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 ERIC ROHMER

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Bridget

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MessageSujet: ERIC ROHMER   Lun 11 Jan - 19:38

Mort d'Eric Rohmer, légende du cinéma français


Avec Eric Rohmer, c'est une légende du cinéma français qui s'éteint.

Comme toute légende, elle a sa part de lieu commun et sa part de vérité singulière. Vue d'un peu loin, ou prise en mauvaise part, l'œuvre d'Eric Rohmer fait ainsi le lit de deux jugements lapidaires. Le premier est que ce cinéaste serait le représentant d'une forme canonique du cinéma français, cantonnée à la parole, l'intimisme et le marivaudage.

La seconde est que cet homme qui participa en première ligne à l'insurrection artistique mise en œuvre par la Nouvelle Vague serait par nature un classique contrarié. Vu d'un peu plus près, le cinéma de Rohmer ne dément pas ces jugements de manière catégorique, mais oblige à grandement les relativiser.

Certes, Rohmer met en œuvre une conception très française de l'art, et du cinéma en particulier. Encore faudrait-il souligner la grandeur de cette tradition, sa subtilité spirituelle, son goût de l'impertinence et de la liberté.
Dire plus encore l'intelligence avec laquelle le réalisateur a su la réinventer au cinéma, selon des paramètres qui engagent non seulement la parole, mais aussi bien, indissolublement associées à elle pour en faire jaillir l'esprit, une conception de l'espace et du temps, une incarnation des personnages, un frémissement de la chair, une sensibilité à la nature. "Je ne dis pas, je montre", revendiquait-il.

Quant au classicisme "rohmérien", il est trop entaché d'un refus des conventions, d'une inclination à la fantaisie et d'un goût de l'ambiguïté morale pour revendiquer pleinement ce statut.

Né Jean-Marie Maurice Schérer le 4 avril 1920, à Tulle, ce Corrézien devenu professeur de lettres se destine à une carrière littéraire, comme l'atteste la publication d'un premier roman en 1946, Elisabeth, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier. C'est sous un autre pseudonyme et sous d'autres auspices artistiques qu'il fera carrière. Au ciné-club parisien du Quartier latin, qu'il anime dans les années 1950, il fait la rencontre de ses futurs compagnons de la Nouvelle Vague.

En 1957, le voici promu rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. A côté des jeunes bourgeois dévergondés et autres graines de délinquants que sont Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Claude Chabrol, Rohmer incarne la légitimité universitaire, le magistère de la haute culture. Sa pensée se distingue par le sens de la mesure, le goût de l'analyse. Il ne dédaigne pas pour autant, par haine du conformisme, certaines provocations qui le font passer pour plus réactionnaire que ses camarades.

Ses auteurs de prédilection sont notamment Howard Hawks, Jean Renoir ou Roberto Rossellini, sur l'œuvre desquels il signe d'une plume précieuse des articles pénétrants, recueillis pour certains d'entre eux dans un livre qui porte le titre d'un de ses textes: Le Goût de la beauté (éd. Cahiers du cinéma, 1994).

Ce prologue critique à sa carrière cinématographique préfigure la singularité de celle-ci. Rohmer, homme secret en retrait apparent du monde, obéit de toute évidence à un autre tempérament, une autre temporalité, que ses tempétueux compagnons. Il pense ainsi que la "conservation du passé garantit la possibilité de l'art moderne".

Son éviction des Cahiers du cinéma en 1963, sous les coups de boutoir d'un courant plus moderniste mené par Jacques Rivette, qui lui succédera à ce poste, marque cette différence, en même temps qu'elle signale l'implosion du petit groupe qui avait pris d'assaut la forteresse corporative et esthétique du cinéma français, chacun devant désormais mener seul sa barque. Eric Rohmer est celui qui est parti le plus tôt, réalisant dès 1950 ses premiers courts métrages. Son premier long, Le Signe du lion (1959), est un cruel apologue, qui met en scène un héros soudain déshérité dans le Paris estival. Le film ne trouve pas de distributeur et ne sort que trois ans plus tard, dans une relative indifférence.

POLITIQUE DES AUTEURS

Ainsi Rohmer est-il aussi celui qui se voit reconnaître le plus tardivement, avec le succès de Ma nuit chez Maud en 1969. Cette reconnaissance entérine la logique d'une œuvre dont la régularité et la viabilité ne seront partagées que par très peu d'auteurs de cette génération, Alain Resnais s'imposant sans doute comme le meilleur point de comparaison, selon des modalités sensiblement différentes.

