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 THE BEATLES

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Nine
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MessageSujet: LES BEATLES : FIN DES ROYALTIES ...   Lun 8 Déc - 13:52

Les Beatles et les Stones vont perdre leurs royalties


On ne les appelle pas les dinosaures du rock pour rien. Les Rolling Stones, les Beatles et tous les musiciens anglais des 60's vont bientôt perdre leurs royalties.

Ben oui ca fait bientôt 50 ans que leurs tubes ont été composés. Alors qu'en Europe, les droits patrimoniaux tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de l'auteur, le Royaume-Uni compte seulement 50 ans, après l'année de publication ou diffusion de l'oeuvre.

Aux Etats-Unis, ce n'est plus 70 mais 95 ans après la mort de l'auteur, un délai bien plus rentable, renégocié en 1998 par Walt Disney, qui risquait à l'époque de perdre toutes ces royalties sur Mickey et Cie.

Par exemple, le premier album éponyme des Rolling Stones date de 1964. En 2014, Jagger ne touchera plus rien. Pourtant il sera sûrement encore vivant et les Stones feront même des tournées.

Jagger, Cliff Richard et d'autres vieux rockers ont fait du lobbying que la loi anglaise soit adaptée à l'américaine. Ce qu'une commission du Trésor britannique a rejeté. Peut-être qu'en essayant de l'adapter à la législation européenne, moins gourmands, ils auraient eu gain de cause. :confused0053:

SOURCE NOVA ET AFP


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Lun 8 Déc - 13:56

Les Beatles protégés par le gouvernement

Le Casbah Coffee Club de Liverpool a été classé monument protégé par le gouvernement britannique, pour éviter qu'il ne soit détruit. Il s'agit du club qui a accueilli le premier concert des Beatles, en 1959, quand ils tournaient encore sous le nom de The Quarrymen.

John, Paul et les autres y ont joué plusieurs fois jusqu'à la fermeture du lieu en 1962, et y ont laissé des peintures et des gravures sur le mur. Ce qui fait dire au ministre de la Culture David Lammy: “C'est ici que les Beatles se sont développés. Ce club est une part importante de notre héritage et doit donc être protégé comme tel.“

SOURCE NOVA ⭐ & AFP
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 9 Déc - 13:07

Délire inconnu des Beatles en folie

Jean Pierre Lentin -


Paul McCarney projette de sortir un morceau inédit des Beatles, dont il possède la bande master. Et quel morceau ! « Carnival of light » est une improvisation de 14 minutes, diffusée une seule et unique fois en public en 1967 dans un festival de musique électronique à Londres. C’est un exercice de musique expérimentale, influencé par John Cage et Stockhausen. On y entend, paraît-il, des sons de guitares et d’orgues distordus et des cris et gargouillements poussés par Lennon et McCartney.

Vous me direz, on a déjà « Revolution 9 » sur l’album blanc. Qui, avouons-le, est assez chiant : un bidouillage sur 8 minutes de bandes trafiquées et de samples symphoniques ou vocaux, sans queue ni tête, juste occasionnellement intriguant.

A ce propos, dans le volume 3 des coffrets « Anthologie » sortis en 1995, on trouve un morceau farceur et génial, « What’s the news Mary Jane ? » qui a failli remplacer « Revolution 9 » au sein de l’album blanc. Dommage. Pour cette Anthologie, McCartney déclare qu’à l’époque il avait proposé d’y inclure « Carnival of light », mais s’était heurté au veto des deux autres survivants.

Tout indique que « Carnival of light » est beaucoup plus intéressant que « Revolution n°9 ». Selon McCarney, c’est une véritable impro enregistrée live au studio d’Abbey Road, où la consigne était « faisons tout ce qui nous passe par la tête, et tant mieux si ça n’a aucun sens ». Et Paul ajoute : **« J’adore ce morceau, c’est les Beatles en liberté, on était tous partis en vrille ».
** Reste à obtenir l’accord de Ringo Starr et des veuves Lennon et Harrison.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 3 Mar - 10:38

Paul Mc Cartney travaille sur un nouvel album

L'ex-Beatles Paul McCartney a commencé l'enregistrement d'un nouvel album. Sept mois après Memory Almost Full, il travaille sur un disque qui devrait sortir avant l'été, révèle le site Internet du magazine Rolling Stone.

L'artiste travaillerait sur cet opus avec le producteur Martin "Youth" Glover, membre fondateur de Killing Joke. Par ailleurs, lors des récents Brit Awards, les victoires de la musique britanniques, Paul McCartney a reçu un trophée récompensant l'ensemble de sa carrière.

Il en a profité pour annoncer qu'il travaillait sur un album avec son fils James, et qu'il composait également un nouvel album de musique classique.
Site officiel de l'artiste : www.paulmccartney.com

Séverine Tavennec (avec relaxnews)
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MessageSujet: LES BEATLES A L'UNIVERSITE   Jeu 12 Mar - 1:29

mars
2009

Une université de Liverpool
va proposer une maîtrise sur les Beatles

Une université de Liverpool (nord-ouest) va proposer un diplôme de maîtrise sur les Beatles, pour étudier leur influence sur la musique populaire et la société en général.

Ce curriculum, présenté comme une première au Royaume-Uni et "sans doute dans le monde", sera ouvert à partir de la rentrée prochaine à l'université Hope de Liverpool, a annoncé le directeur des études Mike Brocken.

"Plus de 8.000 ouvrages ont été écrits sur les Beatles mais il n'y a jamais eu d'études académiques sérieuses et c'est ce que nous allons faire", a-t-il expliqué. "Les Beatles ont eu une telle influence sur la société, pas seulement avec leur musique, mais également dans le domaine de la mode avec leurs vestes sans col ou leurs vêtements psychédéliques", selon lui.

"Quarante ans plus tard, c'est le bon moment" pour lancer cette maîtrise et Liverpool, ville d'origine des "Fab Four", "est le meilleur endroit pour étudier les Beatles", explique l'universitaire, spécialisé dans les musiques populaires.

Selon lui, "il s'agit assurément de la première maîtrise sur les Beatles dans ce pays et je dirais probablement la première dans le monde".

Des étudiants américains et britanniques ont déjà manifesté leur intérêt pour ce cours, intitulé "Les Beatles, musique populaire et société", a-t-il assuré.

Interrogé sur l'intérêt d'un tel diplôme en pleine crise économique, M. Brocken a estimé qu'"une maîtrise donne aux gens des compétences supplémentaires en matière de recherche". "Les maîtrises, quelle que soit la matière, sont vitales sur le lieu de travail. Dès que quelqu'un a une maîtrise, il sort du lot", a-t-il fait valoir.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Jeu 9 Avr - 9:24

Les albums des Beatles en version numérique

Pour la première fois, la discographie complète des Beatles va être disponible en version numérisée. Les douze albums et deux compilations ont été toilettés par des ingénieurs d'EMI et Apple.


Les ingénieurs du son d’EMI et d’Apple ont mis quatre ans à numériser les quatorze albums des Beatles. Ils ont utilisé la technologie la plus avancée et les équipements historiques des légendaires studios d’Abbey Road. Ce travail délicat permet de corriger le son et peut jouer sur la réverbération.

Les fans devront attendre jusqu’au 9 septembre pour se procurer les nouveaux disques des "Fab Four". Ils seront accompagnés de mini-documentaires inédits sur la réalisation des CD, de reproductions des pochettes originales, de nouvelles notes de programme et même de versions inédites. Par ailleurs, un jeu vidéo sera vendu avec des instruments factices réalisés selon les modèles utilisés par les membres du groupe.

Alors qu'en pensent les fans ?

les adeptes du groupe de Liverpool depuis près de 40 ans espère que la technologie ne va pas faire perdre son âme aux chansons.

info RTL
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MessageSujet: YOKO ONO LENNON   Jeu 2 Juil - 18:12

La veuve de John Lennon remporte la bataille pour les droits d'une vidéo
BOSTON, Etats-Unis | Yoko Ono, la veuve de John Lennon, a remporté une victoire devant un tribunal de Boston, qui a décrété qu'elle était la légitime propriétaire d'un documentaire vidéo montrant notamment l'ancien Beatle en train de fumer de la marijuana pendant qu'il compose.

La veuve de John Lennon remporte la bataille pour les droits d'une vidéo
BOSTON, Etats-Unis | Yoko Ono, la veuve de John Lennon, a remporté une victoire devant un tribunal de Boston, qui a décrété qu'elle était la légitime propriétaire d'un documentaire vidéo montrant notamment l'ancien Beatle en train de fumer de la marijuana pendant qu'il compose.

Yoko Ono à Londres, le 24 septembre 2007
© AFP | Yoko Ono à Londres, le 24 septembre 2007

AFP | 01.07.2009 | 22:36

Cet enregistrement de dix heures, qui date de 1970, montre le musicien à l'âge de 29 ans, en famille chez lui à Londres, a précisé Jonathan Albano, l'avocat de Yoko Ono dans cette affaire.

John Lennon venait d'écrire "Instant Karma", et on peut le voir en train de composer "Remember" et "Mind Games". On le voit également fumer de la marijuana, et suggérer de mettre du LSD dans le thé du président américain Richard Nixon, selon des témoins ayant vu la vidéo.

Le producteur "World Wide Video", basé dans le Massachusetts (nord-est) avait porté plainte de son côté l'an dernier, soulignant qu'il était le légitime propriétaire de ce documentaire qu'il avait intitulé "3 jours dans la vie" et qualifié de la vision "la plus intime et sans barrière" de la vie privée de l'ancien Beatle, en compagnie de sa famille et de ses amis.

World Wide Vidéo affirmait qu'il avait acheté la vidéo au premier mari de Yoko Ono, Anthony Cox, qui l'avait tournée, et que le documentaire lui avait été volé, puis vendu à Yoko Ono sans son consentement.

Jonathan Albano a refusé de préciser si ce document serait jamais montré. "Notre cliente est très heureuse d'avoir gagné", a-t-il simplement dit.

John Lennon est mort assassiné à New York en 1980.



Yoko Ono à Londres
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MessageSujet: THE BEATLES   Dim 16 Aoû - 20:54

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THE BEATLES Etoile Etoile Etoile





The Beatles by Richard Avedon


The Beatles est un groupe musical britannique originaire de Liverpool. Composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr, il demeure, en dépit de la séparation de ses membres en 1970, l'un des groupes de rock les plus populaires au monde.

En dix ans d'existence, et seulement huit ans de carrière discographique (de 1962 à 1970), les Beatles ont sorti douze albums et ont composé plus de 200 chansons, soit en moyenne un album tous les neuf mois, productivité particulièrement remarquable dans la période 1963-1966, où, entre les tournées incessantes et la participation à deux longs métrages, ils ont publié sept albums, treize singles et douze maxis.





Eleanor Rigby [Strings Only] - Anthology 2 (disc 1) - The Beatles




Les chansons des Beatles ont marqué les années 1960 — elles sont même considérées comme la « bande-son » de cette décennie — et les générations suivantes, et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux genres musicaux, notamment le jazz, la salsa, le reggae ou la musique classique (symphonique) et baroque.

Au XXIe siècle, le groupe jouit toujours d'une grande popularité ; ses chansons sont jouées et reprises dans le monde entier. Le duo d'auteurs-compositeurs Lennon/McCartney reste célèbre comme créateur de standards qui ont fait l'objet de milliers d'adaptations dans les décennies suivantes.

Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Ce chiffre était déjà estimé par EMI dans les années 1980 à plus d'un milliard de CD, vinyles, et même 78 tours en Inde, vendus à travers la planète , et il a continué à augmenter jusqu'à aujourd'hui . Par ailleurs, un biographe de Paul McCartney a calculé dans les années 1970 qu'à tout moment, l'une des interprétations de la chanson Yesterday (on en dénombre plus de 3 000) était jouée par une radio quelque part dans le monde.

« Placés à la proue » de l'évolution de la jeunesse et de la culture populaire des années 1960, leur style, leur habillement, leurs discours, leur popularité planétaire, leurs consciences sociale et politique grandissantes au fil du temps, ont étendu l'influence des Beatles bien au-delà de la musique, jusqu'aux révolutions sociales et culturelles de leur époque.

