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 PAPILLON - HENRI CHARRIERE

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liliane
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MessageSujet: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Mer 22 Juil - 17:38

HENRI CHARRIERE




« La gifle a été si forte que je ne m’en suis relevé qu’au bout de treize ans. En effet, ce n’était pas une baffe ordinaire et, pour me la balancer, ils s’étaient mis à beaucoup »
Henri Charrière






1906 : Le 16 novembre, Henri Antonin Charrière naît à Saint-Etienne-de Lugdarès en Ardèche










Fils d'une famille d'instituteurs tous deux âgés de 30 ans, Joseph Gabriel et Marie-Louise Thierry, originaires de Gras (Ardèche) et de Sorgues (Vaucluse), installés dès leur mariage à Saint-Étienne-de-Lugdarès, en Ardèche, finalement mutés en 1908, à Pont d'Ucel. Il a deux soeurs : Yvonne et Hélène.








22 juillet 1909 - UCEL




1917 :  le 7 Octobre, sa mère décède d'une maladie contagieuse contractée auprès des blessés indochinois qu'elle soignait. Son père (qui décédera en 1950) épousera le 17 avril 1930 celle que Henri Charrière appellera Tante Ju. Il effectue ses études en internat à Aubenas












1925 : Le 2 mai, il s'engage pour 3 ans dans la Marine à Toulon, où, forte tête, il ira en section spéciale, à Calvi puis à Corte, et se fera tatouer un papillon sur le torse

1927 : Il est réformé, suite à une mutilation volontaire du pouce
De retour en Ardèche, il travaille de ci, de là, joue en dilettante au rugby (à Aubenas), et

1928 : Il monte à Paris, vit avec Georgette FOUREL (dite Nénette) de petite délinquance, lorsque le 26 Mars 1930, Roland Legrand, blessé par balle, de 3 coups de revolver dans le ventre, à 3h30mn du matin, décédera à l'Hôpital Lariboisière, le 27 Mars à 0h10 mn, après avoir déclaré à la police le nom du tireur, Papillon Roger  (alors que Charrière était connu sous le pseudo de Papillon Pouce Coupé)

1930 : le 7 avril, Il est arrêté pour meurtre

1931 : Premier procès. Devant le vide du dossier et de nombreuses irrégularités, il frôle l’acquittement.

Second procès  : le 27 octobre 1931, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour « homicide sans préméditation ».









le 22 décembre, pendant son incarcération et avant son départ pour le Bagne, il épouse  Nénette à la Mairie du 1er arrondissement de Paris

1933 : Arrivée au bagne, à Saint Laurent du Maroni. 43 jours après il commence ses tentatives d'évasion jusqu'en 1934 ou il réussit enfin la belle.











1945 :  Il s'installe à Caracas et exerce plusieurs métiers qui lui permettent de vivre.

1949 : Rencontre  à Maracaïbo avec Rita Alcover propriétaire de l’Hôtel Veracruz à Caracas et qui l’accompagnera jusqu’à sa mort.











en 1949 dans le patio de l'Hôtel Veracruz





1956 : Il devient citoyen du Vénézuela.

1967 : Sa condamnation est prescrite.

1968 : Un an après le tremblement de terre qui l'a complètement ruiné, inspiré par le succès du livre d’Albertine Sarrazin ; L’Astragale » Il écrit en l’espace de trois mois « Papillon », dans des cahiers écoliers encouragé par Rita et Clotilde (fille de Rita).












1969 : Publication à PARIS du livre PAPILLON. Gros succès. Plus de 12 millions d'exemplaires







1970 : le 6 janvier, publication dans France Soir du livre en bandes dessinées.

Le divorce d'avec Nénette est prononcé le 8 juillet, Il régularise aussitôt son union avec Rita.










1970 : Il  obtient sa grâce et s’installe dans le sud de l' Espagne, à Fuengirola









1971 : Tournage de « Popsy Pop » dans lequel il a un rôle, film de Jean Herman (alias Jean Vautrin) avec Claudia Cardinale et Stanley Baker










1972 : Second livre : « Banco », chez Robert Laffont.








