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 JEAN LOUIS MURAT

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Nine
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MessageSujet: JEAN LOUIS MURAT   Ven 18 Sep - 1:19

Le Cours Ordinaire des Choses



Le nouvel album de Jean-Louis Murat baptisé "Le Cours ordinaire des choses" a été enregistré à Nashville cet hiver, et sortira le 21 septembre prochain chez V2/Universal.

Jean-Louis Murat expatrié à Nashville avec des musiciens d'exception, pour nous livrer un album très musical et varié où la poésie se mêle à de grandes chansons. Un disque, malgré son titre, peu ordinaire et résolument à part dans l'œuvre du barde prolixe.

Un an et demi après le précédent album, voici le moment idéal pour que Murat reprenne sa place de grand de la chanson française.
Le premier single Comme un incendie annonce la couleur.

Un brûlot aux envolées guitaristiques incandescentes, dont le refrain donne son titre à l'album, Le cours ordinaire des choses.



L'édition limitée comprend un documentaire-fiction de 45 min sur la genèse de l'album réalisé par Laetitia Masson avec JLM à Nashville et Elsa Zylberstein.

MYSPACE:
http://www.myspace.com/jlmurat

Ont participé à l'enregistrement en février 2009 :

Ilya Toshinskiy (mandoline, guitare acoustique, banjo), Dan Dugmore (pedal steel, guitare électrique, steel guitar), John N. Hobbs (piano, B3, wurlitzer, rhodes), Cherie Oakley (chœurs), Shannon Forrest (batterie, percussions), Eddie Bayers (batterie, percussions), Mike Brignardello (basse), Michael Rhodes (basse), Carl Marsh (arrangements cordes), Larry Franklin (violon)...

Ces musiciens exceptionnels ont travaillé notamment avec Linda Ronstadt, Linda Taylor, Crosby Stills Nash and Young, Alison Krauss, Taylor Swift, Jerry Garcia, Willie Nelson, John Fogerty, Roy Orbison, Randy Travis, Dolly Parton, Lynyrd Skynyrd, Al Green, R.E.M, ou bien encore Dusty Springfield.




Les prochains concerts de Jean Louis Murat

• 10/04 : Jean Louis Murat à Montpellier (Centre Rabelais) › 26.80 €
• 14/05 : Jean Louis Murat à Besancon (Theatre Musical) › 20.70 €
• 14/05 : Jean Louis Murat à Besancon (Theatre Musical) › 19.70 €
• 23/05 : Jean Louis Murat à St Jean De Vedas (Chai Du Terral) › 26.80 €
• 25/07 : Jean Louis Murat à Hauterives (Palais Ideal Du Facteur Cheval) › 27.00 €



Dernière édition par Nine le Ven 18 Sep - 15:10, édité 3 fois
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Nine
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MessageSujet: Re: JEAN LOUIS MURAT   Ven 18 Sep - 1:32

Falling in love again


« Comment ça commence, une chanson ? »

Pour tenter de percer ce mystère, la cinéaste Laetitia Masson s’est envolée à Nashville, Tennessee, sur les pas de Jean-Louis Murat.

C’est en effet dans la capitale de la country music, vieux rêve enfin réalisé, que ce dernier a enregistré son nouvel album, « Le Cours ordinaire des choses ».

Prétexte à cette ballade filmée, à la fois documentaire musical onirique et essai sur la solitude banale dans un monde qu’on dit moderne.

Une fable à deux personnages :
le Chanteur, présence à la fois mystérieuse et charnelle, et Solange, une jeune parisienne désabusée en quête de sens, interprétée par Elsa Zylberstein.

D’emblée, le décor est planté :

le studio Ocean Way, sorte de cathédrale boisée, hérissée d’une forêt de micros goupillons, de consoles autels et de cabines confessionnaux. Un lieu mystique et mythique, parmi la centaine de studios que compte une ville pas plus grande que le Clermont-Ferrand natal du chanteur.

Le Chanteur, L’Homme de Dos. Qu’on aperçoit déambulant dans la cité, entre supermarchés aseptisés et prédicateurs télévisés, ou se recueillant à travers des reflets vitrés, casqué comme un chevalier errant, caressant une guitare acoustique sous le regard attentif de Christophe Dupouy, son fidèle ingénieur du son.

