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 LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE

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liliane
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MessageSujet: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Sam 15 Mai - 18:20

VICTOR LUSTIG, arnaqueur de luxe.

1890-1947


Il est né en 1890 en Autriche - Hongrie, de parents fortunés, son père entrepreneur et maire de sa petite ville. Il a eu la chance de recevoir la meilleure éducation dans les collèges les plus réputés et est incontestablement doué pour toutes les matières littéraires. Ses professeurs ne tarissent pas d’éloges à son égard. En effet, il est remarquablement brillant et possède tous les atouts pour devenir un grand avocat.

Mais à 19 ans, Victor ne l’entend point de cette oreille et ne veut pas devenir avocat. Une fois ses études terminées et parfaitement bilingue, il entretient le désir ardent de réussir, et tout de suite. Un jour sans prévenir quiconque de son départ, il s’en va pour Paris avec cette idée fixe en tête ; faire fortune et par n’importe quel moyen…

La Belle Epoque à Paris, 1909. Endroit rêvé pour les audacieux, surtout lorsqu’on est beau garçon, sans scrupules et intelligent comme lui. Il décide alors de se lancer dans un marché particulièrement rentable, le proxénétisme. Mais il se rend vite compte que la violence du milieu ne correspond pas à ses principes personnels. Il se fait sauvagement agresser par un concurrent jaloux et se trouve un autre lieu propice pour son “travail”.

Pendant quelques années il croise entre New York et Paris sur des grands paquebots. Un ami lui a appris comment arnaquer quelqu’un de manière à ce que la personne se prenne seule au piège et puisse n’en vouloir qu’à elle-même. Lustig applique ses multiples talents au poker et gagne fructueusement sa vie de fraudeur et de tricheur.

Il cesse ses activités de joueur-voleur en 1914. La guerre menaçant les bateaux, le lieu n’est plus idéal pour continuer ses activités. Il voyage jusqu’au Nouveau Monde. Une fois en Amérique, ses manières raffinées et élégantes, pour ne pas dire européennes, font des ravages.

Bien entendu, il use au maximum de son charme et ses tactiques de fraudeur restent les mêmes : Il s’arrange toujours pour que la victime ne soit pas juridiquement une victime, faisant en sorte qu’elle se piège elle-même. Ainsi la ” victime ” ne peut pas porter plainte et l’accuser d’escroquerie, ayant trop honte d’avoir été une victime naïve.

Ces sanglantes années de guerres qui aont marqué le monde, il les a passé dans une prison d’Amérique, écroué pour avoir escroqué un directeur de banque dans une affaire immobilière, mais Victor n’en a cure. Il est quelque peu dénué de sens moral ce qui contraste singulièrement avec son intelligence remarquable.


En 1925, Victor Lustig arrive à Paris les poches pleines du butin de ses escroqueries menées sur le continent américain. Ayant dilapidé sa fortune dans les endroits prestigieux de la ville, il se remet à travailler, enfin à sa manière d’escroc bien entendu…

Au hasard d’une lecture dans un journal, l’attention de Victor est attirée par le titre d’un article. La Ville de Paris aurait des problèmes avec la Tour Eiffel, les réparations nécessaires à son entretien coûtent trop cher à la ville et le problème était de trouver un financement pour les effectuer.

Le gouvernement a donc décidé de la démonter et d’en revendre les pièces au plus offrant.
C’est du moins ce qu’affirme sans sourciller Victor LUSTIG aux cinq plus importants ferrailleurs du moment, qu’il a conviés à une réunion confidentielle dans un grand hôtel de la capitale. D’origine
tchécoslovaque, ce personnage haut en couleurs parle cinq langues et se fait appeler Monsieur le Comte, un titre de noblesse évidemment usurpé.

En compagnie d’un complice, Dan Collins, qu’il fait passer pour son directeur de cabinet, LUSTIG se présente à ses interlocuteurs comme le sous-ministre des Postes et Télégraphes, qui gère l’édifice. Il leur exhibe les articles des journaux du 8 mai, qui lui ont inspiré son entourloupe. Ce jour là, la presse expliquait, en effet, que la Tour Eiffel, à l'origine construction temporaire pour l'Exposition universelle de 1889, avait besoin d'un sérieux nettoyage, et que les pouvoirs publics envisageaient de la démonter, pour limiter les frais. Divers documents à l’en-tête du ministère, faux, bien sûr, achèvent d’accréditer ses dires.

