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| | ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE | |
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Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Lun 28 Sep - 20:34 | |
| . Le réalisateur du «Pianiste», qui est sous le coup depuis 1978 d'un mandat d'arrêt américain dans une affaire de viol sur mineure, a été placé en garde à vue à son entrée sur le territoire helvétique. La Suisse compte l'extrader. Rattrapé par la justice américaine après 31 ans de «cavale» et d'exil en Europe. Roman Polanski a été arrêté samedi par la police suisse à son entrée sur le territoire helvétique, ont révélé dimanche les organisateurs du Zurich Film Festival. Il est en détention provisoire en attente d'extradition vers les Etats-Unis. Le réalisateur d'origine polonaise est en effet depuis 1978 un fugitif aux yeux de la justice américaine qui a depuis cette date émis un mandat d'arrêt contre le cinéaste de 76 ans. Il est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir eu des relations sexuelles avec une enfant de 13 ans. La justice américaine dispose de 40 jours pour présenter une demande d'extradition officielle. Polanski pourra de son côté contester toute décision auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique. L'affaire qui entraîne aujourd'hui cette arrestation remonte au 10 mars 1977. Ce jour-là, Roman Polanski, 43 ans, séduit Samantha Geimer, 13 ans, lors d'une séance photo dans la maison de Jack Nicholson. Le lendemain, Polanski est interpellé par la police, qui le soupçonne d'avoir fait consommer de la drogue et de l'alcool à la jeune fille, avant d'abuser d'elle. Il risque alors jusqu'à 50 ans de prison. Le cinéaste, de nationalité française, plaide coupable de «relations sexuelles illégales» et est condamné à une «évaluation» de trois mois dans une prison. Il y passera 47 jours. En janvier 1978, lors d'une réunion avec ses avocats, le juge laisse entendre qu'il le renverra sous les verrous pour une nouvelle période de 48 jours. Polanski profite de sa sortie provisoire de prison pour s'envoler vers l'Europe. Il poursuit depuis sa carrière en France et évite soigneusement de se rendre en Grande-Bretagne, de peur d'être extradé vers les Etats-Unis. Logiquement, il ne s'était pas présenté à Los Angeles en 2003 pour recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur décroché pour le «Pianiste». Sa victime favorable à l'abandon des poursuites Sa victime, aujourd'hui âgée de 45 ans, est, depuis de longues années, favorable à ce que les poursuites à l'encontre de Roman Polanski soient abandonnées. Un point de vue que ne partage pas la justice américaine. Début juillet, les avocats du cinéaste ont déposé un recours devant une cour d'appel de Californie après le refus d'un juge de Los Angeles de réexaminer l'affaire après la fuite du cinéaste. Ils arguaient que le réalisateur «avait été de fait forcé de quitter la juridiction en 1978 pour éviter l'imposition d'un seconde incarcération illégale». Les avocats de Roman Polanski soutenaient notamment que leur client n'avait pas bénéficié en 1977 d'une procédure pénale équitable, en raison de «communications illégales» entre le juge, en charge de l'affaire, «avide d'attention médiatique», et le procureur de Los Angeles. Dans le documentaire «Roman Polanski: wanted and desired», le procureur David Wells, qui avait pourtant été dessaisi de l'affaire, témoignait avoir rencontré, à plusieurs reprises, le juge qui instruisait le dossier, Laurence J. Rittenband. Wells l'aurait conseillé de condamner le réalisateur de «Chinatown» à une peine de prison ferme et aurait tenté de l'influencer en lui montrant des clichés de Polanski entouré de jeunes filles lors d'une fête de la bière en Allemagne. Cette demande initiale avait été rejetée en mai dernier par un juge de Los Angeles en raison de l'absence de Roman Polanski à l'audience. Le magistrat estimait que le cinéaste n'avait pas le droit d'obtenir satisfaction tant qu'il resterait en «fuite». Le réalisateur de «Rosemary's baby» et de «Tess» était invité en Suisse à l'initiative du Zurich Film Festival qui lui consacrait une rétrospective. Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est déclaré dimanche «stupéfait» par l'arrestation du cinéaste, naturalisé français en 1976. Le ministre s'est entretenu avec le Président de la République qui partage le souhait d'une résolution rapide de la situation». http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/09/27/03002-20090927ARTFIG00064-roman-polanski-arrete-en-suisse-.php
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|  | | Bridget

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 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Lun 28 Sep - 20:39 | |
| . Affaire Polanski : trente-deux ans de procédure Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été interpellé, samedi 26 septembre, en Suisse, pour une affaire de "relations sexuelles illégales" avec une adolescente qui remonte à trente-deux ans aux Etats-Unis. * 1977 Dans la maison de son ami Jack Nicholson, Roman Polanski, alors âgé de 43 ans, a un rapport sexuel, le 10 mars, avec une jeune fille de 13 ans, Samantha Geimer, qu'il photographiait pour le magazine français Vogue. Rapport consenti selon Polanski, forcé selon la mineure – il l'aurait "abreuvée" de champagne et de drogues. Dénoncé par la famille Geimer, le réalisateur est arrêté. Il plaide coupable pour détournement de mineure, et non pour viol, après un arrangement entre son avocat et le procureur, en échange d'une réduction de peine. Incarcéré six semaines à la prison de Chino (Californie), il est libéré sous caution. Même si l'évaluation conduite en prison conclut que Polanski n'est pas un pervers sexuel, à sa sortie, celui-ci craint que le juge Laurence Rittenband, chargé de l'affaire, ne revienne sur sa parole et ne l'incarcère plus longtemps. * 1er février 1978 Roman Polanski prend un avion à destination de Londres, puis s'installe à Paris, où il acquiert la nationalité française. Il travaille pour Hollywood, mais ne remettra jamais les pieds sur le territoire américain. * 2005 Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski et émettent un mandat d'arrêt international. * Décembre 2008 Le cinéaste charge ses avocats américains de relancer une demande de classement des poursuites à son encontre. Ils ont déposé une requête de non-lieu s'appuyant sur de "nouveaux éléments de preuve", comme des manquements graves à l'éthique professionnelle de la part du juge d'alors (mort en 1993) et du bureau du procureur. Ces manquements étaient exposés dans le film documentaire de Marina Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired (2008). * Janvier 2009 Samantha Geimer, âgée de 45 ans, s'est décidée à faire une requête devant la justice de Los Angeles pour que les poursuites contre Roman Polanski soient abandonnées. Elle a expliqué que l'insistance avec laquelle le parquet de la ville exigeait le retour du cinéaste aux Etats-Unis tenait de la "mauvaise blague" dont elle faisait les frais. * 7 mai 2009 Le juge californien Peter Espinoza, tout en reconnaissant qu'il y avait eu "une faute professionnelle substantielle" du procureur et du juge, constate néanmoins l'absence du cinéaste à l'audience, et rejette donc sa demande de classement de la plainte. Les avocats de Roman Polanski demandent alors à la cour d'appel de l'Etat de Californie d'examiner ces vices de procédure et atteintes aux droits constitutionnels du prévenu. * 26 septembre 2009 Roman Polanski, âgé de 76 ans, est interpellé à son arrivée à l'aéroport de Zurich, alors qu'il devait recevoir au Festival du film de la ville un prix pour l'ensemble de sa carrière. Il est menacé d'extradition aux Etats-Unis. Le Monde.fr "Wanted & Desired", un documentaire sur Roman Polanski
Le documentaire "Wanted & Desired" retrace le passé tumultueux du cinéaste Roman Polanski. De son enfance polonaise lors de l'Holocauste à l'assassinat de sa première femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois, par le tueur en série Charles Manson, en 1969. Ce documentaire revient également sur l'accusation de viol d'une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, qui a contraint Polanski à fuir le territoire américain en 1977. C'est à cause de ces accusations que le cinéaste a été arrêté samedi 26 septembre, lors de son arrivée en Suisse. |
|  | | Bridget

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 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Sam 3 Oct - 18:23 | |
