Musique et arts
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nine
Admin


Nombre de messages : 9588
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 1:16

Une Passion entre Anaïs Nin & Henry Miller



La création au Petit Marigny de « Une Passion »
est quasiment le fruit d’une oeuvre de commande puisque l’acceptation
de Pierre Lescure s’est effectuée sur proposition de Delphine de Malherbe,
autour d’un projet de spectacle inspiré par le Journal d’Anaïs Nin dont Evelyne Bouix
serait sur scène, l’interprète.

A ce feu vert directorial,
pouvait succéder le temps de l’écriture en charge d’extraire une substantifique moelle
à partir de cette référence phare de la littérature,
tout en projetant la scénographie sur un rôle féminin, d’emblée incarnée.

Dans cette perspective artistique,
le comédien qui jouerait le personnage d’Henry Miller, sera choisi, a posteriori,
sur des critères de conformité avec l’idée conjointe que les trois protagonistes initiaux
auront pu se forger durant cette phase de conceptualisation.

Sans conteste, Laurent Grévill va s’avérer comme le partenaire fédérateur
du point de vue relaté par Anaïs Nin, sur ses vingt années de passion épistolaire,
partagée avec H. Miller.

Cependant sur les planches,
la dramaturgie semble découper leur relation amoureuse au scalpel de séquences
où la distanciation intellectuelle, pour ne pas dire cérébrale, va prendre le pas sur le vécu.

En quête de quintessence, l’auteur enferme dans le huis-clos de la fusion amoureuse,
les motivations internes, voire antagonistes des deux amants.

S’il paraît cohérent de s’en remettre à la subjectivité légitime d’Anaïs Nin pour représenter,
sur scène, le scénario crédible des apports mutuels à la plénitude plus ou moins contrariée
de leur tandem amoureux,
le portrait d’Henry Miller y apparaît davantage instrumentalisé pour la démonstration
d’une thèse auto-émancipatrice que dans la complexité aventurière,
le caractère bon vivant et jouisseur de cet écrivain hors normes.

Où est donc passé le chroniqueur, en butte avec l’idéologie américaine
du modernisme triomphant, déversant son trop-plein d’énergie onirique et érotique
sur la médiocrité contemporaine à travers ses
« Tropiques du Cancer », le fameux « Colosse de Maroussi »
ou autres « Sexus », « Nexus » & « Plexus »... ?

A quand donc, une véritable parité théâtrale entre Anaïs Nin et Henry Miller
qui soit l’exaltation d’un combat pour un affranchissement de la vie, sans retenues ?

une vidéo a voir :
http://culturebox.france3.fr/all/17473/evelyne-bouix-dans-le-role-d_anais-nin-au-theatre-marigny/#/all/17473/evelyne-bouix-dans-le-role-d_anais-nin-au-theatre-marigny/

UNE PASSION -
de & mise en scène : Delphine de Malherbe - avec Evelyne Bouix & Laurent Grévill -
Petit Théâtre Marigny -


Dernière édition par Nine le Dim 17 Jan - 1:42, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9588
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 1:19

Delphine de Malherbe et Evelyne Bouix
ressuscitent Anaïs Nin




C’est de la rencontre entre la jeune romancière, journaliste spécialisée dans le théâtre,
et de la comédienne qu’est né le projet de porter à la scène
« Le journal d’Anaïs Nin »
et de raconter sa passion, littéraire et amoureuse, avec Henry Miller.

Propos recueillis par M-C. Nivière

Le projet est donc né sur un coup de cœur…
Delphine de Malherbe : cela s’est passé après avoir vu Evelyne dans La femme rompue.
Nous nous sommes rencontrées dans une émission littéraire. Je venais de finir mon deuxième roman,
« Vie érotique pour lequel j’avais relu l’œuvre complète d’ Anaïs Nin comme on va à la source.
Nous avons pris un café et j’ai vu en Evelyne la beauté d’Anaïs, sa “force fragile”.
Je n’avais rien en tête.
Evelyne Bouix : cela m’a amusé, car on m’avait proposé, quelque temps avant,
de jouer Anaïs dans un film australien. Le projet ne s’est pas fait.
Et voilà comment est partie l’aventure.

