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 LE PARIS DE DANI

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Nine
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Mar 23 Mar - 16:42

A PARIS
CLIP DE DANI

je cherche un être Humain !


EN EXCLUS !
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Jeu 25 Mar - 17:03

Le Paris de Dani
22 mars 2010 / AZ Universal




Disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal :
iTunes /
VirginMega/
Amazon /
Un extrait est proposé pour chacun des titres de l’album

Tracklisting : Auteurs Compositeurs

1. Mon cœur balance
(Christian Ravasco / François Bernheim (Ed : Good good Music))

2. Paris se marie
(Jean Fauque / François Bernheim (Ed : Sony Music / Good good Music))

3. Un être humain à Paris
(Jacques Duvall / Jean Philippe Verdin (Ed : D.R))

4. Le Pont de L’Alma
(Jacques Duvall / Jean Philippe Verdin (Ed : D.R))

5. Nos rendez-vous
(David André (Ed : Royal Tease))

6. Me & You
(Jean-Jacques Burnel (Ed : Complete Music))

7. Les Paris
(Frederic Doll / Jean Philippe Verdin (Ed : Capitaine Plouf / D.R))

8. Paris, Paris
(Pierre-Dominique Burgaud / Alain Chamfort (Ed : Pierre et eau / Fenixing))

9. P.A.R.I.S
(Cali (Ed: les éditions de Mireilles))

10. C’est quelque chose
(Jean Philippe Verdin (Ed : D.R))

11. Santé
(Ronnie Bird / Mader (Ed : D.R))

Discographie


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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Jeu 25 Mar - 18:58

FRANCE INTER ITV
Dani est l’invitée de Pascale Clark dans
Comme on nous parle sur France Inter (09h35 - 25 Mars 2010).

Dani - France Inter
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 26 Mar - 0:12

MON COEUR BALANCE



Christian Ravasco / François Bernheim
(Ed : Good good Music)



Mon cœur balance
Entre la Bastille et le boulevard Exelmans
La tour Montparnasse et la butte Montmartre
Victor Hugo et Jean-Paul Sartre

Mon cœur balance
De quel côté et l’bonheur qu’est-ce que t’en penses ?
J’perd mon latin dans l’quartier
Où j’me suis battue pour ma liberté

Rive droite, rive gauche
Je t’aime
Que tu sois du nord ou du sud de la Seine
Partout je suis comme un air de bohême
Même si j’me demande de quel côté

Mon cœur balance
Le bonheur n’est pas qu’une fleure cueillit d’avance
Entre Notre-Dame et l’Sacré-cœur
Les honnêtes gens et les killers

Mon cœur balance
Entre Emile Zola et Anatole France
Le café d’Flore et l’hôtel Costes
Tout c’qui rest’ra, tiendra sur un timbre poste

Rive droite, rive gauche
Je t’aime
Que tu sois du nord ou du sud de la Seine
Partout je suis comme un air de bohême
Même si j’me demande de quel côté

Mon cœur balance
Mais pour moi ça n’a aucune importance
J’aime Paris pour a poésie
De la Cité à Saint-Denis

Mon cœur balance
Il se bat pour garder son indépendance
D’Oberkampf au Luxembourg
Et moi si j’cours c’est après l’Amour

Rive droite, rive gauche
Je t’aime
Que tu sois du nord ou du sud de la Seine
Partout je suis comme un air de bohême
Un air de bohême

Rive droite, rive gauche,
J’te briffe
J’pourrais jamais faire un choix définitif
J’ai presque envie d’faire toute seule une manif
Quand on veut m’faire dire de quel côté

Mon cœur balance


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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 26 Mar - 12:26

JOURNÉE SPÉCIALE DANI SUR FRANCE BLEU (107.1)
VENDREDI 26 MARS 2010



Le samedi et le dimanche de 14h à 16h animé par Serge POEZEVARA,
avec Danielle MOREAU et Fabien LECOEUVRE
(rediffusé le samedi et le dimanche soir de 22h00 à 24h00).

Deux heures chaque samedi et dimanche,
pour passer en revue l’actualité musicale du moment,
égrener les bons souvenirs, raconter l’histoire des chansons,
et dévoiler les petits secrets des artistes,
grâce à l’équipe de chroniqueurs de l’émission,
tous passionnés et professionnels de la musique.

Chanteurs d’aujourd’hui et d’hier mais aussi auteurs, compositeurs,
musiciens, producteurs, tourneurs…
viennent partager leurs expériences et nous font découvrir
l’envers du décor et les coulisses du métier.
le lien :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=4f4763171a9f8a2b9a545b0fb2bb9903&4912b57d3f64d4a6eb5204bc79aafaa1_container_id=54555&4912b57d3f64d4a6eb5204bc79aafaa1_container_tid=75079

SAMEDI 27 MARS

DANI : Mannequin vedette dans les années 60, égérie de Gainsbourg,
chanteuse à succès de retour il y a quelques années en duo avec Etienne DAHO,
elle nous présente son nouvel album autour d'un thème unique : Paris.

DANI SERA EN CONCERT LE 3 MAI 2010 :
AU RÉSERVOIR
programmation en cours pour d'autres dates
à suivre ...


