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 LA SORCELLERIE

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liliane
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MessageSujet: LA SORCELLERIE   Jeu 3 Sep - 18:41

LA SORCELLERIE AU MAROC


La sorcellerie est une pratique ancestrale, et le phénomène de sorcellerie a toujours été connu dans les endroits précaires, pauvres et populaires du Maroc. Là où l'on rencontre le plus d'analphabétisme et d'ignorance et dans les milieux où l'on parle souvent de cela et ou n'entretient cela dans la mémoire collective, mais le phénomène s'est répandu aussi mais à moindre mesures dans les classes sociales supérieures de la société marocaine.

Nous entendons souvent parler de la sorcellerie marocaine, même si cette dernière est officieusement pratiquée, elle est très active et nombreuses sont les personnes faisant appel à cette sorcellerie des plus impressionnantes, il faut bien le dire.

La sorcellerie marocaine est pratiquée par les Talebs. Cette sorcellerie serait assimilable aux pratiques sorcières de l'époque médiévale. Cependant, la puissance de cette sorcellerie est des plus réputée. La sorcellerie marocaine est pratiquée dans les campagnes mais aussi dans les grandes villes du Maroc.

Dans les souks marocains sont effectivement disponibles des plantes aux vertus magiques ou encore des préparations ne servant qu'aux manipulations des Talebs. Les Talebs sont ainsi fréquemment consultés pour leur savoir dans le domaine de la sorcellerie musulmane. Ces derniers requièrent souvent l'aide des démons et des djinns (forces invisibles) durant leur rituel pour les envoutements.

Les domaines les plus pratiqués par les Talebs sont les domaines de l'amour, du travail mais aussi de la fécondité. Des envoutements sont alors confectionnés pour venir en aide aux personnes le désirant. Les rituels des Talebs sont ainsi traditionnels, s'appuyant parfois sur des incantations religieuses. La puissance de la sorcellerie marocaine est reconnue dans tout le Maghreb et est très souvent crainte car, si les Talebs peuvent venir en aide et faire le bien, ces derniers sont aussi capables de pratiquer des envoutements visant à faire le plus grand mal.


La sorcellerie ou « shour », est bel et bien encore vécue au début du 21ème S. Une des régions les plus touchée est certainement celle du Souss et particulièrement parmi les populations berbères. Elle se pratique selon de très nombreux témoignages à des fins diaboliques et maléfiques. Athées ou sceptiques, ces hommes sont les victimes de choix des charmes et des malédictions qu'ils se voient forcés de combattre avec les mêmes armes.

En littérature dans "Amour sorcière" de Tahar Ben Jelloun, Hamza, homme divorcé dans la cinquantaine, accumule les aventures sans lendemain. Lorsqu'il rencontre Najat dans un train, qui lit un roman de l'insupportable écrivain à la mode Paolo Colla (homonyme approximatif et évident de Paulo Coelho), et qu'il en tombe éperdument amoureux, il finit par conclure à un envoûtement: "Sa volonté est devenue la mienne, je suis dépossédé de ma détermination, je tourne en rond et je n'arrive pas à la chasser de mon esprit. Quand elle est là, mon désir est violent, je ne redeviens moi-même qu'après avoir assouvi ce désir, c'est infernal! C'est ça l'amour!" Heureusement, la solidarité masculine vient à sa rescousse : aidé par un sorcier que lui présente un ami, Hamza parviendra à rompre le charme mis en branle par la mère de Najat, déterminée à tout pour que sa fille ne devienne pas une "heboura", une vieille fille. La magie des femmes se révélera la moins puissante...



Sacrifice d'animaux - dépouillement d'ossements humains dans les tombes

On associe souvent la sorcellerie aux forces du mal. Ces forces occultes dont les pouvoirs sont au-delà de toute conception, au delà de toutes limites. Les animaux sont sacrifiés, les morts y passent aussi, on découvre des chasseurs de tombes qui vont jusqu'à ouvrir et profaner des tombes en pleine nuit pour voler un organe ou plusieurs organes du cadavre, et enrichir un trafic au bénéfice plantureux. Le plus étrange, c'est que dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement dans à Rabat, ces pratiques, quoique feutrées, dissimulées, restent de mise. Dans la capitale, une ribambelle de gamins prend possession de la ruelle principale dès le crépuscule pour vendre des centaines de petites tortues. «Non, c'est pour les gens qui ont des jardins et qui aiment élever des tortues», répond un des gamins à la question de savoir qui «achète ces tortues». En fait, la sorcellerie du Maghreb central, utilisait souvent les tortues comme rituel pour des actes sataniques ou pour jeter le mauvais sort. A la Souika de Rabat, des échoppes obscures, dans lesquelles on entre le dos courbé, proposent plusieurs dizaines de variétés d'onguents, de matières premières, de végétaux pour les rites sataniques, ou pour la sorcellerie. Des jeunes filles, cultivées et urbanisées, n'hésitent pas à solliciter la «baraka» des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le «mauvais œil». A Rabat, un saint homme, Sidi El Yabouri, est devenu le souffre douleur des filles qui veulent se marier. Chaque mercredi, les jeunes filles, qui ont consulté auparavant un «voyant», y affluent pour contrecarrer le mauvais sort. (source). Un groupe sur Facebook est réservé aux antagonistes de la torture des animaux pour des raisons de sorcelleries dans ce pays.


