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 ALEXIS HK

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Nine
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MessageSujet: ALEXIS HK   Ven 9 Oct - 16:21

ALEXIS HK

Parfois écrit Alexis Hashka,
de son vrai nom Alexis Djoshkounian
est un auteur-compositeur-interprête de chanson française né le 2 avril 1974.



Né dans les Yvelines, Alexis Djoshkounian commence dans la musique
en travaillant comme parolier avec différents jazzmen.

En 1997, il est repéré par le manager du label Musiques Hybrides, Olaf Hund.
Il enregistre un premier CD, Anti-héros notoire, sous le pseudonyme Alexis Hashka.
Il sera distribué en petite quantité à la fin de ses premiers concerts.
Cela lui vaudra une place sur la compilation Petites scènes en chanson, avec le titre C'que t'es belle.

S'ensuivront de nombreux concerts entre 1998 et 2000,
accompagné par Mana Chabbey (contrebasse), Philippe Létang (basse, guitare),
Peyo Lissarague (percussions, batterie)
et les frères Riou : Marc (percussions, flûtes) et Grégoire (accordéon),
ces deux derniers participant aussi au groupe Trad'Ouir.

Son deuxième album, Belle Ville, est tout d'abord publié en 2002 par Hund.
Devant le succès qu'il rencontre, Alexis signe quelques mois plus tard chez Labels.
Ce dernier réédite l'album[1], avec trois pistes bonus et le clip de C'que t'es belle,
qui avait été réenregistrée avec un couplet en moins.
HK se lance après cela dans une série de concerts et on le voit entre autres
au Printemps de Bourges ou aux Francofolies de La Rochelle.

En 2004, parait L'homme du moment, toujours chez Labels.
Il est accompagné de ses musiciens de scène,
auxquels s'ajoutent sur la piste Norvège la chanteuse Silje Grepp,
Jérome Boivin le contrebassiste de Java et le guitariste Sébastien Martel.
Alexis HK continue ses tournées et sort en 2005 un opus intitulé C’que t’es belle en live, qui comporte des morceaux live et des enregistrements provenant d'une session sur FIP.
En 2007, il diffuse quelques nouveaux titres sur son Myspace et prépare un nouvel album.
En 2008, il effectue la première partie en solo de la tournée de son ami Renan Luce.

Le 23 mars 2009, Alexis HK sort l'album Les Affranchis.

Cet album a été réalisé par Matthieu Ballet (Miossec, Thomas Fersen, Merzhin);
vint alors s'ajouter sa bande de musiciens Philippe Entressangle, Simon Mary, Pierre Sangra,
Joseph Racaille, Jerome Bensoussan.

Et en guise de guests, Lise Cherhal et Renan Luce ont preté leurs voix et leurs talents.


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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Ven 9 Oct - 16:25

BIOGRAPHIE
REDIGEE PAR ALEXIS HK




Les Affranchis

Alors voilà, je profite de la sortie de mon nouvel album pour faire ma bio moi-même,
ce qui me permet, avec bonheur et sans flagornerie,
de m’adresser directement aux journalistes adorés et aux programmateurs bienveillants.
En effet, il est temps, à l’âge où ma jeunesse commence sérieusement à se confondre
avec les brumes automnales, de faire pour moi-même et avec vous
un point biographique lucide.

Ce nouvel opus se nomme « Les Affranchis »,
c’est le titre d’une chanson écrite en référence au film de Martin Scorsese, « Goodfellas ».

J’adore ce film, car il n’y a aucun gentil dedans.

Je compare dans cette chanson le monde de la musique à celui des gangsters,
avec ses familles, ses rites, ses fausses amitiés…



Dans cet album, je me suis vraiment fait plaisir.

Des histoires de gangsters, (« Les affranchis, « Chicken Manager »)
des histoires d’amour, (« C’est le Printemps »)
d’amitié, (« Thanks for the Add ») des sagas épiques, (« Maudits Anglois », « Là c’est moi »)
des comptines noirâtres, (Ronchonchon, La fille du Fossoyeur),
des souvenirs d’enfance, (« La Paix des Etoiles ») d’enfants (Zouzou),
et de jeunesse finissante (Pardon, Vieux camarade).

Un réalisateur très expérimenté (Matthieu Ballet), une sorte de « parrain »
qui m’a prêté main-forte pour aller au bout de mes envies.

Il m’a aussi prêté son gang de musiciens (Philippe Entressangle : batterie,
Jérôme Bensoussan : cuivres, Simon Mari : basses/contrebasses,
Pierre Sangra :guitares et autres ukulélés, Joseph Racaille aux pianos, mandolines,
et arrangement cuivres de « Zouzou »)
et j’ai pu travailler avec Lise Cherhal, la femme que je préfère au monde,
sur plusieurs titres (« Ronchonchon », co-écrit et co-arrangé avec elle, « Pardon, Vieux Camarade » où elle m’accompagne à l’accordéon, et puis comme elle sait tout faire,
elle a fait aussi les chœurs sur deux titres).

Je me suis même offert le luxe de ne pas écrire toutes les chansons.

Vous trouverez un titre écrit par R-wan de Java (« la Fille du Fossoyeur »),
un titre merveilleux écrit par mon ami Nicolas Jaillet,
« C’est le Printemps », des textes en co-écriture (« Là c’est moi », avec ma norvégienne Silje Grepp, Ronchonchon avec Lise Cherhal,
« Pardon vieux camarade » avec Nicolas Jaillet à nouveau…).
J’ai enfin eu l’honneur de faire venir mon ami Renan Luce pour interpréter une chanson
que nous avons co-composée, « Thanks for the Add ».
Nous avons pu la tester ensemble lors de sa tournée (30 dates survoltées, de mars à mai 2008.)

Musicalement, j’ai tenté de faire un peu bouger mes lignes.

Peu d’accordéon, sauf sur un titre, de grosses guitares folks,
de bonnes petites guitares électriques, des claviers un peu psychédéliques,
des pianos de bastringue, des grooves de batterie bien secs comme je les aime,
des cuivres classieux, et puis plein de petits instruments (ukulélés, mandolines, lap steel).

En bref un album aux sonorités folk, pop et hip-hop acoustique.

FLASHBACK

Je suis content, car finalement, je fais ce que j’ai toujours voulu faire.

Depuis l’écriture de mes premières chansons,
activité qui me servit de soutien thérapeutique dans une adolescence compliquée mêlant contemplation forcenée et rébellion léthargique, j’ai tout de suite rencontré un producteur.

Un petit producteur, Olaf, avec qui j’ai enregistré un disque bricolé à deux dans sa maison.
La musique n’était pas top, et les paroles mêlaient l’humour noirâtre
à la contemplation forcenée d’une adolescence pleine de rébellion léthargique.

Ce disque (« Antihéros notoire ») n’a été édité qu’à titre symbolique, ce qui est déjà pas mal.

Je n’avais que 22 ans, et il me fallait pour survivre travailler en parallèle.
J’ai donc choisi un job qui me permettait, à temps partiel,
d’exercer mon écriture et mon jeu de guitare sommaire.

Je donnais des concerts dans des bars enfumés en sortant du travail,
ce qui aujourd’hui est inconcevable, puisqu’il est interdit de fumer.

J’avais rencontré, dans un petit festival,
des musiciens traditionnels à qui je proposais de m’accompagner.
(Les frères Marc et Greg Riou, (percu, flûtes, accordéon) Ronan Yvon, (guitares),
et Mana Chabbey, contrebasse).

Nous avons enregistré un album, « Belle Ville »,
dans lequel j’ai tenté de mélanger les sonorités acoustiques de mon band et des petites touches électro.

Les textes, un tantinet saugrenus,
racontaient des personnages essayant pour la plupart de ne pas se laisser humilier,
et de poursuivre sereinement leur destinée, thème qui me taraudait, à l’époque.

Grâce à ce disque, EMI (Labels) nous a signé en licence,
et nous sommes partis en tournée dans les coins les plus reculés de France,
pays que je découvris à cette occasion.
Nous avons traversé le reste de la francophonie, de Suisse en Belgique jusqu’au Québec.

Nous avons pu jouer aussi dans de belles salles parisiennes (Trianon, Bataclan, Cigale)
et j’étais très content.

Puis vint le moment du deuxième album, « l’Homme du moment » 2004,
plus noir et plus complexe, dans lequel se bousculaient des histoires de travestis,
de parties fines et de vedettes mal assumées.
Celui-ci me permit de repartir en tournée, devant un public élargi.
Je publiai dans la foulée un album live, (« C’que t’es belle en Live ») qui resta,
avec l’aide la maison de disque, très confidentiel.

Les temps qui suivirent furent sombres,
fatigué que j’étais par trois ans de tournées et deux albums.
Je décidai de repartir en solo, de prendre le temps de construire un nouvel album,
et de faire des projets parallèles.

Je suis parti au Maroc (Institut français de Mekhnès) en résidence avec mon ami Nicolas,
bon génie, metteur en scène, régisseur, éclairagiste qui me suit depuis le début.
Nous avons monté un tour de chant en solo, que j’ai fait tourner toute l’année qui a suivi.

Puis j’ai mis en scène un spectacle sur Jacques Brel à Cannes (« Mon Jacques Brel »),
fait un atelier de création-chanson avec la ville de Fleury-Mérogis (« Oh ! les Voix ! »)

Enfin, j’enregistrai l’album que nous vous présentons aujourd’hui.

Je récapitule les points clés de cette présentation.

-Une lucidité biographique totale
-Une adolescence compliquée mêlant rébellion léthargique et contemplation forcenée
-Une ambition jamais contrariée
-Quatre albums, dont un symbolique et un live.
-Des kilomètres de France profonde.
-Un entourage professionnel au top.
-Des projets parallèles enthousiasmants
-Un nouvel album qui sort le 23 mars 2009.

ALEXIS HK


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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Ven 9 Oct - 16:53



Fabuleux fabuliste

Chanteur à la voix rauque, aux textes ciselés et bien cousus,
Alexis HK est l'un de ces talents rares et discrets qui réinvente la chanson française de manière décalée.

Fort d'un talent indéniable de parolier et de mélodiste,
d'une instrumentation acoustique de premier choix (contrebasse, guitare, mandoline, accordéon, percussions et flûtes), Alexis impose un répertoire original et décalé tendance "rétro-chic".
Dans cet univers subtil et littéraire, les personnages souvent saugrenus et attendrissants
véhiculent tout à la fois tendresse et émotion, amertume et dérision.
Ainsi armé, le jeune homme a une belle carte à jouer
auprès de tous les amoureux de la chanson à texte.
Alexis HK possède l'art particulier de s'adonner à la chanson comme on s'éprend d'un amour d'été.

Représentant et espoir de la chanson française, auteur fin, conteur à la voix chaude,
rien ne saurait décrire l'ensemble, qui conquiert à coup sûr.
Alexis HK, ce bellevillois au look de collégien sage en pull jacquard
déploie un humour vachard et une rhétorique aussi volubile que minutieuse.
D'une voix chaude et distinguée, il narre les contes cruels de la mamie de Melun,
de Gaspard le nain volant, de Cyclopède le cycliste raillé ou de Mitch le catcheur
poète sur des musiques oscillant entre swing acoustique,
jingles de cartoon ou java de comptoir.

© Cityvox


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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Ven 9 Oct - 18:31



L'his­toire d'Alexis HK et la mu­sique n'est pas si simple,
un petit dé­tour vers la vie ac­tive lui a suffi pour se rendre compte
que c'est de la mu­sique qu'il sou­haite vivre,
chose do­ré­na­vant ren­due pos­sible en rai­son du suc­cès de Belle Ville,
album dont la qua­li­té in­dis­cu­table, à l'image de C'que t'es belle,
nous laisse es­pé­rer un ave­nir plus que pro­met­teur !
C'est l'oc­ca­sion pour ceux qui ne le connaissent pas en­core de dé­cou­vrir
cet ar­tiste et son uni­vers aty­pique.

Kri­nein : Tu ne vas mal­heu­reu­se­ment pas y cou­per mais ta pas­sion
pour la mu­sique re­monte à quand ?
Alexis HK : C'est venu assez tôt, c'est une pas­sion pour la mu­sique mais aussi pour la chan­son.
Ce sont les chan­teurs qui m'ont in­fluen­cé, enfin ceux qui savent écrire des chan­sons qui parlent.

Contrai­re­ment à Di­dier Wam­pas, tu as quit­té ton bou­lot pour t'in­ves­tir à 100% dans la mu­sique ?
C'est quelque chose que j'ai tou­jours voulu faire, donc c'est un choix ré­flé­chi qui s'est im­po­sé.
Je l'ai fait quand j'ai senti que ce se­rait pos­sible,
j'ai pas voulu m'em­bar­quer trop tôt dans la mi­sère so­ciale à cause de la mu­sique.
Je fai­sais un tra­vail à temps par­tiel qui me per­met­tait de sur­vivre
mais je conti­nuais tou­jours la mu­sique.

Ac­tuel­le­ment tu es content d'en vivre ?
Oui bien sûr, mal­gré les contraintes, comme dans tout tra­vail,
en­core que là ce sont "mes" contraintes, j'avais pas envie de subir celles des autres.
C'est un plai­sir avant tout !
C'est d'ailleurs à mon avis la contrainte de tous les mu­si­ciens de prendre du plai­sir.
Mais tu vois si ja­mais un jour je n'ai plus de plai­sir et bien je ferai autre chose.

Com­ment pré­pares-​tu un album? Tu as déja toutes les idées avant ?
Quelques unes, mais faut y ré­flé­chir sé­rieu­se­ment avant d'agir.
Il faut bien dis­tin­guer le mo­ment de la ré­flexion et de l'ac­tion.
Pour moi, un album doit créer un uni­vers, une am­biance dont il faut avoir la base.

Jus­te­ment l'am­biance que tu crées res­semble beau­coup à celle du film le fa­bu­leux des­tin d'Amé­lie Pou­lain, je sup­pose qu'on te l'a déja dit, mais cela te flatte ?
Oui ef­fec­ti­ve­ment. De tout ce qui peut être dit sur ce disque,
rien ne me dé­range car je pars du prin­cipe qu'une fois sorti,
ce que peut évo­quer l'album n'est pas sous mon contrôle.
Moi, je lance un truc. En­suite c'est pos­sible que les gens cherchent à quoi cela s'ap­pa­rente.
Donc c'est pas du tout voulu de ma part ce rap­pro­che­ment,
en­suite il se trouve que j'ai beau­coup ap­pré­cié ce film.
Mais dans ma concep­tion de Paris, contrai­re­ment à celle d'Amé­lie Pou­lain,
il y a plus de ven­deurs de kebab. C'est pas la pe­tite bou­che­rie char­cu­te­rie de quar­tier,
ceci dit j'aime bien. Mais der­rière Belle Ville se cache plus de tra­shi­tude.
Il y a un côté assez noir, assez triste qui n'ap­pa­raît pas du tout dans Amé­lie Pou­lain.

Tu fais de chaque titre une his­toire à part, où vas-​tu cher­cher toutes tes idées car le nain vo­lant, Mitch , c'est pas banal ! C'est que de l'ima­gi­naire ?
Non, il ne peut y avoir de l'ima­gi­naire à 100%
car rien n'est plus in­con­gru et ima­gi­naitf que la réa­li­té et les per­son­nages
comme Mitch et Gas­pard sont quand même dans l'ère du temps, ils sont ven­dus à des causes,
ils ont es­sayé de faire quelque chose dans leurs vies mais avec une des­ti­née contra­riée,
donc il y en a un qui est cat­cheur mais qui au­rait voulu être poète.
Mais ce sont avant tout des idées ri­go­lotes qui doivent faire rire et qui sont dans l'ère du temps.
Au­jourd'hui l'idée de se vendre et d'être vendu est assez contem­po­raine.
Cela n'a ja­mais été aussi fort et dé­com­plexé !
Si je suis cos­taud je peux de­ve­nir cat­cheur, si j'ai une voix je peux de­ve­nir chan­teur,
cette idée consu­mé­riste un peu uti­li­taire et li­bé­rale des choses
c'est quelque chose de fer­tile pour la créa­tion des per­son­nages,
il y a un cy­nisme der­rière qui est mons­trueux et puis une dou­leur de fond ter­rible,
parce que tu ne seras pas pris pour ce que tu es mais pour ce que tu fais où ce que tu crois être ! Donc c'est à par­tir de là qu'on creuse les per­son­nages tout en res­tant lu­dique !

