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 L'HYMNE DE LA FLEUR

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Nine
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mar 16 Fév - 18:30

WOODSTOCK
L'ANCETRE DES FESTIVALS



Le Festival de Woodstock
(plus exactement le Woodstock Music and Art Festival)

s’est tenu aux Etats-Unis, à Bethel,
près de Woodstock dans l’Etat de New York, du 15 au 18 août 1969.
Prévu pour 50 000 spectateurs, il en accueillit plus de 450 000.

Si Woodstock est resté aussi présent dans l’imaginaire collectif mondial,
au point de résumer à lui seul (et probablement à tort) la culture hippie,
c’est probablement qu’il marque l’apogée en même temps que la fin du
« flower power » aux Etats-Unis.

Le Woodstock Music and Art Festival est ainsi,
non seulement un évènement musical majeur
*(à quelques exceptions près, toutes les grandes stars du rock y participèrent),


Jimi Hendrix - Woodstock

mais également un évènement historique s’inscrivant
dans le contexte de la contre culture américaine,
en pleine guerre du VietNam, de la conquête de l’espace, etc.

Il ne faut donc pas oublier la dimension de catharsis du Festival ;
de même qu’il ne faut pas négliger le rôle fondamental joué par l’image
et plus précisément par le cinéma comme véhicule de l’imaginaire « woodstockien ».


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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 24 Fév - 11:18

LE SECRET DE LA ROSE
Symbole mystique




La rose devint, dans le monde entier, un témoignage des histoires d'amour :

La coutume voulant que la mariée porte un bouquet de roses,
symbole de beauté, d'amour et de pureté.
Au Tyrol autrichien, le fiancé offre des roses à sa promise.
En France, le matin de son mariage, la jeune femme jette des pétales de rose
dans un étang ou dans un ruisseau, acte symbolique d'adieux à sa vie de jeune fille,
la rose symbolise l'amour et traduit généralement une beauté gracieuse.
Tandis que la rose jaune signifie "jalousie".
Cela est peut-être dû à la piquante senteur verte caractéristique de cette variété.

La rose de Damas, emblème de la " beauté que l'on remarque",
a une senteur riche et somptueuse.
La rose de Chine, symbole de "beauté perpétuellement renouvelée",
a la senteur verte et élégante de la violette.
La rose sauvage du Japon, symbole de "guérison d'une grande souffrance",
a elle, une senteur agréablement douce et poudrée qui peut même apaiser
les douleurs d'un amour non partagé.

Autrefois, la rose était aussi un symbole de mystère.
Ainsi, l'on suspendait traditionnellement une rose au-dessus de la table
pour indiquer que tout ce qui se dirait au cours du repas restait secret.

En Europe, une rose fraîchement cueillie était symboliquement
suspendue à la porte du conseil municipal et ce sub rosa signifiait
"confidentiellement", en "secret".

On dit que la rose idéale doit avoir une corolle haute,
des pétales pointus et de longues tiges.
Bien qu'on l’ait créée de nombreuses couleurs – rouge, blanc, jaune –
au cours des siècles, la rose bleue semble impossible.
C'est pourquoi l’expression «rose bleue» désigne quelque chose d'inaccessible.



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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 24 Fév - 11:32

LA REINE DES ROSES EST ROUGE



Savez-vous pourquoi la reine des roses est rouge
Pourquoi toutes les roses ont leurs tiges hérissées d'épines ?

Un rossignol chantait, chantait si fort qu'il gênait le calme de la nature,
mais il avait des raisons dictées par son coeur....
Depuis quelques mois, il avait remarqué la naissance d'une fleur dont la beauté pure,
d'un blanc de neige, lui avait éveillé une profonde envie de chanter !

Il était parvenu à se jucher sur une branche d'un arbre feuillu
et non loin de la magnifique corolle.
Il n'avait de cesse de lui chanter son coeur,
cet amour qui le gagnait et le rongeait chaque jour, chaque heure,
chaque minute, chaque seconde un peu plus....
Il étouffait d'amour et avait besoin d'ouvrir son gosier pour respirer à fond
et libérer le trop plein de cet émoi qui lui faisait oublier de manger...

La fleur, jeune et fraîche, d'une beauté quasi parfaite,
s'appelait Rose, et, à cette époque, toutes les roses étaient blanches...

Le temps de ces chants qu'elle savait lui être destinés,
affaiblissait son coeur, l'émouvait et faisait s'ouvrir tous les boutons de son pied,
elle savait son temps compté mais l'amour que le bel oiseau lui chantait
était tel qu'elle préférait s'y abandonner; elle était profondément flattée,
et, parfois, jouait de coquetterie en repliant ses feuilles sur ses tiges,
faisant mine de s'abriter mais finalement trés atteinte dans son égo.

