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 MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE

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Nine
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MessageSujet: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 1:30

APHRODITE LA DEESSE


The Birth of Venus - William-Adolphe Bouguereau - (1879)

Aphrodite est une divinité de l'Olympe.
la déesse grecque de la fécondité., de l'amour, des plaisirs et de la beauté.
Elle a pour équivalent Vénus dans la mythologie romaine.
On peut distinguer deux conceptions différentes d'Aphrodite :
celle du plaisir de la chair, plus « terrienne » en quelque sorte,
et celle de l'amour spirituel, pure et chaste dans sa beauté.

Aphrodite possède le pouvoir de faire naître les passions
quelqu'en soit les conséquences.

Les Heures (divinités mineures) apprennent à Aphrodite l'art du charme
et de la séduction sur l'île de Chypre.
C'est de cette ile qu'Aphrodite tirera son surnom : Cypris, la Chypriote).
Après son éducation elle est emmenée sur l'Olympe.

Les dieux masculins de l'Olympe sont séduits par les charme d'Aphrodite.

Zeus lui donne Héphaïstos comme époux,
ce dernier n'est pas le plus beau des dieux et Aphrodite n'est pas heureuse
et se réfugie dans les bras de Arès, le dieu de la guerre.

Héphaïstos apprend cette liaison par Hélios (dieu du soleil) et les surprend.
Il les emprisonne dans un filet et expose ainsi les amants aux yeux de tous.

Aphrodite, après sa libération et cette humiliation, retourne à Chypre.
Cet évènement ne la trouble pas très longtemps.
Elle prend de nouveaux amants (dieux ou hommes).

De sa liaison avec Arès naitra Harmonie, Deimos, Phobos et Eros.
De sa liaison avec Hermes (dieu messagé) naitra Hermaphodite,
avec Poseidon elle aura Rhodé et Herophilos.

Aphrodite provoquera de nombreux trouble parmi les dieux et les hommes,
elle sera entre autre à l'origine de la guerre de Troie



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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 1:38

VENUS


Venus de Boticelli

Est la déesse de l'amour, de la seduction et de la beauté dans la mythologie romaine.
Elle est équivalente à la grecque Aphrodite et à l'étrusque Turan.
Elle semble dériver de la déesse appelée Inanna chez les Sumériens,
Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens,
Astarté ou Athtart à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites,
et Ashtart en langue punico-phénicienne.

Les autres figures pouvant correspondre à Vénus sont :
Tlahuizcalpantecuhtli dans la mythologie aztèque,
Kukulcan dans la mythologie maya et Freyja dans la mythologie nordique.

Elle est la déesse de la beauté, est la mère de Eros, dieu de l'amour, et d 'Enée.
C'est la femme de Vulcain ( dieu de la métalurgie, dieu forgeron ... ) ,
mais elle le trompe avec son frère, Mars, ( dieu de la guerre.)

Assimilée à l'Aphrodite grecque à partir du IIe siècle av. J.-C.,
elle était célébrée sous de multiples formes dans la Rome impériale.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 1:49

Les sentiments dans la Grèce antique
ou l'étymologie des mots.



"Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse
sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force."


Ce que nous désignons sous le terme d'amour,
recouvre trois sentiments distincts de la Grèce antique :
l’éros, la philia, et l’agapê.


La philia :

se rapproche de l'amitié tel qu'on l'entend aujourd'hui,
c'est une forte estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches.
Elle ne pouvait exister à l'époque qu'entre deux personnes du même sexe,
du fait de l'inégalité entre les sexes. C'est une extension de l'amitié.

" Aimer c'est pouvoir jouir (amour physique) ou se réjouir (amour spirituel)
de quelque chose.
Le plaisir n'est un amour au sens le plus fort du terme que s'il réjouit l'âme,
et c'est le cas, spécialement dans les rapports personnels ".
Si le désir est manque, et dans la mesure où il est manque,
la vie nécessairement est manquée :
si l'on ne désire que ce qu'on n'a pas, on n'a jamais ce que l'on désire,
et l'on n'est pour cela jamais heureux ni satisfait.

Philia, on trouve des allusions à philia, à philos, philein, phileesken etc
Ne pas se laisser impressioner.
Traduit littéralement, philia = amitié et Philos = aimé, cher, chéri.
Ne vous inquiétez pas si vous prenez l’un pour l’autre :
l’un est un nom, l’autre un adjectif, et tous deux désignent la même notion.
De même philein c’est le verbe qui signifie “aimer”.
Au passage :
philo-sophia = chère sagesse.


L’éros :

désigne l'attirance sexuelle,
le désir. Il est l'une des passions néfastes que produit l'épithumia
dans la pensée platonicienne.
EROS (définition prise de Platon dans le livre le Banquet)
“ Si tout désir n'est pas amour, tout amour, du moins celui-là,
Eros, est bien désir :
C'est le désir déterminé d'un certain objet en tant qu'il manque particulièrement ”

Le discours d'Aristophane lors du banquet est celui-ci :
“ Jadis, explique t'il, notre nature n'était pas ce qu'elle est à présent,
elle était bien différente,
la dualité génitale explique qu'il y eut alors non pas deux mais trois genres dans l'espèce humaine :

les mâles qui avaient deux sexes d'homme,
les femelles qui avaient deux sexes de femmes et les androgynes
qui avaient comme leur nom l'indique l'un et l'autre sexe.
Zeus pour les punir décide alors de tous les couper en deux.
C'en était fini de la complétude, de l'unité du bonheur .
Chacun depuis est contraint à chercher sa moitié.
Cette recherche, ce désir, c'est ce que l'on appelle l'amour,
l'amour fusionnel (ce mythe justifie par la même toutes les sexualités hétéro et homo).
Cet amour est par définition total
(on n'y aime que soi en retrouvant l'unité originelle que " j'étais "),
absolu, exclusif (nous n'avons qu'une seule moitié),
définitif (jusque la mort et plus).

