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 ERIC BURDON (THE ANIMALS)

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Margitza-yeah



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MessageSujet: ERIC BURDON (THE ANIMALS)   Mer 21 Mai - 18:18


Tobacco road - http://www.youtube.com/watch?v=O4Sfh8LFMaw&eurl


Peu de monuments du rock and roll peuvent se prévaloir d'un itinéraire musical aussi riche que celui d'Eric Burdon. Tout d'abord leader de The Animals, le plus audacieux groupe anglais des années 1960, il se mue ensuite en pionnier de la scène rock psychédélique de San Francisco. Puis il devient la figure emblématique de WAR, le plus grand groupe de funk des années 1970, enregistre un album avec Jimmy Witherspoon, le légendaire bluesman dont l'œuvre l'a influencé depuis le début, et revient à ses premières amours en reformant son groupe d'origine pour une série de projets et de tournées mondiales. Avec eux, il sort une série de CD enregistrés en studio ou en concert ainsi qu'un DVD. A ce jour, il a écrit deux autobiographies qui ont été traduites dans plusieurs langues.


L'aventure « The Animals »

Eric Burdon débute sa longue carrière à Newcastle en interprétant des chansons de ses idoles Ray Charles, Chuck Berry, Josh White, Brownie McGhee, John Lee Hooker et autres Jimmie Reed. Eric and The Animals est rapidement considéré comme le meilleur groupe anglais de RnB. C'est ainsi qu'il est choisi comme tête d'affiche par la radio pirate « Radio Caroline » pour sa première émission aux Etats-Unis.

Alors que le groupe d'origine se désagrège, Burdon réapparaît en Californie avec sa nouvelle formation au Festival international de musique pop de Monterey en 1967, où il interprète Paint It Black, Hey Gyp, San Franciscan Nights et une émouvante reprise de Gin House Blues. Burdon & the New Animals apparaissent à la fois dans le film du concert, «The Monterey Pop Festival » et dans le long métrage « Monterey Pop : The Film », réalisé par D.A. Pennebaker. Le groupe devient une référence musicale de l'époque, avec des chansons telles que San Franciscan Nights ou des classiques comme Colored Rain, When I Was Young, White Houses, Sky Pilot, où il dénonce les horreurs de la guerre, et Monterey, le célèbre hommage au festival.


My Secret Life

En 2004, Eric Burdon sort son premier album studio en solo depuis plusieurs années. Intitulé My Secret Life, ce dernier est produit par Tony Braunagel, qui a raflé un Grammy Award en 2001 et enregistré dans le studio de Johnny Lee Schell à Studio City, en Californie. Outre Braunagel (à la batterie) et Schell (à la guitare), les musiciens Ian Neville, Hutch Hutchinson et Red Young, qui a rejoint la dernière formation en date des Animals en 2006, ont également participé à l'enregistrement de l'album.

http://www.arte.tv/fr/Eric-Burdon/1614866.html


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Margitza-yeah



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MessageSujet: Re: ERIC BURDON (THE ANIMALS)   Dim 25 Mai - 17:27


Une vidéo qui me fait rire rires
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liliane
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MessageSujet: Re: ERIC BURDON (THE ANIMALS)   Jeu 19 Juin - 9:26

5 juillet 2007

Interview de Eric Burdon qui a joué avec son ancien groupe "The Animals" au „Monterey Pop Festival“


Eric Burdon, pouvez-vous nous décrire l’atmosphère du Festival international de musique Pop de Monterey en 1967 et l’impression qu’il vous a laissée? En quoi différait-il des autres concerts et évènements musicaux ?
Dès que nous avons atterri dans le petit aéroport régional de Monterey (avec Jimi Hendrix, Brian Jones et des membres de mon nouveau groupe The Animals), j’ai eu le sentiment que nous allions prendre part à quelque chose de très spécial. Le moment était idéal, c’était quelque chose de purement californien, un état d’esprit tout à fait particulier. À ce moment-là, j’ai senti que ce week-end verrait la plus importante réunion d’artistes partageant un même état d’esprit. En rupture avec les bonnes vieilles règles morales, ils comprenaient la beauté et la fragilité des idées démocratiques. Et ce festival ressemblait effectivement à une grande kermesse des tribus nouvelles.

Que pensez-vous aujourd’hui des idées propagées/véhiculées par les hippies en ce temps-là (Peace and love, « Turn on, tune in, drop out », changez le monde par la musique, Rassemblez-vous etc. ) ? En reste t-il quelque chose ?
Si j’ai pris part à la célébration de la pensée nouvelle, je n’ai pas pu adopter tous les aspects du style hippie. J’ai toujours détesté le mot hippie et je n’ai pas pu supporter la vie en communauté. J’ai, bien sûr, adopté le concept d’amour libre… quel jeune homme ne l’aurait pas fait ? La grande séduction poserait évidemment des problèmes. Mais, à ce moment-là, je ne pensais pas trop aux conséquences.