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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 26 Mar - 12:45

PARIS SE MARIE





(Jean Fauque / François Bernheim
(Ed : Sony Music / Good good Music)

Paris se marie Paris se marie
Paris se marie à notre histoire
Caresse l’espoir quand vient la nuit
Paris nous charrie des scènes de vie
Nos bouchent se touchent en bateaux mouches

Paris te marie
Paris te marie
Paris te marie en un nid d’hôtel
Fond d’un taxi providentiel
Paris féerique les gens sont fous
Tourne la musique, mais on s’en fout

Paris te marie
Paris te marie
Paris se marie à Merveille

Au tomber des feuilles
Paris se pare pour l’Amour
Des plus beaux Atouts

Paris nous maille à merveille
Se met en bouteille
La tour Eiffel, j’en ai fait le tour
Mais pas d’l’amour

Paris se marie
Paris se marie
Paris se marie

A la ruelle, où nous jouions jadis à la marelle
Chaque fois qu’on s’aime
Danse la Seine
Paris me sourit
Quand tu souris

Paris se marie
Paris se marie
Paris nous maille à merveille
Se met en bouteille
La tour Eiffel j’en ai fait l’tour
Mais pas d’l’amour

Paris se marie à merveille
Paris se marie aux pluies du soleil
Paris se marie à l’amour

Dans ses alentours
Et de ma bouche à ton oreille
Quand on se dit toujours
Paris met tout dans la corbeille
C’est l’bruit qui court


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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Mar 13 Avr - 0:53

Dani, si vous étiez



Par Guillaume Crouzet,
publié le 12/04/2010


Dani, si vous étiez !

En juin dernier, elle a ouvert sa deuxième boutique de fleurs à l'Hôtel Costes,
mais elle ne délaisse pas pour autant son métier de chanteuse.
Son disque, Le Paris de Dani (Universal/ AZ), vient de sortir.

Si vous étiez... Un livre de chevet Cent Ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez,
un bouquin que je me trimballe depuis que j'ai 20 ans, sans m'en lasser.
Actuellement, j'alterne entre ça et le surprenant livre de poésies
de Dominique de Villepin, Eloge des voleurs de feu.

Un plat d'enfance Les coquillettes avec du gruyère râpé.
L'un des rares plats devant lequel je ne rechignais pas, petite.
Ma mère, Marcelle, faisait très bien la cuisine.
Pourtant, je n'aimais rien, contrairement à mes soeurs.

Un juron "Va te faire tâter!" Je l'utilise assez souvent.
Ça veut bien dire ce que ça veut dire!

Un tableau La Tour Eiffel de Nicolas de Staël !
Elle aurait pu faire la pochette de mon dernier album,
mais j'ai choisi pour cela Maxime Rebière,
un illustrateur contemporain plein de talent,
que j'ai rencontré grâce à Isabelle Adjani.

Une autre nationalité Catalane. Je le suis déjà en partie :
Perpignan, ma ville d'enfance, reste mon port d'attache.

Un vêtement qui rend beau Mon vieux cachemire noir à col roulé
que j'ai acheté en Angleterre il y a trente ans.
J'aime la mode, même si je ne vais qu'à trois collections chaque année :
Agnès b., Chanel et Karl Lagerfeld.

Le seul objet d'une île déserte Des pinceaux et ma boîte d'aquarelle.
Ce serait l'occasion d'apprendre enfin à bien dessiner...

Une escapade en amoureux Mais voyons !
Avec un amoureux, c'est bien partout !

Une phrase qui vous serve de devise Sempre an daben !
"Tout le temps on y va!"
C'est une expression catalane qui représente bien mon état d'esprit:
quels que soient les aléas de la vie, il faut aller de l'avant.

Une couleur Le bleu des yeux de mon père.

Un moyen de transport Une voiture de sport : la B Boxer de Ferrari.
La plus belle automobile que j'aie jamais eue.

Un animal L'abeille. Douceur et piquant à la fois.
Elle donne le miel, mais gare à son dard! C'est tout moi...

Une boisson préférée Un grand cru de Bordeaux.
J'ai eu la chance d'en boire quelques-uns somptueux,
et rien que d'en parler j'en ai le souvenir qui me revient aux papilles.
Un enchantement.

Un musicien J'aurais aimé être la Callas.
Mais vocalement, ce n'est pas encore tout à fait ça...

Une rue de Paris Impossible de vous en citer une seule.
J'aime la rue de Rivoli, la place Pigalle, deux lieux de haut passage,
mais aussi le jardin du musée Galliera, où mes enfants ont appris à marcher.

Un gros défaut Je suis très possessive, exclusive.
Je voudrais que les gens n'appartiennent qu'à moi.

Une fleur Une rose, bien sûr ! Cette fleur se transforme,
ses couleurs évoluent, comme celle de mes roses noires, qui,
au bout de huit jours, virent à un pourpre rouge, totalement indéfinissable.

http://www.lexpress.fr/styles/vip/dani-si-vous-etiez_883778.html
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Mar 20 Avr - 23:53

Dani fait un tour à Paris



Un concept album autour de Paris,
Le Paris de Dani, écrit avec sa garde rapprochée
de musiciens et auteurs de prédilection,
c’est le programme du moment pour la chanteuse Dani,
celle qui depuis les Sixties flamboyantes, persiste à n’en faire qu’à sa tête

Dans son lieu un peu étrange,
sorte de concept store modeste et caché sous un immeuble
du XVe arrondissement de Paris, parmi des canapés profonds,
un piano rutilant et des monceaux de roses aux teintes profondes,
Dani raconte Le Paris de Dani.
Voix de brune délavée aux blondes, allure vénéneuse de rigueur
(cuir noir et dentelles assorties), la chanteuse égérie, émigrée du midi,
remet au goût du jour l'album concept,
en même temps que son vieil ami Alain Chamfort qui triomphe
avec son magnifique Une vie St Laurent.

RFI musique : Vous avez choisi le même réalisateur qu'Alain Chamfort,
Jean-Philippe Verdin pour faire ce disque ?

Dani : Alain a commencé, il y a longtemps, quatre ans.
En plus, c’est la famille, alors quand il y a des idées,
c’est agréable de les réaliser avec des gens que l’on connaît.
Même si c’est aussi intéressant de voir le regard de gens qu’on ne connaît pas sur soi.
J’ai travaillé avec des vieux complices, pour la plupart.
Ce n’est pas un confort, mais il y a de la fidélité :
des instants partagés. Ça crée forcément une émotion différente. J
’adorerais aussi faire un album avec des gens que je ne connais pas.

Tout le monde vous connaît !