Charlantantisme ?
Des charlatans vont même jusqu'à utiliser le Saint Coran. Un petit bout de papier bon marché, avec écrit dessus des mots d'une langue venue d'ailleurs peut envoûter, désenvoûter ou protéger une personne, et dire que des gens y croient aussi fort qu'à leur religion. Les adeptes de la sorcellerie, qui usent de tous les moyens pour tromper leurs clients, profitent généralement de leur ignorance ou de leurs croyances, bénéficiant d'une propagande gratuite au sein de la société notamment dans les fêtes de mariage. Parmi les types de sorcellerie, les répandus au Maroc, figure au premier rang le recours aux effets des plantes médicinales, des minéraux et des organes des animaux. L'un des phénomènes nouveaux dans ce pays est la diffusion d'article dans la presse qui traitent des sujets relatifs à la sorcellerie et la Rokia, la persistance de ces sujets sur la une de ces publications montre aisément que ce sujet attire les marocains, et que c'est un sujet qui fait vendre, donc, et probablement un atout de marketing.



Les victimes sont des proies faciles


Une personne angoissée, malade, à esprit critique très faible, voire même à des personnes stressée qui ont un sentiment de relâchement...Ces personnes peuvent devenir des proies faciles de manipulation d'esprit. Il y a des échelons précis dans les pratiques de l'envoûtement...Un esprit carthésien se fera plutôt avoir par l'utilisation de substances toxiques...d'autre plus faibles se feront avoir par l'exposition des confidences récupérées...Les techniques de manipulations sont d'entrée de jeu mises en pratique...Faux espoir, fausse philosophie, fausse pratique religieuse...

On parle de ces pratiques dans de nombreux forum de discussion, Facebook et internet.Des forums de discussion, sont consacrés à la sorcellerie marocaine.

Sorcellerie et échec de mon mariage que faire ?


On trouve ainsi parmi les discussions, des exemples de mères qui ensorcèlent leurs fils pour qu'ils ne se détournent pas d'elles en faveur de leurs épouses ou des femmes qui ensorcèlent leurs maris pour qu'ils ne les quittent pas. ou alors qui touchent des français ayant des liaisons avec des filles du pays.

Ces rites peuvent avoir des conséquences douloureuses et grave sur la détermination d'un homme...les substances utilisées créent de vrais malaises outre ceux qui sont souhaités...Comme par exemple des céphalées, des maux de tête qui ne peuvent pas être calmés même si l'on prend les plus fort antalgiques, des douleurs dorsales et d'articulation, l'insomnie, des dépressions nerveuses ou des maux de ventre dans le cas où le sort était mis dans la boisson ou la nourriture...Certains utilisent des potions, ce qui ne constitue pas de la sorcellerie en soit, mais qui peuvent constituer du poison. Un autre stratagème est le mensonge organisé, afin de créer, un climat d'accueil mental favorable sur base de manipulations mentales plus ou moins subtiles...Une fois entré dans une structure précise, il est difficile voire impossible de s'en sortir. Chaque entité ou groupe, chaque clan a des valeur d'appartenance sociale, de fraternité très forte, cela s'apparente plus à l'esprit de secte ou de religion.


Les bouts d'ongles, ou des morceaux de cheveux sont utilisés par les sorciers soussis, pour entretenir des rites de proximité avec la personne à atteindre...La plupart, il s'agit de médecine et provoquer mentalement des gens plus faibles par des manipulations mentales et boniments, comme cela se fait dans les sectes, dans le but de voler ou obtenir des avantages plantureux...Ces derniers ne connaissent rien en sorcellerie, D'autres utilisent la vraie sorcellerie ce sont les gens qui utilisent les démons et les génies "infidèles" pour réaliser leur but c'est une sorte de pacte avec le diable comme celui du mythe de Faust. Et semblent utiliser le spiritisme pour réaliser ce pacte.

Farid Alilat écrit que beaucoup d'Algériens sont de toute façon convaincus que la femme marocaine est une créature plutôt facile. Facile mais redoutable parce qu'elle maîtrise l'art de l'envoûtement et de la magie noire. Les Marocaines, des expertes en sorcellerie ? Lorsqu'on visite le Maroc, on est frappé par l'usage fréquent des talismans, des amulettes et autres mixtures, censées accroître le plaisir sexuel, ligoter la puissance d'un homme ou faire céder une femme qui se refuse à son mari.



Les rites d'initiation et du rapprochement du sorcier au Diable

Le sorcier peut se rapprocher du Diable de différentes manières, à savoir :

* le culte des étoiles
* la fabrication de talisman, gri-gri ou amulette portant des formules d'incroyance (koufr)
* chausser des feuillets du Coran et entrer aux toilettes avec
* écrire des versets du Coran avec un liquide impur comme par exemple le sperme ou le sang menstruel ou un mélange des deux.
* écrire des versets du Coran sur le talon,
* écrire la Fatiha à l'envers,
* faire la prière sans ablutions,
* faire le sacrifice d'une bête au Diable sans citer le nom ensuite en l'immolant et déposer la bête sacrifiée à l'endroit désigné par le Diable.
* Faire l'amour avec sa mère ou avec sa fille
* boire du sang humain ou manger la chair humaine

Le sorcier accomplit un rite à la demande du Diable, pour accomplir l'ensemble de ces rites, ce qui peut renforcer leur lien au fur et à mesure de l'accomplissement de ceux-ci.

La sorcellerie n'a d'effet que sur ceux qui ont peu de foi.

Preuves de l'existence des Djinns et des Diables : Il ne peut y avoir de sorcellerie sans l'existence de Diables et de Djinns. Ce sont eux qui ont appris aux hommes la sorcellerie et la magie.

En Algérie, le Dr Bekkat a expliqué que les organes d'enfants, tels que le foie et le cœur et autres organes, qui ont été volés dans certaines régions, sont utilisés pour la sorcellerie. Il était convaincu que la majorité des enfants ont été kidnappés pour des questions de règlements de comptes.