Oui décidément, il n'y a rien ( ?)
dans nos rêves d'amour les plus fous qui ne se retrouvent dans ce mythe
et qui n'en soit justifié.
Que valent nos rêves et que prouve un Mythe ?

Socrate va quant à lui nous dire la vérité sur l'amour,
la vérité sur Eros, cette vérité n'est pas de lui,
il la tient d'une femme (Diotime) ;
Pour lui l'amour n'est pas complétude mais incomplétude,
non fusion mais quête, non perfection comblée mais pauvreté dévorante.

Ainsi pour Socrate l'amour est désir et le désir est manque.
Désirer une femme n'importe laquelle c'est une chose (c'est un désir),
désirer cette femme en est une autre (c'est un amour).
Serait on amoureux pourtant, si l'on ne désirait pas d'une manière ou d'une autre ,
celui ou celle que l'on aime ?
Si tout désir n'est pas amour, tout amour (du moins celui d'Eros) est bien désir :
C'est le désir déterminé d'un certain objet, en tant qu'il manque particulièrement .

L'amour écrit Platon
“ aime ce dont il manque et qu'il ne possède pas ”.
C'est un amour insatiable, solitaire, toujours en peine de ce qu'il aime,
toujours en manque de son objet,
c'est la passion, celle qui affole et déchire, celle qui exalte et emprisonne.
Par quoi cet amour-là est égoïste.

L’agapê :

est l'amour du prochain, une relation univoque
que l'on rapprocherait aujourd'hui de l'altruisme.
Il se caractérise par sa spontanéité,
ce n'est pas un acte réfléchi ou une forme de politesse,
mais une réelle empathie pour les autres qu'ils soient inconnus ou intimes.
Dans la tradition chrétienne des pères de l'Église,
ce mot est assimilé au concept de charité, bien que celui-ci soit plus proche
d'une relation matérielle établie avec des personnes en souffrance.
L’agapê originel ne revêt pas cette connotation morale de responsabilité
devant une autorité divine.
Agape OU Amour du prochain (sans attente de réciprocité)
Alors ça a l’air simple comme ça, mais c’est très compliqué :
on aurait beau jeu de résumer la situation en affirmant
qu’il ne peut s’agir que, de camaraderie et de générosité.
C’est pas si simple.
A méditer une devise ancienne de 5770 ans en effet tout a été dit :
"celui qui fait du bien à le DROIT d'oublier
celui qui le reçoit à le DEVOIR de s'en souvenir".


Nin@rtmony



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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 1:55

EROS OU CUPIDON


chez les Romains est considéré comme un dieu créateur
et l'un des éléments primordiaux du monde.
Il serait le premier dieu, né de l'œuf primordial,
sans lui aucun des autres dieux ne seraient nés.
Depuis le VI ième siècle avant notre ère, il est d'abord le dieu de la passion;
à ce titre, il a inspiré presque tous les poètes et les artistes.
Plus tard, on s'accorda à voir en lui le fils d'Aphrodite et d'Hermès (ou d'Arès).

Il était l'objet d'un culte particulier à Thespies,
où l'on célébrait en son honneur tous les quatre ans, des Erotidia.

C'était un garçon turbulent qui n'avait aucune considération pour son âge
ni pour la situation.
Dès sa naissance, Jupiter voulut obliger Vénus à s'en défaire.
Elle le cacha dans les bois où il apprit manier l'arc.
Il en fit un de frêne avec des flèches en cyprès.
Il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or.

Redoutées de tous, ses flèches déclenchent le sentiment amoureux
et touchent en plein cœur.
Cupidon est souvent représenté sous forme d’un enfant
(appelé parfois Amour).
Il volait avec des ailes d'or et tirait ses flèches au hasard.
On l'associa aussi à Psyché, et l'on donna peu à peu à ce mythe une signification symbolique.

Eros a été fréquemment représenté sur des monuments de tout genre.
Antéros était un compagnon d'Eros qui le faisait grandir
quand il était à ses côtés et redevenir un enfant quand il était loin.

Si EROS a donné en français l'érotisme,
en grec ancien, éros signifie amour, dans son sens général.
En grec (ancien et moderne), est érotique ce qui concerne l'amour
et non seulement l'amour sexuel :
une lettre érotique, c'est une lettre d'amour
et des chansons érotiques, ce sont des chansons d'amour !
Eros, c'est donc bel et bien le dieu de l'amour et non le dieu du sexe...

Cupidon est toujours accompagné de son arc, son carquois et ses flèches :
arcus et pharetra et sagittae.
Il tire sur celui qu'il veut rendre fou.. d'amour !

Cupidon vient du latin cupido,-inis, terme poétique désignant le désir, l'envie.
Cupidon, c'est le désir amoureux personnifié. Ce mot vient de :
cupere : désirer, d'où :
cupidus : désireux, passionné
cupiditas : désir, envie.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 2:12

L'amour de Psyché


Enlèvement de Psychée Prud'hon.

Cupidon est chargé par Vénus, jalouse de la beauté de Psyché,
de rendre amoureuse la jeune fille du mortel le plus méprisable.
Mais il tombe lui-même amoureux de Psyché.
Il la rejoint la nuit, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité.
Piquée par la curiosité, Psyché profite du sommeil de son amant
pour allumer une lampe mais celui-ci se réveille et s'enfuit.
Elle parviendra à le retrouver au prix de toutes sortes d'épreuves.

Psyché (mot grec qui signifie « âme »)

Personnage de la mythologie grecque,
Psyché est une jeune fille de la plus rare beauté,
inspira une vive passion à l'Amour (Éros) même.
Exposée, d'après l'ordre d'un oracle, sur une montagne
où elle devait être la proie d'un monstre inconnu,
elle s'attendait à périr lorsque Zéphyre la transporta dans un palais magnifique,
où chaque nuit l'Amour venait la visiter,
mais dans l'ombre et en lui recommandant de ne point chercher à le voir.