La maison Apple annonce pour le 9 septembre 2009 la réédition tant attendue de tous les albums officiels des Beatles « remastérisés ».






Histoire du groupe 1957 à 1962 : la formation et les débuts








Des Quarrymen aux Beatles


« Rien ne m'a vraiment touché jusqu'au jour où j'ai entendu Elvis. S'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles[8]. »
— John Lennon



L'histoire des Beatles remonte à la fin des années 50 à Liverpool en Angleterre.
John Lennon achète une guitare et décide de former un groupe nommé The Quarrymen, inspiré par le nom de son école secondaire, Quarry Bank. Les membres de son groupe ont changé fréquemment et en octobre 1959, il était accompagné de Paul McCartney, George Harrison et du batteur Colin Hanton.


En mars 1960, un camarade de classe, Stuart Sutcliffe, joint le groupe à la basse et suggère le nom des Beetles en réponse au groupe de Buddy Holly, les Crickets.
Plus tard, on les appelait les Silver Beatles avant de devenir officiellement The Beatles au mois d'août 1960.
Ils partent alors à Hambourg en Allemagne avec leur nouveau batteur Pete Best, dans le but de se faire connaître à travers l'Europe. Ils deviennent alors un groupe local très populaire avant de se faire expulser en novembre puisque George Harrison n'était pas encore majeur.






Ils retournent en Allemagne au début de 1961 pour accompagner le chanteur britannique Tony Sheridan.

Les enregistrements avec Sheridan allaient être mis sur le marché plus tard dans les années 60. Sutcliffe avait alors quitté le groupe et avait été remplacé à la basse par Paul McCartney. Sutcliffe allait décédé d'une hémorragie au cerveau l'année suivante.


Pendant l'année 61, ils jouent dans un grand nombre de clubs d'Angleterre, devenant une sensation de la musique underground, particulièrement au Cavern Club de Liverpool, leur ville natale.
Ils jouaient surtout des reprises de rock n' roll américain à cette période. Lennon et McCartney commencent à composer des chansons originales ensemble en promettant de toujours partager les crédits de leurs compositions. Malgré tout, ils n'allaient écrire que quelques chansons réellement ensemble dans toute leur carrière.



L'Indra, un club hambourgeois où les Beatles jouèrent à leurs débuts





L’apport décisif de Brian Epstein


À leur retour d'Allemagne, les Beatles ont acquis la maturité qui leur manquait, techniquement d'abord, sur scène ensuite.
Après leurs deux premiers voyages formateurs à Hambourg, le 9 novembre 1961, Brian Epstein vient voir les Beatles au Cavern Club de Liverpool, le café souterrain où ils se produiront près de 300 fois jusqu'au 3 août 1963.

Disquaire à l'origine, Epstein n'a jamais dirigé de formation musicale auparavant mais connaît quelques-uns des à-côtés qui mènent à la popularité d'un artiste. Il va devenir leur mentor et les propulser au rang de musiciens professionnels. Il va notamment leur faire abandonner les vêtements en cuir pour une nouvelle tenue vestimentaire et gommer ainsi leur image de sauvages.


Les Beatles devront maintenant jouer en complet-veston, comme les professionnels de l'époque, avec leur coupe de cheveux caractéristique.
Inventée par Astrid Kirchherr pour certains, par John Lennon et Paul McCartney à l'issue d'un court séjour à Paris en septembre 1961, pour d'autres, la « coupe Beatles » était déjà celle du personnage incarné par Moe Howard dans Les Trois Stooges, un trio comique très populaire aux États-Unis dans les années 1930 à 1950. Brian Epstein fait aussi le tour des maisons de disques afin de leur faire signer un contrat d'enregistrement.


Epstein multiplie sans succès les tentatives auprès des grandes compagnies discographiques. Un échec chez Decca restera célèbre.
Les Beatles y sont auditionnés le 1er janvier 1962 en enregistrant 15 titres en une heure. Dick Rowe, directeur artistique (A&R) chez Decca, sera surnommé dans le milieu « The man who turned down the Beatles » (l'homme qui rejeta les Beatles) pour avoir dit au jeune manager : « Rentrez chez vous à Liverpool, M. Epstein, les groupes à guitares vont bientôt disparaître.






L’intuition de George Martin


Finalement, seul George Martin, alors producteur chez Parlophone, une division d'EMI, se montre intéressé.
Début mai, Brian Epstein lui a fait écouter les bandes Decca, et rendez-vous est fixé pour une audition dans les studios EMI d'Abbey Road le 6 juin 1962.


Quatre jours après être revenus de Hambourg où ils honoraient un engagement au Star Club, leur troisième séjour dans la ville allemande, les Beatles arrivent aux studios EMI de Londres, situés au 3, Abbey Road dans le quartier de St. John's Wood. C'est leur première visite dans ces studios qu'ils rendront légendaires.


George Martin a une intuition. Il décèle le potentiel des Beatles et décide de les « signer », mais il n'aime pas beaucoup le style de Pete Best et suggère de le remplacer pour les premières véritables sessions d'enregistrement.
Le groupe ne se fait pas prier et s'en sépare en août 1962 pour le remplacer par Ringo Starr, avec qui les affinités sont bien plus grandes.
Une éviction brutale, qu'ils n'annoncent même pas eux-mêmes à Pete Best – c'est Brian Epstein qui s'en chargera.
Ce renvoi ne sera pas sans conséquence. George Harrison explique : « On avait joué au Cavern Club et les gens hurlaient « Pete est le meilleur ! » (jeu de mots avec « Best » en anglais), « Ringo jamais, Pete toujours ! » C’était devenu lassant, et je me suis mis à les engueuler.
Après le concert, on est sortis des loges, on est entrés dans un tunnel tout noir, et il y a quelqu'un qui m'a balancé un coup de poing dans le visage. Je me suis retrouvé avec un œil au beurre noir. Qu'est-ce qu’il ne fallait pas faire pour Ringo ! »







Ils enregistrent les 4 et 11 septembre de la même année leur premier single, Love Me Do. Pour la version de Love Me Do présente sur l'album Please Please Me, le batteur est Andy White, musicien de studio, tandis que sur le single publié le 5 octobre 1962, c'est Ringo Starr qui tient la batterie ; George Martin ne voulait pas prendre de risques avec un autre batteur qu'il trouvait médiocre. Toutefois, Ringo Starr, qui n'a jamais oublié cette « humiliation », joue du tambourin sur la version de l'album, et ce premier titre publié par EMI sera pratiquement le seul où ce n'est pas lui qu'on entend derrière les « fûts ».


À l'instigation de Brian Epstein, qui met à profit son expérience de disquaire, les Beatles vont désormais alterner des sorties de disques isolées (« 45 tours » ou « singles ») qui ne sont pas sur les albums et d'albums dont sont extraits des singles lancés plus tard, accréditant ainsi l'idée qu'acheter un album des Beatles est une « valeur sûre » où l'on trouve déjà « les succès que les autres ne découvriront que demain ».


Pete Best, amer de son éviction des Beatles, sort son propre album en 1965, Best, of the Beatles (la virgule a son importance), avec le Pete Best Combo, dont la pochette est une photo où il est batteur du groupe et entouré des autres, mais celui-ci reste anecdotique.

De cette époque, certains enregistrements rares et un peu marginaux des Beatles ont été très recherchés, notamment ceux qu'ils ont réalisés chez Polydor avec Tony Sheridan, les fameuses « bandes Decca » de janvier 1962 (que l'on a fini par entendre en partie trois décennies plus tard sur le disque Anthology ), les chansons qu'ils interprètent en allemand et où ils se contentent de réenregistrer leur voix sur les bandes instrumentales existantes (finalement publiées sur le disque Past Masters, Vol. 1 en 1988), et des chansons sorties en 78 tours en Inde.

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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Lun 17 Aoû - 1:23

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1963 à 1966 : la Beatlemania







En février 1963, ils retournent en studio pour enregistrer 10 chansons en une journée pour leur premier album Please Please Me qui allait paraître le mois suivant.
Il devient un succès instantané en demeurant au premier rang en Angleterre pour 30 semaines. En octobre, les femmes crient à leurs spectacles et c'était le début de la Beatlemania. Après une performance devant la famille royale au début de novembre, Parlophone lance un nouvel album, With The Beatles. À la fin de l'année, le groupe avait vendu plus de 2,5 millions d'albums en Angleterre en plus de plusieurs simples vendus à plus d'un million d'exemplaires.








Tout ce vacarme en Angleterre autour des Beatles se fait évidemment ressentir en Amérique. Le partenaire de EMI en Amérique, Capitol Records, qui boudait jusque là le groupe, décide enfin de sortir un album, Introducing The Beatles qui comprend tous les simples que les Beatles avaient sorti en Angleterre.

Ils sortent ensuite Meet The Beatles en janvier 64 qui contient des versions remixées des 2 premiers albums du groupe. Après être passés au Ed Sullivan Show en février 1964 devant plus de 73 millions de personnes, on pouvait affirmer que les Beatles étaient devenus le plus important groupe en Amérique.

La Beatlemania venait de traverser l'Atlantique et allait paver la voie à d'autres groupes d'Angleterre, ce qui allait devenir l'invasion britannique.







Analyse du phénomène






La « Beatlemania » fut un phénomène d'ampleur et à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et s'habiller « à la Beatles », comme en témoignent les photos de l'époque prises dans les rues. Ils deviennent des trend-setters, expression anglophone que l'on peut traduire en français par faiseurs de mode ou leaders de tendances.

Les disquaires se spécialisent sur la discographie des Beatles, et pour mieux gérer ses stocks, la société EMI/Parlophone propose la présouscription des albums et des singles à suivre, même s'ils sont encore à l'état de projet. Les pré-commandes atteignent dès lors des sommets astronomiques : par exemple, 2,1 millions pour Can't Buy Me Love en 1964.
Des magazines spécialisés fleurissent, comme le célèbre Beatles Monthly, (aussi connu sous le nom de Beatles Book, 77 éditions de 1963 à 1969, intégralement republiées de 1977 à 1982) et se vendent comme des petits pains.

L'atmosphère hystérique des concerts rend parfois ceux-ci presque inaudibles . Le premier ministre britannique, Harold Wilson, remarque néanmoins que ces artistes constituent pour le pays une excellente exportation, notamment en termes d'image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d'un humour très britannique lors des interviews.
Ils sont décorés par la reine du Royaume-Uni, le 12 juin 1965, de la médaille de membre de l'Empire britannique (Member of the British Empire, ou MBE)

Extrêmement liés, par le simple fait qu'ils sont les seuls à « vivre la beatlemania de l'intérieur », considérant se trouver dans l'œil du cyclone, voyant tout le monde s'agiter frénétiquement autour d'eux, se soudant autant que possible, très amis, les Beatles se voient affublés du surnom de « monstre à quatre têtes » au plus fort du phénomène .

Dans les années 1960, l'industrie musicale est en pleine expansion. Désormais, il est possible de donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes.
À la télévision, les émissions sont de plus en plus regardées par un public familial. Les Beatles participent dès 1963 à de nombreux shows avec les animateurs les plus populaires de la télévision britannique et bientôt américaine, et sont les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967, avec la chanson All You Need Is Love.







Pour capitaliser sur leur succès, on fait des Beatles les vedettes d'un film, A Hard Day's Night, qui reçoit avec surprise de bonnes critiques et dont la bande originale allait évidemment connaître un immense succès.
Suite à la sortie du film en juillet, le groupe part en tournée à travers l'Amérique pour y faire 25 spectacles dans des stades des États-Unis et du Canada. À la fin de l'année, on pouvait retrouver l'album Beatles For Sale dans les magasins de disques d'Angleterre. En 1965, le groupe apparaît dans un deuxième film, Help!. On en fait paraître la bande originale et une autre immense tournée américaine s'ensuit.





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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Lun 17 Aoû - 22:23

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La conquête de l’Amérique






Après un premier concert dans des conditions difficiles au Coliseum de Washington — la scène est au milieu de la salle, comme un ring, la batterie doit pivoter et les musiciens se retourner pour faire face à une partie ou à l'autre du public, le matériel fonctionne mal, etc. — et un nouveau passage dans le Ed Sullivan Show en direct de Miami le 16 février, les « Fab Four » (en français les « quatre fabuleux ») rentrent au pays.
L'Amérique est emportée par la Beatlemania, un rendez-vous est pris pour une première tournée de 25 dates à travers le pays, à guichets fermés, du 19 août au 20 septembre 1964.