Conséquences

Impact sur la santé :

La sorcellerie peut provoquer des dérèglements très importants dans la santé. Nous avons cité la stérilité de la femme et l'impuissance de l'homme. Il y a aussi le cancer, l'hémophilie, le diabète, la mort des reins ou des ovaires, l'eau dans les poumons, la chute des cheveux, l'eczéma...

Toxi-infection alimentaire : maladie, souvent infectieuse contractée suite à l'ingestion de nourriture ou de boisson contaminées par des agents pathogènes qu'il s'agisse de bactéries, virus, parasites ou de prions. Pour les maladies d'origine alimentaires provoquées par l'ingestion de produits non-comestibles ou toxique (intoxications médicamenteuses, métaux lourds, empoisonnement, champignons vénéneux, des produits chimiques), on parle seulement d'intoxication alimentaire.

Les réponses de la médecine sont souvent :

* Il n'y a rien, tout est normal ; mais la personne souffre quand même.
* Il y a un problème mais on n'en a jamais vu de pareil.
* C'est dû au ' stress ' et on prescrit des antidépresseurs qui ne font que créer un second problème sans résoudre le premier.
* Vous avez telle maladie, mais on ne sait pas comment c'est venu.

Dans tous les cas il n'y a pas de traitement ou le traitement est inefficace.

Impact sur la santé mentale, la folie et la mort

La personne perd les pédales, doute de tout, parle toute seule, se prend pour quelqu'un d'autre, doute de tout le monde, voit des choses, établit des relations entre plein de choses, etc. Pour la mort : la personne devient suicidaire et se sent poussée à se jeter par la fenêtre, à s'ouvrir avec un couteau, à prendre des médicaments dangereux, à se jeter devant les voitures ou autre. Ou encore elle subit des accidents très graves dont elle échappe de justesse.

L'assujettissement

La personne obéit au doigt et à l'œil au sorcier ou à celui qui a commandé la sorcellerie, il est incapable de lui tenir tête ou d'exprimer son désaccord. En son absence, il se peut qu'il regrette sa soumission et décide de résister ou dans certains cas même en son absence il croit avoir bien fait et défend son sorcier quand on lui dit de s'en méfier. Ce type de sorcellerie est utilisé dans plusieurs cas : pour exploiter financièrement une personne, femme voulant dominer son mari ou vice versa, mère croyant diriger ses enfants dans le bonheur, un sorcier veut utiliser quelqu'un pour poser sa sorcellerie, combiné avec la sorcellerie de l'amour précitée...

L'apathie

La personne perd toute motivation et n'essaye plus de rien faire. Elle repousse sans cesse à plus tard, passe son temps à dormir, part pour des démarches mais laisse tomber...

Le faux amour

La personne, homme ou femme, n'est pas amoureuse de l'autre, mais elle est obsédée, pense toujours à elle, la voit partout, et peut croire qu'elle est véritablement amoureuse, alors que logiquement, il n'y a pas d'attirance ni de raison d'aller vers elle. On retrouve le plus souvent un intérêt de la deuxième personne à se marier avec la première, qu'il soit affectif ou matériel ou bien l'intérêt d'une tierce personne.

http://musique.arabe.over-blog.com/article-28339971.html


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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Jeu 3 Sep - 18:51





A Adjelmous, dans la région de Khenifra, dans les montagnes du Rif, plusieurs enfants ont été enlevés entre 1999 et 2003 par des adeptes de la magie noire. Leurs corps ont été retrouvés dans la forêt avoisinante, affreusement mutilés, par la gendarmerie. Un de ces enfants victime de pratiques sataniques qui a fait l'objet d'une émission sur les enfants disparus de la chaîne radiophonique marocaine, a été retrouvé en août 2003 dans la forêt de la localité d'Adjelmous pratiquement «scalpe», sans langue, sans yeux et sans la lèvre inférieur, le corps à moitié dévoré par les chiens. Le quotidien «Al Ittihad El Ichtiraki», qui a fait un long reportage sur les pratiques médiévales et terrifiantes de certains sorciers d'Adjelmous, rapporte que dans ce petit village du rif marocain, la fable du «trésor caché» serait derrière ces massacres d'enfants.

En fait, dans les régions rurales marocaines, où le taux d'analphabétisme avoisine les 80 %, exacerbé par un chômage endémique, le charlatanisme, mais également la sorcellerie, restent une pratique courante. Dans ces régions du rif souvent difficiles d'accès et pratiquement isolées par des montagnes fortement boisées, l'invocation des djinns et démons est toujours pratiquée par les talebs et sorciers pour exorciser le «mauvais œil», favoriser la fertilité des femmes, provoquer le mariage de vieilles filles, ou jeter le mauvais sort.



Le plus étrange, c'est que dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement dans la capitale, ces pratiques, quoique feutrées, dissimulées, restent de mise. A la Souika de Rabat, dans la vieille ville, une ribambelle de gamins prend possession de la ruelle principale dès le crépuscule pour vendre des centaines de petites tortues. «Non, c'est pour les gens qui ont des jardins et qui aiment élever des tortues», répond un des gamins à la question de savoir qui «achète ces tortues». En fait, la sorcellerie arabe, et plus particulièrement au Maghreb central, utilisait souvent les tortues comme rituel pour des actes sataniques ou pour jeter le mauvais sort. A la Souika de Rabat, des échoppes obscures, dans lesquelles on entre le dos courbé, proposent plusieurs dizaines de variétés d'onguents, de matières premières, de végétaux pour les rites sataniques, ou pour la sorcellerie.