Sa mère, pied beaucoup plus important et beaucoup plus imposant,
lui conseilla de ne point se laisser émouvoir,
qu'un oiseau et une rose n'étaient point faits pour s'aimer,
que cela était contre nature, que si jamais elle se laissait prendre au piège de cet amour,
le Dieu des fleurs se mettrait en grande colère et les punirait sévèrement,
mais...
comment oublier un être qui ravive chaque jour la flamme grâce à des vocalises sublimes ?

Les chants durèrent onze jours puis au douzième jour....

Bien que la jeune fleur sache le bon conseil de sa mère,
elle préféra, et de loin, écouter son coeur, après tout, quel risque ?

Le risque...



Plus son amour pour l'oiseau grandissait plus cela se voyait car,
imperceptiblement, sournoisement mais sûrement,
le blanc pur qui était sa couleur prenait de légers reflets roses...
L'oiseau s'enhardit, maintenant,
il avait envie d'éffleurer, de toucher cette si parfaite beauté
et tenta par un beau jour d'été d'atterrir sur l'une des tiges.
L'émotion fut si forte pour la fleur qu'elle piqua un fard et devint aussi rouge
que certaines plumes d'un ara.

Le rossignol ne put demeurer sur les tiges fragiles,
n'eut guère le temps de déployer ses ailes tant il était surpris,
tomba et , très gravement blessé, sa tête ayant heurté une énorme dalle de pierre,
il n'eut qu'un dernier regard pour sa belle toujours cramoisie !

Le Dieu des fleurs rentra comme prévu dans une terrible colère,
fit donner un coup de chaud à la mère qui n'avait su empêcher son enfant
de commettre cet amour tragique et la laissa mourir en asséchant l'arrivée d'eau
jusqu'à son pied, puis, décréta que dorénavant,
la rose rouge resterait rouge comme le sang écoulé de la tête du pauvre rossignol.

Le Dieu des fleurs la fit reine pour que sa honte soit à tout jamais
exposée aux autres fleurs rappelant ainsi que
l'ordre des choses doit rester dans son ordre...
De plus, pour punir l'impertinence de la jeune fleur et inviter les autres
à ce que l'histoire ne se répète pas,
il imposa des épines sur les tiges convaincu qu'ainsi aucun oiseau ne viendrait s'y frotter !

Depuis la reine des roses est rouge,
et sa légende dit le pourquoi de son symbole:
offrir douze roses rouges à une femme pour lui déclarer son amour ...

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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Dim 28 Fév - 1:40

L'EPHEMERE DANS UN VERRE ...



« Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose,
je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane.
Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir ».

Hermann HESSE
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Dim 28 Fév - 1:53

FEMMES FLEURS

A l’ombre et au soleil,
les femmes sont des fleurs qui ne fanent jamais.
Femmes-fleurs, aux parfums enivrants.
Femmes-fleurs aux délicates pétales sur lesquelles perle la rosée.
Fleurs de corail,Fleurs exotiques, fleurs de printemps et fleurs des champs
- Toutes différentes mais toutes belles.



« Si Dieu n’avait fait la femme, Il n’aurait pas fait la fleur »
Victor HUGO
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Dim 28 Fév - 13:39

Les femmes sont sur la terre


Recueil: Les contemplations.

Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.

Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.

Victor Hugo.
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Dim 28 Fév - 13:46

Histoire du muguet


Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age.
La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur.



LE TEMPS DU MUGUET

L'histoire du muguet est longue et a évoluée à travers le temps,
mais il reste un symbole et est toujours associé au mois de Mai.

Les Celtes fêtaient au début du mois de mai, le premier jour de l’année.
Pendant cette célébration, ils honoraient le muguet pendant les festivités.

Puis au Moyen Age, comme Mai annonçait les fiançailles,
le muguet changea de signification,
jusqu'à ce qu'on l'accroche au dessus du seuil de sa bien aimée.

Puis à la Renaissance, Charles IX remet en avant cette coutume.
Mais cette tradition ne reste pas fixée,
car le 1er mai devint le seul et unique jour où l'on utilisait le muguet
grâce à une coutume née dans le milieu de la mode.
En effet, le premier de ce mois,
les petites mains recevaient de la part des couturiers,
un brin de muguet, garantissent le bonheur.

La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses.
Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet".
C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents
n'avaient pas le droit de cité.
Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons
ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

Les ouvriers s'approprièrent cette coutume et le brin de muguet
devint le symbole de la fête du travail et du premier mai.
Il n'est pas rare de voir les français acheter quelques brins de muguet
dans la rue ou chez les fleuristes à cette occasion,
que cela soit pour leurs amis ou une petite composition pour leur bien aimée.