C'est pendant cette tournée estivale des États-Unis que les Beatles rencontrent Bob Dylan, et que ce dernier leur fait essayer la marijuana pour la première fois. junky
Une découverte qui a une importance incontestable dans l'évolution de leur musique. La légende veut que Dylan ait pris le « I can't hide » (« je ne peux le cacher ») de I Want to Hold Your Hand pour « I get high » (« je plane ») et qu'il ne se soit ainsi pas gêné pour proposer un « reefer » aux Beatles .



L'histoire d'amour entre les Beatles et l'Amérique, où ils enchaînent les Nº1 en 1964 et 1965, trouve un point d'orgue le 15 août 1965 en ouverture de leur seconde tournée de ce côté de l'Atlantique.

Ce jour-là, ils sont le premier groupe de rock à se produire dans un stade, le Shea Stadium de New York, devant 56 000 fans déchaînés et dans des conditions singulières pour ce genre de spectacle dans une telle arène, sous les hurlements de la foule.

Les Beatles se produisent seulement munis de leurs amplis Vox, et sont repris par la sono du stade, c'est-à-dire les haut-parleurs utilisés par les « speakers » des matches de base-ball.
Il en résulte que ni eux ni le public n'entendent clairement une note de cette prestation historique. Les documents filmés ce jour-là démontrent cependant que les Beatles arrivent à jouer, et que c'est John Lennon qui les empêche de se retrouver paralysés par l'événement en multipliant les pitreries, comme parler charabia en agitant ses bras pour annoncer un titre en se rendant compte que personne ne peut l'entendre, ou maltraiter un clavier avec ses coudes au moment de l'interprétation de I'm Down .





Les Beatles au Shae Stadium- Twist & Shout (live in 65)




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Les Beatles au Shea Stadium le 15 Aout 1965 ( " Help " )



A Hard Days Night (Live at Shea Stadium)




Pionniers, initiateurs de la British Invasion, terme utilisé aux États-Unis pour y décrire la prédominance des groupes de pop rock anglais — parmi lesquels les Rolling Stones, les Who ou encore les Kinks — au milieu des années 1960, voilà les Beatles abonnés aux premières places des charts américains jusqu'à la fin de leur carrière.
Ils y détiennent d'ailleurs toujours, aujourd'hui, un record absolu avec 170 millions d'albums vendus sur ce seul territoire. « La musique n'a plus jamais été la même depuis lors » affirme la RIAA (Recording Industry Association of America) .


Pas très heureux de leurs précédents succès commerciaux, les Beatles décident de prendre leur musique un peu plus au sérieux et laissent tomber les reprises et les chansons pop légères pour travailler des chansons plus introspectives et expérimentales.

En décembre 1965 paraît Rubber Soul qui allait amorcer ce virage des Beatles. Une controverse est lancée par Lennon en 66 quand il déclare que les Beatles sont plus populaires que Jésus.
Certaines stations de radio cessent alors de jouer leurs chansons et certains protestataires manifestent à l'extérieur des salles de spectacle où ils se produisent.
Pendant ce temps, le groupe est sous l'influence d'un gourou indien, ce qui est devenu commun chez les groupes rock des années 60. Ils commencent d'ailleurs à introduire de la sitar indienne sur leurs albums. À la même période, ils commencent à utiliser en bonne quantité des drogues hallucinogènes.






[img]

Le tournant de Rubber Soul







À l'automne 1965, ils enregistrent un album charnière dans leur carrière : Rubber Soul, jeu de mots à partir de Rubber sole — semelle en caoutchouc —, Soul music — la musique de l'âme — et Plastic soul — âme influençable —.
Les textes sont plus philosophiques, plus fouillés (la poésie de Lennon, l'influence de Bob Dylan déjà présente dans You've Got to Hide Your Love Away de l'album Help!), aux thèmes plus sérieux. Le disque est enregistré dans l'urgence, car il doit sortir pour Noël, en quatre semaines, du 12 octobre au 11 novembre 1965 .

La musique est devenue élaborée, les techniques d'enregistrement en studio sont en progression, le temps qui y est passé également. Leur immense succès est la garantie pour eux d'une liberté de plus en plus grande dans la création et la possibilité de bousculer les codes en vigueur (par exemple les horaires, ou le simple fait de pouvoir se déplacer de la salle d'enregistrement à la cabine, devant la table de mixage) dans les austères studios d'EMI.
« C'est à cette époque que nous avons pris le pouvoir dans les studios » note John Lennon , ainsi que le contrôle total sur leur art.

Les locaux de ce qui s'appelle encore « studios EMI » (ils deviendront « Abbey Road » plus tard), fourmillent d'instruments en tous genres, jusqu'aux placards, et les jeunes musiciens dont l'esprit s'est ouvert en grand, intéressés désormais à toutes les formes de musique, commencent à tester et à intégrer les sons les plus divers dans leurs chansons. « On aurait pu emmener un éléphant dans le studio pour peu qu'il produise un son intéressant » raconte Ringo Starr .

C'est ainsi que George Harrison, qui vient de s'acheter un sitar car il est tombé amoureux de la musique indienne en écoutant les disques de Ravi Shankar, est amené à l'utiliser spontanément sur la chanson Norwegian Wood (This Bird Has Flown) de John Lennon. Grande première dans le rock, belle réussite et porte grande ouverte, dans laquelle pourra s'engouffrer Brian Jones pour construire quelques mois plus tard le riff du tube Paint It, Black des Rolling Stones.

Rubber Soul se caractérise par une rupture, qui est celle de la « trame 4 périodes » typique des premières chansons des Beatles : un couplet, un autre couplet, un moment d'instrumental ou pont, une reprise du second couplet. Les Beatles, qui ne veulent pas devenir victimes d'un « procédé », rendent ici moins prévisible l'alternance de leurs parties chantées et vocales.

Rupture encore : la quatrième chanson de Rubber Soul, Nowhere Man est la première chanson des Beatles ne parlant pas d'amour. Rupture toujours : il n'y a pas une seule reprise d'un quelconque standard du rock 'n' roll ou autre sur ce sixième disque des Beatles. Et il n'y en aura plus jamais…

La technique d'écriture en tandem de John Lennon et Paul McCartney est alors à son apogée. Au quotidien ou quasiment, l'un amène une chanson dont la trame est plus ou moins avancée, l'autre y ajoute des paroles ou une idée musicale supplémentaire.


Le chemin parcouru en trois ans est impressionnant.

Les Beatles étaient au départ un groupe à l'harmonie vocale de qualité — leur maîtrise de la polyphonie n'a pas été étrangère à leur succès et a presque relégué aux oubliettes les précédents champions américains du genre, les Four seasons[41] —, œuvrant dans la plus grande économie de moyens ; en 1965, la recherche instrumentale devient prépondérante.

Les harmonies vocales restent cela dit bien présentes (Drive My Car, Nowhere Man, If I Needed Someone, The Word, Wait), et ils continuent à s'amuser comme des garnements en chœur, comme sur le pont de la chanson Girl de John Lennon, que McCartney et Harrison ponctuent par des « Tit tit tit tit » (« nichon » en anglais). Ce motif obsédant et le grand soupir poussé par John à chaque refrain transforment ce qui aurait pu n'être qu'une simple ballade en chanson à l'atmosphère très particulière.

La compétition et l'émulation battent également leur plein entre les deux auteurs principaux du groupe : le jour de la publication de Rubber Soul (le 3 décembre 1965), sort également le 45 tours Day Tripper / We Can Work It Out.

Le premier titre est de John (avec l'aide de Paul), le second de Paul (avec l'aide de John), et les deux compères se bagarrent pour figurer sur la face A du single, qui est le tube assuré. Il est alors décidé que ce seront deux faces A. Lesquelles montent de concert à la première place des charts, et ce pour cinq semaines consécutives .

À l'époque, hors de leur « compétition interne », la plus sérieuse émulation pour les Beatles vient d'outre-Atlantique.
En effet, si les Rolling Stones commencent tout juste à émerger en adoptant volontairement une attitude de mauvais garçons, ce sont les Beach Boys qui opposent les qualités les plus grandes en termes d'harmonies vocales, de recherches mélodiques et de techniques d'enregistrement.
L'album Pet Sounds, conçu par Brian Wilson comme une réponse aux innovations de Rubber Soul est d'ailleurs une source d'inspiration pour Revolver, le prochain album des Beatles, et l'on s'accorde généralement à dater la naissance de la « pop » de cette « partie de ping-pong » entre les deux groupes en 1965-1966.


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 18 Aoû - 0:33

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REVOLVER






À l'été 1966, leur album suivant, Revolver, sorti le 5 août 1966 en Angleterre, est de la même veine.
John Lennon est au meilleur de sa forme, inspiré, et innove avec Doctor Robert, Tomorrow Never Knows, She Said She Said et I'm Only Sleeping où le solo de guitare est passé à l'envers. Paul McCartney s'affirme en mélodiste talentueux avec Eleanor Rigby, For No One et Here, There and Everywhere.

Il a aussi l'idée de la chanson Yellow Submarine pour Ringo Starr.




Yellow Submarine





Yellow Submarine est une chanson des Beatles, écrite principalement par Paul McCartney mais créditée Lennon/McCartney, chantée par Ringo Starr et parue le 5 août 1966 sur l'album Revolver.
Elle est éditée le même jour en single « double face A », avec Eleanor Rigby. Ce disque devient numéro 1 du hit-parade britannique le 18 août 1966 pour quatre semaines1. Outre-Atlantique, la chanson atteint la deuxième place du classement du magazine Billboard, mais elle est première dans celui de Record World.
L'enregistrement débute le 26 mai 1966 aux studios d'Abbey Road.
Le travail se poursuit le 1er juin, avec la participation de Brian Jones , Marianne Faithfull et Donovan. Parmi les chœurs et les percussions, on retrouve notamment Mal Evans et Neil Aspinall, deux employés et proches du groupe .

Une fois que la « piste de base » est enregistrée, une séance est organisée pour ajouter les effets sonores sous la houlette de George Martin. Alf Bicknell, le chauffeur des Beatles, agite de vieilles chaînes tandis que Brian Jones des Rolling Stones tapote sur un verre. John Lennon fait des bulles avec une paille dans un seau d'eau et Paul et lui improvisent dans le plus pur esprit nonsense des mots comme « À toute berzingue, Monsieur Bosun ! » dans la chambre d'écho du studio.

Les techniciens des studios Abbey Road assistent à une scène délirante une fois l'enregistrement achevé : Mal Evans, tapant sur une grosse-caisse en bandoulière, marchant à la tête d'une joyeuse troupe en rang qui s'époumone en chantant « We all lived in a yellow submarine »!

Le résultat ne sera pas seulement une chanson adorée des enfants mais aussi un disque innovant dont la popularité universelle lui vaudra d'être adopté par des mouvements pour la Paix aux États-Unis et d'être repris par tous les clients des pubs anglais au même titre que le fameux « Knees Up, Mother Brown ». L'emblématique sous-marin jaune fera aussi l'objet, deux ans plus tard, d'un fameux dessin animé.




The Beatles - Yellow Submarine



And Your Bird Can Sing reprend et développe des effets de guitare qui n'apparaissaient que discrètement à la fin de Ticket to Ride.
Le sitar indien, déjà entendu dans Norvegian Wood, a séduit George Harrison ; son admiration pour l'Inde, dont il ne se départira plus, devient évidente avec Love You To. Une autre chanson de George Harrison ouvre le disque, Taxman.

La galerie de thèmes et de personnages s'élargit : un percepteur, une bigote solitaire, le sommeil et la paresse, le capitaine d'un sous-marin jaune, un docteur douteux, le Livre des morts tibétain… La pochette du disque est dessinée par leur ami Klaus Voormann.

