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 LES CHANTEURS EN CHANSONS

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Nine
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Jeu 29 Juil - 3:34

SOLILOQUE
GEORGES CHELON






Je serai presque imbécile,
Presque mort, presque à l'asile
Enfin je serai gâteux,
Impotent et radoteux,
Lorsque l'on viendra me dire
Que j'avais des choses à dire,
C'est merveilleux.

Je n'ai pas assez de rides,
Pas d'accent, et ça fait vide,
On ne prend guère au sérieux
Que ceux qui sentent le vieux.
Je ne fais pas de risettes,
Je ne fais pas de courbettes,
Je fais merdeux.

Je ne fais pas de scandale,
J'ai des allures normales,
Je n'ai pas de grande famille
Et je n'aime qu'une fille.
Je n'distribue pas d'enveloppes,
Je ne vais pas à Saint-Trop',
C'est pas sérieux.

Je n'ai pas de club de fans,
Tous ceux qui m'aiment n'ont pas l'âme
De quelques gens qui se complaisent
A expédier quelques fadaises
Aux radios ou à la télé,
Que j'en sois ou non le sujet,
Et c'est miteux.

Dans ce monde où l'on rigole
Dans ce monde farandole,
Dans ce futur optimiste,
C'est vrai que je fais fort triste,
Je fais toujours le même air,
Mes sujets sont trop sévères,
C'est pas douteux.

Je fais paroles et musique,
C'est mal vu par les critiques,
Ça fait celui qui se croit,
Qui veut tout garder pour soi,
Les millions de la Sacem
Ça va toujours chez le Même,
C'est prétentieux.

De plus, l'Académie de la
Chanson française m'honora
Afin que je me heurte aux murs
Des théâtres de la culture,
Je ne dois pas faire le poids
Les autres le font mieux que moi.
J'en suis envieux.

Je n'fais pas de politique,
A tort, vu que les statistiques
Prouvent que l'on voit plus souvent
Des artistes dits bien penchants
Que ceux qui n'ont pas d'opinion,
Le soir, à la télévision,
C'est pas douteux.

Et puis je ne suis pas sociable,
J'ai un caractère minable,
On m'a entendu râler
Pour un piano désaccordé,
Pour une sono qui larsen
Et pour un mètre de scène,
De mieux en mieux.

Moi qui détiens le premier prix
Des galas que l'on dit gratuits,
Que l'on prévient tout juste à temps,
Pour faire des remplacements,
Quand je réponds qu'je regrette,
Ils disent que j'ai la grosse tête,
C'est merveilleux.

Faudrait que j'aille en Amérique,
Y dépenser quelques briques,
Pour faire le "Carneguignol",
Pour m'y faire une auréole,
Après ce sera l'ovation,
On m'prendra pour l'Eurovision,
C'est-y pas mieux.

Après toutes ces recettes,
Ces constatations de faits,
Ces concessions en puissance,
Je devrais faire pénitence,
Je devrais, si je veux plaire,
Commencer d'abord par me taire,
Mais je ne peux.

C'est une chanson miteuse,
C'est une chanson honteuse,
D'ailleurs, ce n'est pas une chanson,
Ça n'a pas d'air et pas de pont,
Je pourrais Même, en désespoir de cause,
Recommencer l'histoire,
Recommençons.

Un petit aparté, quand Même,
Nous sommes une bonne douzaine
Qui portons la tare du métier,
Celle de n'être que Français.
Que ne venons nous pas du Caire,
De la Russie, de l'Angleterre,
Ça marcherait mieux.

Nous serons presque imbéciles,
Presque morts, presque à l'asile,
Enfin nous serons gâteux,
Impotents et radoteux,
Lorsque l'on viendra nous dire
Que nous avions des choses à dire,
C'est merveilleux.

http://www.musicme.com/Georges-Chelon/albums/Georges-Chelon-0724357092425.html
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Ven 30 Juil - 0:36

TROIS PETITES NOTES DE MUSIQUE
YVES MONTAND


Son talent d'interprète, son charme et son jeu de scène issu
du music-hall assurent à Montand un succès immédiat auprès du public.
Montand aura été de ceux qui ont pris de la vie tout ce qu'elle pouvait donner,
à travers un engagement politique sincère,
une volonté de fer, un perfectionnisme ardent, un charme déroutant,
un talent fou...
Les chansons de sa discographie, impressionnante,
seront souvent reprises, et sont aujourd'hui des classiques du genre,
que l'on retrouve souvent aux côtés des grands
de la chanson française comme Charles Trenet..