La curiosité l'emporta bientôt, mais une goutte d'huile,
échappée de la lampe que Psyché tenait à la main,
tomba sur la cuisse de son amant pendant qu'elle le contemplait.
Il s'éveilla aussitôt et s'envola pour ne plus revenir;
le palais s'évanouit en même temps, et Psyché fut livrée à Aphrodite, qui,
irritée de ce qu'elle avait séduit son fils,
la soumit aux plus dures épreuves.
A la fin cependant, l'Amour, touché de son malheur,
revint à elle, l'épousa et lui donna l'immortalité.

Parmi les interprétations de ce mythe,
la première en date est celle de Fulgence le Mythographe,
qui l'a expliqué dans le sens des doctrines chrétiennes :

selon lui, la flamme de la lampe que tient Psyché symbolise la flamme de la passion;
la goutte d'huile qui brûle l'épaule de Cupidon,
c'est le stigmate du péché qui s'imprime dans notre chair.
Les hypothèses des érudits modernes sont moins arbitraires et moins subtiles.
Pour les uns, l'histoire d'Amour et Psyché est un mythe moral
qui a pour but de représenter les dangers courus par la foi conjugale,
la fidélité diversement éprouvée
et triomphant en définitive des périls qui la menaçaient.
Pour les autres, c'est une allégorie de la destinée de l'âme humaine,
qui, d'origine céleste, est, dans sa prison du corps, exposée à l'erreur;
c'est pourquoi des épreuves lui sont prescrites,
afin qu'elle puisse s'élever à une vue supérieure des choses et aux vraies jouissances.

La psyché est un terme de Psychologie analytique
qui désigne l'intégralité des manifestations conscientes
et inconscientes de la personnalité et de l'intellect humain.
Le mot psyché (en grec ancien Ψυχή / Psykhé)
signifie l'âme, l'esprit.

Selon certaines interprétations modernes,
Psyché serait le symbole de l'âme humaine,
personnifiant l'expression de ce qui ne peut être formulé.
On en fait ainsi parfois une image de l'inconscient.
Cependant, les interprétations psychanalytiques ne justifient pas la genèse du mythe,
mais s'en servent comme illustration.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Ven 19 Fév - 15:27

LE MYTHE DE PSYCHE


L'Enlèvement de Psyché, par William Bouguereau

Psyché est la fille d'un roi. Elle a deux sœurs aînées.
Les trois jeunes femmes sont d'une extrême beauté,
mais seules les deux sœurs de Psyché trouvent un époux.

Les autres prétendants refusent la main de Psyché,
croyant que celle-ci est une nouvelle déesse de la beauté.
En effet, la jeune princesse est tellement belle que des milliers de personnes
viennent la contempler et l'adorer comme une divinité.

Aphrodite, jalouse de la beauté de la jeune fille et offensée par un tel sacrilège,
ordonne à Éros de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable qui soit.
Cependant, alors que le dieu s'apprête à remplir sa mission,
il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant avec l'une de ses propres flèches.

Le père de Psyché, désespéré de voir que sa fille ne trouve pas d'époux,
se rend à Delphes pour supplier Apollon de permettre à Psyché de se marier.
La Pythie est catégorique :

Psyché doit être abandonnée sur un rocher au sommet d'une colline,
où viendra la chercher son futur époux, un monstrueux serpent volant.
Apeuré mais résigné, le père de Psyché exécute les ordres divins
et abandonne Psyché à son funeste destin.

Cependant, Zéphyre, le doux vent de l'ouest,
emporte la jeune femme jusqu'à une merveilleuse vallée.
Il dépose délicatement la princesse dans l'herbe tendre,
non loin d'un magnifique palais fait d'or, d'argent et de pierres précieuses.
Psyché y pénètre et y découvre un savoureux festin qui l'attendait.
Après ce repas, elle s'endort dans une chambre somptueuse.

Plus tard dans la nuit, son mystérieux époux (Éros) la rejoint,
lui demandant de ne jamais chercher à connaitre son identité,
cachée par l'obscurité de la chambre.
Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l'aurore.
La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes
et les mots doux qu'ils échangent alors.

Rien ne manque au bonheur de Psyché,
si ce n'est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne, et de revoir sa famille.
Ses deux sœurs, amenées au palais par Zéphyre,
sont folles de jalousie face à tant de richesse et de bonheur.
Elles cherchent à persuader Psyché que son époux n'est rien d'autre
qu'un horrible monstre qui finira par la dévorer.
Terrifiée à cette idée, elle profite du sommeil de son amant
pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère.
Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu'elle ait jamais vu.
Mais une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi,
qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi.

Folle de chagrin et de remords, Psyché se jette dans une rivière.
Mais la rivière compatissante la dépose sur la berge, où est assis le dieu Pan.
Ce dernier conseille à Psyché de tout faire pour reconquérir l'amour d'Éros.
Alors la princesse part à la recherche de son amant.
Elle erre de temple en temple, sans succès. Enfin,
elle parvient au palais d'Aphrodite,
qui la soumet à toutes sortes d'épreuves, comme une esclave :

* D'abord elle doit trier, en une soirée, un énorme tas de grains de variétés différentes.
Par bonheur, des fourmis, prises de pitié,
l'aident à accomplir sa tâche et le tas est trié à temps.

* Ensuite, elle est contrainte de rapporter à Aphrodite
de la laine de moutons à la toison d'or,
qui paissent dans un pré au-delà d'une dangereuse et profonde rivière.
Un roseau, ému par l'infortune de la jeune femme, lui indique la marche à suivre.

