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 LE SURREALISME

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liliane
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MessageSujet: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 18:52


Les Surréalistes au complet

Issu d'une rupture avec le mouvement Dada en 1922, le surréalisme était à l'origine un projet essentiellement littéraire, mais fut rapidement adapté aux arts visuels (la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma). Définition du surréalisme Selon la définition donnée en 1924 par André Breton, le surréalisme est un « automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ».

Il s'agit donc d'une véritable « dictée de la pensée », composée « en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique et morale ». Se réclamant de Sade, de Rimbaud, de Mallarmé, d'Apollinaire, de Roussel et surtout de Lautréamont, l'auteur des Chants de Maldoror (1868-1870), les surréalistes cherchèrent à libérer l'Homme du rationalisme de la culture bourgeoise occidentale, jugé étouffant et obsolète. Dans le premier Manifeste du surréalisme, publié en 1924, André Breton, marqué par la lecture de Freud, inaugura ce qui allait être le processus de production de la plupart des œuvres littéraires et plastiques, en proposant de faire de l'inconscient le nouveau matériau du créateur. Ce matériau appelant une méthode de travail, le rêve à l'état de sommeil ou à l'état de veille, la parole sous hypnose, ou encore le fantastique, le bizarre, l'étrange et l'inattendu semblèrent constituer autant de moyens de le mettre au jour. Le surréalisme par conséquent ne fut jamais considéré comme une technique de production, mais comme un outil expérimental de connaissance du monde.


Paul Klee


Le surréalisme dans les arts plastiques


Le surréalisme dans les arts plastiques prolongea une tradition picturale où la rêverie, le fantastique, le symbolique, l'allégorique, le merveilleux et les mythes ont une part importante ; ces éléments étaient déjà présents dans les œuvres de Bosch et d'Arcimboldo, dans les anamorphoses et dans les grotesques, chez les préraphaélites anglais, dans les illustrations de William Blake et dans les tableaux de Gustave Moreau, des nabis, du Douanier Rousseau, d'Odilon Redon ou de Gustav Klimt. L'onirique, le choc visuel produit par la juxtaposition d'images ou d'objets incongrus, mais toujours agencés dans une production signifiante, sont l'un des fondements de la poétique surréaliste. Parmi les artistes contemporains admirés par les surréalistes figuraient Giorgio DeChirico, Marcel Duchamp, Francis Picabia et Pablo Picasso, bien qu'aucun d'eux ne fût jamais officiellement membre du groupe surréaliste.


Dali - Le Grand Masturbateur

Les peintres surréalistes Dès 1924, Max Ernst, Jean Arp et Man Ray adhérèrent au mouvement. Ils furent rapidement rejoints par André Masson et par Joan Miró. La première exposition surréaliste fut organisée par la galerie Pierre en 1925. Deux ouvrages, la Peinture au défi (1926) de Louis Aragon, puis le Surréalisme et la Peinture (1928) d'André Breton, dressèrent un bilan des activités du groupe: « L'œuvre plastique, écrivit Breton, pour répondre à la nécessité de révision absolue des valeurs réelles sur laquelle aujourd'hui tous les esprits s'accordent, se référera donc à un modèle purement intérieur ou ne sera pas. » Parmi les derniers adhérents du groupe figurent encore l'Américain Yves Tanguy, le Belge René Magritte, le Suisse Alberto Giacometti, ainsi que le peintre espagnol Salvador Dalí, qui rejoignit le mouvement surréaliste en 1930. Hans Bellmer, Raoul Ubac, Oscar Dominguez et Victor Brauner vinrent également rejoindre le mouvement. Les techniques surréalistes Si elle emprunta parfois au cubisme ou à Dada, la peinture surréaliste innova toutefois en recourant à de nouveaux matériaux et à des techniques inédites.