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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 4 Mar - 12:28

Le Coquelicot
Yves Jamait




Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau

Un soleil impudique de lumière éclabousse
La soie de cette robe que du doigt je retrousse
Mes mains qui papillonnent sur ton ventre composent
Cette même harmonie que ton souffle transpose
L'envie de croquer dans la chair de ce fruit là me tente
Mes tes yeux malicieux me regardent et m'invitent à l'attente, pourtant

Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau

Mais tu oscille entre pudibonde et gourgandine
Retirant cette étoffe qui voilait ma rétine
Je balbutie un peu avant de fermer les yeux
Invité au voyage bien au-delà de six cieux
Puis tu poses ton doigt sur mes lèvres et m'incites à me taire
Et je sens tes cheveux sur mon ventre et je me laisse faire

Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau

S'il n'y a plus de mots sur le bout de nos langues
Que le verbe nous manque, l'amour en est plus beau
Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau


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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 4 Mar - 12:31

LE COQUELICOT DU DIMANCHE

... C'est un dimanche comme tant d'autres
Qui déjà me vide le coeur
Une petite bête noire se vautre
Impunément sur mes humeurs
J'ai la déprime à fleur de peau
Et l'automne dans les entrailles ...


yves jamait

... Le vois-tu venir mon amour
Ce dimanche avec sa gueule moche
Ce cancrelat qui tourne autour
De ce jour triste comme un son d'cloche
Oh temps suspends mes heures de vol
Et couvre mon coeur de patine
Quand la déprime me racole
Que ses maux de passe me chagrinent
Entends-tu la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres ....


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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 4 Mar - 12:41

Elle ne voit que du rouge, coquelicot c'est son nom ...
la fleur du BLues




La première fois que je l'ai vue
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé
Et sous le corsage blanc
Là où battait son coeur
Le soleil, gentiment
Faisait vivre une fleur
Comme un petit coquelicot, mon âme
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 4 Mar - 13:24

LA LEGENDE DU COQUELICOT



Il était une fois ...

Une mère était partie la recherche de son fils disparu.
Elle marcha, marcha pendant des jours entiers.
Avec le temps, ses souliers se sont usés si bien qu 'un matin,
elle les abandonna sur le bord d un ruisseau pour continuer sa route les pieds nus.

Un morceau de bois lui coupa le pied gauche,
laissant ainsi une trace de sang, à chacun de ses pas,
comme une trace de son voyage.
Elle traversa plaines et montagnes durant des jours, des mois, des années.
Avec le temps, le sang sécha et se transforma en une belle fleur rouge que l on appelle
coquelicot

Aujourd'hui, ont peut encore voir tout le chemin que cette brave femme
a parcouru pour rechercher son fils,
en observant les champs de Coquelicots dans le paysage sur la planète Terre.

*******************
Historiquement ce conte ressemble à celui de la mythologie Grecque :

Une légende raconte que Déméter, divinité agraire,
restait inconsolable de la perte de sa fille, Perséphone.
Celle-ci avait été enlevée par Hadès, dieu des Enfers.
Déméter obtint de Zeus que sa fille revienne sur terre sous forme d’une fleur.
Ce retour est désormais marqué par la floraison des coquelicots,
dont Déméter buvait les décoctions pour apaiser son chagrin lié a la perte de sa fille.




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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 4 Mar - 14:19

le coquelicot a fait chanter
les poètes francophones
.




Ou francophiles, ainsi que le Maître italien Angelo Branduardi,
auquel on doit cette délicate ciselure, je ne résiste pas au plaisir
de vous en livrer quelques pétales :

Coquelicot dans la récolte

Chaude nuit des étés passés tu as grandi déjà
les grands feux se sont allumés
au lit des champs couleur de joie

Coquelicot dans la récolte
demain demain bouquet tu seras
et curieuse tant et plus
tu cherches qui te cueillera

Ils retournent tous dans les champs
en farandoles pour t'émouvoir
jusqu'à l'aube tu surveilleras leurs feux
et jusqu'au soir

Coquelicot dans la récolte
demain, demain, bouquet tu seras
et curieuse tant et plus
tu cherches qui te cueillera

Tu es la branche plus belle et ils sautent pour t'avoir
tu es la pomme nouvelle
qu'ils mordront sans le savoir
Coquelicot dans la récolte
demain, demain, bouquet tu seras

et curieuse tant et plus
tu cherches qui te cueillera...

Angelo Branduardi
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Lun 22 Mar - 13:47

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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 1 Avr - 1:43

LE TOURNESOL



LA LEGENDE DU TOURNESOL

On dit qu’il y a des milliers d’années,
le monde était partagé entre le Soleil (le jour) et les Etoiles et la Lune (la nuit).

Ainsi donc, la Terre connaissait une partie dominée par les ténèbres
et une autre maîtrisée
par le Soleil (la Lumière).
Mais le fort désir de la Lune était que l’obscurité puisse vaincre,
de cette manière elle allait
devenir la maîtresse de la Terre, tandis que le Soleil serait asservi.

Par conséquent, entre la Lune et le Soleil, éclata la guerre.