* Puis elle doit rapporter de l'eau du Styx, puisée à même la source.
Cette dernière se situe au sommet d'une haute montagne gardée par des dragons.
Cette fois, c'est l'aigle de Zeus (le dieu des dieux) qui vient au secours de Psyché,
tandis qu'elle gravit la montagne.
L'aigle va remplir une fiole avec de l'eau du Styx, et la remet à Psyché.

* Enfin, la jeune femme doit mettre dans une boîte
une parcelle de la beauté de Perséphone, la reine des Enfers.
Épuisée, Psyché est à nouveau tentée de mettre fin à ses jours.
Elle est sur le point de se jeter du haut d'une tour,
quand soudain la tour commence à lui parler,
la convainc de rester en vie et lui indique même comment réussir cette épreuve.
Ainsi elle parvient à récupérer une parcelle de la beauté de Perséphone.
Mais sa curiosité la perd une seconde fois :
pensant que la beauté de la déesse l'aidera à reconquérir Éros,
Psyché ouvre la boîte et aussitôt, plonge dans un profond sommeil, pareil à la mort.

Entre-temps, Éros s'est échappé du palais de sa mère, qui l'y avait enfermé.
Toujours épris de Psyché, il la ranime doucement avec la pointe d'une de ses flèches.
Puis il l'emmène devant Zeus en personne,
qui convoque les dieux de l'Olympe (dont Aphrodite, enfin apaisée)
et annonce publiquement le mariage d'Éros et Psyché.
Celle-ci est invitée à boire l'ambroisie, ce qui lui confère l'immortalité.
Le dieu et la nouvelle déesse sont alors unis en présence de tout le panthéon,
et un merveilleux banquet s'ensuit.

Quelque temps plus tard, Psyché donne à Éros une fille, nommée Volupté.
L'amour (Éros) et l'âme (Psyché) sont ainsi réunis pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 13:14

L'HISTOIRE MYTHIQUE
ciment des croyances et des images.


Le couple Venus et Mars.

Fort comme Hercule, talon d'Achille, travail de Titan,
Odyssée, un dédale, une bacchanale ...
Les expressions et les mots issus de la mythologie grecque ou romaine
abondent dans la langue française.


La mythologie existe naturellement depuis la nuit des temps.
Les grecs, les romains, égyptiens...
Le mot mythologie est issu :
du grec ancien μῦθος, mythos « fable, récit, légende, conte »
et de λόγος, logos « parole ».

ont tous des dieux et déesses qui ont des rôles dans leur mythologie.

Les histoires mythologiques sont habituellement
des récits à propos de héros qui selon leurs mérites étaient favorisés par les dieux,
ou parfois ils leur nuisaient, comme dans le cas d'Ulysse.
Ils surpassaient ou étaient écrasés par les épreuves qui se dressaient sur leur chemin,
selon le bon vouloir des dieux.

Toute les civilisations on des histoires mythiques.
Ces mythes, étaient transmis de génération en génération comme une tradition.
Des histoires fabuleuses de héros qui affrontent des bêtes mythiques comme le centaure,
le cyclope ou la méduse...
qui parfois servaient à expliquer une morale.

Souvent, les récits racontaient de façon exagérée des évènements réels,
ou pour simplement expliquer des observation de la nature
qu'ils ne pouvaient pas comprendre.
Le dieu du soleil produisait les éclipses solaires,
celui des vents les tornades et bien d'autres dieux étaient responsables
des autres cataclysmes naturels.

La fertilité, l'amour et bien d'autres simples faits étaient influencés par les dieux.
Des offrandes, des prières et autres rituels
servaient à les rendre indulgents et favorables pour la culture, les récoltes ou la santé.

La mythologie est l'étude des mythes produits au cours des ages et des civilisations
au long de l'histoire de l'homme.
Par des parchemins et autres formes d'écrits, comme les hieroglyphes ou sculptures,
l'histoire des récits de civilisations disparues ont été déchiffrées
pour nous permettre d'en connaitre plus sur leurs croyances et rituels.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 13:42

ORPHEE ET EURYDICE
Orphée fils du roi de Thrace, Oeagre, et de la Muse Calliope
était le poète et le musicien le plus célèbre qui n'ait jamais vécu dans l'Antiquité.

Apollon lui fit don d'une Lyre à 7 cordes;
les Muses lui apprirent à en jouer et en leur honneur il rajouta deux cordes à sa lyre.
Non seulement il attendrissait les bêtes féroces
mais il charmait aussi par sa musique les arbres et les rochers
au point qu'ils se déplaçaient pour le suivre et l'écouter.
C'était dejà le miracle de la Musique.
Il forma tous les grands musiciens de la mythologie:
Musée que certains auteurs considère comme son fils,
Eumolpe (ou Eumolpos), Linos.


Cervelli Orphée et Eurydice.

Eurydice (en grec ancien Εὐρυδίκη / Eurudíkê)
est une dryade (nymphe des arbres).
Fille de Demeter,
Elle est l'épouse d'Orphée, grand poète et musicien.

"Avec mon chant
Je charmerai la fille de Déméter,
Je charmerai le Souverain des Ombres;
J'attendrirai leurs coeurs avec ma mélodie
Et loin du Hadès, j'emporterai Eurydice."

ORPHEE
***
Orphée et Eurydice ou l'art de la Musique :

Les premiers musiciens furent les dieux.
Athéna ne se distinguait pas dans cet art mais ce fut elle qui inventa la flûte
bien qu'elle n'en jouât jamais.
Hermès créa la lyre, dont il fit présent à Apollon,
et celui-ci en tirait des sons si mélodieux quand il en jouait dans l'Olympe,
que les dieux en oubliaient tout le reste.
Pour lui-même Hermès fit encore le fifre du berger, dont la musique était enchanteresse.
Pan créa le pipeau du roseau,
dont le chant est aussi doux que celui du rossignol au printemps.
Les Muses n'avaient pas d'instrument qui leur fût propre
mais leurs voix étaient sans pareilles.