| . Une affaire datant de trente ans Qui en veut à Roman Polanski ? Neutres, les Suisses ? Vraiment ? Arrêté à sa descente d'avion alors qu'il était invité d'honneur au Festival de Zurich, Roman Polanski a été jeté dans un cul-de-basse-fosse au vu d'un mandat international lancé par la justice américaine. Les Etats-Unis réclament son extradition en trépignant, les Suisses sont embarrassés d'avoir attiré Polanski dans un traquenard, les Français sont stupéfiés, les Polonais enragent. Résultat : Polanski, l'un des plus grands cinéastes vivants, se retrouve, à 76 ans, menacé de finir ses jours en prison. L'affaire a plus de trente ans. Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ? Pourquoi les Américains, qui ne semblaient plus guère se soucier du cas Polanski, se sont-ils activés ? Flash-back. En 1977, huit ans après l'atroce massacre de Sharon Tate par les épigones de Charles Manson, Roman Polanski est arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une gamine de 13 ans. La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d'aimer les jeunes filles, ne résiste pas. La mère dépose plainte pour viol. Le juge Rittenband propose un deal : un plaider-coupable contre une sentence légère. Entre-temps, la rumeur, à Hollywood, fait état d'une grosse somme d'argent qui aurait changé de mains pour atterrir dans celles de la maman outragée. Envoyé en pénitencier pour «évaluation», Polanski se retrouve dans un environnement dangereux : quelques caïds ont décidé d'embellir leur tableau de chasse en «se faisant» une célébrité. Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s'amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal. Brusquement convoquéA son retour aux Etats-Unis, le cinéaste comprend alors qu'il est bon pour un demi-siècle de prison. Il s'enfuit pour la France, où il est né. Il se marie, a des enfants, obtient un oscar et une palme d'or pour «le Pianiste». Le juge Rittenband décède, les procureurs se succèdent et rien ne se passe. Désormais installé à Paris, le cinéaste se voit brusquement convoqué début 2009 par le nouveau juge de Los Angeles, Peter Espinoza. Un documentaire, «Roman Polanski : wanted and desired» (1) vient de changer la donne. L'enquête de la cinéaste Marina Zenovich démontre que le juge Rittenband a eu une conduite violant les règles éthiques. Il aimait faire parler de lui en attaquant des gens célèbres et s'est juré qu'il «aurait la peau» de ce cinéaste mondialement connu. Pas très impartial, le juge... Les avocats (de l'époque) de Polanski n'ont plus qu'à enfoncer le clou : Roman a fait le bon choix en s'enfuyant. Ils reçoivent le soutien du procureur qui a porté l'accusation devant le tribunal en 1977 ! Début 2009, avec le documentaire sur les écrans, tout semble donc en place pour que le dossier soit classé. C'est ce que réclament les avocats de Polanski. Mais pour que le juge Espinoza puisse statuer, il faut que le cinéaste apparaisse sur le sol américain. Ce dernier refuse, craignant d'être traité comme un criminel dangereux. Et entreprend le tournage de «l'Homme de l'ombre» en Allemagne. Puis il passe l'été en Suisse, avant de faire un tour en Grèce. Laissant à ses avocats le soin de faire valoir devant la cour de Los Angeles que le mandat d'amener n'est plus valable puisqu'«aucun effort sérieux n'a été fait» au cours des années. C'est ce qui met le feu aux poudres. Piqué au vif, Steve Cooley, le nouveau district artorney de L. A., publie un document où il rappelle qu'une demande d'extradition a été envoyée aux autorités anglaises en 1978; que la Royal Canadian Mounted Police a été alertée en 1986; que la Thaïlande a été notifiée en 2005; et que le mandat a été présenté aux Israéliens en 2007. Les avocats contestent : ils n'ont jamais été prévenus de ces démarches. Ont-elles seulement eu lieu ? On peut en douter, suggèrent- ils. Car, en cas d'exécution du mandat, les charges, rendues publiques, seraient apparues dans leur inanité. Le procureur Cooley a-t-il besoin d'un procès à grand spectacle ? Aux Etats-Unis le poste est électif, comme celui de juge. Plus le tableau de chasse est riche, plus les électeurs sont contents. Cooley, élu deux fois en 2004 et 2008, surfe sur un sujet devenu sensible, la pédophilie. Pourtant la victime de Polanski, Samantha Gailey, devenue une mère de famille de 45 ans, a passé l'éponge dès 1987 : «Les charges devraient être abandonnées. L'étalage constant des détails de cette affaire me cause un tort immense. Je suis devenue la victime de l'action du procureur.» Les rôles sont renversés. Le D. A. remue la fange par goût de la notoriété, la victime plaide pour l'accusé. Traquenard policierDu cote suisse, le procède du traquenard policier a des relents nauséabonds. «Nous n'avions pas d'autre solution», affirme la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, visiblement mal à l'aise. Pourquoi «pas d'autre solution» ? Cet été, Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères, a engagé un bras de fer sur la pratique du secret bancaire suisse. Désormais, le Trésor américain peut se voir communiquer les avoirs des fraudeurs fiscaux, sur simple demande. Les Suisses se sont résignés à collaborer. Avec l'affaire Polanski, ils donnent un gage de bonne volonté. Détail qui ne manque pas de sel : Eveline Widmer- Schlumpf, membre du conseil de banque de la Banque nationale suisse, a été l'un des trois conseillers fédéraux en charge du dossier UBS-secret bancaire. Autre détail qui tue : selon le réalisateur Terry Gilliam, le ministre de la Culture suisse en personne était à l'aéroport pour accueillir le cinéaste. Polanski victime d'un jeu trop diplomatique ? Et d'une ministre soucieuse de ne gâter en rien son ascension (Eveline Widmer- Schlumpf, en acceptant un maroquin contre l'avis de son parti, l'Union démocratique du Centre, l'a fait exploser et a été accusée de «trahison») ? Pour l'heure, il a fait appel. Sera-t-il un jour emmené, menottes aux poignets, vers Los Angeles ? S'il était extradé, il risquerait de croiser Charles Manson. Qui est libérable dans deux ans. Philippe Boulet-Gercourt, François Forestier Le Nouvel Observateur |
|  | | liliane Admin

Nombre de messages: 9246 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Jeu 8 Oct - 19:08 | |
| Le 7 Octobre 2009, par Bernard-Henri Lévy, pour Le Point
Pourquoi je défends Polanski Abuser d’une fille de 13 ans est, évidemment, un crime grave.
Et être un artiste de génie n’a jamais constitué, pour quelque crime que ce soit, une circonstance atténuante.
Cela étant dit, et vu le vent de folie qui est en train de souffler sur les esprits, il convient aussi de rappeler les évidences suivantes.
1. L’illegal sexual intercourse – en français, détournement de mineure – dont Roman Polanski s’est reconnu coupable il y a trente-deux ans n’est pas, pour autant, le crime de sang, voire le crime contre l’humanité, que dénoncent, depuis dix jours, les vengeurs lâchés à ses trousses. C’est un crime, oui. Mais il y a des degrés dans l’échelle du crime. Et vouloir tout mélanger, essayer de nous faire croire qu’un viol serait un crime de même nature que celui, par exemple, dont fut victime Sharon Tate, sa femme, éventrée quelques années plus tôt alors qu’elle était enceinte de huit mois, prendre le risque, autrement dit, car c’est bien de cela qu’il s’agit, de voir Roman Polanski rejoindre Charles Manson dans le pénitencier dont celui-ci aura, au même instant, dès le 1er janvier 2010, la possibilité légale de demander à sortir, c’est une insulte au bon sens, une atteinte à la raison, la porte ouverte à toutes les confusions.
2. Cette affaire est d’autant plus insensée que la principale intéressée a choisi de pardonner, de tourner la page et, si possible, d’oublier. « Laissez-moi tranquille ! supplie-t-elle chaque fois que la Justice Spectacle, ou le Spectacle tout court, reviennent braquer leurs projecteurs sur ce pan de son passé, laissez-moi tranquille et oubliez, par la même occasion, cet homme dont je considère, moi, sa victime, qu’il a suffisamment payé ! ». Mais non. On a là des défenseurs des droits des victimes qui savent mieux que la victime ce qu’elle veut et ce qu’elle ressent. On est là face à des gens qui lui passeraient bien sur le corps, à la victime, plutôt que de lâcher leur proie et de renoncer à la délicate ivresse de punir. C’est honteux. 3. Quand la victime se désiste, n’appartient-il pas à la société, c’est-à-dire au juge, de poursuivre ? Oui, sans doute. D’un point de vue judiciaire strict, c’est en effet le droit de la société. Mais ce ne sera ni la première ni la dernière fois que le point de vue judiciaire strict manquera et aux exigences de la compassion et à celles de l’intelligence. Et de même que je ne me suis jamais privé de pointer, dans le Droit de cette Amérique que j’aime, des usages ou des peines qui, comme dans tous les systèmes de Droit, font entorse à la pure idée démocratique, de même il n’y a aucune raison de ne pas le dire : arrêter aujourd’hui un homme dont on a conclu, jadis, au terme de quarante-deux jours de prison, qu’il n’était pas un pédophile, le traquer comme un terroriste, l’extrader comme un ancien nazi, est peut-être conforme à la loi, mais certainement pas à la justice.
4. Serait-ce, comme on l’entend partout, que sa célébrité « sanctuarise » M. Polanski ? Non, bien entendu. J’ai passé mon existence à tenter de tirer de l’oubli des vies minuscules, des victimes sans visage et sans nom – et je tiendrais donc le même discours, exactement le même, si M. Polanski n’était pas M. Polanski. Sauf que… Je n’aurais pas à le tenir, justement. Car il n’aurait pas été arrêté. Son dossier serait enterré depuis des années. Et il ne se serait pas trouvé de magistrat pour, à la veille d’une élection (car les magistrats californiens sont des élus du peuple, comme les maires et les shérifs), décider cette arrestation médiatisée. La célébrité ne protège pas Roman Polanski, elle le dessert. Loin que Roman Polanski se cache derrière son nom, c’est lui, son nom, qui le désigne. Et s’il y a bien un « deux poids deux mesures » dans cette affaire, c’est celui qui fait de lui, Polanski, non pas un justiciable ordinaire, mais un symbole – et qui, de son éventuelle comparution, ferait un « grand bazar » politico-cathodique davantage qu’un procès équitable.