Le Soleil avait une fille qui s’appelait Hélianthe.
Mais elle ne ressemblait pas aux autres de son âge,
pas seulement grâce à sa beauté sans pareille mais surtout à sa vaillance.
Elle proposa donc à son père de lutter l’un près de l’autre contre la Lune.
“ Nous devons vaincre ” - dit-elle, sinon nous serons enveloppés par les ténèbres.
“ J’en suis d’accord ”, répondit le Soleil inquiet. “
Mais n’oublie pas que je suis vieux et
qu’il me manque la force de lutter. De plus,
elle a aussi de son côté les Etoiles et leur victoire est presque assurée ”.
Mais c’est moi qui vais lutter près de toi ”, l’encouragea Hélianthe.
“ Non ma fille - C’est trop dangereux
et de toute façon nous n’aurons aucune chance de réussite ”, ajouta son père.

N’écoutant pas son conseil, Hélianthe participa au combat comme un homme.
A la suite d’une bataille acharnée, le Soleil fut déclaré victorieux.
C’est alors que sa fille révéla son beau visage.
La Lune vit ainsi que son vainqueur avait de
longs cheveux blonds comme les épis d’or,
flottant sur ses épaules et de très beaux yeux noirs.
Furieuse, elle lui lança un sortilège :

“ Que tu sois à tout jamais une plante,
que “ le Tournesol ” devienne ton nom
et quand il fera soleil que tu regardes toujours vers ton père ” !

A cause du maléfice de la Lune, la fille se métamorphosa en une fleur de toute beauté.
Ses cheveux blonds se transformèrent en grands pétales jaunes
et ses yeux noirs en semences.

Et jusqu'à nos jours, le sortilège n’a pas été rompu.
Hélianthe, métamorphosée en fleur,
regarde encore et toujours vers son vieux père
le Soleil.


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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Dim 4 Avr - 1:42

L'INTERIEUR DE LA ROSE



Où est, pour cet intérieur,
Un palpable contour ? Sur quelle douleur
pose-t-on cette gaze ?
Quels ciels reflètent
dans le lac intérieur
de ces roses écloses,
insouciantes, vois :
comment elles reposent
dans le délié des choses,
comme si la main qui tremble
ne pouvais les effeuiller.
Elles peuvent à peine
se tenir ; beaucoup se laissèrent
combler et débordent
d’espace intérieur
dans les jours qui toujours
plus plein se closent
jusqu'à ce que l’été devienne chambre,
une chambre dans un rêve.

RAINER MARIA RILKE
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 8 Avr - 0:28

Vert Paradis


(extrait)

Un vieux jardin cerclé de murets chargés d'ans, tout frémissant d'abeilles,
laissé à l'abandon,
riche d'herbes variées et d'arbres sombres qui est le paradis des oiseaux.
Il y sont les maîtres. Et ce n'est pas le moindre parfum de ce lieu merveilleux
où le seul chant du rossignol suffit à rendre plus beau et plus profond
un silence d'herbes où bronzent, dans un rayon d'or, la mouche bleue, la guêpe et le taon.
C'est une vie pleine de merveilles comme celle de jadis au fin fond de notre mémoire.
La musique du silence et celle de l'oiseau restent en dehors du temps.

Mais lorsque revient la nuit sur le monde,
c'est encore l'oiseau du jardin qui va chanter.
Vie, seule présence dans l'ombre épaisse,
le ruisseau dévale de son eau chantante,
comme pour l'enluminer à la clarté de la lune.
C'est la fraîcheur de la feuille qui boit la nuit,
le reflet de l'arbre percé par les rais humides du ciel.
Soutenu au fin fond du firmament par le grand souffle,
lent et puissant de la terre, le chant des grillons est l'adagio des ténèbres,
le chant surgi du coeur de toute chair vivante,
et qui rassemble la paix de la voûte étoilée.

Bientôt au lac voisin chantera le coeur des reinettes et celui du peuple de l'eau.
Viendra l'ombre toute frissonnante de ce chant.
Quel pas saura être suffisamment léger pour courir sans bruit
sur le fil de l'herbe souple et s'enivrer de la voix du chanteur,
sans couper ni rompre un tel enchantement lunaire ?

Je me souviens d'une nuit si claire où nous allâmes manger des cerises
sur un arbre aux feuilles luisantes.
les crêtes de l'herbe scintillaient sous la belle lumière de la lune.
Dans le jardin voisin, voix solitaire et aussi pure que le ciel,
le rossignol disait toute l'émotion de sa chair.
Les cerises étaient fraîches comme le gel. Le temps n'existait plus.
Nous étions perdus dans un monde de songes,
encerclés par ce fil lumineux et sombre par endroits,
ruisseau de chant coulant dans la nuit.