La plus connue et la plus pratiquée en groupe fut celle du « cadavre exquis », qui consistait à dessiner sur une feuille de papier, puis à plier celle-ci afin de ne faire apparaître qu'une fraction du dessin, que le voisin continuait ; une fois le dessin déplié, on obtenait un montage d'images disparates formant une nouvelle image. L'automatisme de l'écriture fut repris par André Masson, qui tenta de le retranscrire dans ses dessins, puis dans ses toiles au sable et à la colle (Bataille de poissons, 1926, Musée national d'Art moderne, Paris). Ces expériences furent également pratiquées par Max Ernst dans ses collages et dans ses frottages (réunis dans le recueil Histoires naturelles, publié en 1926), ou encore par Miró dans ses toiles des années 1920 (la Sieste, 1925, Musée national d'Art moderne). Salvador Dalí, quant à lui, chercha à retranscrire ses fantasmes selon une méthode qu'il qualifia de « paranoïaque-critique », laquelle se fondait sur une objectivation systématique des associations et des interprétations délirantes (Persistance de la mémoire, 1931, Museum of Modern Art, NewYork). La collaboration de Dalí avec Luis Buñuel pour la réalisation des films Un chien andalou (1928) et l'Âge d'or (1930) lança également le surréalisme dans l'art cinématographique.


Dali - Persistance de la Mémoire

Les réalisations de Jean Arp, à mi-chemin entre abstraction et figuration, sont des œuvres biomorphiques situées entre le tableau et la sculpture ; dans ses Tableaux-poèmes des années 1920 et 1930, Miró traçait des formes qui semblaient être inspirées des dessins exécutés par les enfants, y ajoutait des mots et des expressions, mêlant ainsi textes et images. Enfin, les surréalistes créèrent des « poèmes-objets », où des objets disparates, souvent dénichés au marché aux Puces, étaient assemblés avec des textes poétiques ou découpés dans des journaux afin d'obtenir une beauté au premier abord fortuite mais qui se révélait être l'expression profonde du désir de son créateur. Internationalisation et déclin du surréalisme Le rayonnement du surréalisme Au cours des années 1930, le mouvement se répandit assez rapidement, et l'on vit naître des groupes surréalistes en Tchécoslovaquie (Vitèzslav Nezval, Karen Toige), en Belgique (Paul Delvaux, Henri Michaux), en Italie (Alberto Savinio), en Grande-Bretagne (Roland Penrose, Henry Moore), au Japon (Yamanaka, Abe Kobo), puis en Amérique, lors de la Seconde Guerre mondiale, où la plupart des artistes s'exilèrent, faisant de NewYork la seconde ville surréaliste après Paris.


Leonora Carrington - Untitled

Le surréalisme trouva en effet aux États-Unis un nouveau dynamisme, dont témoignent les boîtes vitrées de Joseph Cornell, les œuvres de Roberto Matta et de Wilfredo Lam et les tableaux d'Arshile Gorky, qui annoncent l'expressionnisme abstrait. Les dernières années surréalistes De retour à Paris en 1946, Breton poursuivit son action fédératrice, sans toutefois redonner au mouvement la vitalité des années précédentes. Ruptures, exclusions, nouvelles adhésions modifièrent encore la composition du groupe, qui accueillit alors des artistes comme Meret Oppenheim, Pierre Molinier, Max Walter Svanberg ou Toyen et des écrivains comme André Pieyre de Mandiargues, Joyce Mansour et Julien Gracq. Le surréalisme exerça une influence importante au-delà des années 1960 sur de nombreux mouvements littéraires ou artistiques, et inspira notamment les automatistes canadiens (Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle), les artistes du pop art et les adeptes du Nouveau Réalisme. En 1969, soit trois ans après la mort d'André Breton, Jean Schuster signa officiellement, dans le quotidien le Monde, l'acte de décès du mouvement.
http://www.areopage.net/Surrealisme.htm


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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 19:06

JOAN MIRO
(1893-1983)



Mai 1968

"Je n'invente rien, tout est ici"

Malgré un talent inné et un goût très prononcé pour le dessin, c'est pourtant au commerce que Joan Miro, fils d'horloger, est destiné.

