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 INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE

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Nine
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MessageSujet: INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE   Ven 27 Nov - 0:57

solutions pour sortir l'industrie musicale de la crise
Par Nolwenn Le Blevennec | Journaliste |


Ecoute de musique sur des sites de vente en ligne au Midem à Cannes en 2007
(Eric Gaillard/Reuters). Les futurs distributeurs de "musique".

*D'APRÈS UNE REFLEXION DES INTERNAUTES*.

Mort annoncée du CD, chute du chiffre d'affaire des majors, doutes sur la gratuité :
comme l'a montré l'enquête d'Eco89, l'industrie musicale semble sinistrée.
Mais nos riverains ont des solutions pour limiter la casse et même inverser la tendance.

Améliorer la musique

Si le marché de la musique est à terre, Coldplay, Sheryfa Luna et la Star Academy
y sont peut-être pour quelque chose.
Pour les riverains d'Eco89, on a les clients qu'on mérite : en l'occurrence, aucun.

Franpi compare ainsi l'offre des majors à du fast-food :

« Leur musique prémâchée se consomme comme des McDo ou des soupes de vermicelle
et tout se ressemble.
Des groupes comme Coldplay, qui digère vingt ans de musique pop pour en faire un
“truc” pas dérangeant et sans aspérité, deviennent un “grand groupe”, tout est propre,
aseptisé et sans idées, et les majors s'étonnent de la “crise”. »

Améliorer le téléchargement légal

Si la musique était de qualité,
beaucoup de riverains seraient prêts à la télécharger légalement. Encore faudrait-il que le téléchargement soit plus facile et moins cher.
En l'état actuel des choses, Gilgamesh157 n'en voit pas l'intérêt :

« Quand au prix du téléchargement licite, sachez qu'il coûte autant qu'un album
si on prend toutes les chansons, donc totalement inutile de l'utiliser à moins d'avoir
des réductions et des avantages. »

Syle se plaint, lui, de la qualité du service :

« Ce qui me surprend, c'est la lenteur avec laquelle le support “en ligne” se met en place !
Car si effectivement on trouve de plus en plus de musique à télécharger,
la distribution est de très mauvaise qualité.
Je veux parler de qualité sonore mais aussi de présentation des morceaux. »

Redonner de la classe au support physique

D'autres riverains tiennent au support physique, envers et contre tout.
Pour certains, comme Qouyub, la crise est avant tout liée au CD, sans charme et formaté :

« Si les ventes chutent et si le téléchargement a explosé,
il semble que la faute soit en grande partie celle du choix du support CD,
qui n'a su séduire ni par sa qualité, ni par sa tenue, ni par son côté “bel objet”,
et dont le seul intérêt est d'être peu coûteux. »

Tandis que LP souhaite carrément un retour au vinyle :

« Je pense même que tout l'intérêt des producteurs est de relancer la mode.
Y'a de la place pour faire une très belle illustration sur la pochette,
on peut pas le copier (enfin c'est possible mais faut commencer à être sérieusement équipé),
c'est un bel objet qui matérialise avec beaucoup de classe la musique. »

Des abonnements illimités

Tous les riverains sont d'accord sur un point :
le travail artistique doit être rémunéré. Mais pour certains, comme The_Reaper,
l'achat classique est dépassé :

« A mon avis, le “business model” d'Apple et consorts est voué à disparaître
à plus ou moins brève échéance. Ce modèle, basé sur un modèle “physique”
(on paye pour ce qu'on achète), ne pourra pas durer très longtemps.
Très longtemps réticents à une licence globale, les majors commencent à réfléchir à une option
“tout illimité”.
Reste à savoir comment financer la production sans que ça ne coûte une fortune à l'internaute. »

Toufiou renchérit :

« On ne demande pas que se soit gratuit,
mais on demande juste un abonnement mensuel comme dans une bibliothèque.
La licence globale, c'est, je crois, le meilleur compromis rapport qualité-prix. »

Gratuit avec de la pub
La licence globale ne fait pas l'unanimité. TToonen est un farouche opposant :

« Le principal, et devrais-je dire l'unique, problème de l'industrie musicale,
c'est qu'il n'y a pas de solution hors financement externe comme la publicité.
Ainsi, à tout bien réfléchir, il n'existe pas de solution payante pour l'industrie musicale.
La licence globale n'en n'est pas une,
essentiellement parce que la rétribution des artistes n'est pas considérée comme essentielle,
voire pour certains nécessaire, et que la nouvelle génération,
au pouvoir d'achat réduit, ne sacrifiera pas du budget pour un nouvel abonnement. »

Mais saintgui s'inquiète :

« La publicité est un vecteur promotionnel pour le commerce.
Je doute que toutes les musiques se prêtent à une association publicitaire… »

Laisser le choix au public

Dernier courant de pensée : les optimistes, qui prônent un système « à la carte ».