Au fil de ce road movie immobile, plutôt film de rôdeur émouvant, s’ébauchent les chansons du nouvel album, comme un puzzle qui prendrait forme, une toile aux couleurs esquissées jusqu’à devenir tableau de maître.

Une genèse commentée par la voix off de Laetitia Masson, qui filme, comme elle dit,
« les indiens au travail » : une tribu de musiciens locaux, artisans à la simplicité virtuose, ajoutant ici une griffe de steel guitar, là des gouttelettes de piano, ailleurs des bruissements de maracas.
D’Orcival à Nashville, l’oeuvre prend corps. Et âme.

Comment ça commence une chanson ?

Sans doute ainsi : rien que le cours ordinaire des choses.

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MessageSujet: Re: JEAN LOUIS MURAT   Ven 18 Sep - 1:45

La biographie



Jean-Louis Bergheaud dit Murat est né en 1952 en Auvergne
(la date exacte et le lieu varient au gré des interviews).

D'une enfance passée dans une ferme isolée de la région de Clermont-Ferrand, il conserve une fascination pour le monde paysan qui transparaîtra plus tard tout au long des ses disques.
Après avoir exercé plusieurs petits boulots à Avoriaz puis sur la côte d'Azur, il regagne sa région natale en 1977, décidé à se consacrer entièrement à la musique.

Avec des amis, il forme le groupe Clara au sein duquel il chante et joue du saxophone.
En dépit du soutien de William Sheller, intrigué par ses premières compositions, la formation ne laisse pas un souvenir impérissable.

Il faut attendre 1981 pour que Murat publie un premier 45T qui est boudé par les médias en raison de la noirceur du texte. Dans la foulée, deux albums (Murat et Passions privées) sortent dans le commerce. Mais les ventes ne dépassent pas le cap des 2 000 exemplaires.

La maison de disque (EMI) mécontente, le contrat de Murat est rompu en 1984.

A l'issue de 3 années de doutes et d'errances, Virgin lui offre un nouveau départ.

Un 45T voit le jour en 1987: Si je devais manquer de toi lui permet d'obtenir la reconnaissance du public et de la critique.

Cheyenne Autumn, un album bourré de tubes (L'Ange Déchu, Te garder près de moi …) s'écoule à plus de 100 000 exemplaires. La carrière de Jean-Louis Murat est remise sur les rails.

Avec l'album suivant, Le manteau de pluie (1991), le style Murat s'affine : guitares minimalistes sur nappes de synthé, le tout relevé par la frappe métronomique du batteur Neil Conti (Prefab Sprout).



TRACK LIST

1 / Qu’est-ce que ça veut dire
2 / Sans pitié pour le cheval
3 / Rémi est mort ainsi
4 / Alexandrie
5 / Haut Arverne
6 / Je voudrais me perdre de vue
7 / Vendre les prés
8 / Le champion espagnol
9 / Les rouges souliers
10 / La lettre de la pampa
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MessageSujet: Re: JEAN LOUIS MURAT   Sam 10 Déc - 14:42

.


Jean-Louis Murat : "Ça me plaît assez qu'on ne m'aime pas"




Alors que sort son nouvel album "Grand Lièvre", le plus individualiste des chanteurs s'est confié au Point.fr. Interview au lance-flammes.






Jean-Louis Murat sur le plateau de Frédéric Taddéi en septembre dernier.
© Lejeune / PhotoPQR/Le Parisien




Propos recueillis par Michel Revol




Jean-Louis Murat travaille comme les paysans dont il célèbre l'existence. D'abord il compose, retiré dans les monts d'Auvergne, puis il enregistre, puis il joue, puis il se terre à nouveau pour reprendre le cycle de sa vie d'artiste. C'est méticuleux, régulier, et toujours talentueux, comme il le prouve avec son dernier album, un petit bijou d'écriture et de mélodie baptisé Grand Lièvre . Jean-Louis Murat, un homme rare, mais disert.


Le Point.fr : Vous vous tenez en marge du système. Pourquoi refuser de participer aux opérations caritatives, comme Les Enfoirés ?


Jean-Louis Murat : Je trouve ce système dégoûtant. Les jolis coeurs, les plus-généreux-que-moi-tu-meurs, je n'y crois pas du tout. Tous ces artistes sont des monstres d'égoïsme. La vraie générosité, elle est silencieuse. Tu fais, mais tu fermes ta gueule. Ça ne doit pas devenir un élément de promotion.


Les artistes qui y participent n'ont aucune volonté d'aider une cause, selon vous ?


Non, ils font de la promo. N'importe quelle maison de disque te dira que la meilleure émission de variétés, c'est "Les Enfoirés", et qu'il serait bien d'y être. Tout est dit.


Même pas un soupçon d'altruisme ?...


Moi, toutes ces qualités-là, l'altruisme, le machin, je m'en bats les c... Ces hommes de gauche patentés, je connais leur mode de fonctionnement. Le plus grand des jolis coeurs, Renaud, je l'ai vu faire un truc qui te conduit normalement en prison. Il est devenu mon ennemi de base, même si on ne tire pas sur une ambulance.
J'ai vu aussi des hérauts de la gauche jouer au poker une petite nana perdue, une nana de 16 ou 17 ans. "Elle est pour toi ou elle est pour moi ?"
Je les ai vus faire ça, ces mecs qui hurlent à la mocheté du monde dès qu'un chien se fait écraser. Dans le business, c'est pire. C'est un milieu où il faut se taire. Ils ne peuvent pas me supporter, je le leur rends bien. Je n'ai pas d'amis là-dedans.


C'est pourquoi vous avez choisi de vivre et travailler en Auvergne ?


Oui. Je ne suis jamais arrivé à me faire à ce milieu. Au début, j'avais un appartement à Paris, parfois je me mélangeais un peu, mais c'était une catastrophe. Je me souviens d'une fois où j'ai mangé avec le patron d'une maison de disque et sa grande vedette. Je n'ai pas passé l'entrée. Je leur ai dit : "Je n'ai rien à voir avec vous, je vous emmerde, au revoir, je me casse."


Vous dénoncez aussi l'engagement politique des artistes.


C'est le triomphe de l'hypocrisie. Les chanteurs se mettent toujours du côté du manche. La vie d'artiste est beaucoup plus confortable si tu es vaguement contre. Ils essaient de se placer sous une sorte de lumière marxiste. Ils disent : Je suis un rebelle, je suis socialiste. Tous les cons font ça.


Tous ne sont pas de gauche !


Non. Tu peux aussi faire une carrière de lèche-cul à la Souchon. C'est le plus grand stratège de la chanson française. Il est passé de Pompidou à Sarkozy sans broncher. C'est un centriste, si on veut. Souchon, c'est le Lecanuet de la chanson, ou alors, pour être plus moderne, c'est le Bayrou de la chanson. Un exemple à suivre si on veut vendre des disques.


Vous ne vous reconnaissez dans aucun parti ?


Je n'ai jamais été de gauche une seule minute dans ma vie, mais je n'ai jamais été de droite non plus. L'engagement, c'est différent, c'est le pont plus loin. Si tu t'engages, tu dois faire abstraction du fait de savoir si tu es de droite ou de gauche.
Ou alors il faut faire de la politique comme Flaubert, c'est-à-dire déceler la connerie, sortir le détecteur. C'est un spectacle tellement ridicule qu'il faut jeter un regard neuf dessus. On aurait besoin de Blake Edwards pour mettre en scène la clownerie de l'accord passé ces derniers jours entre les Verts et le PS, par exemple !


L'artiste n'a rien à dire politiquement ?


Mais quelle est la valeur de l'artiste dans la société ? Qu'est-ce que c'est que ces petits chanteurs de variétés qui font des trucs à la con de trois minutes avant de disparaître, et qui d'un seul coup ont des consciences de Prix Nobel de la paix ? Ça n'est pas sérieux.


Vous faites malgré tout des choix politiques, comme tout le monde...


Idéologiquement, j'aime beaucoup Léon Bloy, Bernanos. Ils ont une façon de penser dans laquelle je me retrouve. Ce sont des pré-communistes, des pro-chrétiens. Si je doute de quelque chose, il suffit de quelques pages de Bernanos, ça me remet à cheval ! Mais ce n'est pas tellement de la politique, c'est plutôt une façon d'envisager la vie et l'individu.


Donc, vous ne vous engagerez pas pour une cause ?


Jamais. L'idéologie chez les artistes, c'est une funeste blague. Ce qu'ils portent vraiment, c'est dans leurs chansons et leur comportement.