Max Rouquette Verd paradis (en occitan)
CRDP Montpellier 1993
Traduction : J. G. Riquelme


Max Rouquette (1908-2005) est le poète montpelliérain
qui a redonné ses lettres de noblesse à la poésie occitane
et a suscité son renouveau.
Grâce à lui, l' Occitanie peut s'enorgueillir d'une production poétique
très riche et de grande qualité.
Verd paradis est son oeuvre la plus connue :
il y retrace le paradis de l'enfance en communion avec la nature.
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Sam 10 Avr - 22:00

Les Roses de Saadi



J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

Marceline DESBORDES-VALMORE
Poésies posthumes (1860)
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Lun 3 Mai - 12:35

Il sera ici question d’un magicien
qui donne vie à de belles Anglaises


Vous savez de ceux qui ont des foulards de soie plein les poches
et sortent des colombes et des lapins blancs de leur chapeau.
Il s’appelle David
non pas Copperfield, bien qu’il ait de grandes espérances,

David Austin.



Comme tous les magiciens, il vit dans un endroit très loin d’ici,
au nom difficile à prononcer —Wolverhampton, dans une maison au milieu des bois.
Et véritablement comme par magie,
chaque matin des centaines de fleurs apparaissent sous ses pas.
On dit de lui qu’il a les pouces verts mais moi je sais bien qu’en vérité
il a des doigts de rose, comme l’aurore.

Voici son histoire telle qu’elle m’a été rapportée.

Il était une fois le fils d’un laboureur …

Monsieur Austin Père était cultivateur en Angleterre
et possédait de belles et bonnes terres à blé.
Son fils, notre David, en bon Anglais, aimait les roses dans le secret de son cœur.
Las, point de fleurs dans les champs de blé…

Un beau matin, David s’essaya à planter quelques pieds de roses
dans un des champs paternels.
Puis par un autre jour d‘été, il prit un pinceau et tenta de marier ses roses
avec d’opulentes, froufroutantes et somptueuses créatures.
Elles portaient des noms délicieux, de courtisanes ou de sultanes,
La Rubanée, Belle de Crécy, La plus Belle des Ponctuées ou Perle des Panachées …
La magie opéra, de leurs amours naquit une rose merveilleuse,
ronde et divinement tournée dans ses atours satinés.

Il venait de découvrir les roses anglaises.
Le lendemain, il se reposa car Dieu ne fit pas la Terre en un jour …

David avait un but avoué,
retrouver l’alchimie qui faisait les roses si parfumées et si pleines de grâce.
Dans ces temps-là, la mode était aux fleurs raides et étroites,
perchées sur de longues tiges maigres, les roses de fleuristes,
dénuées de toute senteur, aux couleurs «métalliques et criardes» (je cite David).

La grande époque des roses françaises était bien passée et on ne trouvait
plus leurs corolles chiffonnées qu’au hasard des vieux jardins de curé,
antiques rosiers aux façades des maisons de pierre
et dont l’odeur de juin fait tourner la tête.

Remontons un peu le temps.

Au 19e siècle, la France s’enorgueillissait de produire les plus belles roses.
Dans une époque de cocottes et de demi-mondaines,
leurs corolles imitaient la lingerie fine, ondulées et volantées,
délacées et rougissantes.

Leur teint d’opale, leurs parfums capiteux faisaient faire des folies
à des hommes engoncés dans leurs faux-cols et leurs fracs de drap noir.
Des hommes d’église, perdant toute retenue, délaissaient leur ministère
pour s’adonner à cette coupable passion,
créer des roses scandaleusement parfumées et désirables,
aux lourds pétales d’une douceur de peau, portant des noms de femmes évocateurs
(comme la célèbre Cuisse de nymphe émue).

La maison Guillot, créée en 1829, fut un des fleurons de cette folie douce,
créant des roses à perdre haleine.
Leur catalogue fait penser à l’annuaire d’un pensionnat de jeunes filles
ou à quelque bal des débutantes.
Elisa Boëlle, Emmanuella de Mouchy, Cecile Brunner, Laure Davoust,
Ghislaine de Féligonde et autres Zéphirine Drouhin
vivent pour l’éternité dans ces fleurs exceptionnelles à qui on donna un jour leur nom.

Puis la folie s’éteignit, les «rosomanes»
comme on appelait les fous de roses sombrèrent dans l’oubli.

David voulait juste retrouver cette débauche des sens,
ces roses si belles et si parfumées, d’une beauté si fatale.
Que peut-il se passer dans la tête d’un respectable Anglais ?
On les sait légèrement excentriques.
Ils peuvent faire la guerre pour une rose.
Lui voulait rendre la vie plus belle avec ses fleurs.

Sa première création fut donc un rosier du nom de Constance Spry,
une splendeur au parfum de myrrhe, croisement entre Dainty Maid,
rosa multiflora moderne et Belle Isis, rosa gallica.
Ce fut la première rose anglaise de l’histoire.
Bien d’autres devaient suivre.