5. Car le fond de l’affaire est bien dans le parfum de justice populaire qui flotte autour de tout cela et transforme les commentateurs, les blogueurs, les citoyens, en autant de juges assermentés au grand tribunal de l’Opinion – les uns pesant le crime ; les autres le châtiment ; on a même vu l’un de ces vertueux, apparemment expert en castration chimique, proposer, pour ce nouveau Dutroux (sic), un traitement définitif… Etranges enragés qui ne trouvent rien à redire quand c’est un vrai puissant qui, sous nos yeux, se conduit en prédateur de mineures (ah, les « frasques » de M. Berlusconi…), mais deviennent implacables quand c’est un faux puissant qui n’a, comme Polanski, d’autre arme que son talent… Singuliers moralistes qui prennent un malin plaisir à se passer en boucle les détails de cette affaire sordide pour, ensuite, jeter la pierre…
Ce lynchage est un trouble à l’ordre public autrement plus sérieux que le maintien en liberté de Roman Polanski.
Cet acharnement de tricoteuses et de tricoteurs, cette volonté de voir au bout d’une pique la tête d’un artiste, sont l’immoralité même.
De deux choses l’une, messieurs les justiciers. Ou bien Polanski était ce monstre – et il ne fallait pas lui donner d’oscar ni de césar ; il fallait boycotter ses films ; il fallait le dénoncer aux autorités chaque fois qu’il venait, en famille, passer des vacances dans sa maison de Suisse. Ou bien vous n’avez rien trouvé à redire, jamais, à ses apparitions annoncées sur tous les tapis rouges de tous les festivals du monde ; vous sentez bien, comme moi, la formidable hypocrisie de ce procureur, affamé de reconnaissance et de gloire, qui se réveille un beau matin pour le livrer, tel un trophée, à la vindicte d’électeurs chauffés à blanc – et il faut, comme sa victime, prier pour qu’on le laisse, enfin, en paix. |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Ven 9 Oct - 0:39 | |
| L'hospitalité suisse n'est plus ce qu'elle étaitet la nostalgie , non plus d'aillers ! Une helvète brandit une pancarte où il est inscrit «Bandits unis de Suisse» lors d'une manifestation devant le siège de la banque UBS à Zurich, le 15 novembre 2008. Crédits photo : AFP Les Helvètes sont inquiets : il n'est plus une semaine, ou presque, sans que leur pays défraye la chronique. Secret bancaire, affaire Kadhafi, arrestation de Roman Polanski… Leur indépendance serait-elle de papier froissé ? La Confédération, neutralité oblige, n'a jamais appartenu à aucune alliance. Mais, jusqu'à présent, elle pouvait compter sur quelques amis. En 1516, par exemple, après avoir été battus par François Ier et les Vénitiens à Marignan, les Suisses avaient signé avec la France la «Paix perpétuelle». Aujourd'hui, le ministre français du Budget, Éric Woerth, a le verbe belliqueux contre les banquiers de Genève et Zurich, qui ont financé aussi bien les Médicis que Louis XVI. Les «amis de la Suisse» n'osent plus s'exprimer : Américains, Français, Allemands, Italiens et jusqu'au dictateur de carnaval de la Tripolitaine, le Libyen Kadhafi, s'acharnent sur elle. «Notre utilité est tombée en panne», constate la journaliste Joëlle Kuntz (1). Même le quotidien anglais Financial Times, que l'on ne saurait soupçonner d'être opposé aux puissances d'argent qui régissent notre planète, a établi, dans l'une de ses récentes éditions (2), le lien entre les graves soucis de l'Union des banques suisses (UBS) aux États-Unis et l'empressement inhabituel de Berne à exécuter la demande d'arrestation formulée par la justice américaine à l'encontre de Roman Polanski. Si, comme on dit dans le Valais, «la Suisse a fait tout juste» sur le plan juridique en emprisonnant Polanski - en 1999, elle avait extradé vers la France Maurice Papon, sans que cela crée de scandale -, l'hospitalité suisse n'est plus ce qu'elle était. Dès que le fisc des États-Unis le leur a intimé, les dirigeants de l'UBS ont lâché les noms de plusieurs milliers de leurs clients américains. Et Polanski, qui possède un chalet à Gstaad, où il passe ses vacances en famille depuis cinq ans, était l'invité d'honneur du festival de cinéma de Zurich, financé par la Confédération, lorsqu'il a été saisi par les policiers ! À l'heure où la conseillère fédérale en charge de la Justice, une femme des Grisons, faisait embastiller le cinéaste dans un cachot secret, son homologue de la Culture rédigeait son discours célébrant le même homme.!!!!!«Hôte félon» La Suisse, «hôte félon», écrivent les gazettes du Léman. Le ridicule tue plus sûrement encore que la bêtise, et, derrière les molasses grises du palais fédéral à Berne, on mesure que cette affaire ne fait qu'isoler davantage la Confédération. À l'Hôtel Savoy, les élus du Conseil des États (la Chambre haute) partagent leur jus d'orange matinal avec ceux du Conseil national (la Chambre basse) pour tenter de «faire avancer le char» suisse. Cet art de la gestion laborieuse des désaccords entre quatre partis élus à la proportionnelle ne favorise pas les grands desseins. D'ailleurs, dans les piles de journaux helvètes qui leur sont offerts, les élus ne lisent que les pages consacrées à leur patrie. À l'inverse d'une communauté d'affaires formidablement internationalisée, la classe politique sent l'étable. «Le président de la Confédération, qui est allé se ridiculiser à Tripoli chez Kadhafi pour tenter de faire libérer deux de nos concitoyens, ressemble plus à Louis de Funès qu'à Batman», confie Luc Recordon, un sénateur suisse. Ajoutant : «Nos institutions datent de 1848, elles sont dépassées, pas adaptées au monde moderne, comme notre personnel politique, qui ne voit jamais venir les dangers.» Faute, donc, de politiques charismatiques (le système ne les tolère pas), les Suisses se font piétiner sur la scène internationale. Ils donnent d'ailleurs l'impression d'avoir tout fait pour que l'avalanche actuelle de scandales leur tombe sur la tête. Ceux qui s'expriment au nom de la Confédération possèdent un sens aigu des gaffes magistrales. Ainsi, en 1995, lorsque des Juifs américains avaient accusé les banquiers suisses de ne pas vouloir rendre les fonds placés par des Juifs dans les coffres helvètes avant guerre, un M. Studer, président de l'UBS, avait eu la stupidité de dire que ces fonds représentaient «des cacahuètes». La facture, pour la Suisse, avait été colossale. Mais ce n'était qu'un amuse-gueule. L'UBS, en rachetant la principale banque américaine de gestion de fortune (Paine Webber), était devenue leader dans ce secteur aux États-Unis. Bien sûr, ses dirigeants avaient alors dû s'engager à se soumettre aux lois américaines (pas de secret bancaire) et, bien entendu, à ne pas pousser des Américains fortunés à fuir leur fisc. Ce que les Suisses d'UBS ont scandaleusement encouragé. La férocité de l'administration fiscale américaine est sans limites : l'UBS a déjà dû trahir 4 500 de ses clients, s'acquitter d'une amende de 985 millions de dollars, et son avenir outre-Atlantique est «dans le lac». «C'est toute la place suisse qui a été fragilisée par cette escroquerie de l'UBS», explique David Laufer (3), l'un des meilleurs spécialistes de la banque suisse. Peut-on encore se sentir en sécurité en Suisse ? Dans les salles de marchés de Zurich ou de Genève, on commence à paniquer, tant la question se pose crûment. «C'est la fin d'une époque, dit Tristan Frachon, un financier, car, dans les banques, les directeurs de desk expliquent à leurs gestionnaires qu'ils sont responsables pénalement de leurs clients. Bref, renvoyer des clients, ce n'est pas évident. Et aider techniquement des clients sérieux devient difficile !». Face à l'OCDE, la Suisse n'a guère eu d'autre choix, pour être retirée de la «liste grise» des paradis fiscaux, que d'accepter un certain nombre de règles qui, naturellement, doivent être communes à tous. En renonçant, sans résister, à la distinction entre fraude fiscale et évasion fiscale, le gouvernement de Berne a de facto enterré le secret bancaire pour ceux qui ne résident pas en Suisse. «La fiction d'une souveraineté intouchable a tenu tant que le monde le voulait bien, explique Joëlle Kuntz. Elle a volé en éclats quand la crise économique a incité les chefs des grands États occidentaux à récupérer l'argent des paradis fiscaux, et donc à mettre en péril la légitimité du secret bancaire helvétique et de ses pratiques.» Une question de défense de l'individu L'Helvétie ressemble ces jours-ci à un lapin pris en chasse par une bande de faucons. À l'heure du tsunami de la crise financière mondiale, des bilans opaques des banques américaines, des coûts exorbitants des guerres en Irak et en Afghanistan, des déficits abyssaux des budgets des grands pays européens, le coffre-fort helvète est bien tentant. Grâce au talent de gestionnaire de ses banquiers, la Suisse a réussi à accaparer 27,27 % de la richesse off-shore mondiale. Les attaques contre la Suisse sont donc plus liées à la compétition économique mondiale qu'à la défense des grands principes. Depuis 2002, Berne a mis en place les règles les plus drastiques du monde contre le blanchiment d'argent sale. Des procédures qui sont à l'avant-garde de celles de tous les pays occidentaux. En dehors des mafieux, qu'elle excluait de ses banques, la Suisse appliquait jusqu'à présent le secret ban caire non seulement à ses ressortissants et à ses