Ça, j’en suis moins sûre que vous ! Je suis curieuse de ce qui se fait aujourd’hui,
des gens qui commencent.
Les miens, c’est ma garde rapprochée, des gens installés, qui savent faire.
Mais dans les nouveaux, il y en a des plus qu’intéressants.
J’adore Olivia Ruiz, Julien Doré, la petite Cœur de pirate,
et plein d’autres qui ont du talent ;
je suis très à l’écoute de tout ça, ils font l’histoire d’aujourd’hui.
Ce n’est pas que je fasse celle d’hier…

Il faut des gens sachant écrire…

Il y a un comportement dans la vie, qui est important, et il va avec ce qu’on écoute.
J’étais déjà branchée sur l’écriture, les mots, qui sont la meilleure arme du monde.
Gainsbourg appelait ça un "art mineur".
Mais moi, une chanson, ça me plaît.
C’est difficile à écrire,
et j’ai beaucoup de respect pour ces gens qui font des "chansonnettes" !

Vous êtes passée doucement du statut de chanteuse de variété rigolote des Sixties
à celui d’égérie, de muse d’une génération et d’une scène de musiciens plutôt esthètes.
Comme si vous les aviez réconciliés, quand ils étaient ados,
avec une chanson française qui avait compris l’esprit du rock ?

Je ne sais pas si je les ai réconciliés, mais sur ma route,
j’ai eu des auteurs et compositeurs comme Jacques Datin, Maurice Vidalin,
Frédéric Botton, Pascal Jardin, Sagan, c’est très fort comme écriture.
Je n’ai jamais fait de plan de carrière,
j’ai fait des disques quand je pensais avoir de jolies chansons.
Pas pour être au hit parade, je suis en marge de tout ça.
Je suis sensible à la musique, aux mots qui vont dessus,
j’ai eu la chance de rencontrer Gainsbourg, ou Botton, qui avaient une chose à part,
ce don de manier les mots.
Etre interprète, c’est aussi se réfugier derrière des mots qui vous sont chers et adaptés.

Alors pourquoi et comment cet album concept sur Paris ?

A Cali, comme on est de Perpignan tous les deux,
j’ai demandé une chanson qui regarde Paris de la province.
A Jean-Jacques Burnel, comment il voit Paris de Londres.
Jacques Duvall vit à Bruxelles, mais on a une grande complicité,
comme avec Jean Fauque, ce sont des gens qui comptent pour moi aujourd’hui.
Je suis provinciale, et Paris est une source d’inspiration à l’infini.
J’ai fait mon parcours, mais chacun a le sien.
Ce n’est pas que féerique, c’est puissant, douloureux, magique.
C’est un quotidien, il faut y vivre, l’écouter, le détester, avoir envie d’y revenir.
C’est parce que je ne suis pas d’ici que j’ai cette passion pour Paris,
et ça évolue tout le temps.
Moi, je suis toujours de Perpignan :
provinciale, c’est dans les gènes. Il y a mon enfance, le ciel, c’est différent...
Comme quantité de gens, je suis montée à Paris pour découvrir d’autres choses,
plus artistiques.
Mais je ne fais pas du rétroviseur, je m’adapte à aujourd’hui.
Je ne vis pas avec mon passé.
C’est comme ça, sinon c’est triste.
Le seul cadre que j’ai donné, c’est Paris.
Ils m’ont tous dit que j’étais folle,
qu’il fallait le faire avec un seul auteur et un compositeur,
mais moi je voulais coordonner ces chansons, avec des sons différents.
Ça va du rock’n’roll à la folk, à la pop, la variété…
En ce qui me concerne, c’est une jolie histoire,
et des moments artistiques que je ne suis pas prête d’oublier.

On croise donc Cali, Chamfort, François Bernheim, Jean Fauque, Ronnie Bird, Mader…
On aurait pu s’attendre à plus de duos, or il n’y a que celui avec Jean-Jacques Burnel,
des Stranglers ?

C’est difficile de trouver une chanson à faire en duo.
Celle avec Burnel, elle était évidente.
Quand on sort d’un duo comme celui avec Etienne Daho (Comme un boomerang),
la barre est haute, il faut que ce soit exact et juste. Pas systématique.
C’est un échange, ça appartient à la musique.
C’est sublime quand on peut partager ça avec des amis.
J’aime le faire en live, je l’ai fait souvent avec Alain Chamfort,
avec Cali aussi, et Marc Lavoine.

Y aura-t-il un prolongement scénique à cet album concept ?

J’ai commencé à répéter pour une série de concerts,
on va revisiter ces chansons sur scène.
Sur scène, je ne peux pas avoir tout le monde. Ce sera épuré, mais plutôt électrique.
Pas comme les shows piano-voix que j’ai faits à l’Hôtel Lutécia durant un an.
C’était fort, mais c’est beaucoup d’énergie, c’est intense.
Je répète en ce moment, pour faire ces concerts. À Paris,
on va jouer dans des salles un peu différentes. En mai. Des endroits inattendus.

Jean-Eric Perrin
RFI
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Jeu 29 Avr - 0:06

PARIS & DANI



Cinq ans après « Laissez-moi rire »
et un rôle récurrent dans la production Canal + « Pigalle, la nuit »,
Dani revient avec un nouvel album concept
« Le Paris de Dani ».
Entre rive droite et rive gauche,
Dani raconte ses rendez-vous et son amour pour la capitale à travers
des textes de Jean Fauque, Jean-Jaques Burnel, Ronnie Bird
ou encore Pierre-Dominique Burgaud avant de remonter sur scène.

Assise sur un tabouret dans une salle de répétition du Studio Bleu à Paris,
Dani bat la mesure à l’aide d’une baguette de batterie.
Vêtue de noir, tout en cuir, elle trouve que sa voix n’est pas au niveau, s’en excuse,
explique que c’est parce qu’elle a répété la veille
et n’a pas eu le temps de reposer sa voix tout en allumant une autre cigarette.