«Djaoui, fsoukhs, chham, plomb», plantes, écorces d'arbres, et tant d'autres matières et onguents pour la pratique de la sorcellerie sont disponibles, avec en plus des variétés très rares, sinon disparues ailleurs au Maghreb. Au Maroc, la sorcellerie, qui n'est pas tellement un tabou, ni un phénomène marginal, rythme toujours le côté mystérieux d'une société qui veut s'affranchir d'une époque médiévale très présente dans les régions rurales, faiblement développées, encore assujetties au rôle mystique des charlatans et des talebs de douars.

Au point que des jeunes filles, cultivées et urbanisées, n'hésitent pas à solliciter la «baraka» des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le «mauvais œil».

A Rabat, un saint homme, Sidi El Yabouri, est devenu le souffre douleur des filles qui veulent se marier. Chaque mercredi, les jeunes filles, qui ont consulté auparavant un «voyant», y affluent pour contrecarrer le mauvais sort.



Le rituel est stupéfiant : après l'invocation adressée au saint homme pour conjurer le mauvais sort, allumer des bougies et tourner autour plusieurs fois avec des incantations, la jeune fille doit impérativement se purifier en prenant une douche avec l'eau du puits du mausolée, ensuite laisser ses sous vêtements sur une tombe pour que sa visite ait de l'effet. Sous le vernis de la modernité, la société marocaine reste encore prisonnière de pratiques médiévales, ailleurs presque disparues au Maghreb, de sorciers réputés qui vivent des contradictions sociales d'un pays qui n'arrive pas à se débarrasser de ses «djinns».

Source : Lanouvellerepublique.com


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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Jeu 3 Sep - 18:57

El Hadjar sous le choc
samedi 18 février 2006.

C’était un sachet noir contenant les restes d’un nouveau-né de sexe masculin en décomposition que les policiers de la sûreté de daïra d’El Hadjar (Annaba) avaient découvert en janvier dernier.

Ils avaient été alertés quelques minutes auparavant par les habitants des 502 Logements à El Hadjar. Décomposé, amputé des membres inférieurs et supérieurs et étripé, le corps du nouveau-né avait été déclaré mort par strangulation préalablement à son dépeçage. L’acte était d’une telle atrocité que seul un malade mental pouvait en être l’auteur et surtout pas la génitrice. C’est pourquoi l’enquête s’annonçait très difficile. Tout autant que celle lancée, il y a 2 années, dans cette même commune avec la découverte par les policiers d’un nouveau-né de sexe féminin avec des amputations similaires. Durant plusieurs jours, les Hadjaris avaient parlé de la présence d’un « ghoul » dans l’enceinte de leur ville.



La psychose avait gagné les demeures où l’on se posait beaucoup de questions. Ces deux découvertes hantaient l’esprit des policiers et de leur chef de la sûreté de daïra. L’enquête piétinait en l’absence de tout indice ou renseignement pouvant entraîner les enquêteurs sur une piste. Un banal vol dans un magasin a servi de fil d’Ariane. Alors qu’il assistait à l’interrogatoire de la femme auteur du délit, le 1er responsable des policiers d’El Hadjar avait été intrigué par son comportement. Calme presque effacée, habillée d’une façon discrète voire austère, la jeune femme âgée de 38 ans semblait avoir une double personnalité. Elle vivait chez ses parents à la cité des 502 Logements, divorcée et sans enfant. Sans emploi, elle ne paraissait pas souffrir d’une quelconque privation y compris en effets vestimentaires.



Rien ne justifiait le vol qu’elle a commis. Par la suite, l’acte avait été interprété par la population comme une sentence divine pour mettre un terme aux activités néfastes de cette ogresse. Elle n’avait pas pu résister à l’interrogatoire poussé auquel elle a été soumise. La perspicacité et l’approche psychologique appliquées par l’officier lui permirent de déceler les caractéristiques d’une prostituée. Ce qui lui imposa d’ordonner une expertise médicale. Le légiste constatera un accouchement récent. A partir de là, les choses allaient s’accélérer. L’enquête de voisinage diligentée parallèlement avait fait ressortir que Y. Z. louait ses charmes et son corps. Beaucoup avaient parlé de va-et-vient incessants chez elle. L’on avait précisé qu’il s’agissait de vieilles femmes et d’hommes d’un âge avancé. « Qu’as tu fait de ton nouveau-né ? » Une question que l’officier ne cessa pas de poser durant plusieurs jours avant que la mère ogresse ne flanche et passe aux aveux « Je suis l’auteur des deux infanticides sur les deux nouveau-nés que j’ai jetés dans un dépotoir. Je les ai amputés des membres inférieurs et supérieurs ainsi que de leurs viscères pour en faire des produits que je commercialise auprès des personnes spécialisées dans la sorcellerie ».


Tout aussi calmement et toujours sans aucun état d’âme, elle a ajouté : « Lorsque le premier stock est arrivé à épuisement, j’ai décidé de procréer une seconde fois. J’ai accouché toute seule et sans l’assistance de personne. Comme je l’avais fait la première fois, j’ai aussitôt étranglé le nouveau-né que j’ai découpé en menus morceaux avant de jeter son thorax emballé dans un sachet noir. » Plusieurs policiers présents ne purent retenir leur écœurement face à des aveux où l’horreur était poussée à son extrême. Machinalement, sans aucun remord sur les traits de son visage émacié, l’ogresse continuait à retracer chacun de ses gestes, ses deux accouchements, sa méthode d’étranglement et la découpe en petits morceaux des nouveau-nés.

M. F. Gaïdi - El-watan



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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Ven 4 Sep - 13:04






C'était une commande ferme. Elle avait demandé plusieurs mois de préparation, mais seulement quelques heures d'exécution.

