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 LEGENDE DE FRANCHE COMTE

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Nine
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MessageSujet: LEGENDE DE FRANCHE COMTE   Mer 6 Jan - 20:52


Une belle légende de Franche Comté


Il faisait très froid : la neige s’entassait contre les obstacles en formant d’énormes congères. Dans la grande salle du château ornée de tapisseries et trophées de chasse, devant la vaste cheminée, le baron de Montjoie et sa fille Claudine assis côte à côte, écoutaient ravis deux ménestrels qui chantaient en s’accompagnant l’un d’une mandore, l’autre d’une viole.


Leur chanson était si poignante que Claudine sentit les larmes lui monter aux yeux. L’abbé du château, toute la maison du baron, les hommes d’armes de veille qui avaient été conviés étaient aussi sous le charme car jusque là le baron avait écarté toute distraction au château malgré l’insistance de Claudine.

Le lendemain il réunit tout le monde, regarda l’écusson de Montjoie et leur parla :

« Autrefois un seigneur cupide et dur habitait un château triste, triste pour les hommes d’armes, les serviteurs, la famille du seigneur et le seigneur lui-même. Ce seigneur avait une fille qui clandestinement faisait la charité …. »

Le baron sembla se trouver mal dans sa confession mais il se ressaisit :

« Mais qu’arriva-t-il ? Un miracle ! »

Il saisit, caché dans un vase, une rose superbe dont le parfum envoûta l’assistance.

« Cette rose a été prise par le seigneur avare dans le tablier de sa fille où il croyait trouver ce qu’elle destinait aux pauvres ! Dieu avait changé le pain en rose ! le père reconnut un miracle. »

Le baron quitta aussitôt la salle avec la rose mystérieuse. Claudine songea aux paroles de son père qui lui avaient dû coûter d’humiliations.

Le lendemain et les jours suivants, les trouvères chantèrent de nouvelles ballades et en particulier celle écrite par Claudine dont voici le refrain :

Rose est en mon cœur
Comme en le vôtre éclose
Elle parfume ma vie et la rend douce tant
Que partager ma joie devient besoin bien grand
Comme en le vôtre éclose.

Le baron répandit depuis ce jour sa bonté et Montjoie fut bien dénommé.

Quand Claudine mourut, jeune hélas, elle fut portée dans la chapelle du château.

GILOU
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Gilou

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MessageSujet: Re: LEGENDE DE FRANCHE COMTE   Ven 8 Jan - 16:22

Il était une fois, dans un grand manoir…

Seul dans un grand salon, un petit garçon de sept ans, William, découvrait ses cadeaux de noël au pied du sapin : un beau vélo rouge et un livre « Alice au pays des merveilles ».

Ne pouvant utiliser son nouveau vélo car il y avait beaucoup de neige dehors, William s’installa près de la grande cheminée et ouvrit son beau livre.

Il entendit soudain qu’on l’appelait depuis le jardin. En regardant par la fenêtre, il vit son vélo rouge au milieu d’une allée inondée de soleil…Toute la neige avait disparu...

« Alors tu te dépêches ! » non il ne rêvait pas, son vélo rouge tapait de la pédale et s’impatientait. William sorti en courant et grimpa sur le curieux engin qui s’envola aussitôt dans le ciel.

« Chouette ! » s’écria William.

Ils survolèrent champs, forêts et grands lacs, le vélo magique filait à travers le ciel.

« Mais ou allons nous ? » demanda à voix haute le jeune garçon.

« Nous allons voir les princesse Ollie et Olla » répondit le vélo.

« Mais pourquoi ? » questionna le garçon.

« Parce que c’est écrit…»

« Écrit ? »

« Oui c’est écrit dans le livre qui est dans ta poche » indiqua le vélo rouge.

A cet instant, William senti quelque chose dans son blouson… C’était son livre de noël. Il était semblable à un petit détail près, le titre avait changé, il se nommait à présent William au pays des merveilles.

Ils voyagèrent sept jours et sept nuits. A l’aube du huitième jour, le vélo rouge se posa dans une petite clairière devant une modeste cabane de bois. Deux princesses d’une grande beauté l’habitaient. Elles vivaient dans une seule pièce meublée seulement d’une table et d’un grand lit.

Ollie s’approcha de lui :

« Le méchant magicien Worms a prit le pouvoir sur notre royaume. Il est cruel et tue tous ceux qui sont contre lui. Seul un enfant âgé de sept ans peut réunir les sept pierres sur « l’Arbre des Possibles » et lever cette terrible malédiction. Elles redonneront Paix, Liberté, Amour, Beauté, Richesse, Connaissance et Bonheur au royaume et détruiront à jamais le méchant Worms. C’est écrit dans le livre magique, toi seul peux nous sauver. Nous te donnons les deux premières pierres, poursuit ta quête jusqu’au château noir, bonne chance William ».

« Allons-y » dit le vélo.

Ils prirent le chemin indiqué par les princesses. Alors qu’ils cheminaient tranquillement ils entendirent chanter au loin :

« Un jour mon prince viendra… un jour il me dira… »

Ils virent alors un balai qui nettoyait le chemin. En les voyant approcher, le balai fonça sur eux en criant joyeusement

« Mon prince, voila mon prince, quel vélo magnifique ! »

Il tournoyait autour d’eux, sautait partout et soulevait de plus en plus de poussière. William et son vélo se sauvèrent très vite laissant derrière eux le balai amoureux...

Quelques temps plus tard, ils entendirent des pleurs dans un petit bois. Une petite main sanglotait sur une branche et serrait très fort le poing.

« Que se passe t’il » demanda William

«Il y a des méchants qui veulent me prendre ma jolie pierre, la bouche mordeuse m’a volé un doigt et m’a menacé de tous les prendre ! » répondit la petite main.