Venaient ensuite quelques mortels qui excellaient dans leur art au point d'égaler
ou presque les divins exécutants.
Parmi ceux-là Orphée fut de loin le plus grand.
Par sa mère il était plus qu'un mortel; en effet,
il était le fils d'une Muse et d'oeagre, roi de Thrace.
Il tenait de sa mère le don de la musique que la Thrace, pays où il grandit,
devait encore développer, car les Thraces étaient le peuple plus musicien de la Grèce;
mais pas plus chez eux qu'ailleurs —sauf chez les dieux— Orphée ne trouvait de rival.
Lorsqu'il chantait ou jouait, son pouvoir ne connaissait pas de limite
et rien ni personne ne pouvait lui résister
Dans les bois profonds et tranquilles des montagnes de Thrace,
Orphée, avec sa lyre chantante entraînait les arbres,
Et les bêtes sauvages du désert accouraient à ses pieds.
Tout ce qui était animé ou inanimé le suivait; les rochers,
les collines se déplaçaient et les fleuves changeaient leurs cours.

On sait peu de chose de sa vie avant son infortuné mariage
qui plus encore que sa musique, l'a rendu célèbre,
mais on nous dit qu'il prit part à une expédition fameuse
pendant laquelle il se montra fort utile.

Avec Jason il prit la mer sur l'Argo et lorsque les héros étaient las
ou lorsque le travail des rames leur devenait particulièrement pénible,
Orphée faisait vibrer sa lyre; aussitôt,
un nouveau zèle les prenait et d'un seul mouvement leurs avirons frappaient la mer,
au rythme de sa mélodie.
Ou encore, quand une querelle menaçait, il tirait de son instrument des sons si tendres,
si apaisants, que les plus violents se calmaient et oubliaient leur colère.
Grâce à lui, les héros furent sauvés des Sirènes dont le chant enchanteur
leur parvint un jour par-dessus les flots.
Oublieux de toute autre pensée, ils furent alors pris d'un désir désespéré
d'en entendre davantage et ils tournèrent leur navire vers la grève
où se tenaient les Sirènes.

Mais Orphée, saisissant sa lyre, en tira une mélodie si claire et vibrante,
qu'elle étouffa le son de ces voix ensorcelantes et fatales.
Le navire reprit son cap et les vents l'entraînèrent loin de ce lieu périlleux.
N'eût été la présence d'Orphée, les Argonautes, eux aussi,
auraient laissé leurs os sur l'île des Sirènes.

On ne nous dit nulle part où et comment il rencontra la jeune fille qu'il aima,
Eurydice; mais il est clair qu'aucune jeune fille distinguée,
par lui n'aurait pu résister au pouvoir de son chant.
Ils s'épousèrent donc, mais leur joie fut brève.
La noce à peine achevée, comme la jeune épousée marchait
avec ses demoiselles d'honneur dans une prairie,
une vipère la mordit au pied et elle mourut.
La douleur d'Orphée fut accablante, il ne put l'endurer.
Il se décida de se rendre dans le royaume des morts pour tenter d'en arracher Eurydice.
.../...


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 13:47

LA DESCENTE AUX ENFERS



Il osa ce qu'aucun homme, jamais, n'avait osé pour son amour.
Il entreprit le redoutable voyage dans le monde souterrain.
Arrivé là, il fit résonner sa lyre et toute cette vaste multitude,
prise au charme, s'immobilisa.
Le chien Cerbère relâcha sa garde; la roue d'Ixion cessa de tourner;
Sisyphe s'appuya sur sa pierre; Tantale oublia sa soif; pour la première fois,
les visages des Furies, déesses de l'épouvante,
se couvrirent de larmes.
Le maître du Hadès et la Reine s'approchèrent afin de mieux entendre.
Orphée chanta.

Ô dieux qui gouvernez le monde de l'ombre et du silence,
Tous ceux qui sont nés de la femme doivent un jour venir à vous.
Toute beauté doit un jour descendre dans votre royaume.
Un instant nous nous attardons sur la terre
Puis nous vous appartenons à jamais.
Mais celle que je cherche est venue à vous trop tôt,
Avant de fleurir le bourgeon fut cueilli,
J'ai tenté en vain de supporter ma perte;
L'Amour est un dieu trop puissant.
Ô Roi,Si ce vieux récit dit par les hommes est vrai,
Tu sais comment, un jour, les fleurs ont vu le rapt de Proserpine.

Alors, tisse à nouveau pour la douce Eurydice
Le voile de la vie trop tôt enlevé du métier.
Vois, je te demande si peu,
Seulement que tu me la prêtes et non que tu me la donnes;
À la fin du cours de ses années terrestres,
Elle sera tienne à jamais.


Sous l'envoûtement de sa voix, personne ne pouvait rien lui refuser.
Il fit couler des larmes de fer
Au long des joues de Pluton
Et L'Enfer accorda ce qu'implorait l'Amour.

Ils firent venir Eurydice et la rendirent à Orphée, mais à une condition:

il ne se retournerait pas pour la regarder avant d'avoir atteint le monde des vivants.
L'un derrière l'autre,
ils passèrent les grandes portes du Hadès et gravitèrent le sentier en pente
qui les éloignerait de l'obscurité.
Il savait qu'elle le suivait pas à pas mais il aurait voulu jeter ne fût-ce qu'un coup d'oeil
pour s'en assurer.
Ils avaient maintenant presque atteint leur but, l'ombre devenait grise.
Un pas encore, et il entra, joyeux dans la lumière du jour. Alors il se retourna.
Trop tôt:
elle était encore dans la caverne. Il la vit dans la lumière indécise et lui tendit les bras;
mais dans le même instant, elle disparut.
Elle avait glissé dans l'ombre à nouveau, et il n'entendit qu'un faible mot:
"Adieu".