***********************

L’histoire est belle mais si vous voyiez les roses…
Une débauche de pétales en satin de soie,
mollement disposés en coupe avec des bords chiffonnés
et ourlés comme un jupon de marquise
(sachez qu’une rose dite moderne compte 20 à 30 pétales
quand les roses anglaises en ont au moins cent).
Des couleurs aux délicatesses de porcelaine de Chine et qui privilégient
toutes les déclinaisons autour du rose parce que
« le rose est la vraie couleur des roses »
(je cite) …

Leur palette est celle d’un peintre fou d’amour :

du rose le plus pâle, imperceptible frisson d’incarnat posé sur un nuage de crème,
au rose carminé le plus vif en passant par des nuances de coquillage,
de dragée, d’aube, de lait à la fraise.
Des rouges ponceau, sombres et veloutés comme un rideau de théâtre.
Des cramoisis somptueusement lumineux.
Les blancs les plus purs, les plus laiteux, parfois à peine ombrés d’une touche de fard.
Des senteurs à faire pâlir Sheherazade et tous les jardins du prophète.
Leur fond est toujours ce merveilleux parfum de rose ancienne
mais chacune a sa particularité.

Ma préférée Abraham Darby,
au coeur abricoté qui se noie doucement dans un rose de chair,
sent véritablement l’abricot mûr, une senteur fruitée qui embaume les soirs d’été.
Ses fleurs sont immenses et les abeilles aiment à se perdre
dans l’étourdissante pénombre de ses corolles diaprées.
Heritage, parfait coquillage d’un rose de nacre, libère des arômes citronnés,
le citron frais et doux de ces eaux de cologne espagnoles qu’on trouve en Andalousie.

Evelyn, grande fleur d’un rose chaud infusé d’or,
a un parfum si fort et si délicat de rose et de mangue
qu’elle a été utilisée par un parfumeur.

Othello, aux sombres pétales de velours presque noirs,
comme empourprés de sang et qui fanent d’un mauve si délicat,
a ce parfum puissant, poivré, presque suffocant qu’on ne respire
qu’au cœur des roses les plus rouges.
Parfum de passion qui vous emporte.

Sweet Juliet, Othello, Golden Celebration,
Abraham Darby, Heritage, Sharifa Asma…
j’ai depuis longtemps des roses anglaises dans mon jardin
et j’attends chaque année avec impatience l’époque des premiers boutons
comme un cadeau à chaque fois renouvelé.
Comment imaginer que ces tristes morceaux de bois noir
vont donner vie à ces Merveilleuses aux robes couleur du temps ?
S’il ne s’agit pas là de magie, je ne crois plus en rien…

*******************

Notice technique
(il le faut bien !)

La création des roses se fait avec un pinceau, comme un tableau de maître.
Le créateur, nommé hybrideur,
prend quelques grammes de pollen d’une rose A et les dépose
avec délicatesse sur le pistil de la rose B.
Il met le tout sous cloche et sème ensuite les graines de cynorhodon (fruit du rosier)
issues de cette union pour créer de nouvelles roses.
Les bébés se développent diversement et seules quelques roses retiendront l’attention.

Voici résumé très brièvement le travail de créateurs comme David Austin.
Sachez toutefois que cela prend jusqu’à sept longues années
avant de voir apparaître la merveille, la rose parfaite.

Les roses anglaises allient les qualités des roses historiques
(parfum, beauté, nombre de pétales) aux avantages des roses modernes
(vigueur, résistance aux maladies et aux parasites).

Elles offrent de plus un très gros avantage, elles « remontent »,
c’est-à-dire qu’après leur première floraison,
elles refleurissent encore plusieurs fois, parfois jusqu’à Noël.
Là où les roses anciennes ne fleurissent la plupart du temps qu’une seule et fabuleuse fois.
Il suffit de couper les fleurs fanées et les tiges refont des boutons.

David Austin continue de produire et de créer des roses en Angleterre.
On les trouve dans beaucoup de jardineries (Truffaut, Delbard, Jardiland).
Il vend également sur catalogue, une pure merveille sur papier glacé,
envoyé gracieusement sur demande.
Les vendeurs parlent français.

Son site web :
http://www.davidaustinroses.com/french/Advanced.asp

seul EMILE ZOLA peut conclure en beauté :

« Autour d’eux les rosiers fleurissaient.
C’était une floraison folle, amoureuse, pleine de rires rouges, de rires roses,
de rires blancs. Les fleurs vivantes s‘ouvraient comme des nudités,
comme des corsages, laissant voir les trésors des poitrines.
Il y avait là des roses jaunes effeuillant des peaux dorées de filles barbares,
des roses paille, des roses citron, des roses couleur de soleil,
toutes les nuances des nuques ambrées par les cieux ardents.
Puis les chairs s’attendrissaient,
les roses Thé prenaient des moiteurs adorables,
étalaient des pudeurs cachées… »

(La faute de l’abbé Mouret).

superbe livre qui se passe au Paradou, quelque par en Provence,
terre chère à mon coeur.

