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 ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE

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Bridget

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MessageSujet: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Lun 28 Sep - 21:34

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Le réalisateur du «Pianiste», qui est sous le coup depuis 1978 d'un mandat d'arrêt américain dans une affaire de viol sur mineure, a été placé en garde à vue à son entrée sur le territoire helvétique. La Suisse compte l'extrader.

Rattrapé par la justice américaine après 31 ans de «cavale» et d'exil en Europe. Roman Polanski a été arrêté samedi par la police suisse à son entrée sur le territoire helvétique, ont révélé dimanche les organisateurs du Zurich Film Festival.
Il est en détention provisoire en attente d'extradition vers les Etats-Unis. Le réalisateur d'origine polonaise est en effet depuis 1978 un fugitif aux yeux de la justice américaine qui a depuis cette date émis un mandat d'arrêt contre le cinéaste de 76 ans.
Il est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir eu des relations sexuelles avec une enfant de 13 ans.

La justice américaine dispose de 40 jours pour présenter une demande d'extradition officielle.
Polanski pourra de son côté contester toute décision auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique.

L'affaire qui entraîne aujourd'hui cette arrestation remonte au 10 mars 1977. Ce jour-là, Roman Polanski, 43 ans, séduit Samantha Geimer, 13 ans, lors d'une séance photo dans la maison de Jack Nicholson. Le lendemain, Polanski est interpellé par la police, qui le soupçonne d'avoir fait consommer de la drogue et de l'alcool à la jeune fille, avant d'abuser d'elle. Il risque alors jusqu'à 50 ans de prison. Le cinéaste, de nationalité française, plaide coupable de «relations sexuelles illégales» et est condamné à une «évaluation» de trois mois dans une prison. Il y passera 47 jours.

En janvier 1978, lors d'une réunion avec ses avocats, le juge laisse entendre qu'il le renverra sous les verrous pour une nouvelle période de 48 jours. Polanski profite de sa sortie provisoire de prison pour s'envoler vers l'Europe. Il poursuit depuis sa carrière en France et évite soigneusement de se rendre en Grande-Bretagne, de peur d'être extradé vers les Etats-Unis. Logiquement, il ne s'était pas présenté à Los Angeles en 2003 pour recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur décroché pour le «Pianiste».

Sa victime favorable à l'abandon des poursuites

Sa victime, aujourd'hui âgée de 45 ans, est, depuis de longues années, favorable à ce que les poursuites à l'encontre de Roman Polanski soient abandonnées. Un point de vue que ne partage pas la justice américaine. Début juillet, les avocats du cinéaste ont déposé un recours devant une cour d'appel de Californie après le refus d'un juge de Los Angeles de réexaminer l'affaire après la fuite du cinéaste. Ils arguaient que le réalisateur «avait été de fait forcé de quitter la juridiction en 1978 pour éviter l'imposition d'un seconde incarcération illégale».

Les avocats de Roman Polanski soutenaient notamment que leur client n'avait pas bénéficié en 1977 d'une procédure pénale équitable, en raison de «communications illégales» entre le juge, en charge de l'affaire, «avide d'attention médiatique», et le procureur de Los Angeles. Dans le documentaire «Roman Polanski: wanted and desired», le procureur David Wells, qui avait pourtant été dessaisi de l'affaire, témoignait avoir rencontré, à plusieurs reprises, le juge qui instruisait le dossier, Laurence J. Rittenband. Wells l'aurait conseillé de condamner le réalisateur de «Chinatown» à une peine de prison ferme et aurait tenté de l'influencer en lui montrant des clichés de Polanski entouré de jeunes filles lors d'une fête de la bière en Allemagne.

Cette demande initiale avait été rejetée en mai dernier par un juge de Los Angeles en raison de l'absence de Roman Polanski à l'audience. Le magistrat estimait que le cinéaste n'avait pas le droit d'obtenir satisfaction tant qu'il resterait en «fuite». Le réalisateur de «Rosemary's baby» et de «Tess» était invité en Suisse à l'initiative du Zurich Film Festival qui lui consacrait une rétrospective. Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est déclaré dimanche «stupéfait» par l'arrestation du cinéaste, naturalisé français en 1976. Le ministre s'est entretenu avec le Président de la République qui partage le souhait d'une résolution rapide de la situation».


http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/09/27/03002-20090927ARTFIG00064-roman-polanski-arrete-en-suisse-.php


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Bridget

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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Lun 28 Sep - 21:39

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Affaire Polanski : trente-deux ans de procédure


Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été interpellé, samedi 26 septembre, en Suisse, pour une affaire de "relations sexuelles illégales" avec une adolescente qui remonte à trente-deux ans aux Etats-Unis.