Tomorrow Never Knows (« Demain ne sait jamais », encore un accident de langage signé Ringo Starr, dernier titre de Revolver, est un cas particulier : joué sur un seul accord (le do), incluant des boucles sonores préparées par Paul, des bandes mises à l'envers, accélérées, mixées en direct avec plusieurs magnétophones en série actionnés par autant d'ingénieurs du son — une dizaine — envoyant les boucles à la demande vers la table de mixage, il ouvre l'ère du rock psychédélique et peut aussi être considéré comme le titre précurseur de la techno.

Les prouesses de George Martin et des ingénieurs du son des studios EMI — à commencer par Geoff Emerick — vont jusqu'à répondre aux demandes de John Lennon, désirant que sa voix évoque celle du Dalaï-Lama chantant du haut d'une montagne. Ils élaborent cet effet en faisant passer la voix de John dans le haut-parleur tournant d'un orgue Hammond, le « Leslie speaker ». Celui-ci tourne sur lui-même pour donner au son de l'orgue un effet tournoyant, et il donne à la voix de John l'air de surgir de l'au-delà .

« De tous les morceaux des Beatles, c'est celui qui ne pourrait pas être reproduit : il serait impossible de remixer aujourd'hui la bande exactement comme on l'a fait à l'époque ; le « happening » des bandes en boucle, quand elles apparaissent puis disparaissent très vite dans les fluctuations du niveau sonore sur la table de mixage, tout cela était improvisé. »
— George Martin, Summer of love, The Making of Sgt Pepper's







« Nous sommes plus populaires que Jésus »



Une interview de John Lennon intitulée « Comment vit un Beatle ? » par la journaliste Maureen Cleave, une proche du groupe, paraît dans le London Evening Standard du 4 mars 1966. Les Beatles sont alors au sommet de leur popularité mondiale, et il déclare :

« Le christianisme disparaîtra. Il s'évaporera, décroîtra. Je n'ai pas à discuter là-dessus. J'ai raison, il sera prouvé que j'ai raison. Nous sommes plus populaires que Jésus, désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock 'n' roll ou le christianisme […]. »

Ce qui passe complètement inaperçu au Royaume-Uni, et même ailleurs dans un premier temps, finit par devenir un véritable scandale quelques mois plus tard aux États-Unis, dès lors que ces propos ont été repris, amplifiés et déformés sur une station de radio de l'Alabama ; il y est suggéré que les disques des Beatles soient brûlés en représailles de ces paroles jugées blasphématoires. La « Bible Belt » américaine ne tarde pas à mettre ces propos en applications.

Paul McCartney tente bien de tourner l'affaire en dérision, en déclarant « Il faut bien qu'ils les achètent avant de les brûler ! » mais le mal est profond. Ainsi, à l'aube de leur ultime tournée, le 11 août 1966 à Chicago, John Lennon est obligé de se justifier devant les médias américains :

« Si j'avais dit que la télévision est plus populaire que Jésus, j'aurais pu m'en tirer sans dommage […] Je suis désolé de l'avoir ouverte. Je ne suis pas anti-Dieu, anti-Christ ou anti-religion.
Je n'étais pas en train de taper dessus ou de la déprécier. J'exposais juste un fait, et c'est plus vrai pour l'Angleterre qu'ici [aux États-Unis].
Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, ou plus grands, je ne nous compare pas à Jésus-Christ en tant que personne, ou à Dieu en tant qu'entité ou quoiqu'il soit. J'ai juste dit ce que j'ai dit et j'ai eu tort. Ou cela a été pris à tort. Et maintenant, il y a tout ça… »


L’arrêt des tournées



Après la sortie de Revolver en 1966, que plusieurs considèrent comme leur meilleur album en carrière, ils partent aux États-Unis pour une dernière tournée. Ils manifestent le désir de se concentrer sur un travail plus approfondi en studio et de laisser tomber définitivement la scène.
Alors qu'on ne les voit plus, des rumeurs de séparation commencent à se répandre, mais ce n'est pas le cas. Le groupe est bien enfermé en studio pour travailler son nouvel album qui allait paraître en 1967, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, un excellent album concept qui allait changer la façon de créer un album pour les générations à venir.

L'album allait gagner 4 Grammys, dont celui du meilleur album.


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 18 Aoû - 23:37

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1967 à 1970 : les années studio


Le triomphe de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band




L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band est publié le 1er juin 1967 : ce disque est considéré par beaucoup comme leur chef-d'œuvre et sera reconnu comme la meilleure œuvre rock de tous les temps.
D'autres y voient au contraire un album d'adieu .
Cet album marque en tout cas leur carrière et toute une génération.






Pour répondre à leurs besoins, George Martin et son équipe doivent aller de plus en plus loin. Ils inventent ainsi le « vari speed » qui permet de faire varier la vitesse de défilement de la bande (procédé qui est notamment utilisé sur Strawberry Fields Forever pour fondre deux prises différentes en une seule, ou sur Lucy in the Sky with Diamonds pour la voix de John Lennon) et le « reduction mixdown » : les quatre pistes d'un magnétophone, le maximum dont ils disposent à l'époque, sont réduites en une seule sur un autre appareil identique synchronisé, et trois nouvelles pistes sont ainsi libres.

Pour la première fois dans l'histoire du rock, un groupe va passer un peu plus de cinq mois en studio, de fin novembre 1966 à avril 1967, pour construire son album.



The Beatles - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band


Les fructueuses sessions de Sgt Pepper's ont débuté par les enregistrements des titres Penny Lane — de Paul McCartney — et Strawberry Fields Forever — de John Lennon — où chacun traite de la nostalgie de son enfance à Liverpool.
La maison de disques EMI et Brian Epstein pressent George Martin de sortir un single pour l'hiver, et ce dernier livre à contrecœur ces chansons, qui sont tout simplement celles qui sont les plus avancées .
Conséquence, ces deux titres (publiés en Angleterre le 13 février 1967) ne sont pas inclus dans l'album à venir. De manière anecdotique, ils n'atteignent pas le N°1 du hit-parade britannique, et le producteur considère aujourd'hui la décision de les avoir isolés sur un single « double face A » comme une « épouvantable erreur ».






THE BEATLES - PENNY LANE





Toujours à l'avant-garde, les Beatles se mettent par ailleurs en scène pour le titre de John Lennon, Strawberry Fields Forever, cet hiver-là, dans un mini-film tellement innovant qu'on peut en faire le précurseur de tous les vidéo clips musicaux tels qu'on les connaît aujourd'hui .





The Beatles - Strawberry Fields Forever




L'écriture et la réalisation de Sgt Pepper's se poursuit intensément durant les quatre premiers mois de 1967.
La collaboration Lennon/McCartney atteint encore des sommets. Ensemble, ils écrivent With a Little Help from My Friends pour Ringo Starr, créent She's Leaving Home à partir d'un fait divers, concoctent Getting Better, où l'optimisme de l'un (« It's getting better all the time / Ça va de mieux en mieux tout le temps ») est contrebalancé par le pessimisme de l'autre (« I can't get no worse / Ça ne peut pas être pire »).





George Martin et les Beatles ont voulu faire de Sgt Pepper's un album-concept, en reliant certains morceaux, bien que les chansons n'aient aucun rapport entre elles, passées les deux du début .
Pour unifier le tout, c'est Neil Aspinall, l'assistant du groupe, qui a l'idée de faire une reprise du morceau Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band comme avant-dernière piste de l'album. Ainsi, la fanfare du club des cœurs solitaires du Sergent Poivre accueille son public au début du spectacle — de l'album —, puis le salue à la fin, à travers le même morceau joué plus vite et dans une tonalité différente, en espérant que le show lui a plu. 40 ans plus tard, Paul McCartney reprend l'idée lors de sa tournée « Back in the U.S. » en 2002 en jouant la reprise de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en avant-dernier morceau.

Sgt Pepper's fait école et tout le monde (les Rolling Stones, Moody Blues, Aphrodite's Child, The Clouds, les Who, les Kinks, et bien d'autres) voudra aussi sortir son « album-concept », quand bien même Sgt Pepper's n'en est pas vraiment un d'un point de vue strictement musical ; il aura suffi que ses auteurs le disent pour que cela soit une réalité.

Il n'y a en tout cas plus de plages séparées sur la version mono : les chansons y sont enchaînées à la manière d'un show, et l'album se termine par trois trouvailles :

* la longue décroissance — 47 secondes ! — d'une note de piano ;
* un sifflement à 20 000 Hz, inaudible par l'homme et impossible à reproduire sur la plupart des électrophones de l'époque, mais dont John Lennon espère qu'il fera aboyer les chiens de ceux qui possèdent une bonne chaîne Hi-Fi ;
* un « jingle » sans fin sur le sillon intérieur, que ne pourront découvrir que les puristes de la Hi-Fi, ceux qui refusent d'avoir une platine à arrêt automatique en fin de disque — pour les autres, le bras se lèvera avant, ou juste au début.

L'album fait date dans l'histoire de la musique pop rock : jamais un groupe n'avait disposé d'autant de temps, de moyens et de liberté pour enregistrer un album. Les Beatles exploitent donc pleinement cette opportunité et George Martin joue bien sûr un rôle-clé dans l'exploration de nouvelles techniques.

La pochette, très soignée et débordante de couleurs, a nécessité une centaine de lettres aux personnalités vivantes représentées afin d'obtenir leur accord. Trois personnages en sont retirés « in extremis » : Hitler et Gandhi, au motif qu'ils indisposeraient le public britannique et au grand désespoir du très provocateur John. Et un troisième personnage, l'acteur Leo Gorcey, qui voulait bien figurer sur la pochette, mais à condition d'être rétribué. On juge plus simple de le faire disparaître.

Cette pochette est elle aussi un événement. C'est la première fois qu'autant de soin est apporté au conditionnement du disque. Les paroles des chansons y sont incluses, pour la première fois également. Jusqu'ici, les pochettes se résumaient le plus souvent à une photo de l'artiste ; à partir de Sgt. Pepper's, la conception de la pochette devient un élément-clé (à la fois « marketing » et artistique) de la production d'un disque.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 18 Aoû - 23:50

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Le 27 août 1967, leur gérant Brian Epstein est retrouvé mort d'une surdose de drogue, possiblement volontaire.
Les Beatles décident de ne pas engager un autre gérant, mais plutôt de s'occuper eux-mêmes de leur carrière. Leur premier projet sans gérant est l'album Magical Mystery Tour avec l'émission spéciale à la BBC.








L'année 1967 se termine par l'éreintement critique de leur film Magical Mystery Tour, considéré à sa sortie (en fait, une diffusion télévisée sur la BBC à Noël) comme leur premier véritable échec.
Un film tourné sans scénario — « mystérieux » même pour ses acteurs — et dont les séquences filmées des titres I Am the Walrus et Your Mother Should Know constituent les meilleurs moments.
Le fait que les téléspectateurs britanniques l'aient vu en noir et blanc ne sert assurément pas sa cause. La bande-son, publiée sur un format « double EP » composé de 6 titres contient toutefois ces nouvelles perles que sont le très élaboré I Am the Walrus de John Lennon et The Fool on the Hill de Paul McCartney.

Aux États-Unis, Magical Mystery Tour n'est pas un double EP, mais un album entier, sur lequel on retrouve compilés en face B les 45 tours publiés en 1967, comme les indissociables Strawberry Fields Forever/Penny Lane ainsi que All You Need Is Love et Hello Goodbye.
C'est cet album, finalement publié en 1976 au Royaume-Uni, qui intégrera la discographie officielle des Beatles à partir de la réédition de tout leur catalogue en CD au milieu des années 1980.







Le projet est attaqué par les critiques et plusieurs affirment qu'il a été le commencement de la fin pour les Beatles. En 1968, le groupe fonde sa propre étiquette de disques, Apple, et enregistre les pistes pour un nouvel album double.

De la tension commence à s'installer entre les membres du groupe et la plupart des pièces du White Album sont enregistrées individuellement. Le résultat officiellement intitulé The Beatles, mais mieux connu sous le titre de White Album qui paraît en novembre est par moments très bizarre.