A l'âge de 14 ans, il entre à l'école de commerce de Barcelone, tout en continuant à s'intéresser à la peinture à travers les cours de l'école des beaux-arts. Après divers métiers dans ce secteur d'activité, il fait une dépression nerveuse et abandonne tout en 1912 pour se consacrer à sa véritable passion, l'art.


Bleu

Il passe trois ans à l'école Gali où il rencontre son ami, le peintre Ricart, découvre la peinture cubiste et reçoit les encouragements de José Dalmau, qui lui offre sa première exposition.

Séduit par son premier voyage à Paris en 1920, il décide de partager sa vie entre la capitale française et l'Espagne. Il y fréquente Picasso, mais aussi Pierre Reverdy ou Tristan Tzara, et participe même au mouvement dada.


Rouge

Très lié aux surréalistes, son exposition de 1925 à Paris sera d'ailleurs considérée comme un événement majeur de ce courant.

Grand voyageur, il découvre Londres, la Hollande, la Belgique et les Etats-Unis, mais renonce à rentrer dans son pays lors de la guerre civile. Peintre, céramiste, sculpteur, l'oeuvre qu'il laisse est immense, tout simplement à la mesure du talent, de l'imagination et de la créativité de cet artiste d'exception.


Codes et constellations dans l'amour d'une femme



le Jardin des Plaisirs Terrestres




Obra




Le Chant du Poisson




Femme

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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 19:22

Wilfredo Lam
(1902-1982)


"Je ne suis pas un peintre, je pense à trop de choses."


Les Témoins

Wifredo Lam est né en 1902 à Sagua la Grande (Cuba). Il est le fils de Yam Lam, un émigrant chinois âgé de 84 ans lorsque son fils naît, et de Ana-Serafina, métisse cubaine. Il fait des études de droit avant de quitter son île en 1923 pour l’Espagne.

Wifredo Lam sait qu’il ne pourra être que créateur, peintre ou poète, aussi il s’inscrit l’Ecole des beaux-arts de Madrid où il travaille dans l'atelier du peintre Fernando Alvarez de Sotomayor. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1928. Le travail de Wifredo Lam se trouve dans ses origines métisses (Chine, Afrique, Antilles). L’artiste s’inspire notamment des Africains qui ont apporté à Cuba « leur culture primitive, leur religion magique, et son côté mystique en correspondance étroite avec la nature ».


Arbre de Plume

Pendant la guerre civile espagnol, Wifredo Lam combat du côté des républicains. Il est obligé de se réfugier en France en 1937 ; il y rencontre Picasso qui l’aidera à trouver sa place dans le milieu artistique parisien et l’introduit auprès de ses amis (Michel Leiris, Paul Eluard, Tristan Tzara, Léger, Braque, Miro, Christian Zervos, Matisse, etc.). En 1939, Lam fait la connaissance de Benjamin Peret ; il rejoint André Breton et le mouvement surréaliste.


Belle Epine


Il peint, dessine, grave, des mondes imaginaires et baroques issus de « l’automatisme de la pensée ». Lam travaille souvent par séries. Il effectuera (1941), en compagnie d’un groupe d’artistes surréalistes, un voyage dans son pays natal. Wifredo Lam donne naissance à des formes humaines ou animales qu’il introduit dans des environnements exubérants.


La femme Cheval

Plus tard, l’artiste stylise ses figures qui deviennent des sujets-totems, une « confession intime » de son existence. Il réalisera une oeuvre graphique importante (lithographies et gravures), des illustrations pour de nombreux ouvrages, des fresques murales, des céramiques et terres cuites.





