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 LAMBCHOP

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Nine
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MessageSujet: LAMBCHOP   Ven 25 Sep - 1:42

LAMBCHOP
Country alternative



Formé en 1993 à Nashville, Lambchop
est devenu l’un des plus grands groupes contemporains de country
à partir des années 90.


Se distinguant par un mélange inclassable de country, soul et jazz et une interprétation surréaliste et spirituelle du chanteur Kurt Wagner,
le groupe est passé de trio à une formation comptant plus d’une douzaine de musiciens.

Leur premier album, “I Hope You're Sitting Down”, est sorti en 1994.
Le populaire “How I Quit Smoking” date de 1996.
Deux albums sont sortis simultanément en 2002, “Aw C’Mon” et “No, You C'Mon”, précédés de la compilation “Tools in the Dryer”.

Kurt Wagner a un truc. Une voix qui a vécu, patinée.
Elle chevrote un peu mais avec l'air d'avoir tout son temps pour ra-conter ses histoires.
Caustique ou romantique, elle prend des pincettes.



Si on ne saisit pas toujours ce qu'elle chante, on n'aurait pas idée de lui faire répéter.
Elle va son train, mesuré, lent. Parfois le tempo change en cours de morceau, comme ici dans Popeye (qui dure plus de six minutes).
Elle voyage en solitaire, posée sur un son qui peut avoir le confort d'un fauteuil en cuir et balancer doucement, mais dont les ressorts sont assez subtils pour supporter les écoutes répétées.

Sur Is a woman, le meilleur Lambchop à ce jour, un piano dominait.

Beaucoup de guitares cette fois, des cordes un peu, ou des choeurs murmurés, voix de femme en contrechant au monologue, sur le modèle déposé par Leonard Cohen. Entre le style taciturne du Cohen tardif ou de certains morceaux de Johnny Cash, et une légèreté plus papillonnante à la Donovan,
Kurt Wagner a trouvé sa voix.



Le « truc », il l'avait égaré ces dernières années, noyé dans des idées trop larges. Les fans le retrouveront comme à ses plus belles heures, malgré les baisses de tension, et dans une forme limpide (Slipped, dissolved and loosed, un sommet ouaté), ornée d'arpèges à la Byrds (National Talk like a pi­rate day, Sharing a Gibson with Martin Luther King Jr.).

Cette cure de simplicité n'enlève rien au raffinement de l'ensemble.
Lambchop vient de Nashville. Ça ne saute pas aux oreilles.
Mais Nashville a changé depuis le temps où la country régnait sans partage.

François Gorin
MYSPACE A ECOUTER
http://www.myspace.com/lambchopisaband


Dernière édition par Nine le Ven 25 Sep - 3:43, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: LAMBCHOP   Ven 25 Sep - 1:52

KURT WAGNER



Calexico + Kurt Wagner (Lambchop) - Social Club (Paris)

Tout d’abord, saluons l’initiative du journal Libération qui nous a offert cette soirée sous le signe de cette Amérique qui nous fait rêver et vibrer, celle de Calexico et de Lambchop.

Cette soirée spéciale sur simple présentation d’un encart, à l’occasion de la sortie du dernier album de la bande de Tucson à savoir Carried to Dust,
promettait d’être belle et chaude, et elle le fut.

En ouverture de cette soirée, Kurt Wagner est arrivé par derrière en se faufilant au milieu des spectateurs massés dans la salle évidemment comble du Social Club.

De sa voix si particulière, il s’est mis à psalmodier un chant tel un prêcheur ou un bluesman américain en traversant la foule. Ce fut bien entendu une entrée remarquée qui donnait le ton de la soirée, celui de la bonne humeur et de la proximité.
Auparavant, il s’était déjà distingué par sa courtoisie et son humilité en saluant les quelques personnes qu’il croisait avec un réel plaisir. Une fois monté sur scène, il s’installait sur une chaise avec une simple guitare pour mener à bien sa prestation solitaire. Toujours affublé de sa casquette, il se montrait à la fois détendu et concentré, même si on le sent, cet artiste est assez réservé de nature.

Dés lors et durant ce concert, une curieuse et étrange impression planait au dessus. Les chansons interprétées ce soir se révélaient dans leur plus simple dénuement et sans aucune fioriture. Il n’y avait pas l’orchestration habituelle et enchanteresse de Lambchop, cette formation de Nashville dont il est le leader.

D’ailleurs, celle-ci n’a jamais fait beaucoup de bruit mais propose des ballades d’un charme élégant et suranné depuis une quinzaine d’années, en s’inspirant de toutes les musiques traditionnelles de la country au folk en passant par le blues.

Les chansons alanguies et vaporeuses de Lambchop défilaient ainsi au ralenti et se déployaient au rythme d’arpèges inspirés et travaillés. Ce moment rare et intense inspirait le respect et le silence de la part d’un public captivé et attentif. Mais la plupart des titres joués ce soir étaient encore inconnus, ils donnaient bien cette impression de toute beauté et délicatesse mais se révélaient difficiles à apprivoiser. Finalement, il faudra donc attendre la sortie du prochain album Oh Ohio prévu pour cet automne, pour apprécier de nouveau ces morceaux sous leur véritable forme.

Après avoir apprécié cette prestation, les membres de Calexico pouvaient prendre la relève. Joey Burns était au chant et à la guitare tandis que John Convertino officiait à la batterie. Le groupe se présentait donc sous sa plus simple forme à savoir le duo à l’origine de cette formation après quelques temps passés au sein de Giant Sand.

De manière surprenante, c’était sous le signe de l’électricité que les deux compères présentaient leurs nouvelles compositions. Les ambiances mariachi étaient quelques peu éclipsées pour laisser la place à des chansons à la fois rugueuses et encrassées mais toujours empreintes d’une mélancolie agréable et ensoleillée.

Le public ne s’y trompait pas et appréciait rapidement ces ballades entraînantes et caressantes qui naviguent entre blues et folk-rock. A travers ces nouvelles compositions électriques, la magie était comme espéré bien présente, même si nombreux étaient les doutes concernant ce nouvel album. Ils ont été en grande partie levés avec notamment un Two Silver Trees bien plus passionnant en concert. Cette bonne impression était sans doute due à un Joey Burns qui s’est montré heureux d’être sur scène et vraiment proche du public, mettant une bonne ambiance avec un remarquable sens de l’humour.
Sur le deuxième morceau, il s’est ainsi mis à chanter des paroles en français à la Katerine qu’il disait adorer ne cessant de faire son apologie.

Il s’est amusé notamment avec le « Je coupe le son » afin de provoquer son assistance. Il en a profité pour raconter aussi qu’il appréciait beaucoup la scène nantaise citant pêle-mêle Dominique A, Françoiz Breut (avec qui il avait fait un duo, il y a quelques années) et les French Cowboys, un bien bel hommage à tout ce joli monde.
Il n’en fallait pas plus pour convaincre le public qui a eu rapidement le sourire aux lèvres et l’a gardé jusqu’à la fin de leur prestation.

Pour terminer en beauté, Kurt Wagner quelque peu impressionné a rejoint le duo pour un rappel avec une dernière chanson, lui au chant et ses deux amis de longue date à l’accompagnement.

Il n’y a rien à dire de plus, ce genre de soirée, on en redemande encore.

( darko )Le mag Indie rock


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MessageSujet: Re: LAMBCHOP   Ven 25 Sep - 2:18



Lambchop, toujours plus beau

A chacun ses addictions.

Lorsqu'un nouveau Lambchop arrive, on s'y plonge corps et âme.
Pour à n'en revenir qu'à moitié, couvert d'une mélancolie ramassée entre la rangée infinie de poteaux télégraphiques mal aguillés, un vieux caban moisi et l'une ou l'autre bouteille jamais finie,
que l'on garde comme une relique d'un amour passé.

Tout cela et bien plus encore - ou ce que bon vous semblera - tient dans la voix susurrée de Kurt Wagner, l'homme de Lambchop, son esprit et son plumitif.

Auteur adulé comme de juste pour sa country à large spectre, ou americana délicatement et généreusement orchestrée, ou "laid back" mélancolique plus que de raison, ou allez savoir quoi d'autre (qu'importe, au fond, tant qu'on peut l'écouter), le Sieur Wagner entame son Oh (Ohio) (CD CitySlang/TBA) sur un rythme à peine esquissé d'inspiration cubaine.

Un vent du Sud, qui remonte dans le froid.

L'ordinaire (mais quel ordinaire!) de Lambchop fait le reste:
toujours le même topo.
D'autres le feraient, qu'ils passeraient pour des geignards. Kurt Wagner, si il a la tristesse collée aux cordes vocales, en fait des coquillettes qu'il aligne patiemment autour de son amante couchée et nue. Bon, assez dit de conneries. On le remet, on écoute.
C'est tout.
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