Le même mois, Lennon lance un premier album solo en compagnie de sa nouvelle compagne, la japonaise-américaine Yoko Ono. L'album s'intitule Unfinished Music No. 1 - Two Virgins. Un peu plus tard, un film animé inspiré de la chanson "Yellow Submarine" est lancé sur les écrans de cinéma.
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 21 Aoû - 13:57

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L’Inde, Yoko et l’album blanc







À la mi-février 1968, les Beatles partent avec leurs épouses et amis dans le nord de l'Inde, à Rishikesh, rejoindre le Maharishi Mahesh Yogi, afin de recevoir son enseignement et apprendre la méditation transcendantale. Ils y passent huit semaines, et y vivent une extraordinaire période créative, composant une quarantaine de chansons qui rempliront jusqu'à leurs albums solos après leur séparation .

Alors que Ringo compare l'âshram de Rishikesh aux camps de vacances de son enfance, que Paul dit s'être « trompé » sur le compte du Maharishi et que John repart très fâché contre lui, le considérant comme un imposteur (ce qu'il dit dans sa chanson Sexy Sadie : « You made a fool of everyone / Tu t'es moqué de tout le monde »), seul George lui reste fidèle.
Cet hiver-là, John Lennon se rapproche de l'artiste d'avant-garde japonaise Yoko Ono dont il ne se sépare plus, délaissant son épouse Cynthia. Dans les bacs, en mars, sort un nouveau single, Lady Madonna écrit par Paul.




The Beatles - Lady Madonna (1968)



En mai, les Beatles entrent en studio pour enregistrer le double album blanc, dont le titre est tout simplement The Beatles, à partir du matériel majoritairement composé en Inde, sur le seul instrument dont ils disposaient, la guitare acoustique.
Plusieurs chansons créées et jouées durant leur séjour — comme Dear Prudence et Julia de Lennon, ainsi que Blackbird, Mother Nature's Son, I Will et Rocky Raccoon de McCartney —, où John a appris de Donovan une nouvelle technique de picking, apparaîtront ainsi sur le disque, jouées en solo par leurs auteurs ou enregistrées en formation réduite.

Selon leur habitude — publier des titres sur 45 tours qui ne sont pas inclus dans les albums —, les Beatles sortent en août le single Hey Jude/Revolution enregistré durant les séances de l'album blanc, et qui connaît de nouveau un grand succès, malgré la longueur tout à fait inhabituelle de Hey Jude — 7 minutes, dont quatre sont une répétition en chœur et crescendo de « Na na na nananana Hey Jude ».
C'est une chanson de McCartney divisée en deux parties distinctes, destinée au fils de John, Julian, qui est unanimement saluée, tandis que Lennon a tenu à délivrer un message politique en plein bouillonnement de la jeunesse occidentale — mai 1968 en France, notamment.
Dans la version rock de Revolution, celle qui figure en face B du 45 tours, il dit : « But when you talk about destruction, don't you know that you can count me out / Si tu parles de destruction, ne compte pas sur moi », alors que dans la version blues, plus lente, qui figure sur l'album blanc, enregistrée plus tôt, il avait ajouté in (« ne compte pas sur moi/compte sur moi »). Lennon explique qu'encore indécis sur ce sujet, il avait préféré dans un premier temps considérer les deux options…




The Beatles Hey Jude





Ces sessions à Abbey Road sont tendues, la présence de Yoko Ono dans le studio aux côtés de John indispose fortement ses camarades. Chacun enregistre souvent séparément et se sert des autres comme « musiciens de studio » sur ses propres compositions.
D'ailleurs, avant de coucher sur bande le titre qui ouvre cet album, Back in the U.S.S.R., Ringo Starr décide de quitter le groupe. Malgré cela, les « Fab Four » continuent à enregistrer : Paul McCartney se met à la batterie — il en joue donc sur Back in the U.S.S.R. mais aussi sur Dear Prudence — et George Harrison à la basse.
Ce qu'en dit Ringo témoigne bien de l'atmosphère qui régnait lors de ces sessions :

« Je suis parti parce que j'éprouvais deux sentiments. Celui de ne pas très bien jouer, celui que les trois autres étaient vraiment heureux et que j'étais un étranger. Je suis allé voir John. […] Je lui ai dit : « Je quitte le groupe parce que je ne joue pas bien. Parce que j'ai l'impression de ne pas être aimé, d'être exclu. Alors que vous êtes tellement proches tous les trois ».
John m'a répondu : « Je croyais que c'était vous trois qui étiez très liés ! » Je suis ensuite allé voir Paul et je lui ai dit la même chose. Paul m'a répondu « Je croyais que c'était vous trois ! » Je n'ai pas pris la peine d'aller voir George, j'ai dit : « Je pars en vacances ». J'ai pris les gosses et je suis parti pour la Sardaigne. »

Lorsque Ringo Starr revient de Sardaigne, il découvre sa batterie couverte de fleurs dans le studio d'Abbey Road. Ils se resserrent dans un tout petit espace pour enregistrer en direct le Yer Blues de John Lennon8, se déchaînent en interprétant Helter Skelter de Paul McCartney : on entend Ringo hurler « J'ai des ampoules aux doigts ! » (« I've got blisters on my fingers ») à la fin du morceau.

La tension accumulée durant ces sessions de l'été et automne 1968 retombe également lorsque George Harrison invite Eric Clapton pour jouer le solo de guitare sur son titre While My Guitar Gently Weeps.




The Beatles While My Guitar Gently Weeps Music Video





Publié le 22 novembre 1968, The Beatles est salué comme une grande réussite, et connaît un immense succès commercial.
Le public est cependant déconcerté par Revolution , un long collage sonore expérimental de neuf minutes réalisé par John et Yoko. George Martin et les trois autres Beatles supplient John de retirer ce titre du disque, sans succès.
Dans le genre expérimental, Lennon et Ono font encore plus fort en publiant le même mois leur album Two Virgins enregistré en mai 1968, le soir où ils consommèrent leur amour pour la première fois et où tous deux apparaissent nus sur la pochette .










Le projet Get Back




Le 2 janvier 1969, les Beatles se retrouvent autour d'un nouveau projet initié par Paul McCartney : filmer et enregistrer des répétitions pour aboutir à une prestation en public, revenir aux origines, jouer « live » comme un vrai groupe de rock'n'roll, bannir tout ajout en studio, interdire le mot overdub ou les trucages en tous genres.
De plus, le tout devra déboucher sur un film. Pourquoi ? Pour un futur show télévisé ? Pour montrer des répétitions avant un concert ? Pour que l'on voie les Beatles en train de créer un album ? Et si un concert doit être organisé, où et dans quelles conditions ? Le groupe a beaucoup de mal à se mettre d'accord sur les tenants et aboutissants du projet .

Les séances du projet « Get Back » — ainsi nommé d'après la chanson éponyme, qui aurait dû donner son titre à l'album en préparation — se passent mal. Les tensions initiées lors des sessions de l'Album Blanc renaissent dans les froids studios de cinéma Twickenham à des heures matinales et la présence constante de Yoko Ono, à la limite de l'ingérence, n'arrange pas l'ambiance, tout comme le « dirigisme » de Paul.




Beatles - Get Back



Devant des caméras tournant en continu, Ils jouent de tout et de rien, beaucoup — une centaine de titres sont abordés, en quelques notes seulement pour certains —, font le bœuf, jouant souvent mal et sans conviction .

John Lennon apparaît largement démobilisé, tandis que George Harrison est de plus en plus excédé. Après Ringo, c'est lui qui quitte le groupe, le 10 janvier, puis revient 12 jours plus tard. Son ressentiment, sa frustration de rester en tant que compositeur à l'ombre du tandem Lennon/McCartney et de se voir fréquemment refuser des chansons qu'il aimerait voir placées sur les disques, ne cessent de grandir .

Les Beatles se rabattent ensuite sur leur propre studio au 3, Saville Row où est situé le siège de leur compagnie Apple, s'adjoignent Billy Preston au clavier à l'initiative de George Harrison, et finissent par donner leur ultime prestation publique sur le toit de leur immeuble, le 30 janvier 1969, qui est interrompue au bout de 42 minutes par la police suite à des plaintes pour cause de vacarme .





3, Saville Road



Les événements de ce mois de janvier 1969 figureront un an plus tard dans le film Let It Be, chronique de la dissolution d'un groupe. On y voit notamment George Harrison interpeller Paul McCartney : « OK, bon, je m'en fous. Je jouerai ce que tu veux que je joue, ou je ne jouerai pas du tout si tu ne veux pas que je joue. Je ferai tout ce qui pourra te faire plaisir. » Les kilomètres de bandes enregistrées en un mois sont dans un premier temps rangées au placard, tant les membres du groupe s'en montrent insatisfaits.

Le 4 mars 1969, l'ingénieur du son Glyn Johns est appelé par le groupe pour mixer un album à partir des bandes existantes. Johns compile alors plusieurs versions des chansons de ce futur disque, enregistré live en studio et sur le toit de l'immeuble de leur compagnie Apple, mais les Beatles rejettent l'ensemble de son travail. Il en sera tout de même issu le single Get Back/Don't Let Me Down le 11 avril 1969. le reste des bandes retourne sur les étagères...



The Beatles - Let it be
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 21 Aoû - 15:14



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Abbey Road, l’ultime réussite







Souvent cité comme un des albums les mieux construits et les plus influents de tous les temps , Abbey Road est aussi un immense succès commercial : 30 millions d'exemplaires vendus dans le monde, soit la deuxième meilleure vente du groupe après Sgt. Pepper.

Le disque se distingue par la présence d'un medley sur la seconde face, une pièce longue de 16 minutes, succession de huit chansons qui s'enchaînent les unes après les autres. L'album est également marqué par le guitariste George Harrison, qui propose deux de ses plus fameuses compositions avec les Beatles, Something et Here Comes the Sun, et qui popularise l'utilisation du synthétiseur (Moog) dans le rock.

La pochette de l'album reste une des plus célèbres de l'histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton au croisement entre Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962.

Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, paru sept mois plus tard, Abbey Road est le dernier album enregistré par les Fab Four. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en studio et, dès le mois de septembre, au moment où le disque sort, John Lennon met fin au groupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles ne sera toutefois officialisée qu'en avril 1970.




[center]
While My Guitar Gently Weeps - George Harrison
The Concert for Bangladesh 1971




Avec l'idée de ne pas rester sur cet échec, Paul McCartney contacte George Martin en lui proposant de faire un disque « comme avant ». « Comme vous étiez ? Avec John ? John est d'accord ? » demande le producteur, ce que le bassiste confirme.
Les Beatles vont se réunir une dernière fois dans les studios EMI d'Abbey Road durant les deux mois de l'été 1969, bien décidés à mettre de côté leurs dissensions, à tirer dans le même sens, afin de « sortir sur une note élevée ». Cependant, John Lennon rate le début des sessions, le temps d'être soigné après un accident de voiture en Écosse .

Une collection de chansons dont certaines ont été composées en Inde, enregistrées sous forme de démo à l'époque de l'album blanc, et/ou répétées en janvier 1969 pour le projet Get Back, sont retravaillées pour aboutir à l'album Abbey Road.

Quoi de plus simple que de donner à leur ultime œuvre commune le nom de la rue (ils se font photographier sur le passage piéton, le 8 août, pour la pochette du disque) où sont situés les studios dans lesquels ils ont enregistré l'immense majorité de leurs chansons depuis sept ans ?

Les titres d'Abbey Road évoquent les tracas et frustrations du moment, parlant d'argent qu'on n'arrive pas à obtenir, de dettes, de négociations juridiques (You Never Give Me Your Money de Paul McCartney), de poids à porter pour longtemps, de marteau d'argent qui s'abat sur la tête des gens dès que les choses vont mieux (Carry That Weight et Maxwell's Silver Hammer, Paul à nouveau), de retour du soleil après un hiver long, froid et solitaire (Here Comes the Sun, où George Harrison évoque les grands moments de tension au sein du groupe) ou d'un jardin sous-marin où « il n'y a personne pour nous dire ce que [nous] devons faire » (Ringo Starr dans Octopus's Garden).

C'est leur premier — et dernier — album entièrement réalisé en huit pistes, et également un des premiers dans l'histoire du rock où l'on entend du synthétiseur, un Moog en l'occurrence, acquis par George Harrison auprès de son créateur, Robert Moog.

Les harmonies polyphoniques qui avaient rendu les Beatles célèbres sont de retour, et contribuent au succès d'Abbey Road, sorti le 26 septembre 1969 (c'est leur album le plus vendu après Sgt Pepper's).