* 1977

Dans la maison de son ami Jack Nicholson, Roman Polanski, alors âgé de 43 ans, a un rapport sexuel, le 10 mars, avec une jeune fille de 13 ans, Samantha Geimer, qu'il photographiait pour le magazine français Vogue. Rapport consenti selon Polanski, forcé selon la mineure – il l'aurait "abreuvée" de champagne et de drogues. Dénoncé par la famille Geimer, le réalisateur est arrêté.

Il plaide coupable pour détournement de mineure, et non pour viol, après un arrangement entre son avocat et le procureur, en échange d'une réduction de peine. Incarcéré six semaines à la prison de Chino (Californie), il est libéré sous caution. Même si l'évaluation conduite en prison conclut que Polanski n'est pas un pervers sexuel, à sa sortie, celui-ci craint que le juge Laurence Rittenband, chargé de l'affaire, ne revienne sur sa parole et ne l'incarcère plus longtemps.

* 1er février 1978

Roman Polanski prend un avion à destination de Londres, puis s'installe à Paris, où il acquiert la nationalité française. Il travaille pour Hollywood, mais ne remettra jamais les pieds sur le territoire américain.

* 2005

Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski et émettent un mandat d'arrêt international.

* Décembre 2008

Le cinéaste charge ses avocats américains de relancer une demande de classement des poursuites à son encontre. Ils ont déposé une requête de non-lieu s'appuyant sur de "nouveaux éléments de preuve", comme des manquements graves à l'éthique professionnelle de la part du juge d'alors (mort en 1993) et du bureau du procureur. Ces manquements étaient exposés dans le film documentaire de Marina Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired (2008).

* Janvier 2009

Samantha Geimer, âgée de 45 ans, s'est décidée à faire une requête devant la justice de Los Angeles pour que les poursuites contre Roman Polanski soient abandonnées. Elle a expliqué que l'insistance avec laquelle le parquet de la ville exigeait le retour du cinéaste aux Etats-Unis tenait de la "mauvaise blague" dont elle faisait les frais.

* 7 mai 2009

Le juge californien Peter Espinoza, tout en reconnaissant qu'il y avait eu "une faute professionnelle substantielle" du procureur et du juge, constate néanmoins l'absence du cinéaste à l'audience, et rejette donc sa demande de classement de la plainte.

Les avocats de Roman Polanski demandent alors à la cour d'appel de l'Etat de Californie d'examiner ces vices de procédure et atteintes aux droits constitutionnels du prévenu.

* 26 septembre 2009

Roman Polanski, âgé de 76 ans, est interpellé à son arrivée à l'aéroport de Zurich, alors qu'il devait recevoir au Festival du film de la ville un prix pour l'ensemble de sa carrière. Il est menacé d'extradition aux Etats-Unis.


Le Monde.fr





"Wanted & Desired", un documentaire sur Roman Polanski



Le documentaire "Wanted & Desired" retrace le passé tumultueux du cinéaste Roman Polanski. De son enfance polonaise lors de l'Holocauste à l'assassinat de sa première femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois, par le tueur en série Charles Manson, en 1969.

Ce documentaire revient également sur l'accusation de viol d'une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, qui a contraint Polanski à fuir le territoire américain en 1977. C'est à cause de ces accusations que le cinéaste a été arrêté samedi 26 septembre, lors de son arrivée en Suisse.

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Bridget

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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Sam 3 Oct - 19:23

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Une affaire datant de trente ans
Qui en veut à Roman Polanski ?



Neutres, les Suisses ? Vraiment ?
Arrêté à sa descente d'avion alors qu'il était invité d'honneur au Festival de Zurich, Roman Polanski a été jeté dans un cul-de-basse-fosse au vu d'un mandat international lancé par la justice américaine.
Les Etats-Unis réclament son extradition en trépignant, les Suisses sont embarrassés d'avoir attiré Polanski dans un traquenard, les Français sont stupéfiés, les Polonais enragent.

Résultat : Polanski, l'un des plus grands cinéastes vivants, se retrouve, à 76 ans, menacé de finir ses jours en prison. L'affaire a plus de trente ans.
Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ? Pourquoi les Américains, qui ne semblaient plus guère se soucier du cas Polanski, se sont-ils activés ?

Flash-back.
En 1977, huit ans après l'atroce massacre de Sharon Tate par les épigones de Charles Manson, Roman Polanski est arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une gamine de 13 ans.
La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d'aimer les jeunes filles, ne résiste pas. La mère dépose plainte pour viol.
Le juge Rittenband propose un deal : un plaider-coupable contre une sentence légère. Entre-temps, la rumeur, à Hollywood, fait état d'une grosse somme d'argent qui aurait changé de mains pour atterrir dans celles de la maman outragée.
Envoyé en pénitencier pour «évaluation», Polanski se retrouve dans un environnement dangereux : quelques caïds ont décidé d'embellir leur tableau de chasse en «se faisant» une célébrité.
Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s'amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal.


Brusquement convoqué

A son retour aux Etats-Unis, le cinéaste comprend alors qu'il est bon pour un demi-siècle de prison. Il s'enfuit pour la France, où il est né. Il se marie, a des enfants, obtient un oscar et une palme d'or pour «le Pianiste».
Le juge Rittenband décède, les procureurs se succèdent et rien ne se passe.
Désormais installé à Paris, le cinéaste se voit brusquement convoqué début 2009 par le nouveau juge de Los Angeles, Peter Espinoza. Un documentaire, «Roman Polanski : wanted and desired» (1) vient de changer la donne.
L'enquête de la cinéaste Marina Zenovich démontre que le juge Rittenband a eu une conduite violant les règles éthiques. Il aimait faire parler de lui en attaquant des gens célèbres et s'est juré qu'il «aurait la peau» de ce cinéaste mondialement connu. Pas très impartial, le juge...
Les avocats (de l'époque) de Polanski n'ont plus qu'à enfoncer le clou : Roman a fait le bon choix en s'enfuyant. Ils reçoivent le soutien du procureur qui a porté l'accusation devant le tribunal en 1977 !

Début 2009, avec le documentaire sur les écrans, tout semble donc en place pour que le dossier soit classé. C'est ce que réclament les avocats de Polanski. Mais pour que le juge Espinoza puisse statuer, il faut que le cinéaste apparaisse sur le sol américain. Ce dernier refuse, craignant d'être traité comme un criminel dangereux.
Et entreprend le tournage de «l'Homme de l'ombre» en Allemagne. Puis il passe l'été en Suisse, avant de faire un tour en Grèce. Laissant à ses avocats le soin de faire valoir devant la cour de Los Angeles que le mandat d'amener n'est plus valable puisqu'«aucun effort sérieux n'a été fait» au cours des années.
C'est ce qui met le feu aux poudres. Piqué au vif, Steve Cooley, le nouveau district artorney de L. A., publie un document où il rappelle qu'une demande d'extradition a été envoyée aux autorités anglaises en 1978; que la Royal Canadian Mounted Police a été alertée en 1986; que la Thaïlande a été notifiée en 2005; et que le mandat a été présenté aux Israéliens en 2007.

Les avocats contestent : ils n'ont jamais été prévenus de ces démarches. Ont-elles seulement eu lieu ? On peut en douter, suggèrent- ils. Car, en cas d'exécution du mandat, les charges, rendues publiques, seraient apparues dans leur inanité.

Le procureur Cooley a-t-il besoin d'un procès à grand spectacle ? Aux Etats-Unis le poste est électif, comme celui de juge. Plus le tableau de chasse est riche, plus les électeurs sont contents.
Cooley, élu deux fois en 2004 et 2008, surfe sur un sujet devenu sensible, la pédophilie.

Pourtant la victime de Polanski, Samantha Gailey, devenue une mère de famille de 45 ans, a passé l'éponge dès 1987 : «Les charges devraient être abandonnées. L'étalage constant des détails de cette affaire me cause un tort immense. Je suis devenue la victime de l'action du procureur.» Les rôles sont renversés. Le D. A. remue la fange par goût de la notoriété, la victime plaide pour l'accusé.


Traquenard policier

Du cote suisse, le procède du traquenard policier a des relents nauséabonds. «Nous n'avions pas d'autre solution», affirme la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, visiblement mal à l'aise.
Pourquoi «pas d'autre solution» ? Cet été, Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères, a engagé un bras de fer sur la pratique du secret bancaire suisse.
Désormais, le Trésor américain peut se voir communiquer les avoirs des fraudeurs fiscaux, sur simple demande. Les Suisses se sont résignés à collaborer.
Avec l'affaire Polanski, ils donnent un gage de bonne volonté. Détail qui ne manque pas de sel : Eveline Widmer- Schlumpf, membre du conseil de banque de la Banque nationale suisse, a été l'un des trois conseillers fédéraux en charge du dossier UBS-secret bancaire.
Autre détail qui tue : selon le réalisateur Terry Gilliam, le ministre de la Culture suisse en personne était à l'aéroport pour accueillir le cinéaste.

Polanski victime d'un jeu trop diplomatique ? Et d'une ministre soucieuse de ne gâter en rien son ascension (Eveline Widmer- Schlumpf, en acceptant un maroquin contre l'avis de son parti, l'Union démocratique du Centre, l'a fait exploser et a été accusée de «trahison») ?

Pour l'heure, il a fait appel. Sera-t-il un jour emmené, menottes aux poignets, vers Los Angeles ? S'il était extradé, il risquerait de croiser Charles Manson. Qui est libérable dans deux ans.

Philippe Boulet-Gercourt, François Forestier
Le Nouvel Observateur
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liliane
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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Jeu 8 Oct - 20:08

Le 7 Octobre 2009, par Bernard-Henri Lévy, pour Le Point

Pourquoi je défends Polanski
Abuser d’une fille de 13 ans est, évidemment, un crime grave.

Et être un artiste de génie n’a jamais constitué, pour quelque crime que ce soit, une circonstance atténuante.

Cela étant dit, et vu le vent de folie qui est en train de souffler sur les esprits, il convient aussi de rappeler les évidences suivantes.

1. L’illegal sexual intercourse – en français, détournement de mineure – dont Roman Polanski s’est reconnu coupable il y a trente-deux ans n’est pas, pour autant, le crime de sang, voire le crime contre l’humanité, que dénoncent, depuis dix jours, les vengeurs lâchés à ses trousses. C’est un crime, oui. Mais il y a des degrés dans l’échelle du crime. Et vouloir tout mélanger, essayer de nous faire croire qu’un viol serait un crime de même nature que celui, par exemple, dont fut victime Sharon Tate, sa femme, éventrée quelques années plus tôt alors qu’elle était enceinte de huit mois, prendre le risque, autrement dit, car c’est bien de cela qu’il s’agit, de voir Roman Polanski rejoindre Charles Manson dans le pénitencier dont celui-ci aura, au même instant, dès le 1er janvier 2010, la possibilité légale de demander à sortir, c’est une insulte au bon sens, une atteinte à la raison, la porte ouverte à toutes les confusions.

2. Cette affaire est d’autant plus insensée que la principale intéressée a choisi de pardonner, de tourner la page et, si possible, d’oublier. « Laissez-moi tranquille ! supplie-t-elle chaque fois que la Justice Spectacle, ou le Spectacle tout court, reviennent braquer leurs projecteurs sur ce pan de son passé, laissez-moi tranquille et oubliez, par la même occasion, cet homme dont je considère, moi, sa victime, qu’il a suffisamment payé ! ». Mais non. On a là des défenseurs des droits des victimes qui savent mieux que la victime ce qu’elle veut et ce qu’elle ressent. On est là face à des gens qui lui passeraient bien sur le corps, à la victime, plutôt que de lâcher leur proie et de renoncer à la délicate ivresse de punir. C’est honteux.
3. Quand la victime se désiste, n’appartient-il pas à la société, c’est-à-dire au juge, de poursuivre ? Oui, sans doute. D’un point de vue judiciaire strict, c’est en effet le droit de la société. Mais ce ne sera ni la première ni la dernière fois que le point de vue judiciaire strict manquera et aux exigences de la compassion et à celles de l’intelligence. Et de même que je ne me suis jamais privé de pointer, dans le Droit de cette Amérique que j’aime, des usages ou des peines qui, comme dans tous les systèmes de Droit, font entorse à la pure idée démocratique, de même il n’y a aucune raison de ne pas le dire : arrêter aujourd’hui un homme dont on a conclu, jadis, au terme de quarante-deux jours de prison, qu’il n’était pas un pédophile, le traquer comme un terroriste, l’extrader comme un ancien nazi, est peut-être conforme à la loi, mais certainement pas à la justice.

4. Serait-ce, comme on l’entend partout, que sa célébrité « sanctuarise » M. Polanski ? Non, bien entendu. J’ai passé mon existence à tenter de tirer de l’oubli des vies minuscules, des victimes sans visage et sans nom – et je tiendrais donc le même discours, exactement le même, si M. Polanski n’était pas M. Polanski. Sauf que… Je n’aurais pas à le tenir, justement. Car il n’aurait pas été arrêté. Son dossier serait enterré depuis des années. Et il ne se serait pas trouvé de magistrat pour, à la veille d’une élection (car les magistrats californiens sont des élus du peuple, comme les maires et les shérifs), décider cette arrestation médiatisée. La célébrité ne protège pas Roman Polanski, elle le dessert. Loin que Roman Polanski se cache derrière son nom, c’est lui, son nom, qui le désigne. Et s’il y a bien un « deux poids deux mesures » dans cette affaire, c’est celui qui fait de lui, Polanski, non pas un justiciable ordinaire, mais un symbole – et qui, de son éventuelle comparution, ferait un « grand bazar » politico-cathodique davantage qu’un procès équitable.

5. Car le fond de l’affaire est bien dans le parfum de justice populaire qui flotte autour de tout cela et transforme les commentateurs, les blogueurs, les citoyens, en autant de juges assermentés au grand tribunal de l’Opinion – les uns pesant le crime ; les autres le châtiment ; on a même vu l’un de ces vertueux, apparemment expert en castration chimique, proposer, pour ce nouveau Dutroux (sic), un traitement définitif… Etranges enragés qui ne trouvent rien à redire quand c’est un vrai puissant qui, sous nos yeux, se conduit en prédateur de mineures (ah, les « frasques » de M. Berlusconi…), mais deviennent implacables quand c’est un faux puissant qui n’a, comme Polanski, d’autre arme que son talent… Singuliers moralistes qui prennent un malin plaisir à se passer en boucle les détails de cette affaire sordide pour, ensuite, jeter la pierre…

Ce lynchage est un trouble à l’ordre public autrement plus sérieux que le maintien en liberté de Roman Polanski.

Cet acharnement de tricoteuses et de tricoteurs, cette volonté de voir au bout d’une pique la tête d’un artiste, sont l’immoralité même.

De deux choses l’une, messieurs les justiciers. Ou bien Polanski était ce monstre – et il ne fallait pas lui donner d’oscar ni de césar ; il fallait boycotter ses films ; il fallait le dénoncer aux autorités chaque fois qu’il venait, en famille, passer des vacances dans sa maison de Suisse. Ou bien vous n’avez rien trouvé à redire, jamais, à ses apparitions annoncées sur tous les tapis rouges de tous les festivals du monde ; vous sentez bien, comme moi, la formidable hypocrisie de ce procureur, affamé de reconnaissance et de gloire, qui se réveille un beau matin pour le livrer, tel un trophée, à la vindicte d’électeurs chauffés à blanc – et il faut, comme sa victime, prier pour qu’on le laisse, enfin, en paix.
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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Ven 9 Oct - 1:39

L'hospitalité suisse n'est plus ce qu'elle était

et la nostalgie , non plus d'aillers !


Une helvète brandit une pancarte où il est inscrit «Bandits unis de Suisse» lors
d'une manifestation devant le siège de la banque UBS à Zurich, le 15 novembre 2008. Crédits photo : AFP

Les Helvètes sont inquiets : il n'est plus une semaine, ou presque, sans que leur pays défraye la chronique. Secret bancaire, affaire Kadhafi, arrestation de Roman Polanski… Leur indépendance serait-elle de papier froissé ?

La Confédération, neutralité oblige, n'a jamais appartenu à aucune alliance. Mais, jusqu'à présent, elle pouvait compter sur quelques amis. En 1516, par exemple, après avoir été battus par François Ier et les Vénitiens à Marignan, les Suisses avaient signé avec la France la «Paix perpétuelle».

Aujourd'hui, le ministre français du Budget, Éric Woerth, a le verbe belliqueux contre les banquiers de Genève et Zurich, qui ont financé aussi bien les Médicis que Louis XVI. Les «amis de la Suisse» n'osent plus s'exprimer : Américains, Français, Allemands, Italiens et jusqu'au dictateur de carnaval de la Tripolitaine, le Libyen Kadhafi, s'acharnent sur elle. «Notre utilité est tombée en panne», constate la journaliste Joëlle Kuntz (1).

Même le quotidien anglais Financial Times, que l'on ne saurait soupçonner d'être opposé aux puissances d'argent qui régissent notre planète, a établi, dans l'une de ses récentes éditions (2), le lien entre les graves soucis de l'Union des banques suisses (UBS) aux États-Unis et l'empressement inhabituel de Berne à exécuter la demande d'arrestation formulée par la justice américaine à l'encontre de Roman Polanski.

Si, comme on dit dans le Valais, «la Suisse a fait tout juste» sur le plan juridique en emprisonnant Polanski - en 1999, elle avait extradé vers la France Maurice Papon, sans que cela crée de scandale -, l'hospitalité suisse n'est plus ce qu'elle était.

Dès que le fisc des États-Unis le leur a intimé, les dirigeants de l'UBS ont lâché les noms de plusieurs milliers de leurs clients américains.
Et Polanski, qui possède un chalet à Gstaad, où il passe ses vacances en famille depuis cinq ans, était l'invité d'honneur du festival de cinéma de Zurich, financé par la Confédération, lorsqu'il a été saisi par les policiers !


À l'heure où la conseillère fédérale en charge de la Justice, une femme des Grisons, faisait embastiller le cinéaste dans un cachot secret, son homologue de la Culture rédigeait son discours célébrant le même homme.!!!!!

«Hôte félon»

La Suisse, «hôte félon», écrivent les gazettes du Léman. Le ridicule tue plus sûrement encore que la bêtise, et, derrière les molasses grises du palais fédéral à Berne, on mesure que cette affaire ne fait qu'isoler davantage la Confédération.
À l'Hôtel Savoy, les élus du Conseil des États (la Chambre haute) partagent leur jus d'orange matinal avec ceux du Conseil national (la Chambre basse) pour tenter de «faire avancer le char» suisse.
Cet art de la gestion laborieuse des désaccords entre quatre partis élus à la proportionnelle ne favorise pas les grands desseins. D'ailleurs, dans les piles de journaux helvètes qui leur sont offerts, les élus ne lisent que les pages consacrées à leur patrie.
À l'inverse d'une communauté d'affaires formidablement internationalisée, la classe politique sent l'étable. «Le président de la Confédération, qui est allé se ridiculiser à Tripoli chez Kadhafi pour tenter de faire libérer deux de nos concitoyens, ressemble plus à Louis de Funès qu'à Batman», confie Luc Recordon, un sénateur suisse.

Ajoutant : «Nos institutions datent de 1848, elles sont dépassées, pas adaptées au monde moderne, comme notre personnel politique, qui ne voit jamais venir les dangers.»

Faute, donc, de politiques charismatiques (le système ne les tolère pas), les Suisses se font piétiner sur la scène internationale. Ils donnent d'ailleurs l'impression d'avoir tout fait pour que l'avalanche actuelle de scandales leur tombe sur la tête.

Ceux qui s'expriment au nom de la Confédération possèdent un sens aigu des gaffes magistrales. Ainsi, en 1995, lorsque des Juifs américains avaient accusé les banquiers suisses de ne pas vouloir rendre les fonds placés par des Juifs dans les coffres helvètes avant guerre, un M. Studer, président de l'UBS, avait eu la stupidité de dire que ces fonds représentaient «des cacahuètes». La facture, pour la Suisse, avait été colossale.

Mais ce n'était qu'un amuse-gueule. L'UBS, en rachetant la principale banque américaine de gestion de fortune (Paine Webber), était devenue leader dans ce secteur aux États-Unis.

Bien sûr, ses dirigeants avaient alors dû s'engager à se soumettre aux lois américaines (pas de secret bancaire) et, bien entendu, à ne pas pousser des Américains fortunés à fuir leur fisc.

Ce que les Suisses d'UBS ont scandaleusement encouragé. La férocité de l'administration fiscale américaine est sans limites : l'UBS a déjà dû trahir 4 500 de ses clients, s'acquitter d'une amende de 985 millions de dollars, et son avenir outre-Atlantique est «dans le lac».

«C'est toute la place suisse qui a été fragilisée par cette escroquerie de l'UBS», explique David Laufer (3), l'un des meilleurs spécialistes de la banque suisse.

Peut-on encore se sentir en sécurité en Suisse ? Dans les salles de marchés de Zurich ou de Genève, on commence à paniquer, tant la question se pose crûment.
«C'est la fin d'une époque, dit Tristan Frachon, un financier, car, dans les banques, les directeurs de desk expliquent à leurs gestionnaires qu'ils sont responsables pénalement de leurs clients. Bref, renvoyer des clients, ce n'est pas évident. Et aider techniquement des clients sérieux devient difficile !».

Face à l'OCDE, la Suisse n'a guère eu d'autre choix, pour être retirée de la «liste grise» des paradis fiscaux, que d'accepter un certain nombre de règles qui, naturellement, doivent être communes à tous.

En renonçant, sans résister, à la distinction entre fraude fiscale et évasion fiscale, le gouvernement de Berne a de facto enterré le secret bancaire pour ceux qui ne résident pas en Suisse.

«La fiction d'une souveraineté intouchable a tenu tant que le monde le voulait bien, explique Joëlle Kuntz. Elle a volé en éclats quand la crise économique a incité les chefs des grands États occidentaux à récupérer l'argent des paradis fiscaux, et donc à mettre en péril la légitimité du secret bancaire helvétique et de ses pratiques.»


Une question de défense de l'individu

L'Helvétie ressemble ces jours-ci à un lapin pris en chasse par une bande de faucons. lol!

À l'heure du tsunami de la crise financière mondiale, des bilans opaques des banques américaines, des coûts exorbitants des guerres en Irak et en Afghanistan, des déficits abyssaux des budgets des grands pays européens, le coffre-fort helvète est bien tentant.

Grâce au talent de gestionnaire de ses banquiers, la Suisse a réussi à accaparer 27,27 % de la richesse off-shore mondiale. Les attaques contre la Suisse sont donc plus liées à la compétition économique mondiale qu'à la défense des grands principes.

Depuis 2002, Berne a mis en place les règles les plus drastiques du monde contre le blanchiment d'argent sale. Des procédures qui sont à l'avant-garde de celles de tous les pays occidentaux.

En dehors des mafieux, qu'elle excluait de ses banques, la Suisse appliquait jusqu'à présent le secret ban caire non seulement à ses ressortissants et à ses résidents, mais aussi aux milliers d'étrangers qui refusaient de solder par des impôts jugés excessifs la gestion publique déficiente des finances publiques de leurs propres pays.

Les Suisses garantissent le secret bancaire parce qu'ils considèrent que, dans le domaine de la fiscalité («Plumer l'oie en obtenant le maximum de plumes et le minimum de cris», disait Colbert), l'État étant juge et partie, il ne peut pas être neutre.

Nos voisins estiment que le secret bancaire n'est pas une question de profit, mais une question de défense de l'individu. Ce secret bancaire n'est pas près de disparaître pour les Suisses ou les résidents en Suisse, car, ce pays étant une démocratie directe, il faudrait qu'une majorité se déclare pour cette révolution, ce qui est impossible, là-haut, dans les montagnes.

La Suisse, gérée au sou près - c'était encore un pays pauvre avant la dernière guerre - a l'une des pressions fiscales les moins fortes du monde.
En attendant que la reprise de l'économie mondiale vienne renflouer les caisses de la France ou de l'Allemagne, la Suisse a de quoi s'inquiéter de l'attrait de ses voisins pour ses appas.

«Point d'argent, point de Suisse», fait dire Racine à Petit Jean, dans Les Plaideurs, et nos ministres des Finances connaissent leurs classiques. «Les requins tournent autour de notre joli lagon !», constate David Laufer.

(1) Le Temps, 31 juillet 2009.

(2) Financial Times, 30 septembre 2009.

(3) David Laufer est l'auteur de «Qui veut détruire la banque suisse ?» (Xenia, 2008).


http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/06/01003-20091006ARTFIG00017-l-hospitalite-suisse-n-est-plus-ce-qu-elle-etait-.php


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Bridget

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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Ven 9 Oct - 2:06

La liberté provisoire refusée à Roman Polanski




Le ministère helvétique de la Justice estime que le réalisateur pourrait en profiter pour quitter la Suisse.

Le ministère suisse de la Justice a annoncé mardi qu'il était opposé à une libération provisoire de Roman Polanski et a recommandé au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud), chargé de statuer, de rejeter le recours du cinéaste détenu en Suisse depuis dix jours.

"Nous avons demandé hier (lundi) au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone de rejeter le recours de M. Polanski", a expliqué à l'AFP un porte-parole du ministère, Folco Galli.

"L'argument principal est que nous sommes persuadés qu'il existe un grand danger de fuite" en dehors du territoire suisse, a ajouté M. Galli, insistant sur le fait que, "même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération".



Les avocats de Roman Polanski, 76 ans, arrêté le 26 septembre à son arrivée en Suisse sur mandat d'arrêt américain, ont déposé le 29 septembre un premier recours auprès du Tribunal de Bellinzone sur le "mandat d'arrêt en vue d'extradition", assorti d'une demande de mise en liberté provisoire.

Le même jour, ils ont déposé un deuxième recours auprès du ministère de la Justice, lui demandant de "reconsidérer l'arrestation" elle-même, a précisé M. Galli.

Etant donné que les deux recours sont motivés par les mêmes arguments, le ministère suisse a estimé "inutile" de statuer sur la demande déposée auprès de ses services, a-t-il souligné.


Le Tribunal tessinois est donc désormais la seule instance à devoir se prononcer sur le recours de M. Polanski, recherché par la justice américaine à la suite d'une procédure ouverte en 1977 pour des "relations sexuelles illégales" avec une mineure âgée de 13 ans.

Récemment interrogée par l'AFP, la secrétaire générale du Tribunal de Bellinzone, Mascia Gregori Al-Barafi, est restée vague quant au délai qui s'écoulera avant que les juges ne rendent leur décision.


"Cela peut aller très vite, voire 10 jours. Mais cela dépend des cas", a-t-elle expliqué.

Une fois la décision connue, M. Polanski pourra faire appel.

Réagissant à la recommandation du ministère suisse, les avocats français de Roman Polanski ont rejeté l'argument selon lequel le cinéaste récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur (2003) et la Palme d'Or à Cannes (2002) pour "Le Pianiste", ne resterait pas en Suisse si la liberté provisoire lui était accordée dans l'attente d'une décision sur son extradition aux Etats-Unis.


"M. Polanski s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement", ont répété maîtres Hervé Temime et Georges Kiejman, dans un communiqué.

Ils ont précisé que l'avocat suisse de Roman Polanski ferait "connaître ses observations pour permettre au Tribunal de Bellinzone de prendre sa décision en toute connaissance de cause".

Bien que le réalisateur possède un chalet en Suisse à Gstaad (centre) où il pourrait demeurer au cours de la procédure, Berne a d'ores et déjà prévenu la semaine dernière qu'une liberté provisoire était "exceptionnelle" dans la Confédération.



A priori, il est peu probable que Roman Polanski attende la fin de sa procédure d'extradition vers les Etats-Unis dans son chalet suisse de Gstaad. L'Office fédéral de la justice (OFJ) suisse, l'équivalent de notre ministère de la justice, a annoncé mardi qu'il s'opposait à la remise en liberté provisoire du cinéaste, détenu en Suisse depuis le 26 septembre.
L'OFJ rejette la requête de l'artiste demandant la « reconsidération de son arrestation. Il estime qu'il présente « un grand danger de fuite». «Même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération», défend un porte-parole de la chancellerie.
Le passé du cinéaste plaide contre lui. Polanski est depuis 1978 un fugitif aux yeux de la justice américaine. Poursuivi pour avoir eu en 1977 des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans, le réalisateur du « Pianiste » avait quitté les Etats-Unis pour l'Europe et s'était gardé d'y revenir.



Les avocats français de Roman Polanski ont balayé les soupçons de fuite planant sur le cinéaste, exprimée par la justice helvétique. «Notre client s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement», ont de nouveau assuré maîtres Hervé Temime et Georges Kiejman.

Et «surtout, nous souhaitons que les juges suisses sachent s'extraire du lynchage médiatique qui n'est pas compatible avec la sérénité dans laquelle la justice doit être rendue».



La liberté provisoire «exceptionnelle» en Suisse



Roman Polanski a cependant déposé un autre recours sur le «mandat d'arrêt en vue d'extradition», assorti d'une demande de mise en liberté provisoire, devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en charge du dossier.

La chancellerie a donc également recommandé au Tribunal de Bellinzone de rejeter cette demande. Le Tribunal tessinois devrait rapidement, d'ici une dizaine de jours, se prononcer sur le sujet. Une fois la décision connue et si elle est négative, le réalisateur pourra faire appel.
Ses avocats contestent notamment une lacune dans la rédaction de l'ordre d'arrestation qui, contrairement à ce qu'impose le traité d'extradition entre la Suisse et les États-Unis, ne mentionne pas la peine encourue par le cinéaste.

Cependant Berne a d'ores et déjà prévenu la semaine dernière qu'une liberté provisoire était «exceptionnelle» dans la Confédération.
La détention de Roman Polanski - qui a été transféré dans un «local pénitentiaire» de la province de Winterthur (nord de Zurich) pourrait durer au moins six mois.

00547-polanski-le-ministere-suisse-de-la-justice-contre-une-liberation-provisoire-la-liberte-provisoire-refusee-a-roman-polanski-.php
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MessageSujet: Re: ROMAN POLANSKI ARRETE EN SUISSE   Mar 13 Oct - 1:22


L'avocat de Polanski inquiet pour la santé de son client



L'avocat de Polanski inquiet pour la santé de son client
L'avocat du cinéaste a répété qu'il ne fuirait pas le pays en cas de remise en liberté. "Dans l'attente des suites de la procédure judiciaire, il s'est engagé à rester en Suisse" a-t-il ajouté, précisant que M.Polanski "ne réclamait aucune immunité artistique". Les autorités suisses se sont opposées le 6 octobre à une mise en liberté, renvoyant la décision finale au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone.

"Le cinéaste est très touché de tous les soutiens qu'ils reçoit, il sait aussi que certains soutiens sont contre-productifs" a poursuivi l'avocat sans vouloir préciser quels soutiens étaient visé par cette déclaration.

Roman Polanski, primé notamment aux Oscars et au Festival de Cannes était recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des "relations sexuelles illégales" avec une adolescente alors âgée de 13 ans. Son arrestation, survenue plus de trente ans après les faits incriminées, a soulevé une vive polémique dans le monde sur la responsabilité morale et pénale des personnes célèbres.




Un extrait du Film : Polanski Wanted & Desired : Sharon Stone