Montand, un travailleur acharné, une diction impeccable,
un jeu de scène hors du commun, un interprète sensible et rare,
qui a du donner une âme, un souffle à des textes écrits pour lui !

Plus que les artistes, les foules aiment les interprètes
et les désignent comme les vengeurs de leurs misères petites ou grandes.
Yves Montand fut un de ces intercesseurs et sut mêler
dans son image de chanteur, de comédien et d'artiste engagé
les traits contradictoires mais immuables
d'un des personnages types de la mythologie française :
« grande gueule » mais chic type, séducteur,
plein d'idées sans être intellectuel,
aristocrate et populaire mais ni snob ni vulgaire.
Rien que de la juste mesure, du sur mesure même.

En 1959 Montand devient une vedette mondiale avec une tournée aux USA.
C'est "l'indémodable, le classique" celui qui a sublimé les Feuilles Mortes
de Prévert, une chanson qui aujourd'hui encore est classée première
dans les classements de la Sacem, le monde entier chante les
FEUILLES MORTES ...
Il a été et restera l'élégance de la chanson Française
l'éternelle French Touch.



Rencontres & La colombe de l'arche

Trois petites notes de musique
Ont plié boutique
Au creux du souvenir
C'en est fini de leur tapage
Elles tournent la page
Et vont s'endormir

Mais un jour sans crier gare
Elles vous reviennent en mémoire

Toi, tu voulais oublier
Un p'tit air galvaudé
Dans les rues de l'été
Toi, tu n'oublieras jamais
Une rue, un été
Une fille qui fredonnait

La, la, la, la, je vous aime
Chantait la rengaine
La, la, mon amour
Des paroles sans rien de sublime
Pourvu que la rime
Amène toujours

Une romance de vacances
Qui lancinante vous relance

Vrai, elle était si jolie
Si fraîche épanouie
Et tu ne l'as pas cueillie
Vrai, pour son premier frisson
Elle t'offrait une chanson
A prendre à l'unisson

La, la, la, la, tout rêve
Rime avec s'achève
Le tien n'rime à rien
Fini avant qu'il commence
Le temps d'une danse
L'espace d'un refrain

Trois petites notes de musique
Qui vous font la nique
Du fond des souvenirs
Lèvent un cruel rideau de scène
Sur mille et une peines
Qui n'veulent pas mourir

Paroles: Henri Colpi.
Musique: Georges Delerue
1961
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Sam 31 Juil - 2:53

PASSEUR DE REVES
MICHEL BERGER


Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.


On se souvient de cette voix claire et de ce sourire derrière lequel il dissimulait sa timidité,
ses blessures et ses craintes.
Michel Berger possédait cette sorte de fragilité,
celle qui accompagne les romantiques et les rêveurs.
Musicien hors pair, auteur sensible et inspiré,
Il a marqué l'histoire de la variété française en composant
la célèbre comédie musicale Starmania ...
où l'on retrouve son coté tendre et visonnaire.
c'etait un auteur-compositeur-interprète,
directeur artistique et arrangeur musical Français.

... Y a tant de vagues, et tant d'idées
Qu'on arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner
Le jour où j'aurai tout donné
Que mes claviers seront usés
D'avoir osé
Toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant ...



Michel Berger - Laisser Passer Les Reves

Laissez passer les rêves
Celui de Jacky Chang, celui de Luther King.
Que le matin se lève
Sur un tout nouveau monde comme on l'imagine.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace
À force de manquer d'air
Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves.

Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah, yeah.

Laissez passer les rêves
Celui de Thérésa, et de Charly Chaplin.
Que nos visions enlèvent
Le poids de l'inconnu, le futur qu'on devine.
On a besoin d'agrandir le mystère
On a besoin de regarder la Lune pour oublier la Terre.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves.

Stevenson, Jules Verne ou Georges Owell.
Picasso qui peint "Les Demoiselles".
Edgar Poe écrivant ses nouvelles.
L'homme oiseau qui veut battre des ailes
Pour attraper le ciel.



Dernière édition par Nine le Sam 31 Juil - 3:29, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Sam 31 Juil - 3:00

CELUI QUI CHANTE
MICHEL BERGER


Celui qui chante retrouve la vie, retrouve le cri de l'enfant Dieu.



