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 RITA HAYWORTH, LA DEESSE DE L'AMOUR

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liliane
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MessageSujet: RITA HAYWORTH, LA DEESSE DE L'AMOUR   Mar 30 Juin - 16:13

RITA HAYWORTH
(1918 - 1987)



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BIOGRAPHIE


Le 17 octobre 1918, Margarita Carmen Cansino dite Rita Hayworth naît à Brooklyn (New York). Elle est l’aînée d’une famille de trois enfants (deux jeunes frères).

Son père, Eduardo Cansino, danseur assez célèbre, est d’origine sévillane. Le père d’Eduardo, Don Antonio Casino, a parcouru le monde avec des exhibitions qui ont conquis des foules entières avant de s'installer en Amérique. Il a fondé avec certains de ses enfants une troupe populaire de danseurs andalous, les « Dancing Cansinos », le charme latin étant à la mode aux Etats-Unis. Don Antonio oblige son fils aîné Eduardo à faire de la danse, alors que celui-ci nourrit le rêve de devenir matador.
Suite au décès de deux de ses filles, Don Antonio rentre en Espagne avec sa famille et se consacre uniquement à l’enseignement de la danse.

Par la suite, Elisa, une autre de ses filles monta un numéro de danse avec Eduardo, son frère. Ils embarquèrent tous les deux en janvier 1913 pour les Etats-Unis et parcoururent ainsi le pays avec ce nouveau numéro dansé qui devint renommé et qui se révéla particulièrement lucratif.

La mère de Rita, Volga, née Haworth, elle-même danseuse notamment pour les Ziegfeld Follies, est fille d’acteurs irlandais. Elle avait fui le domicile de ses parents, bien décidée à monter sur les planches. Très vite, elle rencontre Eduardo et décide de le suivre dans ses tournées. Ils se marient en 1917

Ses premiers pas : danseuse

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Dès ses premières années, elle se produit dans la troupe familiale des « Dancing Cansino » et danse notamment à 4 ans avec éventail et castagnettes, à l’occasion d’un récital au Carnegie Hall. « J'avais quatre ans lorsque je suis montée pour la première fois sur une scène. Celle du Carnegie Hall. Mon père et ma tante Eliza s'y produisaient en une époque heureuse dans cette Amérique d'après-guerre. Ma prestation consistait à jouer des castagnettes et à danser du flamenco dans un numéro spécialement mis au point pour moi par mon grand-père Don Antonio. Je ne me souviens plus si j'ai été applaudie... Je l'ai sûrement été car le public est toujours indulgent pour les enfants. »

Son père, qu’elle admire, exige d’elle un travail intense, il lui impose des cours de danse rigoureux et particulièrement contraignants.« Travailler, travailler, c’est le seul mot que j’ai entendu pendant mon enfance, confiera plus tard la star Rita Hayworth. Mes parents m’ont appris à danser avant que je marche... » Rita est alors d’une nature réservée, obéissante et d’une timidité maladive.

Avec l’arrivée du parlant, l’âge d’or du music-hall se termine et leurs spectacles ne font plus recette, tant et si bien que le groupe se dissout. Eduardo quitte New York, entasse sa famille dans une roulotte et part au hasard des routes.

Persuadé que l’avenir est aux comédies musicales, il prend la direction de Los Angeles espérant poursuivre sa carrière au cinéma, les latin-lovers étant toujours à la mode. Mais réussir à Hollywood n’est pas facile, alors il fonde une école de danse en 1929 à l’angle de Sunset Boulevard et de Vine Boulevard et c’est un succès. Margarita y perfectionne son apprentissage et sera danseuse professionnelle dès l'âge de 12 ans.

Le krach de Wall Street vient ébranler l’entente familiale et ses finances, et met l'école de danse en danger. Eduardo perd ses économies dans de mauvais placements. Et les Cansino, bohèmes dans l’âme, repartent sur les routes dans leur roulotte dès la première offre intéressante.

Eduardo pousse sa fille à suivre ses cours de danse, et elle se révèle la plus disposée à prendre la relève. Les besoins financiers se faisant sentir, Eduardo remonte ses anciens numéros de danse, met sur pieds des spectacles et décide de prendre sa fille, alors âgée de 13 ans, comme partenaire attitrée : les « Dancing Cansinos » ressuscitent. Ils dansent des versions modernes du tango espagnol et du boléro, elle se vieillissant, lui se rajeunissant, arrivant même à passer pour un couple. Leur succès est inouï. Margarita travaille beaucoup, jusqu’à vingt shows par semaine, dans des night-clubs à Hollywood, comme l’Agua Calienta à Tijuana (frontière du Mexique), à Santa Monica, à Long Beach...

Rita prend cette nouvelle vie comme un privilège de se retrouver avec son père, qu’elle admire, mais elle va vite déchanter : alcoolique, il devient tyrannique, violent, et comme elle le confiera plus tard à Orson Welles, son second mari, elle subira des relations incestueuses. Les conséquences psychologiques seront désastreuses pour Rita et se feront toujours sentir dans sa vie et dans ses relations chaotiques avec les hommes.