Après une visite « officielle » de la Tour Eiffel, la vente aux enchères est remportée par un certain Monsieur Poisson. Persuadé qu’il réalisera un substantiel bénéfice sur la revente du métal, le ferrailleur convie LUSTIG à célébrer son succès au restaurant.

A table, l’escroc réalise qu’il n’a peut-être pas encore complètement plumé son pigeon. Il lui propose alors d’intervenir, moyennant un substantiel dessous de table, pour lui faire obtenir la
Légion d’honneur. Ce nouveau marché conclu, l’acheteur crédule se présente quelques jours plus
tard au ministère, afin de s’y faire remettre le planning des travaux. Il ne tarde pas à comprendre qu’il s’est fait berner.

C’est malgré tout déjà trop tard : fortune en poche, LUSTIG et son complice ont déjà filé en train pour l’Autriche. Ils en reviennent quelques temps plus tard, bien décidés à renouveler l’opération. Mais leur nouvelle victime se révèle moins facile à manoeuvrer et flaire le mauvais coup.
Les deux escrocs ont tout de même le temps de gagner le Havre. Ils y embarquent sur le premier paquebot à destination des Etats-Unis.

Il tombe en 1934 pour une affaire de fausse monnaie et est condamné à 15 ans de détention à Alcatraz. Le 9 mars 1947, il contractd une pneumonie et meurt deux jours plus tard.

Cet exploit fut repris dans le livre L'homme qui vendit la tour Eiffel (The Man Who Sold the Eiffel Tower) de James F. Johnson et en:Floyd Miller, paru en 1961 chez Doubleday pour la version originale et en 1963 chez Calmann-Lévy pour la traduction française. En 1964, Claude Chabrol réalisa un court-métrage inspiré de cette histoire intitulé L'homme qui vendit la tour Eiffel dans le film à sketches Les Plus Belles Escroqueries du monde..
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Sam 15 Mai - 18:42

SERGE ALEXANDRE STAVISKY
1886 - 1934



Grâce à des protections au plus haut niveau de l’État, Stavisky a pu vivre de trafics en tout genre. Jusqu’à son coup d’éclat final: les faux bons du Crédit municipal de Bayonne. Retour sur le parcours de l’un des plus grands escrocs du XXe siècle.

La veille de Noël 1933. Depuis la fin des années 1920, les scandales succèdent aux scandales, les banqueroutes aux banqueroutes. Ce fut l’affaire de la “présidente” Marthe Hanau, banquière qui ruina des milliers de clients, puis Albert Oustric, petit-fils d’un cafetier de Carcassonne, joueur de poker invétéré et sa faillite frauduleuse. Et maintenant des bons d’emprunt émis par le Crédit municipal de Bayonne. Tous faux! Résultat : une perte sèche de 240 millions de francs pour l’établissement. Sur la sellette, le directeur, Gustave Tissier, arrêté et écroué il y a quelques jours. C’est un proche du maire de la ville, Joseph Garat. Le scandale couve au Pays basque. En réalité, Tissier n’est que l’homme de paille du cerveau de l’escroquerie, un certain Serge Stavisky, surnommé M.Alexandre.Beau parleur, séduisant,marié à la belle Arlette,un ex-mannequin de Chanel, il serait, si l’on en croit le Journal, « la canaille la plus sympathique de Paris ». Dans la capitale, on ne parle que de lui. Et la police ne pense qu’à arrêter M.Alexandre, qui est en cavale. Jusqu’à ce coup de théâtre du 8janvier 1934.Alors que les enquêteurs investissent vers 16 heures, le Vieux Logis, chalet situé à Chamonix où il s’est réfugié, ils découvrent un homme quasi mort. Stavisky décède quelques heures plus tard. Suicide ou assassinat ? Très vite, c’est la seconde hypothèse qui prévaut. Le Canard enchaîné titre à la une: « Stavisky s’est suicidé d’une balle tirée à trois mètres! »

Débute alors le plus important scandale de la IIIe République, au centre duquel se trouve un truqueur de génie, qui a passé toute sa vie à monter des coups, toujours protégé par les plus hauts personnages de l’État.