« Un concept à la Radiohead ou encore un album mis en ligne gratuitement, genre Mysa (…), avec du taff derrière et laisser l'auditeur faire un don par Paypal,
me paraissent des options valables pour des artistes qui valent le coup. »

Enfin, jjhb détient peut-être la solution définitive :

« La meilleure solution pour régler définitivement le problème de la musique,
en CD ou numérique, serait que tout le monde devienne sourd(e), mais vraiment sourd(e).
****


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MessageSujet: Re: INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE   Ven 27 Nov - 1:12

Cette folle décennie a-t-elle une identité ?



Alors que certains pestent encore sur le son de batterie des 80's,
ou se pavanent avec leur look grunge des 90's, que reste-t-il des années 2000 ?
Certainement un paquet de choses.
Mais quoi ? Ou plutôt, qui ?

Une chose est sûre :
cette décennie ne marquera pas l'histoire de la musique.
Elle n'aura vu l'émergence d'aucun nouveau courant musical, d'aucune révolution,
ni politique ni culturelle.

La vraie révolution de cette première décennie du 3e millénaire
n'est pas dans la musique elle-même,
mais dans son mode de consommation
(quel drôle de terme ! ).

Car oui :
la révolution, c'est la dématérialisation. P2P, podcast, téléphones MP3…

La musique n'a jamais circulé aussi rapidement, aussi facilement (et aussi gratuitement).
Cette nouvelle façon de vivre avec la musique est-elle bénéfique à la création artistique ?
Le débat risque de continuer encore de longues années.

En attendant, cette nouvelle réalité a vu émerger de très nombreux artistes.
Beaucoup auront marqué les esprits le temps d'une chanson,
quelques-uns le temps d'un album,
une poignée seulement le temps d'une décennie, ou au-delà…
Wait & see !


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MessageSujet: Re: INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE   Ven 27 Nov - 1:25

SANS LANGUE DE BOIS



Le chanteur du groupe Indochine rend la responsabilité de la crise du disque
contre ceux qui la subissent :

"Les maisons de disques se sont autodétruites en misant sur le tout-marketing
et en créant des émissions comme la Star Ac’, qui prennent les gens pour des imbéciles (…)

Il y a eu des erreurs de communication, avec des campagnes où des millionnaires du disque,
comme Johnny Hallyday, disaient : « Ne nous téléchargez pas illégalement.»

En ce moment, en une semaine, nous vendons 10 000 billets de concert et 2 000 albums,
pour 65 000 tentatives de téléchargement illégal.
Mais je suis contre la loi Hadopi. Ce ne sont pas les internautes qu’il faut condamner
mais les fournisseurs d’accès qu’il faut faire payer".

NICOLAS SIRKIS.
9/10/2009
INDOCHINE

Leurs tournées sont devenues des événements grâce à des shows d'envergure.
Le 26 juin 2010, Indochine sera le premier groupe français à investir le Stade de France


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MessageSujet: Re: INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE   Ven 27 Nov - 1:48

la crise du star-system



Par Mario D'Angelo.
MARIO D'ANGELO EST DIRECTEUR DU PÔLE MANAGEMENT
DES ENTREPRISES CULTURELLES ET CREATIVES DE L'ESC DE DIJON,
CHERCHEUR À L'OMF (PARIS-SORBONNE).

Le déclin du disque est aussi celui d'un modèle « médiatico-culturel »
reposant sur deux piliers :
le couple major-star et les réseaux professionnels coopératifs liant disque,
« publishing », scène et médias.

La performance passée du couple major-star s'explique par la prédominance
d'un marché mondial de la musique populaire occidentale régi par
deux lois complémentaires :

celle de la notoriété et celle des économies d'échelle.
Ces lois déterminent la concentration du secteur :
l'excédent d'exploitation des majors finance leur croissance externe
et la promotion à l'échelle mondiale de leurs produits et artistes
(un quasi-coût fixe représentant 30 % des budgets).

L'indispensable innovation dans les contenus est possible grâce à une nébuleuse de labels
qui nourrissent les catalogues des majors qui les rachètent.
Jusqu'à une période récente, les producteurs phonographiques, majors en tête,
avaient la maîtrise des carrières artistiques.
Dans un cas sur vingt, ils aboutissaient à un produit universel à rentabilité élevée.
Ils gardaient l'initiative, la scène et le « publishing » étant satellisés dans leurs stratégies.

La faiblesse structurelle de l'industrie musicale prend ses racines
dans la démarcation entre le marchand et le promotionnel.
Les médias audiovisuels se fournissent à peu de frais en programmes musicaux,
se considérant comme promoteurs de la musique
et non comme consommateurs intermédiaires
(le coût de la musique représente moins de 10 % des charges d'une radio musicale).

Les deux règles du jeu qui lient notoriété et ventes à grande échelle
placent les enjeux de la filière musicale dans la médiatisation.
Les médias audiovisuels fixent les termes de l'échange en en limitant la monétisation.
Mais leur propre besoin de produits et d'artistes reconnus pour cristalliser leurs audiences
les incitent à être actifs dans les réseaux de coopération par lesquels
ils sont liés à la filière musicale.

