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 THE BEATLES

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Nine
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MessageSujet: LES BEATLES : FIN DES ROYALTIES ...   Lun 8 Déc - 13:52

Les Beatles et les Stones vont perdre leurs royalties


On ne les appelle pas les dinosaures du rock pour rien. Les Rolling Stones, les Beatles et tous les musiciens anglais des 60's vont bientôt perdre leurs royalties.

Ben oui ca fait bientôt 50 ans que leurs tubes ont été composés. Alors qu'en Europe, les droits patrimoniaux tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de l'auteur, le Royaume-Uni compte seulement 50 ans, après l'année de publication ou diffusion de l'oeuvre.

Aux Etats-Unis, ce n'est plus 70 mais 95 ans après la mort de l'auteur, un délai bien plus rentable, renégocié en 1998 par Walt Disney, qui risquait à l'époque de perdre toutes ces royalties sur Mickey et Cie.

Par exemple, le premier album éponyme des Rolling Stones date de 1964. En 2014, Jagger ne touchera plus rien. Pourtant il sera sûrement encore vivant et les Stones feront même des tournées.

Jagger, Cliff Richard et d'autres vieux rockers ont fait du lobbying que la loi anglaise soit adaptée à l'américaine. Ce qu'une commission du Trésor britannique a rejeté. Peut-être qu'en essayant de l'adapter à la législation européenne, moins gourmands, ils auraient eu gain de cause. :confused0053:

SOURCE NOVA ET AFP


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Lun 8 Déc - 13:56

Les Beatles protégés par le gouvernement

Le Casbah Coffee Club de Liverpool a été classé monument protégé par le gouvernement britannique, pour éviter qu'il ne soit détruit. Il s'agit du club qui a accueilli le premier concert des Beatles, en 1959, quand ils tournaient encore sous le nom de The Quarrymen.

John, Paul et les autres y ont joué plusieurs fois jusqu'à la fermeture du lieu en 1962, et y ont laissé des peintures et des gravures sur le mur. Ce qui fait dire au ministre de la Culture David Lammy: “C'est ici que les Beatles se sont développés. Ce club est une part importante de notre héritage et doit donc être protégé comme tel.“

SOURCE NOVA ⭐ & AFP
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 9 Déc - 13:07

Délire inconnu des Beatles en folie

Jean Pierre Lentin -


Paul McCarney projette de sortir un morceau inédit des Beatles, dont il possède la bande master. Et quel morceau ! « Carnival of light » est une improvisation de 14 minutes, diffusée une seule et unique fois en public en 1967 dans un festival de musique électronique à Londres. C’est un exercice de musique expérimentale, influencé par John Cage et Stockhausen. On y entend, paraît-il, des sons de guitares et d’orgues distordus et des cris et gargouillements poussés par Lennon et McCartney.

Vous me direz, on a déjà « Revolution 9 » sur l’album blanc. Qui, avouons-le, est assez chiant : un bidouillage sur 8 minutes de bandes trafiquées et de samples symphoniques ou vocaux, sans queue ni tête, juste occasionnellement intriguant.

A ce propos, dans le volume 3 des coffrets « Anthologie » sortis en 1995, on trouve un morceau farceur et génial, « What’s the news Mary Jane ? » qui a failli remplacer « Revolution 9 » au sein de l’album blanc. Dommage. Pour cette Anthologie, McCartney déclare qu’à l’époque il avait proposé d’y inclure « Carnival of light », mais s’était heurté au veto des deux autres survivants.

Tout indique que « Carnival of light » est beaucoup plus intéressant que « Revolution n°9 ». Selon McCarney, c’est une véritable impro enregistrée live au studio d’Abbey Road, où la consigne était « faisons tout ce qui nous passe par la tête, et tant mieux si ça n’a aucun sens ». Et Paul ajoute : **« J’adore ce morceau, c’est les Beatles en liberté, on était tous partis en vrille ».
** Reste à obtenir l’accord de Ringo Starr et des veuves Lennon et Harrison.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 3 Mar - 10:38

Paul Mc Cartney travaille sur un nouvel album

L'ex-Beatles Paul McCartney a commencé l'enregistrement d'un nouvel album. Sept mois après Memory Almost Full, il travaille sur un disque qui devrait sortir avant l'été, révèle le site Internet du magazine Rolling Stone.

