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 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE

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liliane
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MessageSujet: Re: 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE   Lun 10 Aoû - 10:30

Quelque 659 romans et essais, français et étrangers, déferleront dans les librairies à partir du 13 août prochain à l’occasion de la traditionnelle rentrée littéraire.

Du 13 août au 28 octobre 2009, 659 romans français et étrangers vont déferler dans les librairies françaises. C’est 2,5% de moins qu’en 2008 et 9,4% de moins qu’en 2007 selon les données publiées par Livres hebdo/Electre.

C’est le domaine français qui accuse la plus forte baisse avec 430 romans annoncés, soit 36 de moins qu’en 2008 et 63 de moins qu’en 2007. Le nombre de premiers romans passe lui à 87 contre 91 en 2008 et 102 en 2007.

Seul le domaine étranger connaît cette année une augmentation de sa production avec 19 titres de plus qu’en 2008. 229 livres traduits sortiront à la rentrée contre 210 en 2008 ( 9%).
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MessageSujet: Re: 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE   Lun 10 Aoû - 10:43

CHEZ GRASSET

José Alvarez, Anna la nuit


Né en 1947, en Espagne, José Alvarez, créateur des Editions du Regard, est spécialisé dans l’art, les Arts décoratifs et l’architecture du XXe siècle. Il a notamment participé à la rédaction du Dictionnaire de l’art moderne et contemporain paru aux Editions Hazan, est l’auteur de l’Art de vivre à Paris entre autres, aux Editions Flammarion, et collabore régulièrement à des revues d’art. Il a choisi de s’établir à Paris.

A la fin des années 1960, le narrateur a éprouvé une passion pour une femme sublime que la mort a toujours hantée. Comment vivre un amour quand chaque instant semble menacé ? C’est cette relation tour à tour orageuse et radieuse, traversée de tempêtes et d’aurores, de sexe et d’effroi que décrit ce roman. On y croise les Stones, les Beatles, les Doors, Helmut Newton et bien d’autres encore, personnages élégants, bohèmes et souvent désœuvrés qui, entre Paris, Londres et Lanzarote, mènent une vie de plaisir, agitée et brillante.


Michka Assayas, Solo


Michka Assayas est romancier (Exhibition, paru chez Denoël en 2002) et référence absolue dans l’univers musical contemporain. Il est l’auteur du Dictionnaire du Rock dans la collection «Bouquins» et co-auteur avec le chanteur Bono de U2, de Bono par Bono (Grasset).

Le héros de ce roman, micro-star de la culture rock underground, trouve, un jour, un étrange message sur la boîte vocale de son téléphone: une fille, ancienne fan de son émission de radio et qui fut brièvement sa maîtresse, lui apprend que, cinq ans plus tôt, elle a été enceinte de lui, qu’elle a avorté, et elle lui demande de «payer» les frais – dérisoires, en vérité – de son IVG. Or, ce message, jailli d’un passé depuis longtemps enseveli, plonge le narrateur de cette histoire dans un désarroi sans pareil: où en est-il avec sa vie? Pourquoi flotte-t-il dans son destin? Qu’a-t-il fait de ses espérances? A qui, à quoi, s’accrocher pour survivre dans ce monde bruyant où, par une facétie de la providence, son destin l’a jeté?
A partir de là, cet anti-héros va se souvenir, revoir des amis et des amours, écouter de la musique, regarder la télé, partir à la recherche de lui–même au fil d’une épopée dérisoire, drolatique, pathétique… On s’avise bientôt que ce narrateur est véritablement «possédé» par tous les sons (politique, médiatiques, musicaux…) qui forment la patrie inconsciente de sa génération. D’où l’écriture de ce roman, qui se décline sur plusieurs registres, du dialogue au délire, de l’harmonie au chahut, de l’idéologie au «people»…
Au final, ce narrateur atterrira, plus ou moins cabossé, sur son identité en vrac. Il se résoudra à n’être que lui-même, un peu maussade mais serein. La voix lointaine de cette fille – retrouvée dans des circonstances saugrenues, à la fin du roman – lui aura, au moins, permis de trouver sa place dans le monde.