Qui est donc Stavisky ? Il est né le 20 novembre 1886 à Slobodka en Ukraine, où son père est prothésiste dentaire.Arrivé à 12 ans à Paris, le jeune Serge ne pense qu’à gagner de l’argent grâce à toutes sortes de filouteries et de méfaits.Ainsi,il n’hésite pas à voler l’or qu’il trouve dans l’atelier de son père pour le revendre. Il ne se gêne pas pour se faire fabriquer des cartes de visite du nom d’un célèbre éditeur pour pouvoir se rendre gratis au théâtre.Une authentique passion au nom de laquelle il loue les Folies Marigny pour l’été 1909. Notre escroc en herbe trouve une astuce pour ne pas payer de caution: la faire régler par les artistes, machinistes et ouvreuses du théâtre, qu’il ne rembourse jamais! Pas plus qu’il ne présente un spectacle… Résultat: les plaintes succèdent aux plaintes et Stavisky, qui a pris Albert Clemenceau, le frère de Georges, comme avocat écope en 1912 de quinze jours de prison et 25 francs d’amende. Suivent vingt ans de trafics en tout genre. Des bijoux. Des voitures. Des chèques falsifiés.Des faux bons du Trésor.Avec bien sûr des femmes qui l’entretiennent et qui finissent toutes de la même manière: ruinées.

Au début des années 1920, notre homme se lance dans les affaires. Tantôt il vend de l’élixir, tantôt il donne dans l’immobilier ou dans la construction de silos à grains. En avril 1926, “M.Alexandre” subit son premier revers: il est poursuivi par deux agents de change pour avoir dérobé des titres. Miracle : il réussit à s’échapper du bureau du juge d’instruction en passant par les toilettes attenantes. Pendant quatre mois, il se cache. Jusqu’à ce 22 juillet de la même année, où la police le cueille dans la superbe propriété qu’il loue à Marly-le-Roi et l’expédie à la Santé.Avant d’être transféré à Fresnes pour raison médicale. Libéré le 27 décembre 1927, Stavisky ne sera jamais jugé…

Il rembourse ceux qu’il a volés… avant de voler de plus belle.

C’est alors que l’on perd sa trace ; désormais, il est devenu “M. Serge Alexandre, administrateur de sociétés”. Serait-il en quête de respectabilité ? Pas le moins du monde. M. Alexandre demeure toujours un frénétique de l’escroquerie. Mais cette fois, aidé de son associé Hayotte, il vise haut en faisant main basse sur le Crédit municipal d’Orléans avec la complicité du directeur.

Première escroquerie: l’établissement reçoit des bijoux en gage,qui sont systématiquement surévalués par des experts. Puis,Stavisky remplace les vrais bijoux par des faux réalisés par sa société Alex.Naturellement, ce sont les faux qui sont restitués aux emprunteurs, tandis que les vrais sont vendus à un bon prix !

Deuxième arnaque: le recours à des faux bons de caisse qui permettent de gruger plusieurs centaines de gogos. Le petit jeu dure trois ans, le temps d’émettre pour 70 millions de francs de bons fictifs. Début 1931, Stavisky,qui a été dénoncé, doit de toute urgence rembourser les porteurs de bons,sous peine d’effectuer un nouveau séjour en prison. Mission accomplie.

Il repart pour d’autres aventures, loin d’Orléans. Au Pays basque, là où il passe ses vacances chaque été en compagnie de son épouse. Il se lie d’amitié avec le maire de Bayonne, Joseph Garat, et le convainc le 28 septembre 1931 de créer un mont-de-piété sur le modèle de celui d’Orléans. Stavisky fait appel à Desbrosses, l’ancien directeur de l’établissement du Loiret, nomme le dévoué Gustave Tissier au poste de directeur, s’attire les bonnes grâces du maire de Bayonne et une nouvelle arnaque se met en route.

Le principe ? Le même que celui expérimenté à Orléans, autrement dit l’émission de faux bons de caisse. Pendant plus d’un an, nul ne s’aperçoit de la magouille. Jusqu’à ce qu’un receveur des finances, le 15 décembre 1933, vienne contrôler le Crédit municipal de Bayonne. Catastrophe : le pot aux roses est découvert, le directeur Tissier se met à table, avouant que 240 millions de francs ont été extorqués aux épargnants à l’aide de faux bons de caisse !