Leur sommet dans ce domaine est sans doute constitué par Because, titre que John Lennon a composé en entendant Yoko Ono jouer la Sonate pour piano n° 14 de Beethoven plus connue sous le nom de « sonate au clair de lune » et en lui demandant de jouer les notes à l'envers.

Sur Because, les trois voix de John, Paul et George se superposent trois fois, soit une poignante harmonie à neuf voix que l'on a pu entendre « a cappella » sur le disque Anthology 3 sorti en 1996, et de nouveau sur Love en 2006.






La particularité d'Abbey Road est d'être constitué en partie de collages entre elles de chansons ébauchées et inachevées. L'habitude fut prise de dire que la face A de l'album, qui s'ouvre sur Come Together et se referme sur I Want You (She's So Heavy) de John Lennon, reflète principalement son influence, et la face B, qui contient le fameux « Medley » long de 16 minutes, celle de McCartney. George Harrison se montre toutefois très inspiré avec Here Comes the Sun et surtout Something, qui est son premier et son seul Nº1 avec les Beatles.






You Never Give Me Your Money(long 6 min version)-The Beatles

Le Medley, articulé autour du thème musical de You Never Give Me Your Money de Paul, et qui contient en son sein trois bouts de chansons de John (Sun King, Mean Mr. Mustard et Polythene Pam) est élaboré par George Martin et Paul McCartney. Mais, contrairement à beaucoup d'idées reçues émises postérieurement, et comme l'expliquent John Lennon et George Harrison, le groupe collabore dans son ensemble pour décider de l'ordre des morceaux, trouver de quoi remplir les mesures entre chacun, les enchaînements et les breaks.


Music



L'apparente dernière plage du disque, qui clôture le medley, s'intitule The End et se termine par une inédite série de solos (Ringo à la batterie d'abord, puis Paul, George et John, tour à tour, à la guitare, trois fois, sur deux mesures chacun) et la fameuse phrase « And in the end, the love you take is equal to the love you make » (« et à la fin, tu reçois autant d'amour que tu en donnes »).

La vraie dernière plage du dernier disque des Beatles, morceau caché par un « blanc » sur le sillon du 33 tours, est minuscule (Her Majesty) et parle d'une manière peu commune de la reine d'Angleterre.

Le 20 août 1969, les Beatles complètent l'enregistrement du titre de John Lennon I Want You (She's So Heavy) : c'est la dernière fois qu'ils sont réunis tous les quatre en studio .


Même si le succès est toujours présent, même si cette ultime collaboration est « heureuse » selon les acteurs — car tous savent que c'est la dernière fois — le plaisir de jouer ensemble ne les attire plus. Les Beatles disent ici pour de bon adieu aux Beatles, en montrant une dernière fois l'aspect miraculeux de leur association. « Tout le monde a incroyablement bien travaillé. C'est pourquoi j'aime particulièrement cet album » dira George Martin .





«


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 21 Aoû - 18:21




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La séparation du groupe



Une fois les sessions du disque Abbey Road achevées, et alors que le single Something / Come Together va occuper partout la tête des hit-parades — tandis que le 33 tours restera 17 semaines Nº1 en Angleterre à partir du 4 octobre —, John Lennon, de retour d'un concert à Toronto avec le Plastic Ono Band naissant, annonce aux autres Beatles qu'il quitte définitivement le groupe lors d'une réunion chez Apple, le 20 septembre 1962, en réponse à Paul McCartney qui, dans une ultime tentative de relance, propose de repartir en tournée dans des petites salles8.

Ils conviennent que cette nouvelle doit rester secrète, compte tenu des enjeux commerciaux (renégociation des contrats de distribution avec EMI au Royaume-Uni et Capitol Records aux États-Unis).

Pour couronner le tout, ils perdent également la propriété de tout leur catalogue de chansons. Northern Songs était en effet détenu à 51 %, soit la majorité des parts, par Brian Epstein à travers sa société NEMS.
Sa famille, une fois ce dernier disparu, et leur éditeur Dick James, administrateur de Northern Songs depuis les débuts en 1963, décideront de vendre à l'empire ATV, en 1969, sans que les Beatles ne puissent rien faire .
Un déboire qui aura aussi pesé de tout son poids dans l'ambiance délétère menant à la dissolution du groupe. C'est ce catalogue détenu par ATV que Michael Jackson rachètera pour 47,5 millions de dollars63 en 1985.

La toute dernière session d'enregistrement des Beatles (sans Lennon) a lieu les 3 et 4 janvier 1970 avec le titre de George Harrison I Me Mine .

En mars, à l'initiative d'Allen Klein, et avec les accords de John Lennon et George Harrison , les bandes enregistrées en janvier 1969, ce qui deviendra l'album Let It Be, sont confiées au producteur américain Phil Spector.

Lequel ajoute chœurs féminins, arrangements de cordes, effets sonores à ces chansons qui devaient rester « brutes ». En entendant le résultat sur son titre The Long and Winding Road, Paul McCartney, qui n'a pas été consulté, pique une énorme colère. Il expédie une lettre adressée à Allen Klein chez Apple dont les derniers mots sont « Ne refaites plus jamais ça ! ». Cela ne retire rien au succès de cet album publié le 8 mai 1970, et des chansons Get Back, Let It Be et The Long and Winding Road, toutes N°1 des deux côtés de l'Atlantique.







1970 à aujourd'hui : depuis la séparation



Lennon, McCartney et Harrison avaient dans leurs cartons un nombre impressionnant de chansons composées, pour certaines ébauchées et répétées en groupe, voire enregistrées, depuis le séjour en Inde et les sessions de l'album blanc, et non incluses dans les disques des Beatles.
En 1970, George Harrison sort un triple album, All Things Must Pass puis organise le 1er août 1971 au Madison Square Garden de New York le tout premier concert rock de charité, le Concert for Bangladesh, en faveur du Bengladesh avec Bob Dylan, Eric Clapton, Ravi Shankar, Billy Preston et l'ami Ringo Starr, encore un triple album live à la clé.

Paul McCartney commercialise son premier disque solo au titre éponyme, puis Ram avant de fonder les Wings. John Lennon sort des singles engagés (Give Peace a Chance, Instant Karma!, Power to the People), un Live Peace in Toronto, suivi de l'album John Lennon/Plastic Ono Band, puis le très célèbre Imagine. Succès pour tous, à commencer par George qui signe le premier hit post-Beatles, My Sweet Lord.



John Lennon Imagine



De son côté, John règle ses comptes avec Paul dans l'album Imagine avec le titre How Do You Sleep? (« Comment dors-tu ? ») où il dit, à propos de son ex-ami : « The only thing you done was Yesterday » (« La seule chose que tu as faite c'était hier », jeu de mots entre « hier » et le titre de la chanson Nº1 en 1965) et « Those freaks was right when they said you was dead » (« Ces maboules avaient raison de dire que tu étais mort »).


Il répondra aussi à John dans le premier disque des Wings, Wild Life, fin 1971 avec la chanson Dear Friend : « Are you afraid or is it true? » (« As-tu peur ou est-ce vrai ? »).

Curieusement, lorsqu'il s'agira pour Paul et John de jouer, chacun de son côté, au jeu du « qui a fait quoi ? » sur les plus de 200 titres cosignés Lennon/McCartney, ils se montreront globalement d'accord, à de très rares exceptions près, entre ce qui est à 100 % de l'un, à 100 % de l'autre, à 50-50, à 60-40 ou à 80-20.

On offrira aux Beatles des millions de dollars pour qu’ils acceptent de reformer leur groupe. En Février 1976, six années après leur séparation, un promoteur pop de Los Angeles, Bill Sargent, leur propose, pour un seul concert, d'un minimum de 20 minutes retransmis à travers le monde, la somme de 50 millions de dollars . Les Beatles refusent.

Sept mois plus tard, le 20 septembre 1976, un autre promoteur, Sid Bernstein, leur offre publiquement 230 millions de dollars pour un concert de charité . Fin de non recevoir. Plus jamais par la suite, un artiste ne se verra proposer de telles montants astronomiques pour un seul concert.

Cette reformation qui apparaît impossible dans un premier temps, devient plus envisageable dès lors que les différends, principalement entre John Lennon et Paul McCartney, sont aplanis.

Mais John Lennon, revenu à son métier de musicien après cinq années de retrait de la vie publique, est assassiné à 40 ans, le 8 décembre 1980 par Mark David Chapman, un déséquilibré à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt, au pied de son appartement du Dakota Building à New York.

Dès lors, George Harrison aura ce trait d'humour : « Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort ». Le plus jeune des Beatles décède à Los Angeles d'un cancer généralisé à 58 ans, le 29 novembre 2001.



Source : http://www.thebeatles.com/core/home/
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Beatles


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Sam 22 Aoû - 13:43



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L'intégrale des Beatles en CD enfin remasterisée




Les Beatles en studio, en octobre 1963. Crédits photo : AP


En septembre, l'intégrale des Beatles sera enfin disponible en version remasterisée. Ces chefs-d'oeuvre retrouvent enfin l'éclat qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

Certains attendaient cela depuis plus de vingt ans. Le 9 septembre prochain, tous les albums des Beatles ressortiront en version enfin remastérisée.

Pour beaucoup, c'est l'équivalent musical de la rénovation de la chapelle Sixtine. Et il y a fort à parier que, dans une industrie du disque en pleine déliquescence, le déluge marketing beatlesien qui déferlera à la rentrée marquera le dernier coup d'éclat du CD, un format voué à disparaître, apparu, à l'origine, dans des conditions lamentables...

En 1987, Apple Corp. sort le catalogue Beatles en CD pour la première fois.
A l'époque, les maisons de disques se goinfrent copieusement : les nouveautés se vendent par centaines de milliers, et tout le monde se rue sur le «fonds» dans un même désir de renouveller sa discothèque et de posséder enfin cette technologie vendue comme merveilleuse...

Mais les majors ont décidé de ne pas se fouler outre mesure : il s'agit de tout rééditer dans de très médiocres versions, afin de pouvoir revendre les mêmes albums plusieurs fois en sortant régulièrement des produits améliorés : versions «de luxe», «anniversaire», «collector», «ultimate» avec ou sans «bonus» plus ou moins inédits, etc., le fin du fin étant la version «remastérisée».
Inutile, donc, de vouloir trop se presser : le public, naïf, achète ce qu'on lui vend, et saura bien s'en contenter.

En conséquence de quoi, les CD sortis durant les années 80 sont un cauchemar d'audiophile. Sans relief ni dynamique, ces petites rondelles argentées prétendument miraculeuses sonnent en fait nettement moins bien que les vinyles ancestraux.

Les années passant, face à la grogne du public, tous les grands artistes ont vu leur catalogue remastérisé, nettoyé, transféré en CD dans des versions somptueuses.

Rolling Stones, Bob Dylan, Led Zeppelin, Who, etc., les géants du rock ont enfin connu le traitement qu'ils méritaient... à l'exception des Beatles.
Pour des raisons toujours complexes - incluant les rapports délicats entre Paul McCartney et Yoko Ono -, la maison Apple Corp. n'a jamais rien fait comme les autres.
Durant vingt-deux ans, les amateurs du groupe n'ont donc pu se procurer que les lamentables versions CD des années 80 à un prix prohibitif (on ne fait jamais de promotion chez Apple, et on est toujours plus cher que les autres).

Jusqu'à ce qu'on annonce en fanfare, il y a trois ans, la réédition de toute l'oeuvre du groupe, hélas reportée d'année en année.

Quatre ans durant, une escouade de techniciens triés sur le volet a travaillé aux studios Abbey Road à la restauration de ces albums.
Pour ce faire, il a fallu allier la technologie la plus moderne au matériel le plus vintage. Le but étant de ne jamais trahir l'oeuvre originelle en succombant à la tentation de l'étalonner aux standards actuels.
En d'autres termes, tout le monde est d'accord pour mieux entendre la basse serpentine de McCartney, mais il n'est pas question de faire sonner ces vestiges sixties comme des disques de Radiohead.

