alliage suffisamment rare pour qu’il m’ait immédiatement accroché.

Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.





Emmanuel Ruben, «La ligne des glaces» (Rivages)

Publié en avril 2014 chez Rivages, le troisième texte d’Emmanuel Ruben, un an après son remarquable "Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu" au Sonneur, propose un dépaysement apparent et un voyage intérieur fort différents, précieux à l’heure où mondialisation / uniformisation et virulentes identités "nationales" s’entrechoquent sans doute plus fortement que jamais.

Un jeune diplomate en herbe est envoyé dans un mystérieux pays de la Baltique orientale, en vue de proposer une délimitation de ses frontières maritimes. Mission impossible dont il se désintéresse peu à peu, gagné par une mélancolie que ne fait qu’aviver l’hiver… Une exploration, aussi audacieuse que singulière, des confins du grand Nord.







Lydie Salvayre, «Pas pleurer» (Seuil)

Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Décembre) pour La Compagnie des spectres et le prix François-Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l'objet d'adaptation théâtrales.

Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale.

Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mar 28 Oct - 14:48

Prix Goncourt 2014 : l'Académie révèle les quatre finalistes



Kamel Daoud, «Meursault, contre-enquête» (Actes Sud)

L’auteur de Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud est journaliste au Quotidien D’Oran ainsi qu’un écrivain reconnu. Pour cette année dédiée à l’auteur français Albert Camus, il nous livre un troisième ouvrage posant un point de vue algérien sur l’histoire de Meursault.

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom et une histoire au mort resté "l'Arabe" jusqu'ici.




Pauline Dreyfus, «Ce sont des choses qui arrivent» (Grasset)
Pauline Dreyfus est née en 1969. Elle est l’auteur de Immortel, enfin (Grasset, 2012, prix des Deux-Magots). Ce sont des choses qui arrivent est son deuxième roman.

1945. Saint-Pierre-de-Chaillot, l’une des paroisses les plus huppées de Paris. Toute l’aristocratie, beaucoup de la politique et pas mal de l’art français se pressent pour enterrer la duchesse de Sorrente. Cette femme si élégante a traversé la guerre d’une bien étrange façon. Elle portait en elle un secret. Les gens du monde l'ont partagé en silence. « Ce sont des choses qui arrivent », a-t-on murmuré avec indulgence.

Revoici donc la guerre, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Natalie de Sorrente. À l'heure où la filiation décide du sort de tant d'êtres humains, comment cette femme frivole va-t-elle affronter la révélation de ses origines ?




David Foenkinos, «Charlotte» (Gallimard)


Charlotte est le treizième roman de David Foenkinos. Il a publié entre autres Les Souvenirs et Je vais mieux. Ses livres sont traduits en quarante langues. En 2011, son frère et lui ont adapté au cinéma La Délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.




Lydie Salvayre, «Pas pleurer» (Seuil)

Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Décembre) pour La Compagnie des spectres et le prix François-Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l'objet d'adaptation théâtrales.

Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale.

Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.
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MessageSujet: Re: PRIX GONCOURT    Mer 5 Nov - 19:50

LAUREATE DU PRIX GONCOURT 2014




Lydie Salvayre, «Pas pleurer» (Seuil)

Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Décembre) pour La Compagnie des spectres et le prix François-Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l'objet d'adaptation théâtrales.

Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale.

Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.
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