Fin de partie pour M.Alexandre ? En tout cas, il montre une nouvelle fois ses talents de truqueur en faisant croire qu’il est mort le 23 décembre, victime de l’accident du train Paris-Nancy: Stavisky a fait mettre des documents portant son nom dans les vêtements de l’une des victimes! Raté : sa gouvernante le reconnaît dans la rue. Tellement heureuse de le voir vivant,elle répand la bonne nouvelle… Du coup, Stavisky s’enfuit quelque part en Savoie. Mais il reste introuvable. À la fin décembre 1933, la presse, surtout l’Action française, se déchaîne contre lui. Et le journal de Léon Daudet de souligner les relations amicales qu’entretenait Stavisky avec le directeur de la police judiciaire parisienne, Xavier Guichard. Le 4 janvier,la charge de l’Action française est à son comble. Ce jour-là, le président du conseil, Camille Chautemps, le ministre des Colonies, Albert Dalimier, le procureur de Paris, Georges Pressard, beau-frère de Chautemps et bien sûr Xavier Guichard sont montrés du doigt comme protecteurs de Stavisky.



La République semble en lambeaux. Quand survient un coup de théâtre: le 8 janvier, vers 16 heures, les policiers venus arrêter M. Alexandre entendent un coup de feu à l’intérieur du Vieux Logis, un chalet où il s’est réfugié.

Quand ils entrent, M. Alexandre a le corps ensanglanté. Une balle dans la tête. Il est dans le coma.Conduit à l’hôpital le plus proche,il décède le 9 janvier à 3h15 après une tentative de trépanation.

Sitôt sa mort connue, les rumeurs courent: Stavisky, entend-on, ne s’est pas suicidé, mais a été assassiné. Le lendemain de sa disparition, les Camelots du roi ainsi que d’autres groupes d’extrême droite manifestent devant le Palais-Bourbon aux cris d’« À bas les voleurs! À bas les assassins! Chautemps a fait assassiner Stavisky ! » Pendant quinze jours, les manifestations se succèdent. Le 27 janvier, Chautemps démissionne. Le 30, Édouard Daladier forme le nouveau gouvernement et écarte le préfet de police, Jean Chiappe, qu’il juge trop proche à la fois de l’extrême droite et de Stavisky. La tension est à son comble.Déjà,se profile l’émeute du 6 février 1934… Qui va être suivie d’un nouveau coup de théâtre, monnaie courante tout au long de cette ahurissante histoire: le 21 février, on découvre sur la voie ferrée Paris- Dijon,au kilomètre 311, au lieu-dit La Combe-aux-Fées, le corps broyé et décapité d’un homme. C’est celui du conseiller Albert Prince, le magistrat chargé d’enquêter sur tous les dossiers Stavisky. Le lendemain, Prince devait déposer devant une commission d’enquête parlementaire et donner son explication aux lenteurs des investigations du procureur Pressard, son supérieur hiérarchique!

Le fils de Stavisky finira illusionniste au cirque Medrano

Or, ces lenteurs, cette obstruction pour dire vrai, Prince les déplorait. D’où cette lancinante question: a-t-il été assassiné? Oui, répond l’extrême droite, qui fournit son explication : Prince a été éliminé sur ordre de Chautemps pour protéger le procureur Pressard, son beau-frère. Lequel est démis de ses fonctions dans les jours qui suivent…

La mort du conseiller Prince, quelles que soient ses causes exactes, sonne comme un signal:même si certains gros poissons échapperont au procès, l’affaire Stavisky ira à son terme sur le plan judiciaire.

À preuve, la commission d’enquête parlementaire ne se prive pas de divulguer quelques noms de “chéquards” achetés par Stavisky. Lorsque ses conclusions sont publiées, c’est pis encore:on apprend par exemple qu’Henri Rossignol, président de l’Union nationale des combattants,a été administrateur d’une société de Stavisky. Et qu’une kyrielle de parlementaires – tous membres du parti radical –, comme Joseph Garat ou Gaston Bonnaure, député de Paris élu en 1932, ont reçu beaucoup d’argent de Stavisky.

