H A R M O N Y


 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 JACQUES HIGELIN

Aller en bas 
AuteurMessage
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 10433
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: JACQUES HIGELIN    Mar 22 Déc - 2:35





Jacques Higelin présentera son nouvel album, Coup de Foudre le 22 février 2010.

Quatre ans après Amor Doloroso, l'auteur, compositeur et musicien éclectique, Jacques Higelin,
revient avec de nouvelles compositions originales et un album intitulé Coup de Foudre
le 22 février 2010 chez EMI.
Le premier single extrait de cet opus s'intitule J'ai jamais su.

un extrait à écouter ici :
http://www.myspace.com/jacqueshigelin

L'artiste présentera son nouvel album à la Cigale à Paris  du 9 au 20 mars 2010.

La carrière de Jacques Higelin a déjà plus de 30 ans et a épousé tous les arts
, la musique comme le cinéma.
Avec une présence irrégulière sur la scène musicale, son dernier opus Amor doloroso,
produit par Rodolphe Burger et mixé par Ian Capple, a su convaincre les critiques
et expliquer la longévité de sa carrière.

Jacques Higelin a partagé la scène avec les plus grands parmi lesquels Yves Montand,
Jacques Prévert, Brigitte Fontaine, ou encore Charles Trenet.
Sa carrière a fait l'objet d'un documentaire tourné par Romain Goupil intitulé Higelin en chemin.

Le chanteur Jacques Higelin a reçu lundi 14 décembre,
le Grand prix de la chanson française attribué par la Sacem
(Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), au Théâtre du Rond-Point à Paris.
http://www.artmony.biz/recompenses-et-palmares-annuels-f120/grands-prix-sacem-2009-t2956.htm

Jacques Higelin, Coup de Foudre
Date de sortie : 22/02/2010
Label : EMI


Dernière édition par Nine le Mar 22 Déc - 4:36, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 10433
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: JACQUES HIGELIN    Mar 22 Déc - 2:41

TOMBER DU CIEL





Je suis mort qui, qui dit mieux



J'suis mort qui, qui dit mieux
Ben mon pauv'vieux, voilà aut'chose
J'suis mort qui, qui dit mieux
Mort le venin, coupée la rose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve s'la mette aux choses
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve la jette aux chiens

J'm'avais collé avec une fumelle
Ben alors ça c'est la plus belle
J'm'avais collé avec une fumelle
L'jour où j'ai brûlé mes sabots
J'lui avais flanqué un marmot
Maint'nant qu'son père est plus d'ce monde
L'a poussé ce p'tit crève la faim
Faut qu'ma veuve lui cherche un parrain.

Elle lui en avait d'jà trouvé un
Eh j'ai pas les yeux dans ma poche
Elle lui en avait d'jà trouvé un
Dame faut prévoir, en cas d'besoin
C'est lui qui flanquera des taloches
A mon p'tiot pour qu'il s'tienne bien droit
C'est du joli, moi j'trouve ça moche
De cogner sur un plus p'tit qu'soi.

Cela dit dans c'putain d'cimetière
J'ai perdu mon humeur morose
Jamais plus personne ne vient
M'emmerder quand je me repose
A faire l'amour avec la terre
J'ai enfanté des p'tits vers blancs
Qui me nettoient, qui me digèrent
Qui font leur nid au creux d'mes dents.

Arrétez-moi si je déconne
Arrétez-moi ou passez m'voir
Sans violettes, sans pleurs ni couronnes
Venez perdre un moment d'cafard
J'vous f'rais visiter des cousins
Morts à la guerre ou morts de rien
Esprit qui vous cligne de l'oeil
Les bras tendus hors du cercueil

Aujourd'hui je vous sens bien lasse
Ne soyez plus intimidée
A mes côtés reste une place
Ne tient qu'à vous de l'occuper
Qu'est c'que tu as ? oui, le temps passe
Et le p'tit va rentrer de l'école
Dis lui q'son père a pas eu d'bol
'l a raté l'train, c'était l'dernier