Merci à Monsieur de Furetière (1619-1688)
dont le Dictionnaire recèle tant de joyaux versicolores.
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mar 4 Mai - 1:18

LE JARDIN DES ROSES
PAR AUSTYN


Il ne crée pas de roses mais des chansons ..

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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 12 Mai - 3:09

FLEURS ET BULLES

Les Fleurs d'Hibiscus sont 100% naturelles et sont cueillies
à la main en Australie.

Découvrez le charme de cette fleur, qui,
lorsque vous verserez du champagne dessus,
se déploiera lentement au fond de votre flûte au contact des bulles.
Admirez et dégustez la fleur ...
un raffinement extrême !



Une fleur d'hibiscus s'épanouissant dans une jolie coupe de champagne
c'est magique.
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 12 Mai - 3:28

L’orchidée est symbole de luxe
volupté, mystère et passion.




Cette fleur fantasmagorique, symbole de la beauté absolue,
incarne le mythe de la femme idéale.


L’orchidée est la fleur parfaite pour déclarer un amour secret
à l’élu(e) de son coeur,
cette divine créature souvent intimidante.

Un peu d’histoire :

Cette espèce serait l’une des plus récentes sur l’échelle de l’évolution.
C’est grâce à l’étude de la morphologie particulière des fleurs d’orchidées,
dotées d’une connotation sexuelle,
et des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes
que Charles Darwin aurait en partie établi
son modèle théorique de l’évolution au XIXè siècle.
Rien d’étonnant à ce que que dans la Chine ancienne,
cette fleur fût le symbole de la fécondité ;
les ‘Maisons dorées des Orchidées’ désignaient les maisons
qui accueillaient les jeunes femmes à marier.
Le philosophe chinois Confucius disait :
‘ Rencontrer des hommes bons, c’est pénétrer dans une piéce emplie de ces fleurs.’

Anecdote :

Selon la légende, l’orchidée apporterait un fils si la fleur s’ouvre vers l’est
et une fille si elle s’épanouit vers l’ouest !
Il suffirait donc de tourner le pot pour conjurer le sort…

Les orchidées ont fasciné les peuples depuis bien longtemps.
Elles ont été le symbole d’amour, de luxe et de la beauté pendant des siècles.
Les Grecs les considéraient comme des symboles de virilité.
Les Chinois attribuaient à l’orchidée des vertus de fertilité,
elle était toujours associée aux fêtes de printemps où elle était employée
pour évacuer les influences malfaisantes.

Aujourd’hui encore, l’orchidée y est un symbole de perfectionnement,
de sagesse, de pureté spirituelle.

Dans la culture vietnamienne, l’orchidée est le symbole de la beauté féminine.
Elle désigne souvent une jeune fille dans les compositions poétiques.
Il existe en Asie une réelle passion de l’Orchidée.
Elle a une valeur alimentaire, esthétique mais aussi spirituelle et symbolique.
Elle symbolise :
la vertu, la simplicité, le courage, l’élégance, le charme, la beauté,
la ferveur, l’amour pur et mystérieux, le raffinement, la grâce féminine.

L’orchidée a toujours fasciné les hommes, elle symbolise la fécondation, la femme,
ou le sexe idéalisé de la femme tout en portant paradoxalement
le nom d’une partie génitale masculine (orchis),
l’orchidée est donc aussi symbole de l’androgynité.

L’Androgyne est le symbole des symboles, le symbole total,
on le retrouve voilé dans les traditions monothéistes judéo-chrétiennes,
il est présent chez les Platoniciens grecs, les kabbalistes juifs, l’hindouisme,
on le trouve dans la plupart des mythologies,
dans la tradition hermétique et dans l’alchimie.
L’Androgyne est la représentation de l’ancêtre mythique de l’humanité,
la réunion des forces primordiales masculines et féminines ;
l’union du ciel et de la terre. Il est l’énigme sacrée.

Du parfum suave et envoûtant des Stanhopea aux formes érotiques et sensuelles
des Cattleya, l’orchidée demeure une fleur d’homme que l’on offre aux femmes.
Elle est l’emblème de l’amour.

Comme la déesse mère, l’orchidée reste fascinante, envoûtante,
ensorcelante et merveilleusement fantasmagorique.


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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 12 Mai - 18:40

Odorant, délicat et envoûtant
la petite histoire du jasmin




Le jasmin est né en Inde, mais on le trouve aussi dans tout le Moyen-Orient.
Fleur de la tentation, le jasmin est d’abord pour les femmes un outil de séduction.

La légende raconte que Cléopâtre serait allée à la rencontre de Marc Antoine,
parfumée de jasmin et voilà comment cette fleur influença leur destin,
Elle avait enduit les voiles de son navire d'essences de jasmin.
L'empereur romain Marc-Aurèle n’a pu ainsi que succomber
aux charmes de cette reine d'Egypte.