Les deux imprudents se retrouvent aux assises de Paris le 4 novembre 1935, en compagnie de dix-huit autres inculpés, mais évidement sans celui qui en aurait été la vedette. À l’issue de trois mois d’audience, l’ancien directeur du Crédit municipal de Bayonne,Gustave Tissier, écope de sept ans de prison; le maire de Bayonne, Joseph Garat, de deux ans. Gaston Bonnaure d’un an. La veuve de Stavisky est acquittée comme une demi-douzaine d’inculpés. Avec ce procès, Stavisky entre post mortem dans l’Histoire. Définitivement. Des livres sont écrits sur le personnage. Escroc mais aussi extravagant jusqu’à la fascination. Près de quarante ans plus tard, un film d’Alain Resnais avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle titre revient sur la saga Stavisky.


Stavisky : L'escroc du siècle
Gaetner Gilles, le 30-07-2009

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=5133
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Sam 15 Mai - 19:24

THERESE HUMBERT
1856 - 1918



Le nom de Thérèse Humbert est associé à la fameuse affaire de l'héritage Crawford, l'escroquerie du siècle qui a secoué le monde politique et financier à la fin du XIXe.

Thérèse Daurignac est née d'une famille paysanne à Aussonne en 1856. Elle épouse en 1878 à Beauzelle Frédéric Humbert, fils de Gustave Humbert, maire de Toulouse qui deviendra ministre de la Justice dans le 2e Gouvernement de Charles de Freycinet en 1882.

En 1879 elle prétend avoir reçu de Robert Henry Crawford, millionnaire américain, une partie de son héritage.

Avec cette histoire, les Humbert ont obtenu d'énormes prêts en utilisant le supposé héritage comme garantie. Ils emménagent à Paris, avenue de la Grande Armée. Ils achètent le château des Vives-Eaux à Vosves (Dammarie-lès-Lys). Cette escroquerie réussit à durer une vingtaine d'années jusqu'à ce qu'un juge se décide à faire ouvrir le fameux coffre-fort où était censé se trouver les documents prouvant l'héritage. Le coffre ne contenait qu'une brique et une pièce d'un penny.

Les Humbert avaient déjà fui le pays, mais ils ont été arrêtés à Madrid en décembre 1902. Therese Humbert, qui eut comme défenseur Fernand Labori, a été jugée et condamnée à cinq ans de travaux forcés comme son mari Frédéric. Ses deux frères, qui se faisaient passer pour les neveux Crawford, ont été condamnés à deux et trois ans chacun.

A sa libération de prison, elle émigra vers les Etats-Unis. Elle est décédée à Chicago en 1918.


Marcel Bluwal a réalisé en 1983 un feuilleton tiré de cette histoire avec Simone Signoret dans le rôle de Thérèse Lambert.
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Sam 15 Mai - 19:46

MARTHE HANAU : LA BANQUIERE
1886 - 1935


Issue d’une famille de petits commerçants juifs originaires d’Alsace, Marthe Hanau lança au lendemain de la Grande guerre une petite usine de parfumerie. C’est à cette époque, que démarra son intérêt pour la finance et à la Bourse, des domaines exclusivement masculins.

Celle qu'on appellera la « banquière » était déjà passée en justice en 1917 pour avoir commercialisé le « bâton du soldat », un produit synthétique de café et de rhum censé réchauffer le poilu dans la tranchée. Une sorte de : « Un bâton du soldat et ça repart ! ».

En 1925, elle a une idée originale : adosser une banque, le Groupement technique de gérance financière, à un journal destiné à attirer les épargnants au nom de la défense du franc. La Gazette du franc et des nations, qui est proche des radicaux et soutient la politique de paix de Briand, récolte les plus grandes signatures et le maximum d'argent. Alfred Sauvy a décrit le mécanisme Hanau : « Le Groupement technique se mue en Services financiers de la Gazette du franc, qui s'occupent de la constitution de syndicats, sociétés en participation, dont l'activité est d'acheter et de vendre des valeurs au comptant, à terme et au hors cote » (1), La Gazette prélevant 10 % des bénéfices. Rien de vraiment scandaleux, sauf que ces syndicats cultivent l'opacité, comme le montre cet article des statuts : « Les opérations pour leur réussite exigeant le secret, les syndicats s'engagent à accepter les comptes tels qu'ils leur seront présentés, sans pouvoir exiger aucun détail des opérations. » Sauf que, surtout, Marthe Hanau monte un réseau inextricable de sociétés qui placera au total pour plus de 170 millions de francs de bons auprès des petits épargnants. La Section financière, alertée notamment par la Banque de Paris et des Pays-Bas, finit par enquêter. Marthe Hanau est arrêtée le 4 décembre 1928. L'affaire judiciaire qui durera des années s'accompagne d'une bataille politique : la presse d'extrême droite, mais pas seulement elle, estime que les complices politiques du scandale sont passés au travers des mailles du filet.