Attend un peu, ma femme, ma mie
Y'a un message pour le garçon
J'ai plus ma tête, voilà qu'j'oublie
Où j'ai niché l'accordéon
P't'être à la cave, p't'être au grenier
Je n'aurais repos pour qu'il apprenne
mais il est tard, sauve toi je t'aime
Riez pas du pauv'macchabé

Ceux qui ont jamais croqué d'la veuve
Les bordés d'nouilles, les tir à blanc
Qu'ont pas gagné une mort toute neuve
A la tombola des mutants
Peuvent pas savoir ce qui gigote
dans les trous du défunt cerveau
Quand sa moitié dépose une botte de rose
Sur l'chardon du terreau
Quand sa moitié dépose une botte de rose
Sur l'chardon du terreau


.
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2539
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: JACQUES HIGELIN    Sam 7 Avr - 19:04

.

Jacques Higelin, barré pour de bon







A l’occasion de la sortie de ce qui restera comme son dernier album, en octobre 2016, Jacques Higelin s’était limité au service minimum question promo, avec un seul entretien, accordé à Télérama. L’homme était pourtant réputé volubile, capable de tenir le crachoir pendant des heures - entre digressions, embardées, soliloques et déclamations -, quitte à répondre à des questions qu’on ne lui avait pas posées. Mais si cette fois il n’avait pas sacrifié au parcours rituel des questions-réponses, c’était qu’il n’en était plus capable, physiquement et mentalement. Il se murmurait même avec insistance que jamais on ne reverrait l’olibrius en public.



Le chanteur emblématique des années 70-80 est mort vendredi matin, à 77 ans, laissant tout un chacun méditer sur l’aphorisme «la mort, ce n’est désagréable que pour ceux qui restent».

Un an pile avant ce dernier album, la Philharmonie de Paris célébrait le chanteur lors d’un mémorable concert, Champagne, où le patriarche s’offrait un ultime tour de piste, entouré de ses proches, sous forme de chant du cygne. Consécutif à des soucis de santé printaniers, son dernier disque jetait en revanche un froid, autant que son concert parisien - et qu’un recueil de textes inédits, écrit à partir du début des années 80, Flâner entre les intervalles - il donnait l’impression de boucler la boucle. Higelin 75 était ainsi titré à la fois en référence à l’âge de son auteur, né le 19 octobre 1940 en Seine-et-Marne à Brou-sur-Chantereine (un nom qui a bien dû avoir une influence subliminale sur sa destinée), et à l’un des disques les plus marquants de sa discographie, BBH 75, qui, quarante et une années auparavant et bien que discrètement reçu à l’époque, contribua à réformer une scène hexagonale inventive et frondeuse - rock, si on veut, avec tels Ganafoul, Diesel ou Bernard Lavilliers qui s’entraident pour dresser les barricades.


Idées noires




Dix-huitième album studio (auquel il faudra ajouter une flopée de lives et de compilations), Higelin 75 passera pourtant inaperçu. Il faut dire que l’enveloppe était maussade, qui montrait en noir et blanc un septuagénaire qu’une certaine insouciance aurait déserté, le visage marqué par une chute survenue juste avant la prise de vues. Une sorte de hara-kiri commercial, à rapprocher d’un contenu sombre, un peu trop aisément qualifiable de testamentaire, où, en huit chansons longues et rétives consignées avec l’éternel Mahut en Alsace, dans le home studio de son ami Rodolphe Burger, le funambule sonnait la fin de la récréation, d’un interminable A feu et à sang saturé d’idées noires à J’fume, où, fier à bras, il narguait «le fossoyeur» du Père-Lachaise. Lequel aura donc le dernier mot, lui qui jettera des pelletées de terre sur celui dont la première chanson écrite et composée s’intitulait Je suis mort, qui, qui dit mieux.

Né d’un père alsacien, cheminot gaulliste et musicien fan de Maurice Chevalier, et d’une mère belge au foyer, l’«enfant du peuple» a la vocation artistique pour le moins précoce puisque la légende raconte que, à 14 ans, l’impétrant qui vient de plaquer l’école pousse la porte des Trois Baudets, antre des talents émergents (Brassens, Brel, Vian, Lapointe, Gainsbourg), où Jacques Canetti, le maître de céans, éconduit poliment l’ado au sacré bagou, non qu’il le trouve dénué de talent mais plutôt parce qu’il l’estime un peu vert. Qu’à cela ne tienne, Higelin décroche un «tout petit rôle» dans une opérette, Nouvelle-Orléans, avec Sidney Bechet et les Peters Sisters.