L'artiste travaillerait sur cet opus avec le producteur Martin "Youth" Glover, membre fondateur de Killing Joke. Par ailleurs, lors des récents Brit Awards, les victoires de la musique britanniques, Paul McCartney a reçu un trophée récompensant l'ensemble de sa carrière.

Il en a profité pour annoncer qu'il travaillait sur un album avec son fils James, et qu'il composait également un nouvel album de musique classique.
Site officiel de l'artiste : www.paulmccartney.com

Séverine Tavennec (avec relaxnews)
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MessageSujet: LES BEATLES A L'UNIVERSITE   Jeu 12 Mar - 1:29

mars
2009

Une université de Liverpool
va proposer une maîtrise sur les Beatles

Une université de Liverpool (nord-ouest) va proposer un diplôme de maîtrise sur les Beatles, pour étudier leur influence sur la musique populaire et la société en général.

Ce curriculum, présenté comme une première au Royaume-Uni et "sans doute dans le monde", sera ouvert à partir de la rentrée prochaine à l'université Hope de Liverpool, a annoncé le directeur des études Mike Brocken.

"Plus de 8.000 ouvrages ont été écrits sur les Beatles mais il n'y a jamais eu d'études académiques sérieuses et c'est ce que nous allons faire", a-t-il expliqué. "Les Beatles ont eu une telle influence sur la société, pas seulement avec leur musique, mais également dans le domaine de la mode avec leurs vestes sans col ou leurs vêtements psychédéliques", selon lui.

"Quarante ans plus tard, c'est le bon moment" pour lancer cette maîtrise et Liverpool, ville d'origine des "Fab Four", "est le meilleur endroit pour étudier les Beatles", explique l'universitaire, spécialisé dans les musiques populaires.

Selon lui, "il s'agit assurément de la première maîtrise sur les Beatles dans ce pays et je dirais probablement la première dans le monde".

Des étudiants américains et britanniques ont déjà manifesté leur intérêt pour ce cours, intitulé "Les Beatles, musique populaire et société", a-t-il assuré.

Interrogé sur l'intérêt d'un tel diplôme en pleine crise économique, M. Brocken a estimé qu'"une maîtrise donne aux gens des compétences supplémentaires en matière de recherche". "Les maîtrises, quelle que soit la matière, sont vitales sur le lieu de travail. Dès que quelqu'un a une maîtrise, il sort du lot", a-t-il fait valoir.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Jeu 9 Avr - 9:24

Les albums des Beatles en version numérique

Pour la première fois, la discographie complète des Beatles va être disponible en version numérisée. Les douze albums et deux compilations ont été toilettés par des ingénieurs d'EMI et Apple.


Les ingénieurs du son d’EMI et d’Apple ont mis quatre ans à numériser les quatorze albums des Beatles. Ils ont utilisé la technologie la plus avancée et les équipements historiques des légendaires studios d’Abbey Road. Ce travail délicat permet de corriger le son et peut jouer sur la réverbération.

Les fans devront attendre jusqu’au 9 septembre pour se procurer les nouveaux disques des "Fab Four". Ils seront accompagnés de mini-documentaires inédits sur la réalisation des CD, de reproductions des pochettes originales, de nouvelles notes de programme et même de versions inédites. Par ailleurs, un jeu vidéo sera vendu avec des instruments factices réalisés selon les modèles utilisés par les membres du groupe.

Alors qu'en pensent les fans ?

les adeptes du groupe de Liverpool depuis près de 40 ans espère que la technologie ne va pas faire perdre son âme aux chansons.

info RTL
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MessageSujet: YOKO ONO LENNON   Jeu 2 Juil - 18:12

La veuve de John Lennon remporte la bataille pour les droits d'une vidéo
BOSTON, Etats-Unis | Yoko Ono, la veuve de John Lennon, a remporté une victoire devant un tribunal de Boston, qui a décrété qu'elle était la légitime propriétaire d'un documentaire vidéo montrant notamment l'ancien Beatle en train de fumer de la marijuana pendant qu'il compose.