« J’ai besoin de ta pierre » dit gentiment William

« Si tu me la donnes, je te promet de t’offrir très vite une belle bague, tu seras très jolie avec ».

Soudain, quelque chose tomba sur William et l’attaqua férocement. La main mordeuse voulait lui arracher le nez ! Prenant son courage à deux mains, il lui cloua la bouche avec la ceinture de son pantalon. Il récupéra et rendit le doigt à la petite main.

« Ho merci » dit elle,

« Je t’offre ma pierre, à bientôt petit garçon ! »

Ils avaient maintenant trois pierres, mais la route était encore longue.

Arrivant dans une clairière, ils découvrirent une grande table avec un service de porcelaine qui servait des plats chauds, de beaux desserts en poussant joyeusement la chansonnette. Les assiettes défilaient devant les plats, tandis que les cuillères les remplissaient sous l’œil nerveux des couteaux et des fourchettes. Au centre de la table, trônait une magnifique pierre verte.

Une chaise fit asseoir William pendant que d‘autres plaçaient le vélo à ses cotés.

On lui servit à manger dans une assiette, mais dés que William voulu y toucher, les fourchettes s’échappaient de ses mains et de nouveaux plats se remplissaient. William ne pouvait rien manger et commençait à se lasser. Il voulait la pierre, c’est tout.

Il tourna la tête vers son vélo et lui fit signe, il compta

« 1…2…3 ! »

William bondit pour s’emparer de la pierre et de quelques biscuits au passage puis grimpa sur son vélo qui s’envola rapidement suivit de près par des couteaux très en colère.

Ils prirent de la vitesse et semèrent le service fou.

Dans le ciel, ils croisèrent une magnifique licorne, elle se nommait Flamme et connaissait le lieu ou se trouvait la cinquième pierre. Elle leur indiqua une caverne ou selon la légende vivait un affreux ogre. Le lieu n’était pas très accueillant mais William était un garçon courageux.

Il trouva l’ogre, il était très grand, vert et hideux mais ne semblait pas si méchant.

Il lui donna généreusement la pierre en échange de quelques biscuits. William partit rapidement, laissant l’ogre à son occupation favorite…manger.

Ils poursuivirent leur chemin le long d’un très beau lac rempli d’oiseaux de toutes les couleurs et de grenouilles rose et bleue. Au loin, ils apercevaient les tours du château noir, entouré de ronces et peuplé de chauves-souris.

« A l’aide !! Au secours ! »

Un petit ver de terre criait de terreur. Il était coincé sur un gros rocher au milieu du lac. Les poissons lui tournaient autour en attendant la première occasion pour le manger. William et son vélo se posèrent sur le rocher pour le secourir.

William le prit sur son épaule et ensemble, ils regagnèrent la terre ferme.

« Je m’appelle Loopy et vous m’avez sauvé d’une mort horrible, comment puis je vous remercier ? »

William lui raconta son histoire, les sept pierres, l’Arbre des Possibles, Worms…

« Je connais l’Arbre des Possibles mais je ne sais pas où se trouve les pierres. Je peux vous accompagner si vous le souhaiter. En attendant venez chez moi, je vous servirai quelque chose à boire. »

Loopy vivait dans un grand arbre plein de trous avec toute sa famille. En s’approchant William vit par une fenêtre tout un mobilier miniature fait de bois, de pierres et de feuilles. Dans ce qui devait être le salon, William vit une splendide pierre noire qui servait de table basse.

« Loopy, je crois que tu as la sixième pierre…c’est incroyable, c’est ta table de salon ! »

« Quoi ! Ce gros rocher une pierre magique ! Je ne le crois pas vraiment. Mais si tu la veux je te la donne, je suis vivant grâce à toi et à ton vélo. William but une gorgée d’eau dans une feuille, prit la table de salon et repartit pour son aventure avec Loopy sur son épaule.



Ils étaient à présent au pied du château sombre. Devant eux se trouvait un jardin magique fermé par un grand portail. Devant un écriteau accroché à un gros arbre indiquait :

« Mange moi et tu entreras »

Sur l’arbre il y avait une unique pomme. William approcha sa main pour la saisir et soudain des centaines de pommes apparurent.

« Attention » cria Loopy

« La légende dit qu’une seule pomme est la bonne, les autres sont empoisonnées.» dit Loopy

William réfléchit, il avait six pierres, il avait sept ans, il était courageux et il avait été choisi. Il ne pouvait pas se tromper maintenant. Il suivit son instinct et pris une belle pomme rouge au hasard. Sous l’oeil inquiet de ses deux compagnons, il en croqua un morceau. Rien. Il en croqua un autre bout et…

« Aie ! » Il y avait quelque chose de dur dans la pomme, un scintillement rouge… La septième pierre était là. William avait réussit mais il avait cassé une de ses dent.

Le portail s’ouvrit sur un jardin sombre.

Au centre se trouvait un petit arbre « l’Arbre des Possibles » qui brillait de mille feux.

Il accrocha une à une les pierres, l’arbre scintillait de plus en plus. Quand William posa la dernière pierre, la terre se mit à vibrer, les ronces disparurent comme par enchantement et le château devint d’un blanc éclatant. De Worms le méchant, il ne restait plus qu’une statue de pierre. Personne ne le revit jamais.

Les deux princesses montèrent sur le trône, la petite main obtint sa jolie bague et Loopy une nouvelle table de salon. Tous les habitants du royaume crièrent

« William, William! Vive William ! »



« William… William… » Le petit garçon ouvrit les yeux et se trouva face à sa mère devant la grande cheminée du manoir.

« Viens manger, il est l’heure. » lui dit-elle.

Dehors il neigeait toujours, le vélo rouge devant le sapin lui fit un clin d’œil
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