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 ISADORA DUNCAN

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liliane
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MessageSujet: ISADORA DUNCAN   Sam 10 Oct - 16:48

ISADORA DUNCAN
San Francisco, USA, 1878 - Nice, 1927




Elle dansait pieds nus, refusait le mariage, proclamait haut et fort son indépendance, méprisait les conformismes et les préjugés, entendait vivre libre et "sans limites", Isadora DUNCAN passait pour une provocatrice. Passionnée, audacieuse, bohème, généreuse, excessive en tout, Isadora DUNCAN est assurément l’une des figures les plus attachantes de XXème siècle. Elle a révolutionné la danse, la mode, les mœurs, la condition féminine, et sa mort tragique à bord d’une Bugatti, en 1927,a frappé l’inconscient collectif. Son destin est à son image : romanesque et tourmenté. Ses conceptions esthétiques et chorégraphiques font d’elles une prêtresse de la modernité, avec un demi-siècle d’avance.




Angela Isadora Duncan naît à San Francisco le 26 mai 1877. Elle est la benjamine d'une famille de quatre enfants. Sa mère, Mary Dora Gray, est professeur de musique ; son père, Charles Duncan, écossais venu en Amérique pour faire fortune, banquier. Du jour au lendemain, il perd tout et Mary donne des cours de piano pour subvenir aux besoins de la famille. Le couple divorce peu après la naissance d'Isadora. Charles épouse une riche héritière et déménage de San Francisco vers Los Angeles.



Les enfants sont éduqués par leur mère de façon très libre, sans discipline, sans religion, avec un mépris total pour la richesse, mais avec une grande envie d'aventure et une vénération pour l'art, la beauté et surtout une vue idéaliste de l'ancienne Grèce et de sa culture. A cause de leur pauvreté ils doivent souvent changer d'adresse (chaque fois qu'ils ne peuvent pas payer le loyer)., mais dans l’amour de l’art.

Isadora commence à danser très jeune. Dès l’âge de dix ans, pour aider sa mère, elle donne des leçons de danse à des petites filles du quartier. Elle abandonne très vite sa scolarité, dont les règles sont trop contraignantes. Elle veut vouer sa vie à sa passion : la danse.



Elle travaille comme mime dans une troupe de théâtre et danse dans des comédies musicales. Souhaitant s’affranchir de la danse académique, elle compose ses premières créations qui rencontrent peu de succès. En 1900, elle décide de tenter sa chance en Europe.



Londres puis Paris. Ses idées novatrices séduisent les milieux artistiques et intellectuels européens. En deux ans, elle obtient la notoriété. Elle danse pieds nus et vêtue de tuniques légères pour libérer le corps de l’entrave des chaussons et du costume : c’est une véritable révolution pour l’époque. Recherchant le naturel et la spontanéité, elle prône l’improvisation et s’inspire de l’Antiquité.



En 1904, Isadora est invitée au festival de Bayreuth. Dès lors elle enchaîne les tournées : Berlin, Budapest, Moscou et Saint-Pétersbourg où elle triomphe. Isadora achète une villa à Grünewald, près de Berlin, pour y fonder la première "école de danse libre".



Elle rencontre alors Edward Gordon Craig, un égocentrique, acteur et créateur de décors. Leur relation passionnelle et hors mariage fait scandale. Les bourgeoises refusent de soutenir l’école.
Comble du scandale : Isadora est enceinte. Une petite, Deirdre, voit le jour en 1906 en Hollande.



En 1909, accompagnée de ses danseuses, les Isadorables, elle se produit à Paris. Elle y rencontre l’Américain Paris Singer, héritier fortuné de l’entreprise de machines à coudre. Ils tombent amoureux. Très vite, elle attend un enfant de lui. Hostile au mariage, elle refuse de l’épouser. Patrick naît en 1910. Singer achète alors une maison à Neuilly-sur-Seine pour ouvrir une école de danse.



Isadora mène une vie dissolue. En 1912, elle est prise en flagrant délit dans les bras d’Henry Bataille. Singer la quitte sur le champ. L’année suivante un nouveau drame se produit, ses deux enfants partent en voiture avec leur nourrice. La voiture fait un écart pour éviter une collision. Le chauffeur sort de la voiture, mais oublie de mettre le frein à main. La voiture finit sa course dans l’eau. Les enfants et la nourrice meurent noyés.

Isadora va se consoler en Italie chez l’actrice Eleonore Duse. La rumeur grandit : les deux femmes auraient une liaison. Mais quand Isadora revient à Paris elle est enceinte d’un Italien inconnu. Isadora accouche d'un garçon mort-né.