Pourquoi avez-vous écrit une chanson sur le festival ? Je me souviens de vous évoquant une fois les moments magiques,quand Jimi Hendrix jouait !
C’était ma façon de répandre la « bonne parole » et de documenter l’évènement.

Les « Nuits de San Francisco » ressemblaient-elles vraiment en ce temps-là à ce que vous décrivez dans votre célèbre chanson ?
Il me semble que oui. En tout cas, c’est de cette période que je me suis inspiré pour écrire cette chanson.

Avez-vous été vous-même hippie, et fait partie de l’ «été de l’amour» (l’été 67) ? Des fleurs dans les cheveux ?
Oui, mais comme je vous l’ai déjà dit, il y avait certaines choses avec lesquelles je n‘étais pas complètement d’accord ; par exemple, la présence de troupes au Vietnam ne me posait aucun problème. Je montrais mon soutien et ma compassion à travers les chansons que j’écrivais.

Beaucoup de gens pensent que la période allant du milieu des années soixante au milieu des années soixante dix a été l’une des plus créatives de la musique rock et pop. Êtes-vous de cet avis ?
Oui, et je crois qu’en fait, la musique rock et la musique pop ont été inventées dans ces années-là.

Vous êtes un « survivant », mondialement connu grâce à vos chansons et vous réussissez encore très bien dans la musique. En quoi cette activité a-t-elle changé au cours des quarante dernières années ?
Je crois personnellement que l’émergence de MTV a bouleversé cette industrie. Aujourd’hui, on s’intéresse davantage à votre apparence qu’à ce que vous dites dans vos chansons. Depuis, d’autres innovations se sont fait jour, comme par exemple … les ordinateurs, le web et les nouvelles technologies, qui ont influencé les techniques d’enregistrement. Pas toujours dans le bon sens, d’ailleurs … certains de ces progrès ont pourtant bénéficié aux techniques d’enregistrement, obligeant le monde de l’enregistrement à évoluer plus vite. Les effets spéciaux pour l’industrie cinématographique en ont également bénéficié. Je pense que la voix humaine est importante. Ma voix est mon instrument, aussi ne me suis-je pas laissé affecter par les changements, que j’essaie d’utiliser dans mon intérêt.

Interview : Thomas Neuhauser / ARTE
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liliane
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MessageSujet: Re: ERIC BURDON (THE ANIMALS)   Mar 2 Fév - 18:25

LE BLOG DE FRANÇOIS GORIN
The Animals (1)
Le 1 février 2010 à 20h30

House of the rising sun : http://www.youtube.com/watch?v=AgANuwSNsok&eurl



La chanson vient de la nuit des temps. The House of the Rising Sun, c'est d'après les paroles américaines un bordel de la Nouvelle-Orléans. Alan Price, l'organiste des Animals, jurait ses grands dieux qu'une version anglaise du XVIe siècle parlait déjà d'un lieu de perdition situé à Soho. Quand le groupe de Newcastle en fait un tube en 1964, on peut mettre plusieurs noms sur ce thème rebattu : Joan Baez, Bob Dylan, Nina Simone, celle-ci modifiant les mots pour en faire l'histoire d'une femme. Le gospel-bluesman Josh White l'a chantée aussi dès 1950, et avant cela on remonte à l'archéologie des field recordings d'Alan Lomax. Dylan a, lui, piqué l'arrangement à son collègue Dave Van Ronk.

Mais c'est Price qui rafle la mise en vrillant le morceau de son orgue Hammond. L'instrument n'a pas la solennité qu'on entendra un peu plus tard chez Procol Harum, on ne peut pas dire que les Animals ramènent la chanson du bordel à l'église. Ils viennent plutôt lui brancher l'électricité, qui n'est pas ici synonyme de confort. L'autre moteur de la bête rugissante est évidemment la voix d'Eric Burdon. Sur la photo noir & blanc de mon 45-tours, il est au milieu, casquette enfoncée sur les yeux à la Andy Capp, encore gamin des faubourgs. Lui et ses potes vénéraient Ray Charles et John Lee Hooker, ils ont aligné les reprises pour enfoncer le clou. Burdon a l'air d'un gosse mais peut chanter I'm a man sans rougir. Dans la même promo venaient Van Morrison de Belfast et le tout mignon Mick Jagger de Londres (avant qu'il apprenne à danser). On ne songe plus trop à les comparer aujourd'hui, ces trois-là… Le texte de Rising Sun est lourd de repentir mais la voix chargée de menace. A l'époque, la radio donnait d'abord la version de Johnny Hallyday. Notre jeune et joli « américain » de service… Quand on finissait par tomber sur celle des Animals, c'était une autre paire de boots. A côté, Le Pénitencier ne tient plus que comme souvenir d'enfance.