Celui qui chante
A son histoire
A notre histoire
Au fond de lui
Celui qui chante
Rejoins le ciel
Et fais bouger
L' ordre éternel
Il est heureux, malheureux comme nous
Il cherche ce qu' il voudrait comme nous
Mais quelque chose l' emporte au dessus de tout
Celui qui chante

Celui qui chante
Retrouve la vie
Retrouve le cri
De l' enfant Dieu
Celui qui chante
Se sent grandir
Et sent sa force
Au bout des doigts
Il se cherche des raisons comme nous
Il se pose des questions comme nous
Mais quelque chose l' emporte au dessus de tout
Celui qui chante

Celui qui chante
Devient si fort
Que rien au monde
Ne peut l' atteindre
Celui qui chante
A des regards
De vrai bonheur
Au fond des yeux
Il est heureux, malheureux comme nous
Il cherche ce qu' il voudrait comme nous
Mais quelque chose l' emporte au dessus de tout
Celui qui chante

Celui qui chante
A tant d' amour
Celui qui chante
A tant d' amis
Celui qui chante
Dans sa tête à lui


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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Lun 2 Aoû - 1:15

GEORGES BRASSENS

L'inspiration et les idées d'une chanson,
comment çà se dessine, çà murit et prend forme !
çà part d'une phrase jetée sur une feuille ...
elle dort, 6 jours, 6 mois, 6 ans,
et un jour elle devient une chanson.

... Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane ...



Supplique pour être enterré sur une plage de Sète

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Mer 4 Aoû - 2:55

L'EXIL D'UN CHANTEUR
qui aime son pays comme on aime une femme !


MICHEL POLNAREFF
LETTRE A FRANCE


Lettre A France

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à huit heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas
La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastisque
Je vis en Chimérique
La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça
Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui j'ai le mal de toi parfois
Mêm' si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...

En 1977, il compose Lettre à France sur un texte de Jean-Loup Dabadie
qui exprimera sa nostalgie pour la France.
Il décide à cette époque d’arrêter sa carrière américaine.
Non pas faute de succès, mais faute d’envie.
Il est maintenant attaché à ce confort de vie californien
fait de sport et de nouvelles technologies,
loin des paillettes et de l’agitation perpétuelle des polémiques
et des enjeux politiques de la vie parisienne.

Il existe des immenses artistes, sensibles et visionnaires qui demeurent incompris.
Les bravos et les paillettes ne suffisent pas.

... Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastisque
Je vis en Chimérique
La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi ...

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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Mer 4 Aoû - 3:26

GOODBYE MARYLOU
MICHEL POLNAREFF
1990


ou la vision des nouvelles techniques de communication,
c'est chanter son siècle à l'avance.



Goodbye Marylou

Quand l'écran s'allume je tap' sur mon clavier
Tous les mots sans voix qu'on s'dit avec les doigts
Et j'envoie dans la nuit
Un message pour celle qui
Me répondra OK pour un rendez-vous
Message électrique quand elle m'éléctronique
Je reçois sur mon écran tout son roman
On s'approch' en multi
Et je l'attire en duo
Après OK elle me code Marylou
Goodbye Marylou
Goodbye Marylou
Goodbye Marylou,
Goodbye
Quand j'ai caressé son nom sur mon écran
Je me tape Marylou sur mon clavier
Quand elle se déshabille
Je lui mets avec les doigts
Message reçu OK code Marylou
Quand la nuit se lèv' et couch' avec le jour
La lumière vient du clavier de Marylou
Je m'envoie son pseudo
Mais c'est elle qui me reçoit
Jusqu'au petit jour on se dit tout de nous
Goodbye Marylou, Goodbye Marylou
Goodbye Marylou, Goodbye Marylou
Goodbye Marylou, Goodbye
Goodbye Marylou, Goodbye...
Quand l'écran s'allume je tap' sur mon clavier
Tous les mots sans voix qu'on s'dit avec les doigts
Et j'envoie dans la nuit
Un message pour celle qui
A répondu OK pour un rendez-vous
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Lun 16 Aoû - 0:42

ENTRETIEN AVEC MICHEL FUGAIN
« C'est le rôle des artistes de réveiller les gens »

Extrait Midi Libre 10/08/2010
Recueilli par Octavie DELAUNAY



Que représente, pour vous, le fait de monter sur scène ?

