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 THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES

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liliane
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MessageSujet: LA CHANSON FRANçAISE : ETAT DES LIEUX DE THIERRY SECHAN   Ven 27 Fév - 18:24

Tant qu'à ne pas avoir beaucoup d'amis, Thierry Séchan et Arnaud Le Guern en remettent une couche et dézinguent sans vergogne l'ensemble de la chanson française - ou presque. Après trois tomes de fiel dans les nineties, le duo tire une Dernière salve de Nos amis les chanteurs. Un titre de collection ironique, évidemment. Mesquin, même. Le quatrième tome est disponible depuis le 19 février, ainsi qu'une... intégrale, pour tous ceux qui se délectent de la méchanceté pure et simple, souhaiteraient cesser d'être "open-minded" et devenir aigris, ou sont tout simplement accros à l'Orangina rouge.

Au programme, un nouvel état des lieux de la chanson française : "une grande cour d'école avec ses premiers de la classe, ses jolies filles, ses fayots, ses cancres, une grosse poignée d'attardés mentaux, quelques dilettantes géniaux, des multiredoublants et un amas de moyens-en-tout, cadors de préaux aux lointaines promesses." Bref, tout le monde, même les pas trop mauvais, tout le monde a une tare. On vous met en garde : l'infantilisation dont (ab)usent les auteurs, elle... les gagne eux aussi, trop prompts à inventer des insultes de cour de récré.

Aux yeux du frère de Renaud, dont les prises de position ont souvent été sujettes à débat, pas grand-monde pour trouver grâce. Avoir la dent dure contre la jeune génération, contemporaine de la nouvelle-star-académisation accélérée de la musique, c'est devenu presque un topo : allons-y, arrosons copieusement d'acide chlorhydrique les Christophe Maé (nous-mêmes, nous l'allumons un petit peu, toutes proportions gardées), consorts et successeurs, soit. Chez Purepeople non plus, on n'est pas fans de tout le monde. C'est dans la logique des choses : dans le all man's land compris entre subjectivité de tout auditeur, et qualité musicale intrinsèque de toute création, chacun voit midi à sa porte. Le tandem de snipers est supposé maltraiter "avec style et humour les rejetons-benêts" omniprésents, à "une époque où Diam's s'improvise philosophe et où (...) les Bruel, Pagny and Co paraîtraient presque talentueux...". Pourtant, on nous assure que ce pamphlet contre une médiocrité qui semble intégrale si on suit le regard des auteurs, "avec un peu de tristesse toutefois devant le désolant spectacle" (tempère la quatrième de couverture... juste après s'être gargarisé de ce qu'ils s'en donnent "à coeur joie" !), est "un moindre mal tant la bêtise à l'oeuvre est grande". C'est tellement amusant de tirer sur l'ambulance quand on n'a rien d'autre à proposer, comme cure, que d'achever la bête.

Allons, tout n'est pas à jeter, certains en réchappent miraculeusement. L'esthète inspiré Alain Bashung, en passe de recevoir une formidable consécration aux Victoires de la musique alors que ses problèmes de santé l'accablent à nouveau, accroche ainsi le 20/20 du carnet de notes présenté par Nos amis les chanteurs 4, dernière salve. Le commentaire qui accompagne la note ne saurait être plus insipide - un vague billet d'idolâtre. Autre dandy de la chanson française, Christophe suit avec un 19/20, Catherine Ringer complète le trio de tête avec 18. Daniel Darc, Hubert-Félix Thiéfaine et Miossec, aussi brillants soient-ils, se voient très arbitrairement gratifiés des trois notes suivantes et d'éloges copieux. Ensuite, si les Cali et les Bénabar, chanteurs populaires-populeux-populistes (et qui ont le mérite d'assumer ce registre vivace), en prennent plein la gueule - le second, "petit corps bien portant des tristes temps où nous vivons" (paf, deux flingués pour le prix d'un), se paye un 3/20 -, d'autres ont plus de chance. La génération des nouvelles chanteuses à textes, notamment. Vous savez, ces jeunes demoiselles fraîches comme l'eau du ruisseau, qui n'ont de noms que leurs prénoms et s'abreuvent toutes à la même source. Non pas qu'on apprécie pas à leur juste valeur les talents de Berry (12), Rose (10) et Camille (9), mais là, trois d'un coup couvertes de lauriers, c'est assez étonnant... On passera sur la présence intercalée de Raphaël (11), qui plaît aux "jeunes filles en fleurs" et à Gérard Manset. Et ça, on a compris : quand ça plaît à Gérard Manset (un admirable artisan de la chanson française, au demeurant), ça plaît aussi aux auteurs et, partant, ça doit plaire à tout le monde...