résidents, mais aussi aux milliers d'étrangers qui refusaient de solder par des impôts jugés excessifs la gestion publique déficiente des finances publiques de leurs propres pays. Les Suisses garantissent le secret bancaire parce qu'ils considèrent que, dans le domaine de la fiscalité («Plumer l'oie en obtenant le maximum de plumes et le minimum de cris», disait Colbert), l'État étant juge et partie, il ne peut pas être neutre. Nos voisins estiment que le secret bancaire n'est pas une question de profit, mais une question de défense de l'individu. Ce secret bancaire n'est pas près de disparaître pour les Suisses ou les résidents en Suisse, car, ce pays étant une démocratie directe, il faudrait qu'une majorité se déclare pour cette révolution, ce qui est impossible, là-haut, dans les montagnes. La Suisse, gérée au sou près - c'était encore un pays pauvre avant la dernière guerre - a l'une des pressions fiscales les moins fortes du monde. En attendant que la reprise de l'économie mondiale vienne renflouer les caisses de la France ou de l'Allemagne, la Suisse a de quoi s'inquiéter de l'attrait de ses voisins pour ses appas. «Point d'argent, point de Suisse», fait dire Racine à Petit Jean, dans Les Plaideurs, et nos ministres des Finances connaissent leurs classiques. «Les requins tournent autour de notre joli lagon !», constate David Laufer. (1) Le Temps, 31 juillet 2009. (2) Financial Times, 30 septembre 2009. (3) David Laufer est l'auteur de «Qui veut détruire la banque suisse ?» (Xenia, 2008). http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/06/01003-20091006ARTFIG00017-l-hospitalite-suisse-n-est-plus-ce-qu-elle-etait-.php
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 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Ven 9 Oct - 1:06 | |
| La liberté provisoire refusée à Roman Polanski Le ministère helvétique de la Justice estime que le réalisateur pourrait en profiter pour quitter la Suisse. Le ministère suisse de la Justice a annoncé mardi qu'il était opposé à une libération provisoire de Roman Polanski et a recommandé au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud), chargé de statuer, de rejeter le recours du cinéaste détenu en Suisse depuis dix jours. "Nous avons demandé hier (lundi) au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone de rejeter le recours de M. Polanski", a expliqué à l'AFP un porte-parole du ministère, Folco Galli. "L'argument principal est que nous sommes persuadés qu'il existe un grand danger de fuite" en dehors du territoire suisse, a ajouté M. Galli, insistant sur le fait que, "même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération". Les avocats de Roman Polanski, 76 ans, arrêté le 26 septembre à son arrivée en Suisse sur mandat d'arrêt américain, ont déposé le 29 septembre un premier recours auprès du Tribunal de Bellinzone sur le "mandat d'arrêt en vue d'extradition", assorti d'une demande de mise en liberté provisoire. Le même jour, ils ont déposé un deuxième recours auprès du ministère de la Justice, lui demandant de "reconsidérer l'arrestation" elle-même, a précisé M. Galli. Etant donné que les deux recours sont motivés par les mêmes arguments, le ministère suisse a estimé "inutile" de statuer sur la demande déposée auprès de ses services, a-t-il souligné. Le Tribunal tessinois est donc désormais la seule instance à devoir se prononcer sur le recours de M. Polanski, recherché par la justice américaine à la suite d'une procédure ouverte en 1977 pour des "relations sexuelles illégales" avec une mineure âgée de 13 ans. Récemment interrogée par l'AFP, la secrétaire générale du Tribunal de Bellinzone, Mascia Gregori Al-Barafi, est restée vague quant au délai qui s'écoulera avant que les juges ne rendent leur décision. "Cela peut aller très vite, voire 10 jours. Mais cela dépend des cas", a-t-elle expliqué. Une fois la décision connue, M. Polanski pourra faire appel. Réagissant à la recommandation du ministère suisse, les avocats français de Roman Polanski ont rejeté l'argument selon lequel le cinéaste récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur (2003) et la Palme d'Or à Cannes (2002) pour "Le Pianiste", ne resterait pas en Suisse si la liberté provisoire lui était accordée dans l'attente d'une décision sur son extradition aux Etats-Unis. "M. Polanski s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement", ont répété maîtres Hervé Temime et Georges Kiejman, dans un communiqué. Ils ont précisé que l'avocat suisse de Roman Polanski ferait "connaître ses observations pour permettre au Tribunal de Bellinzone de prendre sa décision en toute connaissance de cause". Bien que le réalisateur possède un chalet en Suisse à Gstaad (centre) où il pourrait demeurer au cours de la procédure, Berne a d'ores et déjà prévenu la semaine dernière qu'une liberté provisoire était "exceptionnelle" dans la Confédération. A priori, il est peu probable que Roman Polanski attende la fin de sa procédure d'extradition vers les Etats-Unis dans son chalet suisse de Gstaad. L'Office fédéral de la justice (OFJ) suisse, l'équivalent de notre ministère de la justice, a annoncé mardi qu'il s'opposait à la remise en liberté provisoire du cinéaste, détenu en Suisse depuis le 26 septembre. L'OFJ rejette la requête de l'artiste demandant la « reconsidération de son arrestation. Il estime qu'il présente « un grand danger de fuite». «Même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération», défend un porte-parole de la chancellerie. Le passé du cinéaste plaide contre lui. Polanski est depuis 1978 un fugitif aux yeux de la justice américaine. Poursuivi pour avoir eu en 1977 des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans, le réalisateur du « Pianiste » avait quitté les Etats-Unis pour l'Europe et s'était gardé d'y revenir. Les avocats français de Roman Polanski ont balayé les soupçons de fuite planant sur le cinéaste, exprimée par la justice helvétique. «Notre client s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement», ont de nouveau assuré maîtres Hervé Temime et Georges Kiejman. Et «surtout, nous souhaitons que les juges suisses sachent s'extraire du lynchage médiatique qui n'est pas compatible avec la sérénité dans laquelle la justice doit être rendue». La liberté provisoire «exceptionnelle» en Suisse
Roman Polanski a cependant déposé un autre recours sur le «mandat d'arrêt en vue d'extradition», assorti d'une demande de mise en liberté provisoire, devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en charge du dossier. La chancellerie a donc également recommandé au Tribunal de Bellinzone de rejeter cette demande. Le Tribunal tessinois devrait rapidement, d'ici une dizaine de jours, se prononcer sur le sujet. Une fois la décision connue et si elle est négative, le réalisateur pourra faire appel. Ses avocats contestent notamment une lacune dans la rédaction de l'ordre d'arrestation qui, contrairement à ce qu'impose le traité d'extradition entre la Suisse et les États-Unis, ne mentionne pas la peine encourue par le cinéaste. Cependant Berne a d'ores et déjà prévenu la semaine dernière qu'une liberté provisoire était «exceptionnelle» dans la Confédération. La détention de Roman Polanski - qui a été transféré dans un «local pénitentiaire» de la province de Winterthur (nord de Zurich) pourrait durer au moins six mois. 00547-polanski-le-ministere-suisse-de-la-justice-contre-une-liberation-provisoire-la-liberte-provisoire-refusee-a-roman-polanski-.php |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Mar 13 Oct - 0:22 | |
| L'avocat de Polanski inquiet pour la santé de son client L'avocat de Polanski inquiet pour la santé de son client L'avocat du cinéaste a répété qu'il ne fuirait pas le pays en cas de remise en liberté. "Dans l'attente des suites de la procédure judiciaire, il s'est engagé à rester en Suisse" a-t-il ajouté, précisant que M.Polanski "ne réclamait aucune immunité artistique". Les autorités suisses se sont opposées le 6 octobre à une mise en liberté, renvoyant la décision finale au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. "Le cinéaste est très touché de tous les soutiens qu'ils reçoit, il sait aussi que certains soutiens sont contre-productifs" a poursuivi l'avocat sans vouloir préciser quels soutiens étaient visé par cette déclaration. Roman Polanski, primé notamment aux Oscars et au Festival de Cannes était recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des "relations sexuelles illégales" avec une adolescente alors âgée de 13 ans. Son arrestation, survenue plus de trente ans après les faits incriminées, a soulevé une vive polémique dans le monde sur la responsabilité morale et pénale des personnes célèbres. |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Ven 16 Oct - 21:10 | |