Le corps dune hyène vendu à 150.000 DH à un riche commerçant du Golfe.

Super coup pour Brahim qui tient une petite échoppe à la Souika de Rabat. "Cela remonte à plus de cinq ans, ce type de commande, on en reçoit rarement, en général, ce sont des clients occasionnels qui viennent se payer quelques grammes de cervelle d'hyène vendue à partir de 500 DH le gramme".

Recommandé par "un ami", le riche commerçant avait demandé à rencontrer Brahim dans un palace de la capitale. Une avance de 40.000 DH avait réussi à mettre en confiance le jeune homme qui, tout en maîtrisant quelques notions de sorcellerie, ne faisait essentiellement que ... des herbes et autres matières premières pour mixtures magiques et onguents médicinaux.

Il a fallu alors attendre plusieurs mois avant qu'un "arrivage" soit pressenti. Le temps que l'on signale par la grâce du bouche-à-oreille, l'arrivée de quelques bêtes stockées quelque part chez un intermédiaire. Depuis quelques années, les livraisons locales se font rares car les hyènes sont en voie de disparition au Maroc.



C'est également le cas des gazelles et des cerfs qui sont considérés aujourd'hui comme des espèces rares et en danger. L'hyène locale tachetée constitue d'ailleurs le must pour sorciers et autres fqihs qui préfèrent les produits maison pour concocter des talismans sur mesure. Les marchands voisins de Brahim, eux, sont moins prolixes. Malgré les cadavres des gros lézards et autres renards suspendus à la devanture des boutiques, à l'évocation des organes d'hyène, les visages se ferment, la méfiance est de mise. Mais une fois rassurés, les marchands se laissent aller à l'évocation du bon vieux temps, à l'époque où la demande et l'offre étaient particulièrement florissantes. Depuis quelques années, le gros de la demande est assuré par des hommes politiques particulièrement stressés par une trop longue traversée du désert et de riches bourgeois du Golfe, venus découvrir en même temps les délices de la chair fraîche locale et le pouvoir de l'occultisme version marocaine.

Aujourdhui, le gros du trafic prend naissance en Afrique noire. Au Togo, au Congo mais surtout au Mali où souvent, ce sont des sorciers qui ont pignon sur rue qui contrôlent ce trafic. Cette délinquance est surtout l'apanage dun banditisme pur et dur où braconniers, sorciers, intermédiaires et clients sont unis par le même souci, celui du secret absolu. Pour les moins hardis, il suffit de se rendre dans un marché comme celui d'Akodessewa, à Lomé au Togo, pour s'approvisionner en organes d'hyène, en crânes d'oiseaux, en peaux de singes et en ossements divers. Avec le mode demploi en bonus. Le tout est de savoir tromper la vigilance des policiers à l'aéroport Mohammed V.

Les trafiquants ont d'ailleurs une parfaite connaissance de la psychologie de tout ce beau monde qui évolue à la limite de la légalité. A moins dune dénonciation, les choses se passent plutôt bien. C'est ce qui était arrivé à la femme arrêtée l'été dernier à Khénifra.



On se rappelle laffaire de cette dame dun certain âge, embastillée le 11 août 2004 à Khénifra. Elle servait d'intermédiaire entre les trafiquants et les clients.

La police avait trouvé dans son frigo deux hyènes découpées en morceaux. La prévenue avait indiqué aux enquêteurs qu'elle était sur le point de livrer une hyène à 80.000 DH à un client régulier. La femme avait été arrêtée sous l'inculpation "descroquerie et possession d'organes nuisibles pour la santé".

Nous avions à l'époque contacté la police de Khénifra, qui ne voulait pas trop s'étaler sur cette affaire. Une gêne qui s'explique par le fait que le législateur ne sait pas trop comment et dans quelle case classer les affaires de sorcellerie. "L'essentiel des affaires traitées par la justice se termine d'ailleurs en queue de poisson parce que, non seulement les délits sont difficiles à cerner mais en plus, nous sommes peu préparés à ce type d'enquêtes" analyse ce policier.

Interrogé sur les vertus de ces grigris à base de cervelle d'hyène, un guérisseur traditionnel prétend que la cervelle mélangée à une quarantaine d'herbes sélectionnée au Sahara donnerait des vertus de séduction. Le fameux filtre d'amour version locale. Efficace pour faire se pâmer d'amour et de désir ces belles dames et pour se faire obéir au doigt et à l'oeil !

La langue aussi aurait des vertus magiques, mais beaucoup moins fortes que celles de la cervelle.

Un autre fqih dénonce certaines propriétés redoutables des organes d'hyène, telles que l'esclavage psychologique et physique d'une personne qui aurait été soumise à la préparation. L'expression typiquement marocaine "il a mangé de la cervelle d'hyène" ne signifie pas moins qu'un individu n'a plus de volonté, qu'il est incapable de la moindre initiative personnelle.

Aujourd'hui, malgré le téléphone portable, la parabole et la Mercedes, le Maroc reste pour les observateurs, même les moins avertis, le terrain de prédilection de la sorcellerie et de l'occultisme.

Si le marché parallèle du trafic d'hyène enrichit une petite tribu de malfrats de haut vol et de marchands marrons au détriment des paumés de tout poil, le boom de la sorcellerie ne concerne pas uniquement les pauvres bougres des quartiers populaires. Demandez à ce sorcier installé en plein quartier résidentiel de lAgdal et vous serez étonné du chiffre d'affaire réalisé grâce aux honoraires faramineux déboursés allègrement par de grosses pointures du monde des affaires et de la politique. En témoigne la disparition de la dernière hyène du zoo de Aïn Sebaa subtilisée, par une douce nuit dété, il y a quelques dix ans de cela, par des individus opérant sous les ordres dun certain Abdelmoughit Slimani.