Cinq ans plus tard, alors qu’il n’a pas encore atteint la majorité (fixée à 19 ans à l’époque), Jacques Higelin persiste et signe dans la veine artistique, mais plutôt comme comédien, admirateur de Buster Keaton et John Cassavetes - ce qui ne suffit pas à le hisser au-dessus de la mêlée. C’est en effet dans des films dont on dira pudiquement qu’ils ne feront pas date (la Verte Moisson, Saint-Tropez Blues, le Bonheur est pour demain…) qu’il s’immisce, ses quelques apparitions notables (Bébert et l’omnibus d’Yves Robert, Elle court, elle court la banlieue de Gérard Pirès, des passages furtifs chez Lelouch, Doillon ou Goupil) ne suffisant pas à rendre moins anecdotique une filmographie qui ne décollera jamais vraiment.




Contre-culture




A vrai dire, c’est la musique qui, très vite, accapare les pensées de Higelin - il se souvient, à 10 ans, avoir écouté «mille fois un disque de Charlie Parker, Miles Davis et Dizzy Gillespie». Quelques rencontres importantes jalonnent sa probation, du guitariste Henri Crolla, proche de Mouloudji et d’Yves Montand, qui devient une sorte de mentor, à Pierre Barouh, le fondateur du fameux label Saravah qui, à l’orée des années 70, secoue le cocotier. Mais aussi Jacques Canetti donc. Retrouvant l’ex-minot, il lui propose d’enregistrer sept chansons de Boris Vian, avant de le convier sur la scène du Bilboquet, qui en 1966 préfigure l’essor des cafés-théâtres, laboratoires de la contre-culture cimentés autour d’un esprit de camaraderie à l’espièglerie gentiment séditieuse.


Saltimbanque jusqu’à la racine des cheveux, notoirement hirsutes, Higelin fonctionne longtemps en meute, au gré de rencontres où, pêle-mêle, s’entassent les noms de Marie Laforêt, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon (qu’il a connu le premier jour de son service militaire, en Algérie), Georges Moustaki, Elisabeth Wiener, Rufus, mais aussi et surtout Brigitte Fontaine et Areski Belkacem



Tourbillon





Avec Brigitte Fontaine et Rufus, à la Vieille-Grille puis au théâtre des Champs-Elysées, il cosigne le texte et la mise en scène de Maman j’ai peur ! fleuron du café-théâtre, qui va rester plus de deux saisons à l’affiche à Paris ; puis, en 1969, avec Fontaine et Areski, il joue au Lucernaire Niok. Higelin n’explose pas, mais de cabaret en MJC il se maintient à flot dans le tourbillon contestataire du début des années 70 où, parfois dans un format plus proche du happening que du concert, il optimise cette «solide dose intérieure de plaisir de vivre» qui l’anime depuis l’enfance.

Avec BBH 75, Irradié, puis Alertez les bébés, c’est à l’approche de la quarantaine que Jacques Higelin fait réellement connaissance avec la popularité, sanctifiée par un premier disque d’or - à l’époque bénie où la barre est encore fixée à 100 000 exemplaires vendus.


Crue de mots





Paris New York, NY Paris, Cigarette, Mona Lisa Klaxon, Irradié, Aujourd’hui la crise ou Alertez les bébés ne sont pas à proprement parler des tubes, au sens où ils ne squattent pas les ondes de RTL ou Europe 1. Mais ces titres imposent un style, disons romantico-surréaliste, formé d’une crue de mots montés à cru par celui qui va devenir un artiste de premier plan avec les albums No Man’s Land (et la chanson Pars, qui, elle, franchit le seuil des radios périphériques). Puis Champagne et Caviar, diptyque foisonnant dont le seul lexique de la chanson Champagne («Satyres joufflus, boucs émissaires gargouilles émues, fières gorgones, laissez ma couronne aux sorcières, et mes chimères à la licorne…») suffit à résumer son inspiration pour le moins débridée.