| . Exclusif. Un entretien avec la dramaturge de «Art» Yasmina Reza: ce que je sais de Polanski Elle vient de remporter, à New York, le Tony Award de la meilleure pièce pour « Le Dieu du carnage », que Roman Polanski s'apprêtait à adapter au cinéma. Dans un témoignage exclusif à paraître ce jeudi dans « le Nouvel Observateur », Yasmina Reza s'exprime sur l'arrestation du cinéaste. Nouvel Observateur. - Quand avez-vous vu, pour la dernière fois, Roman Polanski ? Yasmina Reza. - Deux jours avant son arrestation, le 26 septembre. Nous déjeunions ensemble pour parler de l'adaptation, au cinéma, du « Dieu du carnage ». Il avait vu la pièce à sa création à Paris, en 2008. Pendant l'été suivant, en Suisse où, ironie du sort, nous passions nos vacances au même endroit, il m'a demandé avec délicatesse, car c'est un homme sans aucune infatuation, si les droits cinématographiques étaient libres. La pièce se jouait déjà un peu partout, notamment à Londres, et j'avais décliné d'autres propositions. Je lui ai dit oui tout de suite Nouvel Observateur - Pourquoi ? Y. Reza. - Parce que tout était évident. Roman Polanski est un génie du huit-clos, il a un sens puissant de la montée dramatique et une veine humoristique qu'il n'a pas exploitée depuis longtemps. Autre ironie du sort, nous sommes vite tombés d'accord pour situer l'action à New York, avec des interprètes américains. En studio ici, bien sûr.... Quand on a déjeuné, il allait commencer le mixage de son nouveau film « The Ghost », et moi, celui de mon premier, « Chicas » dans lequel joue sa femme, Emmanuelle Seigner. On avait prévu de travailler durant les week-end d'octobre, sur le scénario, le casting américain... Je me souviens même lui avoir dit : commençons tout de suite. Il m'a répondu qu'il était obligé de se rendre à Zürich pour assister à l'hommage qu'on lui rendait. Il n'avait pas la moindre intuition de ce qui allait lui arriver dès l'aéroport. N.O. - Vous le connaissez depuis longtemps ? Y. R.eza. - Depuis plus de vingt ans. Il avait vu ma première pièce et m'avait demandé d'adapter « La Métamorphose » qu'il allait jouer lui-même au théâtre. N.O. - Comprenez-vous qu'il doive, même trente-deux ans après, répondre de ses actes devant la justice ? Y. Reza. - Ce que je comprends ou non à titre privé n'a pas d'importance, et je ne veux pas entrer dans la problématique judiciaire, car je n'ai pas de compétences . Mais je suis choquée, le mot est faible, d'entendre parler de lui, par des gens qui ne savent rien, comme d'un violeur ou d'un pédophile. Je rappelle d'ailleurs qu'il n'est accusé que de détournement de mineure. Personne n'est au dessus des lois certes, mais tout le monde n'a pas la qualité de juge, d'avocat ou de témoin. Les gens ne connaissent pas les pièces complexes et contradictoires du dossier, ni l'histoire réelle, ni les protagonistes. Par quelle ivresse d'exister les hommes se donnent-ils le droit de condamner publiquement ? Ce qui me désole c'est la clameur vociférante qui s'exprime sans la moindre légitimité. N.O. - Vous êtes son amie. Quel portrait faites-vous de lui ? Y. Reza. - Je ne reconnais absolument pas l'homme qu'on décrit en ce moment. Celui que je connais mène une vie exemplaire. C'est une expression ridicule bien sûr, mais on se sent le devoir d'opposer des mots rigides et sans appel à ceux des détracteurs. Vous le savez par ce que j'écris depuis toujours, si je crois à l'amour, je crois moins au bonheur du couple ; or je citerais sans hésiter Emmanuelle et Roman comme un exemple rare de réussite dans ce domaine. C'est un couple profondément attachant, uni et solide. Ils ont deux enfants de 16 et 11 ans qu'ils éduquent sans laxisme. Les enfants sont d'une grande finesse, ils adorent leur père et sont aujourd'hui affreusement malheureux. Roman a 76 ans, il a beau être vif et en pleine forme, il n'est pas plus éternel qu'un autre. Je les ai vus préparer la valise qu'ils ont envoyée à leur père, en prison. Ils ne la voulaient pas trop petite, pour pouvoir y mettre le plus de choses possibles. Et pas trop grande non plus, pour ne pas lui faire craindre une longue incarcération. Je ne raconte pas ça pour attendrir qui que ce soit, juste pour signaler la distorsion entre la vie réelle et le fantasme sur l'homme. N.O. - Beaucoup de Français trouvent pourtant normale et légitime cette incarcération... Y. Reza. - C'est bien ça qui m'inquiète. Pourquoi un homme respecté pendant trente ans, dont notre pays s'est enorgueilli de la présence lorsqu'il recevait un oscar, une palme d'or, un homme que nous avons décoré à plusieurs reprises, qui a été fait membre des plus prestigieuses institutions françaises, alors que nul n'ignorait les raisons de son exil, devient subitement un criminel parce que le vent d'une justice étrangère souffle autrement ? Il y a eu des biographies, des films, des articles, en quoi est-il plus coupable aujourd'hui qu'hier ? N.O.- Vous n'ignorez pas qu'on va vous reprocher de prendre, en artiste, en privilégiée, la défense d'un artiste privilégié... Y. Reza. - Mon privilège est celui que vous me donnez. Il est de pouvoir m'exprimer, ce qui est beaucoup. En revanche, pour ce qui le concerne, je n'ai pas le sentiment que le prestige de son nom soit de nature à l'aider. Au contraire. Son nom le déshumanise et le livre en pâture sans la moindre protection. Il y a dans cette affaire un total déni de singularité. La justice populaire n'a pas son pareil pour réduire l'être à son minimum. Pourquoi, lorsque les hommes utilisent leur liberté d'expression, qui se transforme aussitôt en liberté d'accusation, disparaissent la compassion, la retenue, la tentative de compréhension, qui sont autant de forme de l'intelligence ? J'avais écrit un petit texte à propos d'une autre affaire violente sur la vertu du silence. J'ai été confondue et atterrée par les mots de Luc Besson. Au nom de quoi s'est-il précipité, sans rien savoir de l'affaire, pour enfoncer la tête d'un homme déjà fragilisé ? On peut, du simple point de vue de la prudence, trouver un peu hâtif les termes choisis par Frédéric Mitterrand lors de sa première déclaration, mais quel horrible et injuste retour de bâton ! Avec quelle médiocrité on a utilisé un livre que tout le monde avait lu pour le retourner contre lui avec un opportunisme abject. N.O. - Etes-vous aujourd'hui en contact avec Roman Polanski ? Y. Reza. - Contact direct, non, c'est impossible. Mais je lui ai écrit quelques lignes, et Emmanuelle m'a transmis un message de lui. Son message était positif mais je sais qu'il est affaibli. Il est angoissé pour Emmanuelle et les enfants. Il souffre de ne pas les voir. Et il a l'impression de revivre ce à quoi il voulait échapper le plus : la publicité et le lynchage médiatique. N'oubliez pas qu'après l'assassinat si sauvage, en 1969, de sa femme Sharon Tate, enceinte de huit mois, on l'avait accusé en raison de son mode de vie et de ses films, d'avoir une part de responsabilité dans le drame. N.O. - Vous ne parlez pas de lui comme d'un inculpé mais comme d'un personnage de tragédie grecque... Y. Reza. - Roman a un destin vraiment hors du commun. Et tout homme qui sort de la norme est hélas une cible. Si on se penche sur les événements de sa vie, sur ce qu'il a enduré, surmonté, créé, défait, rebâti, on ne peut être que profondément bouleversé. Il a fui l'Amérique que, entre parenthèse, il n'a cessé d'aimer, non par lâcheté mais par terreur. Ce n'est pas enviable d'être un exilé. Exilé toute sa vie en quelque sorte. C'est une situation qui est lourde, douloureuse. Il a payé très cher cette histoire, contrairement à ce que les gens qui l'accablent veulent bien penser. Il l'a payée au plan professionnel, privé. Et quels que soient ses papiers, ses terres d'accueil, ses distinctions honorifiques, Roman reste un juif d'Europe centrale. Il y a en soi comme un principe de non-appartenance éternelle qui vous détermine et qui n'a rien à voir avoir avec les lieux ou les lois. Cela donne de la force aussi et beaucoup de vitalité. N.O. - Quelle pourrait être, selon vous, l'issue de cette affaire ? Y. Reza. - Mon souhait serait d'abord qu'il soit relâché et mis par la justice suisse en liberté surveillée, qu'il soit assigné à résidence. Qu'il puisse voir les enfants, Emmanuelle, et vivre sous le ciel. Et qu'on le laisse tranquille, je veux dire avec les mots. Pour affronter ce qui l'attend et que j'ignore, il a besoin de sérénité. D'ailleurs tous les acteurs impliqués dans cette affaire ont besoin de sérénité. N.O. - Votre pièce, « Le Dieu du carnage », triomphe actuellement à New York. Vous connaissez bien les Etats-Unis. Que pensez-vous de leur justice ? Y. Reza. - Là encore, je me garderais de parler sans compétence. Une réflexion cependant : en Amérique le juge est élu, il se trouve dans la situation de l'homme politique en France. Il doit conforter son électorat, il doit avoir une image. C'est un concept qui nous est étranger. N.O. - Si Roman Polanski peut lire l'Observateur en prison, quel message voulez-vous lui faire passer ? Y. Reza. - Il y en a deux. Le premier, d'ordre général : sache, Roman, qu'il y a beaucoup de gens, et ce ne sont ni des artistes ni des privilégiés, qui pensent à toi et te soutiennent. Le second, plus personnel : poursuivons notre travail commun, même séparément, je t'attends. Propos recueillis par Jérôme Garcin http://bibliobs.nouvelobs.com/20091014/15279/yasmina-reza-ce-que-je-sais-de-polanski |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8852 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Sam 17 Oct - 9:49 | |
| UNE DECISION EST ATTENDUE
La justice suisse doit prendre une décision "dans les prochains jours" sur une éventuelle libération du cinéaste Roman Polanski, en prison depuis le 26 septembre, a indiqué vendredi à l'AFP le consul général de France Jean-Luc Fauré-Tournaire.
"La cour de Bellinzone doit se prononcer dans les prochains jours", a expliqué M. Fauré-Tournaire.
Il a démenti des informations parues dans la presse suisse faisant état d'une décision "en fin de semaine" du Tribunal pénal de Bellinzone (sud). "C'est une interprétation", a-t-il assuré.
Sur son site internet, le quotidien Blick avait écrit que la décision du Tribunal concernant une éventuelle libération du réalisateur franco-polonais "pourrait se produire aujourd'hui", vendredi.
Interrogé par l'AFP à Paris, l'un des avocats français du cinéaste, Maître Hervé Temime, a également rejeté cette possibilité.
"Il n'y a aucune décision prise au jour d'aujourd'hui et je ne sais pas quand interviendra la décision du tribunal, donc a fortiori dans quel sens elle ira. Je n'en ai aucune idée", a-t-il souligné.
Alors que le lieu de détention de M. Polanski est tenu secret par les autorités, le site internet de Blick a publié une série de photos montrant le consul français se rendre dans une prison identifiée par le journal comme étant celle de Winterthour (est).
© 2009 AFP. |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Sam 17 Oct - 21:30 | |
| . Roman Polanski quitte sa prison zurichoise pour des soins  Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski, a quitté sa cellule pour des examens médicaux. (Reuters/Hannibal Hanschke) "Le peu que je sais, c'est que M. Polanski a dû quitter la prison pour subir des examens médicaux. Il est clair que M. Polanski est à la fois fatigué moralement et physiquement", a-t-il déclaré à Reuters. "Je l'ai vu il y a une semaine et, après l'avoir vu, j'étais vraiment sorti le coeur lourd parce que j'avais le sentiment d'un homme (...) affaibli et inquiet. "De manière plus générale, son âge et sa situation personnelle font que nous avons des éléments vraiment très forts pour demander et obtenir sa mise en liberté", a ajouté l'avocat. Roman Polanski, âgé de 76 ans, a été arrêté le 26 septembre à son arrivée à Zurich en vertu d'un mandat d'arrêt émis aux Etats-Unis. La justice américaine lui reproche une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans en 1977. Celle-ci a entre temps retiré sa plainte. Le réalisateur de "Chinatown" et de "Rosemary's Baby" a fui la Californie en 1978 craignant d'être condamné. Depuis, il a principalement vécu en France. http://www.lexpress.fr/actualites/2/roman-polanski-quitte-sa-prison-zurichoise-pour-des-soins_795219.html |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Sam 7 Nov - 0:19 | |
| L'affaire Polanski examinée en appel le 10 décembre à Los Angeles Les avocats de Roman Polanski vont réclamer la relaxe du réalisateur inculpé dans une affaire de relations sexuelles avec une mineure en 1977, lors d'une audience en appel à Los Angeles le 10 décembre. Trois juges de la cour d'appel du second district de Californie entendront les avocats du cinéaste qui souhaitent obtenir l'abandon des charges pesant contre leur client, arguant qu'il y a eu collusion entre le juge et le procureur en 1978 quand les poursuites ont été lancées. Les avocats espèrent contrer une décision prise en mai par une juridiction inférieure. Le juge de Los Angeles Peter Espinoza avait alors estimé que Roman Polanski ne pouvait faire valoir ses droits devant cette cour tant qu'il se trouvait à l'étranger. Il avait néanmoins précisé qu'il "étudierait le bien-fondé" de la demande de relaxe si Roman Polanski revenait sur le sol américain. Par ailleurs, le tribunal pénal de Bellinzone (Suisse) a annoncé avoir reçu, mardi, des avocats de Roman Polanski une nouvelle demande de liberté provisoire sous caution du cinéaste franco-polonais détenu en Suisse depuis le 26 septembre sur mandat américain . "Il s'agit d'un nouveau recours contre le refus du ministère suisse de la Justice de mise en liberté provisoire" annoncé vendredi, a précisé à l'AFP le secrétaire général suppléant du tribunal pénal, Patrick Guidon. Après le rejet de leur demande par le ministère suisse, les avocats de Roman Polanski avaient annoncé samedi leur intention de déposer auprès de l'instance juridique une nouvelle demande de liberté provisoire avec des "garanties adéquates", sans les préciser. Ils espèrent ainsi contrer l'argument avancé vendredi par Berne selon lequel il existe un "risque de fuite (...) élevé" du cinéaste. Caution Les avocats n'ont pas donné non plus de détails sur la nature de la caution proposée, la dernière soumise au ministère de la Justice ayant été jugée "élevée, mais pas liquide", donc pas de nature à être saisie en cas de fuite, selon un porte-parole. Les avocats du réalisateur âgé de 76 ans tentent par tous les moyens légaux possibles d'obtenir une mise en liberté provisoire de leur client qui a déjà passé plus d'un mois en prison. Ils ont la possibilité, conformément la législation helvétique, de réitérer "en tout temps" des demandes de mises en liberté, a précisé Patrick Guidon. Le 20 octobre, le tribunal pénal fédéral de Bellinzone a déjà rejeté une première demande de mise en liberté provisoire, également en raison des risques "élevés" de fuite du cinéaste. Roman Polanski, qui a reçu l'Oscar du meilleur réalisateur (2003) et la Palme d'or à Cannes (2002) pour Le Pianiste, est recherché par la justice américaine pour des "relations sexuelles" avec une mineure de 13 ans en 1977. Il a annoncé le 23 octobre qu'il s'opposerait à son extradition vers les États-Unis, dont la demande officielle a été reçue le même jour par les autorités helvétiques. http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-11-03/justice-l-affaire-polanski-examinee-en-appel-le-10-decembre-a-los-angeles/924/0/391396 |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Sam 7 Nov - 0:28 | |
| Pour Roman Polanski Le 28 Octobre 2009, par Bernard-Henri Lévy Les jours passent. Et Roman Polanski est toujours en prison, se couche et se réveille en prison, voit sa femme une heure par semaine au parloir d’une prison – tandis que ses enfants de 11 et de 16 ans, quand ils ont le courage d’aller encore à l’école, doivent affronter le regard des copains qui ont entendu, à la maison, que le papa des petits P., le monsieur qu’on frétillait de côtoyer par enfants interposés, le parent d’élève qu’on était grisé, les soirs de Césars, de reconnaître à la télé, était finalement un criminel, un violeur, un sodomite, un pédophile. Alors, puisqu’on en est là, puisque les jours passent et que tout le monde a l’air de trouver la situation normale, puisque les soutiens de Roman Polanski perdent courage et, parfois, doutent, puisque la meute des tricoteurs et tricoteuses a même réussi, semble-t-il, à convaincre le ministre de la Culture qu’il avait parlé trop vite, sous l’empire de l’émotion, alors qu’il n’a fait que son devoir, je veux redire ici, une fois encore, pourquoi toute cette affaire est honteuse. Il est honteux de jeter en prison un homme de 76 ans pour un détournement de mineure – la seule charge retenue, aujourd’hui comme à l’époque, par la justice californienne – commis il y a trente-deux ans. Il est honteux que, dans un pays, la France, où l’on peut trucider une vieille dame, torturer son prochain, le mutiler, et savoir que son crime sera, comme tous les crimes de sang, prescriptible au bout de dix ans, tout le monde fasse comme si ce crime-ci, celui de Polanski, devait jouir d’une imprescriptibilité de fait. Il est honteux de voir les habitués du Café du Commerce planétaire, antiaméricains pavlovisés qui ne sont jamais à court de mots pour fustiger l’Amérique sur tout et sur n’importe quoi, -rester brusquement sans voix, devenir doux comme des agneaux et, quand il s’agit de lui, Polanski, juste répéter : « ah, c’est l’Amérique… pas touche à la loi américaine… dura lex sed lex… » Il est honteux d’entendre une avocate qui, comme Gisèle Halimi, a passé sa vie à sortir des gens de prison pour des crimes autrement plus lourds que celui que l’on reproche à l’auteur du « Pianiste », hurler avec les loups, chez Taddei : « un crime a été commis, la justice est la même pour tous, Polanski doit être jugé ». Il est honteux de voir des intellectuels dont le rôle devrait être de calmer le jeu et de refroidir les emportements populaires, emboîter le pas, comme Michel Onfray, dans Libération, au troupeau des « ignorants enthousiastes » (Joyce) et se livrer, au nom de la défense de l’enfance outragée, aux amalgames les plus odieux (que ne les entend-on, ceux-là, dénoncer avec autant d’ardeur l’outrage, pour le coup, sans limite qu’est le martyre des enfants soldats en Afrique, ou des -enfants esclaves en Asie, ou des centaines de millions d’enfants morts de faim, selon les estimations de la FAO, depuis… trente-deux ans ?). Il est honteux de voir un Luc Besson se ruer à la télévision pour, vêtu de probité candide, crier haro sur le baudet et, comme à la pire époque des chasseurs de sorcières mac-carthystes, dénoncer son camarade. Il est honteux de continuer à répéter, comme font les uns et les autres, que la justice doit être « égale pour tous » alors que, s’il y a bien une « inégalité », s’il y a un « deux poids et deux mesures », c’est au détriment, pas en faveur, de Polanski. J’ai fait le test. Le 2 octobre dernier, sur NPR, dans l’émission de radio « On Point », où j’affrontais une Geraldine Ferraro répétant en boucle, jusqu’à la nausée : « Polanski a eu une lovely life ; maintenant, il faut qu’il paie », j’ai lancé un appel aux auditeurs : « qu’on me signale un cas, un seul, d’un anonyme, coupable de la même faute, et que l’on serait venu chercher trente ans après les faits ». On ne m’en a, à ce jour, pas trouvé un. Et on ne m’en a pas trouvé, car il fallait être Polanski justement, il fallait être un artiste de renommée mondiale, pour qu’un juge élu, bientôt en campagne électorale, assoiffé de publicité, fasse remonter le cas des oubliettes où la sagesse des peuples range, même aux Etats-Unis, les très anciens dossiers des délinquants qui n’ont pas récidivé. Il est étrange – honteux, et étrange – d’observer comment les mêmes qui, drogués au soupçon et voyant des complots partout, passent leur temps à s’interroger sur les agendas secrets des Etats ne semblent pas le moins du monde gênés par ce timing, pourtant, extrêmement bizarre : un homme qui a une maison en Suisse ; qui y passe, depuis des années, toutes les vacances scolaires en famille ; et qui, soudain, sans élément nouveau, renoue avec le cauchemar qui a été le lot de sa vie. Car il est honteux, enfin, que l’on ne puisse, quand on parle de cette vie, évoquer l’enfance au ghetto, la mort de la mère à Auschwitz, le meurtre de la jeune épouse éventrée avec l’enfant qu’elle portait, sans qu’hurlent au chantage (?) les braillards de la nouvelle justice populaire : du plus abominable serial killer, la « culture de l’excuse » ambiante veut bien scruter l’enfance difficile, la famille à problèmes, les traumatismes – mais Roman Polanski serait le seul justiciable au monde à n’avoir droit à aucune circonstance atténuante… C’est l’ensemble de l’affaire, en réalité, qui est honteux.
C’est le débat qui est nauséabond et où il faudrait pouvoir ne pas entrer du tout. Je ne connais guère Roman Polanski. Mais je sais que tous ceux qui, de près ou de loin, trempent dans ce lynchage se réveilleront bientôt, horrifiés par ce qu’ils ont fait, honteux. http://www.bernard-henri-levy.com/pour-roman-polanski-3104.html |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Lun 16 Nov - 18:24 | |
| . La Suisse face à la demande d'extradition de Roman Polanski, par Matthieu de Boisséson LEMONDE.FR | 13.11.09 La demande d'extradition de Roman Polanski présentée par les Etats-Unis aux autorités judiciaires suisses soulève, malgré les apparences, de graves questions juridiques. Un examen superficiel pourrait conduire à penser que les juridictions suisses sont saisies d'un débat classique, dont l'issue ne fait guère de doute. Roman Polanski ne saurait invoquer la prescription des faits, qui ne sont pas prescrits au regard du droit américain, droit du pays requérant. Il lui est également difficile de soutenir que l'extradition risquerait de le livrer nécessairement à une procédure irrégulière, ou à un traitement inhumain ou dégradant. Enfin, même si la procédure passée a été affectée de carences et d'irrégularités, le Tribunal fédéral suisse a tendance à avoir recours aux critères du "vice irrémédiable", de sorte que si l'Etat requérant, en l'occurrence les Etats-Unis, garantit à la personne qui fait un recours contre son extradition un nouveau procès conforme aux principes fondamentaux de la Convention européenne des droits de l'homme du 4 novembre 1950, dont la Suisse est signataire, et à laquelle se réfère l'article 2 de la loi suisse sur l'entraide internationale en matière pénale du 20 mars 1981, dans ce cas le recours est souvent rejeté. Il en est de même si la procédure contestée fait l'objet d'une régularisation. On peut donc se demander si les juridictions suisses, et en dernier ressort le Tribunal fédéral suisse, accepteraient de considérer les irrégularités passées de la procédure américaine comme des "vices irrémédiables", qui empêcheraient Roman Polanski, extradé aux Etats-Unis, de faire l'objet d'un procès équitable. Au fond, on serait en présence, à propos d'un homme exceptionnel, d'une procédure banale. Pourtant, il n'est pas interdit de penser que cette vision, en apparence simple et logique, est réductrice. Une extradition n'est pas une simple mesure administrative, surtout pour un pays comme la Suisse où la notion d'espace, à la fois politique, juridique et symbolique, a tant d'importance. Mais comprendre cela suppose un réveil mental. En fait, les questions soulevées par la situation actuelle de Roman Polanski relèvent du respect des droits de la défense et du droit à la liberté, valeurs universelles, mais elles se rattachent aussi à la singularité de l'histoire de la Suisse, aux principes fondamentaux de sa grande démocratie. Tout d'abord, l'autorité judiciaire suisse sera sans doute amenée à s'interroger sur les conditions de l'arrestation à Zurich de Roman Polanski, au regard de l'acquisition par ce dernier d'une maison dans le canton de Berne, en 2006. En effet, aux termes de la loi fédérale sur l'acquisition d'immeuble en Suisse par des étrangers, en date du 16 décembre 1983, les autorités cantonales et le ministère de la justice procèdent à une enquête approfondie sur l'acquéreur, en vue d'octroyer une autorisation d'acquérir sur le territoire suisse. Une enquête judiciaire est effectuée. Des questions sont posées à l'acquéreur sur ses liens avec la Suisse, sur les raisons de son choix du territoire suisse, et du canton considéré, comme lieu de résidence ou de villégiature. Cette enquête, puis cette autorisation ne sont pas de simples mesures administratives. S'exprime, à travers elles, non seulement un contrôle, mais un consentement explicite, personnel, entre l'Etat suisse et l'acquéreur, qui permet à celui-ci de s'établir dans un des cantons de la Confédération. On peut être frappé par la contradiction qui a existé entre le fait de permettre à Roman Polanski d'acquérir sa maison, de séjourner fréquemment en Suisse, et celui de l'arrêter brusquement alors qu'il était déjà recherché en 2006 avant son acquisition. Cette contradiction, que l'Office fédéral de la justice explique par le cloisonnement de ses services, altère, en réalité, les conditions de son arrestation, parce qu'elle s'apparente à un principe bien connu dans d'autres domaines du droit international, celui de l'"estoppel", l'interdiction de se contredire au détriment d'autrui. Même si une autorisation d'acquérir ne confère pas d'immunité, il demeure que les évènements se sont organisés pour M. Polanski, depuis au moins l'acquisition de sa maison, comme un traquenard. Ce scénario s'est accentué lorsque l'Office fédéral a lui-même prévenu les autorités américaines de l'arrivée imminente de Roman Polanski à Zurich. Pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Et surtout, cette dernière démarche est-elle conforme aux autorisations d'installation et de circulation données à M. Polanski par les mêmes autorités ? Pourquoi avoir donné prétexte à une illusoire immunité ? Telle est la question qui touche aux exigences d'équité et de liberté auxquelles la Suisse est attachée, et que Jacques Chessex, avant de mourir, avait si intensément ressentie, en enfant rebelle mais fidèle à son pays. En second lieu, puisqu'il n'y a pas de prescription, c'est l'ensemble de la procédure suivie depuis 1977 qu'il revient à l'autorité judiciaire suisse d'examiner, puisque la demande d'extradition en est la résultante. L'imprescriptibilité suscite une éclipse juridique du temps qui concerne aussi la procédure : que les irrégularités se soient produites hier ou en 1977, peu importe. Or ces irrégularités ne sont pas simplement graves, elles sont reconnues par les autorités américaines elles-mêmes, puis par la victime. Le 8 août 1977, Roman Polanski fut convaincu de relations sexuelles avec une mineure, à travers