De la même façon que certaines des amitiés nourries par les auteurs nous semblent plutôt inexplicables, leurs inimitiés mesquines atteignent des sommets : Manu Chao ne vaut plus un clou depuis qu'il est en solo, Christophe Maé, "tête à claque qui chante comme un cochon qu'on égorge (nous demandons aux cochons de bien vouloir accepter nos excuses pour cette infamante comparaison) des âneries pour gamines attardées mentales", est "une incitation à rétablir les châtiments corporels", et l'excellent Matthieu Chedid, "fils du très pénible Louis Chedid" (à part ça, pas d'a priori bête et méchant), a créé "un personnage sans aucun intérêt : M. Comme mauvais merdique, moche ou manche (à balai)." Très spirituel...

Ah, tiens, on a failli oublier : Renan Luce, le potentiel gendre du frère de Thierry, Renaud, glane un 14/20, encore mieux que la souche Alain Souchon (13/20). Une note qu'on estime sincèrement méritée, mais, au regard du reste du palmarès et du flinguage tous azimuts, cette faveur exceptionnelle (il est le premier de la jeune génération dans le carnet de notes) nous laisse perplexes... Thierry n'oserait sans doute pas vexer sa nièce Lolita Séchan.

Allez, pour la forme et un minimum d'impartialité, on vous donne les infos : Nos amis les chanteurs 4, Dernière salve, 200 pages, c'est aux éditions Alphée au prix de 18,90 euros. C'est imprimé gros, grand interlignage, et de nombreuses citations de chansons. Reste ensuite la matière sèche, très sèche, des deux "amis" auteurs-canardeurs. Mieux vaut pour eux qu'ils ne s'essayent jamais à la chanson française, on risquerait de trouver ça nul...

G.J.


http://www.purepeople.com/article/le-frere-de-renaud-flingue-tout-le-monde-sauf-la-famille-quel-carnage_a25991/1
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MessageSujet: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Dim 11 Oct - 14:40

LES ARTISTES QUE L'ON PRODUIT AUJOURD'HUI
SONT DES ARTISTES JETABLES !



Thierry Sechan n’est pas seulement le frère du chanteur Renaud. Il est aussi le co-auteur du livre “Nos amis les chanteurs, dernière salve” écrit en collaboration avec Arnaud le Guern.

Après le succès des trois premiers tomes de “Nos amis les chanteurs”, Thierry Sechan reprend du service et analyse sans concession l’état de la chanson française en 2009.

Pour lemediascope.fr, Thierry Sechan revient sur les raisons de ce qu’il estime être une chanson française en danger. Christophe Willem, Olivia Ruiz, Vincent Delerm, Cali, Abd Al Malik, Grand Corps Malade, Bénabar, Manset, Bashung, Souchon, MC Solar, “M”, Christophe Maé, Daniel Darc… sont évoqués dans “Nos amis les chanteurs, dernière salve”
qui est déjà un succès de librairie.



Christophe Maé : Dans le colimateur de Thierry Sechan. Tout sourit à la nouvelle idole des adolescentes.
Dans le livre ” Nos amis les chanteurs, dernière salve ” Il réserve ses flèches acérées à Christophe Maé. Il écrit :

” Christophe Maé est une tête à claques qui chante comme un cochon qu’on saigne,
des âneries pour gamines attardées mentales ”… ”
Le petit Maé est une incitation sur pattes à rétablir, juste pour lui, les châtiments corporels.
Quelque chose comme : on l’attache et on lui fait mal. Ce qu’on appelle un prêté pour un rendu ”.

