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 L'ABSENCE ET LE VIDE

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Nine
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mer 19 Aoû - 2:50

Où se situe la véritable solitude



La plus dévastatrice ne serait-elle pas dans la cohue ?

Un homme reconnu ne serait-il pas finalement plus seul qu'une personne marchant dans la rue ?
Les gens s'imaginent alors connaitre une personne, savoir tout d'elle, cependant que devient-il seul dans le noir à la nuit tombée si ce n'est un individu pris dans la tournante, ne sachant sans doute plus qui il est! Son esprit s'embrume, il se perd, perdant aussi son identité.
Ce n'est pas seulement qu'une douce absence de regard, elle est aussi un homme prisonnier au milieu de la foule qui s'arme d'une certaine image! Sa provenance est sans doute le fait d'être incompris. Dans cette solitude du monde, il y aura néanmoins toujours un endroit où l'on peut s'envelopper dans "le cocon de son âme"
(August Strindberg).

Elle peut aussi bien être perçue comme un moyen de préservation sur autrui, un astucieux stratagème qui revient à mener une vie secrète à l'abri des indiscrétions !

La solitude n'est pas singulière, mais employons alors plutôt "des solitudes".
Cependant,
"la solitude peut être très belle à vivre, quand on a quelqu'un près de soi à qui en parler"
(Gustavo Adolfo Bécquer).

Dans le simple fait de vivre la solitude du monde à deux, les choses deviennent plus douces et le fardeau moins lourd à porter !


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mer 26 Aoû - 1:12

BALLADE DE BILL & JANE


***********************
L'essentiel c'est que l'absence fait rage.
L'absence d'un instant.
L'absence d'une nuit.
L'absence d'une poignée de jours.
Jusqu'à l'absence qui dure toute une vie.

Cette vie qui serait tellement plus simple si l'on ne ressentait pas l'absence.
Tellement plus simple si nous étions absent à l'absence.
Être ailleurs pendant qu'elle est là.

Si seulement nous pouvions être absent au moment où l'absence passe. Ne pas répondre au téléphone quand elle vous appelle. Ou plutôt qu'elle ne vous appelle pas. Pourquoi ne pas dormir avec les bonheurs du quotidien à l'esprit et les bonheurs du lendemain dans le cœur ?

Parce que les gens heureux n'ont rien d'exceptionnel.

Et que l'on préfère s'accrocher à la moindre parcelle de malheur comme si elle allait faire de nous des êtres hors du commun.

Comme si se plaindre allait attirer vers nous la grâce de Dieu ou la grâce d'une simple personne, qui passait par là, qui n'a pas vu la lumière mais qui est entrée quand même.
La plus belle des dignité, c'est la dignité de la tristesse.
Elle est si difficile à atteindre.
Apprendre à vivre, ce n'est pas tant apprendre à mourir, c'est surtout apprendre à souffrir pour transformer cette souffrance en quelque chose de vivant.
Alors, la véritable exception, c'est celle des gens malheureux heureux.

c'est une douleur sourde, l'absence, sourde et violente, une souffrance réelle une envie de hurler de s'entendre souffrir , mais on ne peut plus parler ni crier ni même parler, on ne peut que faire semblant, faire semblant de vivre l'absence, faire semblant que tout va bien, qu'on est heureux alors qu'on est lacéré dans tout son corps, dans toute son âme et pardessus tout dans son coeur…

Pourtant, on lutte, sans cesse et pour toujours en attendant la fin de cette souffrance tellement cruelle…. mais s'arrêtera-t-elle un jour cette souffrance ?

Longtemps je serais prisonnière de ton absence…..

Un texte de N. Dymeg

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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Jeu 3 Sep - 2:08

EN DEUX MOTS


Comment te dire ce que je ressens près de toi ?
Je n'ose imaginer ce que par ton absence
Ma vie aurait été, tellement l'insouciance
Vient effacer les doutes quand tu es dans mes bras
YVES JAMAIT
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 9 Oct - 0:02

PAR DE LA LE MANQUE ..



Nous sommes faits de mémoire.
De l’empreinte en nous de ce qui a disparu.
De ceux qui ont disparu.
De la présence de l’absence.
De l’oubli de ce qui demeure en nous de tous ceux qui nous ont fait naître.