D'ailleurs, on a le droit à quelques in­tros sur­pre­nantes et hu­mo­ris­tiques entre les titres, cette idée est venue pen­dant l'en­re­gis­tre­ment ?
C'est un peu du dé­lire ! Oui en fait, bah voilà tu donnes 10 se­condes à cha­cun des mu­si­ciens pour qu'ils fassent ce qu'ils veulent !

CLAC !!! Ca vous sur­prend aussi ! La bande ma­gné­tique ar­rive au bout, l
e temps de chan­ger de côté la cas­sette,
j'écrase ainsi sans com­plexe du Nir­va­na ce qui pro­voque l'écla­te­ment de rire d'Alexis
"ah ex­cellent !!!" Et c'est re­par­ti.

Tu di­sais tout à l'heure que tes textes étaient par­fois un peu noirs, est-​ce que tu peux nous ex­pli­quer deux trois mots sur Le Bam­bin ? Pour moi ce bam­bin se ba­la­dait dans un ci­me­tière en­tour­ré de marbre et de fleurs...
En fait c'est chez sa grand-​mère, il y a pas mal de mai­sons comme ça en ban­lieue,
avec quelques dé­co­ra­tions mais c'est quand même l'an­ti­chambre d'un ci­me­tière.
En fait c'est assez com­mun comme thème car tout le monde s'est tapé un week-​end
chez sa grand-​mère. C'est pas au­to­bio­gra­phique, sim­ple­ment uni­ver­sel.

Tu es le seul au sein du groupe à ap­por­ter les idées ?
J'ar­rive avec mes chan­sons chan­tées à la gratte puis on col­lec­ti­vise la chan­son
et on la met en forme avec les ou­tils qu'on a,
sa­chant que j'ai sou­vent des idées d'orien­ta­tion, une to­na­li­té.
J'ai d'ailleurs la chance d'avoir une équipe qui me suit dans ce que je veux faire,
ils savent pro­lon­ger mes idées, ils sont à l'écoute mais donnent éga­le­ment leurs opi­nions.

Com­ment les as-tu ren­con­trés ?
C'est une longue his­toire, c'est une sa­crée his­toire hu­maine.
J'ai fait appel à mes mu­si­ciens d'an­ciens groupes, il y a eu pas mal d'al­lées et ve­nues.
Il y en a deux qui étaient pré­sents pour l'album et qui sont par­tis pour d'autres pro­jets
du coup j'ai fait appel à Phi­lippe (bat­teur), on jouait en­semble tout au début.

C'est pas for­cé­ment évident de par­ler de groupe !
Oui, en fait j'ai donné mon nom au groupe car c'est moi qui ap­porte les chan­sons.
C'est plus fa­cile à iden­ti­fier qu'un nom de groupe.
Au dé­part tu peux "ac­cro­cher" sur le chan­teur puis tu t'aper­çois qu'il y a un vrai groupe au­tour !

Tu fais un très beau duo sur Son his­toire avec Ma­rianne Feder, peux-​tu nous la pré­sen­ter ?
C'est une chan­teuse qui était mon amie avant d'être chan­teuse éga­le­ment,
je la connais de­puis 14 ans.
On s'était perdu de vue puis on s'est re­trou­vé au mo­ment de Belle Ville
et je lui ai pro­po­sé de chan­ter avec moi.
Elle a d'ailleurs monté un groupe qui s'ap­pelle Ma­rianne Fa­rouch'Band,
elle est en train de faire un album qui est ma­gni­fique car j'ai eu la pri­meur d'écou­ter cer­tains titres. Je chante d'ailleurs un titre avec elle.
Elle est très in­fluen­cée par la mu­sique Jazzy,
plu­tôt fine qui pour­rait se rap­pro­cher de Paris Combo, une voix assez fluette, un peu une diva...
Donc je l'avais in­vi­tée pour venir chan­ter une chan­son et puis en fin d'album ça change un peu,
ça crée une sur­prise cette voix fé­mi­nine.

On re­marque une cer­taine mode de la chan­son fran­çaise, as-tu l'im­pres­sion d'en pro­fi­ter ?
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mode. La chan­son fran­çaise c'est pas nou­veau.
Je di­rais plu­tôt une vague, avec des hauts et des bas.
En­suite j'ai eu la chance de par­ta­ger l'af­fiche avec Bé­na­bar,
Vincent De­lerme qui sont des per­sonnes qui marchent très fort, bien mieux que moi.
Donc je bé­né­fi­cie de cir­cons­tances fa­vo­rables mais j'étais là bien avant
avec un album au­to­pro­duit avec un son pas top mais on a réus­si à créer notre uni­vers.

Tu sa­vais quels titres al­laient fonc­tion­ner tout de suite ?
"C'que t'es belle" a tou­jours bien fonc­tion­né en concert
donc en­suite il n'y avait pas de rai­son qu'elle fonc­tionne moins bien sur l'album.
Mais cette chan­son plait car tout le monde est al­coo­lique.

Un album pour bien­tôt ?
Oui, il est en cours d'en­re­gis­tre­ment, et la date est pré­vue en Sep­tembre.
Il de­vrait être un peu plus rock et varié sans de­ve­nir va­rié­té !

Re­mer­cie­ments à Alexis HK pour sa dis­po­ni­bi­li­té et à Ma­ga­lie pour le contact.
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Ven 9 Oct - 18:44

EN CONCERT



0 oct. 2009 19:15
Glob Théâtre 69 (SOLO) Bordeaux (33)
15 oct. 2009 20:00
La Cigale Paris (75)
17 oct. 2009 20:00
Salle du CANTON Monaco
20 oct. 2009 20:00
Espace jeune Crolles (38)
23 oct. 2009 21:30
Purple Lounge, Casino 2000 Mondorf les bains (LUX)
24 oct. 2009 20:00
Arc en ciel Lievain (62)
31 oct. 2009 21:00
Festival du vent CALVI
5 nov. 2009 20:00
Le VAUBAN Brest (29)
6 nov. 2009 20:00
Salle SEVRE et MAINE VERTOU (44)
10 nov. 2009 20:00
Semaphore - théâtre CEBAZAT (63)
12 nov. 2009 20:00
Maison de l’université Mont St Aignan (76)
13 nov. 2009 20:00
Théâtre de la Comédie Amiens (80)
18 nov. 2009 20:00
Palais BEAUMONT Pau (64)
19 nov. 2009 20:00
Salle municipale Aubord (30)
20 nov. 2009 20:00
La tangente (MJC Picaud) Cannes (06)
5 déc. 2009 20:00
Théâtre de Verre Chateaubriant (44)
3 févr. 2010 20:00
Théâtres des pénitents Montbrison (42)
4 févr. 2010 20:00
Théâtre Jean Vilar Montpellier (34)
9 févr. 2010 20:00
L’intervalle Noyal sur vilaine (35)
10 févr. 2010 20:00
Le Kiosque Mayenne (53)
11 févr. 2010 20:00
Théâtre Palaiseau (91)
12 févr. 2010 20:00
Centre culturel St Priest (69)
13 févr. 2010 20:00
Le train Théâtre Porte les Valence (26)
20 févr. 2010 20:00
Centre culturel St Pol de Léon (29)
20 mars 2010 20:00
Le Noumatrouf Mulhouse (68)
3 avr. 2010 20:00
Centre culturel Liffré (35)
25 mai 2010 20:00
On connaît la chanson Lempdes (63)
1 août 2010 20:00
Francofolies (Montréal) Montréal (Quebec)
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Lun 12 Oct - 15:13

La fille du fossoyeur


Alexis HK
Album: Les affranchis

Le père de Fanny tenait une entreprise prospère
Une boutique où l'on vendait du marbre et de la pierre
Mais Fanny, la fille du fossoyeur,
Préférait mes roses aux couronnes de fausses fleurs

Elle préférait la douceur de mes rengaines
À la pesanteur de tous les requiem
Et rêvait en secret d'un avenir rieur
Loin des paysages à la Six feet under

Fanny, fille de fossoyeur,
Je t'emmènerai ailleurs
Tu y seras libre et heureuse
Fuyant ton destin de fossoyeuse

Quand, en grande pompe, j'annonçai au croque-mort
Que sa fille Fanny avait touché mon cœur
Il resta de marbre, d'un air macabre me dit "Dehors !
Ma fille n'épousera pas un petit chanteur

Chez nous, on est dans la mort depuis des générations
Et les saltimbanques n'entravent pas nos traditions"
Devant ce refus net et catégorique
Fanny et moi décidons de prendre la fuite

{Refrain:}
Fanny, tu as touché mon cœur
Je t'emmènerai ailleurs
Tu y seras libre et heureuse
Fuyant ton destin de fossoyeuse

Pour tromper la vigilance de ce père obséquieux
Je lui dis "Fanny, cache-toi dans un cercueil
Demain, je viendrai te chercher à l'insu du vieux
Quand celui-ci ira célébrer le deuil"

Mais le lendemain, au lieu de ma bien-aimée
J'ouvrais le sapin et tombais sur un macchabée
Pour un stupide mélange de boîtes, une malheureuse erreur de date
Fanny au cimetière, six pieds sous terre

La fin de la chanson n'est pas si tragique
Le fossoyeur apprenant le fin mot de l'histoire
M'envoya fissa à la chaise électrique
Je n'eus même pas le temps de mourir de désespoir

Aujourd'hui, je repose auprès de ma belle
Et à la place de vos plates petites amourettes
Je connais le grand, le vrai, l'amour éternel
Comme Roméo et squelette

Une belle nouvelle écrite en quelques strophes
belle performance, choix de mots et formulation
tout y est !
un vrai conteur.
quel univers et sur scène on entre dans
un film, un vrai réalisateur l'Artiste.

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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Lun 12 Oct - 15:28

Maudits Anglois

J'ai toujours été un peu jaloux des anglais.....

J'ai de bonnes raisons pour cela, je m'en vais vous les détailler.....

Non seulement ceux-ci ont inventé les bus rouges super classes, les taxis
noirs super classes, les cabines téléphoniques super classes, mais surtout, ils
ont inventé le monde à l'envers, et de cela, pour l'éternité,
jaloux je serai.......

En effet, à l'heure ou le bon peuple de France se complaît à rouler à
droite et à conseiller à ses contemporains raides bourrés qui s'apprêtent à
prendre le volant: "tu fais gaffe, hein?"....

Nos amis anglais roulent à gauche, boivent deux fois plus que nous (alors
que leurs pubs ferment à 11h), et confisquent les clés de celui qui s'aviserait
à prendre le volant raide, raide bourré.....

En bref, ils ont inventé le monde dépravé et raisonnable, le monde ou l'on
se déchire avec prudence et pragmatisme.....

En Angleterre, ce sont (parait-il) les femmes qui vont parler aux garçons
qui leur plaisent dans les surboums, et
certains films de la grande époque du cinéma français font même l'éloge de ces mœurs
scandaleuses, je pense au chef d'œuvre "a nous, les petites
anglaises" notamment.....

Ils ont aussi inventé une qualité qui manque cruellement à nos
contemporains des civilisations françaises normales, j'ai nommé le
"flegme". Vous savez, cette attitude de non-expressivité devant les
événements, qui permet de placer le bon mot qui tue après avoir laissé passer
un long silence impavide approprié.....

A l'heure ou nous coupions la tête de tous les nobles, prêtres, et autres
engeances dominantes de la société française, ils louent une reine qu'ils
adorent encore, et qui en plus le mérite, car elle a accepté de payer des
impôts!....

Ils ne font jamais rien comme nous, ils font tout à l'envers.....

En plus ils font de la bonne musique écoutée aux quatre coins de la
planète. Jamais rien comme nous, tout à l'envers, je vous dis.....

Heureusement qu'on va les doser au tournoi des 6 nations pour remettre ce
monde un peu à l'endroit, comme il se doit.
....
Je récapitule les points clés de ce bulletin:....
-Une jalousie éternelle....
-Un peuple scandaleusement excessif et pragmatique....
-Un flegme redoutable....
-Une logique dramatiquement inversée par rapport aux civilisations
françaises normales....
-Une reine trop sympa....
-Une bonne musique que le monde entier écoute ....
-Une bonne dose au rugby pour leur apprendre à être trop surs d'eux....
Maudits anglois.......

Un texte d'ALEXIS HK
Savoureux non comme un bonbon Anglois
.
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Lun 12 Oct - 15:44

COMING OUT


paroles d'Alexis HK

J’aurais dû prévoir
Qu’il ferait un peu chaud,
Pour mettre des bas noirs
Et mon long manteau de biche
Ma jupe est étroite
Ma démarche est bizarre
On dirait que je suis
Nominé pour les Césars

Je me suis fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Je remercie toute l’équipe
De la gare Saint Lazare
Gentils machinistes
Aux doux accents du Gard
Qui m’ont permis de prendre le train du mois d’août
Je m’en vais déverser les flots de mon coming–out

Je suis un garçon
Sensible et réfléchi
En grandissant
Je ne me suis jamais affranchi
De ces nuits de veille
Au douloureux vague à l’âme
J’ai compris bien trop tard
Que j’étais une femme

Je me suis fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Je remercie toute l’équipe
De la gare Saint Lazare
Gentils buralistes
Aux beaux romans de gare
Qui m’ont permis de prendre le train du mois d’août
Je m’en vais déverser les flots de mon coming-out

Un clochard avachi
Prend un bain de pisse
Et mange en ronchonnant
Un vieux bout de pain d’épice
J’ignore en passant
Ses insultes et ses cris
L’odeur est affligeante
Et la nausée m’envahit

Je me suis fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Je remercie toute l’équipe
De la gare Saint Lazare
Vont-ils être tristes ?
Il faut que je leur parle
Des mutations se sont produites sur ma route
Je m’en vais déverser les flots de mon coming-out

Je me suis assis, sage sur la banquette
L’Harlequin que je lis m’a fait oublier ma quête
Je n’avais pas vu les gros bras qui me guettent
Et font à mon propos des boutades de braguette

Je me suis fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Je remercie toute l’équipe
De la gare Saint Lazare
Trois hommes impulsifs
Aux manières de barbares
Se sont saisis de ma personne et de mes doutes
Et m’ont épargné du chaos de mon coming-out

J’aurais dû prévoir
Qu’il ferait un peu chaud,
Pour mettre des bas noirs
Et mon long manteau de biche
Ma jupe est étroite
Et je marche en canard
Je leur dirai plus tard
Que je suis de droite

Je m'étais fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Belle, belle, belle
Pour aller les voir
Je me suis fait belle, belle, belle
Pour aller les voir
Belle, belle, bonne
Pour aller les voir
Je me suis fait
Je me suis fait
Je me suis fait...
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Ven 23 Avr - 0:14

Alexis HK, poète aux airs fantasques,
a « enchanté » le public



La Voix du Nord

Alexis HK charme tout de suite par son timbre imparable de crooner.
Les chansons ont l'intrigue bien ciselée.
Il croque des personnages avec la chute et des morales saugrenues
qui ont le don de captiver l'assistance.