Et vous êtes allées voir Pierre Lescure au Marigny avec la pièce ?
D. de M. Je n’avais rien ! Je lui ai parlé d’Anaïs Nin avant qu’un seul mot ne soit écrit. Après m’avoir écoutée très attentivement, il m’a demandé un premier jet, une esquisse. Je me suis enfermée pendant trois semaines. Le résultat lui a plu.
E.B. Et cette fois-ci, elle est restée enfermée six mois !
D. de M. Evelyne et Pierre m’ont testée puis fait confiance.

Ecrire, en s’appuyant déjà sur le choix de la comédienne, est un exercice différent…
D. de M. Bien sûr. D’habitude on amène un personnage à un comédien. Là, à l’inverse, j’ai voulu mener Anaïs à Evelyne. On a coupé ensemble des passages. Il a fallu faire un choix tant c’était foisonnant. Le journal d’Anaïs est très littéraire et donc complexe à théâtraliser.
E.B. L’enjeu était de rendre le journal d’Anaïs Nin vivant,
même s’il est une “référence absolue”, comme dit Lescure.

Vous avez choisi ensuite Laurent Grevill pour incarner Henry Miller…
D. de M. A la différence d’Anaïs, le rôle d’Henry n’était pas écrit pour quelqu’un de précis. Il fallait le comédien idéal pour le rôle mais aussi pour Evelyne. Henry Miller était un littéraire mais aussi un homme qui se brûlait à la vie. Dès la première lecture de Laurent,
on a tous su que c’était lui et pas un autre :
il possède les antagonismes et la générosité de Miller.

Qu’allez-vous nous raconter ?
E.B. On les prend dans leur histoire alors qu’ils viennent de se rencontrer, puis on passe au point culminant de leur passion, et enfin sa dégradation.
D. de M. Nous sommes sur les premiers mois. Mais ces deux-là vont s’aimer pendant vingt ans. Donc l’enjeu était de raconter vingt ans d’amour sur quelques mois.
D’où l’idée de me servir de projections vidéo.
E.B. Cela rythme le spectacle.
D. de M. Anaïs l’écrivain peut ainsi regarder vivre Anaïs la femme.

Anaïs Nin était en avance sur son temps…
E.B. Et comment ! Elle est la première femme à avoir proposé à des hommes d’écrire ensemble des livres érotiques. Elle voulait écrire du point de vue des femmes, raconter comment le désir leur vient. Son écriture est moins mécanique que celle d’un homme qui va directement à la finalité.
D. de M. Sans être caricaturale, elle était féministe.
E.B. Mais pas revendicatrice.
D. de M. Elle souhaitait le droit à l’extrême liberté de pensée et de vivre.
E.B. Elle connaissait bien les hommes, mais ne voulait pas les changer.

Que se sont-ils apporté mutuellement ?
D. de M. Avant sa rencontre avec Henry, elle craignait les hommes. Il lui a appris à ne plus avoir peur.
E.B. Il l’a fait naître au monde et elle l’a réconcilié avec lui-même.
D. de M. Elle lui a appris la compassion alors qu’il ne connaissait que la passion.
E.B. Elle avait soif de tout connaître, surtout dans le désir d’Henry. Elle était prête à tout pour témoigner de son temps.
D. de M. Ils obéissent au rêve, comme ils disent. Comme deux chercheurs, ils vont découvrir ensemble plein de choses sur l’amour, la psychanalyse, la littérature. Ce sont deux ego très forts qui s’amusent de tout avec un curieux mélange de sérieux et de légèreté.
Et ce cocktail subtil provoque un spectacle intense, violent,
vivant sur la passion d’un homme et d’une femme qui se dévorent pour mieux écrire sur le monde.
Anaïs l’écrit :
“La vie rétrécit ou grandit selon le courage que l’on a.”
Une Passion, à partir du 3 décembre, au Théâtre Marigny – Salle Popesco


Dernière édition par Nine le Dim 17 Jan - 1:41, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin


Nombre de messages : 9588
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 1:34

EXTRAITS EPISTOLAIRES
Lettre d' Henry Miller à Anaïs Nin

Tu me rends follement heureux de me prendre en entier ,
de me laisser être un artiste , sans oublier l'homme...
Aucune femme ne m'a jamais accordé tous les privilèges dont j'ai besoin et toi ,
tu m'invites à aller de l'avant , à être moi-même, à tout tenter .
Je t'adore pour cela. c'est en cela que tu es un vrai régal, une femme extraordinaire.