La veuve de John Lennon remporte la bataille pour les droits d'une vidéo
BOSTON, Etats-Unis | Yoko Ono, la veuve de John Lennon, a remporté une victoire devant un tribunal de Boston, qui a décrété qu'elle était la légitime propriétaire d'un documentaire vidéo montrant notamment l'ancien Beatle en train de fumer de la marijuana pendant qu'il compose.

Yoko Ono à Londres, le 24 septembre 2007
© AFP | Yoko Ono à Londres, le 24 septembre 2007

AFP | 01.07.2009 | 22:36

Cet enregistrement de dix heures, qui date de 1970, montre le musicien à l'âge de 29 ans, en famille chez lui à Londres, a précisé Jonathan Albano, l'avocat de Yoko Ono dans cette affaire.

John Lennon venait d'écrire "Instant Karma", et on peut le voir en train de composer "Remember" et "Mind Games". On le voit également fumer de la marijuana, et suggérer de mettre du LSD dans le thé du président américain Richard Nixon, selon des témoins ayant vu la vidéo.

Le producteur "World Wide Video", basé dans le Massachusetts (nord-est) avait porté plainte de son côté l'an dernier, soulignant qu'il était le légitime propriétaire de ce documentaire qu'il avait intitulé "3 jours dans la vie" et qualifié de la vision "la plus intime et sans barrière" de la vie privée de l'ancien Beatle, en compagnie de sa famille et de ses amis.

World Wide Vidéo affirmait qu'il avait acheté la vidéo au premier mari de Yoko Ono, Anthony Cox, qui l'avait tournée, et que le documentaire lui avait été volé, puis vendu à Yoko Ono sans son consentement.

Jonathan Albano a refusé de préciser si ce document serait jamais montré. "Notre cliente est très heureuse d'avoir gagné", a-t-il simplement dit.

John Lennon est mort assassiné à New York en 1980.



Yoko Ono à Londres
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MessageSujet: THE BEATLES   Dim 16 Aoû - 20:54

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THE BEATLES Etoile Etoile Etoile





The Beatles by Richard Avedon


The Beatles est un groupe musical britannique originaire de Liverpool. Composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr, il demeure, en dépit de la séparation de ses membres en 1970, l'un des groupes de rock les plus populaires au monde.

En dix ans d'existence, et seulement huit ans de carrière discographique (de 1962 à 1970), les Beatles ont sorti douze albums et ont composé plus de 200 chansons, soit en moyenne un album tous les neuf mois, productivité particulièrement remarquable dans la période 1963-1966, où, entre les tournées incessantes et la participation à deux longs métrages, ils ont publié sept albums, treize singles et douze maxis.





Eleanor Rigby [Strings Only] - Anthology 2 (disc 1) - The Beatles




Les chansons des Beatles ont marqué les années 1960 — elles sont même considérées comme la « bande-son » de cette décennie — et les générations suivantes, et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux genres musicaux, notamment le jazz, la salsa, le reggae ou la musique classique (symphonique) et baroque.

Au XXIe siècle, le groupe jouit toujours d'une grande popularité ; ses chansons sont jouées et reprises dans le monde entier. Le duo d'auteurs-compositeurs Lennon/McCartney reste célèbre comme créateur de standards qui ont fait l'objet de milliers d'adaptations dans les décennies suivantes.

Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Ce chiffre était déjà estimé par EMI dans les années 1980 à plus d'un milliard de CD, vinyles, et même 78 tours en Inde, vendus à travers la planète , et il a continué à augmenter jusqu'à aujourd'hui . Par ailleurs, un biographe de Paul McCartney a calculé dans les années 1970 qu'à tout moment, l'une des interprétations de la chanson Yesterday (on en dénombre plus de 3 000) était jouée par une radio quelque part dans le monde.

« Placés à la proue » de l'évolution de la jeunesse et de la culture populaire des années 1960, leur style, leur habillement, leurs discours, leur popularité planétaire, leurs consciences sociale et politique grandissantes au fil du temps, ont étendu l'influence des Beatles bien au-delà de la musique, jusqu'aux révolutions sociales et culturelles de leur époque.