Pourtant, malgré ces abus, sa réserve et sa timidité maladive, Rita apparaît sur scène en une femme sensuelle dotée d’une grâce et d’une prestance naturelle. Si elle est réservée et introvertie dans sa vie privée, elle s’épanouit dès qu’elle se trouve sous les spotlights. Lors de ses représentations dans les night-clubs, Eduardo ne manque pas de la présenter à tous ceux qui comptent à Hollywood dans le secret espoir de décrocher un contrat de cinéma.

De la figurante à la starlette

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Ainsi, en 1933, La Warner Bros. Pictures lui fait passer un bout d’essai mais l’écarte, la jugeant trop ronde et de front trop étroit. D’autres la trouvent trop brune ou elle n’a pas le look qui convient.

C’est Winfield Sheehan, vice-président de la Fox Film Corporation, qui remarque l’adolescente de quinze ans « à la timidité qui faisait peine à voir. » lors d’un passage à Tijuana. Il assiste au numéro de Rita, et séduit par son charme et son allure, lui fait passer des essais au studio de la Fox sur Western Avenue à Hollywood. Les tests sont plus que concluants et Sheehan lui fait signer un contrat, à condition qu’elle change son prénom en Rita et qu’elle suive un régime, des leçons de diction et de maintien.

Elle tourne très vite un court métrage et danse dans un de ses premiers films L'Enfer (1935) aux cotés de Spencer Tracy, Eduardo en sera d’ailleurs l’un des chorégraphes. Elle apparaît dans plusieurs films de série B Under the pampas moon, Charlie Chan en Egypte, Human Cargo où elle incarne les filles exotiques, mexicaines, égyptiennes, russes... Mais Sheehan a un projet d’envergure et veut faire de Rita une vedette grâce à un nouveau film Ramona avec pour elle un premier grand rôle.

Seulement la Fox connaît de sérieuses difficultés et lorsqu’elle fusionne avec la 20th Century Pictures pour devenir la 20th Century Fox, le nouveau producteur en chef Darryl F. Zanuck se débarrasse de Sheehan et décide de retravailler tous les projets de ce dernier.

Il remplace Rita par Loretta Young pour le film Ramona (1936), alors qu’elle avait déjà travaillé le rôle. De plus, il la libère de son contrat, geste qu’il regrettera des années plus tard. Quand le studio lui signifie par téléphone qu’elle n’avait plus à mettre les pieds à la Fox, Rita est désespérée. « Naturellement, j’ai pleuré et crié et j’ai juré que je leur montrerais qu’ils avaient fait une terrible erreur, j’ai décidé que je deviendrais célèbre et qu’ils le regretteraient. »

C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Edward C. Judson, obscur businessman arriviste, qui après avoir visionné les rushes du film Ramona, propose à Rita, fragilisée par la perte de son contrat, de s’occuper de sa carrière pour tenter de la propulser dans le cinéma. Très vite, il lui trouve des contrats dans des sociétés de petite envergure qui produisent des films de série B : elle tourne un petit rôle dans Meet Nero Wolfe pour la Columbia, deux westerns pour la Crescent Pictures Corporation et deux autres pour La Republic Pictures et la Boots and Saddles Pictures.

Étouffée par son père et sa mère, devenue alcoolique, Rita commence à prendre ses distances avec sa famille et en 1937, alors qu'elle est âgée de 19 ans, elle épouse Judson, de 20 ans son aîné, ce qui lui permet d'échapper à l’enfer familial. Judson va se substituer totalement au père de la jeune starlette, toute docile.

Dés lors Judson va la métamorphoser... Il lui fait prendre des cours de diction, la persuade de changer totalement son « look », de se mettre à la diète, d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour creuser l’ovale de son visage (en arrachant des molaires) et pour redessiner l’implantation de ses cheveux. Rita est trop brune et trop « latino ». Après des semaines de torture avec les séances d’électrolyse, il la teint en roux agressif.

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Continuant ses plans, il la présente entre-temps à Harry Cohn, le patron de la Columbia Pictures, qu’il connaît bien. Le producteur tombe sous le charme de la belle starlette et lui fait signer un contrat de sept ans de 250 dollars par semaine. Il prend en charge les frais pour parachever sa transformation et change son nom de Cansino par le nom de sa mère, Hayworth, pour faire plus distingué (rajoutant un y, pour la distinguer de son oncle, Vinton Haworth, également acteur).

Elle apparaît pour la première fois sous son pseudonyme en 1937 avec le film Criminels de l'air (Criminals of the air) où elle exécute à nouveau des danses espagnoles. Elle tourne ensuite dans une douzaine de films de piètre qualité mais qui lui permettront tout de même d’acquérir plus de métier.

Harry Cohn, réputé pour sa vulgarité, est très vite obsédé par la jeune starlette qui refuse ses avances. Orson Welles qualifiera cette obsession par « un fantastique sens de la propriété. » Et Rita subira aussi bien une cour empressée que des humiliations répétées, Cohn faisant payer chèrement tous ses refus. Il épia toutes ses relations allant même installer des micros dans sa loge pour être au courant de tous ses faits et gestes. Ce qui ne l’empêchera pas de renouveler à chaque fois ses contrats.