J'ai passé mon temps à faire des chansons pour faire de la scène.
Nous les artistes, on a en charge l'imaginaire du peuple.
Sur scène, on ne doit pas parler de soi mais des autres.
Ce n'est pas un exutoire.
On n'est pas là pour se soigner comme pour une thérapie.
Faire des chansons, c'est un métier.
Cela fait quarante-quatre ans que je le fais et je peux vous dire
qu'on a plus de devoirs que de privilèges.

Janis Joplin disait :
«On ne peut pas chanter une chanson que l'on ne ressent pas. »
Etes-vous d'accord avec cette phrase ?

Même si je travaille avec des paroliers, toujours les mêmes,
depuis des années d'ailleurs, qui me connaissent par coeur, la vérité serait plutôt :
« Si on ne ressent pas la chanson,
comment peut-on espérer que le public puisse la ressentir ? »
Ils m'emmerdent, ces crétins qui disent "je" sans arrêt.
On chante pour les autres.
Ce n'est pas un métier nombriliste.

Etes-vous fier d'être perçu comme un artiste populaire ?

Avec le temps, je suis devenu un artiste populaire.
Mon combat actuel, c'est de lutter contre cette génération qui méprise cet aspect,
qui refuse leur héritage.
C'est comme s'ils n'avaient rien appris de ce qu'on a semé.
Nous on a connu autre chose et je sais pourquoi je lutte.
Mais eux, ils ne connaîtront que la thune et le show-biz.
Le cynisme ambiant, c'est dramatique.
Pas l'ombre d'une générosité, que du marketing.
Je ne voudrais simplement pas que la jeune génération
soit sacrifiée sur l'autel de l'ultralibéralisme.

Vous êtes donc contre la léthargie ambiante ?

C'est le rôle des artistes de réveiller les gens quand ils dorment
et de leur chanter des chansons d'amour quand ils se battent.
On est tous dans le même bain. On se doit d'être solidaires.
Quand j'allume BFM TV tous les matins, j'utilise mon pouvoir d'indignation.
On est dans la société la plus injuste qu'il soit.

Aux jeunes générations, vous avez envie de leur dire quoi ?

Que vous avez plutôt intérêt de vous enraciner le plus fort possible,
pour aller le plus loin.
J'aime assez ce proverbe qui dit :
« Pour savoir où on va, il faut savoir d'où on vient. »
J'ai écrit un texte, à ce sujet, pour mon fils de 17 ans,
et j'explique que l'histoire de l'humanité est comme un grand arbre,
que chaque branche est une génération,
et si une d'elle vient à se détacher du tronc, ça fait du bois mort.
Et le bois mort, c'est pour le feu.

itv intégrale ici :
http://www.midilibre.com/articles/2010/08/10/ML-Michel-Fugain-C-39-est-le-role-des-artistes-de-reveiller-les-gens-1340480.php5
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Dim 27 Fév - 11:06

HUBERT-FÉLIX THIÉFAINE :
"LE PUBLIC N'EST PAS LÀ POUR ME VOIR FAIRE MA CRISE,
IL EST LÀ POUR ENTENDRE CE QU'IL A ENVIE D'ENTENDRE"


Article de type Interview publié dans le genre Variétés Françaises
le 23/02/2011 par Michaël Rochette




Des titres comme des coordonnées géographiques,
des noms comme des numéros de série,
des empilages de qualificatifs apparemment aléatoires,
des vocables entremêlés empruntant autant à l'Antiquité,
à Nietzsche qu'à l'ère du tout-numérique,
dans des registres allant du plus soutenu au plus familier :

depuis plus de trente ans l'univers d'Hubert-Félix Thiéfaine
est en perpétuelle expansion et sa dernière extension s'appelle
Suppléments de Mensonge
. Poète aux métaphores anthracites et noueuses,
Thiéfaine n'en reste pas moins un chanteur rock qui a déjà donné rendez-vous
à ses fidèles dans l'antre mythique de Paris Bercy en octobre prochain. SFR rencontre HFT.

Où en est Thiéfaine en 2011,
à quelques semaines de la sortie de son seizième album ?