La maison Apple annonce pour le 9 septembre 2009 la réédition tant attendue de tous les albums officiels des Beatles « remastérisés ».






Histoire du groupe 1957 à 1962 : la formation et les débuts








Des Quarrymen aux Beatles


« Rien ne m'a vraiment touché jusqu'au jour où j'ai entendu Elvis. S'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles[8]. »
— John Lennon



L'histoire des Beatles remonte à la fin des années 50 à Liverpool en Angleterre.
John Lennon achète une guitare et décide de former un groupe nommé The Quarrymen, inspiré par le nom de son école secondaire, Quarry Bank. Les membres de son groupe ont changé fréquemment et en octobre 1959, il était accompagné de Paul McCartney, George Harrison et du batteur Colin Hanton.


En mars 1960, un camarade de classe, Stuart Sutcliffe, joint le groupe à la basse et suggère le nom des Beetles en réponse au groupe de Buddy Holly, les Crickets.
Plus tard, on les appelait les Silver Beatles avant de devenir officiellement The Beatles au mois d'août 1960.
Ils partent alors à Hambourg en Allemagne avec leur nouveau batteur Pete Best, dans le but de se faire connaître à travers l'Europe. Ils deviennent alors un groupe local très populaire avant de se faire expulser en novembre puisque George Harrison n'était pas encore majeur.






Ils retournent en Allemagne au début de 1961 pour accompagner le chanteur britannique Tony Sheridan.

Les enregistrements avec Sheridan allaient être mis sur le marché plus tard dans les années 60. Sutcliffe avait alors quitté le groupe et avait été remplacé à la basse par Paul McCartney. Sutcliffe allait décédé d'une hémorragie au cerveau l'année suivante.


Pendant l'année 61, ils jouent dans un grand nombre de clubs d'Angleterre, devenant une sensation de la musique underground, particulièrement au Cavern Club de Liverpool, leur ville natale.
Ils jouaient surtout des reprises de rock n' roll américain à cette période. Lennon et McCartney commencent à composer des chansons originales ensemble en promettant de toujours partager les crédits de leurs compositions. Malgré tout, ils n'allaient écrire que quelques chansons réellement ensemble dans toute leur carrière.



L'Indra, un club hambourgeois où les Beatles jouèrent à leurs débuts





L’apport décisif de Brian Epstein


À leur retour d'Allemagne, les Beatles ont acquis la maturité qui leur manquait, techniquement d'abord, sur scène ensuite.
Après leurs deux premiers voyages formateurs à Hambourg, le 9 novembre 1961, Brian Epstein vient voir les Beatles au Cavern Club de Liverpool, le café souterrain où ils se produiront près de 300 fois jusqu'au 3 août 1963.

Disquaire à l'origine, Epstein n'a jamais dirigé de formation musicale auparavant mais connaît quelques-uns des à-côtés qui mènent à la popularité d'un artiste. Il va devenir leur mentor et les propulser au rang de musiciens professionnels. Il va notamment leur faire abandonner les vêtements en cuir pour une nouvelle tenue vestimentaire et gommer ainsi leur image de sauvages.


Les Beatles devront maintenant jouer en complet-veston, comme les professionnels de l'époque, avec leur coupe de cheveux caractéristique.
Inventée par Astrid Kirchherr pour certains, par John Lennon et Paul McCartney à l'issue d'un court séjour à Paris en septembre 1961, pour d'autres, la « coupe Beatles » était déjà celle du personnage incarné par Moe Howard dans Les Trois Stooges, un trio comique très populaire aux États-Unis dans les années 1930 à 1950. Brian Epstein fait aussi le tour des maisons de disques afin de leur faire signer un contrat d'enregistrement.


Epstein multiplie sans succès les tentatives auprès des grandes compagnies discographiques. Un échec chez Decca restera célèbre.
Les Beatles y sont auditionnés le 1er janvier 1962 en enregistrant 15 titres en une heure. Dick Rowe, directeur artistique (A&R) chez Decca, sera surnommé dans le milieu « The man who turned down the Beatles » (l'homme qui rejeta les Beatles) pour avoir dit au jeune manager : « Rentrez chez vous à Liverpool, M. Epstein, les groupes à guitares vont bientôt disparaître.






L’intuition de George Martin


Finalement, seul George Martin, alors producteur chez Parlophone, une division d'EMI, se montre intéressé.
Début mai, Brian Epstein lui a fait écouter les bandes Decca, et rendez-vous est fixé pour une audition dans les studios EMI d'Abbey Road le 6 juin 1962.


Quatre jours après être revenus de Hambourg où ils honoraient un engagement au Star Club, leur troisième séjour dans la ville allemande, les Beatles arrivent aux studios EMI de Londres, situés au 3, Abbey Road dans le quartier de St. John's Wood. C'est leur première visite dans ces studios qu'ils rendront légendaires.


George Martin a une intuition. Il décèle le potentiel des Beatles et décide de les « signer », mais il n'aime pas beaucoup le style de Pete Best et suggère de le remplacer pour les premières véritables sessions d'enregistrement.
Le groupe ne se fait pas prier et s'en sépare en août 1962 pour le remplacer par Ringo Starr, avec qui les affinités sont bien plus grandes.
Une éviction brutale, qu'ils n'annoncent même pas eux-mêmes à Pete Best – c'est Brian Epstein qui s'en chargera.
Ce renvoi ne sera pas sans conséquence. George Harrison explique : « On avait joué au Cavern Club et les gens hurlaient « Pete est le meilleur ! » (jeu de mots avec « Best » en anglais), « Ringo jamais, Pete toujours ! » C’était devenu lassant, et je me suis mis à les engueuler.
Après le concert, on est sortis des loges, on est entrés dans un tunnel tout noir, et il y a quelqu'un qui m'a balancé un coup de poing dans le visage. Je me suis retrouvé avec un œil au beurre noir. Qu'est-ce qu’il ne fallait pas faire pour Ringo ! »







Ils enregistrent les 4 et 11 septembre de la même année leur premier single, Love Me Do. Pour la version de Love Me Do présente sur l'album Please Please Me, le batteur est Andy White, musicien de studio, tandis que sur le single publié le 5 octobre 1962, c'est Ringo Starr qui tient la batterie ; George Martin ne voulait pas prendre de risques avec un autre batteur qu'il trouvait médiocre. Toutefois, Ringo Starr, qui n'a jamais oublié cette « humiliation », joue du tambourin sur la version de l'album, et ce premier titre publié par EMI sera pratiquement le seul où ce n'est pas lui qu'on entend derrière les « fûts ».


À l'instigation de Brian Epstein, qui met à profit son expérience de disquaire, les Beatles vont désormais alterner des sorties de disques isolées (« 45 tours » ou « singles ») qui ne sont pas sur les albums et d'albums dont sont extraits des singles lancés plus tard, accréditant ainsi l'idée qu'acheter un album des Beatles est une « valeur sûre » où l'on trouve déjà « les succès que les autres ne découvriront que demain ».


Pete Best, amer de son éviction des Beatles, sort son propre album en 1965, Best, of the Beatles (la virgule a son importance), avec le Pete Best Combo, dont la pochette est une photo où il est batteur du groupe et entouré des autres, mais celui-ci reste anecdotique.

De cette époque, certains enregistrements rares et un peu marginaux des Beatles ont été très recherchés, notamment ceux qu'ils ont réalisés chez Polydor avec Tony Sheridan, les fameuses « bandes Decca » de janvier 1962 (que l'on a fini par entendre en partie trois décennies plus tard sur le disque Anthology ), les chansons qu'ils interprètent en allemand et où ils se contentent de réenregistrer leur voix sur les bandes instrumentales existantes (finalement publiées sur le disque Past Masters, Vol. 1 en 1988), et des chansons sorties en 78 tours en Inde.

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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Lun 17 Aoû - 1:23

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1963 à 1966 : la Beatlemania







En février 1963, ils retournent en studio pour enregistrer 10 chansons en une journée pour leur premier album Please Please Me qui allait paraître le mois suivant.
Il devient un succès instantané en demeurant au premier rang en Angleterre pour 30 semaines. En octobre, les femmes crient à leurs spectacles et c'était le début de la Beatlemania. Après une performance devant la famille royale au début de novembre, Parlophone lance un nouvel album, With The Beatles. À la fin de l'année, le groupe avait vendu plus de 2,5 millions d'albums en Angleterre en plus de plusieurs simples vendus à plus d'un million d'exemplaires.








Tout ce vacarme en Angleterre autour des Beatles se fait évidemment ressentir en Amérique. Le partenaire de EMI en Amérique, Capitol Records, qui boudait jusque là le groupe, décide enfin de sortir un album, Introducing The Beatles qui comprend tous les simples que les Beatles avaient sorti en Angleterre.

Ils sortent ensuite Meet The Beatles en janvier 64 qui contient des versions remixées des 2 premiers albums du groupe. Après être passés au Ed Sullivan Show en février 1964 devant plus de 73 millions de personnes, on pouvait affirmer que les Beatles étaient devenus le plus important groupe en Amérique.

La Beatlemania venait de traverser l'Atlantique et allait paver la voie à d'autres groupes d'Angleterre, ce qui allait devenir l'invasion britannique.







Analyse du phénomène






La « Beatlemania » fut un phénomène d'ampleur et à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et s'habiller « à la Beatles », comme en témoignent les photos de l'époque prises dans les rues. Ils deviennent des trend-setters, expression anglophone que l'on peut traduire en français par faiseurs de mode ou leaders de tendances.

Les disquaires se spécialisent sur la discographie des Beatles, et pour mieux gérer ses stocks, la société EMI/Parlophone propose la présouscription des albums et des singles à suivre, même s'ils sont encore à l'état de projet. Les pré-commandes atteignent dès lors des sommets astronomiques : par exemple, 2,1 millions pour Can't Buy Me Love en 1964.
Des magazines spécialisés fleurissent, comme le célèbre Beatles Monthly, (aussi connu sous le nom de Beatles Book, 77 éditions de 1963 à 1969, intégralement republiées de 1977 à 1982) et se vendent comme des petits pains.

L'atmosphère hystérique des concerts rend parfois ceux-ci presque inaudibles . Le premier ministre britannique, Harold Wilson, remarque néanmoins que ces artistes constituent pour le pays une excellente exportation, notamment en termes d'image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d'un humour très britannique lors des interviews.
Ils sont décorés par la reine du Royaume-Uni, le 12 juin 1965, de la médaille de membre de l'Empire britannique (Member of the British Empire, ou MBE)

Extrêmement liés, par le simple fait qu'ils sont les seuls à « vivre la beatlemania de l'intérieur », considérant se trouver dans l'œil du cyclone, voyant tout le monde s'agiter frénétiquement autour d'eux, se soudant autant que possible, très amis, les Beatles se voient affublés du surnom de « monstre à quatre têtes » au plus fort du phénomène .

Dans les années 1960, l'industrie musicale est en pleine expansion. Désormais, il est possible de donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes.
À la télévision, les émissions sont de plus en plus regardées par un public familial. Les Beatles participent dès 1963 à de nombreux shows avec les animateurs les plus populaires de la télévision britannique et bientôt américaine, et sont les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967, avec la chanson All You Need Is Love.







Pour capitaliser sur leur succès, on fait des Beatles les vedettes d'un film, A Hard Day's Night, qui reçoit avec surprise de bonnes critiques et dont la bande originale allait évidemment connaître un immense succès.
Suite à la sortie du film en juillet, le groupe part en tournée à travers l'Amérique pour y faire 25 spectacles dans des stades des États-Unis et du Canada. À la fin de l'année, on pouvait retrouver l'album Beatles For Sale dans les magasins de disques d'Angleterre. En 1965, le groupe apparaît dans un deuxième film, Help!. On en fait paraître la bande originale et une autre immense tournée américaine s'ensuit.




While My Guitar Gently Weeps - George Harrison
The Concert for Bangladesh 1971




Avec l'idée de ne pas rester sur cet échec, Paul McCartney contacte George Martin en lui proposant de faire un disque « comme avant ». « Comme vous étiez ? Avec John ? John est d'accord ? » demande le producteur, ce que le bassiste confirme.
Les Beatles vont se réunir une dernière fois dans les studios EMI d'Abbey Road durant les deux mois de l'été 1969, bien décidés à mettre de côté leurs dissensions, à tirer dans le même sens, afin de « sortir sur une note élevée ». Cependant, John Lennon rate le début des sessions, le temps d'être soigné après un accident de voiture en Écosse .

Une collection de chansons dont certaines ont été composées en Inde, enregistrées sous forme de démo à l'époque de l'album blanc, et/ou répétées en janvier 1969 pour le projet Get Back, sont retravaillées pour aboutir à l'album Abbey Road.

Quoi de plus simple que de donner à leur ultime œuvre commune le nom de la rue (ils se font photographier sur le passage piéton, le 8 août, pour la pochette du disque) où sont situés les studios dans lesquels ils ont enregistré l'immense majorité de leurs chansons depuis sept ans ?

Les titres d'Abbey Road évoquent les tracas et frustrations du moment, parlant d'argent qu'on n'arrive pas à obtenir, de dettes, de négociations juridiques (You Never Give Me Your Money de Paul McCartney), de poids à porter pour longtemps, de marteau d'argent qui s'abat sur la tête des gens dès que les choses vont mieux (Carry That Weight et Maxwell's Silver Hammer, Paul à nouveau), de retour du soleil après un hiver long, froid et solitaire (Here Comes the Sun, où George Harrison évoque les grands moments de tension au sein du groupe) ou d'un jardin sous-marin où « il n'y a personne pour nous dire ce que [nous] devons faire » (Ringo Starr dans Octopus's Garden).

C'est leur premier — et dernier — album entièrement réalisé en huit pistes, et également un des premiers dans l'histoire du rock où l'on entend du synthétiseur, un Moog en l'occurrence, acquis par George Harrison auprès de son créateur, Robert Moog.

Les harmonies polyphoniques qui avaient rendu les Beatles célèbres sont de retour, et contribuent au succès d'Abbey Road, sorti le 26 septembre 1969 (c'est leur album le plus vendu après Sgt Pepper's).

Leur sommet dans ce domaine est sans doute constitué par Because, titre que John Lennon a composé en entendant Yoko Ono jouer la Sonate pour piano n° 14 de Beethoven plus connue sous le nom de « sonate au clair de lune » et en lui demandant de jouer les notes à l'envers.

Sur Because, les trois voix de John, Paul et George se superposent trois fois, soit une poignante harmonie à neuf voix que l'on a pu entendre « a cappella » sur le disque Anthology 3 sorti en 1996, et de nouveau sur Love en 2006.






La particularité d'Abbey Road est d'être constitué en partie de collages entre elles de chansons ébauchées et inachevées. L'habitude fut prise de dire que la face A de l'album, qui s'ouvre sur Come Together et se referme sur I Want You (She's So Heavy) de John Lennon, reflète principalement son influence, et la face B, qui contient le fameux « Medley » long de 16 minutes, celle de McCartney. George Harrison se montre toutefois très inspiré avec Here Comes the Sun et surtout Something, qui est son premier et son seul Nº1 avec les Beatles.






You Never Give Me Your Money(long 6 min version)-The Beatles

Le Medley, articulé autour du thème musical de You Never Give Me Your Money de Paul, et qui contient en son sein trois bouts de chansons de John (Sun King, Mean Mr. Mustard et Polythene Pam) est élaboré par George Martin et Paul McCartney. Mais, contrairement à beaucoup d'idées reçues émises postérieurement, et comme l'expliquent John Lennon et George Harrison, le groupe collabore dans son ensemble pour décider de l'ordre des morceaux, trouver de quoi remplir les mesures entre chacun, les enchaînements et les breaks.


Music



L'apparente dernière plage du disque, qui clôture le medley, s'intitule The End et se termine par une inédite série de solos (Ringo à la batterie d'abord, puis Paul, George et John, tour à tour, à la guitare, trois fois, sur deux mesures chacun) et la fameuse phrase « And in the end, the love you take is equal to the love you make » (« et à la fin, tu reçois autant d'amour que tu en donnes »).

La vraie dernière plage du dernier disque des Beatles, morceau caché par un « blanc » sur le sillon du 33 tours, est minuscule (Her Majesty) et parle d'une manière peu commune de la reine d'Angleterre.

Le 20 août 1969, les Beatles complètent l'enregistrement du titre de John Lennon I Want You (She's So Heavy) : c'est la dernière fois qu'ils sont réunis tous les quatre en studio .


Même si le succès est toujours présent, même si cette ultime collaboration est « heureuse » selon les acteurs — car tous savent que c'est la dernière fois — le plaisir de jouer ensemble ne les attire plus. Les Beatles disent ici pour de bon adieu aux Beatles, en montrant une dernière fois l'aspect miraculeux de leur association. « Tout le monde a incroyablement bien travaillé. C'est pourquoi j'aime particulièrement cet album » dira George Martin .





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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 21 Aoû - 18:21




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La séparation du groupe



Une fois les sessions du disque Abbey Road achevées, et alors que le single Something / Come Together va occuper partout la tête des hit-parades — tandis que le 33 tours restera 17 semaines Nº1 en Angleterre à partir du 4 octobre —, John Lennon, de retour d'un concert à Toronto avec le Plastic Ono Band naissant, annonce aux autres Beatles qu'il quitte définitivement le groupe lors d'une réunion chez Apple, le 20 septembre 1962, en réponse à Paul McCartney qui, dans une ultime tentative de relance, propose de repartir en tournée dans des petites salles8.

Ils conviennent que cette nouvelle doit rester secrète, compte tenu des enjeux commerciaux (renégociation des contrats de distribution avec EMI au Royaume-Uni et Capitol Records aux États-Unis).

Pour couronner le tout, ils perdent également la propriété de tout leur catalogue de chansons. Northern Songs était en effet détenu à 51 %, soit la majorité des parts, par Brian Epstein à travers sa société NEMS.
Sa famille, une fois ce dernier disparu, et leur éditeur Dick James, administrateur de Northern Songs depuis les débuts en 1963, décideront de vendre à l'empire ATV, en 1969, sans que les Beatles ne puissent rien faire .
Un déboire qui aura aussi pesé de tout son poids dans l'ambiance délétère menant à la dissolution du groupe. C'est ce catalogue détenu par ATV que Michael Jackson rachètera pour 47,5 millions de dollars63 en 1985.

La toute dernière session d'enregistrement des Beatles (sans Lennon) a lieu les 3 et 4 janvier 1970 avec le titre de George Harrison I Me Mine .

En mars, à l'initiative d'Allen Klein, et avec les accords de John Lennon et George Harrison , les bandes enregistrées en janvier 1969, ce qui deviendra l'album Let It Be, sont confiées au producteur américain Phil Spector.

Lequel ajoute chœurs féminins, arrangements de cordes, effets sonores à ces chansons qui devaient rester « brutes ». En entendant le résultat sur son titre The Long and Winding Road, Paul McCartney, qui n'a pas été consulté, pique une énorme colère. Il expédie une lettre adressée à Allen Klein chez Apple dont les derniers mots sont « Ne refaites plus jamais ça ! ». Cela ne retire rien au succès de cet album publié le 8 mai 1970, et des chansons Get Back, Let It Be et The Long and Winding Road, toutes N°1 des deux côtés de l'Atlantique.







1970 à aujourd'hui : depuis la séparation



Lennon, McCartney et Harrison avaient dans leurs cartons un nombre impressionnant de chansons composées, pour certaines ébauchées et répétées en groupe, voire enregistrées, depuis le séjour en Inde et les sessions de l'album blanc, et non incluses dans les disques des Beatles.
En 1970, George Harrison sort un triple album, All Things Must Pass puis organise le 1er août 1971 au Madison Square Garden de New York le tout premier concert rock de charité, le Concert for Bangladesh, en faveur du Bengladesh avec Bob Dylan, Eric Clapton, Ravi Shankar, Billy Preston et l'ami Ringo Starr, encore un triple album live à la clé.

Paul McCartney commercialise son premier disque solo au titre éponyme, puis Ram avant de fonder les Wings. John Lennon sort des singles engagés (Give Peace a Chance, Instant Karma!, Power to the People), un Live Peace in Toronto, suivi de l'album John Lennon/Plastic Ono Band, puis le très célèbre Imagine. Succès pour tous, à commencer par George qui signe le premier hit post-Beatles, My Sweet Lord.