1973 : Sortie du film « Papillon », avec Steve Mac Queen, pour lequel il a été le conseiller technique. Le film sort à New York le lendemain de sa mort.










1973 : Il est enterré au cimetière de Lanas, près de sa mère, selon sa volonté.


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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Mer 22 Juil - 23:45

Dans son numéro du 2 août 1969, Paris Match publie un reportage de  Gérald Asaria, photos de Patrice Habans, intitulé :







Papillon retourne au bagne









Le bagne ne lui a pas survécu.
Aujourd’hui à Saint-Laurent, comme aux îles, l’enfer vert a tout envahi.
Les lianes et les racines ont fissuré les murs des cachots, écarté les grilles des cellules, écroulé les toits de tôle ondulée. Derrière ses barreaux, Papillon voyait une fois par semaine une exécution à la guillotine. Aujourd’hui, il ne reste que les cinq pierres du socle sur lequel elle reposait. Dans la grande salle commune, on voit encore des restes de briques frappées des initiales « AP «  (administration pénitentiaire).
Charrière avait toujours refusé de s’intégrer dans cet univers. Il n’avait qu’un besoin : l’argent, qui lui permettait de s’évader.
Il n’y a pas de cimetière pour les bagnards. Quand un forçat meurt, on va le jeter à la mer. Ce qui attire les requins, c’est le son de la cloche que l’on sonne à la chapelle.
Ils sont toujours au rendez-vous, les croque-bagnards.
Aux durs, c’est la manière qu’à chacun de se procurer de l’argent. Il y a la pêche. Les femmes des surveillants connaissent toutes mon nom :
« Papillon, vendez-moi deux kilos de rougets ». Mais la meilleure débrouille, la plus dangereuse aussi, c’est d’être teneur de jeux. Dos au mur, pour éviter les coups de couteaux, le teneur de jeux prélève 5 % sur chaque coup joué gagnant.
Le « plan » est un tube d’aluminium merveilleusement poli, qui s’ouvre en le dévissant juste au milieu. Il contient 5600 F en billets neufs.
C’est mon coffre-fort. Il fait partie de moi-même. C’est ma vie, ma liberté que je porte en moi ? On peut me mettre à poil, on ne le trouvera pas.
La septième vague, celle de la liberté.
Il vient de sortir de la réclusion. Papillon n’a qu’une idée : recommencer. Il est sur l’Ile du Diable, l’île des déportés politiques où Dreyfus a passé 5 ans. Ici, impossible de construire un bateau. Il n’y a rien sauf des noix de coco. Avec deux sacs à pommes de terre et une trentaine de noix desséchée enveloppées de leur fibre, il arrive quand même à fabriquer un radeau de fortune. Pas de pagaies, les vagues doivent d’abord l’emporter loin de l’île puis le pousser vers la terre ferme. Il passe 60 heures sous un soleil brûlant accroché à ses sacs sans toucher terre.
« La cavale de réussite, ça va être la plus idiote. »
juste en bas du banc de Dreyfus, venant face à d’immenses rochers, les vagues attaquent, se cassent et se retirent avec violence.
La lame de fond, deux fois plus haute que toutes les autres, se répète seulement toutes les 7 vagues. Je l’appelle Lisette. Elle arrive droite, comme la flèche d’une église avec son coutumier fracas étourdissant.
Je me jette avec mon sac. Lisette nous aspire vers le large, avec une vitesse vertigineuse.
Le soleil tape avec une force du diable sur mon crâne qui commence à bouillir. Mon radeau vient de tourner et j’ai failli me noyer. Je n’arrive pas, malgré mes efforts, à retourner les sacs et à monter dessus.
Mon visage est en feu, j’ai soif et j’ai faim. Mes lèvres sont craquelées et me brûlent
.
Au bout de ses « cavales » les indiens et encore le bagne.
Il est arrivé à pieds dans une tribu d’indiens sauvages au Vénézuela.
Les Guajors acceptent parmi eux cet homme épuisé, qui avec ses tatouages, ressemble à un totem. Il y vit 6 mois, s’y marie 2 fois et devient pêcheur de perles. Mais il comprend que s’il ne s’arrache pas à ce monde paisible, il en deviendra le prisonnier.
Aujourd’hui, la tribu a disparu. Massacrée sans doute. Seule restait une vieille indienne qui racontait la légende d’un homme blanc qu’on avait surnommé El Pintado (le tatoué) et adopté. C’est aussi au Vénézuela qu’uil connaîtra son dernier bagne, le pire d’Eldorado. Là, lors de son pèlerinage, il y a retrouvé trois détenus, ses anciens compagnons de misère.
 

Mes femmes ne me lâchent pas. Quand Lali est à la pêche, Zoraïma est avec moi. Lali est la meilleure plongeuse de toutes les filles du village. C’est toujours son bateau qui ramène le plus d’huîtres et les plus grosses. Indiens Guajiros, je vous ai tous beaucoup aimés et je vous aimerai toujours. Cette tribu redoutée autant par les autres que par les blancs a été pour moi un havre pour souffler, un refuge sans pareil contre la méchanceté des hommes
.
Ces hommes sont les survivants de son livre
Un homme est depuis 25 ans l’ami de Papillon à Caracas, l’ex caporal Bolagno, aujourd’hui colonel et dans six mois général.
Le soir, je donnais des leçons de mathématiques à Francesco Bologno, un caporal de la garde nationale, qui prépare un concours d’entrée à une école d’officiers. Avant de partir, il m’a offert des effets presque neufs et qui me vont très bien. Je sortirai du bagne vêtu correctement grâce à lui.
En parcourant à nouveau la route de ses évasions, Papillon a retrouvé à chaque étape des hommes qui sont les témoins de sa vie. Les physionomies ont changé.  Après quelques instants d’incrédulité, ils tombent dans les bras l’un de l’autre

.
A Trinidad, c’est l’avocat Bowen. Il s’appelle Master Bowen. Il est avocat. Il a son bureau à Trinidad.
Ce fut notre première soirée d’hommes libres. Je ne l’oublierai jamais. Pas un mot du passé, aucune question indiscrète. Merci Maître Bowen d’avoir fait de moi un autre homme.

A Georgetown, dans un café, d’anciens durs, Pierrot le fou qui m'attendait à la sortie de réclusion en me passant autour du cou une musette pleine de tabac, de chocolat, de lait Nestlé. Il est là,  avec son chien Blackeye, ses amis René, Maurice et Julot avec qui il sable le champagne.

L’un est Toulonnais, Jules Julot fait des chaussures en balata, sorte de caoutchouc naturel. Le seul défaut c’est que si c’est trop exposé au soleil ça fond.



A Saint Laurent du Maroni enfin, c’est Badin, l’horloger savoyard qui fut conduit à la guillotine par erreur. L’horloger était dans une cellule de condamné à mort. Un matin on monte la guillotine et on ouvre brusquement sa porte. Les hommes se jettent sur lui. On l’attache. On va pour le basculer quand arrive le commandant. Il s’aperçoit à temps que les gaffes se sont trompés. Le lendemain, le savoyard avait des cheveux tous blancs. Il a été gracié et condamné à perpet.
 


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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Jeu 23 Juil - 10:00

BANCO



Trois ans après la sortie de Papillon, Henri Charrière nous conte la suite de son aventure, explique.

Car ce papillon avait sur les ailes des points d'interrogation.

D'où venait-il ? Qui était-il avant ? Qu'avait-il fait après ?

Dans BANCO, Papillon raconte, et son récit apporte la réponse à ces questions.

C'est toute l'histoire turbulente, impétueuse, en dents de scie, dure, tendre, violente, marquée par deux visages de femmes, d'une boule de feu de la vie.

Aventures, succès, échecs, enfance, condamnation, premier livre, Papillon dit tout ce qu'il a à dire.