Frédéric Beigbeder, Un roman français


Né à Neuilly sur Seine, chroniqueur à Lire et animateur du Cercle à Canal Plus, Frédéric Beigbeder est l’auteur chez Grasset de : Vacances dans le coma (1994), L’amour dure trois ans (1997), 99 francs (2000), Windows on the World (2003, Prix Interallié), L’égoïste romantique (2005), Au Secours pardon (2007).

Cela pourrait commencer ainsi: «Je venais d’apprendre que mon frère était promu chevalier de la Légion d’Honneur, quand ma garde à vue commença». Ou ainsi: «Je ne me souviens pas de mon enfance». Mais en fait ce serait le même livre: celui de la mémoire et de l’enfance retrouvée, un Du côté de Guethary dans l’été inachevé de la côte basque où les parents de Frédéric se rencontrèrent, mais aussi le passage à l’âge d’homme, la mue d’un gamin immature en adulte pacifié.
Le 28 janvier 2008, Frédéric l’écrivain media-choc, le personnage public, le noceur, est interpellé pour usage de stupéfiants sur un capot de Chrysler noire, dans la rue; il aggrave son cas en fuyant la patrouille de police! En garde à vue, dans une cellule puante de deux mètres carrés, on a le temps de réfléchir. Qui est-on? Qu’a-t-on pu faire entre 0 et 13 ans? De qui suis-je né? Pourquoi suis-je amnésique?
Commence alors un roman français, une généalogie aux doux noms de pays qui va chercher du côté du Béarn (le père) où une élégante maison familiale, la Villa Navarre, reçoit Paul-Jean Toulet et Paul Valéry, et touche à l’aristocratie désargentée par la mère. Alors que gémissent les compagnons de cellule, Frédéric se souvient enfin, de l’histoire de France et d’un slow, d’une plage à Biarritz et du divorce, de la timidité et de la célébrité.


Samuel Benchetrit, Le cœur en dehors


Samuel Benchetrit est écrivain (Chroniques de l’Asphalte, tomes 1 et 2 parus chez Julliard), cinéaste (Janis et John, et son dernier film: J’ai toujours rêvé d’être un gangster, prix du scénario du Sundance Film Festival) et acteur. Il est, par ailleurs, auteur de théâtre: Comédie sur un quai de gare. Elevé en banlieue, en «cité», il a choisi ce décor, mais en en faisant, contrairement aux discours en vogue, un séjour heureux et poétique, pour servir de toile de fond à son écriture nerveuse et froissée.

Ce roman, c’est l’histoire de Charlie Traoré, un gamin, dix ans, black d’origine malienne, adorable, vivant en banlieue, entre la Tour Rimbaud et la Tour Simone de Beauvoir, et dont tout l’univers se résume aux copains, à une amoureuse prénommée Mélanie, à son frère drogué, et à sa mère surtout - qui, au début du livre, est «appréhendée» par la police car ses papiers ne sont pas en règle. Pendant toute cette journée (les chapitres du livre, d’ailleurs, se contentent d’être titrés par l’heure qui tourne), Charlie va errer dans sa cité. Il va chercher son frère Henry, rendre viste à des braves gens, frôler des voyous, jouer au foot, sécher l’école, rêver, suivre ses folles associations d’idées, ses digressions d’enfant-adulte, attendre sa mère, si douce, si aimante…
Mais ce roman, c’est surtout une langue, un style, une vision innocente du monde. Ici, c’est Charlie qui parle, pense, regarde – et il est alors difficile de ne pas évoquer à son sujet le légendaire Attrape-cœur de Salinger. Car le petit Charlie est vraiment attachant et le regard qu’il pose sur sa «cité» sordide et magnifiée est, à chaque ligne, rempli de drôlerie et d’éblouissement. Au début du livre, il croit que Rimbaud n’est qu’une Tour. A la fin du roman, il saura que c’était un poète qui dit des choses qui lui semblent vraies et proches. Son Odyssée de l’aube jusqu’au soir, est de celles qui ne s’oublient pas. Pas l’ombre d’un misérabilisme ici: un enchantement de tendresse et d’humour.


Jean-Pierre Milovanoff, L’Amour est un fleuve de Sibérie


[justify]Né à Nîmes d’un père russe et d’une mère provençale, romancier, dramaturge, poète, Jean-Pierre Milovanoff est l’auteur d’une œuvre importante où l’on retiendra, entre autres, L’Offrande sauvage (Prix des Libraires 2000), La mélancolie des innocents (2002, Prix France Télévisions), Le Pays des vivants (2005) et Emily ou la déraison (2006).

Au départ de ce beau roman, écrit dans la langue même de la mélancolie, mais corrigée par le sens de l’absurde, il y a une voix qui apostrophe le sosie de l’auteur, M. Milianoff: «On se connaît depuis longtemps. Vous fréquentiez le café-hôtel de La Bélugue. Ma mère vous réservait toujours sa meilleure chambre».
La voix, c’est celle de Silvio, gardien d’un camping au bord de la mer en Camargue, entre ses caravanes vides et ses bungalows clos, un rêveur, un doux perdu, l’un de ces personnages hésitants que l’auteur affectionne. Silvio n’a pas connu son père et croit le retrouver en Milianoff. Mais sommes-nous certains de nos désirs de fils? Commence alors une enquête sentimentale qui nous mène à la fois dans le passé, sur une plage venteuse de Camargue, décor d’un hôtel au charme fragile, mais aussi au présent des protagonistes retrouvés. Ressuscitent les figures d’un passé englouti, comme submergé par les inondations qui finiront par l’emporter: la mère de Silvio, belle femme de 38 ans à la solitude tendre, Johnny Wood, vrai-faux guitariste à l’accent de l’Alabama mais en fait un plus banal fils de famille du Languedoc au cœur volage, le Yachtman, un skipper à terre qui attend indéfiniment qu’on répare le gouvernail de son voilier et sirote son vin blanc, et Silvio bien sûr, enfermé dans sa chambre à écouter de la musique, si peu réaliste qu’il deviendra le gardien des ruines.


Patrick Poivre d’Arvor, Fragments d’une femme perdue


Patrick Poivre d’Arvor est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, seul ou en collaboration avec son frère Olivier, qui ont souvent rencontré les faveurs du public.

Cette fille «perdue» (pour elle-même? pour celui qui prend le risque d’en être follement épris?) s’appelle Violette, comme l’héroïne de la «Traviata». Elle est très belle, insaisissable, fourbe – mais, malgré cela, à cause de cela, elle devient l’obsession d’un homme, Alexis.
Précision: ce roman, qui illustre un genre très classique, depuis La femme et le pantin de Pierre Louys, jusqu’à Un amour de Dino Buzatti ou La vilaine fille de Mario Vargas Llosa) a, ici, une forme particulière, éclatée, «fragmentée», faite de lettres, de composition «polyphonique». Par brèves séquences, on passe ainsi d’un point de vue à l’autre. Personne ne détient la vérité. Chacun est libre de s’aveugler à sa guise…
Quant à l’intrigue, elle se déroule, inéluctable, jusqu’à un dénouement fatal. Au passage, il en aura vu de toutes les couleurs (mensonges, tromperies, trahisons, passions, déceptions…) pour une fille qui, comme d’habitude, «n’était pas son genre».