Il tenta désespérément de se précipiter à sa suite pour descendre avec elle, mais en vain.
Les dieux ne lui permirent pas de pénétrer une seconde fois,
vivant, dans le monde des morts.
En proie à la plus grande désolation, il dut retourner seul sur la terre.
Il renonça à la compagnie des humains
et erra désormais dans les solitudes sauvages de la Thrace,
chantant et pleurant sa peine en s'accompagnant sur la lyre.
Et les rochers, les rivières et les arbres, dont il avait fait ses seuls amis,
l'écoutaient avec ravissement.

Un jour enfin, une troupe de Ménades le rencontra par hasard.
Elles étaient aussi délirantes que celles qui avaient si cruellement tué Penthée.
Elles fondirent sur le gentil musicien, elles le mirent en pièces.
Elles jetèrent sa tête dans l'Hèbre et les eaux du fleuve
la portèrent jusqu'aux abords de l'île de Lesbos.

Les Muses la trouvèrent et lui donnèrent une sépulture dans le sanctuaire de l'île;
elles rassemblèrent ses membres épars et les déposèrent dans une tombe,
au pied du Mont Olympe, et là,jusqu'à ce jour,
le chant des rossignols se fait entendre plus doux que partout ailleurs.

VOILA LA NAISSANCE DE LA CHANSON D'AMOUR.
LA CREATION ET L'INSPIRATION DANS LE MANQUE ET LA DOULEUR.
LA SUBLIMATION.

... Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas ...

Jacques Brel


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 14:13

L'ombre d'Eurydice échappant à Orphée...
Christian Gottlieb Kratzenstein-Stub


Certains éléments du mythe d’Orphée se retrouvent dans la Bible.
Par exemple sous forme d’anecdotes :

au moment de la fuite de Sodome,
la femme de Loth se retourne et est transformée en statue de sel…
Mais le grand personnage biblique qui rappelle Orphée est bien entendu le roi David.
Muni d’une lyre, il chante pour son Dieu.
Ses poèmes, les Psaumes de David rappellent que ce roi biblique est comme Orphée,
un poète-musicien.
Nous avons vu qu’Orphée était considéré comme un héritier du mythe d’Osiris
puisqu’il meurt déchiré et jeté à un fleuve.
Les psaumes de David trouvent des sources évidentes
dans les hymnes solaires d’Akhénaton en Egypte du Premier millénaire avant JC.
Nous voyons par ces observations que les mythes égyptiens,
hébreux et grecs sont liés,
et qu’Orphée est un mythe Méditerranéen avant que d’être Grec…


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 14:21

La lyre d'Orphée


Alexandre Séon (1855-1917), La Lyre d’Orphée (1898)
Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne

Les Muses sont des divinités vierges, qui n'aiment que la poésie et les vers.
Vénus demanda un jour à son fils Cupidon ;
pourquoi il ne les avait jamais percées de ses flèches.
« Je les respecte, ma mère, répondit l'Amour, car elles sont respectables,
toujours en méditation, et toujours occupées de quelques chants ;
mais je m'approche souvent d'elles, séduit par leurs mélodies. »

La chasteté des Muses était proverbiale dans l'antiquité ;
mais dans le langage allégorique,
on disait d'un très grand poète ou d'un très grand musicien,
qu'il était l'enfant des Muses.

C'est à ce titre qu'Orphée était appelé fils de Calliope et d'Apollon.
Orphée exprime mythologiquement
le ravissement que la musique causait aux peuples primitifs..
Sa voix mélodieuse et sa lyre enchanteresse opèrent partout des prodiges.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Sam 20 Fév - 14:41

Orphée Gustave Moreau 1865



La lyre d'Orphée

Quand Orphée eut perdu sa maîtresse à jamais,
Il dit : « Je chanterai, pour épuiser ma peine,
Un thrène harmonieux sur celle que j'aimais. »

Fuyant l'Hèbre fatal et sa rive inhumaine,
Au bois sombre, où parfois sonne un rugissement,
Il promenait les chants de la Lyre d'ébène.

Mais il sentait la plainte inégale au tourment.
Il cria : « L'Art est vain et ne saurait tout dire.
L'air qui vibre n'est rien, et la Muse nous ment. »

Il arracha d'un coup les trois fils de la Lyre,
Et, tandis qu'un suprême et déchirant accord
Eclate et dans le bois mélancolique expire,

Il se coucha sur l'herbe et souhaita la mort.

*

Était-ce une déesse ? était-ce un dieu ? Mystère.
Une forme éthérée, un clair fantôme bleu,
On ne sait d'où venu, descendit sur la terre.

Il abattit son vol auprès du demi-dieu
Et, déployant sur lui ses ailes blanchissantes,
Ouvrit le sein d'Orphée avec son doigt de feu.

Alors, pour remplacer les trois cordes absentes,
Il lui tira du cœur trois fibres, — et soudain
Au Luth silencieux les fixa frémissantes.

Réveillant le poète, il lui mit à la main
La merveilleuse Lyre aux fils rouges et tièdes,
Et dit : « Joue à présent, maître, et va ton chemin ! »

A sa voix se leva le prince des Aèdes,
Et son Luth animé, plein de souffles ardents,
Si douloureusement vibra sous ses doigts raides,

Que les tigres rayés et les lions grondants
Le suivaient attendris, et lui faisaient cortège,
Doux, avec des lambeaux de chair entre les dents.

Chœur monstrueux conduit par un divin Chorège !
Les grands pins, pour mieux voir l'étrange défilé,
En cadence inclinaient leurs fronts chargés de neige.

Les gouttes de son sang sur le Luth étoile
Brillaient. Charmant sa peine au son des notes lentes,.
L'Aède, fils du Ciel, se sentit consolé :

Car tout son cœur chantait dans les cordes sanglantes.