Un piano, une guitare et une batterie l’accompagnent.
Ils continuent avec « Nos rendez-vous », l’un des onze titres de son dernier album,
« Le Paris de Dani », en vue de son premier concert parisien le 3 mai au Réservoir.

« Ce titre évoque beaucoup de choses personnelles et fortes.
Ça parle des rendez-vous de la vie et du quotidien à Paris qui n’est pas facile non plus »
raconte-t-elle.
« J’ai demandé aux auteurs d’imaginer Paris tel que je le vois et le ressens.
A chaque fois, ils sont tombés juste.
Ce qui est intéressant quand on est interprète,
c’est justement de se planquer derrière le texte des autres ».

Et même si on ne retrouve pas Etienne Daho sur cet opus, occupé avec sa tournée,
les proches de Dani ont chacun écrit un titre racontant Paris à travers ses yeux.

« Je connais depuis longtemps tous les gens qui ont participé à cet album.
C’est un peu ma garde rapprochée.
Je leur ai expliqué vouloir faire un album sur Paris.
Tout le monde m’a dit que j’étais une kamikaze,
que seules deux personnes devaient l’écrire pour qu’il y ait un fil conducteur.
Moi, je trouvais ça plus intéressant d’avoir plusieurs regards sur la capitale,
depuis Londres, Perpignan, Bruxelles et Paris.
Chaque chanson est une histoire qui me touche beaucoup.
Ce sont des polaroïds qui me reviennent ».

L’histoire de Dani et de la capitale remonte aux années 60, à Salut les copains,
Truffaut, aux débuts de Bowie et Jagger.
De cette époque, elle a gardé l’énergie qu’on retrouve dans son album,
produit comme un opus rock.
« Jean-Philippe Verdin a revisité tout ça avec beaucoup d’amour pour moi et son talent.
Tous les jeunes d’aujourd’hui qui font de la musique
ont des références des années 60 et 70.

Les voix ont été enregistrées chez moi,
à l’exception de « Mon cœur balance »
écrit par Christian Ravasco et composé par François Bernheim,
et « P.A.R.I.S » de Cali.

Pour ce dernier titre, on avait besoin d’un son à la Elvis Presley.
On a fait une prise comme dans les années 60,
en live où on a enregistré les instruments en même temps, au studio ICP à Bruxelles.
C’est la première chanson qu’on a faite,
avant même le choix définitif des titres de l’album.
Elle correspond exactement à ce que je pense de Paris et de la région parisienne ».
Les autres titres ont en partie été enregistrés chez elle,
au « Dani home studio » comme elle l’appelle.

La raison est simple. Dani a le trac.
« Je n’arrivais pas à chanter en studio, j’avais la trouille.
Et puis je n’aime pas chanter dans le bocal où on est coupé de tout le monde.
L’équipe a installé la console chez moi dans mon salon
et je me suis enfermée dans ma chambre pour interpréter les titres.
C’est une émotion particulière de chanter.
Il faut aller chercher au fond de soi pour être juste ». Caprice de diva ? Non.
« Après le succès de Comme un boomerang avec Daho,
ça m’a mis une pression supplémentaire.
J’avais peur de ne pas être à la hauteur des mots si beaux que j’entendais à mon sujet.
C’est embarrassant toutes ces critiques positives.
Ça fait plaisir, mais après, on a un manque. Et le manque vient souvent.
Quand on a l’habitude d’entendre des jolies choses en continu pendant un temps
et que ça s’arrête, le quotidien devient compliqué. ».

Son équilibre, entre ombre et lumière, Dani le trouve dans les roses,
une passion loin du rock et des turpitudes nocturnes.
« C’est marrant. Beaucoup de gens ne comprennent pas que je m’occupe
de mes roses la journée pour après être sur scène.
Mais mon rendez-vous quotidien avec les roses, j’en ai besoin.
La musique, c’est autre chose.
On peut en écouter partout,
faire les roses en écoutant de la musique et faire de la musique
en ayant un bouquet de roses à côté de soi ».

Son refuge se trouve dans un atelier du 15e arrondissement de Paris.
C’est là qu’elle s’occupe de ses roses avant de les envoyer à la boutique de l’hôtel Costes.
Et lorsqu’elle explique mêler les roses à la musique,
ce n’est pas pour rien.
Sa dernière idée est de transformer une partie de l’atelier en salle de répétition et,
pourquoi pas, une scène ouverte, même si ça semble compliqué.

« Ce serait quand même plus sympa de répéter à l’atelier
au lieu de louer une salle au studio comme aujourd’hui !
J’aimerais en faire un lieu ouvert.
Une scène où les gens viendraient faire un bœuf, comme ça.
On y travaille, mais c’est très difficile, avec les autorisations à obtenir.
Il y a des normes de sécurité à respecter, il faut que tout soit sûr.
On ne peut pas le faire comme ça et c’est un peu dommage.
L’idée d’ouvrir la porte et qui veut entre est une bonne idée,
parce que c’est ça la musique, l’imprévu, être un saltimbanque ».

Existe-t-il chez Dani une volonté de redevenir une figure de la nuit parisienne,
comme au temps de L’Aventure ?

« La nuit, c’est magique, bizarre et incroyable, parce que tout le monde,
moi y compris, est différent et joue un rôle.
On est désinhibé, surtout quand on boit un verre de rouge ou autre.
On croit qu’on va rencontrer l’amour de sa vie,
un job d’enfer tout de suite ou que tout va se régler avec le banquier.
Ce sont des clichés basiques, mais c’est la réalité.
Tenir une boîte, je l’ai fait avec ma petite sœur.
Et c’était génial. On est le confident de plein de gens.
Psychologiquement, c’est très intéressant.
Et puis, en voyant les autres, on se dit que finalement, tout ne va pas si mal,
puisqu’on a encore un travail !
Mais refaire ça aujourd’hui, non ».

