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 ROBERTO ALAGNA UN SIECLE D OPERA FRANCAIS

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Nine
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MessageSujet: ROBERTO ALAGNA UN SIECLE D OPERA FRANCAIS   Dim 5 Juil - 22:18

Roberto Alagna chante un siècle d'opéras français



Dans l’histoire de l’Opéra, la France fut le pays où le ténor trouva le plus rapidement sa place : l’absence de castrats dans les tragédies lyriques françaises favorisa les rôles de haute-contre, tessiture finalement assez proche du ténor léger.

C’est cette voix de ténor à deux facettes (l’une légère, l’autre héroïque) qui se développa en France dès la fin du 18ème siècle, pour créer une école de chant français qui fit le régal de Gluck, Grétry, Méhul, puis Rossini, Donizetti et Verdi, mais aussi de Meyerbeer, Gounod, Bizet…Nourrit et Duprez en furent les deux initiateurs :
avec eux le ténor français était né, avec sa vaillance et son endurance, ses aigus projetés et l’étendue de son registre, mais surtout son charme lyrique.

C’est dans cette tradition que s’inscrit aujourd’hui Roberto Alagna, arrivé à maturité d’une carrière internationale hors du commun.
Le récital qu’il propose,
dans l’accompagnement idéal de l’Orchestre de Paris dirigé par le chef le mieux au fait de ce répertoire, Michel Plasson, est spécialement conçu pour Versailles et sa tradition historique. Les airs de Gluck, Grétry et Méhul rappellent l’héritage prérévolutionnaire de Legros (qui créa l’Orphée de Gluck en français). Puis Rossini fait chanter Arnold dans Guillaume Tell, chef d’œuvre créé par Nourrit : le contre-ut devient l’arme fatale du ténor et emporte l’auditoire. Déroulant les grands airs de l’opéra français du 19ème siècle, Roberto Alagna dresse une fresque musicale peuplée des héros historiques et mythiques que le Château de Versailles revu par Louis Philippe présente dans toute leur gloire.

Cette soirée exceptionnelle en plein air, sur le site somptueux du Bassin de Neptune et devant 7.000 spectateurs, permet à Roberto Alagna de magnifier une tradition musicale française dans un des hauts lieux nationaux de l’histoire et des arts. La Marseillaise orchestrée avec splendeur par Berlioz dans un esprit d’exaltation patriotique et républicaine sera l’un des symboles de ce récital sans précédent.

Roberto Alagna

Roberto Alagna est né en France de parents siciliens.

Il commence des cours de solfège à l'âge de dix ans au Conservatoire National de la ville du Raincy et suit parallèlement les cours de guitare de Jacques Lescure. A dix-sept ans, il se produit en qualité d'auteur-compositeur -interprète dans divers cabarets parisiens, mêlant ainsi les variétés internationales aux études lyriques qu'il entretient avec le Maestro cubain Raphaël Ruiz. Toujours à Paris, il entre en 1987 à l'Ecole de l'Opéra où il rencontre Melle Simone Fejard avec laquelle il collabore encore aujourd'hui.

En 1988, à Philadelphie, il remporte le Premier Prix du Concours Luciano Pavarotti. Et il débute en Angleterre avec le Glyndebourne Touring Opera dans le rôle d'Alfredo de La Traviata de Verdi. Rôle qu'il enchaîne aussitôt à Monte-Carlo, au Japon puis en Europe, jusqu'à ses retentissants débuts à la Scala de Milan. S'ensuit la prise de rôle de Rodolfo dans La Bohème de Puccini, sur les plus prestigieuses scènes du monde : le Covent Garden de Londres, le Staatsoper de Vienne, l'Opéra Bastille de Paris, le Metropolitan Opera de New York, le Liceu de Barcelone, la Scala de Milan... Il apparaît à travers le monde, en récital ou au théâtre, dans divers ouvrages dont : La Bohème, Tosca et La Rondine de Puccini, L'Elixir d'Amour, Lucia di Lamermoor et Roberto Devereux de Donizetti, Il Trovatore, Don Carlos, La Traviata, Simone Boccanegra, Aïda et Macbeth de Verdi, Roméo et Juliette et Faust de Gounod, Werther et Manon de Massenet, L'Amico Fritz de Mascagni, Carmen de Bizet, I Pagliacci de Leoncavallo, Cyrano de Bergerac de Alfano, et bien d'autres...

Mezzo réalise la captation de ce concert

Jeudi 9 juillet 2009

Bassin de Neptune – 21h

Airs d’opéra français de Gluck, Weber, Gretry, Cherubini, Mehul, Berlioz…

Roberto Alagna, ténor
Orchestre de Paris
Michel Plasson, direction


Tarif Plein
Prestige: 300 euros
Carré Or: 200 euros
1ère catégorie: 148 euros
2ème catégorie: 95 euros
3ème catégorie: 52 euros
RÉSERVATION

http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacle.php?spe=7


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MessageSujet: Re: ROBERTO ALAGNA UN SIECLE D OPERA FRANCAIS   Dim 5 Juil - 22:21




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MessageSujet: Re: ROBERTO ALAGNA UN SIECLE D OPERA FRANCAIS   Sam 1 Aoû - 12:25

Roberto Alagna relève un double défi

Samedi soir, aux Chorégies d'Orange, le célèbre ténor s'apprête à chanter deux rôles successivement. Une performance rare à laquelle Pavarotti avait renoncé.

C'est un nouveau défi qui attend Roberto Alagna samedi soir à Orange : chanter le même soir Canio dans Paillasse et Turiddu dans Cavalleria Rusticana, deux des rôles de ténor les plus exigeants du répertoire.
Ces deux opéras en un acte, respectivement de Ruggero Leoncavallo et Pietro Mascagni, sont souvent couplés. Mais ce qui est possible au disque reste une performance en direct, que peu de ténors tentent de réaliser : il n'est donc pas rare de voir deux chanteurs différents ­in­carner successivement le comédien ambulant dévoré par la jalousie au point de ne plus reconnaître fiction et réalité, et le macho sicilien qui se bat au couteau contre un rival.

Le lunaire et le solaire, l'élégiaque et le lyrique, deux facettes du ténor italien, bien représentatives de ce courant du «vérisme», qui, à la suite de Puccini, entreprit de représenter sur scène des situations de la vie quotidienne.
Del Monaco, di Stefano ou Domingo n'hésitèrent pas à chanter le doublé le même soir, Carreras ou Pavarotti s'en gardèrent bien.

Dans Le Figaro, vendredi, le chef d'orchestre Georges Prêtre, qui dirige les représentations d'Orange samedi soir et mardi, nous disait la confiance qu'il place en Alagna :
«Il a les épaules pour assumer le même soir ces deux rôles de ténor très différents,
car en plus de sa gentillesse et de son immense talent, c'est une bête de théâtre.»

Depuis ses débuts dans des rôles de ténor lyrique léger comme Nemorino dans L'Élixir d'amour, de Donizetti, il est vrai que Roberto Alagna a su accompagner l'évolution de sa voix vers plus de puissance dramatique.

On a pu s'en inquiéter : n'allait-il pas alourdir et endommager sa voix ? Beaucoup laissèrent des plumes en jouant à la grenouille qui se veut plus grosse que le bœuf. De fait, notre ténor traversa une crise vocale au tout dé­but des années 2000, mais il a jusqu'ici donné tort aux Cassandre en faisant des choix finalement raisonnables.

Certains ne l'ont pas épargné

Pour avoir beaucoup écouté les grands ténors d'autrefois, il a parfaitement analysé leur technique et connaît l'importance d'un chant discipliné et adapté aux moyens physiques de l'artiste.

Certains ne l'ont pas épargné lorsqu'il a renoncé à chanter pour la première fois le rôle-titre d'André Chénier, de Giordano, à Monte-Carlo : mais les mêmes l'auraient assassiné s'il s'y était cassé les dents.
En fait, il eut l'intelligence de remettre à plus tard cette prise de rôle qui ne correspondait pas à ses capacités du moment. Il fit de même avec l'Otello de Verdi, le rôle des rôles, qui le tente comme il a obsédé tous ses prédécesseurs : il le chantera, c'est probable, mais pas pour l'instant.

Quant à Orange, dont on pourrait craindre l'espace immense pour une voix qui n'est pas démesurée, c'est en fait un écrin qui met en valeur les voix bien projetées : lorsqu'il y chanta Faust, ou Don José dans Carmen, Alagna eut l'intelligence de ne pas forcer la sienne, et de chanter, comme il est habitué à le faire, sur le souffle et le phrasé, et non sur la puissance. Des principes qu'il a tout intérêt à appliquer ce soir.

http://www.lefigaro.fr/musique/2009/08/01/03006-20090801ARTFIG00138-roberto-alagna-releve-un-double-defi-.php[/center]
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Nine
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MessageSujet: Re: ROBERTO ALAGNA UN SIECLE D OPERA FRANCAIS   Lun 17 Aoû - 12:27

“Le succès dérange”




Nicole Duault
Roberto Alagna chante un siècle d’opéras français au bassin de Neptune.

Le ténor des ténors, qui, tel Don Juan, rêve de faire « la conquête de tous les opéras », pourfend ses contestataires. Avant d’entamer une série de représentations.

Quelle carrière pour ce petit gars d’origine sicilienne qui, dans les bars d’Aubervilliers, grattait sa guitare en chantant ! Roberto Alagna est devenu le plus célèbre des ténors et le voici à Versailles. Ce roi absolu du bel canto est jeudi soir sur le bassin de Neptune où, devant plus de 7.500 spectateurs, accompagné par l’Orchestre de Paris sous la direction de Michel Plasson, il clame son amour pour les grands airs du répertoire français.

Tout cela en continuant à chanter les romances de son disque Le Sicilien qui emplissent les Zénith de France et de Navarre. Il fera à nouveau l’an prochain le tour des douze Zénith avant une tournée mondiale. « Ce qui me conduit, c’est mon instinct », dit-il alors que la critique s’acharne sur lui. Il répond avec véhémence.

France-Soir. Au top des chanteurs lyriques, comment voyez-vous l’avenir ?

Roberto Alagna : Heureux dans tous les genres. Je viens de chanter 25 chansons siciliennes à Nantes où j’ai rendu hommage à Caruso, le ténor des ténors qui est mort à 48 ans. Moi, j’en ai 46. J’ai eu envie de faire cet hommage en partie improvisé. Voir tous ces milliers de gens heureux me redemander des chansons, c’était extraordinaire. La sincérité et la vérité sont là. Ma carrière ne s’est jamais portée aussi bien. Dans le milieu spécialisé de l’opéra, voyant que je fais du crossing-over, c’est-à-dire que je vais vers les variétés, on m’ignore, on me conteste, on me critique. Le succès dérange. Mais, le public est là.

On dit que vous n’avez plus les aigus d’avant ?

Je m’en fous du qu’en-dira-t-on ! Caruso n’avait pas, à sa maturité, les aigus de sa jeunesse. Il était devenu encore plus beau. Les trois dernières années de sa vie, alors qu’on parlait de son déclin, il était sublime dans les phrasés et la respiration. Je n’en suis pas là.

Vous voilà à Versailles pour un concert de musique française.

Je chante des airs d’opéra français mais je laisse aussi de la place à la musique symphonique. Quand on a Plasson à la tête de l’Orchestre de Paris, cela s’impose. J’aurais aimé aller jusqu’aux compositeurs d‘aujourd’hui. Mais pour des problèmes de droits, cela n’a pas été possible. Nous jouons donc des œuvres classiques.

Qu’aimez-vous dans la musique contemporaine ?

La musique d’opéra est un art d’aujourd’hui. En voici deux exemples : Cosma avec Marius diffusé à la télévision, et mon frère David avec Le Journal d’un condamné d’après Victor Hugo remportent un succès populaire.

Michel Plasson vous dirige avec l’Orchestre de Paris. Qui est-il pour vous ?

Le meilleur des chefs. Je l’admire depuis toujours. Il fait partie de ma famille. Il est comme un autre chef français, Georges Prêtre, qui ne veut plus diriger d’opéra si je ne suis pas là. Ainsi, il dirige Paillasse, de Leoncavallo, et Cavalleria Rusticana de Mascagni dans lesquels je chante à Orange.

Pourquoi vous entend-on si rarement dans des opéras à Paris ou à la radio ?

J’ai compté. Je n’ai fait que six rôles à Paris. Il a fallu que je fasse un disque d’airs de Luis Mariano pour être invité, après vingt ans, à Radio Classique !

Vous chantez Paillasse et Cavalleria Rusticana à Orange…

Tous les ouvrages m’intéressent. Je suis un amoureux fou de l’opéra.
Je suis comme Don Juan qui veut faire la conquête de toutes les femmes, moi je veux faire la conquête de tous les opéras. Ces deux œuvres, l’une sicilienne, l’autre calabraise, sont magnifiques. Les chanter toutes les deux, le même soir, c’est de la démesure. C’est dur vocalement, physiquement, nerveusement tant elles sont intenses, poignantes. C’est un Everest. Je le fais par amour et aussi parce que j’entreprends au fond de moi-même une quête que je ne peux définir.

Quel est le rôle le plus intense ?

Paillasse : c’est Otello en plus concentré. On l’appelle le casse-voix.
Le faire à Orange sur une scène de 100 mètres c’est encore plus extravagant. Il y a du vent, de la poussière. Le mur est certes porteur, mais il faut y aller ! L’acoustique d’Orange n’est pas celle d’une salle de bains ! Cela fait quatorze ans que je vais à Orange, il faut dompter cette acoustique. On croit qu’il faut projeter la voix le plus loin possible alors que c’est le contraire. Ma recette c’est d’entrer en moi, de chanter pour moi-même.

Quel rôle rêvez-vous d’interpréter ?

Je viens de chanter à Séville Nadir des Pêcheurs de perles, de Bizet. J’essaye de l’amener aux Théâtre des Champs-Elysées. Si j’ai un jour un théâtre… on verra davantage ce genre d’œuvres.


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