La Maternité



Mère et Fils



La Jungle

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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 19:41

Max Ernst
(1891-1976)


"Le don d'enchanter mes complices : les poètes, les pataphysiciens, quelques analphabètes"


Le Jardin de la France

Né en Rhénanie, Max Ernst entre en 1910 à l’université de Bonn pour étudier la philosophie, mais abandonne vite les cours, avant d’être engagé dans l’armée allemande. Après la guerre, Ernst rencontre Paul Klee et commence à réaliser des peintures, des bois gravés et des collages, expérimentant le mixage des médiums. Il forme alors avec Klee et l’activiste Alfred Grünwald le groupe dada de Cologne, mais en 1922 part pour Paris rejoindre la communauté artistique de Montparnasse et le groupe surréaliste, dont il est membre jusqu’en 1938.


Le Monde

Expérimentant en permanence, Ernst invente en 1925 une technique graphique qu’il appelle «frottage», consistant à frotter avec une mine de plomb une feuille de papier posée sur un plancher, des feuilles mortes ou une toile effilochée, dont il fait surgir un véritable bestiaire, prélevant ainsi le réel pour créer des œuvres fantasmatiques. Il utilise également le «grattage» de pigments sur ses toiles, et invente des «romans-collages» sur le principe de l’association libre (La Femme cent têtes, 1929).


L'illustre Faussaire de Rêves

Par ailleurs, Ernst développe une fascination pour les oiseaux, qui dominent son œuvre. Il crée pour ses toiles un alter ego, Loplop, extension de lui-même provenant d’une confusion primitive entre les oiseaux et les hommes. Très lié à Giacometti, l’artiste débute la sculpture en 1934, et modèle des créatures propres à sa mythologie personnelle (Le Roi jouant à la reine, 1944).


Euclide

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst réussit à fuir la France grâce à Peggy Guggenheim, qui sera brièvement son épouse. Avec d’autres artistes résidant comme lui à New York, notamment Marcel Duchamp et Marc Chagall, Ernst aide au développement de l’expressionnisme abstrait américain.

Ernst s’établit après la guerre dans le désert d’Arizona, où il poursuit son œuvre sculpté, avant de s’installer en 1963 dans le Sud de la France. Il meurt en 1976 à Paris, à l’âge de 85 ans.


les Yeux du Silence



Pour les Amis d'Alice



Petites Filles Chassant les Papillons



Les Dieux Sombres


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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 19:53

René MAGRITTE
(1896-1967)


"I hope I touch something essential to man, to what man is, to ethics rather than to aesthetics."


Le Faux Miroir

Peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, photographe et cinéaste. Considéré comme l'une des personnalités distinctes du mouvement surréaliste, il est reconnu comme le peintre belge le plus important du 20ième siècle. Son style se définit très tôt par une représentation d'objets et des personnages juxtaposés en paradoxe conférant aux œuvres un sentiment de mystère, d'étrangeté. Soucieux de la représentation réaliste de l'image il peint en à plat découpant les formes de façon précise et méticuleuse comme dans un collage, représentant les sujets dans un rendu naturaliste photographique.


Cartes Blanches

Il étudie à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles de 1916 à 1918 où il explorera divers styles de peinture pour aboutir à l'abstraction. Il porte un intérêt particulier aux œuvres du peintre italien Giorgio de Chirico où la juxtaposition non conventionnelle d'objets l'incite à nouveau à s'inspirer du monde du réel.


Heureux Présage

Ses activités dans le domaine de la publicité sont à l'origine de l'intégration de mots dans ses compositions d'où la célèbre inscription "Ceci n'est pas une pipe" sous une représentation hyper réaliste d'une pipe.

Il séjourne à Paris de 1927 à 1930 et prend part aux activités des artistes surréalistes. Il s'en dissocie rapidement pour sa différence d'idéologie, favorisant l'expression de la réalité à celle du subconscient. Son entière production est caractérisée par un même répertoire d'objets de tous les jours aux formes simples et pures soient organiques ou créés par l'homme qui réapparaîtront constamment dans des environnements ordinaires mais à la fois incongrus.