Et vous, pourquoi faites-vous des chansons ?


Pour moi. Si elles rencontrent des gens, très bien. Mais je n'ai jamais pensé à quelqu'un d'autre que moi en écrivant une chanson. Même dans la chanson populaire, même Bruant, même Pierre Perret, ils pensent d'abord à leur gueule.


C'est de l'égocentrisme !


Non, c'est la nature des choses. Je ne pense pas qu'un artiste puisse amener quoi que ce soit. Je pense que les enjeux sont ailleurs. Ils sont à l'extrême intérieur, dans le saint des saints de chacun. La seule idée que j'aimerais faire passer, c'est que chacun a en soi une énergie quasi infinie.


C'est ce que vous démontrez sur scène, où vous semblez comme possédé ?


Sur scène, je vais dans une sorte de château-fort intérieur. S'il y a quelque chose qui peut être exemplaire chez l'artiste, c'est ce chemin sportif qui mène vers ce "Fort-Boyard" dans lequel je me mets sur scène. Ce chemin a du sens.
Un concert, c'est un meeting d'athlétisme. Je ne l'envisage que comme ça. Je fais un disque tous les ans parce que je défends une idée quasi héroïque de l'énergie. Je peux reg
arder quinze fois un sprint d'Usain Bolt, et ça me sert pour écrire mes chansons. Je suis dans quelque chose de primitif, d'où vient l'énergie, le feu sacré.


En revanche, vous ne parlez pas pendant un concert. Les spectateurs ont l'impression que vous les méprisez...


Je ne dis plus rien parce que tout le monde filme. Cinq minutes après, tu te retrouves sur Internet. Pourtant, j'ai eu des moments très spectaculaires. Le lundi qui suit la défaite de Jospin en avril 2002, par exemple, je suis en concert à la Cigale. J'attaque par une blague où je dis : 80 ans de communisme, 80 millions de morts, on est bien débarrassé !

Silence de cathédrale dans la salle. Le public ne supporte pas ce genre de truc ! En fait, j'aime beaucoup déclencher le rire jaune, j'aime bien aller à la limite. Il faut être créatif.


Qui sont vos héros personnels ?


Les sportifs, comme Usain Bolt ; peu d'artistes, ou alors des morts. J'aime Proust, par exemple. En musique, j'en ai très peu. J'aime bien les gagnants, mais aussi les losers. Je trouve qu'il y a une abnégation incroyable chez Van Morrison, chez Tony Joe White, chez JJ Cale. Ils ne sont jamais arrivés en haut mais ils s'en foutent, ils rament !


Ils ont cette fameuse énergie, ce feu sacré ?


Voilà ! J'aime aussi les gens qui, comme Bernanos, vont vers le surnaturel ou le mysticisme. Hector, Achille, Léon Bloy, Bahamontès et Usain Bolt, c'est un mélange de tout ça. Mais j'aime pas les lopettes, ce qui semble être la particularité du monde politique : fabricant de lopettes. Même Proust pouvait provoquer quelqu'un en duel et aller au coin du bois. Dans le monde politique d'aujourd'hui, pas un seul serait capable de le faire !


L'une de vos chansons, sur votre dernier album, proclame ceci : "Dans ce monde moderne je ne suis pas chez moi". Vous êtes misanthrope ?


Je dis ensuite : "Merci pour tant de peine, mais je ne t'aime pas." C'est ce que je pense vraiment. C'est même vicieux, puisque ça me plaît assez qu'on ne m'aime pas. Être une vedette dans ce monde pourri, je n'apprécierais pas tellement ! C'est plutôt un honneur d'être détesté. Mais je ne suis pas suicidaire. Je suis un mec simple. Je garde les valeurs paysannes : se lever tôt, travailler. Et ce que les autres en pensent, à vrai dire, on s'en fout.



(1) Grand Lièvre, Jean-Louis Murat, V2 Music/Polydor




http://www.lepoint.fr/musique/jean-louis-murat-ca-me-plait-assez-qu-on-ne-m-aime-pas-09-12-2011-1405699_38.php

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liliane
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MessageSujet: Re: JEAN LOUIS MURAT   Sam 17 Mar - 21:14

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MessageSujet: Re: JEAN LOUIS MURAT   

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