Les nouvelles formes de « consommactions » dans l'espace Internet
ont provoqué une rupture et un effet système.

Dans la médiatisation d'un artiste ou d'un produit
comme dans le processus de formation des choix de produits musicaux,
les réseaux professionnels de coopération perdent leur leadership au profit
des réseaux contributifs et communautaires.

Les jeunes de moins de 25 ans sont passés à la « consommaction » culturelle,
affaiblissant la capacité du système à monétiser ses échanges et à concentrer l
a demande sur des produits universels.
Pour contenir la chute de son excédent d'exploitation,
l'oligopole de la musique externalise davantage ses investissements créatifs et promotionnels
vers la frange et vers les artistes (part des autoproductions : 40 %).
Baisse des coûts de diffusion et technologies du son aidant,
l'explosion d'une offre des plus diversifiées se fait surtout hors des circuits
marchands traditionnels.

La situation pousse à des stratégies de mise à disposition comme celle de Radiohead
pour son dernier album.
La scène, elle, s'est autonomisée,
redevenant un tremplin de carrière, mais avec les limites de l'économie du prototype.

Publication
Journal LES ECHOS
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MessageSujet: Re: INDUSTRIE MUSICALE EN CRISE   Ven 27 Nov - 2:35

OVERDOSE
LE BUZZ TUE LA MUSIQUE !

La vidéo Grossidol vous rappellera des "souvenirs"surtaxés.




Certains usent et abusent utilisant 1001 stratagèmes pour "vendre leur soupe" qui n'est pas "consommable" s'affublant d'appellations telles que :
- artistes, chanteurs, créateurs de concepts de sons, auteurs compositeurs etc - ...
faux airs et faussaires en tous genres. Des lanceurs de singles toutes catégories. Et je passe sous silence les infiltrations "soirées peoples" sujet déjà traité parce "être c'est paraitre" syndrome de la télé qui est une réalité.

Alors qu'ils n'ont rien à leur actif ! ou si peu et de médiocre qualité. Polluant ainsi la toile, les médias qui se prêtent au jeu, même les "talk show télés" offrent leurs plateaux et leur antennes à ceux qui n'ont rien à dire et même rien à chanter. On nous en remet une louche çà s'appelle "la promo".

« Buzz, buzz, buzz. C’est l’overdose du buzz.
Il n’est plus étonnant d’entendre des phrases du genre « ça va buzzer! », « ça fait son buzz », ou « ne le buzz à personne! ». Au risque de voir Descartes se retourner dans sa tombe, le « je buzz, donc je suis » fait sens. Dans le monde du buzz, le nombre de vues est devenu la sacro-sainte référence. En dessous de 300 vues, ne cliquez pas, vous pourriez tomber sur une énième chute, qui ne fait rire que les personnes concernées.
Au-delà de 300 000, fuyez, c’est passé aux enfants de la télé. Pour les puristes qui écrivent leurs SMS dans un français grammaticalement correct,au subjonctf plus-que-parfait cela donne « que nous eussions buzzé ».

Alors, buzz, buzzez, mais buzzez bien.

Les vrais artistes ne buzzent pas, parce qu'il ne remplissent pas les bacs de sable, (un grain de sable peut dérégler une machine souvent et la voilà "en crise") mais de bonne musique, il y a des exemples ici dans la présentation de certains ....
ARTISTES

Mais alors comment font ils pour vendre ?

c'est simple :
Ils font de la "bonne musique" ! et il y en a heureusement.
Quand c'est bon non seulement on télécharge légalement mais on achète aussi l'Album
en ces temps de disette artistique c'est aussi une manière d'encourager la QUALITE.
Il se trouve que par le plus grand des hasards de la nature, on a une oreille (même deux) et une bouche aussi ... alors on en parle !

Il y en a même un qui a enfin acquis la "reconnaissance" je vous laisse deviner lequel ?
Mais ... quelle aventure !
L'étincelle il l'a toujours eue mais là c'est un feu d'artifice. J'ai même pris plaisir à lire de belles critiques, bien rédigées avec du sens et une belle sensibilité au bout de la plume. Pour un double album UN VRAI, UN SUPERBE, de la belle création.Et si il n'en restera qu'un ce sera celui là, lui marquera la décennie, tout le reste ne fera que "passer" et pas que sur les ondes.

On a la crise que l'on mérite dans "l'industrie du disque" on a tout les corps de métiers aux commandes, sauf des artistes des vrais.

Nin@rtmony
**********

PS : la chanson de la vidéo Grossidol est interpretée par l'excellent groupe
BAMGLI
qui mérite le détour et l'attention prochainement dans notre actu musicale.
Bamgli est un groupe de rock originaire de Lyon qui ont signé avec un label indépendant
et viennent de publier leur clip pour le titre
« Musique Universelle ».
Un pastiche d’une émission de Télé Réalité baptisée Grossidol…
Un nom qui en dit déjà long… Un bon son défendu avec un clip très drôle
qui n’épargne personne.
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