Au même titre que Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Dick Annegarn ou son idole des premières années, Charles Trenet (à qui il rendra hommage, un quart de siècle plus tard, avec le spectacle Higelin enchante Trenet, lequel le considérait en retour comme un dauphin), Higelin est de la première édition du Printemps de Bourges. Le festival, en 1977, définit assez clairement les contours d’une chanson protestataire résolument en phase avec les idées de gauche de l’époque. Tout comme, sept ans plus tard, il participera au lancement des Francofolies de La Rochelle, concélébration de la scène hexagonale qu’il n’a de cesse de faire chavirer.


Bête de scène, admirablement agaçant, donc, Higelin ne s’arrête pas et impose auprès d’un public conquis des concerts de trois ou quatre heures où, sans garde-fou (comparé aux disques, que le format vinyle limite à une durée de quarante ou cinquante minutes), le contorsionniste de l’impro, adepte du dérapage plus ou moins contrôlé, donne libre cours à son excentricité, entre fulgurances et ficelles. Bercy, Zénith, Grand Rex, Bataclan, Cirque d’hiver, Trianon, Cigale… Les plus célèbres salles de France affichent complet et tout le monde se pâme pour le chanteur engagé qui va rester ainsi sur la crête une bonne dizaine d’années - grosso modo, jusqu’à l’album Tombé du ciel qui connaît encore, en 1988, un succès retentissant.



«Spasme»





En comparaison, les trente années suivantes manqueront de faits d’armes. A intervalles à peu près réguliers (tous les trois ans, environ), hormis un sérieux trou d’air au tournant du XXIsiècle - période coïncidant avec l’absence de signature sur un label -, Higelin livre des disques de moindre intérêt (Paradis païen, Amor doloroso, Coup de foudre).
La critique demeure globalement bienveillante, mais l’aura fléchit. Homme de conviction, soucieux de «faire passer l’humain avant le pognon» - au risque d’enfoncer les portes ouvertes de la bien-pensance sans se soucier plus que ça du qu’en-dira-t-on (sa Symphonie des droits de l’homme, en 1989, ne fera pas date) -, l’échalas ne disparaît pourtant jamais totalement de la circulation. On entend moins le chanteur, mais il met sa notoriété au service de causes jugées justes, comme l’association Droit au logement, qu’il soutient au côté de l’abbé Pierre en 1993, ou Droits devant !, qu’il cofonde en 1994, et l’ONG les Amoureux au ban public, qui milite pour les droits des couples composés d’un conjoint français et d’un conjoint étranger, la lutte contre le Front national (qu’il houspille en territoire occupé, à Orange), ou la candidature à l’élection présidentielle de Ségolène Royal, en 2007.




Se déclarant «sans remords, ni regrets», au moment où l’on commençait à solliciter un bilan, Jacques Higelin laisse trois enfants - nés de trois mères différentes - dans le circuit : le chanteur Arthur H, le réalisateur Kên Higelin et la chanteuse et comédienne Izïa. Dans les tréfonds des archives de Libération, on retrouve sa participation à une grande guinche aux Halles de la Villette, le 27 avril 1975.
Tête d’affiche de ce concert destiné à créer une communauté de lecteurs et à financer le journal, Higelin y est présenté sous forme d’un portrait dessiné, surmonté de la citation «Hey, je suis né dans un spasme, le ventre de ma mère a craché un noyau de jouissance et j’ai jamais perdu le goût de ça».





http://www.liberation.fr/liseuse/publication/07-04-2018/1/#1641709


.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: JACQUES HIGELIN    

Revenir en haut Aller en bas
 
JACQUES HIGELIN
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jacques Higelin
» Hommage à Jacques Higelin - Le best of
» Nage de St Jacques à la coriandre et au lait de coco
» J. Jacques MANOURY est-il décédé à Boulogne (62) ou (92) ?
» Jacques Rouxel (1931-2004).

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
H A R M O N Y :: LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS :: TOUTE LA MUSIQUE QUE J'AIME.... :: LA CHANSON FRANCAISE :: CHANTEURS FRANCOPHONES-
Sauter vers: