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 ELLES@CENTREPOMPIDOU

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Bridget

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MessageSujet: ELLES@CENTREPOMPIDOU   Dim 2 Aoû - 15:05

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ELLES@CENTREPOMPIDOU

Jusqu’en mai 2010 « Elles » envahissent le centre Pompidou et nous dévoile plus d’un siècle d’art… féminin et c’est pour notre plus grand bonheur !

Après Big Bang en 2005 et « Le mouvement des images en 2006-2007 », le célèbre musée parisien propose une grande exposition intitulée elles@centrepompidou. Cette manifestation, consacrée aux artistes femmes, s’appuie sur la 1ière collection européenne d’art moderne et contemporaine du 20ième et 21ième siècle.




Annette Messager, Les Piques, 1992-1993
Installation : 125 piques en acier, 65 dessins encadrés sous verre, objets, tissu, morceaux de peluches, crayons de couleur, bas nylon, ficelle.


Le musée cherche à « affirmer avec force son engagement auprès des artistes femmes, toutes disciplines confondues, de toutes nationalités » et d’autre part « remettre les créatrices au centre de l’histoire de l’art moderne et contemporain ».

L’accrochage regroupe ainsi plus de 500 œuvres et plus de 200 artistes à l’instar de Frida Khalo, Louise Bourgeois, Annette Messager… Des sculptures aux photographies, des installations aux vidéos, l’art féminin s’expose sous toutes ses formes à Beaubourg pour notre plus grand plaisir !




Niki de Saint Phalle, La Mariée ou Eva Maria, 1963.
Grillage, plâtre, dentelle encollée, jouets divers peints. Copyright Niki Charitable Art Foundation/ADAGP, Paris, 2009.




Place à la visite !

La distribution des espaces pour cette exposition est parfois déroutante… c’est du 5ième vers le 4ième étage qu’il faut aborder la visite de ces 8000 m2 réservé à ces dames !

Répartie en sept chapitres, des œuvres modernes aux ultra-contemporaines, c’est l’histoire des Femmes que nous traversons…L’exposition exprime les désirs d’émancipation et de liberté des femmes avec son époustouflante collection de la première moitié du 20ième siècle.

A l ‘étage inférieur, le ton change : des photographies de Vallie Export (se représentant en 1968, sexe à découvert, une mitraillette à la main), à l’injonction de Niki de Saint-Phalle à « ouvrir le feu » en passant par « le corps slogan » et les déviances de Louise Bourgeois, c’est tout un pan de l’histoire de l’art (et du féminisme) souvent revendicatif et toujours engagé que nous raconte Beaubourg !




Suzanne Valadon, La Chambre bleue, 1923. Huile sur toile, 90/116 cm
Photo Jacqueline Hyde, Centre Pompidou.


Elles@centrepompidou rend un véritable hommage aux femmes artistes en particulier et à la femme en général… à ne pas manquer !


http://www.ina.fr/fresques/elles-centrepompidou/Html/PrincipaleAccueil.php

http://www.femmes.com/culture/expositions/exit-les-heros-place-aux-heroines-13752
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Bridget

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Féminin Nombre de messages : 2393
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MessageSujet: Re: ELLES@CENTREPOMPIDOU   Dim 2 Aoû - 15:26

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Femmes. « Elles » envahissent Beaubourg


L'Oeil - n° 614 - Juin 2009

Il est question de sexe dans le nouvel accrochage du Mnam. Pas du sexe dans l’art, sujet de l’expo « Féminin-Masculin » en 1995, mais du sexe des artistes, puisque Beaubourg écarte la testostérone pour ne se consacrer qu’aux femmes… Au risque de créer la polémique.

Culot notable que celui d’une institution qui, plutôt que de montrer ses muscles, aligne coup sur coup, deux manifestations procédant par négativité et soustraction drastique : après la série de « Vides » exposés en février dernier, Beaubourg défalque les hommes de son musée.

Accrochage ter. Pas encore démarré qu’il était déjà discuté. Après « Big Bang » en 2005 et le brillant « Mouvement des images » en 2006, voici donc un troisième accrochage thématique que signe le Mnam à Beaubourg.

Camille Morineau, la commissaire, et, avec elle, l’institution parisienne font cette fois le pari d’une histoire de l’art du xxe siècle audible et pertinente par la seule présentation d’artistes femmes.
L’entreprise, affichant ses enjeux politiques et militants, pose évidemment question, avant même que les œuvres et leur exposition n’aient eu leur mot à dire. Exit les héros. Tous les héros. Et place aux héroïnes.

Quelle valeur scientifique accorder alors à une telle histoire ? Est-ce une histoire parallèle que l’on écrit ? La même ? Une sous-histoire ? Une contre-histoire ? Exit Picasso, Malevitch, Calder, Duchamp, Lavier, Rothko, Kosuth, Beuys, Buren, place à Louise Bourgeois, Tatiana Trouvé, Natacha Nisic, Gina Pane, Suzanne Valadon, Tamara de Lempicka, Yoko Ono, Annette Messager ou Marina Abramovic.



Pipilotti Rist, A la belle étoile, 2007. Installation audiovisuelle
Copyright The Artist and Hauser & Wirth Zurich London.



Une histoire culturelle et une histoire des collections



Ce que montre l’accrochage, c’est évidemment la richesse créatrice de ces femmes artistes mais c’est aussi une histoire en creux.
À plus d’un titre, puisque ce que l’on expose, ce sont aussi les héros absents en mettant en lumière celles qui furent si longtemps absentes faute de visibilité, de statut et de moyens de production.
Autrement dit, ce qui est exposé ce sont aussi des trous – béants dans la première moitié du siècle – des manquements, des accélérations combatives dans les années 1970, des rattrapages – notamment l’achat in extremis de pièces d’Orlan pour compléter un trop maigre ensemble.

C’est une histoire culturelle et sociale et c’est aussi une histoire de la collection. Au fond, ce que dit l’accrochage c’est, écrit la commissaire :
« La représentation de la représentation des femmes dans la collection ».

L’accrochage en question s’effectue donc à partir d’un demi-millier d’œuvres, sur deux plateaux et en sept chapitres, cédant tout un niveau aux modernes, à celles qui innovèrent, aux pionnières, aux Delaunay, Arbus, Goncharova, Eileen Gray et autres Charlotte Perriand, pour une époustouflante première moitié du xxe siècle.

À l’étage inférieur, les femmes artistes seront notamment des corps slogans avec une des fameuses robes de viande fraîche cousue par Jana Sterbak en regard des reliques de performances époque Orlan-Corps (1977), alors que l’artiste prenait la mesure de l’espace à partir de son propre corps étalon allongé sur le sol.

Elles seront encore historiques – pour ne pas dire féministes – excentriques, domestiques (avec Sophie Calle), narratives (avec Dominique Gonzalez-Foerster) ou immatérielles obéissant à une thématisation qui tâche d’éviter les poncifs du « genre », rappelant que le fil suivi est davantage historique qu’anthropologique et culturel.




Gisele Freund, Virginia Woolf, Londres, 1939.
Photo Philippe Migeat, Centre Pompidou.


La femme artiste, un thème comme un autre ?



Question alors : si la sélection ne se limite pas – à juste titre – aux artistes dont la stratégie passe par l’identité sexuelle ou par le genre, si l’exposition laisse autant de place à Tacita Dean et Rachel Whiteread qu’à Valie Export ou aux dénonciations comptables des Guerilla Girls, si le propos ne marche pas sur les plates-bandes des grandes manifestations historiques comme « Wack ! Art and the Feminist Revolution », passée par Los Angeles et Vancouver cette année, alors comment comprendre l’accrochage ?

S’il s’agissait d’un pur geste politique, alors peut-être, comme le suggéraient malicieusement l’artiste Raphaël Zarka et les signataires de la pétition, aurait-il suffi (!) de décrocher pour quelques jours les œuvres masculines des collections permanentes.
La démonstration eût été aussi irrésistible qu’imparable. Mais en évaluant les artistes femmes comme une possible « thématique », le musée pourrait bien scier la branche sur laquelle le versant militant du projet s’est appuyé, ramenant une fois encore la question du genre au féminin, abandonnant une fois encore, l’universel au masculin.




Valérie Belin, Sans Titre n°7, 2003 de la série Mannequins. Epreuve gélatino-argentique 158,5/128,8 cm
ADAGP, Paris, 2009.




C’est encore ce que dit Annette Messager lorsqu’elle confie « Je me sens plus femme en tant qu’artiste que dans la vie » à Catherine Gonnard et Élisabeth Lebovici dans leur livre Femmes artistes/Artistes femmes (Hazan, 2007) une somme qui corrigeait et recontextualisait une histoire de l’art assurément écrite par les hommes.
Le livre permettait ce qui manquera sans doute à l’exposition : un cadre social, des contextes politiques et culturels.
À Beaubourg, c’est sur le visuel et le visuel seulement qu’il faudra compter pour écrire son histoire de l’art du xxe siècle. Il est alors utile de profiter autant que possible de la précieuse ribambelle de dispositifs bordant ce nouvel accrochage : catalogue remarquablement fourni, rencontres, débats, projections, performances…
Un substantiel appareillage qui permet de donner la parole à un débat intellectuel contradictoire aux féminismes.


Manou Farine.
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