La référence à la nuit se trouve dans le dernier titre de son album.
« Santé » évoque cette ambiance étrange
où l’on n’oublie jamais de se remaquiller pour séduire et être quelqu’un d’autre.
« La santé est la chose la plus importante.
Il faut être dans la vie et continuer à faire des choses pour conserver la santé ».

Ainsi elle se prépare à remonter sur scène,
tout d’abord au Réservoir dans le cadre d’une soirée France Bleu,
puis dans le reste de la France.
« Et j’ai encore plein d’autres choses à faire.
Les idées, je les ai, mais elles ne sont bonnes que quand elles existent.
Il me reste à les concrétiser avant d’en parler ».

On ne peut pas quitter Dani sans lui parler de Malcolm McLaren,
décédé des suites d’un cancer le 8 avril dernier et qu’elle a connu.
« Quand j’ai ouvert mon premier magasin de roses rue de Tournon à Paris
, il avait son studio juste en dessous.
Je lui ai demandé il y a deux ans de me faire une chanson sur Paris,
mais il n’a pas répondu, sans doute déjà malade.
C’était un super artiste et un super visionnaire,
l’un des derniers managers à aimer la musique.
Heureusement, il y a encore des gens dans ce métier qui sont sensibles
et aiment la musique, même si, maintenant, un artiste est toujours sur le fil.
Il faut qu’il vende pour continuer à faire de la musique.
Mais c’est la société d’aujourd’hui.
Et puis, la créativité, c’est tout ou rien, et ça, ça ne change pas ».

live for Ever
Publié dans : Rock&roll star
19 Avril
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 7 Mai - 2:17

Tête à tête avec la chanteuse Dani


Par William Réjault
(Membre Mon Figaro)


J'ai énormément de chance dans la vie
je ne reçois que des gens dont je respecte le travail,
je les reçois sur un gros fauteuil rouge, pour le Figaro.fr.
On nous maquille, on nous pose un micro et puis, sur la pointe des pieds,
tout le monde s'en va et je me retrouve seul avec mon invité.
Je peux alors poser toutes les questions qui me passent par la tête,
sans limite de temps.

Dani illumine le studio et les gens qu'elle croise.
Pas étonnant qu'elle ait autant vécu la nuit, il y avait besoin d'un peu de lumière,
dans les rues, à ces heures incertaines,
entre le cabaret qui vous met dehors et le lit qui ne vous tend pas encore les bras.
Il fait si sombre, la vie est infinie,
l'ennui vous guetterait presque en rentrant,
pourquoi ne pas trouver un coin pour se poser,
une banquette de cuir et te parler Dani, te parler encore.
Nous parlerions d'amour, de Paris, de mode, de rien et de nous.
Je te séduirais et rentrerais avec toi.

«Le Paris de Dani»

est un album thématique pour lequel de grands noms
tels que Alain Chamfort ou Jacques Duvall ont collaboré,
offrant des mélodies qui attrapent l'oreille et ne la lâchent plus
pour un album de qualité à la fois nostalgique et très contemporain.
Un très beau travail collectif au service d'une très belle personne.

Sixties/Seventies et puis Paris Dernière à la fois,
beaucoup trop court (comme tous les grands albums),
un vrai gant de cuir élégant posé sur mon épaule
quand je suis en scooter rue Royale,
impériale, Dani, assise derrière, m'accompagne.
J'ai adoré son disque, j'étais tout intimidé en la recevant.
Elle m'a souri et m'a parlé de Bob Marley comme s'il était encore là.
Quand les halles se réveillaient tôt,
que les tuyaux de Beaubourg n’étaient pas encore coloriés
et que le dauphin de la place Dauphine se prénommait Jacques,
Dani brillait déjà.
Cinq étoiles (de plus) pour cet album.

À écouter en priorité :
Un être humain à Paris, P.A.R.I.S et Le Pont de l'Alma.

Par William Réjault
Écrivain, Plon


http://plus.lefigaro.fr/video/dani-en-tete-a-tete-20100504-193673
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 7 Mai - 17:04


En alternance avec "Musique sur Seine",
le "Réservoir Bleu" est un concert bimestriel
offert aux Auditeurs de France Bleu 107.1.
Présenté par l'animateur Olivier Daudé
et par la directrice du Club Mary de Vivo,
le Réservoir Bleu du lundi 3 mai recevait :

Dani à l'occasion de son album Dani chante Paris
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Ven 7 Mai - 17:22

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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Sam 8 Mai - 12:54

DANI CHANTE SON AMOUR DE PARIS



Son dernier album, "Le Paris de Dani" est sorti en mars
Et les critiques sont plutôt élogieuses.
Lundi, elle donnait le premier concert de sa nouvelle tournée au Réservoir.
A plus de 60 ans,
Dani continue de susciter le désir des auteurs et des réalisateurs.

Rencontre.

C 'est au dernier étage de la maison Quinta, au "salon de thé",
que Dani nous avait donné rendez-vous.
Sans fard, une casquette de Poulbot masquant le cheveu noir, thé nature,
petits gâteaux et cigarette, l'accueil est chaleureux et sans manière.
Et tout de suite cette voix où roulent les brûlures de la vie, les passions et les excès.
Il y a aussi l'accent de la sincérité, la tendresse du regard et du sourire.
Dani est une artiste exigeante, sans concession.
Son parcours est celui de ses choix, guidés par les amitiés et les rencontres.
Roger Vadim, François Truffaut, Claude Chabrol,
Claire Denis, Jacques Doillon l'ont faite actrice.
Etienne Daho, Miossec, Cali, Alain Chamfort, Daniel Darc,
Ronnie Bird, Jean-Jacques Burnel des Stranglers écrivent pour elle.

Son dernier album est dans les bacs,
elle est attendue dans la deuxième saison de "Pigalle La nuit" sur Canal +,
et de passage à Perpignan elle répondait à nos questions.

Un nouveau disque, de bonnes critiques, tout va bien ?
Le disque commence à bien marcher, les critiques semblent pas mal.
Pour les radios ça devrait démarrer, ça prend un temps fou.
Mais je ne peux pas lire la presse en ce moment.
C'est comme pour le cinéma,
je ne peux pas me voir à l'écran ou même sur les rushs.
J'ai peur que ça m'enlève de la spontanéité,
que ça me fasse flipper, que je veuille en faire trop.

Qu'est-ce qui vous a motivé pour faire un nouvel album ?
Déjà, j'ai la chance d'avoir une maison de disque.
Quand j'ai fait le précédent, "Laissez-moi rire", qui n'a pas super bien marché,
on m'a tout de suite proposé d'en faire un autre, de duos ou de reprises.
Ça ne me disait rien. On m'a suggéré un album avec les chansons d'avant sur Paris.
J'ai refusé et proposé de faire écrire mes amis sur ce thème.

Vous aimez tant Paris ?
C'est une ville magnifique, une des plus belles du monde,
même si j'aime profondément Perpignan.
Ce fut un choc lorsque j'y suis allée pour la première fois.
J'ai eu la chance de voyager, de voir ailleurs,
mais Paris est une ville formidable avec des quartiers très différents.

Et donc vous avez demandé à vos amis d'écrire pour vous ?
J'ai tout de suite demandé à Cali car c'était important un regard de la même province.
Que ce soit Ronnie Bird, Alain Chamfort, Jean-Jacques Burnel ou François Bernheim,
ce sont des gens qui me connaissent très bien, avec lesquels il y a une vraie complicité.

Ils ont tous répondu à votre demande ?
Bruno a été le premier à me donner sa chanson.
Alain Chamfort, lui était septique sur le concept
quand je lui ai demandé une mélodie.
Jean-Jacques Burnel a écrit l'histoire de notre première rencontre à Paris.
Il y a aussi l'histoire de celles que je n'ai pas enregistrées.
Daho n'a pas pu écrire car il était alors en tournée
et puis il y a celle d'Amanda et Patrick Bruel que je n'ai pas gardée
parce que je pensais que personne d'autre que lui ne pouvait la chanter.

Les ambiances musicales sont très variées, pourquoi ?
J'ai voulu des musiques qui correspondent aux différentes périodes de ma vie à Paris,
tout en gardant une coloration très actuelle grâce au travail de Jean-Philippe Verdun.
Par exemple, sur la maquette de Cali
il n'y avait pas ce côté rock and roll qu'il y a sur le disque.

Un premier concert lundi dernier, est-ce le début d'une tournée ?
J'adore la salle du Réservoir. Je crois que c'était bien.
Il y a toujours des choses à améliorer. Sur scène la couleur est plutôt rock.
Pour nous aider, la mairie de Paris va nous donner des lieux
où personne n'a jamais chanté, comme le Petit palais,
des salles ou des théâtres qui sont fermés.
Il y aura donc une série de rendez-vous dans Paris.
Bien sûr on viendra à Perpignan,
c'est toujours un plaisir immense de retrouver les amis, les fidèles de toujours.

Des projets au cinéma ?
Oui, j'ai quelques propositions, mais tant que les choses ne sont pas signées...
Il faut que j'aie un coup de foudre pour accepter.
Comme je ne suis pas sûre de moi quand je fais l'actrice,
il faut que je sois vraiment séduite par le scénario, par l'écriture.

Peu importe le rôle ?
Des fois il vaut mieux être bien cinq minutes dans un grand film
que minable pendant une heure et demie.
Je n'ai jamais eu l'impression d'être moi-même au cinéma.
C'est toujours un regard inattendu sur mon image.

___

"Le Paris de Dani" chez Universal.
JOURNAL L'INDEPENDANT

http://www.lindependant.com/articles/2010-05-08/dani-chante-son-amour-de-paris-176733.php
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Lun 17 Mai - 14:26

Interview exclusive
Dani pour "Le Paris de Dani
"




Figure de la chanson-rock des années “yé-yé”, tendre et frondeuse,
canaille et espiègle, au parcours pas docile, fait de boums et de bangs,
mais au talent ductile, tour à tour chanteuse de Gainsbourg ou de Daho,
actrice dans La nuit américaine de Truffaut
couronné en 1973 par l’Oscar du meilleur film étranger,
meneuse de revue à l’Alcazar, mannequin pour Vidal Sassoon,
égérie de Warhol ou Helmut Newton, rosiériste rive gauche,
héroïne des noctambules,
Dani revient avec un nouvel album très réussi Le Paris de Dani.
Elle chante son émerveillement pour la ville des Lumières
avec toujours cette voix grave, cuivrée et patinée,
à coup de cigarettes, de nuits blanches et d’années noires.
Rencontre avec cette rose noire…

Vous sortez un album conceptuel sur Paris.
Comment vous est venue l’idée ?


Ma maison de disques voulait que je fasse un disque de duos
en revisitant mes anciens titres et j’ai eu l’idée de faire un disque sur Paris
en sollicitant des copains et amis de toujours pour faire ce disque.

Comment avez-vous travaillé ?
Car, vous avez fait appel à des auteurs et compositeurs très diversifiés :
Cali, François Bernheim, Jean-Jacques Burnel des Stranglers,
Alain Chamfort, Ronnie Bird…


Je leur ai juste dit : “Je voudrais une chanson sur Paris”.
Ce qui m’intéressait, c’était la manière dont ces gens
- que j’aime tant et qui me connaissent tous -
me voient regarder Paris.

Comment avez-vous procédé pour guider vos auteurs
sur votre passion pour Paris ?


Je suis le porte-parole de tous ces auteurs qui font partie de ma vie
et qui me connaissent et donc ils ont exactement su exprimer ce que je souhaitais.
Il y a une vraie empathie entre nous,
qui fait que je pouvais chanter sans problèmes leurs mots
car ils m’ont toujours vu vivre et évoluer dans Paris.

Rive droite, rive gauche …
Vous n’avez définitivement pas de préférence ?