Lettre d'Anaïs Nine à Henry Miller

Pour rester une nuit avec toi , je donnerais toute ma vie,
je sacrifierais cent personnes, je brûlerais Louveciennes , je serais capable de tout.
Ce n'est pas pour te tourmenter que je dis cela, Henry ,
c'est que je ne peux m'empêcher de le dire, que je déborde d'amour pour toi,
que je suis désespérément amoureuse de toi comme je ne l'ai jamais été de personne.



« Les idées sont un élément séparateur.
L'amour est une communion avec autrui. Les univers mentaux sont des isolants.
L'amour fait embrasser toutes les races, le monde entier, toutes les formes de création.
L'artiste, en fait, est à la recherche d'un langage universel,
et des artistes de toutes les parties du monde arrivent à se comprendre. »

extrait de Journal 2 d'Anaïs Nin.

PLUS D INFOS ICI :
http://www.artmony.biz/ecrivains-et-poetes-f94/henry-miller-un-homme-de-passion-t2888.htm
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Bridget



Féminin Nombre de messages : 2342
Age : 65
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 19 Aoû - 13:05

.



Dimanche 19 août 2012 à 21:55 France 5 Une maison , Un écrivain



Anaîs Nin , un ange sexuel à Louveciennes








Louveciennes est une étape marquante dans la vie de la femme de lettres américaine, Anaïs Nin (1903-1977). Elle y séjourna de 1930 à 1935.

Chaque jour, depuis qu’elle est enfant, elle rédige un journal, oeuvre monumentale qui la fera connaître.

Si la maison de Louveciennes joue un rôle important dans l’oeuvre d’Anaïs, elle est aussi le lieu d’une rencontre essentielle dans sa vie, celle d’Henry Miller, avec qui elle nouera une amitié littéraire et une liaison passionnée.




A son arrivée à Louveciennes, en août 1930, la jeune Anaïs Guiler, 27 ans, est aux anges.
Rue Montbuisson, derrière une haute grille en fer forgé, la maison ancienne achetée par son époux, Hugo, est un havre de paix propice à l'écriture, à l'écart du tumulte parisien.
Dès la première visite, c'est le coup de foudre. « J'aurais voulu ne faire qu'un avec la maison et le jardin », écrit-elle dans l'épais journal intime qu'elle tient ­depuis ses 11 ans.



Dans le bureau qu'elle a aménagé et décoré, elle rédige son premier texte, un essai empreint d'audace sur le sulfureux D.H. Lawrence : c'est à Louveciennes qu'Anaïs renaît sous son nom de jeune fille, en signant pour la toute première fois « Anaïs Nin ».


Durant les cinq années passées à Louveciennes, la diariste exaltée se transforme en voluptueuse écrivaine. Elle s'y livre au désir dévorant et à la passion totale avec son amant, Henry Miller, une relation survoltée qui donnera naissance à une ­féconde correspondance érotique.


La maison devient salon littéraire, où la « femme de lettres, sorcière et charmeuse », convie la crème artistique parisienne, et où voit le jour son premier roman, La Maison de l'inceste.
Cocon entièrement consumé, vidé de sa substance, Louveciennes l'exaltante s'éteint en 1935, abandonnée avec soulagement par Anaïs Nin, qui prend son envol vers d'autres horizons palpitants : la psychanalyse et les Etats-Unis. — Marie-Hélène Soenen


Marie-Hélène Soenen / Télérama








Cette maison fut le lieu d’une rencontre capitale entre deux écrivains sulfureux.


Sur les hauteurs de Louveciennes, une plaque de cuivre signale qu’elle a vécu ici, au numéro 2 de la rue de Montbuisson. La fille du pianiste et compositeur cubain Joaquín Nin, que sa famille accompagna dans ses tournées jusqu’à ce qu’il abandonne femme et enfants, s’installe dans cette maison en 1930 avec son mari Hugh, un banquier bostonien.