JULES LEMAITRE
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Lun 22 Fév - 15:09

MARIA CALLAS
Orphée et Eurydice
Tragédie-opéra en trois actes de Christoph Willibald Gluck
Livret français de Pierre-Louis Moline
d'après le livret italien de Ranieri de' Calzabigi




J'ai perdu mon Eurydice,
Rien n'égale mon malheur;
Sort cruel! quelle rigueur!
Rien n'égale mon malheur!
Je succombe à ma douleur!
Eurydice, Eurydice,
Réponds, quel supplice!
Réponds-moi!
C'est ton époux fidèle;
Entends ma voix qui t'appelle.

J'ai perdu mon Eurydice,

Eurydice, Eurydice!
Mortel silence! Vaine espérance!
Quelle souffrance!
Quel tourment déchire mon cœur!

J'ai perdu mon Eurydice,

Ah! puisse ma douleur finir avec ma vie !
Je ne survivrai pas à ce dernier revers.
Je touche encor aux portes des enfers,
J'aurai bientôt rejoint mon épouse chérie.
Oui, je te suis, tendre objet de ma foi,
Je te suis, attends-moi!
Tu ne me seras plus ravie,
Et la mort pour jamais va m'unir avec toi.

Livret de l'Opéra ici :
http://opera.stanford.edu/iu/libretti/orphee.html
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Jeu 25 Fév - 1:28

LES NEUF MUSES



Les Muses étaient filles de Jupiter et de Mnémosyne ou Mémoire.
Au même titre que les Grâces, elles ont leur place dans l'Olympe,
dans les réunions, les festins, les concerts, les réjouissances des dieux.
Toutes sont jeunes, également belles, quoique différentes dans leur genre de beauté.
Selon Hésiode elles sont au nombre de neuf, et, sur la Terre, comme dans l'Olympe,
chacune a ses attributions, sinon distinctes, du moins déterminées :

CLIO
nom formé d'un mot grec qui signifie gloire, renommée, était la muse de l'Histoire.
On la représente sous la figure d'une jeune fille couronnée de lauriers,
tenant en sa main droite une trompette,
et de sa main gauche un livre qui a pour titre Thucydide.
A ces attributs on joint parfois le globe terrestre sur lequel elle pose,
et le Temps qui se voit près d'elle,
afin de montrer que l'Histoire embrasse tous les lieux et tous les temps.
Ses statues tiennent quelquefois une guitare d'une main,
et un plectre de l'autre,
parce que Clio était aussi considérée comme l'inventrice de la guitare.

EUTERPE
(en grec, qui sait plaire) avait inventé la flûte ou suggéré son invention ;
elle présidait à la Musique.
C'est une jeune fille couronnée de fleurs et jouant de la flûte.
Des papiers de musique, des hautbois et autres instruments sont auprès d'elle.
Par ces attributs,
les anciens ont voulu exprimer combien les lettres ont de charme pour ceux qui les cultivent.

THALIE
(ainsi nommée du mot grec qui signifie fleurir) présidait à la Comédie.
C'est une jeune fille à l'air enjoué ;
elle est couronnée de lierre, chaussée de brodequins, et tient un masque à la main.
Plusieurs de ses statues ont un clairon ou porte-voix,
instrument dont on se servait pour soutenir la voix des acteurs dans la comédie antique.

Eustache Le Sueur :
Melpomène, Érato et PolymnieMELPOMÈNE (d'un mot grec signifiant chanter)
était la muse de la Tragédie. Son maintien est grave et sérieux :
elle est richement vêtue, et chaussée d'un cothurne ;
elle tient d'une main un sceptre et des couronnes,
de l'autre un poignard ensanglanté.
Parfois on lui donne pour suivantes la Terreur et la Pitié.

TERPSICHORE
(en grec, qui aime la danse)
était la muse de la Danse. C'est une jeune fille, vive, enjouée, couronnée de guirlandes,
et tenant une harpe au son de laquelle elle dirige en cadence tous ses pas.
Des auteurs la font mère des Sirènes.

ÉRATO
(d'Éros, amour) présidait à la poésie lyrique
C'est une jeune nymphe vive et folâtre, couronnée de myrte et de roses.
De la main gauche elle tient une lyre, et de la droite un archet ;
près d'elle est un petit amour, et parfois des tourterelles se becquètent à ses pieds.

POLYMNIE
(ou POLYHYMNIE, nom composé de deux mots grecs qui signifient
beaucoup et hymne ou chanson)
était la muse de la Rhétorique.
Elle est couronnée de fleurs, quelquefois de perles et de pierreries, avec des guirlandes autour d'elle, et habillée de blanc. Sa main droite est en action comme pour haranguer, et elle tient de la main gauche tantôt un sceptre, tantôt un rouleau sur lequel est écrit le mot latin suadere « persuader ».

URANIE
(du grec Ouranos « ciel ») présidait à l'Astronomie.
On la représente vécue d'une robe de couleur d'azur, couronnée d'étoile,
et soutenant des deux mains un globe qu'elle semble mesurer,
ou bien ayant près d'elle un globe posé sur un trépied,
et plusieurs instruments de mathématiques.
Selon Catulle, Bacchus la rendit mère de l'Hyménée.

CALLIOPE
(nom composé grec qui signifie un beau visage)
était la muse de la poésie héroïque et de la grande éloquence.
Elle est représentée sous les traits d'une jeune fille à l'air majestueux,
le front ceint d'une couronne d'or, emblème qui, selon Hésiode,
indique sa suprématie parmi les autres muses.
Elle est ornée de guirlandes, tient d'une main une trompette,
et de l'autre un poème épique.
Les poètes la disent mère d'Orphée.