En 1921, suivant ses convictions révolutionnaires, elle s’installe à Moscou afin d’y créer une école de danse. Elle épouse le poète russe Sergei Essenine, plus jeune de 18 ans. Le couple se fait connaître par son amour de l’alcool et ses violences. Sergei est si violent qu’il doit être interné. On parle de divorce : Isadora poursuit ses tournées, Sergei collectionne les maîtresses. En 1924, Isadora apprend qu’il s’est suicidé.



Ruth Mitchell, une amie riche, arrive de New York et, ensemble, elle se rendent sur la côte d'Azur où elle loue un studio. Ici Isadora donne de nouveau des représentations (payantes évidemment) pour un cercle d'amis artistes, comme Jean Cocteau, Picasso et Marie Laurencin, et elle commence une relation avec son pianiste Russe, Victor Serov. Avec eux elle fait la tournée des cafés et elle a des relations avec pleins d'inconnus.

Isadora décide d'écrire ses mémoires et reçoit une avance. Elle paie quelques dettes pressantes et avec le reste elle donne des fêtes. Un soir, lors d'une sortie, Isadora tombe amoureuse d'un jeune vendeur de Bugatti et elle réussit à faire sa connaissance. Le soir du 14/9/1927 il vient la chercher dans une décapotable. Elle se drape dans son châle en soie rouge, mais en roulant celui-ci s'accroche dans la roue arrière et Isadora est étranglée.

Une fin digne de ce personnage hors du commun : féministe, révolutionnaire, bisexuelle, extravagante.


Dernière édition par liliane le Sam 10 Oct - 20:37, édité 1 fois
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MessageSujet: #   Sam 10 Oct - 18:00

C'est la dimension nietzschéenne de la danse comme expression de la vie même qui conduit I. Duncan (1878-1927) à rejeter les formes artificielles et apolliniennes du ballet pour retrouver, à partir du «corps naturel et réel» les chemins d'une danse dionysiaque cherchant à renouer avec les grands mythes grecs: «Je compris que mes seuls maîtres de danse seraient à jamais Jean-Jacques Rousseau (Émile), Walt Whitman et Nietzsche», écrira-t-elle après avoir intensément réfléchi sur son art.



Cette quête s'inscrit dans un moment où l'Amérique connaît une évolution religieuse spécifique qui imprimera sa marque, à la fois sur les personnes (le mysticisme transcendantaliste de Duncan) et sur les pratiques gestuelles: «du gospel aux sectes telles que les shakers, la religion renoue aux Etats-Unis avec le corps, et réactualise des formes de transe où la danse a un rôle à jouer (...) Tandis que, sur le vieux continent, les corps des danseurs restent empêtrés dans des institutions lourdes de plusieurs siècles de tradition, l'Amérique se sent un corps neuf, chargé d'une expérience neuve: la danse était faite pour l'exprimer»(Ginot, 1995: 88).

La danse sera pour Duncan une expression spirituelle qui puise ses sources dans l'âme humaine plus que dans des formes préétablies. Elle fonde ainsi les bases les plus essentielles de la modernité: «la notion d'invention d'un langage gestuel, de l'adéquation du mouvement avec le projet artistique, et, surtout, la libération des codes conventionnels qui emprisonnent le corps, non seulement dans les formes de danse existantes, mais aussi plus généralement dans la société»(Ginot, 1995: 91). Elle crée ainsi des chorégraphies d'une liberté et d'une expressivité physique jusqu'alors inconnues (elle danse presque nue, etc...), «apprenant aux artistes que la danse était la musique des corps«. Elle exprimera ses visions nietzschéennes dans des œuvres comme sa Bacchanale de 1904 ou sa Danse des furies (1910).

L'impact dionysiaque des danses de Duncan est par ailleurs lisible dans le délire extatique de l'historien de l'art E. Faure, qui écrit dans Les danses d'Isadora Duncan (1910), un des manifestes de la nouvelle danse, faisant des références explicites à sa connexion avec la bacchanale antique :

«Du fond de nous, quand elle dansait, montait un flot qui balayait tout ce qu'il y a dans les coins de notre âme d'ordures entassées par ceux qui nous ont légué depuis vingt siècles leur critique et leur morale et leur raison (...) Quand nous la regardions avidement nous retrouvions cette pureté primitive qui (...) réapparaît au fond du gouffre de notre conscience exténuée pour nous faire reprendre pied dans l'animalité sainte (...) L'intelligence est engloutie. Le monde cellulaire que nous sommes tressaille dans ses profondeurs. Le lien caché se renoue entre nos éléments infimes et l'enivrement confus des foules sacrées et aveugles (...) Isadora! tu nous a donné la certitude que le jour approchait où nous reprendrions le contact fécond de la vie instinctive»(Brion-Guerry, 1973: 562).

On voit ici clairement fusionner le primitivisme esthétique des avant-gardes avec l'idéal dionysiaque nietzschéen: «Nous avons maintenant assez souffert, dieu terrible, souffert de comprendre et de savoir (...) nos enfants vivront. Nous désirons avec ardeur qu'ils retournent aux communions premières que nous ne pouvons vivre que par éclairs (...) les bêtes dansent, les sauvages dansent. Nous avons, nous qui voulûmes oublier que nous étions des bêtes, nous (...) qui ne sommes plus des sauvages, nous avons tant accumulé de douleurs raisonnées»(id, ibid). Et E. Faure conclut avec un appel programmatique: «La danse est la libération des énergies accumulées (...) la communion totale (...) les lignes acquièrent une valeur multiforme, fugitive et mouvante comme le ruissellement perpétuel des sensations qui font passer la vie dans nos nerfs et notre sang (...) et l'obscénité et la foi partout mêlées et confondues (...) La Danse est revenu et ceux, qui savent déjà nous faire apparaître (...) de quelles puissances multiples et fatales elle est l'obéissant écho, nous offrent parmi les premiers le pain que nous réclamons»(1910, in Brion-Guerry, 562).

On retrouve ces mêmes idées dans plusieurs textes théoriques contemporains qui constatent un véritable changement de paradigme esthétique. Ainsi G. Etscher constate dans La renaissance de la danse: «L'esprit de la danse a disparu peu à peu, et ce qui reste est comme une carcasse vide (...) La danse classique, sur scène, était un désastre (...) Il était nécessaire qu'un Messie vienne et la régénère (..) C'est ainsi que l'art de la danse a trouvé un nouvel idéal dont il avait besoin pour remplacer celui qui avait disparu»(id, 565). Cet idéal, H. Ellis l'exprime dans un texte théorique fondamental, La philosophie de la danse, où l'on retrouve l'héritage nietzschéen: «la signification de la danse, au sens large du terme, réside donc dans le fait qu'elle est simplement un réel appel intime de ce ryhtme universel qui marque toutes les manifestations matérielles et spirituelles de la vie. La danse est l'expression première à la fois de la religion et de l'amour (...) De plus, l'art de la danse est intimement mêlé à toutes les traditions de guerre, travail, plaisir, éducation (...) les dieux eux-mêmes dansaient, comme les étoiles dansent dans le ciel»(id, 590).


Publié par Antonio Domínguez Leiva
http://etudesculturelles.blogspot.com/2008/11/le-dionysiaque-et-la-danse-moderne-3.html
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MessageSujet: Re: ISADORA DUNCAN   Sam 10 Oct - 20:19



Documentaire réalisé par Arte
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MessageSujet: Re: ISADORA DUNCAN   Lun 11 Jan - 12:54



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Une Sculpture vivante, Isadora Duncan . Musée Bourdelle



Isadora Duncan sur la plage à Venise, 1903 ou 1905, Anonyme


Une sculpture vivante
Du 31 décembre 2009 (10:00) au 14 mars 2010 (18:00)

Isadora Duncan, la danseuse aux pieds nus
jusqu’au 14 mars 2010
Du mardi au Dimanche
De 10h à 18h.

"L’ondulation me semble être le mouvement fondamental de la nature", clamait celle qui voulait ouvrir des écoles de danse comme autant d’écoles de vie.
Une rétrospective de la danseuse Isadora Duncan se déroule au Musée Bourdelle, en hommage aux liens uniques qui liaient les deux artistes à partir de 1903.
Danseuse au pieds nus, elle inspira le sculpteur.

"Toutes mes muses au théâtre sont des gestes saisis durant l’envol d’Isadora." dira Antoine Bourdelle de sa muse.

La façade du Theâtre des Champs Elysées peut en témoigner, elle doit beaucoup à la danseuse.

D’autres grands artistes, comme Auguste Rodin, Henri Matisse tentèrent d’attraper cette comète en plein vol pour en saisir la substance, cette grande dame, à la liberté de ton et d’esprit, a largement contribué à la naissance de la danse moderne.

Voilà une personnalité unique et rayonnante, dont l’influence est plus grande qu’il n’y parait.

Une série de photos de Jacob Schloss, celles d’Edward Steichen et surtout une série exceptionnelle de dessins d’Antoine Bourdelle

http://www.evous.fr/Musee-Bourdelle,1118652.html








Isadora Duncan (1877 - 1927) "Une sculpture vivante"

Le musée Bourdelle présente une ambitieuse exposition consacrée à Isadora Duncan, figure pionnière de la danse.

du 20 novembre 2009 au 14 mars 2010.

Le musée Bourdelle présente une ambitieuse exposition consacrée à Isadora Duncan, l’une des sources d’inspiration d’Antoine Bourdelle (1861-1929), ainsi qu’en témoigne l’abondance de dessins conservés au musée. Première manifestation d’importance dédiée à cette figure pionnière de la danse, elle porte sur les années qu’Isadora passa en France.

L’exposition s’articule en cinq volets restituant le contexte intellectuel et artistique d’une époque, et célébrant la danseuse.
Le préambule retrace par le biais de photographies, d’ouvrages et de documents, la vie tumultueuse et la carrière d’Isadora, ses tournées mondiales et ses écoles de danse. Des portraits, peints - par Eugène Carrière - ou des clichés d’époque d’Edward Steichen ou Arnold Genthe, représentent cette femme audacieuse et moderne qui plaça son art et sa transmission au coeur d’un projet de société plus libre et plus démocratique. Défiant les conventions, Isadora dansait piedsnus, vêtue d’une tunique dévoilant sa nudité, sur des musiques d’esthétique romantique.


Un premier volet introduit aux salons privés, celui de Madame de Saint-Marceaux, de la Princesse de Polignac, où la danseuse se produisit à ses débuts, ainsi qu’à ses mécènes parisiens. Des portraits de Jacques-Emile Blanche, de Giovanni Boldini, ou encore des pièces de costume, comme la somptueuse robe de Worth portée par la Comtesse Greffulhe, racontent une élite déterminante pour la création artistique d’alors.

Dans un deuxième volet, des sculptures, peintures et dessins d’Antoine Bourdelle, Auguste Rodin, José Clarà, Rik Wouters, Jules Grandjouan, André Dunoyer de Segonzac, Abraham Walkowitz, viennent illustrer l’art révolutionnaire d’Isadora. Fascinés par l’expressivité d’une danse en empathie avec la nature et la musique, ils ont cherché à en saisir l’élan vital, par le trait ou la gravité d’un matériau. Un court extrait de film montre Isadora dansant en plein air.

Le troisième volet explore sa fascination pour la Grèce antique, partagée avec son frère Raymond. Les figures des bas-reliefs et des vases ont largement inspiré cette autodidacte née sur la côte de Californie. Des oeuvres d’Alphonse Osbert, Antoine Bourdelle, Henri Matisse, Maurice Denis
rappellent que nombre d’artistes puisèrent à cette source. Un choix de pièces provenant de la collection d’antiques d’Auguste Rodin rend ici hommage à la danseuse.

Les photographies d’époque de Pierre Choumoff, Léoplod Reutlinger, Eugène Druet évoquent les danseurs contemporains d’Isadora : Cléo de Mérode, Ida Rubinstein, Ruth Saint-Denis, Anna Pavlova et les Ballets russes avec Vaslav Nijinski en figure de proue. Celles de Boris Lipnitzki, les élèves du Dyonision, son école de Bellevue. Des extraits de film montrent les disciples d’Isadora.

Le parcours s’achève sur les relations nouées par Antoine Bourdelle et Isadora Duncan. Il réunit les oeuvres nées de cet échange artistique.




Antoine Bourdelle (1861-1929)
Isadora, s.d.
Plume et encre violette sur papier vélin, 22,9 x 14 cm
Musée Bourdelle, Paris




Otto
Isadora Duncan, en pied, main gauche sur la hanche, 1913
Tirage au collodion mat, 30,9 x 22 cm
Musée Bourdelle, Paris
© Musée Bourdelle/Roger-Viollet


Un film inédit de treize minutes, Carnet d’un rêveur, réalisé au musée Bourdelle par Jean-Claude Gallotta et le Centre chorégraphique national de Grenoble à l’occasion de cette exposition, est projeté.


Cette exposition rassemble environ 35 sculptures, 25 peintures, 150 dessins, 100 photographies, 5 pièces de costumes ainsi qu’une cinquantaine de documents divers (ouvrages, affiches, programmes, manuscrits…), des extraits de films, appartenant à des collections privées ou à des institutions
françaises et étrangères.
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