Bruno Tessarech, Les sentinelles


Bruno Tessarech, né en 1947, a animé un établissement d’enseignement expérimental et enseigné la philosophie avant de se consacrer à l’écriture. Il a publié des romans, parmi lesquels La Machine à écrire, Les Grandes Personnes, La Femme de l’analyste, et des récits littéraires, dont Villa blanche, tous réédités en Folio.
Les Sentinelles est son premier roman publié chez Grasset.

Il s'agit ni plus ni moins que de l'ambitieuse mise en fiction de la grande question du «qui savait quoi, et quand?» sur la Shoah durant la Seconde guerre mondiale.
L'auteur mêle les personnages inventés (le narrateur Patrice Orvieto, jeune diplomate, son frère Sergio, Françoise, l'épouse d'un responsable du MI-6 anglais, agent double travaillant pour les Soviétiques) et les personnages historiques. On y suit la tentative désespérée des "sentinelles" au destin tragique pour alerter les opinions occidentales sur les atrocités commises à l'Est: le fameux Kurt Gerstein, Ian Karski, résistant polonais qui a assisté au génocide à Belzec, Samuel Zyghelboïm, témoin impuissant des horreurs dans le ghetto de Varsovie... On y retrouve Hitler concevant l'Holocauste, Eichmann le planifiant, von Braun utilisant ses esclaves des camps dans ses usines de Peenemune et de Dora avant de négocier ses archives et sa collaboration avec les Américains pour finir par triompher en parvenant à envoyer en 1969 des hommes sur la lune... On y assiste aux révélations faites puis tues à Churchill, à Roosevelt, et aux dilemmes de chacun des chefs d'Etat face à l'horreur.
De la conférence d'Evian en 1938 à la mort de Karski en 2000, c'est le demi-siècle le plus noir de notre histoire contemporaine que traverse le narrateur de ce roman vrai, tour à tour jeune stagiaire à la Conférence d'Evian, puis, ayant rejoint la France libre à Londres, devenu intermédiaire entre le MI 6 britannique et le 2e bureau français, de plus en plus troublé par les révélations incroyables qui lui sont faites, de plus en plus désespéré de ne pouvoir relayer la parole des "sentinelles" auprès de ceux qui auraient eu le pouvoir de faire cesser le massacre.


Sujit Saraf, Le trône du paon
Traduit de l’anglais par Françoise Adelstain


Sujit Saraf est né dans le Bihar, en Inde, en 1969. Il suit des études à Darjeeling puis à Delhi, où il obtient un diplôme d’ingénieur à l’Institut Indien de Technologie. Il écrit ensuite sa thèse à la prestigieuse université de Berkeley, en Californie. Chercheur scientifique à la NASA pendant quelques années, puis enseignant à l’IIT de Delhi, il est actuellement installé à Palo Alto, en Californie où il mène des travaux de recherche sur les missions spatiales et le contrôle des satellites. Parallèlement à ses activités scientifiques, Sujit Saraf est directeur artistique d’une compagnie de théâtre et de cinéma, Naatak, près de San Francisco. Le trône du paon est son premier roman.

Nous sommes en 1984, à Dehli. Le matin se lève sur le bazar joyeux et bigarré du plus grand marché de la ville, Chandni Chowk, gigantesque complexe de petites boutiques où il se vend de tout. Gopal Pandey, marchand de thé chai, s’éveille en sursaut et s’apprête à ouvrir son échoppe quand il se rend compte que la foule du marché est en émoi… Que se passe-t-il? Bientôt la rumeur lui parvient: le Premier ministre, Indira Gandhi, vient d’être assassinée. C’est très vite la confusion: tous s’agitent, courent en tous sens; il y a ceux qui sont fous de joie en apprenant la mort de la «putain», et ceux qui pleurent leur guide.
Les esprits s’enflamment, les communautés s’affrontent dans un embrasement populaire qui dégénère: les Hindous crient vengeance contre les Sikhs. Dans le chaos, Gopal recueille quelques hommes qui tentent d’échapper à l’émeute – y compris un certain Gyan Singh, dont personne ne sait qu’il est accusé d’être l’assassin d’Indira…
Le roman se déroule en cinq parties, de 1984 à 1998. Des pogroms contre les Sikhs, pourchassés et mis à mort dans Delhi pour venger la mort du Premier ministre au triomphe du BJP, le parti nationaliste hindou qui a fait du refus des Musulmans son cheval de bataille, tout se passe dans le Vieux Delhi, où cohabitent de façon tumultueuse Hindous, Musulmans, Sikhs, Jains et Chrétiens. Cet immense bazar, parcouru d’inextricables ruelles offre un condensé de toutes les populations, castes et sous-castes du pays.