Non seulement les Muses furent considérées comme des déesses,
mais on leur prodigua tous les honneurs de la divinité.
On leur offrait des sacrifices en plusieurs villes de la Grèce et de la Macédoine.
Elles avaient à Athènes un magnifique autel ;
à Rome elles avaient plusieurs temples.
Ordinairement le temple des Muses était aussi celui des Grâces,
les deux cultes étaient communs ou rarement séparés.

On ne faisait guère de festins sans les invoquer et sans les saluer la coupe en main.
Mais personne ne les a tant honorées que les poètes qui ne manquent
jamais de leur adresser une invocation au commencement de leurs poèmes.

Le Parnasse, l'Hélicon, le Pinde, le Piérus étaient leur demeure ordinaire.
Le cheval ailé, Pégase, qui ne prête son clos et ses ailes qu'aux poètes,
venait paître habituellement sur ces montagnes et aux environs.
Parmi les fontaines et les fleuves,
l'Hippocrène, Castalie et le Permesse leur étaient consacrés, ainsi que, parmi les arbres,
le palmier et le laurier.
Quand elles se promenaient en chœur, Apollon, couronné de laurier, et la lyre en main,
ouvrait la marche et conduisait le cortège.

On les surnommait, à Rome, Camènes,
expression qui signifie « agréables chanteuses ».
Leur surnom de Piérides vient de ce qu'elles fréquentaient le mont Piérus en Macédoine.
Mais certains poètes donnent à ce mot une autre explication.

Piérus, roi de Macédoine, disent-ils, avaient neuf filles.
Toutes excellaient dans la poésie et la musique.
Fières de leur talent, elles osèrent aller défier les Muses jusque sur le Parnasse.
Le combat fut accepté, et les nymphes de la contrée, désignées pour arbitres,
se prononcèrent pour les Muses.
Indignées de ce jugement, les Piérides s'emportèrent en invectives
et voulurent même frapper leurs rivales.
Mais Apollon intervint, et les métamorphosa en pies.
À cause de leur victoire dans ce concours, les Muses auraient pris le nom de Piérides.

Le surnom de Libéthrides, donné aussi aux Muses,
leur vient soit de la fontaine Libéthra, en Magnésie, soit du mont Libéthrius,
lesquels leur étaient consacrés.
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE   Jeu 25 Fév - 1:44

APPOLON


Appolon et les muses

Apollon, le beau dieu de la prophétie et de la divination
est aussi le dieu des arts, principalement de la musique.
Les muses dépendaient de lui.


L'hymne à Apollon pythien commence par l'apparition d'Apollon dans l'Olympe,
la phorminx (lyre) à la main :
« aussitôt les Immortels ne songent plus qu'à la cithare et aux chants.»
Les Muses chantent en chœur les dieux et les hommes ;
les dieux de l'Olympe, Arès compris,
se donnent la main pour danser et Apollon lui-même, tout en jouant, se joint à eux.
La scène résume l'un des domaines majeurs d'Apollon : la μουσική / mousikē,
c'est-à-dire la combinaison du chant, de la musique instrumentale et de la danse.

En tant que tel, Apollon est le patron des musiciens :
« c'est par les Muses et l'archer Apollon qu'il est des chanteurs et des citharistes »,
dit Hésiode.
Il inspire même la nature :
à son passage « chantent les rossignols, les hirondelles et les cigales ».
Sa musique apaise les animaux sauvages émeut les pierres.
Pour les Grecs, musique et danse ne sont pas seulement des divertissements :
elles permettent aux hommes de supporter la misère de leur condition.


Le dieu-archer pouvait frapper les pays d'épidémies et les guérir
car il était patron des médecins.
Il protégeait les bergers bien qu'ami du loup.
Il fut aussi appelé Phoebos le brillant, dieu du soleil.
Apollon est fils de Zeus et de la titanide Leto. Il est frère jumeau d'Artémis.
Il naquit sur l'île flottante Delos. Il fut élevé au nectar et à l'ambroisie.

Apollon tua Python, le serpent femelle qui rendait des oracles.
Avec Artémis il transperça le géant Tityos
qui avait tenté de faire violence à Leto avant leur naissance.
Ils l'envoyèrent ensuite dans le Tartare où il subit un châtiment éternel.
Ils tuèrent presque tous les enfants de Niobé
qui s'était vantée d'être plus féconde que leur mère.
2 fois Apollon servit d'esclave pendant à des mortels.
L'un était Admète, roi de Phères.
Le dieu donna 2 veaux à toutes ses vaches et le préserva de la mort.
Zeus avait foudroyé le fils d'Apollon, Asclépios.
Par vengeance il tua les cyclopes et en punition Zeus infligea à Apollon
cet esclavage pendant un an.

Apollon inventa le luth (ou la cithare) et reçut la lyre des mains d'Hermès.
Cette lyre était son instrument favori.
Il en jouait aussi bien à l'endroit qu'à l'envers.

Apollon aida Priam pendant la guerre de Troie. Il fut le plus fidèle protecteur de la ville.
Hélénos et Cassandre, enfants de Priam, reçurent de lui des dons de divination.
Cassandre refusa les avances amoureuses d'Apollon
et l'amoureux éconduit lui envoya une malédiction :
bien que ses prédictions seraient correctes, personne ne la croirait.

Daphné préféra être transformée en laurier plutôt que de devenir son amante.
La sibylle de Cume qui refusa aussi ses avances
fut condamnée à vivre 1000 ans tout en vieillissant.
Ce fut une flèche tirée par Apollon qui tua Achille.
Il se manifestait aux étrusques et aux romains par l'oracle de la grotte de Cumes.
Auguste l'adopta comme son protecteur et comme le symbole de sa mission civilisatrice.
Il lui dédia un magnifique temple sur le mont Palatin, construit en 28 après JC.



Dernière édition par Nine le Jeu 25 Fév - 2:06, édité 1 fois
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MYTHOLOGIE : IMAGERIE CLASSIQUE

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