Loin des montagnes russes chabroliennes ou de la révolution permanente godardienne, Rohmer est une incarnation exemplaire de cette politique des auteurs promue par la Nouvelle Vague, dont il se pourrait bien que notre époque porte aujourd'hui le deuil, en même temps qu'elle accompagne le cinéaste à sa tombe.

L'un des principes formels qui ont permis cette joie et cette curiosité incessamment renouvelées des retrouvailles avec ses films est celui de la série, empruntée à ce monde littéraire dont il était féru.
Il s'agit encore d'inscrire fortement une démarche d'auteur, par les variations que la série autorise autour d'un même thème, et qui permet au spectateur de déceler la pérennité dans le changement, et vice versa.

Trois cycles se succéderont.

Les "Contes moraux":

La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972).








Les "Comédies et proverbes":

La Femme de l'aviateur (1981), Le Beau Mariage (1982), Pauline à la plage (1983), Les Nuits de la pleine lune (1984), Le Rayon vert (1986), L'Amie de mon amie (1987).


Les Nuits de la pleine lune.

Enfin, dans les années 1990,

les "Contes des quatre saisons".

La transparence et le dépouillement de la mise en scène, servie par des acteurs confirmés (Jean-Claude Brialy, André Dussollier), ou plus souvent débutants (Fabrice Luchini, Pascal Greggory), la tenue des dialogues, l'attention portée aux lieux, conspirent ici à l'élaboration d'un style unique qui porte l'aveuglement sentimental, la sophistique du désir comme le miracle de la vraie rencontre à leur plus haut degré d'incertitude et de charme.

Qui ne se souvient de Ma nuit chez Maud, tenu à juste raison pour l'un des sommets de cette œuvre? Un homme (Jean-Louis Trintignant), moralement engagé avec une femme (Marie-Christine Barrault) en rencontre une autre (Françoise Fabian), pour laquelle il éprouve une irrésistible attirance.

La longue nuit passée à ses côtés lui fera-t-elle trahir son serment? Sur le papier, voilà bien la tarte à la crème du dilemme amoureux. Chez Rohmer, cela donne un film hivernal et brûlant, dont l'effet de fascination naît du mélange d'austérité et de sensualité qui le caractérise. Aimantation pulsionnelle des corps et atermoiements de la morale conduisent à une sorte d'électrisation mentale, d'érotisation totale du langage.


Entre ces séries, le cinéaste se permet quelques excursions.

Epures stylisées de quelques classiques de la littérature occidentale avec La Marquise d'O (1976), d'après Heinrich von Kleist, Perceval le Gallois (1978), d'après Chrétien de Troyes, ou Les Amours d'Astrée et Céladon (2007), d'après Honoré d'Urfé, fantaisie pastorale gorgée de sève juvénile, qui sera son dernier film. Ou de rares incursions directes et tardives dans l'Histoire avec sa grande hache.

Cela produit deux œuvres d'une puissance déconcertante, rétives aux émancipations comme aux aliénations collectives: L'Anglaise et le Duc (2000) pour la Révolution française, et Triple Agent (2004) pour le prologue de la seconde guerre mondiale.

Cette prolifique carrière apparaît comme le fruit d'un curieux mélange entre deux principes antagonistes: la sagesse et la folie. La première tient à la manière dont Eric Rohmer a très tôt construit son autonomie artistique en fabriquant des films peu chers qui trouvent leur public, et en créant, dès 1962, une société de production à laquelle s'adosser, Les Films du losange.

La seconde tient à une morale de fabrication d'une austérité tout à la fois altière et bricoleuse, un jansénisme de la prise directe couplé à une jouissance effrénée de la liberté ainsi conquise, en compagnie des nombreuses jeunes filles en fleurs qui peuplent ses films. Là réside sans doute le mystère de son cinéma, comme le secret de sa longévité.


Jacques Mandelbaum
LE MONDE | 11.01.10 | 18h36


http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/01/11/mort-d-eric-rohmer-legende-du-cinema-francais_1290329_3382.html


Dernière édition par Bridget le Mar 12 Jan - 13:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ERIC ROHMER   Mar 12 Jan - 13:28

Éric Rohmer, un cinéaste à part


Il était le Marivaux du septième art français. Son goût pour les tours et détours amoureux, ses qualités d'écrivain classique, les joutes orales de ses personnages, ses doutes et obsessions de moraliste, son ironie incessante auront fait de ce conteur un cinéaste unique, qui avait le don de nous faire sentir intelligent sans nous ennuyer. Éric Rohmer est décédé lundi à l'âge de 89 ans.