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MessageSujet: Re: 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE   Lun 10 Aoû - 11:07

CHEZ ALBIN MICHEL

Albin Michel met à l’honneur un des trios les plus sûrs de ses programmes de rentrée :

Amélie Nothomb - « Il n’y a pas d’échec amoureux »


Evidemment c'est une histoire d'amour à la Mélie. Un homme, Zoïle (notre écrivaine aurait elle le fantasme de tuer ses critiques?), tombe amoureux d'Astrolabe tyranisée par des éditeurs acharnés et la sauve de leurs griffes. Dès lors ils vivent ensemble, nuit et jour, continuellement. Pour Zoïle, cela devient un problème et tente désespérément de se libérer ne serait-ce qu'un instant pour être seul utilisant toute sorte de subterfuges. Il va vivre cette situation comme un échec et décidera de détourner un avion par vengeance.

Et quel est le rapport avec le titre? Il n'y en a pas. Vous écoutez “voyage en Hiver” de Schubert et vous le marquez sur la première page.



François Bon - "L’incendie du Hilton"


Le 22 novembre 2008, en pleine nuit, alerte incendie au Hilton Montréal. Quinze étages plus bas, sur trois niveaux souterrains, le Salon du livre. Les écrivains logés là, les footballeurs professionnels de la Gray Cup sont parmi les 800 personnes évacuées dans les couloirs du métro, une patinoire vide et le Tim Hortons, le bar de la gare centrale. Soudain la ville et ses buildings vus à l'envers, depuis les coulisses. Et tous ces livres dans le sous-sol vide. Construire les quatre heures d'un récit qui se tiendrait au plus près des quatre heures à errer dans la nuit, de 1 h 50 à 5 h 50 exactement, entre rencontres réelles ou rêvées, et l'idée renversée de la ville. Un incendie dans le livre ?


Jean-Christophe Grangé - "La forêt des Mânes".

Le 8ème roman de Jean-Christophe Grangé s'intitulera La Forêt des Mânes. Il paraîtra le 2 septembre 2009 aux éditions Albin Michel, soit presque un an jour pour jour après Miserere.

Il s'agit de la conclusion de ce que Jean-Christophe Grangé avait à une époque considéré comme "trilogie" sur les origines du Mal, initiée avec La Ligne Noire et Le Serment des Limbes. Ce roman constituera une remontée vers le Mal préhistorique à travers une histoire contemporaine, qui mettra en jeu une "cassure" dans l'évolution humaine qui a conduit à faire de l'Homme la seule espèce capable de tuer pour le plaisir.

Jeanne Korowa, juge d’instruction au TGI de Nanterre, soupçonne son petit ami, Thomas, de la tromper. Abusant de son autorité, elle place sur écoute le psychanalyste de Thomas pour écouter ses séances et connaître la vérité...

Recevant chaque soir ces enregistrements, elle se prend au jeu et écoute les séances de tous les patients. Jusqu’à surprendre un mystérieux visiteur, à l’accent espagnol, dont le fils autiste subit de terribles crises, peut-être meurtrières...

Jeanne ne va pas tarder à comprendre que ce fils est sans doute le tueur cannibale qui terrifie Paris et sur lequel enquête son voisin de bureau, François Taine.

Malheureusement, elle ne peut parler de ses écoutes illégales à personne...

Après la mort de Taine, Jeanne va prendre l’enquête en main, totalement hors-la-loi. L’aventure la mènera au Nicaragua, au Guatemala puis au fond des lagunes d’Argentine, sur la piste d’un traumatisme préhistorique qui pourrait révéler l’origine de la violence chez l’homme.

Eliette Abécassis, Sépharade


C'est l'histoire des juifs du Maroc, une épopée comme la littérature en raconte rarement - près de 500 pages, et un bel arbre généalogique. Eliette Abécassis s'est emparée du sujet avec ambition et passion. Avec, toujours sous-jacente, la question autour de la quête d'identité, une quête d'autant plus complexe que l'identité est multiple. On s'attachera longtemps aux personnages d'Esther Vidal et de Charles Halévy, symboles de deux visions différentes de la vie. Le décor ajoute de l'ampleur au roman.


Dernière édition par liliane le Jeu 13 Aoû - 8:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE   Lun 10 Aoû - 11:20

Deux auteurs Gallimard devraient également faire parler d’eux.

David Foenkinos - "La délicatesse"


La Délicatesse est le huitième roman de David Foenkinos. Il a publié notamment Le Potentiel érotique de ma femme et Nos séparations. Ses livres sont traduits en plus de quinze langues.

Il commence par citer Cioran : "Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir." C'est ce qui se passe pour Nathalie.
Elle rencontre son mari par hasard, si le hasard existe. Il l'aborde dans la rue, elle accepte sans trop savoir pourquoi d'aller boire un verre avec lui et c'est finalement le coup de foudre. Sept ans plus tard, il ne la quitte pas. Non, il s'en va seulement courir. Et il ne revient pas, c'est elle qui le rejoint à l'hôpital avant de pleurer sa mort et de s'emmurer dans le silence et la solitude, tel le moine de Cioran.

Elle met plusieurs années à s'en remettre et un matin, elle se met à marcher sur la moquette pour se rendre compte que, du haut de ses talons aiguille, elle est encore une femme, une vraie, et des plus féminines. C'est alors l'occasion pour Foenkinos de s'emporter contre l'inventeur de la moquette dans l'un des chapitres consacrés à des sujets très divers mais sans rapport direct avec la trame de l'histoire. Et c'est à ce moment-là qu'il fait entrer Markus dans l'histoire, lorsque Nathalie renait. Il n'est pas beau, il n'a apparemment rien de spécial, elle ne l'avait même pas remarqué auparavant, mais il est là. Au bon moment. Alors, elle se met à marcher et l'embrasse. Ce n'est rien, juste le baiser de la renaissance, le premier. Une fois terminé, elle n'en a plus rien à faire. Markus n'est pas de cet avis.

Cioran définissait l'art d'aimer comme le mélange d'un tempéramen de vampire et de la discrétion d'une anémone. C'est l'histoire du moine et du boucher. C'est ce qui se passe dans le coeur et dans le corps de Nathalie. Mais elle ne sait pas ce qui se pase en elle, elle ne parvient, jusqu'à l'avant-dernier chapitre, pas à mettre des mots sur ce qu'elle ressent. Et vous ne le saurez qu'en lisant ce roman écrit d'une plume légère, drôle, piquante et savoureuse dès sa sortie fin août !


Yannick Haenel - "Jan Karski"

Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu’il dise aux Alliés ce qu’il a vu, et qu’il les prévienne que les Juifs d’Europe sont en train d’être exterminés.
Jan Karski traverse l’Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique.
Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l’époque dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann.
Mais pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l’extermination des Juifs d’Europe ?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste.
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MessageSujet: Re: 2009 - LA RENTREE LITTERAIRE   Lun 10 Aoû - 11:34

Pascal Quignard publie cette année La barque silencieuse

De son côté, l’académicien Erik Orsenna publie la suite des aventures grammaticales de Jeanne et Tom. Après La grammaire est une chanson douce, Les Chevaliers du subjonctif, et La Révolte des accents, dans Et si on dansait (Stock, le 26 août), les deux héros partent à la recherche de la ponctuation qui manque à leur vie.

Autre auteur attendu à la rentrée, Jean-Yves Cendrey qui quitte les éditions de L’Olivier pour Actes Sud. Il publie Honecker 21

Enfin, deux textes biographiques devraient également faire parler d’eux. Chez Albin Michel, Marc Besse dresse le portrait d’Alain Bashung dans Bashung(s), une vie. Pour sa part, le Diable Vauvert lance sa nouvelle collection “Ecrivains à 20 ans” avec un titre de circonstance, Boris Vian à 20 ans, signé de l’éditrice musicale Claudine Plas.

Côté étranger, les Etats-Unis et l’Asie sont à l’honneur

La rentrée littéraire transportera les lecteurs outre-Atlantique avec une flopée de romans ayant pour cadre l’Amérique. L’univers urbain des Etats-Unis d’abord.

En plein cœur de New York, avec Souvenez-vous de moi de Richard Price (Presse de la Cité, le 13 août), un roman noir dans les faubourgs de la Grande pomme et Et que le vaste monde poursuive sa course folle de l’Irlandais Colum Mc Cann (Belfond, le 13 août).

Puis, à Los Angeles. James Frey publie L.A. Story (Flammarion, 19 août), l’auteur présente par fragments et brèves de vie, l’histoire de la ville entre 1781 et 2000.

Autre portrait de l’Amérique du Nord, Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre de Bock Clarke

Enfin, la première traduction française de l’écrivain américain David Foster Wallace décédé en septembre dernier est très attendue. Pourtant écrit en 1986, il a fallu attendre cette année pour que le premier roman de cet écrivain, considéré comme l’un des plus brillants de son pays, soit traduit en français. La fonction du balai (Diable Vauvert, le 27 août) raconte l’histoire de Léonore, une jeune standardiste. Son arrière grand-mère a disparu avec 25 pensionnaires de sa maison de retraite et sa perruche devient la star d’une émission de la télévision chrétienne.

Un peu plus au sud du continent, Un mal sans remède (Belfond, le 13 août), conduira le lecteur dans les rues sombres de Bogota. Le premier roman prometteur d’Antonio Caballero évoque la vie de Ignacio Escobar, un poète ratéqui fait le désespoir de sa famille. Sa mère voudrait le voir marié, sa compagne voudrait le voir père, ses amis voudraient faire de lui un leader politique. Mais, sa seule ambition à lui est d’écrire des poèmes. Jusqu’au jour où Fina, sa compagne, le quitte.

Changement de cap et direction l’Asie. Avec cette année, une forte présence de l’Inde dans la rentrée littéraire. Le comptable indien de David Leavitt (Denoël, le 27 août) raconte l’histoire vraie du mathématicien indien de génie Srinivasa Ramanujan, décédé en 1920 à l’âge de 32 ans.

Trône du paon (Grasset, le 26 août), de Sujit Saraf revient sur les années qui ont suivi l’assassinat d’Indira Gandhi en 1984 et décrit, dans ce premier roman, le chaos qui eut lieu dans le pays jusqu’en 1998.

Retour en Europe avec deux premiers romans attendus. Celui de la Suédoise Johanna Adorjàn, Un amour exclusif (Presse de la Cité, 13 août) qui raconte l’histoire de ses grands-parents, Vera et Istvan, deux Juifs hongrois survivants de la Shoah. Ensemble, ils ont fui les émeutes de Budapest en 1956, ont trouvé refuge au Danemark et se sont donnés la mort à Copenhague en 1991.

Et celui de Sara Stridsberg dont La faculté des rêves (Stock, 26 août) fait revivre Valérie Solanas, féministe qui tenta en 1968 de tuer l’artiste Andy Warhol.

http://www.ctendance.com/article-19135.html
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