Par un très grand conteur, l'histoire fabuleuse d'un homme qui, sorti un baluchon au bras d'un bagne des tropiques, s'est retrouvé à force de ruse, de naïveté, d'amour, de courage et de rires, à Paris avec un livre sous le bras. Un Paris qui l'a alors consacré pour le monde après l'en avoir rayé 40 ans avant.


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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Jeu 23 Juil - 10:37

Dans BANCO (le titre original étant "les douze bancos de Papillon"), Charrière raconte les douze coups où il joua sa liberté et souvent sa vie pour réaliser son rêve, son idée fixe à la sortie du bagne : se venger du procureur, des faux témoins, des "poulets" qui l'y avaient envoyé. Des poulets surtout, en jetant une bombe au 36 Quai des Orfèvres.

En attendant de pouvoir réaliser les moyens de ses ambitions, il fait n'importe quoi à Caracas. Par exemple, il transforme toute belle américaine qui se range à l'endroit propice dès que son propriétaire a le dos tourné et grâce à une banderole adéquate en gros lot d'une loterie improvisée dont il se met à vendre les billets jusqu'au retour du propriétaire.

Ou bien, il pique leur fric aux chercheurs de diamants - des hommes qui avaient toujours un couteau sur eux- à la passe anglaise avec des dés imperceptiblement limés, sur une couverture soigneusement plissée.

Ou bien, dans son garage, le "Garage franco-vénézuélien", il fabrique des bombes pour faire sauter le Président Bétancourt. "Là, je ne cache pas que je me suis conduit comme un s........ Faire ça à des gens à qui je devais ma liberté, ce n'était pas très élégant".

Ou alors, il creuse avec un spécialiste des coffre-forts, un tunnel de 24 mètres de long sous une banque pour un hold up qui n'aura jamais lieu : le tunnel s'effondre.

Il lui arrive aussi de monter des affaires honnêtes, comme son entreprise de pêche et d'exportation de crevettes à Maracaïbo en 1961. La vertu n'est jamais récompensée. "Un Américain m'a fait marron. Avec deux DC 8, il est venu chercher 50 tonnes de crevettes. Il s'est envolé avec ses deux avions. Je ne les ai plus revus. 70 000 dollars perdus. La ruine."

Sur les douze bancos, deux seuls ont réussi.

Le premier, c'est sa rencontre avec Rita en 1949. Chercheur de diamants, il découvrit une perle. Entré à l'hôtel Vera Cruz pour trouver une chambre, il trouva une femme, la patronne, RITA (Minouche dans l'intimité). "Une femme que je connaissais depuis toujours, avec qui je vivais depuis des années, qui hantait mes rêves dans les cachots de la réclusion, avec qui je m'envolais dans les étoiles". Pour gagner le septième ciel naturellement".



"Cette rencontre m'a équilibré et m'a, peu à peu, fait renoncer à le vengeance. Le Quai des Orfèvres en somme doit gros à Rita."

Il explique tout cela dans un chapitre intitulé "Rita et mon nid" qui fera pleurer les midinettes.


Le deuxième banco réussi, c'est son aventure d'écrivain, sa transformation de bagnard et d'aventurier en best-seller, ce qu'il appelle "l'Apothéose". Cela, il le doit à Albertine Sarrazin.

Pour que la chrysalide devienne Papillon, il fallut rien de moins qu'un tremblement de terre. Celui de Caracas en Juillet 1967.

Après le tremblement de terre, il fallut refaire les peintures, boucher les fissures. Pour protéger les moquettes, on les recouvrit de journaux. Et là, de nouveau, l'oeil de Papillon tombe sur la mort d'Albertine.

"J'y vis un signe du destin. Depuis 20 ans, je me disais : le jour où tu écriras, ce sera un coup de canon".
Il se le disait depuis qu'en 1948, un journaliste français, P R Tranié, avait remporté sur 56 confrères un concours de reportage grâce à la seule interview d'Henri Charrière qui, à ce moment-là, tenait un restaurant à Caracas. "C'est donc que j'intéresse, se dit alors Papillon et si j'écris comme je parle....."
La mort d'Albertine, le tremblement de terre le décidèrent : il écrivit comme on charge au canon. La suite, on la connaît.