Quant aux épargnants, ils sont nombreux à penser que si on l'avait laissé faire, Marthe Hanau les aurait tous remboursés. Marthe Hanau qui se suicide en prison le 14 juillet 1935 en laissant ce mot : « J'ai la nausée de cet argent qui m'écrasa. »


Marthe Hanau avait été une des rares femmes de son époque à pénétrer le monde masculin de la finance. Ce destin d’exception inspira un ouvrage à Dominique Desanti. Il fut porté à l’écran par Francis Girod en 1980 sous le titre de La Banquière, avec Romy Schneider dans le rôle titre.

http://www.jdf.com/histoire/2007/07/21/04015-20070721ARTHBD00070-le-temps-des-scandales-hanau-oustric-et-stavisky.php
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Dim 16 Mai - 9:38

FERNAND LEGROS
1931 - 1983



Fernand Legros, né le 26 janvier 1931 à Ismaïlia en Egypte et décédé le 6 avril 1983 à Chasseneuil-sur-Bonnieure, était un marchand d'art français, qui fut condamné pour vente de faux tableaux dans les années 1970.



Après une jeunesse passé en Égypte, il s'installe en France et acquiert par mariage la nationalité américaine, bien que ne cachant pas par ailleurs son homosexualité.

D'abord danseur de ballet, il fréquente ensuite l'école du Louvre. Il fait dans les années 1950 la connaissance du peintre hongrois Elmyr de Hory, dont il devient l'agent malgré son peu de connaissances en matière de peinture. Elmyr de Hory, imitateur de grand talent, s'était déjà fait une spécialité d'imiter les œuvres de peintres célèbres et avait vendu entre autres des reproductions de Picasso. En compagnie de son amant Réal Lessard, Legros vendit des tableaux d'Elmyr de Hory dans le monde entier en les faisant passer pour des œuvres authentiques de grands maîtres. Les collectionneurs floués par Legros se trouvaient notamment aux États-Unis et en Amérique du Sud. Elmyr de Hory avoua par la suite avoir réalisé 80 faux.

Ce qu'il faut savoir c'est que Elmyr de Hory, surnommé parfois "la princesse de Transylvanie", signait les toiles réalisées par Réal Lessard (qui vit aujourd'hui entre Marrakech et Bruxelles), lequel faisait vieillir les toiles dans sa propriété située à Ibiza. La preuve en est qu'Elmyr n'a jamais peint une toile en public, au contraire de Réal Lessard, qui lui, continue d'en vivre, exécutant des tableaux "à la manière de" ( cf. L'amour du faux et aussi Christophe Martin, ce dernier n'est autre que le fils de Réal Lessard dit Roland).


A partir de 1963, Fernand Legros fait irruption sur la scène de l'actualité judiciaire et attira l'attention des médias suite à la vente d'un faux Toulouse-Lautrec. Un certain Alin Marthouret affirme aussi avoir exécuté dans les années 1960 pour Legros des copies confondantes de grands maîtres. Original et flamboyant, d'une amoralité revendiquée, Legros devint un personnage médiatique, sa célébrité étant entretenue par la longueur de la procédure dont il faisait l'objet.

L'affaire Algur Hurtle Meadows (1967)

Le magnat du pétrole, directeur de la Republic National Bank et bienfaiteur de l’Université Méthodiste du Sud s’était adressé, en 1966, au marchand parisien Alex Maguy. Il voulait acquérir des toiles fauves, mais les avait trouvées trop chères. Aussi s’était-il entendu avec un autre marchand, Fernand Legros qui lui avait vendu à prix modique une cinquantaine d’œuvres de Derain, Modigliani, Vlaminck et Marquet tous certifiés et qui tous, aujourd’hui, se révèlent être des faux.

