liliane Admin

Nombre de messages: 9245 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: 2012, la fin du monde qui ne se termine jamais Ven 13 Nov - 23:25 | |
| 2012, la fin du monde qui ne se termine jamais par Martin Gignac
 @columbia pictures | DATE DE SORTIE EN SALLE : 13 novembre 2009 DISTRIBUTEUR : Columbia Pictures ORIGINE: États-Unis GENRE : Science-fiction, Aventure DURÉE : 2h38 RÉALISATEUR : Roland Emmerich
ACTEURS : John Cusack, Amanda Peet, Chiwetel Ejiofor, Danny Glover, Thandie Newton, Oliver Platt, Thomas McCarthy, Woody Harrelson, Chin Han, Morgan Lily, Beatrice Rosen
SCÉNARISTES, PRODUCTEURS : Roland Emmerich, Harald Kloser
Il y a des centaines d'années, les Mayas nous ont laissé avec leur calendrier comprenant une date finale et tout ce que cela signifie. Depuis, les astrologues l'ont découvert, les numérologues ont trouvé des modèles qui le prédisent, les géologues affirment que la planète a déjà dépassé son terme, et même les scientifiques du gouvernement ne peuvent nier le cataclysme aux proportions épiques qui attend la Terre en 2012. Une prophétie qui commença avec les Mayas a maintenant été bien notée, discutée, démontée et examinée. Dès 2012, nous le saurons—nous aurons été avertis. SITE OFFICIEL http://www.whowillsurvive2012.com/
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Critique du film 2012
Avec son pitoyable «2012», l'artisan Roland Emmerich tente de faire un second «Independence Day». Malheureusement pour lui (et surtout pour le public), il n'arrive même pas à divertir ou à faire rire comme sa besogne la plus populaire et possiblement la plus satisfaisante. Tout cela pour ça? Eh oui...
La fin du monde cogne à la porte et il respecte le calendrier maya, en arrivant en décembre 2012. Le géologue Adrian Helmsley (Chiwetel Ejiofor) l'a annoncé au gouvernement américain qui, secrètement, et en complicité avec les autres dirigeants du monde, a décidé de construire d'immenses arches et de faire payer à gros prix les survivants! Les hautes instances sont toutefois prises au dépourvu lorsque les premières secousses surviennent quelques jours trop tôt. La planète bleue est sur le point de disparaître et parmi les simples humains qui cherchent à se cacher se tiennent un écrivain raté (John Cusack) et sa famille qui, mystérieusement, arrivent sans cesse à survivre...
Pauvre Roland Emmerich! Son nouveau joujou n'était même pas déjà sorti que déjà, à peu près tout le monde lui tombait sur le dos. Comment pouvait-il en être autrement avec des récits aussi indigestes que «10,000 BC», «The Patriot» et «Godzilla»? Pourtant, à quelque part, l'amateur de sensations fortes espère toujours que le metteur en scène allemand sorte un lapin de son chapeau, en mettant plein la vue comme c'était le cas de «The Day After Tomorrow» et son énorme succès si stupide mais distrayant «Independence Day».
L'attente devra continuer car la production rate complètement son objectif. Ce qui aurait pu être si spectaculaire ne l'est tout simplement pas tant les effets spéciaux laissent à désirer. Le sujet en apparence rythmé et apocalyptique peine à intéresser puisque la progression dramatique se répète inlassablement pendant 158 minutes, montrant pratiquement les mêmes scènes d'action dans des montages similaires et interchangeables!
Contrairement à un Michael Bay qui a su retrouver son esprit d'enfant en faisant combattre ses robots dans «Transformers 2», Emmerich ne semble pas très à l'aise dans le second degré. «2012» se regarde pourtant comme une énorme comédie risible ponctuée d'invraisemblances majeures, beaucoup trop moralisatrice pour le commun des mortels, empotée dans ses ridicules élans religieux de bon marché, son patriotisme assumé et ses dialogues particulièrement navrants. De quoi rire pendant les dix premières minutes et avoir pitié le reste du temps pour les pauvres scénaristes.
Les plus aventureux qui ne décrocheront pas de ce flot presque sans fin de tremblements de terre, de lave, d'explosions et de vagues massives reconnaîtront la même structure narrative que «Independence Day». Il y a le scientifique qui a du mal à se faire comprendre, le gentil président américain qui ne veut pas abandonner son peuple et le héros de service qui n'est jamais obligé de reprendre son souffle. Une recette de qualité inférieure qui est servie par des comédiens généralement talentueux (John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Danny Glover, Amand Peet, Thandie Newton, Oliver Platt, Woody Harrelson) qui doivent défendre des personnages unicellulaires et sans intérêt.
S'il est normal de prendre en sympathie ce qui a été longuement hué et conspué avant même d'avoir pris l'affiche, «2012» prouve qu'il ne faut pas abuser des bonnes intentions et que parfois, la patience a ses limites. Elles sont rapidement atteintes dans ce long métrage réellement catastrophique qui fait regretter la version originale de «The Poseidon Adventure», «The Towering Inferno» et même un certain «Twister».
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