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 VIKTOR LAZLO : LA FEMME QUI PLEURE

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liliane
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MessageSujet: VIKTOR LAZLO : LA FEMME QUI PLEURE   Jeu 4 Fév - 17:12


Ida Sayag attend son procès depuis sa chambre d’hôpital psychiatrique. Elle s’essaie à dénouer les fils qui l’ont menée jusqu’à l’irréparable, déliant le long ruban des hommes de sa vie depuis la Martinique de son enfance. Il y eut d’abord son père, puis Greg, Emmanuel, John, Selim et tant d’autres, il y eut son fils Alexandre qu’elle a couvé d’un amour exclusif, et surtout Adrien, l’amant terrible, celui qui l’a manipulée et brisée. Ida ausculte minutieusement le mécanisme de la dépendance amoureuse dans laquelle elle a peu à peu sombré jusqu’à perpétrer le plus abominable des actes…

VIKTOR LAZLO ROMANCIERE - DANS LA PEAU D'UNE SCHIZOPHRENE



Viktor Lazlo, là où on ne l’attendait pas. Et pourtant telle qu’en elle-même. Pour créer cette histoire d’une étonnante gravité, elle a puisé dans son histoire personnelle. Son héroïne, Ida, est d’origine martiniquaise et vit son enfance en Flandre, comme elle. Mais les ressemblances évidentes s’arrêtent là. Pour les autres, il faudra demander à la romancière. A-t-elle elle aussi eu un père trop parfait, qu’elle comparé à tous les hommes de sa vie ? Allez savoir. On dit que les premiers romans sont souvent les plus personnels.
Ida Sayag se trouve dans une chambre d’hôpital psychiatrique, enfermée dans un mutisme que rien ni personne ne parvient à briser. Elle se demande comment elle a pu commettre l’irréparable (qu’on ne connaîtra qu’à la fin du livre). Plongeant dans ses souvenirs, elle remonte le fil des hommes qu’elle a connus. Deux figures centrales, aussi destructrices l’une que l’autre : un père omniscient dont elle n’a pas su se faire aimer. Et un amant manipulateur qui la détruira en toute conscience, parce qu’il est incapable d’aimer. Au milieu, une galerie de portraits et de postures. Comment aimer lorsqu’on déteste son reflet ? Comment donner quand on n’a aucune estime de soi ? Et puis, il y a Alexandre, un fils couvé d’un amour excessif mais inconstant, qu’elle ne voit pas grandir et qu’elle voudrait ne jamais voir devenir un homme.
Chapitre après chapitre, additionnant les instants les plus significatifs de son album masculin, Ida se raconte et donne au lecteur les clés pour comprendre sa folie. On aimerait presque qu’elle s’adresse aux psychiatres plutôt qu’à nous, qu’elle leur permette de la sauver. Fragile, perdue, déchirée, elle apparaît non pas comme le monstre qu’elle prétend être mais comme une femme à la dérive, broyée par une mécanique implacable.
Viktor Lazlo sonde la noirceur de l’âme humaine. En cent cinquante pages à peine, elle plonge loin, très loin, livrant un roman profond et sombre, un chant lugubre mais touchant. Son style est sobre. Pour autant, la langue n’est jamais banale. Ce livre est une perle noire, portée en sautoir. Un bijou maléfique.
Thierry Bellefroid
http://www.rtbf.be/info/societe/litterature/viktor-lazlo-romanciere-dans-la-peau-d’une-schizophrene-183236
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liliane
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MessageSujet: Re: VIKTOR LAZLO : LA FEMME QUI PLEURE   Mer 10 Fév - 17:21

Dans La femme qui pleure, Viktor Lazlo expose à travers ses personnages ses peines de cœur comme ses craintes face à la folie. Un livre aux accents autobiographiques.
On ne l’attendait pas dans ce registre. A la fois chanteuse et comédienne, Viktor Lazlo a pris la plume pour coucher sur papier une histoire aussi romanesque que personnelle. La femme qui pleure, son premier livre sorti jeudi, met en scène une femme mentalement perturbée. Soit l’histoire d’une certaine Ida Sayag, une héroïne schizophrène enfermée dans un hôpital psychiatrique en attendant d’être jugée pour un crime mystérieux.
Un sujet très éloigné de la romantique Viktor Lazlo, connue pour son tube Pleurer des rivières. A travers le récit de ce destin chaotique, elle trace ainsi le portrait d’une femme usée par la vie et de nombreuses – et venimeuses – rencontres amoureuses. L’autodestruction est donc au cœur de la problématique de cette femme qui pleure, une certaine Ida qui n’est pas sans posséder quelques traits de caractères communs avec sa créatrice.

Entre réalité et fiction
« Ida me ressemble, évidemment », commente Viktor Lazlo, 50 ans cette année. Comme elle, Ida est mère d’un garçon, violoniste de formation, et puise ses origines du côté de la Martinique. Difficile de savoir à la lecture où se trouve la frontière entre la réalité et la fiction tant ce roman semble coller en tout point à l’histoire de son auteur.
« J’ai exposé toutes mes craintes dans ce livre », renchérit-elle. Quant à la thématique de la schizophrénie, elle remonte à loin : « A treize ans, je pensais déjà au dédoublement de personnalité. Lorsque je me regardais dans un miroir, je ne me reconnaissais pas. Ça m’a fait vraiment effrayé et je me suis remise en question. »
Des amants vénéneux
L’écriture comme thérapie ? « Je préfère me confier sur une feuille de papier plutôt qu’aux êtres humains. Ça m’apporte une grande sérénité, c’est un épanouissement total. J’utilise mes personnages pour dire les choses dont je n’osais pas parler jusque-là. »
Dans ce roman, les hommes sont des figures omniprésentes : « Ida ne rencontre que des hommes qui la détruisent. Elle se demande même si quelqu’un l’a déjà aimé… »
Une réflexion qui touche aussi Viktor Lazlo : « Les rapports amoureux sont tellement complexes et pollués par des éléments extérieurs qu’on se demande parfois si on aime vraiment la personne qui nous accompagne. »
Tandis que La femme qui pleure vit ses premiers instants en librairie, Lazlo, l’auteure, pense déjà à deux nouveaux romans.
En revanche, pas de séries télévisées cette année. « Brigade Navarro est terminée sur TF1. Nous avions tourné six épisodes et malheureusement c’était un enfant mort-né. » Rien à l’horizon, donc, sur le petit écran. Mais la chanteuse compte bien remonter sur scène dès la rentrée prochaine.
La femme qui pleure, Viktor Lazlo, Albin Michel, 152 p., 13,30 euros. Sorti jeudi.


Un essai concluant
Un style haché, des chapitres courts. Avec La femme qui pleure, Viktor Lazlo signe un roman à la fois concis et efficace où les mots heurtent et interpellent sans subterfuges. Même s’il réclame une concentration de chaque instant, ce roman se lit rapidement tant il va à l’essentiel. Au fil de ce portrait d’une femme mentalement à l’agonie, Viktor Lazlo tranche dans le vif sans ménager le lecteur malmené par ce minutieux décorticage des abîmes de l’âme humaine.
Magali Vogel
Edition France Soir du vendredi 5 février 2010 page 29

http://www.francesoir.fr/livres/2010/02/05/la-femme-qui-pleure-viktor-lazlo.html
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