La Découverte du Feu

Madame Récamier de David, 1951, s'inscrit dans une série de tableaux " Perspective ", inspirée de grands chefs-d'oeuvre français dans lesquels il substitue des cercueils aux personnages représentés. Il s'agit d'un exemple typique de son humour mordant. Malgré son succès, Magritte sera toujours considéré comme un artiste en marge des grands courants de l'art au 20ième siècle.


La Philosophie

Il a fait l'admiration des artistes américains de la génération suivante incluant Robert Rauschenberg, Jasper Johns, Roy Lichtenstein et Andy Warhol qui ont acheté ses œuvres et il a influencé les courants de l'art Pop et de l'art conceptuel. Il connaîtra un impact important dans le domaine de la publicité où on s'accaparera ses images à toute fin sans pour autant en connaître l'auteur.


Les Amants
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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Sam 17 Avr - 20:03

Yves Tanguy
(1900-1955)


"Et pour finir, si je devais chercher les raisons de ma peinture, ce serait un peu comme si je m'emprisonnais moi-même."


La Femme Absente

Yves Tanguy est né le 5 janvier 1900 dans le bâtiment du Ministère de la Marine, place de la Concorde, à Paris, où son père est adjudant. Ses parents sont d'origines bretonnes, son père est de Brest et sa mère de Locronan. A dix-huit ans il s'engage dans la marine marchande et voyage dans le monde entier. Il décide de se consacrer à la peinture en 1923, à la vue du tableau Le Cerveau de l'enfant de Giorgio de Chirico.


Crainte

En 1925, il rencontre les surréalistes et devient celui que Breton appelle le "peintre des épouvantables élégances aériennes, souterraines et maritimes". Sa première exposition personelle a lieu en 1927 à la Galerie surréaliste à Paris. Dans les années vingt, Yves Tanguy pratique le dessin automatique : "La surprise est ce qui me cause le plus de plaisir en peinture." Il peint des perspectives basculées (série des Fumées, 1926-1929; des Coulées, 1930-1931), des paysages.


A l'extérieur

En 1939, il s'installe définitivement à New-York ou il obtient la nationalité américaine et épouse l'artiste Kay Sage. C'est à cette époque qu'il remarque dans son travail "une intensification de la couleur", "le sentiment ici d'un plus grand espace". Il peint par analogies des "êtres-objets", des paysages-espaces de l'inconscient aux titres poétiques et évocateurs : Par les oiseaux, par feu et non par verre, 1943; Ma vie blanche et noire, 1944; Mirage, le temps, 1954.


Par les oiseaux, par feu et non par verre

Yves Tanguy est mort à Woodbury, Connecticut (États-Unis) le 15 janvier 1955 d'une hémorragie cérébrale. Selon ses voeux, ses cendres sont dispersées dans les eaux de la baie de Douarnenez. Le 8 janvier 1963, Kay Sage se suicide d'une balle dans le cœur après avoir achevé le catalogue raisonné des œuvres de son mari.


Divisibilité Indéfinie

Yves Tanguy est le peintre surréaliste, certes le plus important en France, mais moins connu du grand public que les Dali, Miro ou Magritte. Tanguy a toujours été peu apprécié en France lors de ses expositions personnelles.


Demain
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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Dim 18 Avr - 1:02

Roberto MATTA
(1911-2002)


"Il nous faut des murs comme des draps mouillés qui se déforment et épousent nos peurs psychologiques."


Lucidité

Roberto Sebastian Antonio Matta Eschaurren, dit Roberto Matta, est né au Chili (Chiloe) en 1911. Issu d’une famille aisée, il suit des études d’architecture à l’Université de Santiago-du-Chili et obtient son diplôme d’architecte en 1931. Il vient en Europe, visite de nombreux pays, et s’installe un temps à Paris où il travaille dans l’atelier de Le Corbusier. Parti pour Londres, il exerce auprès de Walter Gropius et de Moholy-Nagy ; il rencontre Henry Moore et Magritte.