Dès le début, il est à part. Professeur de lettres, germaniste, il est le frère aîné de la Nouvelle Vague, - il a dix ans de plus que Chabrol et Godard, douze ans de plus que Truffaut - et l'intellectuel de la bande des Cahiers du Cinéma qu'il dirige de 1957 à 1963, mais dont il incarne l'autorité morale dès le début des années 50. Quand le jeune Truffaut ruait dans les brancards et tirait à boulets rouges sur le cinéma de papa, Rohmer tentait de calmer le jeu du haut de sa calvitie naissante. Son surnom n'était-il pas le "grand Momo", en référence à son véritable nom, Maurice Schérer ?

Débuts en demi-teinte

Il est venu au cinéma après avoir exploré d'autres voies. Il rate Normale Sup' qu'il tente depuis le lycée Henri IV, où il côtoie sur les bancs de la khâgne Jean-Louis Bory et Maurice Clavel.
Dès 1944, en pleine libération de la France, il s'essaie à l'écriture romanesque : La Maison d'Elizabeth est publié en 1946 chez Gallimard, mais la tentative est sans lendemain et n'obtient pas le triomphe de son condisciple Bory, qui remporte le prix Goncourt avec Mon village à l'heure allemande .
En signant Gilbert Cordier, il s'est engagé sur un chemin qui fut toujours le sien, celui de la discrétion, pour ne pas gêner une famille qui voit d'un mauvais oeil cette bohème littéraire. Quand il passe au cinéma, il mélange les lettres de Maurice Schérer et obtient Éric Rohmer. "Ce nom m'a été très utile dans ma carrière", déclarait-il avec humour. "On aime employer surtout au cinéma des adjectifs. On dit hitchcockien, rossellinien. Rohmerien, ça marche très bien. Ça aurait beaucoup moins bien marché avec Schérer ou Cordier."

Le plus grand critique

Rohmerien, un mot qu'il n'aimait pas, et qui pour lui ne voulait rien dire. Avant de pouvoir être rohmerien, le cinéaste fut sans doute le critique cinématographique le plus pointu et le plus savant des années 50.

"L'organisation de l'espace dans le Faust de Murnau", tel était l'intitulé de sa thèse, lui qui consacrera plusieurs émissions pour la télé sur l'urbanisme et qui fut le premier à tourner ( L'Ami de mon amie ) dans une ville nouvelle, le quartier Saint-Christophe de Cergy Saint-Pontoise, aménagé par Ricardo Bofill.
On reste époustouflé par l'érudition de ses essais critiques qu'il rédigea sur les oeuvres de Rossellini, Hawks, Renoir et Hitchcock, auquel il consacra en 1957 le premier livre en France, avec son compère Chabrol.
Quand une partie de ses textes furent publiés en recueil, il lui donna pour titre le Goût de la Beauté , préoccupation qui ne l'a jamais quitté.

Un littéraire avant tout

Durant ces années 50, la littérature ne cesse de l'accompagner, puisqu'il rédige toute une série de nouvelles qu'il adaptera entre 1962 et 1972 pour en faire son cycle des six Contes moraux : qu'il s'agisse de Ma nuit chez Maud , de la Collectionneuse , du Genou de Claire , il y est question toujours du même thème : un homme épris d'une femme en rencontre une autre et hésite entre la tentation et la fidélité.

L'érudit transforme en films les textes dont il n'était pas satisfait et fait preuve d'une finesse, d'une rigueur, d'un sens de l'analyse psychologique, qui le singularise auprès de ses confrères de la Nouvelle Vague.
Cette décision d'en revenir à ses propres textes, il l'a prise en 1962, après l'échec cinglant de son premier long-métrage réalisé à 40 ans, Le Signe du lion.

Quand Truffaut, Godard, Chabrol, Rivette triomphent, Rohmer est au fond du trou et ronge son frein à la direction des Cahiers du Cinéma. Il n'obtiendra un premier succès critique qu'en 1967 avec La Collectionneuse et ne sera vraiment reconnu qu'en 1969 avec Ma nuit chez Maud .

L'auteur par excellence

Pour tous ceux qui aiment en cinéma la notion d'auteur, Rohmer est le client rêvé. On ne peut imaginer une oeuvre plus cohérente, qui s'organise en grands blocs : les Contes moraux (1962-1972), les adaptations ( La Marquise d'O, Perceval le Gallois , 1976-1978), Comédies et proverbes (1980- 1987), Contes des quatre saisons (1989-1998).

"Chacun de mes films est une chose assez frivole et pas tellement intéressante, mais chaque film prend du relief quand il est confronté aux autres", déclarait-il avec cet humour imperceptible qui lui était propre. Avant de rajouter : "Je suis peut-être un disciple de Balzac. Balzac raconte toujours la même histoire, mais ça se passe dans des milieux tellement différents qu'on ne la reconnaît pas."

Dans les années 60, il interroge les préceptes éthiques alors que la France aborde la libération sexuelle. Démodé Rohmer ? Il fut, plus qu'aucun autre cinéaste, en phase avec son temps.

Dans les années 80, il passe à l'étude de moeurs, s'inspirant de proverbes parfois inventés ("Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa maison, pour les Nuits de la pleine lune "), avant de faire merveilleusement dialoguer une jeunesse souvent cruelle dans les années 90.

L'homme qui filmait les mots

Quand on lui reprochait d'être trop bavard, certains allant même jusqu'à dire que ce n'était pas du cinéma, il répliquait que le septième art n'était plus muet. Ou bien il parlait du jeu, de la voix des acteurs.

Rohmer est l'homme qui a su le mieux filmer les mots, leur pouvoir, leur érotisme. Fut-il parfois trop mièvre ? Il n'est qu'à revoir un seul de ses films pour comprendre l'esprit délicieusement retors, pour ne pas dire pervers, qui l'animait. Sa carte du tendre n'était pas si tendre que cela.

Professeur dans l'âme, il eut aussi toujours ce don inégalé de la pédagogie. Un film de Rohmer, c'est l'assurance d'en apprendre long sur les beautés de la langue et de l'inconscient structuré chez lui comme un langage. Lacan adorait ses films.
Ce goût pour la pédagogie explique que, la soixantaine venue, il employa le plus souvent des interprètes neufs, qu'il formait à sa guise, sans se soucier des noms et des modes.

L'homme était farouchement indépendant. Hormis Luchini et Dombasle, aucun des innombrables acteurs qu'il a découverts n'a ensuite fait de carrière. Il faudrait se demander pourquoi. La jeunesse avait pour lui une certaine grâce. Une fausse naïveté et une fraîcheur, qui allait bien avec la transparence de ses dialogues. Rien à voir avec le reste du cinéma français, plus sombre et plus noir.

La méthode Rohmer

Il aimait bien recruter ses comédiens de manière inopinée, au détour d'un thé faussement improvisé chez des amis. Il se tenait silencieux, écoutait les candidats en enregistrant leurs propos, en observant leurs propos, leurs gestes.

Il y a quelques jours encore, André Dussollier (qui eut le rôle principal dans Le Beau Mariage ) nous racontait que Rohmer s'était installé ainsi dans sa cuisine et avait repris une grande partie de ses tics et de ses habitudes. C'était son côté comportementaliste, qui donnait une telle vérité à ses films.

L'homme Rohmer

Il est secret. Il ne se faisait jamais prendre en photo, mais prenait le bus et le métro comme tout le monde. Tous le disent passionné par son métier.

Pour Ma nuit chez Maud , il étudie l'oeuvre de Pascal, le catholicisme et les mathématiques. Pour Conte de printemps , un de ses personnages étant prof de philo, il a relu La Critique de la raison pure et les Méditations cartésiennes . Pour Triple Agent (2003), un formidable film d'espionnage sur la parole et ses jeux doubles et triples, il a étudié le Front populaire, l'histoire du communisme en Russie et s'est mis au russe pour comprendre ce que disaient ses personnages.

Par François-Guillaume Lorrain

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/disparition-eric-rohmer-un-cineaste-a-part/249/0/412512


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MessageSujet: Re: ERIC ROHMER   Mar 12 Jan - 13:31

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MessageSujet: Re: ERIC ROHMER   Dim 28 Fév - 11:40

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Cérémonie des Césars 2010 , Fabrice Lucchini rend un hommage vibrant au cinéaste Eric Rohmer, décédé le 11 janvier dernier à l'âge de 89 ans.

Au fil de quelque vingt-cinq films, le réalisateur était parvenu à bâtir une oeuvre où se mêlaient contes moraux, comédies, proverbes et contes de saison






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