Non, je n’ai définitivement pas de prédilection.
Cette ville est magique en recelant mille trésors souvent cachés
au détour d’une rue,dans l’arrière-cour d’un immeuble.
Quand je suis venue de Perpignan à Paris, je suis allée tout voir.
Je suis allée partout à pied, en métro, en bus.
Paris est la plus belle ville du monde.
J’ai eu la chance de beaucoup voyager.
J’ai vérifié. Je déménage tout le temps. J’ai habité le 9e, le 7e.
Aujourd’hui, je suis rue de Rivoli face au Jardin des Tuileries.
Partout, en s’y promenant, ce sont des cartes postales,
des vues et des perspectives différentes.
Paris est une ville formidable culturellement
avec un vrai éclectisme tant dans ses quartiers, ses atmosphères,
ses ambiances, ses couleurs, parfois ses odeurs.
Je me souviens quand j’étais plus jeune des odeurs
du quartier des Halles au petit matin.
J’aime cette magie de la diversité d’un quartier à un autre.
Il y a un vrai charme, une vraie poésie dans cette ville qui est magique.

Je ne m’en lasse pas et elle est en renouvellement permanent.
J’appréhendais certains changements comme le Centre Georges Pompidou
ou la Pyramide du Louvre mais finalement,
je trouve que ces monuments se sont formidablement bien fondus
dans le patrimoine existant. J’adore aussi les jardins de Paris qui sont magnifiques,
luxuriants. J’aurais aimé faire un stage avec les paysagistes de la ville de Paris.

Vous chantez "J’perd mon latin dans l’quartier
où j’me suis battue pour ma liberté".
Pensez-vous avoir participé à l’incarnation d’une certaine
forme de liberté des mœurs dans le Paris
où vous avez éclos à l’aube de votre carrière ?


On se souvient de titres avant-gardistes comme Y’a pas d’mal à s’faire du bien
ou Je veux vivre libre et même Je travaille autant qu’un garçon.
Je suis arrivée à une époque de libéralisation des mœurs et c’est vrai
que j’ai épousé cette époque.
C’est quand même fou qu’avant Polnareff, on ne pouvait pas dire :
“Je veux faire l’amour avec toi ”.
J’ai eu deux enfants et je ne me suis mariée que quand je n’étais plus
avec le père de mes enfants.
J’ai eu la une de tous les journaux car j’étais fille-mère comme si c’était une tare !
On ne remerciera jamais assez Simone Veil
pour son combat pour l’émancipation sexuelle des femmes.
Je pense que je suis une rebelle en douceur et que j’ai incarné
une certaine forme d’audace qui fait partie intégrante de ma personnalité.

Vous qui avez été meneuse de revue androgyne à l’Alcazar,
pensez-vous pas que Paris a perdu son sens de la fête ?


Oui, elle est différente et ne s’adresse pas à tout le monde.
Elle est devenue chère et ségrégationniste.
Avant, il y a avait davantage de brassage social et musical.
Et surtout, il y avait des vraies figures. Je me souviens d’y avoir rencontré César.
Aujourd’hui, tout va trop vite.
À l’époque, on avait les musiques en exclusivité dans les boîtes
avant qu’elles ne passent en radio.
Rien n’est fait pour que l’on connaisse les gens, pour qu’on se rencontre.

Quels souvenirs gardez-vous de cette période avec le roi de la nuit,
Jean-Marie Rivière ?


Le monde entier y est venu.
C’était fabuleux et magique.
Jean-Marie Rivière était un grand artiste, un grand pro de la nuit,
une vraie personnalité haute en couleurs.
Certaines fois,
on refaisait plusieurs fois un numéro pour toutes les stars qui défilaient.

Vous avez également, sur les conseils d’Alain Delon,
pris la direction d’une discothèque,
L’Aventure, haut-lieu de la jet-set et où vous y receviez alors des stars mondiales
comme Mick Jagger, David Bowie et tant d’autres…


Oui, c’est vrai.
J’ai pris cette boîte car j’aime l’inconnu et cela me permettait
d’avoir une activité à Paris pour voir mes enfants surtout le week-end
car j’étais beaucoup en galas.
À l’époque, il n’y avait que Castel et l’on disait que c’était impossible
d’ouvrir des discothèques Rive droite.
Après moi, Régine a ouvert puis l’Élysée Matignon.
Toutefois, contrairement à ce qu’on peut croire, je ne buvais pas.
Je m’étais fait faire une boisson sans alcool pour que ça ressemble au whisky coca.
La nuit est un vrai métier.

Quand la France de Mai 68 bat le pavé,
vous chantez Papa vient d’épouser la bonne qui sera le plus grand succès
de votre carrière avec plus d’un million d’exemplaires vendus.
C’était étonnant d’être pour l’époque, avant-gardiste sur les mœurs ?


J’ai voulu prendre le contre-pied des bluettes yéyé de l’époque
non pas en faisant du rock que j’adorais mais en ayant une posture rock.
Effectivement, ce fut mon plus gros tube.
Et, à l’époque, quand on a un succès comme celui-là,
on essaie de vivre ses rêves d’enfant.

Vous avez fait des disques, à l’opposé de tout ce qui se faisait à l’époque…
Vous aimez être à contre-courant ?


J’ai la conviction qu’il faut toujours être exact avec ce que l’on fait,
ne pas faire de compromissions,
ne pas faire les choses parce qu’elles sont à la mode.
Je n’ai pas fait exprès d’être à contre-courant.
Je suis viscéralement comme cela et les auteurs le sentent.