La posture chez lui est toujours élégante, le verbe fleuri.
Les interludes, à eux seuls, sont attendus par tout le public qu'il s'amuse à railler.
« Les camemberts et leurs statistiques délivrent bien des renseignements.
Sachez qu'à ce stade du concert, nous sommes à 34 % d'humour, et 27 % d'ambiance ».

Il se joue avec fantaisie de ses anti-héros,
dans Gaspard ou la vie et l'histoire d'un nain volant,
Mitch ou le récit d'un « catcheur prince du ring, qui veut devenir écrivain ».
Le propos est dans l'esprit de saynètes,
de sketches où les expressions truculentes fusent.
La poésie est soyeuse mais dès que le sujet est plus grave,
il y a comme une escapade vers l'imaginaire.
C'est l'aventure, par exemple, d'un cheminot de la gare Saint-Lazare
qui annonce son coming out.

L'une des dernières ritournelles réchauffe les coeurs
et entraîne la clameur avec C'que t'es belle.
« Là, vous avez fait péter le score de jovialité qui atteint les 39 %,
ce qui arrive souvent dans le Nord ».
Et de délivrer un dernier hommage dans le style qui colle bien à
Alexis HK ce soir-là. L'allure tirée à quatre épingles et la dérision dans l'air,
il évoque les secrets d'alcôve partagés entre Brassens et Madonna
pour donner vie à un morceau bien barré.
Du même acabit que Banana Split, l'ultime blague musicale finale,
pour rappeler la rencontre improbable de Lio et de Léo Ferré. •
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Mer 2 Juin - 11:46

LES CONFESSIONS D'UN MUSICIEN AFFRANCHI !

Par BSCNEWS.FR



Lorsqu'on a le goût de la chanson française, on en vient naturellement à Alexis HK.
Fort d'albums de caractère - Anti-héros notoire, Belle ville, L'homme du moment-,
cet auteur-compositeur-interprète est en tournée avec un p'tit nouveau,
Les Affranchis, fleur émancipée, mélange délicieux de tons et d'influences.

Guidé par la voix chaleureuse du Monsieur et sa propension à plaisanter,
vous sortirez de ses concerts le sourire sous le bras.
Conteur charmeur et vaillant combattant de la morosité,
armé d'une légion de mots drolatiques et fins,
Alexis HK est l'initiateur d'une croisade contre les chafouins incorrigibles,
fait assister nos oreilles amusées à des combats de
"redoutables coqs à la ville comme à l'écran" ,
chevauche à nos côtés pour pourfendre les maudits Anglois, parle aussi du printemps,
des mots doux que l'on confie au vent et de la paix des étoiles.

Le chanteur séduit en concert comme à la maison tous les amoureux du verbe choisi,
à mi-chemin entre le désuet et le farouchement contemporain.
Alors laissez-vous tenter, si ce n'est déjà fait,
car ce ne sont pas les dates qui manquent http://www.myspace.com/alexishkofficiel
et il est à parier qu'après vous être laissé prendre à sa prose enlevée,
vous deviendrez "addicted" à ses inflexions de voix singulières
qui fleurent bon Brassens et aux heures bohème où la poésie flirte avec l'humour
- Propos recueillis par Julie Cadilhac.

Bonjour Alexis HK, je commencerais par une question d'onomastique: d'où est né votre nom de scène? Amateur d'onomatopées, avez-vous malmené votre nom de famille pour trouver des sonorités plus lisibles?

En fait, j'ai repris deux lettres de mon nom de famille parce qu'il est assez compliqué, assez long. Comme personne ne le comprend depuis que je suis tout petit et que ça génère une certaine forme de crise d'identité. À l'école, par exemple, quand je disais comment je m'appelais, on me faisait répéter, on me faisait épeler et que lorsque j'épelais, que je disais d j o s h k, personne ne comprenait rien, et on me faisait répéter "quoi, quoi?" Alors à nouveau je répétais trois fois, quatre fois en insistant H K.. eh bien quand il a fallu trouver un nom de scène, je me suis dit Alexis HK, c'est pas mal finalement parce que c'est simple. J'ai récupéré les deux lettres du milieu de mon nom quoi!

Parlons d'abord du titre de l'Album:
Les Affranchis évoque Scorsese, le cinéma.
Quel rapport avez-vous avec le septième art?

De très bons rapports (rires)! Je dois dire que ces derniers temps, je vais un peu moins au cinéma, mais je suis un obsessionnel, lorsqu'un film me plaît vraiment, que je lui reconnais une dimension particulière qui me séduit, ça devient pour moi ce que l'on appelle un film culte. Cela a été le cas des Affranchis qui est, pour moi, un des films de gangsters les plus remarquables. Je voulais comparer ça avec mon modeste destin de chanteur et avec le monde de la musique où, à défaut d'avoir des revolvers, on a des guitares ( rires) mais finalement, c'est un peu le même mode de vie, un peu marginal, un peu précaire. Oui, je trouvais le principe marrant, ce clin d'oeil à un film que j'aime beaucoup.

Ce clip des Affranchis, avec ces chanteurs costumés en patrons de la Pègre,
Yves Duteil, Olivia Ruiz, Michel Fugain, Charles Aznavour.
Quel souvenir? Cerise sur le gâteau qui venait clôturer l'album?

C'était un très beau cadeau de pouvoir faire venir tous ces chanteurs qui se sont prêtés au jeu de façon vraiment adorable...donc oui, c'était à la fois une cerise sur le gâteau mais aussi quelque chose qu'on ne peut pas refaire plusieurs fois dans sa vie; un clip comme ça, je n'en ferais qu'un; c'est ce que l'on appelle un moment unique où l'on a l'impression de faire quelque chose qu'on n'aura pas l'occasion de refaire de sitôt. C'est une très belle illustration de cette chanson, une très belle histoire, ce clip.

Comment définiriez-vous cet album? Avez-vous cherché à y planter une atmosphère particulière? Est-ce une série de coups de gueule contre les grognons,
les irrespectueux ( dans la Paix des Etoiles) et d'hommages aux femmes,
aux affranchis. Etes-vous parti sur une ligne directrice particulière?

La seule vraie ligne directrice c'était de faire un disque qui soit assez libre, qui ne soit pas trop un album concept justement. Je voulais que ce soit davantage une suite de chansons qui se sont accumulées au fil du temps. C'était vraiment grand ouvert: le seul concept de départ, c'était justement celui des affranchis, en prenant le mot affranchi dans son deuxième sens qui est de faire les choses sans contrainte. Après, il faut évidemment qu'il y ait une cohérence artistique; on ne peut pas aligner des chansons comme ça sans les mettre en cohérence mais là, c'est plutôt une cohérence de diversité qu'une cohérence d'homogénéité.

Cette chanson " thanks for the add ",
est-ce que là, c'est un coup de gueule? Un clin d'oeil amusé?
Dans quelle mesure trouvez-vous que Myspace
est un outil de communication intéressant pour les artistes?

Oui, c'est un moyen de communication intéressant mais je ne trouve pas que ce soit forcément intéressant d'écrire une chanson pour dire que Myspace a de l'intérêt: ça n'a pas lieu d'être. Myspace, c'est une révolution comme beaucoup d'autres technologies de notre époque; il s'y est opéré un vrai bouleversement et du jour au lendemain, on a pu avoir 25 00O amis sur Internet et, avec Renan, ça, ça nous a fait rire: on trouvait drôle cette notion d'amitié. Donc cette chanson, c'était plus pour parler de l'amitié virtuelle. Quelle est sa valeur réelle? Est-ce que les gens du net sont nos meilleurs amis ou est-ce que ce sont juste comme ça des entités virtuelles avec lesquelles on dialogue...c'est avant tout pour s'amuser que l'on a écrit ça avec Renan. Moi, je ne pousse pas trop de coups de gueule en fait, je ne fais pas trop de la chanson pour dire " je n'aime pas ça", ça ne m'intéresse pas trop, je préfère m'amuser avec les choses, en faire un petit peu d'ironie légère de temps en temps, avec un sourire en coin. Je trouve qu'écrire des chansons, c'est mieux quand on ne râle pas tout le temps ou alors on fait une vraie chanson où l'on râle tout le temps comme dans la chanson de la maison des Ronchonchon. Pas trop des coups de gueule donc, plutôt des chansons soit rêveuses, soit nostalgiques mais qui restent dans un ton assez doux.

Par rapport à cette chanson des Ronchonchon justement,
dans quelle mesure avez-vous pris part à la création de son clip?
Avez-vous eu des exigences particulières?

Ma seule exigence sur ce clip, c'est que je voulais quelque chose de vraiment illustratif, c'est à dire qu'en gros à chaque fois que quelque chose est dit dans la chanson, je voulais que ça apparaisse à l'écran: parce que c'est une chanson qui a des petits événements et c'est bien de les voir apparaître à l'image. C'était ma seule ligne directrice parce qu'après, sur tout ce qui est création graphique, dessins, animation, je ne suis pas compétent pour ces choses-là ; je donne donc mon avis mais ce sont davantage des remarques que des exigences.

Il y a une foule de personnages étranges qui se promènent dans vos chansons:
des chafouins, la fille d'un fossoyeur, des affranchis.
C'était le cas aussi dans votre ancien album.
Etes-vous systématiquement charmé par l'atypique ?
Allez -vous toujours vers des sujets un peu détonants et en marge?

Oui, je trouve ça amusant de pointer l'atypique effectivement. Quand on relève une idée de chanson, qu'on se dit "tiens, ça , je vais pouvoir en faire une chanson", il faut que ce soit un peu une idée atypique, sinon on va faire une chanson classique, quoi! (rires). Effectivement je m'amuse dans les thématiques que je choisis mais c'est souvent pour parler de choses un petit peu plus grave sur le fond, c'est pour cela que j'utilise des personnages irréels. La chanson du nain, Gaspard, est une chanson que j'ai écrite pour parler de ce phénomène dont l'actualité avait parlé : on avait commencé à lancer dans les boîtes de nuit des personnes de petite taille pour s'amuser et moi, à l'époque, ça m'avait profondément choqué aussi j'avais envie de chanter l'histoire de quelqu'un qui, par choix, pratique ce sport en tant que personne qu'on lance, je trouvais que ça faisait l'objet à la fois d'une chanson et que ça me permettait aussi de faire passer une indignation mais sans que ce soit un coup de gueule direct... plutôt une fable ou une comptine.

L'humour, en effet, s'immisce dans beaucoup de vos chansons,
dans vos thèmes et dans l'utilisation d'un bestiaire
( ex: Chicken Manager), on pense à Thomas Fersen.
En assumez-vous la comparaison?

Oui, je pourrais même en être flatté de cette comparaison! C'est vraiment pour moi un des plus grands auteurs de chanson française aujourd'hui. En même temps, je pense qu'il y a des différences et c'est pour cela que c'est intéressant qu'il y ait plusieurs chanteurs différents: même quand il y a des choses qui les rapprochent, il y a aussi des choses qui les détachent , qui les distinguent: chacun son style, chacun son approche des choses. Mais effectivement, ce genre de rapprochement ne me déplaît pas du tout.
Vos textes sont riches en allitérations, vos mélodies souvent férues d'onomatopées, êtes-vous le fils naturel de la poésie et du jazz?
Oh, comment dire, je ne sais pas...(rires). En fait, je crois qu'on est tous les enfants de pleins de sortes d'influences et qu'on se construit tous dans les livres que l'on lit, dans les musiques que l'on écoute. Moi, on me dit souvent que j'ai fait du jazz alors qu'en fait, j'ai collaboré avec une chanteuse qui faisait du jazz et je l'ai aidé à faire des textes. Mais je ne suis pas du tout un jazzman même si j'adore cette musique. En toute simplicité, j'ai commencé à écrire des chansons par attrait poétique, pour essayer de partager de la poésie avec des gens et dans ma musique, il y a pleins de choses, pleins de grands chanteurs qui m'ont précédé, qui m'ont donné envie de le faire, des Brel, des Brassens, des Ferret, des gens comme ça, qui vous donnent envie de prendre un peu la suite à votre humble niveau et pour cela, il faut écrire des chansons et c'est déjà pas mal! (rires)

Quel rapport avez- vous avec le texte?
Êtes-vous un Flaubert qui crie ses phrases pour mieux entendre l'harmonie des sons,
la poésie des mots?

Pas exactement de cette façon-là... C'est sûr que la façon dont les choses sonnent, c'est un travail sur lequel je m'arrête mais ce n'est pas la même chose que d'écrire des romans. J'écris des chansons qui sont destinées à être chantées donc c'est plus sur un mode vocal que je teste pour voir si ce que je suis en train d'écrire peut se chanter; j'ai un rapport avec le texte très instinctif: je sens lorsque je suis sur une bonne piste ou sur une mauvaise...

Quel est le secret d'une bonne chanson? La mélodie est-elle le caprice du texte ou c'est l'inverse?
Pour moi, il n'y a pas du tout d'ordre à tout ça, tout doit être très lié pour que ça marche, pour ça fonctionne,donc c'est bien de ne pas trop séparer le moment où l'on écrit un texte et le moment où l'on va le chanter. C'est bien quand, naturellement, il est destiné à être chanté, normalement ça fait une bonne chanson. Des chansons écrites assez vite aussi, qu'on arrive à terminer comme ça assez facilement, ce sont généralement des chansons assez naturelles et les chansons naturelles sont de bonnes chansons. Après la notion de bonne chanson, elle est large et assez complexe. Il y a ce que l'on appelle des tubes, c'est à dire des chansons qu'on écoute beaucoup, qui passent à la radio et ainsi de suite. On pourrait considérer que c'est ça une bonne chanson ou on pourrait considérer que c'est une oeuvre qui, lorsque le chanteur l'exécute, vous fait pleurer tout de suite parce qu'elle réussit à vous toucher dans le coeur, à parler à des choses avec lesquelles on a du mal à dialoguer.... c'est une question très compliquée.

Dans cet album, vous mélangez de nombreux genres musicaux.
Diriez-vous que vous cultivez à dessein "l'éclectisme"?

Je n'ai pas peur de faire sentir dans ma musique ce qui me plaît comme genres de musique et il est vrai que mes chansons, en terme d'influence, sont au confluent entre le hip-hop français que j'ai beaucoup écouté et puis la chanson française traditionnelle; il y a cette double culture entre une influence plus urbaine, parlée voire rappée et puis la chanson plus littéraire comme celle de Brassens par exemple.. Je suis au mélange de ces deux sources d'écriture et d'influence donc des fois, je le fais sentir dans ce que je fais.

Faîtes-vous attention au choix du vocabulaire que vous employez?
Vous préoccupez-vous de rester abordable?

Refuseriez-vous l'étiquette de chanteur à textes un peu élitistes?
En fait, moi les étiquettes, je ne sais pas trop quoi en faire avec parce qu'elles ne m'appartiennent pas vraiment. Je pense que lorsque vous faîtes de la musique, vous proposez ce que vous faîtes et après on aime, on n'aime pas, on trouve ça élitiste, on trouve que ça ressemble à autre chose etc...

Mais par rapport à ce goût des mots que vous semblez avoir,
y-a-t-il un petit côté dandy ou êtes-vous soucieux
du registre de langue que vous employez?