L’affaire a éclaté au début de l’année à l’occasion d’une vente de second ordre organisée à Pontoise par Me Martinot commissaire-priseur. Il s’était vu proposer par Legros deux aquarelles de Dufy, une autre de Vlaminck et une toile de la période fauve de Derain. Ces œuvres étaient certifiées et Me Martinot, trop heureux de présenter le Derain en fit la couverture de son catalogue. Bien vite, cependant, le Derain fut dénoncé comme faux par tous les marchands qui en virent la reproduction et l’on dut tirer de la vente les quatre œuvres confiées par Legros.

C’est ainsi que Fernand Legros a été démasqué. Mais en même temps, aux Etats-Unis, l’Association des marchands d’art américains, l’ADAA, a estimé, elle aussi, que les tableaux de la collection Meadows étaient faux. La loi américaine permet à tout contribuable de déduire de ses revenus imposables les œuvres d’art données aux musées. Plus d’un achète pour cent dollars une vague peinture de l’école de Paris afin de la donner au musée de sa ville qui, généralement compréhensive, l’estime dix fois plus. Algur Hurtle Meadows peut ne pas avoir été dupe.

L’affaire est grave car Legros a fourni en tableaux modernes de nombreux collectionneurs. Et une double question se pose : comment des experts ont-ils pu identifier des faux et qui est le faussaire ? Il fit l'objet d'une biographie romancée écrite par Roger Peyrefitte. Il fut finalement condamné en 1979 à deux ans de prison ferme et ressortit libre du tribunal, ayant déjà passé un temps équivalent sous les verrous en détention préventive. Il mourut d'un cancer de la gorge.

Roger Peyrefitte : Tableaux de chasse ou la vie extraordinaire de Fernand Legros, Albin Michel, 1976
Réal Leyssard : L'Amour du faux, Ed. Hachette, 1987


Fernand Legros apparut en tant que comédien dans trois films de Philippe Clair, jouant son propre rôle ou d'autres personnages.

Il est fait allusion à Legros dans le docu fiction Vérités et mensonges d'Orson Welles (1973).

Il fut une source d'inspiration pour Endaddine Akass, le méchant de l'album inachevé d'Hergé, Tintin et l'Alph-Art.

http://www.biographie.net/Fernand-Legros


Dernière édition par liliane le Dim 16 Mai - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Dim 16 Mai - 9:45



Les faussaires

Francis Cabrel

Album: Les beaux dégâts

Fausses infos, fausses poitrines
Fausses photos pour de faux magazines
Faux guérisseurs, fausses fortunes
Faux électeurs dans les fosses communes
Faux soldats dans les fausses guerres
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

Faux marteaux, fausses faucilles
Faux garçons aux bras de fausses filles
Faux serments pleins de "forever"
Faux calmants pour de fausses douleurs
Faux purs-sangs sous de fausses crinières
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

{Refrain:}
Pour en sortir c'est du délire
C'est un vrai casse-tête
Même tes faux sourires
Te font de vraies fossettes

Fausses rumeurs, fausses annonces
Faux sauveur donnant de fausses réponses
Fausses amours, fausses postures
Faux chanteur dans sa fausse voiture
Faux bijoux donnant de fausses rivières
Ça va finir, ça va finir
Qu'on sera tous des faussaires

{au Refrain}

Faux prêcheur, faux prophète
Faux joueur mimant la fausse défaite
Fausse Bible ou bien sa fausse lecture
Faux touristes dans la fausse nature
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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Dim 16 Mai - 11:41

Georges Brassens
Stances à un cambrioleur


Prince des monte-en-l'air et de la cambriole
Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison
Cependant que je colportais mes gaudrioles
En ton honneur j'ai composé cette chanson

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste
Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps

Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire
Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire
Quel bon critique d'art mon s....... tu ferais

Autre signe indiquant toute absence de tare
Respectueux du brave travailleur tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare
Solidarité sainte de l'artisanat

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes
Si je n'avais pas dû rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête
Je serais devenu ton complice, qui sait

En vendant ton butin, prends garde au marchandage
Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage
Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs

Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme
Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir

Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes
Apres tout ne te dois-je pas une chanson