A l'intérieur d'une rose

Découverte dans les « Cahiers d’Art », Matta se passionne pour l’oeuvre de Duchamp et pour l’ésotérisme. Le surréalisme l’appelle ! Matta dessine de plus en plus et sa qualité à concevoir les formes dans l’espace, son habileté naturelle, son imagination stupéfiante et sans cesse en éveil, marquent déjà profondément son oeuvre. Il rencontre Dali, qui l’introduit auprès d’André Breton. Il est provocateur, jeune homme charmeur toujours habillé de blanc ; le groupe surréaliste « l’enrôle » aussitôt.


Etoile des Jardins
Matta se met à peindre en 1938 et, la même année, participe à l’Exposition Internationale du Surréalisme. Il émigre à New York en 1940 ; il y retrouve Breton et bon nombre des surréalistes, fait la connaissance de Marcel Duchamp, collabore à plusieurs revues. Matta revient à Paris ; il peint, réalise des décors de théâtre, et est . . . « exclu » du groupe surréaliste en 1948 (groupe qui le « réintégrera » en 1959 !).


Année

Matta se fixe à Rome de 1949 à 1954, puis, devient itinérant, partageant son temps entre France et Italie, entrecoupé de séjours en Amérique du Nord ou du Sud, à Cuba. Il est destitué de sa nationalité chilienne en 1974, pour avoir participé activement aux manifestations qui ont suivi la chute du Président Allende.


La Chasse des Adolescents

Défricheur avant tout, peintre des rêves et des émotions, l’oeuvre de Roberto Matta est présente dans les plus grands musées du monde et la liste des expositions organisées sur son nom n’est pas prête d’être close.

Il s’est éteint le 23 novembre 2002 à Civitavecchia, près de Rome.



La famille




Illumine le temps




Matta I




Matta IV




Les Désastres du Mysticisme




Le Dauphin de la Mémoire




Océan de la Nature




Omnipuissance du Rouge



Prix-Mordial



Trans-Act



Une Situation Grave



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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Dim 18 Avr - 13:34

FRANCIS PICABIA
(1879-1953)


"Je dois manger à la sueur de mon front, mais quand je sue, je n'ai jamais faim, j'ai soif."


Edtaonisl (Clergyman)

Francis-Marie Martinez de Picabia, né le 22 janvier 1879 à Paris et mort le 30 novembre 1953 dans la même ville, est un peintre, graphiste et écrivain proche des mouvements Dada et surréaliste.

Francis Picabia est le petit-fils d'Alphonse Davanne (1824-1912), chimiste et photographe, et président de la SFP. Il étudie à l'École des Beaux-Arts et à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. De 1903 à 1908, influencé par les peintres de Barbizon, il côtoie Alfred Sisley et Camille Pissaro. Son aquarelle Caoutchouc (1909, M.N.A.M., Paris) est considérée comme une des œuvres fondatrices de l'art abstrait.


Bonheur de l'Aveuglement

En 1911, il rejoint le groupe de Puteaux qui se réunissait dans le studio du peintre Jacques Villon, frère de Marcel Duchamp. Il devient aussi orphiste et créé en 1912, à Puteaux, le Salon de la Section d'or, avant de connaître un premier succès international à l'exposition de l'Armory Show de New York en 1913, où il fonde avec Marcel Duchamp et Man Ray la revue 291. Marqué par la Broyeuse de chocolat et le concept de ready-made de Marcel Duchamp, il confectionne dès 1913 une série d'œuvres où il reprend l'esthétique du dessin industriel, recopiant ou simplifiant des images qu'il trouvait dans le magazine scientifique La Science et la Vie.