SOurce: Tel Quel


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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Ven 4 Sep - 13:28



Souk el Gharb à Casablanca: Le mauvais sort des voyantes


Chaque jour, hommes ou femmes, aussi bien illettrés qu'instruits, envahissent Souk Al Gharb, plus connu sous le nom Marché Jemaâ, situé à Derb Soltane. Ici, il n’y a pas que les courses qui se font mais aussi les tatouages au henné et surtout des pratiques liées au charlatanisme.

Et ce n’est un secret pour personne. La voyance et la sorcellerie y battent leur plein. Les gens en provenance des quatre coins de la métropole viennent presque tous les jours solliciter les "Chouafattes" et les "Sehharrattes" qui officient là-bas. Ces vieilles femmes, dont la pondération proverbiale n’a d’égale que le sérieux auprès de leur clientèle, y volent la vedette. Elles sont bien servies aussi par les tortues, les chauves-souris, les serpents, les types de " bkhour " que l’on vend au Souk Jamaâ. Tout se passe dans les petits locaux jouxtant les échoppes du marché. C’est là où les vieilles sorcières voyantes proposent plusieurs variétés d'huile ou crèmes collantes de matières premières, de plantes pour les rites d’usage, triées et placées dans des bocaux en vue des clients. Un spectacle abracadabrant où les clients, toutes catégories sociales confondues, finissent par s’y immerger, ignorance et crédulité aidant. Mais, quelconque flâne dans les environs s’aperçoit que même des jeunes filles cultivées et urbanisées n'hésitent pas à les solliciter pour accroître une richesse, trouver un emploi, un mari, ou pour exorciser le " mauvais œil ".



C’est pourquoi ces locaux connaissent une grande affluence. Devant chaque maisonnette, il y a comme une salle d'attente où une dizaine de personnes consultent les cartes pour 20dh la séance. A l’intérieur, les voyantes sont assises majestueusement sur une sorte d’estrade qui leur permet de mieux contrôler leurs clients. Sans aucun effort intellectuel ni persuasif, elles arrivent à les convaincre. Mais, elles ne semblent pas particulièrement manipulatrices et sont toutes illettrées mais dotées d'une intelligence et d’une éloquence qui poussent toute personne à croire à leurs boniments. Les "Sehharrattes" ainsi que les voyantes ignorent les répercussions à caractère moral et physique que risquent de provoquer leurs produits voulus «magiques » et toxiques. Pour elles, le plus ardent, c’est de se faire des recettes record.



En attendant toujours leurs tours, les clients ne s’ennuient pas vraiment. Les femmes ouvrent des discussions entre elles. Elles parlent de tout et de rien, évoquent leurs histoires, leurs malheurs, et leurs expériences avec les sorcières. En témoigne cette femme encore célibataire malgré ses quarante printemps.

Elle a déjà effectué le tour des "Sehharrattes" partout au Maroc. Dans l’attente de son tour, elle raconte l’histoire d’une certaine Chrifa, connue pour son don dans le domaine de la sorcellerie, qui réside dans une villa luxueuse à Salé.
«Pour pouvoir rencontrer Chrifa, il vous faut une fortune. Elle exige que votre compte bancaire soit bien garni et vous impose mille et un rites et bien sûr une offrande généreuse», explique-t-elle aux autres femmes. On y imagine aussi.

L’offrande que les sorcières exigent consiste souvent en quelques poulets, des tranches de viandes ovines, des bougies, du henné etc. Mais dans le cas de Chrifa, «il s’agit au minimum de dix mille dirhams cash en plus de quelques cadeaux», poursuit cette forme. Dix mille dirhams cash, n’est-ce pas trop pour une sorcière? «Non, répond elle. Sa clientèle se constitue essentiellement des officiels et des happy few. En plus, c’est Chrifa qui choisit ses clients. Et elle est très catégorique dans ce cas. Sa réputation est faite. Et c’est nettement perceptible dans ses pratiques». Ici, à Derb Soltane, la situation n’est pas la même. Les clients sont des gens très modestes. Leurs cadeaux ne dépassent guère des bougies et du henné, rehaussés par des billets de 20, 50 ou 100 dirhams au maximum.



Bref, la sorcellerie gagne du terrain de plus en plus. Les rites meublent la vie de ces gens qui y croient encore. Et avec cet esprit, les chouafattes se font de nouveaux clients chaque jour en espérant les garder sous leur emprise. En attendant, ces vieilles femmes continuent de leur donner de faux espoirs. Et un brin de vie.

Et comme disait Julian Huxley :"Il sera bientôt aussi impossible à un homme ou à une femme instruits de croire en Dieu qu'il leur est impossible de croire aujourd'hui que la terre est plate, que les mouches apparaissent par génération spontanée, que la maladie est une punition divine ou que la mort est toujours imputable à la sorcellerie. Les dieux sans doute survivront mais sous la protection des droits acquis ou à l'abri d'esprits paresseux, ou comme marionnettes aux mains des politiciens, ou comme refuge pour les âmes malheureuses et ignorantes."

Mardi 21 Juillet 2009
ANAS WARRAK
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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Dim 6 Sep - 19:57

CONJURER LE MAUVAIS SORT




La main de fatma ou de fatima est une amulette en forme de main à cinq doigts mais avec la singularité de présenter deux pouces. “ Main de fatma ” est un terme français, comme nous le décrirons plus loin, en réalité elle est connue sous le nom de “ khamsa ” dans les cultures dont elle est issue, ce qui correspond aux nombre du doigts de la main. Le chiffre cinq était considéré comme un chiffre protecteur par les populations païennes nord Africaines bien avant l’avènement de l’Islam. Khamsa est un terme utilisé autant par les Juifs que les Arabes.