NOS AMIS LES CHANTEURS...
UNE TETRALOGIE DE THIERRY SECHAN


Après quatorze ans de silence, Thierry Séchan reprend son travail de salubrité publique.
La mission est si titanesque qu'il fait appel à Arnaud Le Guern, jeune écrivain à l'avenir prometteur.

En effet, il fallait bien un duo de snipers pour tirer une dernière salve dans le ventre mou d'une chanson 'hexaconale' toujours triomphante.
Thierry Séchan et Arnaud Le Guern s'en sont donnés à coeur joie, avec un peu de tristesse toutefois devant le désolant spectacle.
Rappeurs, slammeurs, nouveaux chanteurs et autres apprentis vedettes de variété en prennent pour leur grade, ce qui est un moindre mal tant la bêtise à l'oeuvre est grande.

Quelques jolies demoiselles et d'authentiques artistes tels Alain Bashung ou Christophe échappent miraculeusement à leur colère.
Un peu de soleil dans l'eau froide.
Mais c’est surtout la jeune génération qui désole Séchan. A côté de ces jeunes pousses, issues de la télé réalité,même Bruel et Pagny paraissent bons... c’est tout dire. Séchan s’en prend aussi, avec délectation, à Diam’s, Cali, Grand Corps Malade, Abd el Malik, Bénabar et M...
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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Dim 11 Oct - 15:09

Thierry Séchan



Parolier romantique, chanteur au coeur tendre,
écrivain et journaliste pamphlétaire.

Il est le frère aîné de Renaud, fils de l'écrivain Olivier Séchan.
Il est journaliste, et écrivain de pièces de théâtre.
Il a également écrit quelques ouvrages et roman s:
* Cent nouvelles d'elles
* Paris-Montréal express
* La Levantine
* La Peine de Mort
* Venise en décembre

Ainsi que des pièces de théâtre :
* Le Voyage à Venise
* Hôtel Westminster

Il a sorti deux CD dans lequel il chante des chansons très personnelles :
"Embrasse-la" et "Tu seras comme le ciel"
(il est accompagné par sa fille, Lou dans ce dernier album)

Il est également parolier pour d'autres chanteurs.
Il a écrit un unique texte pour Julien Clerc : "Fille du Feu" , qu'on peut retrouver dans l'Essentiel, volume 2. Ce texte relate la vie d’une gitane qui traverse les routes du monde.
Thierry Séchan a écrit de nombreux textes de chansons pour plusieurs chanteurs,
comme "Bats-toi" pour Elsa, "Je rentrerai chez moi" pour Geneviève Paris,
"Qui sait" pour Daniel Lavoie, etc..

Il est également l'auteur d'ouvrages sur des chanteurs comme Renaud, Brassens, Sardou et sur la chanson (série "Nos amis les chanteurs", dans le tome 2 de laquelle, intitulé "Le Retour", il dresse un portrait de Julien Clerc)

Thierry Séchan le chanteur, n’essayez surtout pas de le comparer au petit frère, vous seriez déçus, comme dirait un de ses amis dessinateur de petits Mickeys, ce serait plutôt le french Cohen (non pas le philosophe, le chanteur).

Une voix douce et envoûtante.

Les chansons qu’il interprète, il n’aurait pu les donner à personne d’autre, trop personnelles, des petites tranches de vie, tranches de bonheur ou de désillusion.
Thierry Séchan est un amoureux de la beauté sous toutes ses formes que ce soit la musique, la peinture … les femmes.
Un romantique égaré dans une époque qui n’est pas toujours la sienne.
Un provocateur au cœur tendre.
Le pamphlétaire qui nous manquait en cette époque de cirage de pompes.