Offrir du jasmin blanc est une preuve d'amour,
alors que donner du jasmin d'hiver - sans odeur relève de l'insolence,
toutefois et depuis quelques temps,
lors de certaines occasions le jasmin est offert en broche
sous forme de brin de jasmin.
De même qu'offrir du jasmin blanc signifie ''je te choisis'',
c'est aussi la fleur de la couronne de la mariée.

C’est à partir de l’Espagne Andalouse que le jasmin se répand en Europe.
Tradition Andalouse, on garnit le berceau du nouveau né de guirlande
de jasmin, une fois séchée elle se conserve longtemps en souvenir de
ce jour de naissance, et bénis sont les enfants qui voient le jour dans
une période ou le jasmin est en fleur.
Le jasmin séduit tout le bassin méditerranéen, et même au delà ...

On dit que le parfum du jasmin fait naître de sensuelles pensées
et renforce les sentiments amoureux.
Selon la légende :
" une princesse chinoise aurait autrefois planté du jasmin
dans ses jardins pour que son amant
n'oublie jamais les vœux qu'il avait prononcés."

En France, c’est Madame de Sévigné qui l’introduit à Versailles.
Dès lors, les hommes et les femmes se parent et se parfument de jasmin
dans l’espoir d’obtenir un câlin.

Pour la petite histoire, le jasmin doit son nom à Jasemine,
qui donna le prénom Jasmina.
Jas signifie le désespoir et Min le mensonge.


C’est tout naturellement que le jasmin est devenu la fleur des méandres amoureux.

Symboles

Depuis des siècles, le jasmin est considéré en Orient
comme le symbole de l'amour et de la tentation féminine.
On dit : "que le jasmin noircit entre les mains des femmes".
En Inde, Kâma, le dieu de l'amour,
atteignait ses victimes par des flèches auxquelles il attachait des fleurs de jasmin.
Les noces de jasmin sont le symbole des 66 ans de mariage dans le folklore français.

Le jasmin est l’une des deux fleurs reines de la parfumerie.

Son odeur puissante et envoutante entre dans la création
de certains parfums de renommée mondiale.
La puissance et l'intensité de son parfum sensuel,
envoûtant et capiteux se révèle à l'aube.
On le dit mystérieux :
il est blanc pour se faire remarquer dans l'obscurité.
On le dit séducteur :
il y a quelques siècles, le Duc de Toscane fit voler par son jardinier
une tige de jasmin afin de l'offrir à sa belle ;
depuis en Toscane le jour de leur noce les femmes en portent
un petit bouquet à leur corsage.

Selon légende, autrefois, dans le sud de la France,
il était conseillé aux jeunes filles qui voulaient rester sages,
de ne pas aller se promener au soleil couchant
dans les champs de tubéreuses.
Symbole d’un amour voluptueux, le jasmin dit
« commencez donc à m'aimer, je veux être tout pour vous ».

Cette délicate fleur étoilée pousse sur un arbuste appartenant
à la famille des Oléacées est originaire d’Inde et d’Egypte.
Toutefois l’un des principaux producteurs de jasmin reste la Chine.

En Europe, c’est à Grasse que la cueillette de cette fleur devenue rare,
s’effectue au mois d’août.

Pour obtenir un kilogramme d’essence absolue de cette fleur
il est nécessaire de cueillir environ sept millions de fleurs.
Elles doivent être cueillies juste avant l’aube pour préserver toutes leurs vertus.


Dernière édition par Nine le Jeu 13 Mai - 1:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Mer 12 Mai - 19:16

Cordoba


Là-bas, là-bas
A l'horizon lointain s'étend Cordoba
Entourée de jardins couronnée d'oiseaux fleuris de jasmin
Et de jets d'eau

Et je suis là
Pour te prouver qu'à mes premières amours je reviens toujours

Toi je sais bien que tu m'attends
Toi tu n'oublies pas nos vingt ans

Là-bas
Nous monterons les rues usées par les pas
Des amants qui s'aimaient tous à Cordoba

Là-bas
Sous le poids du soleil s'endort Cordoba
Tant d'étranges senteurs de cuir et de miel de poivre et de fleurs
Tandis qu'au ciel

Le jour se meurt
Et que dans l'ombre bleue s'appelle des voix
Se cherchent des cœurs

Toi nous revoici tous les trois
Toi notre amour et Cordoba

Tout bas
Pour me bercer ce soir au creux de tes bras
Chanteront les guitares de Cordoba
Là-bas, là-bas.




Dernière édition par Nine le Jeu 13 Mai - 1:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Jeu 13 Mai - 1:58

LA FLEUR DE L'AGE



Ne me dites pas qu'à peine éclose
La fleur de l'âge se flétrit
Je vis avec ce genre de rose
Au parfum tout juste fleuri ...

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MessageSujet: Re: L'HYMNE DE LA FLEUR   Lun 31 Mai - 10:52

L'AME EN FLEUR



Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?

Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?

Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C'est ma joie et c'est mon souci.
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?

Victor HUGO
(1802-1885)

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