un accord de procédure légal, en vertu de la section 261.5 du code pénal. Il était prévu que la peine de M. Polanski serait fondée sur le rapport du département de mise à l'épreuve (Probation Department). En septembre 1977, violant cet accord, le juge ne tint pas compte du rapport et décida l'incarcération de M. Polanski. Le procureur Gunson, aujourd'hui à la retraite, a lui-même établi dans un témoignage que cette décision constituait à la fois une peine et un détournement de procédure. Roman Polanski passa quarante-deux jours en prison, et fut libéré régulièrement, le 27 janvier 1978. Par la suite, le juge Rittenband renia une seconde fois son engagement, et indiqua aux conseils qu'il allait réincarcérer Roman Polanski. Il refusa la tenue d'une audience publique, pourtant sollicitée par les parties. En 1988, des témoignages ont révélé que le juge Rittenband était sous l'influence de personnes qui le conseillaient dans ses décisions, extérieures à la procédure. Plusieurs conclusions peuvent être tirées de cette situation. Au regard du traité d'extradition, le juge suisse peut vérifier si suffisamment d'éléments probants existent pour considérer que M. Polanski a déjà été condamné, ce qui interdirait l'extradition. Au surplus, le juge suisse peut estimer que les irrégularités de procédure sont patentes, qu'elles sont irrémédiables parce qu'elles ne peuvent être régularisées, et que l'ensemble du processus judiciaire suivi depuis 1977, jusqu'à l'arrestation en septembre 2009, ne sont pas conformes à la Convention européenne des droits de l'homme. Le Tribunal fédéral a déjà pour ce motif refusé une entraide judiciaire, par exemple des communications de documents et de comptes bancaires dans l'affaire Yukos. Il faut observer que la victime elle-même a déclaré par une requête d'abandon des poursuites du 23 octobre 2009 que "M. Polanski méritait d'être traité équitablement ; il ne l'a pas été". En définitive, les tribunaux suisses peuvent soit renvoyer l'affaire et le principal intéressé vers le système judiciaire américain, soit affronter la vraie question que soulève l'affaire Polanski. Une question d'équité ? Pas seulement. Aussi celle d'un retour de la Suisse sur elle-même. Pays de sentiers, de cantons et de bourgs, elle est aussi celui de l'ouverture au monde, de la liberté fragile, de sa défense. Matthieu de Boisséson est avocat à la cour. http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/13/la-suisse-face-a-la-demande-d-extradition-de-roman-polanski-par-matthieu-de-boisseson_1266646_3232.html#xtor=RSS-3232 |
|  | | Bridget

Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Jeu 19 Nov - 20:04 | |
| . «Polanski n'acceptera pas d'être extradé aux États-Unis» 19/11/2009 INTERVIEW - L'avocat du cinéaste, Me Hervé Temime, décrit un client très éprouvé par deux mois de détention en Suisse. Conseil de Roman Polanski, Me Hervé Temime s'insurge contre son maintien en détention par les autorités suisses et détaille les garanties fournies à l'appui de sa demande de mise en liberté. LE FIGARO. - Voici bientôt deux mois que Roman Polanski est détenu en Suisse. Comment se porte-t-il ? Me Hervé TEMIME.- Il se montre très courageux dans cette épreuve, même s'il la vit à la fois comme dure et injuste. En revanche, la situation est excessivement difficile à supporter pour sa femme et ses deux enfants de 11 et 16 ans, qui sont profondément inquiets pour lui. Depuis leur naissance, Roman Polanski est un père à la fois présent et affectueux, si bien que sa présence leur manque énormément. En dépit des trop rares visites qu'ils ont pu lui rendre, ils sont très perturbés psychologiquement par cette séparation, qu'ils vivent comme un véritable déchirement. Dans quelles conditions le cinéaste est-il détenu ? Roman Polanski est très bien traité par un personnel pénitentiaire de grande qualité. Pour autant, cet homme de 76 ans passe toutes ces journées seul dans une cellule à la fenêtre grillagée. Parce qu'il est la dignité faite homme, je ne l'ai guère entendu se plaindre. Cependant, nous espérons tous que sa demande de mise en liberté sera prochainement acceptée. À titre personnel, j'ai le sentiment qu'une prolongation de sa détention constituerait une injustice exceptionnelle. La justice suisse semble craindre qu'il prenne la fuite. Quelles garanties apporte-t-il à cet égard ? En premier lieu, il s'engage sur l'honneur à ne pas quitter la Suisse durant toute la procédure d'extradition, quelle qu'en soit la durée. Par ailleurs, il est prêt à être assigné à résidence dans son chalet de Gstaad. Il accepterait même de porter un bracelet électronique, ce qui est possible dans les procédures d'extradition en vertu d'une décision fédérale rendue le 13 octobre 2009. À la demande des autorités suisses, enfin, il est prêt à offrir une somme d'argent très significative au regard de ses moyens financiers pour conforter son engagement solennel. Le 20 octobre dernier, pourtant, une première demande de mise en liberté avait été rejetée. Depuis lors, nous avons apporté des garanties plus fortes et plus appropriées. En outre, une demande d'extradition a été formulée par les États-Unis et la peine encourue par le cinéaste est passée de cinquante à deux ans. Pour autant, je dénonce là une décision absurde. En 1978, Roman Polanski s'est prêté à toute une série de tests qui ont démontré son absence de dangerosité. Par ailleurs, les faits pour lesquels il est retenu sont vieux de trente-deux ans et j'observe que la victime, Samantha Geimer, souhaite ardemment que les poursuites cessent. Contrairement à ce qui a trop souvent été dit, Roman Polanski ne tire donc aucun bénéfice de sa notoriété dans cette affaire. Au contraire, il en a constamment pâti. Le parquet de Los Angeles, qui lui reproche d'avoir déjà pris la fuite en 1978, n'a-t-il pas de bonnes raisons de redouter qu'il se dérobe une nouvelle fois ? Roman Polanski n'a jamais voulu fuir ses responsabilités. S'il a quitté la Californie, c'est parce qu'il a été trahi par un juge qui n'a pas respecté l'accord passé entre toutes les parties. Une audience importante doit se dérouler le 10 décembre prochain en Californie. Est-il concevable que Roman Polanski accepte finalement son extradition pour y assister ? Non. Nous soutenons que Roman Polanski a déjà purgé sa peine en se soumettant, dès 1978, à des tests psychologiques menés en milieu fermé durant quarante-deux jours. Par ailleurs, nous soulevons le problème de la prescription qui, s'il n'est pas abordé par la convention d'extradition liant la Suisse et les États-Unis, se pose indéniablement au regard des principes généraux du droit. Nous soutenons enfin que M. Polanski n'a pas fait l'objet d'un procès loyal à Los Angeles. Pour toutes ces raisons entre autres, sa position demeure invariable : il n'acceptera pas d'être extradé aux États-Unis. http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/11/19/03002-20091119ARTFIG00704-polanski-n-acceptera-pas-d-etre-extrade-aux-etats-unis-.php |
|  | | liliane Admin

Nombre de messages: 9246 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE Mer 25 Nov - 15:32 | |
| ATS | 25.11.2009 | 15:50 Polanski libéré contre une caution de 4,5 millions de francs JUSTICE | Le TPF accepte la libération sous caution du cinéaste. Roman Polanski pourra sortir de prison contre le versement d'une caution de 4,5 millions de francs. Dans un arrêt rendu mardi, le Tribunal pénal fédéral (TPF) qui siège à Bellinzone a accepté le recours du cinéaste contre son maintien en détention extraditionnelle. «La cour a jugé que la caution offerte par le recourant, combinée à d'autres mesures telles que le dépôt des documents d'identité et l'assignation à résidence sous contrôle électronique devait être considérée comme propre à parer le risque de fuite» a estimé le TPF dans son arrêt publié mercredi. Un recours au Tribunal fédéral peut être formé contre cette décision, précise le TPF. Roman Polanski, 76 ans, avait été arrêté le 26 septembre dernier à son arrivée à l'aéroport de Kloten. L'auteur de «Rosemary's baby» fait l'objet d'une demande d'extradition déposée par les Etats-Unis. Le cinéaste avait fui ce pays en 1978 après que la justice californienne l'avait jugé coupable d'abus sexuels commis en 1977 sur une adolescente de 13 ans. M. Polanski qui avait plaidé coupable risque deux ans de prison au maximum. http://www.tdg.ch/node/121203 |
|  | | | | ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE | |
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