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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 12 Oct - 0:31

LA FILLE DE FEU



Chanson écrite pour Julien Clerc
album ( fais moi une place)
par Thierry Sechan

Elle a des yeux comme une ville en flammes
La voix des violons de Bohême
Ses cheveux d'algues et de fleurs qui se fanent
Inondent son châle de laine
Elle vient d'un monde nomade et son âme
Chemine sur les grandes plaines
Je voudrais tant suivre sa caravane
Courir dans le sang de ses veines
Fille du feu, ma tzigane
Noire sur le fond bleu des gitanes
Oh, fille du feu, ma tzigane
Les soirs d'été, quand les bûchers s'enflamment
Du côté des Saintes-Maries
Des mains d'argent qui nous viennent d'Espagne
Font danser la mer et la nuit
Les bras tendus vers les pâles étoiles
Elle chante sur le sable gris
Le vent marin qui soulève ses voiles
Emporte sa plainte et ses cris
Elle est d'un peuple qu'on chasse ou qu'on parque
Dans des terrains vagues ou des camps
Il n'est pas bon de voyager sans carte
Sur les grandes ailes du vent
Fille du feu, ma tzigane
Noire sur le fond bleu des gitanes
Oh, fille du feu, ma tzigane
Elle a des yeux comme une ville en flammes
La voix du cristal de Bohême
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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 12 Oct - 0:45

L'AUTEUR DE CHANSONS
CET INCONNU ..




Bien ou pas assez connu en France pour ses pamphlets et ses essais,
l'auteur du "Roman de Renaud"
l'est nettement moins pour ses talents de parolier.
Pourtant Thierry Séchan a écrit pour Luce Dufault, et bien d'autres...

Et pourtant...

En 1996, il enregistre un album éponyme avec (entre autres) "Le joueur"
une chanson entièrement inspirée par Leonard Cohen, le texte est en dessous....
Il y a aussi "La nomade" qui n'est pas sans rappeler certains thèmes favoris du poète canadien,
une allusion pas voilée du tout à Garcia Lorca, et j'en passe.

Tu seras comme le ciel" est un nouvel album, entièrement enregistré en 1999 au Canada.
L'album est réalisé et produit par Luc Fortin.
On note aussi la participation de Daniel Lavoie

On y retrouve certains titres de l'album précédent,
plus "Royaume du Danemark" où Thierry mentionne directement Leonard Cohen

Et maintenant, Thierry Séchan terminerait "Sincerely, Leonard Cohen"
un livre dont la sortie était annoncée pour fin 2003. Nous sommes en 2009 ...
Il s'agit du livre initialement intitulé "A la recherche de Leonard Cohen",
dont la sortie a été repoussée à diverses reprises.


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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 12 Oct - 0:51

Royaume du Danemark


Albena

C'était une fille bleue comme l'ensemble du ciel
Elle aimait les chats et Leonard Cohen
Nous avons parlé longtemps de l'amour et de la guerre
Et de toutes ces choses qu'elle savait bien faire

La mort s'est frottée à nos ailes
Et nos vies se sont emmêlées

Elle était plus belle qu'Helena Christensen
Et que la petite sirène d'Andersen
À part qu'elle, il ne faut pas qu'elle meure
Comme la fiancée du Prince d'Elseneur
Elle me racontait ses nuits dans la Sierra
Moi je lui dessinais tous les rochers d'Hydra
On se retrouvait le soir dans la colline
Pour parler du chat de Céline

La mort s'est frottée à nos ailes
Et nos vies se sont emmêlées

Elle était plus belle qu'Helena Christensen
Et que la petite sirène d'Andersen
À part qu'elle, il ne faut pas qu'elle meure
Comme la fiancée du Prince d'Elseneur

Elle voulait que les gens soient tous des héros
Et intelligents, et même qu'ils soient beaux
Elle disait qu'un jour elle ne reviendrait pas
Et des larmes coulaient de ses longs yeux lilas

La mort s'est frottée à nos ailes
Et nos vies se sont emmêlées

Elle était plus belle qu'Helena Christensen
Et que la petite sirène d'Andersen
À part qu'elle. il ne faut pas qu'elle meure
Comme la fiancée du Prince d'Elseneur

À part qu'elle, il ne faut pas qu'elle meure
Comme la fiancée du Prince d'Elseneur

PAROLES: THIERRY SÉCHAN
MUSIQUE: JEAN ÉDOUARD


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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 12 Oct - 0:55

LE JOUEUR



Et l'homme est assis devant moi
Il tient ses cartes au bout des doigts
Les certitudes ont déserté sa vie

Tandis qu'il regarde son full
Il entend comme un bruit de foule
Une armée des morts l'appelle cette nuit