La Ville de New York

De 1913 à 1915, Picabia se rend plusieurs fois à New York et prend une part active dans les mouvements d'avant-garde, introduisant l'art moderne sur le continent américain. En 1916, après une série de compositions « mécanistes » où il traite les objets manufacturés avec une distante ironie, il lance à Barcelone la revue 391 et se rallie au dadaïsme. Il rencontre Tristan Tzara et le groupe dada de Zurich en 1918. Il se fait alors le propagateur de dada avec André Breton à Paris. Polémiste, iconoclaste, sacrilège, Picabia s'agite autour de Dada en électron libre, en étant en principe anti-tout, voire anti-Picabia. En 1921, il rompt avec ses anciens complices.


Danseuse Etoile sur un Transat
Outre l'automobile, il se passionne pour le cinéma et la photographie. Dans ses écrits sur le cinéma, il pressent le rôle prépondérant du cinéma américain. En 1924, il écrit un scénario du court-métrage Entr'acte, réalisé par René Clair et destiné à être projeté à l'entracte de son ballet instantanéiste Relâche (chorégraphie de Jean Börlin et musique d'Erik Satie). Il travaille ensuite pour les Ballets suédois de Rolf de Maré, pour lesquels il réalise de nombreux décors.

Après 1945, il renoue avec l'abstraction.


Tabeau Vivant

Son goût immodéré pour les fêtes et les voitures (il en collectionnera plus de 150), le ruine. Il multiplie les petites toiles de nombreux genres, parfois même inspirées de magazines pornographiques. Ses derniers tableaux relève du minimalisme : des points de couleurs semés sur des fonds épais et monochromes, titrés Je n'ai plus envie de peindre, quel prix ?, Peinture sans but ou Silence.... Au printemps 1949, la galerie René Drouin à Paris, organise sa première rétrospective.

À la fin de l'année 1951, Picabia souffre d'une artériosclérose paralysante qui l'empêche de peindre et meurt deux ans plus tard.
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MessageSujet: Re: LE SURREALISME   Dim 18 Avr - 17:32

Salvador DALI
(1904-1989)

"L'unique différence entre un fou et moi, c'est que je ne suis pas fou. "


Self Portrait
Salvador Dalí naît un an après la mort de son frère aîné, dont on lui donne le nom : cet évènement pourrait expliquer sa mégalomanie légendaire... Il commence à dessiner très tôt et s’essaie à tous les styles, avant de découvrir la peinture métaphysique de Giorgio de Chirico et d’adopter sa manière lisse et fine.

Grâce à son compatriote catalan Miró, il fait la connaissance en 1928 d’André Breton et, ayant rejoint le groupe surréaliste, développe son exploration de l’inconscient, à travers les thèmes de la putréfaction, des morphologies molles (les fameuses montres molles de Persistance de la mémoire, 1932) et des formes « spectrales ».


La Désintégration de la Persistance de la Mémoire

La rencontre en 1929 de Gala, femme de Paul Eluard, est décisive : elle devient omniprésente dans son œuvre. Peu après, Dalí élabore sa « méthode paranoïaque-critique » d’« objectivation des phénomènes délirants », notamment sexuels. Il est exclu en 1938 du groupe surréaliste pour « actes contre-révolutionnaires », attitude qui se confirmera par son approbation passive du franquisme.


La Tentation de Saint Antoine
De 1939 à 1948, Dalí s’exile aux Etats-Unis, où son œuvre rencontre un immense succès commercial : Breton le surnomme alors « Avida Dollars », anagramme de son nom, mais l’artiste clame sans vergogne son amour de l’argent. L’artiste retourne définitivement en Espagne en 1949 et peint de grands tableaux aux prétentions classiques (Christ de saint Jean de la Croix, 1951), pratique l’assemblage, peint des oursins... Il multiplie les provocations, mais son œuvre est de plus en plus marquée par le mysticisme.


La Vierge de Guadeloupe

Dalí meurt en 1989 dans sa ville natale, où il a fondé en 1974 la Fondation Dalí, dont la visite a été conçue par l’artiste comme une véritable immersion dans son univers onirique. Il lègue l’ensemble de ses biens et œuvres à l’Etat espagnol.


Les Elephants


Prémonition de la Guerre Civile
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