A suivre

http://www.enmusique.fr/goto/33722


Dernière édition par liliane le Mar 2 Fév - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ERIC BURDON (THE ANIMALS)   Mar 2 Fév - 18:30

The Animals (2)
Le 2 février 2010

Please, dont let me be misunderstood :

Burdon, Price & co. ne connaissaient pas la version Dylan quand ils ont enregistré House of the rising sun. Dylan, lui, a paraît-il adoré celle des Animals. Pour Don't let me be misunderstoood, quelques mois plus tard, ils sont « tombés immédiatement amoureux » de l'original de Nina Simone. Cette fois, orgue et guitare électriques sont déjà dans l'arrangement d'Horace Ott (qui cosigne également le morceau sous le pseudo de Gloria Caldwell, emprunté à… son ex). L'impact universel du morceau, confirmé douze ans après en habit lamé disco par Santa Esmeralda, tient sûrement dans l'accroche initiale, trompettante et qui donne au ton confidentiel des paroles un air de corrida. Baby… do you understand me now ? Sometimes I feel a little mad…

La voix de Simone a quelque chose de naturellement implorant. Burdon n'y met pas la délicieuse arrogance d'un Jagger mais ne donne pas non plus l'impression de chanter à genoux. C'est un petit gars du Nord de l'Angleterre, il a 24 ans, peut-être pas grand-chose à se faire pardonner et la modeste ambition de gagner sa vie en chantant le blues. L'énergie qu'il insuffle aux covers de Ray Charles, John Lee Hooker ou Bo Diddley, dont le groupe s'est fait une spécialité, contamine le reste.

En parcourant la discographie des Animals première période (avant 1966, le tournant psychédélique et la Californie), on voit bien les deux côtés : face blues, qui domine les albums ; face plus délibérément commerciale, sous l'influence du manager Mickie Most, qui rêve d'imposer le groupe aux Etats-Unis. Dont' let me be misunderstood est plutôt de la deuxième catégorie, pourtant sur le EP français le titre leader est Boom Boom (de Hooker). 1965 est l'année où Jagger et Richards, poussés au train par les circonstances, la rivalité des Beatles et leur manager à eux (Oldham), se mettent à écrire des chansons. Les Rolling Stones n'auront plus de souci de répertoire. Les Animals ont surtout un chanteur formidable.


THE ANIMALS (3)


Eric Burdon commence aussi à se poser des questions sur l'obstination de Mickie Most à leur faire jouer des chansons qu'il choisit lui-même. Rien à redire au goût du manager, qui fait son shopping au Brill Building et en rapporte des petites choses aussi bien balancées que We gotta get out of this place, de Barry Mann & Cynthia Weil, ou Don't bring me down, de Goffin & King. Au bout du compte c'est dans ce registre-là, un peu à contre-cœur, que les Animals ont laissé une empreinte. Pour déguster leur versant rhythm'n'blues, je conseille tout l'album Animalism (avec aussi une reprise secouée du Hey Gyp de Donovan).

Mais voilà, pour Eric Burdon et les garçons du Alan Price Combo, la fabrication de tubes calibrés n'était pas exactement une vocation. Fin 1965, Dave Rowberry a remplacé Price et Chas Chandler n'est pas encore parti manager Jimi Hendrix. It's my life est un sommet du compromis entre gang de blues boys et seconds couteaux de la British Invasion. Le riff de basse installe l'ambiance, la guitare suit et l'impérial monsieur Burdon y va de sa voix la plus caverneuse : In the dirty old part of the city… where the sun refused to shine… Ah non, ça c'est l'autre, We gotta get out of this place. Confondus par le souvenir en un seul hymne débraillé. Construits un peu pareil.

Reprenons : It's a hard world to get a break in… all the good things have been taken… but girl, there are ways… to make certain things pay… On ne dirait pas du Springsteen pur jus de gazole ? Il faisait sur scène It's my life avec la cavalerie du E-Street Band, entre Born to run et Darkness… Des fans de Burdon, on en a vu depuis. Burdon lui-même n'a pas disparu, son étoile a pâli les décennies passant. Il y eut l'exil à San Francisco, War, et même plus tard les New Animals. Je garde le petit gars de Newcastle, explosant dans sa cage les refrains qu'on lui donnait.


Merci à Monsieur François Gorin
http://www.telerama.fr/musique/the-animals-3,52317.php
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