Du jeu mortel, il sait la loi
Le sort nous tire et l'on s'en va
Ce soir, son destin s'accomplit

Pourquoi faut-il que ce soit moi
Qui le tue d'un carré de rois
J'étais l'élève, il m'avait tout appris
Et le vent tourne au nord
Et le vent tourne au sud
Ce soir, le maître est mort

C'est ainsi que va la vie des hommes
Un beau matin, on perd la donne, adieu

Au loin résonne un carillon
De sa poche, il sort un crayon
Il veut prouver que tout n'est pas écrit

Mais sa pauvre main ne parvient
Qu'à tracer comme un signe indien
Deux "l" et puis deux "i" qui font "Lili"

Il revoit cette fille brune
Aux yeux de braise, dans la brume
Elle valait mieux que ce carré maudit

Elle avait la beauté des reines
Qui donne à l'homme force et peine
Il a perdu, le roi se meurt aussi

Et le vent tourne au nord
Et le vent tourne au sud
Ce soir. le maître est mort

C'est ainsi que va la vie des hommes
Un beau matin, on perd la donne, adieu

Et c'est mon maître que je tue
Celui qui savait les vertus
Du jeu de mort. de fureur et de nuit

Voilà que nos cartes s'abattent
Et que son coeur cesse de battre
Adieu, Lili, le jeu est bien fini

Et le vent tourne au nord
Et le vent tourne au sud
Ce soir. le maître est mort

C'est ainsi que va la vie des hommes
Un beau matin, on perd la donne, adieu

C'est ainsi que va la vie des hommes
Un beau matin, on perd la donne, adieu

Paroles : Thierry Séchan
Musique : Sacha Chata et Dan Lacksman
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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 12 Oct - 12:30

LA NOMADE



Je cherche au fond de l'univers
Des raisons d'te haïr
Mais le ciel garde nos mystères
Comme la mer ses navires

J'ai tout appris de toi
Le silence et les rires
Ce soir il fait froid
Il est temps de partir

C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je voyage
C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je suis de passage.

C'était un jour de novembre
De feu, de feuilles mortes
Ma vie n'était que cendres
Tu as poussé ma porte

Je n'ai pas demandé
Ce que tu voulais de moi
Mais quand tu es entrée
J'ai su que c'était toi

C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je voyage
C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je suis de passage.

Tu n'avais rien promis
On n'attache pas le vent
La nuit court à la nuit
Et la lune m'attend

Par les plaines sans nombre
Et les landes amères
Je vais parmi les ombres
Poursuivant ta lumière

C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je voyage
C'est pour toi, toi, toi la nomade
Que je suis de passage.

Paroles : Thierry Séchan
Musique : Benoit Charest

Voila c'était pour vous donner la mesure du talent d'écriture de l'auteur,
à ce niveau de maitrise je pense qu'il est apte à porter un regard
sur ce qui s'écrit dans les textes de chansons ..
d'aujourd'hui !

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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Dim 22 Aoû - 2:40

UNE SEMAINE DANS LA VIE
DE NICOLAS SAVINSKY

EDITIONS ARCHIPEL


Un homme élégant arrive à Trouville.
Peintre, âgé d'une cinquantaine d'années,
Nicolas Savinski est un milliardaire qui hait l'argent.
À peine arrivé, il fait la rencontre d'une jeune Tzigane dont la beauté le bouleverse.
Il va, en quelque sorte, l'adopter,
et vivre avec elle la plus belle semaine de sa vie, la plus troublante,
la plus perturbante, mais aussi la plus riche en événements hors du commun.

Nicolas et Soledad vont bientôt quitter Trouville pour Caen,
ville où notre Gatsby ira se recueillir froidement sur la tombe de son frère aîné,
mort sous les bombardements du 6 juin 1944.

La relation entre l'homme et la jeune fille devient de plus en plus houleuse,
Nicolas se refusant à devenir le premier amant de Soledad.
C'est à Paris que cette idylle improbable va se dénouer, dans une violence extrême.

Dans ce second roman, Thierry Séchan a organisé la rencontre de l'eau et du feu,
la confrontation de deux individus qui n'auraient jamais dû se croiser.
Une semaine dans la vie de Nicolas Savinski
est construit à la façon d'une sonate de Beethoven, avec ses envolées brillantes,
ses accalmies, mais aussi ses silences.

Les couleurs en sont tantôt ternes, tantôt presque crues,
comme celles des tableaux de Nicolas de Staël,
le génie tutélaire de ce roman sensuel et brutal.



Dernière édition par Nine le Dim 22 Aoû - 3:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Dim 22 Aoû - 2:54

NICOLAS DE STAEL

Nicolas de Staël
(baron Nicolaï Vladimirovitch Staël von Holstein,
en russe Николай Владимирович Шталь фон Гольштейн),
né le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg,
mort le 16 mars 1955 à Antibes (il repose dans le cimetière de Montrouge),
est un peintre français originaire de Russie.
Sa technique picturale le rapproche de celle d'un sculpteur.
Chez De Staël, même le noir était lumière et, par leur texture unique,
ses toiles ont exploré des lignes de force inédites.

"Toute ma vie, j'ai eu besoin de penser peinture,
de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m'aider à vivre,
pour me libérer de mes impressions, de toutes les sensations,
de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la peinture."

"Je vais aller sans espoir jusqu'au bout de mes déchirements, jusqu'à leur tendresse."
N. DE STAEL



Le champ de tous et celui de chacun, trop pauvre, momentanément abandonné,
Nicolas de Staël nous met en chemise et au vent la pierre fracassée.
Dans l'aven des couleurs, il la trempe, il la baigne, il l'agite, il la fronce.
Les toiliers de l'espace lui offrent un orchestre.
Ô toile de rocher, qui frémis, montrée nue sur la corde d'amour !
En secret un grand peintre va te vêtir, pour tous les yeux,
du désir le plus entier et le moins exigeant.

René Char - Nicolas de Staël, 1952
- Recherche de la base et du sommet, II. Alliés substantiels
Plus d'infos ici :
http://www.artmony.biz/les-peintres-f87/nicolas-de-stael-t3529.htm
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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Lun 23 Aoû - 1:43

Nicolas de Staël
Nu bleu couché 1955


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MessageSujet: Re: THIERRY SECHAN ET LES ARTISTES   Jeu 10 Nov - 16:33

Thierry Séchan à son frère Renaud : "Laisse pas béton !"

Le 12 janvier prochain, le journaliste musical Claude Fléouter publiera "Renaud : Putain de vie" aux Éditions La Martinière. Une biographie du chanteur en collaboration avec le frère de l'artiste, Thierry Séchan. Et, en ouverture de cet ouvrage, le frère de l'interprète de "Mistral Gagnant" signe une lettre ouverte émouvante à son frère.



Lettre à mon frère
par Thierry Séchan

Mon bien cher frère,

Cela fait des années que je ne t’ai pas écrit.

Si ma mémoire est bonne, mes dernières lettres remontent au début des années soixante-dix, lorsque tu avais quitté Paris (mais quitte-t-on jamais Paris ?) pour t’installer en Avignon. Dans les premiers temps, tu avais été hébergé dans l’appartement de notre tante Madeleine, femme médecin attachante et pittoresque. Elle t’avait inscrit au cours Pigier. Toi, le poète, l’artiste, le saltimbanque, au cours Pigier ! Heureusement, cela ne dura pas. Après quelques mois passés dans un studio, en compagnie d’un chaton et de jolies autochtones, tu remontas à Paname dont tu étais toujours amoureux.

À Paris, ce fut la ronde des petits boulots : vendeur de fringues, apprenti garagiste, libraire. Pour arrondir tes fins de mois, tu chantais dans les rues, les cours d’immeubles (qui rapportaient gros, à l’époque où les femmes étaient au foyer et s’y ennuyaient ferme), le métro. C’est là précisément que deux jeunes producteurs, Jacqueline Herrenschmidt et François Bernheim, te remarquèrent. En studio, ils te demandèrent de leur chanter tout ton répertoire, ce que tu fis d’autant plus volontiers que celui-ci à l’époque était plutôt maigrelet. Les deux producteurs retinrent la quasi-totalité de tes chansons.

Et ce fut "Amoureux de Paname", où figurait l’emblématique "Hexagone". J’avoue que ce premier album me laissa… perplexe. Tu ne chantais pas très bien, tes musiques étaient plutôt frustes (trois chansons en do-sol septième !) et tes paroles… Certes, c’était original, mais c’était aussi un peu bancal.

Quatre mille exemplaires vendus. C’était peu, bien sûr, mais ce n’était pas l’essentiel. L’essentiel, c’était que des critiques (Jacques Erwan, notamment) avaient tendu l’oreille. L’essentiel, c’est que des maisons de disques concurrentes de Polydor (Barclay en premier lieu) avaient bien envie de te « signer », toi, si atypique, si étranger à toute la production de l’époque.

Mais tu resignas chez Polydor, et ce fut "Place de ma mob", l’album qui te lança définitivement. Outre le tube "Laisse béton", l’opus contenait quelques petits chefs-d’œuvre d’humour et de poésie, tels que "Germaine", "Adieu minette", "Je suis une bande de jeunes", "Les Charognards" ou "La Bande à Lucien".

Peu de temps après la sortie de "Place de ma mob", tu fus programmé au théâtre de la Ville. Lorsque je te vis apparaître sur scène, je sus que tu allais devenir un grand artiste français, peut-être le plus grand.

La machine était lancée et elle ne s’arrêterait plus, à moins que tu n’en décides autrement.
En 1980, tu sortis "Marche à l’ombre", un album d’une rare violence. Cette fois, le gentil loubard était devenu l’ange noir, comme en témoignait la pochette. De "Marche à l’ombre" à "Où c’est que j’ai mis mon flingue ?", tu déclinais toutes les violences, des plus pittoresques ("L’Auto-Stoppeuse") aux plus déchirantes ("Mimi l’ennui"). Succès considérable.

Après le merveilleux Bobino, après l’Olympia, c’est au Zénith que tu vas triompher, ce Zénith que François Mitterrand, notre cher président, inaugurera en ta présence en 1984.

En 1982, ce fut "Le Retour de Gérard Lambert", un album un peu moins réussi que le précédent, mais d’une excellente facture. On retiendra le tonifiant "Mon beauf", les déchirants "Manu
et La Blanche", ou encore le roboratif "Étudiant poil aux dents".

À l’été 1983, avec Jean-Louis Roques, ton accordéoniste fétiche (tous les autres musiciens étaient américains), tu t’envolas pour Los Angeles, la mégapole inhumaine. Là, tu allais enregistrer l’un de tes plus beaux disques, "Morgane de toi" (musique du regretté Franck Langolff), ton premier album à passer la barre du million d’exemplaires. Un album drôle, émouvant, poétique.

La suite fut moins heureuse. Tu avais accepté – avec mon approbation, hélas – de participer au Festival international des jeunes et des étudiants à Moscou. Et ce fut une catastrophe. Ton concert se déroule en plein air, devant six mille spectateurs triés sur le volet. Sans être enthousiastes (les Russes ne te connaissent pas, après tout, même si on a distribué aux invités des traductions de tes textes), l’accueil est poli. Mais, en milieu de récital, au moment précis de "Déserteur", quand tu chantes « Quand les Russes, les Ricains / F’ront sauter la pla- nète », deux mille spectateurs se lèvent et quittent les lieux. Humiliation.

À la fin du concert, en coulisses, tu laisses exploser ta colère devant les organisateurs. Mais le mal est fait. D’autant qu’une équipe de FR3 a tout filmé… Après la diffusion en France, sarcasmes et quolibets fuseront. Ce fut ta première blessure, le début d’un profond malaise qui allait marquer ta vie. Par la suite, tu m’appris que tes angoisses étaient beaucoup plus anciennes, ce dont je pris acte. Ton malaise perdura, augmenta, jusqu’à atteindre son paroxysme vers 1995.

Puis tu repris tes tournées, de Zénith en Zénith, tournées harassantes mais triomphantes. Désormais, ton public était intergénérationnel, tous âges et toutes classes sociales confondus.
En 1985, tu repartis enregistrer à Los Angeles. Cette fois, j’étais du voyage. Depuis trois ans, en effet, j’étais « directeur artistique » de tes éditions musicales. Pour toi, c’était une façon comme une autre de me sortir de la mouise. Appartement de fonction dans le Marais et carte bleue société qui me permettait d’entretenir, midi et soir, tous les parasites du quartier.