D'ailleurs, les géniales trouvailles sonores de sir George Martin - ingénieur du son fascinant qui mettait en musique les idées souvent abstraites de Lennon et McCartney - n'ont aucunement besoin d'être reliftées : il suffit d'écouter Revolver ou Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en version nettoyée pour réaliser à quel point la musique du groupe était en avance sur son temps.


Cette salve de rééditions * - tous les albums ainsi que les compilations bleues et rouges - immaculées devrait d'ailleurs complexer un paquet d'apprentis rockeurs, abasourdis devant le talent manifeste de ces pionniers inégalés. Ils sont peu à pouvoir suivre pareilles fulgurances...


* L'intégrale sera disponible chez EMI à l'unité ou en deux coffrets (stéréo ou mono, pour les puristes) de 215 euros chacun, accompagnée d'un DVD documentaire.

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/08/21/01006-20090821ARTFIG00351-l-integrale-des-beatles-en-cd-enfin-remasterisee-.php


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 18 Sep - 12:51

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Pourquoi vous allez entendre reparler des Beatles



Le 20 août 1969, les Fab Four sont réunis pour la dernière fois aux studios d'Abbey Road, à Londres. Ils se séparent un mois plus tard. 40 ans après, les Beatles prennent un coup de jeune et reviennent à partir du 9 septembre sur le devant de la scène: albums remastérisés, jeu vidéo, film, dessin animé, livre... La beatlemania is back!

Inventaire.


Image extraite du jeu Rock Band.



L'intégrale des Beatles remastérisée


Jamais rééditée depuis 1987, l'intégralité des chansons des Beatles est réunie dans un même coffret, soit 525 minutes de musique. Cette remastérisation consiste à purifier les bandes sons, en supprimant les clics électriques, les bruits de micros et les sifflantes excessives des enregistrements d'origine.
Le coffret se compose de 12 albums studio, de la BO de Magical Mystery Tour et de la compilation Past Masters.
Un film documentaire accompagnera chaque album, ainsi que les pochettes d'origines, des photos rares et des infos sur l'enregistrement.
En revanche, si les Beatles se modernisent, leur passage à l'ére digitale n'est pas pour tout de suite. Les négociations pour le téléchargement légal sur Internet du catalogue des Beatles n'ont toujours pas abouti.

Coffret The Beatles (Apple Corps LTD/EMI). Sortie le 9 septembre.





Rock Band: tous à vos instruments


Et si c'était vous le cinquième Beatles! Musicien ou pas, vous pourrez à partir du 9 septembre empoigner la basse de Paul McCartney, jouer comme George Harrison, chanter comme John Lennon ou battre le tempo comme Ringo Starr.
RockBand Beatles, permet de reprendre 45 chansons des Fab Four sur des répliques en plastique des instruments de l'époque. D'autres titres seront téléchargeables au fil des mois.
Sur l'écran de télévision, les Beatles s'animent et les décors évoluent au fil de la carrière des Anglais: le Cavern Club de Liverpool, le Shea Stadium de New York, les studios d'enregistrement d'Abbey Road, le toit d'Apple...
Après Révolution 9, et One after 909, la maison Apple, semble perpétuer l'obsession des Beatles pour le chiffre 9.

The Beatles Rock Band, sur consoles Wii, XBox, PS3
. Sortie le 9 septembre.





Nouvel album de la veuve Lennon


A 76 ans Yoko Ono poursuit sa carrière musicale. Son nouvel album, Between my head and the sky, en apparence rock, en envoie de toutes les couleurs: electro, funk, jazz et toujours les fameuses vocalises de Yoko Ono, parfois plus proches du cri que du chant.
L'album a été réalisé en famille: Sean Lennon, le fils de Yoko, en est le producteur. Il présente cet album comme un déluge de nouvelles chansons, Yoko Ono ayant écrit 16 titres en 6 jours!


etween my head and the sky, du Yoko Ono Plastic Ono Band (La Baleine). Sortie le 22 septembre.


La vie de Brian Epstein au cinéma


Les Beatles doivent beaucoup à Brian Epstein. La vie de ce dernier devrait être adaptée au cinéma. Né en 1934, le découvreur des Beatles, était l'un des seuls à croire dans l'avenir des quatre rockeurs. Après s'être fait rejeter par toutes les maisons de disques britanniques, Brian Epstein parvient à convaincre EMI de les produire en 1962.
Débute alors l'ascension fulgurante du groupe. Le manager, n'en vivra que les 5 premières années. En 1967, alors que les Beatles sont à leur apogée, il décède d'une overdose de barbituriques à l'age de 32 ans.
Le film A life in a day, produit par David Permutt et écrit par Tony Gottelson reviendra sur les débuts du groupe à Liverpool et le rôle clef de Brian Epstein.




Yellow Submarine en 3D


En 1968, les Beatles sont à l'affiche d'un film d'animation psychédélique (voir la vidéo). Dans Yellow Submarine, les Fab Four arrivent à la rescousse de Pepperland, un paradis où la musique règne en maître, mais que les méchants Blue Manies veulent supprimer.
Heureusement, les sauveurs du monde, Ringo, John, George et Paul, débarquent dans leur sous-marin jaune et pulvérisent les troubles-fêtes.
En 2012, Disney devrait sortir une nouvelle version en 3D de ce dessin animé révolutionnaire pour l'époque. Robert Zemeckis, le réalisateur de Retour vers le futur, (1985), Qui veut la peau de Roger rabbit (1988), ou Forrest Gump (1994) sera aux commandes de l'opération.
Basé sur le même modèle que Le drôle de Noël de Scrooge, la version moderne de Yellow Submarine utilisera de vrais acteurs dont les mouvements seront transposés en animation.





Et dieu créa les Beatles en librairie


"Pourquoi Sgt Pepper's signe-t-il la fin du groupe?" C'est le genre de questions auxquelles répond Daniel Ichbiah dans Et dieu créa les Beatles.
L'auteur plante le décor dans les sixties et revient sur les huit années de la carrière musicale des rockeurs. Le livre se penche aussi sur la carrière solo de Ringo, Paul, John et George, et consacre une grande partie aux reprises des Beatles par Aretha Franklin, Tété, Aimee Mann, Maurice chevalier...


Et dieu créa les Beatles, de Daniel Ichbiah (Les Carnets de l'Info).
Parution le 15 octobre.


http://www.lexpress.fr/culture/musique/rock/pourquoi-vous-allez-entendre-reparler-des-beatles_785191.html
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Jeu 24 Sep - 20:46

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The Beatles remasterisés, ça cartonne





Depuis leur parution, 2, 25 millions d'albums des Beatles remasterisés se sont vendus aux Etats-Unis, en Angleterre et au Japon, dont 1 million de copies aux Etats-Unis en cinq jours.



Après la déferlante d'albums de Michael Jackson dans les CDthèques, il semblerait que les Beatles empruntent le même chemin. Au moment où les maisons de disques peaufinent leur nouveau format d'album digital (le CMX), les versions physiques des albums remasterisés des Beatles se vendent globalement comme des petits pains, alors qu'aucun titre du Fab Four n'est à l'heure actuelle disponible à la vente en digital.



D'après les chiffres de EMI, les albums de The Beatles Remasters aurait eu largement plus de succès que pour leur première remasterisation en 1987.
Ceux-ci se sont déjà vendus, durant les premiers cinq jours d'exploitation, à 1 million d'exemplaire aux Etats-Unis. En outre, le classement Billboard crédite les Beatles d'un nouveau record, celui du plus grand nombre de titres dans le classement par un seul artiste (soit 18 titres), dont cinq dans le top ten, et neuf dans le top 20.
Au Canada, le coffret stéréo vient d'entrer à la quatrième position dans le classement de ventes d'albums.


En France, Amazon comptait au bout d'une journée cinq albums ou coffrets dans les 20 meilleures ventes du site marchand. A la date du 16 septembre, EMI annonçait avoir écoulé 100 000 copies en France en une semaine, et la FNAC aurait enregistré selon le quotidien Le Figaro une hausse des ventes des produits Beatles de 22% en quatre jours.
Dans les magasins de l'enseigne, 15 albums des Beatles se sont classés parmi les 100 meilleures ventes de la semaine suivant la sortie du coffret, avec Abbey Road en tête de gondole. Concernant le coffret à plus de 200 euros, comprenant les 14 albums remasterisé et un DVD : on se l'est arraché en un jour seulement.


Au Royaume-Uni, les chiffres de vente culminent à 354 000 exemplaires pour 11 jours, alors que les ventes des albums classiques des Beatles s'élèvent à 6 755 000 exemplaires pour la dernière décennie.
D'après la très sérieuse UK Official Charts Company, The Beatles vient par ailleurs de battre le record du nombre d'albums simultanément classés dans les charts anglais. Durant la semaine passée, quatre de leurs albums se sont classés dans le top 10, sept dans le top 40, et seize dans le top 75.


Enfin, au Japon, l'intégralité des albums remasterisés sont apparus dans le top 25 regroupant les artistes internationaux, et plus de 840 000 albums ont été vendus en trois jours.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1253806261/article/the-beatles-remasterises-225-millions-dexemplaires-vendus-1/








Du son neuf


Pour la première fois depuis 1987, date à laquelle le catalogue des Beatles a été édité en CD, un réel travail de remasterisation a été réalisé aux studios Abbey Road. Explications par Allan Rouse, en charge du projet.



Malgré l’avant-gardisme dont les Beatles ont fait preuve en studio, l’oeuvre du groupe est toujours restée telle qu’elle avait été conçue dans les années 60 avec les précaires moyens d’enregistrement de l’époque, et ce, même lors de son passage du format vinyle au CD en 1987.

Résultat, ces grandes chansons pop gravées dans le marbre laissaient souvent entendre des clics électriques, des bruits de micro, des souffles non désirés, même si d’un point de vue de l’écoute, l’ivresse triomphait souvent du flacon.
Les progrès réalisés ces quatre dernières décennies en matière de traitement du son, qu’a accompagné l’avènement de la technologie numérique, ont poussé une équipe d’ingénieurs des studios Abbey Road à offrir un lifting à l’ensemble des oeuvres du groupe, disponibles aujourd’hui à l’unité, ou réunies au sein du coffret The Beatles Remastered.

Pendant quatre ans, l’équipe, repartant des bandes originales toujours conservées à Abbey Road, s’est appliquée à retirer les effets sonores laborieux, compresser et donner davantage de puissance au son, sans jamais altérer l’essence originale des titres – le résultat est épatant, et, par moments, spectaculaire.

Autre innovation, les quatre premiers disques, enregistrés initialement en mono, paraissent aujourd’hui pour la première fois en stéréo : chaque piste a été isolée, masterisée et finalement dispatchée sur l’un ou l’autre des haut-parleurs (quand la version mono proposait jusque-là les mêmes pistes de chaque côté).

La conversion donne aux titres davantage de profondeur et de relief (notamment sur les basses et le chant, superbement mis en avant), et procure à celui qui écoute l’impression que le groupe est en train de jouer autour de lui.

A l’inverse, les albums suivants ont été, pour un second coffret intitulé The Beatles in Mono – probablement davantage destiné aux puristes –, remasterisés en version mono.
Dans leur version stéréo, les disques sont par ailleurs agrémentés de notes de pochettes et de photos inédites, ainsi que de courts programmes vidéo regroupant des témoignages du groupe.

Autant de raisons de s’entretenir avec Allan Rouse, fin connaisseur des Beatles (il a travaillé avec George Martin, ou encore sur The Beatles Anthology, Let It Be…Naked et Imagine de Lennon) et coordinateur du projet de remasterisation dans les studios Abbey Road.




ENTRETIEN Quand est venue l’idée de remasteriser le catalogue des Beatles ?


Le projet a été initié il y a quatre ans et demi et s’est concrétisé après un accord entre Apple et EMI. Le fait que le catalogue n’ait jamais été remasterisé auparavant présentait des avantages.

Cela a d’abord permis de faire appel à une équipe ayant déjà travaillé sur plusieurs projets des Beatles, qu’il s’agisse de The Beatles Anthology, Let It Be... Naked, le DVD Help! ou encore l’album Love.

Nous avons travaillé avec Guy Massey, Paul Hicks et Sam Okell, ingénieurs du son spécialisés dans l’enregistrement, Sean Magee et Steeve Rook, qui sont spécialisés dans le mastering, et, enfin, Simon Gibson, spécialiste de la restauration audio.