Post-scriptum, si le vol est l'art que tu préfères
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires
Et tu auras les flics même comme chalands

Georges Brassens

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MessageSujet: Re: LES GRANDES ESCROQUERIES DU XXE SIECLE   Dim 16 Mai - 16:53

ALBERT SPAGGIARI
1933 - 1989




Albert Spaggiari est né dans le village de Laragne-Montéglin. Un village en pente douce aux pieds des Alpes de Haute Provence. Un village tout en pierres, flanqué d’une église rafraîchissante et d’une grandplace avec des cafés à tous les coins ! D’ailleurs, le jour de la naissance d’Albert, son père en habits du dimanche, le pli du pantalon fin comme du papier à cigarettes, en a fait le tour ! Mais quand Albert atteint l’âge de trois ans, celui-ci décède, le laissant avec sa mère. D’elle, il dit qu’elle a le goût de la poire. Elle se remettra en couple et ouvrira à Hyères un magasin de lingerie où Albert adolescent aura l’habitude de chiper la caisse pour financer ses lointaines fugues. Après des années de voyages, d’errances et de guerre (L’Indochine en tant que Para), Albert s’installe à Nice et y ouvre un studio de photo. Et durant quelques années, a contrario de la vie d’aventures qu’il avait jusqu’alors menée, il vivra une vie calme rythmée par les mariages, baptêmes, communions qu’il photographiera.

En 1976, après avoir longuement et ingénieusement réfléchi, il décide de s’attaquer à la chambre forte de la Société Générale de Nice par les égouts ! Avec du bon sens (il vérifiera les systèmes de détection sismique et acoustique grâce à un réveil caché dans un coffre loué, il se fournira des alibis) et un bon coup de pelle (il creusera accompagné de gangsters professionnels recrutés sur Marseille et de quelques amis d’aventures), au bout de trois mois, il accédera à la salle des coffres !

C’est ainsi qu’au cours du week-end du 17-18-19 Juillet 1976, il dérobera près de 50 millions de francs ! Des jours mémorables, largement fêtés sur place ! Dans les coffres, ils trouvèrent tout et n’importe quoi comme des photos compromettantes de notables. Au lundi matin, ce que les employés de la Banque trouvèrent, eux, ce fut juste un mot : «Ni arme, ni violence et sans haine.» Spaggiari et le magot envolé !

Mais après enquête, il fut néanmoins arrêté à l’aéroport de Nice en compagnie de Jacques Médecin, alors qu’ils rentraient d’un voyage en Asie, où il photographiait ce dernier. Il choisira pour sa défense Maître Jacques Peyrat, futur Maire de Nice. Celui-ci ne put jamais le défendre car au cours d’une audience avec le juge, le 10 Mars 1977, Albert Spaggiari s’évada en sautant par la fenêtre. Un saut de 8 mètres amorti par une voiture. Un complice l’y attendait en moto afin de prendre la fuite.

À partir de là, commença pour lui une cavale médiatique. En effet, durant des années, il narguera la police française en écrivant des livres chez Albin Michel, en donnant des interviews pour Pivot, ou en envoyant chaque année, ses voeux au président. Sa cavale, si elle fut médiatique et ensoleillée (il choisit comme de nombreux criminels l’Amérique du Sud, si souple en la matière) fut aussi de courte durée car la maladie le rattrapa.

C’est le 8 juin 1989, en Italie dans un village de montagne où il s’était réfugié avec sa femme qu’il s’éteindra. Roulant toute la nuit, elle passa la frontière française avec son cadavre et le déposa le 10 Juin au matin devant chez sa mère à Hyères ! Il est enterré à Laragne- Montéglin.

Albert Spaggiari, même s’il fut un voleur, laissa le souvenir d’un homme roublard, charmeur, drôle, aimant à se grimer pour attiser et alimenter son propre mythe. Car non content de vouloir les millions, il voulait aussi la notoriété ! Le fait qu’il revendiqua la non-violence pour son «casse du siècle» lui apporta une définitive aura populaire. (BÉNÉDICTE MARTIN)

Au Cinema


LES ÉGOUTS DU PARADIS en 1979, de José Giovanni avec Francis Huster


SANS ARME, NI HAINE, NI VIOLENCE en 2008, de et avec Jean-Paul Rouve.
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