Toi et moi étions accompagnés par Jean-Philippe Goude, brillant arrangeur et réalisateur, mais aussi, hélas, sinistre compagnon de voyage. Si je me souviens bien, je ne crois pas l’avoir vu sourire une seule fois. N’importe. Son rôle dans la réalisation de cet album mythique fut prépondérant. Ambiance un peu tristounette, donc. Il te manquait une ou deux chansons. Par un bel après-midi californien je te vis écrire et composer à la guitare, en moins d’une heure, sur un canapé du studio, ton pur chef-d’œuvre, "Mistral gagnant". Goude eut l’idée de génie (après coup cela paraît évident) de transcrire le morceau pour le piano. Avec les fameuses petites notes d’introduction et de conclusion.

Hélas, je ne vis pas la fin du disque. Au bout de quinze jours, établissant le bilan de notre « collaboration », je réalisai que je n’avais pas écrit une ligne et pas lu un seul livre en trois ans… Cela ne pouvait plus durer. Je te laissai un petit mot dans notre appartement et je filai à l’aéroport, direction Paris. Adieu, le logement de fonction ! Adieu, la carte bleue société ! Mais bonjour, ma liberté !
Le succès de "Mistral gagnant" fut triomphal. Une fois de plus, tu dépassas allègrement la barre du million d’exemplaires. Virgin, ta nouvelle maison de disques, rayonnait. Pour autant, tu n’allais guère mieux. Toujours ce même vague à l’âme, toujours ce désir d’oublier (quoi exactement ?) et, de plus en plus souvent, de noyer ton imparable malaise dans soixante-quinze centilitres d’alcool.

D’autant que les années à venir n’allaient pas être roses. À quelques mois près, tu perdis ton grand ami Pierre Desproges, puis ton vieux pote Coluche, le parrain de Lolita. C’est à Coluche que tu allais dédier "Putain de camion", un album noir, au propre et au figuré (la pochette était toute noire, avec juste un bouquet de coquelicots au milieu), un album qui se vendit beaucoup moins bien que les deux précédents, pour l’excellente raison que tu avais refusé d’en faire la promotion.

Et tu déclinais… L’alcool devenait plus régulier, il te faisait office d’antidépresseur. Tu étais gagné par la paranoïa. Bientôt, Dominique ne put plus supporter cette vie. Elle te pria de déménager. Tu t’installas dans un grand appartement juste au-dessus de la Closerie des lilas. Naturellement, tu ne pus y vivre seul… Et c’est ainsi que, quelques semaines après, je vins habiter avec toi dans ce logement de deux cent trente mètres carrés.

Cinq ans sans dessaouler, ou presque. Cinq ans dans une solitude extrême, malgré la présence constante de tes proches. Et ton public qui attendait, qui attendait ton retour, un nouvel album, ton public presque aussi désespéré que toi…

Enfin, il y eut la bouée, le canot de sauvetage, sous la forme d’une jolie chanteuse nommée Romane Serda. Tu en tombas éperdument amoureux, tu produisis son album, tu l’épousas, tu lui fis un bel enfant, Malone. Surtout, tu enregistras "Boucan d’enfer", un magnifique album qui se vendit à plus de deux millions d’exemplaires.

Hélas, depuis quelque temps rien ne va plus. Tes vieux démons ont repris le dessus. Ton couple se délite, l’alcool a refait son apparition… La déprime est là, omniprésente. Tu dis à qui veut l’entendre que tu ne peux plus chanter. Je n’arrive pas à y croire. Un artiste n’arrête jamais de créer, voyons ! À moins qu’il ne se suicide, bien sûr… Mais il est vrai que ton comportement actuel s’apparente à un lent suicide, un suicide à petit feu. Que faire ? Te regarder sombrer les bras croisés ? Inimaginable ! Pour reprendre le slogan que tu avais fait imprimer dans " Le Matin de Paris" en 1988 afin d’inciter Tonton à se représenter : « Renaud, laisse pas béton ! »


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