Anaïs est une jeune femme aussi ravissante qu’intelligente, qui confie beaucoup de choses à son journal intime depuis l’âge de 12 ans, époque de la défection paternelle. Transportée par la lecture de “l’Amant de Lady Chatterley”, elle consacre une étude brillante à D. H. Lawrence qui enthousiasme Henry Miller encore inconnu.


La rencontre a lieu par une douce journée d’automne. Tout les sépare : l’âge, l’éducation, le mode de vie. Bientôt, Henry revient accompagné de son épouse June, et la maîtresse des lieux attire la future Mona des “Tropiques” et de “la Crucifixion en rose” dans sa chambre pour mieux s’approprier son chenapan de mari.
Débute une odyssée tumultueuse.








Cette dérive érotique sous les toits de Paris révèle à la jeune femme son “continent noir”, pour reprendre l’expression de Freud.
“Tropique du Cancer” est publié en 1934. Anaïs préface le livre scandaleux et la maison de Louveciennes accueilleAntonin Artaud, Brassaï, Julien Green, Lawrence Durrell.



Toujours mariée, l’insatiable utilise un système de fiches pour gérer ses multiples liaisons, qu’elle nomme sa “boîte à mensonges”. Au coeur de l’été 1933, elle rejoint son père sur la Côte d’Azur et résout son complexe d’Electre dans une chambre d’hôtel.
Un peu secouée, même s’il s’agit d’un inceste consenti, Anaïs consulte un nouveau psychanalyste, qui deviendra son amant comme le premier, et l’assiste bientôt à New York.









En 1936, la maison referme ses grilles. Mais la diariste poursuit son oeuvre et, trente ans plus tard, les 15 000 pages de son journal remportent un succès colossal.

Anaïs Nin est morte en 1977 en Californie des suites d’un cancer, laissant le souvenir d’une femme de grand charme. Celle que la féministe Kate Millett appelait “notre mère à toutes” s’est-elle jamais réellement souciée du sort de ses “filles” ? Il est permis d’en douter. Mais son journal a contribué à leur ouvrir un horizon de plénitude.



Eric de Saint Angel / Le Nouvel Obs.



.
Revenir en haut Aller en bas
Bridget



Féminin Nombre de messages : 2342
Age : 65
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Ven 24 Mai - 16:14



.

Ça peut pas faire de mal par Guillaume Gallienne France Inter

L'oeuvre d'Anaïs Nin


l'émission du samedi 4 mai 2013








D’abord je me trouve dans un grand salon tapissé de gris, très sombre.

J’étais assise sur une petite chaise en bois parfumé, cela sentait le sapin. Alors une grande dame vêtue de velours noir ayant comme ceinture une bande de diamants ou quelque chose de brillant, d’abord elle s’avançait vers le grand piano du coin, elle a joué une longue mélodie si triste qu’il me semble que je pleurais.

Quand elle a arrêté, elle a été vers un grand chevalet et a pris un pinceau et a commencé à peindre ; enfin elle avança vers un grand bureau, ses grands yeux bleus me regardèrent d’abord, puis avec lenteur elle a commencé à écrire, écrire des pages, des pages.
Enfin, elle ferma le livre doucement, posa sa plume et s’avança silencieusement vers moi, alors j’entendis ces mots : « Choisis ! ».



Oh, combien d’hésitations ! Puis, brusquement, je me suis tournée vers le grand bureau entouré de livres, une force invisible me mène vers ce coin, sans le vouloir mes mains ont pris la plume, alors la grande dame en souriant s’est approchée, me donnant le grand livre en me disant : « Ecris, je te guiderai. »

Sans aucune difficulté, j’ai écrit des choses, des choses je crois bien belles, car la dame m’a dit, en me désignant un grand coin où, assis sur de grands fauteuils, des hommes à barbe vénérable, ainsi que des reines et des jolies châtelaines, écrivaient sans arrêter : « Ta place est là », me dit-elle.



Aussitôt qu’elle partit, j’ai lâché doucement mon livre et ma plume et je me suis dirigée vers le piano, je voulais essayer, d’abord mes doigts allaient très bien, j’aimais ce que je jouais, mais soudainement je me suis arrêtée, je ne savais plus.
Alors en regardant tristement le piano, j’ai dit : « Je ne puis ! ». J’ai essayé de peindre, mais au lieu de peindre, de gros pâtés ornent mon chevalet, alors j’ai dit : « Adieu, je ne te veux pas ». Alors, j’ai repris ma plume et j’ai commencé à écrire, sans arrêter.


Mon rêve est bien long, mais il m’a paru singulier et je veux le relire. Maman m’appelle. J’aimerais encore rêver des choses comme ceci.











Ce rêve prémonitoire, survenu dans la nuit du 27 février 1915, est celui d’une fillette de douze ans qui espère devenir écrivain et entrer à l’Académie Française. Elle confie ce rêve à son journal intime, qu’elle rédige, malgré de nombreuses fautes d’orthographe, dans la langue qu’elle considère comme le plus bel héritage de son père : le français.

Emigrée à New York depuis un an, elle ne sait pas encore que ce père, un musicien d’origine cubaine resté en France, les a abandonnés, elle, sa mère -une cantatrice d’origine andalouse-, et ses deux jeunes frères. Toute son œuvre à venir portera l’empreinte de cette blessure : l’attente désespérée du père, la quête insatiable de l’amour.

Cette petite fille, à l’écriture naïve et fragile, marquera la littérature du XXe siècle : c’est Anaïs Nin.




Née en 1903 à Paris, où elle revient vivre avec son mari dans les années 1930, elle rencontre, à 28 ans, le romancier américain Henry Miller, dont elle devient la maîtresse et la muse.
Elle soutient financièrement l’écrivain, et l’aide à publier son chef d’oeuvre, Tropique du Cancer. Anaïs Nin vit alors une double passion, avec Henry, mais surtout avec sa femme, June, dont elle tombe éperdument amoureuse.




Ce soir, parcourons l’œuvre singulière d’Anaïs Nin, depuis l’impressionnant Journal qu’elle tient toute sa vie, jusqu’au célèbre recueil de nouvelles érotiques, Vénus Erotica, qui fait encore scandale à l’époque du féminisme triomphant, dans les années 1970.



Et pour m’accompagner dans cette histoire passionnante et tumultueuse, qui est aussi celle de l’éclosion d’une femme-écrivain, j’ai le plaisir d’accueillir une magnifique artiste, grande danseuse-étoile de l’Opéra de Paris : bonsoir, Clairemarie Osta…



Avec les extraits suivants :

2. Un hiver d’artifice (1945) (édition des femmes, 1976, traduction Elizabeth Janvier) : la figure du père

3. Cahiers secrets (1931-1932) (éditions Stock, 1987, traduction Béatrice Commengé) : sa relation avec Henry Miller

4. La Maison de l’inceste (1936) (édtion des femmes, 1958, traduction Claude Louis-Combet): sa relation avec June et l’amour entre femmes

5. Vénus Erotica (1969) (éditions Stock, 1978, traduction Béatrice Commengé) : les nouvelles érotiques

6. Ce que je voulais dire (1975) (éditions Stock, 1980, traduction Béatrice Commengé) : une littérature féminine mais non féministe

7. Conclusion : Etre une femme (1976) (éditions Stock, 1976, Béatrice Commengé) : « écrire, c’est respirer… »



Avec les voix d'Anaïs Nin, Henry Miller (Archives INA)



Programmation musicale :

"Ich Grolle Nicht" de ROBERT SCHUMANN par PHILIPPE SLY
"Cucurrucucu paloma" par Caetano Veloso




http://www.franceinter.fr/emission-ca-peut-pas-faire-de-mal-loeuvre-danais-nin





.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Aujourd'hui à 16:00

Revenir en haut Aller en bas
 
THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN
» Travailler de notre passion ?
» Ma passion: Mozart L'Opéra Rock
» la passion de COCO a l'approche de NOEL
» Piece de theatre en Wallon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HARMONY :: LE CINEMA : UN OEIL OUVERT SUR LE MONDE :: SUR LES PLANCHES :: THEATRE-
Sauter vers: