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 GABRIEL GARCIA MARQUEZ

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Nine
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MessageSujet: GABRIEL GARCIA MARQUEZ   Mer 9 Juin - 21:49

GABRIEL GARCIA MARQUEZ



Gabriel José de la Concordia García Márquez est né le 6 Mars 1928 à Aracataca,
village de Colombie.


Il est le fils d'un télégraphiste, Gabriel Eligio Garcia,
et d'une jeune fille de la bourgeoisie locale, Luisa Santiaga Marquez.
Mais il fut véritablement élevé par ses grands-parents maternels.
Son grand-père, Nicolas Marquez Iguaran,
un ancien colonel, était son compagnon et confident.
La grand- mère, Tranquilina Iguaran Cotes,
femme nerveuse et visionnaire, entrait la nuit dans sa chambre
et le terrorisait par ses histoires de revenants.
La maison et son ambiance constitueront le cadre de nombreux contes et romans.
En 1936, il étudie au collège de Barranquilla,
puis dans un internat de Zipaquira où il obtient en 1946 le baccalauréat.

En 1947, étudiant en droit à l’université de Bogota.
il publie dans El Espectador sa nouvelle :
La troisième résignation, première d’une série écrite de 1947 à 1952.
Après l’assassinat du leader politique Jorge Eliécer Gaitan,
l’université étant fermée, il rejoint sa famille à Cartagena,
où il collabore à El Universal, nouvellement fondé.

Devenu journaliste à El Heraldo de Barranquilla,
il se lie d’amitié avec Alvaro Cepeda Samudio,
Alvaro Mutis et Plinio Mendoza.
Durant ces années de bohème studieuse,
il découvre Faulkner. Hemingway, Virginia Woolf, Kafka. Joyce.

Il écrit Des feuilles dans la bourrasque qui sera publié en 1955.
Reporter à Bogotá pour El Espectador (à partir de février 1954),
il relate en particulier avec humour les tribulations
du marin Luis Alejandro Velasco
(1955, réédité en 1970 sous le titre Récit d’un naufragé).

Envoyé en Europe en juillet 1955, il se rend à Genève,
puis à Rome, où il s’inscrit au Centre expérimental de cinéma.
Quelques mois plus tard la fermeture du journal par le dictateur Rojas Pinilla,
le surprend à Paris.
Bientôt sans argent, réfugié au dernier étage d’un hôtel du quartier Latin,
il travaille à La Mala hora (publié en 1962),
dont il détache une partie constituant Pas de lettre pour le colonel
(revue Mito, 1958 : première édition en 1961) .

En 1958, il visite l’Allemagne de l’Est, l’Union soviétique, la Hongrie,
séjourne de nouveau à Paris puis à Londres et à Caracas,
avant de gagner la Colombie, où il épouse Mercedes Marcha Pardo.

Peu après le triomphe de la révolution cubaine,
il ouvre à Bogota, avec Plinio Mendoza,
un bureau de l’agence d’informations Prensa latina,
pour laquelle il travaille ensuite à La Havane et à New York.
Démissionnaire en juin 1961, il s’installe à Mexico,
écrit des scénarii et les nouvelles de Les funérailles de la Grande Mémé (1962).

En 1965, il commence la rédaction de Cent ans de solitude dont la publication
à Buenos Aires, en avril 1967,
lui vaudra aussitôt la célébrité dans toute l’Amérique latine et bientôt en Europe.

À Barcelone où il vit de 1968 à 1974.
paraît en 1972 l’Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira
et de sa grand-mère diabolique .

Sympathisant actif des mouvements révolutionnaires latino-américains,
il finance avec un grand prix littéraire (Romulo Gallos 1972)
la campagne Électorale du M.A.S. au Venezuela,
collabore en Colombie à la fondation de l’hebdomadaire Alternativa (1974)
et écrit le roman baroque politique :
L‘Automne du Patriarche (1975). En 1978,
il crée la fondation Habeas pour la défense des droits de l’homme
et des prisonniers politiques en Amérique latine et rencontre
dans cette intention le pape et le roi d’Espagne (1979).

Devenu universel et populaire pour l’originalité et la fécondité
de son imagination créatrice, il voit, en avril 1981, son roman ,
Chronique d’une mort annoncée , publié simultanément à Bogota,
Barcelone et Buenos Aires, atteindre un premier tirage
de deux millions d’exemplaires. Lauréat du prix Nobel 1982,
il est aussi l’auteur de L’Amour au temps du choléra (1986)
et d’une fiction sur les derniers jours de Bolivar :
Le Général dans son labyrinthe (1989).



Dernière édition par Nine le Ven 11 Juin - 3:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: GABRIEL GARCIA MARQUEZ   Mer 9 Juin - 22:11

SI POUR UN INSTANT ...
LETTRE DE GABRIEL GARCIA MARQUES
ENVOYÉE A SES AMIS.



Si pour un instant Dieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon
et m’offrait une parcelle de vie, j’en profiterais le plus possible.
Je ne dirais probablement pas tout ce que je pense
mais je penserais tout ce que je dis.

Je dormirais peu, je rêverais davantage,
sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux
nous perdons soixante secondes de lumière.
Je marcherais alors que les autres s’arrêtent ;
je me réveillerais quand les autres s’endorment.

Je prouverais aux hommes combien ils se trompent
en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant,
sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux.

Je donnerais des ailes à un enfant,
mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.
J'enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l'âge mais avec l'oubli.

J’ai tant appris de vous, les hommes...

J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne
sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.

J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre pour la première fois
dans sa petite main le doigt de son père il le retient pour toujours.
J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut
que pour l'aider à se lever.

Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.
Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois
je te dirais “Je t’aime” et j’ignorerais, honteusement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain,
et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses :
mais si jamais je n'ai plus que ce jour,
j'aimerais dire à tous ceux que j'aime combien je les aime.
Le lendemain n’est assuré pour personne, jeune ou vieux.
Aujourd’hui ce peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes.
N’attends donc pas davantage,
agis aujourd’hui parce que demain n’arrivera peut-être jamais
et que sûrement tu regretteras de n'avoir pas pris le temps d'un sourire,
d'une caresse, d'un baiser, trop occupé que tu étais.

Garde auprès de toi ceux que tu aimes;
dis-leur à l’oreille que tu as besoin d’eux; aime-les et soigne-les bien;
prends le temps de leur dire
“je te comprends”, “pardonne-moi”, “s’il te plaît”, “merci”
et tous les autres mots d’amour que tu connais.

Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.
Car personne ne se souviendra de tes pensées secrètes.
Il faut qu'elles soit dites … avant que tout soit consommé…"

Gabriel Garcia Marquez
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MessageSujet: Re: GABRIEL GARCIA MARQUEZ   Mer 9 Juin - 22:17

CENT ANS DE SOLITUDE
Titre original : Cien años de soledad



Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel.
Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie :
la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde;
les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie;
la décadence; le déluge et la mort des animaux.

A Macondo, petit village isolé d' Amérique du Sud,
l' illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude
par la prophétie du gitan Melquiades...
Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles,
de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique,
à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie :
naissance, vie et décadence...
Ce roman époustouflant est un chef-d' oeuvre du XXè siècle.

" Les choses ont une vie bien à elles
il faut réveiller leur âme, toute la question est là."


Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure,
est à sa façon un Quichotte sud-américain :
même sens de la parodie, même rage d'écrire,
même fête cyclique des soleils et des mots.

Cent Ans de solitude compte parmi les chefs d'oeuvre
de la littérature mondiale du XXe siècle.
L'auteur a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982.
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