On est dans l’attente,
et c’est un peu plus paranoïaque aujourd’hui,
car on a toujours peur de se lever un matin et de retrouver le disque sur internet.
Comme beaucoup d’autres, je vis de mes droits d’auteur depuis 1973,
donc je suis forcément un peu parano
aujourd’hui avec la crise du disque et le téléchargement.
Pour autant, avant la sortie d’un album on n’attend pas dans le silence :
il y a les premiers retours des journalistes ou des fans sur le net,
la fréquentation du site, les locations de Bercy.
C’est plutôt rassurant pour le moment.
Quand on est chanteur on a trois vies,
c’est pour ça que je m’appelle Hubert, Félix et Thiéfaine.
Il y a d’abord la phase où l’on écrit tout seul dans son coin,
ensuite il y a le moment où l’on emballe un disque entouré
de quelques personnes et enfin il y a le public.
J’ai terminé la première phase il y a déjà quelques temps
et je suis au bout de la deuxième,
avec la sortie de l’album à la fin du mois et la préparation pour la scène.

En parlant justement de scène, un Bercy est déjà annoncé pour octobre.
Vous avez fait des Zéniths et des salles de plus petite contenance,
pourquoi revenir à Bercy aujourd’hui ?

Tout simplement parce que ça fait longtemps.
Mon dernier Bercy remonte à plus de 12 ans,
et ces choses-là étant cycliques, c’est le moment pour moi d’y revenir.
Je ne pense pas que j’en ferai un troisième

mais je suis heureux d’en faire un deuxième.
Il y a toute une jeune génération qui s’intéresse à ce que je fais et je voulais leur
"offrir" l'ambiance particulière de Bercy,
parce qu'ils étaient trop jeunes en 1998
– je pense notamment à mon fils, qui avait été gardé
par ses grands-parents ce soir-là. (rires)
Je suis assez à l'écoute des demandes de mon public.
Je dis souvent "non" mais en vérité j'essaye toujours d'arranger tout le monde.
Je trouve que les jeunes sont plus ouverts que la génération précédente ;
ils sont plus proches de ma génération,
où l'on écoutait Léo Ferré et Michel Polnareff,
mais aussi du blues, du jazz, du classique, de la pop et du rock…
Contrairement à ce que certains veulent penser,
les jeunes ne sont pas autistes sous leurs casques.
Ils vivent et ils écoutent à 360°.

La chanson incontournable sur scène,
c'est bien évidemment La Fille du Coupeur de Joints,
que vous amenez toujours d'une façon différente d'une tournée à l'autre…

Il y a eu des périodes où j'avais arrêté de la jouer,
mais ça n'empêchait pas le public de la chanter quand même. (rires)
Il s'est passé des choses amusantes avec cette chanson :
en 1995, quelqu'un est venu à la fin du spectacle et m'a dit
"mais enfin, pourquoi vous n'avez pas joué La Fille du Coupeur de Joints ?",
je lui réponds que si on l'a jouée, et il me dit "oui, mais pas comme l'originale" (rires).
Pour cette tournée-là on l'avait joliment réarrangée façon Pink Floyd,
mais je me suis rendu compte que la meilleure façon de la jouer,
c'est le plus simplement possible.
Les gens se sont appropriées cette chanson
et il faut qu'ils puissent rentrer facilement dedans.
Après je dis ça, ce n'est peut-être pas forcément ce que je vais faire pour la tournée 2011.

On n'a pas encore commencé à travailler dessus…

C'est important pour vous d'avoir des chansons accessibles
en plus de vos chansons plus "littéraires" ?

Oui, on peut écrire d'un côté La Fille du Coupeur de Joints et
Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable de l'autre.
J'aime le côté "chansonnette". C'est ma façon de travailler à 360°
. D'ailleurs, le premier extrait du nouvel album,
La Ruelle des Morts, est dans cette veine-là.
C'est une Fille du Coupeur de Joints un peu plus travaillée et un peu plus profonde,
mais la structure est la même…

Ça ne vous gêne pas un peu de vous casser la tête à écrire
des chansons élaborées et d'avoir une partie de votre public
qui vient aux concerts pour entendre La Fille… et Je t'en remets au vent ?