La Déesse de l'amour


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Rita Hayworth se fait enfin remarquer dans le film d’Howard Hawks Seuls les anges ont des ailes malgré la présence écrasante de ses deux célèbres partenaires Cary Grant et Jean Arthur qui est alors la star de la Columbia. Rebutée par la grossièreté de Cohn, Jean Arthur quittera par la suite la Columbia. Ce film fut déterminant pour la carrière de Rita mais l’expérience fut loin d’être des plus agréables ; elle déclara plus tard : « Ce fut un film difficile pour moi. C’était la première fois que je jouais dans un film « A » important et j’avais vraiment peur. Cary Grant a été charmant et très gentil avec moi, il m’a dit : "Ne t’inquiète pas, ça va marcher." »

Le film fut est un succès, les critiques furent enthousiastes et le public masculin aussi, réagissait à chaque apparition de la nouvelle vedette de l’écran, Rita Hayworth. Harry Cohn en pris bonne note. Lui qui n’avait jamais réussi à créer une véritable star sous contrat exclusif dans ses studios tenait peut-être là un véritable filon avec Rita. Il commença à s’occuper énormément d’elle.

Rita gagne alors 2 500 dollars par semaine, et cette somme sera multiplié par dix au cours des années suivantes. Sa carrière démarre.

Mais le producteur a du mal à trouver des projets pour sa nouvelle vedette et malgré les films qu’elle tourne à la Columbia, ce sont les autres grands studios d’Hollywwod qui vont révéler l’actrice. Elle tourne deux series B pour la Columbia, ainsi qu'un musical Musique dans mon cœur et un film de serial Blondie on a Budget basé sur un Comic strip américain.

La Metro-Goldwyn-Mayer sera la première des Majors compagnies à utiliser Rita. Le réalisateur George Cukor lui avait fait passer des essais en 1938, pour la comédie Vacances. La jugeant trop immature pour interpréter la sœur de Katharine Hepburn mais lui reconnaissant un charme indéfinissable, il la recommande deux ans plus tard à la Metro-Goldwyn-Mayer pour un rôle secondaire très glamour dans Suzanne et ses idées avec Joan Crawford. Harry Cohn la « prête » volontiers à la célèbre compagnie. Le public réagit immédiatement, à tel point que la Columbia doit tirer un grand nombre de photos publicitaires pour satisfaire ses admirateurs.

Elle tourne ensuite deux autres films pour la Columbia : un remake du film français Gribouille, The Lady in question de Charles Vidor (qui deviendra son réalisateur fétiche et avec, pour la première fois, Glenn Ford avec qui elle tournera cinq fois) et L'Ange de Broadway réalisé par le scénariste Ben Hecht.

Harry Cohn est maintenant sûr de la valeur de Rita. Ne sachant toujours pas comment l’employer , il continue à la « prêter » à d’autres compagnies plus célèbres. Un Harry Cohn d’ailleurs très enthousiaste à l’idée de voir son étoile gagner en célébrité et obtenir une plus grande audience chez les cinéphiles, son investissement étant également valorisé par le fait de percevoir un pourcentage sur le salaire versé par les autres studios.

Ainsi, une autre des principales compagnies va s’intéresser à l’étoile naissante et l’engager pour ses deux prochains films. Ce studio, la Warner Bros. Pictures, produit le nouveau film de James Cagney, The Strawberry Blonde avec Olivia de Havilland et Ann Sheridan comme interprètes féminines, lorsqu’un conflit entre Ann Sheridan et Jack Warner, le producteur, éclate. Elle refuse de faire le film. Le réalisateur du film, Raoul Walsh pense alors à Rita Hayworth qu’il avait remarqué également à l’Agua Calienta quand elle dansait sous le nom des Cansinos, et dans un film de la Columbia. Il clame à Jack Warner « J’ai la fille qui vous faut ! ». Fraîche et pétillante, Rita va brillamment composer son personnage de séductrice et faire craquer James Cagney, époux de la très sérieuse Olivia de Havilland. « Quand le petit dentiste (Cagney) parle d’elle comme son idéal, c’est à l’image désormais classique de Rita Hayworth qu’il fait illusion : la fille dont les hommes rêvent et sur laquelle ils fantasment... » Un idéal féminin de séductrice qui se retrouvera dans la plupart de ses prochains films. Le sex symbol des années quarante est né. Le film remporte un vif succès et un critique du « Times » écrivit « ...Rita Hayworth vole toutes les scènes où elle joue avec James Cagney et Olivia de Havilland ; c’est elle qui domine le film. » Rita devient une star du jour au lendemain. Le deuxième film de la Warner sera une comédie romantique Affectionately Yours, la compagnie essayera de racheter le contrat de Rita à la Columbia, en vain.





Dernière édition par liliane le Mer 1 Juil - 6:19, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: RITA HAYWORTH, LA DEESSE DE L'AMOUR   Mar 30 Juin - 16:21

RITA HAYWORTH
(1918 - 1987)


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