Je n'ai pas envie de mettre des mots savants dans mes chansons pour montrer que j'ai du vocabulaire mais je n'ai pas envie non plus de faire des chansons qui soient dans un langage trop courant parce que j'aime bien les anachronismes, j'aime bien réutiliser parfois un langage un peu désuet que l'on n'utilise plus trop et justement parce que je sais que cela aura plus de relief. Je pense que mon public est dans une attente qui n'est pas celle de "alors qu'est-ce que t'as comme mot de douze lettres aujourd'hui?" mais c'est juste un public qui aime bien qu'on lui raconte des histoires, qui aime bien rire aussi. Je fais surtout ce métier pour faire des concerts et généralement quand j'en fais, j'essaie de faire en sorte que l'on reparte avec le sourire. Le but, c'est avant tout de partager cela... après les formes qu'on y met! Les mots, c'est une pépinière tellement énorme qu'il faut s'amuser avec et essayer d'aller chercher des choses qui soient marrantes sans que ça passe pour de la prétention et sans qu'on se dise "tiens, il refuse d'être populaire". Bon, c'est vrai que je ne suis pas forcément attiré par le public de masse, ce n'est pas mon objectif au départ: quand j'ai commencé à chanter, j'avais plus l'image romantique de jouer dans un bar avec quarante personnes et juste une guitare, un truc de coin du feu alors c'est vrai que, de toutes façons, il y a une confidentialité dans ce que je fais qui est là mais non pas parce qu'elle est élitiste, juste parce qu'elle est plus simple. Il n'y a pas d'élitisme voulu, sûrement pas, je n'en ai pas les moyens déjà et puis ce n'est pas une démarche qui m'intéresse vraiment.. Par contre, jouer avec les mots, oui, ça m'intéresse!

Êtes-vous un dénicheur de mots, un collectionneur du genre
" ah! ce mot-là, j'aimerais bien le placer quand même!"
ou est-ce qu'ils arrivent par hasard?

A quel point Alexis HK vénère-t-il le verbe? Est-il un passionné de lettres?
Oui, à toutes ces questions! J'ai toujours bien aimé rire et quand on est humain ,on rit surtout avec des mots finalement. Un bon mot, pour moi, ce n'est pas une bonne blague mais un mot qui sonne bien; c'est à la fois un mot qu'on trouve beau et dont on se dit aussi qu'il peut avoir des résonances drôles ou tristes, qu'il va en tous cas générer une émotion quelle qu'elle soit. Oui, le travail sur les mots est un travail qui m'intéresse: quand on prend la parole et qu'on se permet de chanter des chansons, c'est bien d'avoir travaillé ses mots parce que quand vous prenez le micro, on attend de vous que vous ayez fait ce travail davantage que les autres.

Vous vous êtes qualifié de conteur, vous avez des longues phrases qui se déroulent. Justement, pourriez-vous nous parler d'un de vos textes très poétiques qui se nomme "C'est le Printemps"? D'où est née cette fleur mélancolique?
Déjà ce n'est pas moi qui l'ai écrite, c'est un très bon ami qui s'appelle Nicolas Jaillet qui n'est pas chanteur de son état mais qui écrit de temps en temps de très belles chansons et celle-là, j'ai trouvé le texte magnifique. C''est ma chanson préférée de ce disque parce que c'est une chanson clé qui raconte des choses que tout le monde peut ressentir et la défendant comme n'étant pas la mienne, ça me donne envie de la défendre encore plus. J'adore cette chanson, je suis très content que vous en parliez. Cette chanson est aussi sur l'album parce que j'ai éprouvé le besoin qu'il y ait ce ton -là que, moi, je n'ai pas forcément envie de donner dans ce que j'écris et je sentais que cette chanson, au milieu des autres, ferait du bien parce qu'on aime bien les chansons qui font rire mais on aime bien aussi les chansons qui font réfléchir à tous ces mystères de la vie (rires). C'est une chanson très importante aussi parce qu'elle revêt une qualité d'écriture différente du ton des autres.

Y-a-t-il un carnet sur lequel de nouvelles chansons
sont en train d'éclore ou attendez-vous d'avoir quitté la scène frémissante
pour vous remettre à écrire?

Je suis en train d'écrire des choses, oui, j'ai des petites notes dans mon carnet.

Pour conclure, L'Olympia, en décembre 2010,
vous voyez cela comme une consécration, un challenge,
une façon grisante de conclure?

Je l'aborde comme un rendez-vous. Les concerts sont faits pour se rencontrer, pour se voir, c'est toute leur saveur. Un moment de partage. Et là, c'est important parce que ça va être une grande rencontre. Il faut faire venir 2500 personnes dans cette histoire donc c'est forcément un moment important et qui doit du coup être très réussi et il faut aussi qu'on en ait un beau souvenir... Il y a un challenge dans ce sens-là effectivement.


Combien à être sur scène ce soir-là?
Nous sommes quatre dans la formation; je suis accompagné de trois musiciens: un contrebassiste, un batteur et un homme-orchestre qui joue des claviers, de l'accordéon, de l'harmonica...

Merci Alexis HK et tout le meilleur pour vos prochaines scènes....

(Crédit photo Hrvoje Goluza)

http://bscnews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=916:alexis-hk-les-confessions-dun-musicien-affranchi&catid=97:disco-ideale&Itemid=302
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Mer 2 Juin - 13:44

LES AFFRANCHIS
de l'excellent
ALEXIS HK




Un regard sur le "monde de la musique"
Album: Les affranchis
que je vous recommande vivement !!!

Wapitam pam papwé, zipam pam pam pam, pam papwé {x2}

Je porte à l'auriculaire une chevalière
Un point quatre carat, large comme ma face
On dit que je prends des airs, je fais des manières
Mais quand je donne ma main, tu l'embrasses

Quand mes fesses plissées s'enfoncent dans le cuir
Mon pouvoir est bien en place
Et je lâche pour moi-même un sourire
Aussi loin que me ramènent mes souvenirs sur Terre
J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Un affranchi, c'est tout réfléchi
Et je remercie Martin Scorsese et Joe Pesci
Nous célébrons toute votre classe éternelle
Lors de nos joutes au petit vin blanc, sous les tonnelles

Wapitam pam papwé, zipam pam pam pam, pam papwé {x2}

Entre toutes les familles du milieu
Les règles sont strictes et chacune a son territoire de jeu
Inutile pour un chanteur aphone de Noisy-le-Sec
De vouloir faire la nique aux voix surpuissantes du Québec
Un jour, un frimeur de Passy se mit à faire du ragga dub style
Des gars de Saint-Denis sont venus chez lui et l'ont criblé de balles vocales
Inutile de jouer l'imposture
Les faux Django se prennent des cartouches
De riffs manouches
À coup sûr

Élevé au Godfather un, deux, trois
Jamais vu de vrais guns ailleurs qu'au cinéma, au casino
En costard mauve un freak dans la mafia
Philosophie de Sicile, omerta
Mes amis, mon clan, mes frères, mes good fellas
Nos guitares sont des FAMAS
Et nos basses font trembler les bougnats
Quand dans les brumes du Quartier Latin
On entend se friter les petits chanteurs du quotidien

Je porte sous mon suaire un complet gris clair
Et les fils de soie recouvrent ma carcasse
Avoir l'art et la manière de quitter la Terre
Pleuré par la mamma et touché par la grâce
Et mon âme libérée retourne dans la Lune
Les étoiles ont trop la classe
Et je restitue mon corps sans rancune
Aussi loin que me mène mon chemin dans l'univers
Transporté par des airs de gangsters
De la chanson française d'après-guerre

Wapitam pam papwé, zipam pam pam pam, pam papwé
Wapitam pam papwé, twidibiwap idiwo, na twidibiwap idiwo
Eh eh oh wé !


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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Dim 10 Oct - 13:21

Alexis HK : l'Olympia pour ''Les Affranchis''



Après la sortie de son dernier album,
l'artiste est cet automne en tournée à travers toute la France.

Guillaume Torrent le 08/10/2010 pour MusicActu

Démarrée le 1er octobre au festival Sémaphore dans le Puy-de-Dôme,
la tournée automnale d'Alexis HK comprend 23 dates.

Après Pornichet, Saintes, Roanne, un tour par la Bretagne,
le festival Ecoutez Voir en Belgique et un arrêt en Bourgogne,
Alexis HK terminera sa série de concerts à l'Olympia à Paris le 6 décembre.

''Les Affranchis'', son dernier album paru en 2009,
l'installe dans la peau cette fois-ci d'un mafieux bien peigné,
tel qu'on le retrouve dans le clip éponyme où il apparait
aux cotés de grands noms de la chanson française pour l'occasion très chics eux aussi :
Charles Aznavour, Juliette, Renan Luce, Ours, Anis,
Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Michel Fugain ou encore Yves Duteil.