Le concours Eurovision de la chanson ne vous a pas porté chance
car sélectionnée en 1974, vous devez y renoncer
suite à la disparition de Georges Pompidou,
où la France se retire de la compétition.
L’année suivante, Gainsbourg vous écrit Comme un boomerang et cette fois-ci,
c’est le jury français qui trouve la chanson trop osée avant que Daho ne l’exhume…

Je crois que je n’étais pas faite pour les concours.
Toutefois, j’adore l’Eurovision. C’est drôle et décalé.
Je n’en garde pas un immense souvenir car c’était une trop grosse pression
mais cela m’a permis d’aller dans de nombreux pays
en enregistrant mon titre en Allemagne, en Espagne, en Angleterre.
J’avais une peur bleue ! J’ai été soulagée de ne pas le faire.
J’avais le même producteur qu’Abba cette année-là et c’est Abba qui a gagné,
donc ils étaient heureux tout de même.
L’année d’après, ils m’ont demandée de refaire l’Eurovision
et j’ai accepté qu’à la condition que ce soit Gainsbourg qui me fasse la chanson.
Serge me disait toujours :
“C’est nul, tu chantes comme une pétasse !”.
Et, le panel du jury l’a rejetée !
Serge Gainsbourg m’a dit qu’on sortirait quand même le disque
et qu’il me ferait une face B qu’il avait commencée et qui s’appelait
Les Yeux de biche mais ça ne s’est jamais fait au final…
Et, c’est Etienne Daho à qui j’avais donné cette cassette,
il y a des années qui a souhaité la ressortir…
Comme je sortais d’une période difficile, j’ai demandé à Etienne Daho
de la chanter avec moi. Ça a été comme un vent d’amour.

Pourquoi avez-vous fait aussi peu d’albums ?

À cause des contrats de maisons de disques !
Quand on n’est pas le perdreau de l’année et que vous avez 40 ou 45 ans, c’est dur !
Mais, je ne nourris aucune aigreur. Ce sont les aléas de la vie.
Aujourd’hui, j’ai la chance d’être enfin superbement accompagnée
et soutenue par ma maison de disques AZ.
Et puis, je n’ai jamais fait un disque pour faire un disque.

Vous devez à François Truffaut une de vos plus belles apparitions
dans La nuit américaine, couronnée en 1973 par l’Oscar du meilleur film étranger.
Êtes-vous satisfaite de votre carrière cinématographique ?

Je n’ai pas de recul.
Je m’abandonne juste dans les yeux de quelqu’un qui a son film dans sa tête.
À chaque film, ce sont des histoires particulières.
Même mes premiers films ont souvent été sélectionnés à Cannes.
Je dois surtout ma première apparition dans un court-métrage
pour la télé Les Enfants du Palais.
Dans la Ronde, mon premier grand film,
il y a un plan fixe sur moi et j’avais au moins douze lignes de texte à dire
et je n’ai pas pu sortir un mot car j’étais impressionnée
de voir autant de monde autour de moi.
Du coup, Roger Vadim m’a fait boire un cognac et j’ai pu faire abstraction
et sortir tout mon texte ! Le cinéma exige de la concentration.

Ça fait quoi d’être comparée à Marianne Faithfull ?

Je ne sais pas. J’aurais bien aimé avoir sa voix
parce que nous n’avons pas le même timbre.
Peut-être qu’on dit ça à cause d’un comportement ou une attitude rock dans la vie.
L’attitude, c’est d’avoir traversé ces années-là,
être née et avoir vécue de manière un peu privilégiée,
dans la liberté, dans la provocation.
J’ai eu des enfants, la péridurale n’existait pas, la pilule non plus, ni la capote.
Ça fait un peu ancien combattant de dire ça, mais ça n’est pas si loin de nous.
Ensuite, je ne sais pas,
il y a des jours où j’ai cent ans dans la tête et d’autres dix-sept ans…

Vous avez récemment ouvert une nouvelle boutique de roses à l’Hôtel Costes…
Les roses, c’est aussi définitivement votre vie ?

Ah oui ! Ça fait longtemps que j’adore ça.
Cette boutique est un très joli écrin qui met les roses en valeur.
Cette fleur fait partie de ma vie de tous les jours.
La rose est la plus mythique des fleurs et le sera toujours.
C’est rempli de légendes depuis Cléopâtre, les rois et les chevaliers.
Elle était fleur d’ornement déjà durant l’Antiquité.
Tous les peintres ont reproduit au moins une fois une rose.
Les poètes, les musiciens l’ont évoquée.
Elle a une longue histoire !

Vous avez traversé des moments souvent très durs dans votre vie.
La musique a-t-elle été pour vous une thérapie ?

La musique, c’est ma béquille.
C’est la musique et les roses qui me donnent l’envie de vivre, d’avancer.
J’ai eu trois éternels chagrins dans ma vie.
J’ai perdu mon papa, ma sœur, puis le père de mes enfants.
Tout cela en très peu de temps.
C’est beaucoup. Mais, il y a ceux qui restent.
Il faut être dans la vie même si ça laisse un chagrin à perte de vue
avec lequel il faut faire ami. Je l’oublie quand je chante.
Pour cela, il faut aller chercher l’énergie au fond de soi.
J’ai décidé qu’il fallait aller de l’avant. Je n’ai pas le choix.

Vous avez près de 45 ans de carrière.
Quel regard portez-vous sur votre parcours ?


Je ne regarde pas en arrière.
Je regarde demain. Je n’ai pas de regrets car ça fait trop mal.
J’ai des polaroïds qui m’arrivent comme ça,
qui me font frissonner, pleurer ou qui me donnent du courage.
Mais je ne suis pas nostalgique,
même si évidemment je suis émue quand j’entends le premier Elvis Presley
qui m’a fait craquer quand j’avais dix ans.
Ça remue toujours quelque chose…

Avez-vous conscience d’être une icône ?

Ce que je sais c’est qu’on ne peut pas plaire à tout le monde
et qu’on m’aime ou on me déteste.
Toutefois, quand on me sourit dans la rue,
ça me fait très plaisir et c’est souvent…

L'hebdo parisien
pour vivre et consommer malin -N°266-


http://www.paruvendu.fr/paris/Interview-exclusive-Dani-pour--Le-Paris-de-Dani
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MessageSujet: Re: LE PARIS DE DANI   Lun 17 Mai - 14:44

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LE PARIS DE DANI

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