En racontant ses bancos, Papillon fait des retours en arrière. On découvrira "un Papillon qu'on ne connaît pas". Celui sans doute qui se confie modestement :
"Je ne suis pas un super homme, pas un héros, pas même un caïd, seulement un homme qui aime la vie, la liberté, l'aventure."
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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Jeu 23 Juil - 11:58

Pour en terminer avec le chapitre Papillon, écrivain, la troisième aventure qu'il avait l'intention de raconter, mais que sa maladie ne lui a pas permis de  concrétiser, c'était :



LES 112 JOURS DE RITA

Qui était Rita ?

Dans l'esprit de beaucoup, Rita Alcover était vénézuélienne. Tout faux.

Elle est née à Tanger au Maroc, le 15 octobre 1910,  de parents d'origine espagnole, a vécu à Casablanca.

Elle s'est mariée très jeune et a eu une fille Clotilde née le 15 février 1933.

Son mari, joueur invétéré, poursuivi par ses créanciers,  a dû quitter  le Maroc. Il l'a entraînée alors dans une aventure aussi tumultueuse que celle de Papillon.




Le 16 avril 1946
Seize immigrés de différentes nationalités sont arrivés à la Guaira sur un vieux bateau de pêche à moteur et voiles.
Ils ont navigué 4900 miles (9 000 kms) à travers l'Atlantique à partir du port de Tanger.
Ingénieurs Agronomes, commerçants, typographes, maçons,  radio techniciens sont arrivés dans cette embarcation vétuste.





Laissant Clotilde, provisoirement sous la garde de sa famille, ils se sont embarqués clandestinement à bord d'un petit bateau avec 14 autres personnes. Aucune commodité, voyage assis, espaces restreints vue la taille du rafiot. Ils ont affronté des tempêtes et toutes les vicissitudes d'un voyage en mer dans de telles conditions. Il y avait avec eux une majorité d'espagnols, un portugais, un allemand.

Après bien des périples, ils sont enfin arrivés au Vénézuela au bout du 112ème jour. La liberté, enfin.

A partir de là, chacun des époux a mené sa route. Rita avait un peu d'argent avec elle et a acheté le petit hôtel où un beau jour, elle a vu arriver un homme qui travaillait dans la Compagnie Pétrolière RICHMOND.

Dès qu'il est entré, ses jambes se sont mises à trembler et elle s'est assise. C'était un homme brûlé par le soleil, grand, avec un corps d'athlète et des gestes de grand seigneur. Il s'est approché d'elle, comme s'il l'avait reconnue, ainsi qu'il l'a raconté dans BANCO.





J'ai bien entendu fait ce topic, en hommage à ma tata RITA qui est venue vivre à Toulon près de nous dès que son mari est décédé. Clotilde, qui l'avait rejointe à Caracas une fois installée, est également décédée le 20 mars 1986, à l'âge de 53 ans.

J'avais promis à ma tante de l'écouter raconter ses 112 jours et de rédiger ses mémoires. Prise par le tourbillon de ma propre vie, je n'ai pas eu le temps de le faire. Elle est décédée trop tôt.


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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Jeu 23 Juil - 13:48

PAPILLON ET LES CELEBRITES


BRIGITTE BARDOT - AVORIAZ


JACQUES CHANCEL - RADIOSCOPIE


LEO FERRE - OCTOBRE 1969



FRANCOISE HARDY - CARACAS


ERIC TABARLY - SYLVIE VARTAN - JOHNNY HALLIDAY


ROMAN POLANSKY - JP CASTELNAU - GENEVE


GEORGES SIMENON - SUISSE



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MessageSujet: Re: PAPILLON - HENRI CHARRIERE   Jeu 23 Juil - 14:06

HENRI CHARRIERE ET LE CINEMA


POPSY POP




Drame
1970 durée 100' Couleur
Réalisation, scénario et dialogues de Jean HERMAN (alias Jean VAUTRIN)
Co-scénariste Henri CHARRIÈRE
Directeur de la photographie Jean-Jacques TARBÈS
Musique de Frédéric BOTTON