Paroles saugrenues, poésie, humour, Alexis HK - accompagné de son band -
continue de ravir efficacement les oreilles de ses fans
et d'amuser leurs yeux avec simplicité.

L'entraînante ballade au pays des réseaux sociaux, ''Thanks For The Add'',
en duo avec Renan Luce en témoigne.

Entre ''l'Anti-héros notoire'' de 1997 et ''Les Affranchis'',
Alexis HK est sans aucun doute un gangster serein et un artiste cohérent musicalement.
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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Dim 10 Oct - 13:29

LA TOURNEE



Sur scène :
ALEXIS HK : guitare, voix
MATTHIEU BALLET : Piano et autres folies
SIMON MARY : basse, contrebasse
HIBU : batterie
WILLY BICHON : Régie Générale
JULIEN CLIMENT : Régie Son
PHILIPPE ARBERT : Régie Lumière

14 Oct 2010 20:00
Festival ABCD St Jean de Braye (45), FR
15 Oct 2010 20:00
Théâtre du Quartier Libre Ancenis (44), FR
16 Oct 2010 20:00
Quai des Arts / Espace Culturel Pornichet (44), FR
21 Oct 2010 20:00
Théâtre Gallia Saintes (17), FR
22 Oct 2010 20:00
Théâtre Municipal - l'Arc Rezé (44), __, FRANCE
23 Oct 2010 20:00
Fest. Villages en Scène / Théâtre Faye d'Anjou (49), FR, FRANCE
29 Oct 2010 20:00
Festival Ecoutez Voir Stavelot (B), Belgique, BELGIUM
30 Oct 2010 20:00
Le Forum Nivillac (56), F
4 Nov 2010 20:00
Théâtre Thouars (79), FR
5 Nov 2010 20:00
Théâtre de l’Hôtel de Ville St Barthélémy d’Anjou (49), FR
6 Nov 2010 20:00
L’Etincelle Rosporden (29), FR
20 Nov 2010 19:30
Le Rockstore Montpellier (34), -, FRANCE
23 Nov 2010 20:00
Le Carré Magique Lannion (22), FR, FRANCE
26 Nov 2010 20:00
Espace François Mittérand Bully Les Mines (62), F
1 Dec 2010 20:00
Théâtre Roanne (42), FR
2 Dec 2010 20:00
Théâtre Cusset (03), FR
3 Dec 2010 20:00
L’Embarcadère Montceaux les Mines (71), FR
4 Dec 2010 20:00
Théâtre Antoine Vitez Ivry (94), FR
6 Dec 2010 20:00
OLYMPIA Paris (75), FR


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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Lun 6 Déc - 16:36

Alexis HK, ce lundi soir à l'Olympia


Fort de la parution de son troisième album, "Les affranchis", pour lequel Alexis HK s'était notamment entouré de Renan Luce le temps du duo "Thanks For The Add", mais aussi de Charles Aznavour, Olivia Ruiz, Emma Daumas, Stomy Bugsy, Passi, Armande Altaï, Jeanne Cherhal, Benoît Dorémus, Michel Fugain, Juliette, Julie Zenatti... pour les besoins d'un de ses clips, le chanteur se produira ce lundi soir, sur la scène de l'Olympia, à Paris.


2009 était l'année du troisième opus d'Alexis HK, "Les affranchis". Le chanteur est parti régulièrement en Vendée, au studio du Port, chez Matthieu Ballet (Miossec, Fersen…), afin de travailler sur la pré-production du disque. L'artiste au timbre de voix si particulier, a voulu un album aux sonorités épurées mais puissantes. Ses textes, ses histoires sont plus que jamais mises en avant. Ici, il conte la montée en puissance de Nick, un jeune coq rempli d’ambition, la nostalgie d’une grande norvégienne, les petites railleries du quotidien, la réalité des familles recomposées… Un disque (avec également l'excellent "Thanks For The Add" sur la génération MySpace en duo avec Renan Luce), et porté par un premier extrait, bénéficiant dans le surprenant et classieux clip, de la présence d'une pléiade de stars, de Charles Aznavour à Olivia Ruiz, en passant par Emma Daumas, Renan Luce, Stomy Bugsy, Passi, Armande Altaï, Jeanne Cherhal, Benoît Dorémus, Michel Fugain, Juliette, Julie Zenatti... Un single rejoint depuis par "La maison Ronchonchon", au clip animé, non sans humour.

Visionnez le clip d'Alexis HK, "Les affranchis" :



Ainsi, et après un accueil intime qui mériterait bien plus (Top 69 en 2009), Alexis HK montera ce lundi soir pour la première fois sur la scène mythique de l'Olympia, à Paris, pour un concert exceptionnel.

Adolescent amoureux de Georges Brassens (il ne peut pas le cacher de part son interprétation) et de Jacques Brel, mais aussi de hip-hop français et de reggae, Alexis HK connaitra en 2003 une reconnaissance publique et professionnelle notamment grâce au titre "C’que t’es belle", appuyé plus encore l'année suivante grâce au magnifique "Coming Out". Par ailleurs, après un Café de la Danse parisien sold-out le 25 mars dernier, Alexis HK poursuit actuellement sa tournée à travers toute la France et posera de nouveau ses valises à Paris le 6 décembre prochain, au Bataclan, pour la soirée "Un boeuf au profit du Téléthon", aux côtés de Maupity, Sanseverino, Lionel Montillaud, Bénabar, Bernard Lavilliers, et La Grande Sophie.

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MessageSujet: Re: ALEXIS HK   Mer 8 Déc - 0:42

Alexis HK charme l’Olympia


photo : Hrvoje Goluza

Révélé en solo durant les premières parties de Renan Luce en 2008,
Alexis HK clôturait une longue tournée le 6 décembre, à l'Olympia.

« Qui aurait cru que cela se terminerait à l'Olympia le soir de la Saint Nicolas ».

Lui-même semble avoir du mal à le réaliser.
Sur les planches de la mythique salle parisienne,
Alexis HK est entré dans la cour des grands.

Drôle, émouvant, mimant le cynisme et la provocation avec beaucoup d'élégance,
le chanteur originaire des Yvelines reprend son répertoire
à travers une mise en scène théâtrale et généreuse.

De l'hommage à « ce bon vieux Tommy »
(premier ami virtuel rencontré lors de toute inscription sur le site Myspace)
en compagnie de Renan Luce,
à la comptine du gros lapin bleu aux côtés de Liz Cheral (la sœur de Jeanne),
Alexis HK charme le public sans omettre de le secouer un peu : « Nous allons faire un blind test, lance-t-il sarcastique, en concert,
il faut respecter les règles de l'interactivité ».

Eclat de rire dans la salle et reprise solennelle :
J'passe pour une caravane de l'omniprésent Alain Bashung.

Puis après une seconde reprise intitulée Le temps de finir la bouteille,
arrivera sur scène le chanteur Allain Leprest,
qui s'élancera alors a capella dans une version de Mec portée par la voix rauque
et grave de celui qui fit la première partie d'Isabelle Aubret,
dans cette même salle, en 1986 :
« On préfère les muets quand on a du bagou ».

Puis Alexis HK de repartir :

L'homme du moment, C'que t'es belle, etc. Après deux heures de show,
il délivrera deux dernières improbables légendes aux Olympiens du soir.
L'histoire d'amour furtive de Georges Brassens et Madonna,
dont l'union aura fait naître Georges Bradonna, connu pour son titre phare :
Comme une vierge...
Ou encore cette autre aventure clandestine entre Lio et Léo Ferré, qui finira
par une interprétation atypique du titre phare de la « chanteuse » :
Banana Split.

Emu, mais pas en larmes, « Je ne pleurerai pas devant vous »,
Alexis HK quittera la scène quelques minutes plus tard avec la satisfaction
d'une dernière soirée réussie...
en attendant l'avenir.

http://romainlejeune.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/12/07/concert-alexis-hk-charme-l-olympia.html

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