À une époque, ça m'énervait vraiment, oui,
mais avec le temps j'ai appris à être plus tolérant.
Le public n'est pas là pour me voir faire ma crise,
il est là pour entendre ce qu'il a envie d'entendre.
Et puis ils ne me sifflent pas quand je joue le reste (rires),
donc à moi aussi d'avoir une oreille attentive pour entendre ce qu'ils me réclament.
Ça ne m'empêchera pas de mettre des choses que j'ai envie de faire moi,
mais j'essaye désormais de nuancer les attentes des uns et des autres.

Pour revenir à La Ruelle des Morts,
peut-on dire que vous tenez ici une chanson pop, diffusable en radio ?



Oui, bien sûr, mais je ne l'ai pas forcément cherché.
Si j'avais voulu faire un tube pour passer en radio,
je n'aurais pas mis "morts" dans le titre. (rires)
Mais tout l'intérêt de cette chanson c'est justement que cette ruelle
ait bel et bien existé et qu'elle excitait mon imagination lorsque j'étais enfant.
Ce n'est pas pour autant une chanson nostalgique sur le temps passé,
c'est simplement un souvenir.
À mesure qu'on vieillit, certains souvenirs – généralement les plus doux –
ressortent et j'ai choisi de mettre celui-ci en chanson.
Après tout, les souvenirs les plus vieux sont ceux qui restent le plus longtemps.

Depuis l'album Scandale Mélancolique en 2005,
vous travaillez avec de plus en plus de collaborateurs extérieurs pour la musique
(Jérémie Kisling, JP Nataf, Ludéal, La Casa…).
Est-ce une nouvelle façon de travailler ?

C'est la faute aux ordis, ça. (rires)
Avant j'aimais bien écrire avec ma guitare sur les genoux,
et faire avancer le texte en même temps que la musique.
Aujourd'hui, avec le traitement de texte, je peux écrire n'importe où
et n'importe quand :
par exemple, dans un hôtel à trois ou quatre heures du mat',
difficile de sortir ma guitare, mais je peux continuer à écrire.
J'aime aussi qu'on distribue mes textes à des jeunes compositeurs :
je m'intéresse moins aux gens qu'à ce qu'ils sont capables de faire, le résultat.
Quand je fais passer mes textes, je demande toujours aux compositeurs
de se contenter d'un piano ou d'une guitare :
il y en a aucun qui en est capable, il faut toujours qu'ils orchestrent (rires)
– et je comprends ce besoin.
Mais quand je reçois une musique qui me plaît
, la première chose que je fais, c'est prendre ma guitare
et de m'approprier la chanson à la sauce Thiéfaine, voire la bousculer.
Il m'est aussi arrivé de refuser de très belles mélodies
parce que je n'arrivais pas à les faire miennes.
Comme un costume qui ne m'allait pas.
Combien de fois j'ai failli prendre ma gratte et dire "bon,
finalement je vais le faire moi" (rires), mais ça casserait l'expérience.
J'ai aimé le faire sur Scandale Mélancolique donc je l'ai refait ici.
Les gens pensent qu'en travaillant ainsi je ne suis plus créateur,
mais au contraire : je le suis encore tout autant,
car en m'appropriant la musique, j'y mets beaucoup de moi.

http://musique.sfr.fr/article/hubert-felix-thiefaine-le-public-nest-pas-la-pour-me-voir-faire-ma-crise-il-est-la-pour-entendre-ce-quil-a-envie-dentendre-126571/

ICI CHEZ NOUS IL EST LA :
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Dim 27 Fév - 11:31

JE T'EN REMETS AU VENT
"à mettre sa vie en musique
on en oublie parfois de vivre ..."



D'avoir voulu vivre avec moi
T'as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l'existence
Tu m'encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

H.F. THIEFAINE
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   Mer 14 Déc - 22:47

UTILE
JULIEN CLERC




"A quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?",
Me disaient des chiliens,
Bras ouverts, poings serrés.

Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer,
Je veux être utile
À vivre et à rêver.

Comme la lune fidèle
A n'importe quel quartier,
Je veux être utile
À ceux qui m'ont aimé,

À ceux qui m'aimeront
Et à ceux qui m'aimaient.
Je veux être utile
À vivre et à chanter.

Dans n'importe quel quartier
D'une lune perdue,
Même si les maitres parlent
Et qu'on ne m'entend plus,

Même si c'est moi qui chante
À n'importe quel coin de rue,
Je veux être utile
À vivre et à rêver ?

Étienne Roda-Gil
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MessageSujet: Re: LES CHANTEURS EN CHANSONS   

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