La fonction qui était attribuée à cette amulette était la protection contre le mauvais œil celui du regard de l’envieux qui pouvait être contrer grace à cette dernière.

Pour les juifs d’Afrique du nord le chiffre 5 est associé à la lutte contre l’Aïn, le « mauvais œil », celui du regard de l’envieux, de la pensée du jaloux qu’il faut absolument contrer à l’aide d’une amulette. La main grande ouverte oppose un stop au mauvais oeil.

Pour les musulmans la symbolique de la main de Fatma est différente. Pour les musulmans l’origine de la main de Fatma et du chiffre 5 est liée au prophète Mohamed.

Dans le cas, des porte-bonheur, il y a sans doute, au départ, une question de pudeur et de bon sens qui a pris l’ampleur d’une superstition.

La main protège du regard, fait barrière au mauvais œil. Ce sont des bijoux que l’on met à l’enfant, en général, au moyen d’une épingle ou autour d’une petite chaîne. Souvent, les amis ou les proches les offrent en cadeau et on se retrouve vite avec une panoplie complète anti-mauvais œil.




Au Moyen-Orient, c’est une perle bleue, ou une pierre bleue, un lapis-lazuli, par exemple. Parfois, on la retrouve sous la forme d’un œil bleu. La couleur bleue est censée réfléchir le regard malfaisant. On conjure aussi le mal par le mal : un œil par un œil.


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MessageSujet: Re: LA SORCELLERIE   Mar 8 Sep - 8:52

LA MAGIE DU VAUDOU


“Nous sommes éduqués à croire et non à savoir. La croyance peut-être manipulée. Seul le savoir est dangereux.”



Le vaudou est une religion qui tire ses racines d'Afrique, plus précisément du polythéisme Fon et Yorouba pratiqué dans le golfe du Bénin, à cela s'ajoutent des cultes dahoméens. Les nombreux esclaves d'Haïti, s'accomodèrent par obligation du mélange de ces divers rites, moitié religieux , moitié magique. Elle se pratique toujours au Bénin et au Togo, et s'est répandue aux Etats Unis (Louisiane) et à Haïti grâce aux anciens esclaves africains. Le vaudou est le culte des esprits du monde (vaudou signifie en langue fon "Culte des esprits"), qu'ils soient bienvaillants ou non. Comme beaucoup de cultes, il s'agit d'un mélange de spiritisme, de magie et de croyance (catholique en l'occurence).



Le nom de vaudou, symboliquement, représente un être surnaturel et tout puissant, l'imagerie en est un serpent non venimeux, à qui l'on attribue le don de prédire l'avenir. Les croyances vaudou se basent sur une généalogie des Dieux, leurs relations mutuelles, leurs fonctions, leurs classifications, à cela s'ajoutent des rites dont usent les prêtres appelés houngan et bokô, rites destinés à honorer les loas, qui représentent des divinités, des génies et des esprits ancestraux que le vaudouisant vénère au cours de la cérémonie. Les loas dont les manifestations peuvent aller jusqu'à la possession se manifestent à différentes occasions, qui vont du choc émotionnel, des bombances, des noces, d'un deuil, des danses et des cérémonies présidées par un houngan.


OGOU


Il existe un nombre important de loas, notamment Ogou, Erzulie, Dambala, Tit-Jean, Marinette...


Baron Samdi


Souvent, les plus redoutables d'entre eux sont les plus sollicités, ainsi Balé-Rouzé qui rétablit l'ordre avec une grande violence, et le plus connu, Baron-Samedi, génie de la mort et des cimetières. C'est d'ailleurs, dans ceux-ci qu'il est célébré le jour des morts par de femmes habillées de noir et de pourpre. Baron-Samedi s'empare du corps de ses fidèles, qui sont alors pris de frénésie, c'est alors que de leurs bouches sortent des chants obscènes, et ils gesticulent tout en dansant d'une façon lascive, le tout accompagnés de violents déhanchements. C'est également à lui qu'il faut s'adresser pour “fabriquer” un zombie en lui sacrifiant un bouc noir. Pour les catholiques Baron-Samedi serait Satan.



Le vaudou étant une religion évolutive, les rites s'adaptent et évoluent suivant les époques, ainsi, à certaines occasions, ce culte admettait le cannibalisme. Voici un témoignage à titre d'exemple, en 1869, un prêtre français se mêla aux cérémonies dans la forêt, il acquit la certitude que le sacrifice dit du “chevreau sans corne” était une immolation humaine : “La foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés, la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main....Le lendemain, on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête”.



Les pratiques vaudou présentent des aspects multiples, allant d'ordonnances religieuses plus simples, au domaine magico-sacré, jusqu'à la magie noire, en effet, on peut également recourir au loas de façon maléfique. Voici des exemples d'ordonnances faites par le clergé, il s'agit d'oraisons, prières catholico vaudou enfermées dans un sachet en cuir, pendues au cou du fidèle, la pratique la plus courante est de les avaler avec une gorgée de liquide : “J'ai mangé trois passeports, celui du loa Guédé, la prière Saint-Nicolas et celle de Saint-Bartol”. (Déan)



Les amulettes sont aussi fort prisées, elles consistent en colliers confectionnés avec de fausses perles colorées, de sachets remplis de divers éléments, en résumé, d'objets, de cordons que l'on porte au cou, sur les reins, aux bras et aux jambes : “Le bokô a pris des clous et les a attachés en forme de croix que je porte en talisman avec une chemise rouge et noire”. (Accélent) Les bokôs confectionnent une substance liquide qui a des propriétés magiques dont ils remplissent des flacons et qui ont chacune leur usage propre. Divers ingrédients entrent dans ces préparations, encens, souffre, corne de cerf, lavande rouge, poudre d'yeux d'écrevisses....cela pour les produits non toxiques, parallèlement, il arrive fréquemment que l'on utilise des produits plus dangereux et malpropres, comme le cyanure de fer, l'assa-foetida, surnommé “excrément du diable”, la sulfite de potasse, l'eau de répugnance, l'ammoniaque et la mort-aux-rats.



En magie noire contre les gêneurs, on emploie de fortes doses de calomel, du vitriol et de l'arsenic. Le contenu de ses bouteilles est destiné à des frictions sur tout ou partie du corps, ainsi Uranie explique : “Le houngan a équipé une bouteille pour que la goule ne boive pas mon enfant, il a mis de l'indigo, de l'ammoniaque, du jus de répugnance, de la mort-aux-rats diluée, du jus de manioc amer, du fiel de boeuf et de la graine d'acajou rapée”. Il est évident que pour nous européens, les rites vaudou de magie noire restent ceux qui ont le plus marqués l'imagination, ils ont servis à alimenter les scénarios de cinéma et sont à la base d'une importante littérature.



Cette catégorie se nourrit de maléfices, de rituels de sang, de sacrifices d' animaux, mais, cela peut aller jusqu' au sacrifice humain, voici un témoignage receuilli par Jean Kerboul qui nous narre un exemple arrivé au sein de la société secrète “Les Diables” réputés mangeurs de chair humaine : “Philistin voit ses affaires aller à vau-l'eau, en dépit de tous ses efforts. Il rencontre Ovilma, lui parle de ses problèmes, celui-ci, lui promet de l'aide s'il est prêt à de gros sacrifices et garde le silence. Ils voyagèrent une journée entière à cheval afin de se rendre dans un lieu ”hanté”, à la nuit les deux compères arrivent. Une bande d'hommes est rassemblée dans une maison sise au milieu de la forêt. Tout le monde passe à table, le novice auprès de son parrain, en face d'un homme qui paraissait le chef de la réunion. Son camarade avait dit à Philistin de l'imiter en tout, et voici que quatre hommes arrivent avec un lourd plateau qu'ils déposent sur la table. C'était le corps d'un homme avec sa tête, qu'un Landru avait cuit au four, juste grillé comme un poisson. Ovilma donne sa part à Philistin. Celui-ci saisi d'horreur, ne parvenait pas à manger la moindre bouchées. Le chef se lève alors et le conduit dans une pièce voisine, sans doute pour le réconforter. On lui tend un verre de vin : il va le boire, mais c'était du sang frais de la victime et il ne peut, cette fois encore vaincre sa répugnance. C'en était trop, on ferme la porte de communication : il était prisonnier de la société et son tour allait arriver”.



La notion de rachat et de vente de personnes est aussi très pratiquée, en effet, il arrive fréquemment que l'on vende quelqu'un, cela correspond le plus souvent à un procédé criminel, après s'être procuré un objet appartenant à cette personne, on l'apporte au bokô à qui l'on donne généralement un prix de vente élévé, l'arrêt de mort est signé, le magicien se charge du reste : “Quelqu'un m'avait mise à bout, le bokô m'a dit : “apporte-moi une poule ainsi qu'un pantalon bleu du type”. Il m'a donné un morceau de poule avec de la banane-plantain. Je ne sais au juste comment, mais le type en question est mort”. On peut se vendre au Baron au cours d'une cérémonie afin d'attirer ses grâces, Anucie raconte : “Toute la famille s'est retrouvée au cimetière, le magicien a passé une poule sur l'assistance, a pris les ongles de la bête, a grillé un poisson, il a pris une touffe de cheveux au ras de la tête de chacun, des rognures d'ongles, puis il a fait coucher tout le monde, a mis les noms sur un cahier, tous étaient rachetés au Baron.



Une autre croyance, certifiée par des prêtres haïtiens, est la transformation de certains fidèles en loup-garou, créature mi-vampire, cannibale à certaines occasions, dans la plupart des cas ces monstres seraient des vampires femelles qui agiraient la nuit, elles attaqueraient surtout les bébés qu'elles videraient de leur sang, il existe un nombre important de légendes qui attestent la véracité de ses métamorphoses.



Un autre aspect marquant du vaudou est certainement la “fabrication du zombie”, alors qu'il y a encore quelques décennies, celui-ci était un mort-vivant, le voile a été en partie levé grâce à un brillant ethno-botaniste Wade Davis qui a fait une étude sur le vaudou et sur le poison à zombie, en fait, le zombie serait un humain qu'un houngan aurait drogué à l'aide d' une poudre qui annihilerait toutes ses réactions, cette poudre pourrait aussi être soufflée sur le visage. Cette mixture très compliquée contiendrait des ossements humains, des lézards, des crapauds séchés, un Bufo marinus, un ver polychètes, des plantes y seraient rajoutées, une sorte d'albizzia, un poisson globe qui contient de la tetrodotoxine, celle-ci provoque une paralysie qui entraîne une immobilité totale durant laquelle la frontière entre la vie et la mort devient incertaine : on fait griller les animaux, on place le tout dans un mortier pour réduire ce mélange en poudre et on le tamise. Cette drogue a pour effet d'abaisser le métabolisme humain, ce qui leur donne l'apparence de la mort.