Chacun avait acquis une grande compréhension, une vraie connaissance du catalogue des Beatles, toutes deux essentielles pour le processus de remasterisation.
De plus, les albums avaient été publiés sur format CD il y a plus de vingt ans sans faire l’objet d’une remasterisation : la technologie a depuis suffisamment évolué pour permettre un transfert des bandes originales au format numérique, et ainsi obtenir une meilleure qualité que si nous étions partis des CD.

Enfin, la technologie numérique nous aide aujourd’hui à effectuer sur les disques des améliorations difficilement réalisables auparavant. Par exemple le retrait ou l’amélioration de certains effets sonores tels que les sifflements, les respirations, les bruits de micro, les mauvaises coupes ou simplement le bruit.


Comment avez-vous procédé ?


La première partie du processus a consisté à s’assurer que nous allions numériser les bandes originales de la meilleure des façons. Nous avons passé deux semaines à tester l’équipement avant d’être satisfaits.

Le transfert des albums a ensuite commencé et a été effectué chronologiquement. Techniquement, nous avons utilisé une configuration Pro Tools via un convertisseur Prism A-D.
Nous avons aussi dû enlever la fine couche de résidu accumulée sur les têtes de lecture du magnétophone. C’est Guy Massey qui s’est occupé de cette étape, et qui transféré chaque morceau l’un après l’autre. Nous avons tenu à travailler chronologiquement, pour permettre à l’équipe de progresser, d’évoluer avec le son des Beatles.


Avez-vous ressenti une certaine pression à vous attaquer au catalogue des Beatles ?


Non car nous avons tenu à ce que personne ne prenne de décision seul, que ce soit un travail collégial. Une fois un album entièrement transféré, Guy réécoutait chaque morceau trois fois.

Le but était d’identifier les bruits sur la bande que nous pensions être capables d’améliorer ou de retirer. L’équipe s’était mise d’accord pour dire que s’il s’agissait d’un bruit faisant partie de la performance vocale des Beatles, ou par exemple le son de la pédale de batterie de Ringo, il serait laissé tel quel.

Le travail de restauration a ensuite commencé avec l’ingénieur Simon Gibson : les bruits ont été retirés sans pour autant affecter l’intégrité de l’enregistrement.
Nous sommes ensuite passés à l’étape de la masterisation et, une fois le travail d’équalisation achevé, les ingénieurs avaient pris l’habitude d’attendre le lendemain pour réécouter le résultat, et ce, dans un autre studio, afin d’avoir un avis objectif sur la chose.

Des modifications étaient ainsi faites sur plusieurs jours jusqu’à ce que Guy et Steve soient entièrement satisfaits. Alors seulement, la bande me revenait, et Mike Heatley, de chez EMI, et moi-même répétions le même processus : écoute, remarques, modifications, etc.

Nous avons continué ainsi jusqu’à ce que l’ensemble de l’équipe soit satisfaite. C’était très démocratique. Au final, chaque album a exigé environ deux semaines de travail.



Dans quelle mesure Paul McCartney et Ringo Starr ont-ils été impliqués ?



Ni Paul ni Ringo, ni Yoko Ono ni Olivia Harrison n’ont été impliqués dans le projet, mais chacun a reçu les bandes une fois arrivées au terme du processus afin de donner son accord.


http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/lintegrale-des-beatles-remasterisee-du-son-neuf/


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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 13 Nov - 12:20

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Tout les Beatles sur une "pomme USB"








Les Beatles, mastodonte culturel du vingtième siècle, ne sont toujours pas passés à l'ère numérique. Les ayants droit refusent toute diffusion légale sur Internet du catalogue des "Fab Four"

Mais les choses semblent évoluer puisqu'une intégrale remastérisée sera proposée, dès le 7 décembre prochain, sur clé USB.

Il s'agit d'un (tout) petit pas : l'édition sera limitée à 30.000 exemplaires, pas de quoi satisfaire les millions de fans dans le monde. Le prix, lui aussi, pourrait en rebuter plus d'un : 200 livres sterling, soit 222 euros, plus les frais de port.

Apple Corps, maison de disques fondée par le groupe (à ne pas confondre avec le fabricant d'ordinateurs), ainsi qu'EMI détiennent toutes deux des droits sur la discographie la plus attendue du Web.

Elles ont dû s'entendre pour proposer l'intégralité des disques (treize albums, plus la compilation Past Masters ) en version numérique. Le tout sera en stéréo, alors que la plupart des 45-tours sont sortis à l'époque en mono.
Les fichiers audio seront encodés à la fois au format MP3 (320 kb/s), et au format Flac, de meilleure qualité, d'après les détails fournis par le site officiel .

La précommande est d'ores et déjà possible. La clé USB, de 16 Go, sera déguisée en pomme verte et contiendra aussi les éléments visuels remastérisés, ainsi que treize minidocumentaires.

Aucune autorisation n'a jamais été donnée par les ayants droit pour la vente en ligne, malgré les appels du pied d'Apple (le fabricant d'ordinateurs cette fois, aussi propriétaire d'iTunes).

Le créateur des Mac espère ardemment griller la politesse aux autres marchands de musique en ligne. Preuve de la tension ambiante : EMI a annoncé mercredi 4 novembre avoir assigné en justice le site bluebeat.com, qui vend illégalement les titres des Beatles sur sa boutique en ligne.

Non seulement le site viole le droit d'auteur, mais il vend des fichiers de qualité passable (160 kb/s), alors que les membres du groupe ou leurs héritiers veulent justement préserver la qualité d'antan. !!!






http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-11-06/musique-tout-les-beatles-sur-une-pomme-usb-mais-toujours-pas-sur-le-web/1387/0/392210


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MessageSujet: EXPOSITION JOHN LENNON PARIS   Ven 2 Juil - 15:14

UNIFISHED MUSIC


l'exposition qui vient d'ouvrir
pour huit mois à la Cité de la musique


Sept personnalités évoquent John Lennon



Par Pascal Dupont
l'Express.
publié le 27/10/2005

Vingt-cinq ans après sa mort, il demeure une icône du XXe siècle.
A l'occasion de l'exposition que lui consacre la Cité de la musique,
Salman Rushdie, Benjamin Biolay, Yoko Ono, Dani, Sylvie Vartan...
évoquent cet artiste magnifique, complexe et sombre.

Il affichait l'air détaché du type qui ne fait que passer,
tandis que McCartney paraissait beaucoup plus à son affaire.

Pourtant, John Lennon était le vrai chef des Fab Four,
Leur tête pensante, leur âme.
C'est lui qui créa le groupe.
Lui qui choisit d'intégrer ce merveilleux harmoniste qu'était Paul McCartney, f
rère ennemi qui apporta le mordant qui lui manquait.
Rubber Soul, Revolver, Sgt Pepper's, l'Album blanc, Let It Be...


Chaque fois, le binôme fabriquait de l'or en barres.
Entre les débuts sur le Reeperbahn de Hambourg et à la Cavern de Liverpool,
les concerts monstres et les hurlements des beatlemaniaques,
les séjours de méditation chez le gourou Maharishi,
l'expérience psychédélique et la création des studios d'Abbey Road :

l'aventure des Beatles aura duré à peine neuf ans (1960-1969).
Des années météoriques et joyeuses que raconte John Lennon :
Unfinished Music,
l'exposition qui vient d'ouvrir pour huit mois à la Cité de la musique.

Largement enrichie des collections personnelles de Yoko Ono,
une seconde partie de l'expo met en scène un Lennon moins connu,
l'ancien élève du Liverpool College of Art, l'intello passionné de musique répétitive,
de création contemporaine,
le complice de Yoko dans tous les combats mondialistes.

Elle se termine par l'émouvant film de Raymond Depardon :
un plan-séquence de dix minutes sur la foule recueillie dans Central Park
au lendemain de l'assassinat de John, survenu le 8 décembre 1980.

Seul regret :
que la part ombrageuse du musicien apparaisse si peu.
Car, au fil des ans, Lennon était plus ravagé et plus destructeur :
drogues dures, périodes de débauche,
retraite silencieuse dans son appartement-bunker de New York...

Ce qui reste de Lennon ?

Les différentes personnalités auxquelles nous avons posé la question
s'accordent sur un point :
Lennon a incarné, dans une radicalité extrême,
l'esprit d'une époque qui autorisait les espoirs les plus délirants.
Avec le recul, Give Peace a Chance ou All You Need Is Love
prennent tout leur sens.

Yoko Ono artiste, veuve de John :

"Pour l'exposition, j'ai prêté de nombreuses pièces qui me tiennent à coeur,
comme le Steinway noir de notre chambre, à New York.
Quand il était inspiré, John sautait du lit pour essayer une ligne musicale.
Il y a composé Starting Over, Beautiful Boy et d'autres chansons essentielles de sa vie.
On verra aussi une série de lithographies érotiques qui,
au début des années 1970, avaient été confisquées par Scotland Yard.
Enfin, ses dessins d'enfant. Souvent complexes, satiriques,
étonnants de maturité, ils montrent un artiste complet,
bien plus qu'un simple musicien."

Benjamin Biolay, musicien et chanteur:


"John était dyslexique, ce qui, en musique, ne facilite pas les choses.
Mais il avait fait sa force de ce défaut de fabrication.
Sur certaines chansons comme She Said, She Said, de l'album Revolver, il change de temps sans arrêt. C'est infernal à jouer. Et pourtant, à l'écoute, tout glisse.

Il avait été amoché assez tôt, notamment par la mort de sa mère quand il était ado.
Cela explique que, au-delà de son humour potache et surréaliste,
il n'était pas quelqu'un de gai.

Le premier 45-tours des Beatles, Love Me Do, est une complainte arabisante,
accompagnée d'un harmonica triste.
De son côté, George Martin, leur producteur à l'époque,
les poussait à composer des chansons plus yé-yé, du type
She Loves You (Yeah, Yeah, Yeah). Mais John imprimait sa marque, souvent pessimiste.

Plus tard, il accouchera d'oeuvres particulièrement minimalistes et sombres
avec le Plastic Ono Band.
Dans toute sa production, je garde en mémoire trois chansons :
Good Night,
une superbe berceuse qu'il avait écrite pour son fils Julian
et qu'il avait demandé à Ringo Starr d'interpréter car, trop pudique, lui n'osait pas;


Norwegian Wood, un bijou folk très simple,
dans laquelle il moque les relations entre une rock star et une groupie;
et I'm Only Sleeping, une merveille qui est aussi un éloge à mots couverts de la défonce.

Lennon et McCartney sont les deux génies du XXe siècle.
Mais je préfère nettement le premier.
Je le considère comme mon père de substitution."
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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Ven 2 Juil - 15:31

Un monument à la mémoire de Lennon


Modèle réduit du monument à John Lennon.

Un monument de 5,5 mètres à la mémoire de John Lennon
a été inauguré mardi à l'intérieur du pavillon de Liverpool,
dans la Zone de meilleures pratiques urbaines du site de l'Expo.

Le monument commémore le 70e anniversaire de la naissance
de l'ex-membre des Beatles, ainsi que le 30e anniversaire de sa mort.


L'artiste Lauren Voiers fabrique un modèle réduit du monument.

Julian, le fils de John Lennon, inaugurera ce monument en octobre
au musée des Beatles (Beatles Story Exhibition Museum) de Liverpool.

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MessageSujet: Re: THE BEATLES   Mar 16 Nov - 20:17



.




Apple avait annoncé que quelque chose d’important allait se passer sur iTunes aujourd’hui. La société vient d’annoncer que son magasin de musiques et vidéos en ligne iTunes va désormais vendre la discographie des Beatles.

Après plusieurs années de discussions avec des personnes représentant les intérêts des Beatles et des représentants de leur maison de disque, EMI Group, Apple a finalement obtenu le droit de vendre les chansons des Beatles sur iTunes. Jusqu’ici les chansons du groupe n’avait jamais été rendues disponibles légalement en format numérique.

Les fans du groupe peuvent se procurer les chansons à la pièce au prix de 1,29 €, les albums studio individuellement pour 12,99 €, ou encore acheter le coffret de tous les albums pour 149 €.













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