Et avant de construire, nous reconstruisons.
Avant d’inventer, nous réinventons.
Nous nous réapproprions ce qui nous a été transmis et dont nous éprouvons le manque.

Tout sourire d’enfant est d’abord un écho au sourire d’une mère.
Tout mot que nous prononçons, toute langue que nous parlons, tout geste,
toute main tendue vers l’autre, tout sourire, toute plainte, tout soin,
toute consolation sont d’abord un écho au sourire, à la langue,
à une consolation que nous avons reçus.
De quelqu’un qui l’avait reçu et qui l’a rendu à qui ne lui avait encore rien donné.

Dans tout partage, il y a la mémoire d’un partage ancien.
Dans tout partage,
il y a la reconnaissance du manque de ce qui n’est pas partagé.
« Tu aimeras l’étranger comme toi-même » nous dit le Lévitique
« car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte ».
tu as connu le manque avant même d’être né !

« Les plaintes de la souffrance sont à l’origine du langage »
a écrit Raymond Queneau.
Mais c’est un langage d’avant les langues,
dont l’écho persiste aux marges des mots.
Dans l’ébauche d’un geste, dans l’effroi d’un regard.
Dans le cri et les pleurs d’un enfant qui ne sait pas encore parler.
Dans le gémissement d’un bête blessée.

Quelque chose d’ancien et d’originel traverse toute plainte.
Quelque chose qui nous bouleverse. “Sympathie”, “empathie”,
ces termes qui expriment l’une des formes les plus universelles
de communion signifient littéralement
“souffrir avec”, “prendre en nous la souffrance de l’autre”,
se mettre à sa place pour mieux ressentir sa peine
la partager, et vouloir faire en sorte qu’elle cesse,
compenser le manque qui la fait émerger.
c'est aussi çà AIMER au sens le plus large du terme.

CAMILLE à chanté ceci :
(extrait)

Lève toi c'est décidé
Laisse-moi te remplacer
Je vais prendre ta douleur
Doucement sans faire de bruit
Comme on réveille la pluie
Je vais prendre ta douleur
prendre ta douleur
Je vais prendre ta douleur

Elle lutte elle se débat
Mais ne résistera pas
Je vais bloquer l'ascenseur...

prendre ta douleur
Je vais prendre ta douleur
Saboter l'interrupteur
prendre ta douleur
Je vais prendre ta douleur ...

Mais c'est qui cette incrustée
Cet orage avant l'été
Sale chipie de petite soeur ?
Je vais tout lui confisquer
Ses fléchettes et son sifflet
Je vais lui donner la fessée...
Je vais prendre ta douleur
La virer de la récrée
Je vais prendre ta douleur ...

Des philosophes ont nommé “théorie de l’esprit”
cette capacité que nous avons d’intérioriser les intentions
et les émotions de l’autre,
de nous approprier, en le revivant,
ce qu’il y a de plus intime,
de plus singulier,
et a priori de plus incommunicable en chacun de nous,
cette expérience étrange, obscure et merveilleuse qu’évoque
Jorge Semprun dans L’Écriture ou la vie,
« cette expérience de la vie que la vie fait d’elle-même,
de soi-même en train de vivre ».

Et les neurosciences ont commencé à découvrir
l’un des supports biologiques de cette capacité de partage :
des réseaux de cellules nerveuses “miroir”, qui nous permettent de mimer,
de vivre, en nous, ce dont nous ne percevons chez l’autre que le reflet.

« Rien ne devient jamais réel tant qu’on ne l’a pas ressenti » disait John Keats.

Ressentir,
c’est tenter de faire entrer la vie intérieure de l’autre dans la réalité.
Dans notre réalité.
C’est reconnaître l’autre comme sujet.
Aller vers lui.
Et c’est cette reconnaissance qui tisse, depuis l’origine,
la trame de notre commune humanité.

Le manque est là, présent avant même toute vie il est programmé déjà
sur le Grand Ordinateur, après il se décline de diverses manières.
Et si le 6ème sens s'appelait
"LE MANQUE".


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 9 Oct - 3:24

QUELLE AVENTURE
LA SUPERBE
Benjamin Biolay


Superbe clip, délicieux tourment tout comme l'auteur de cette chanson,
lumineux de noirceur, brillant de douleur, un vrai diamant
je ne peux que l'intégrer dans ce sujet sur le manque et l'absence.
quel talent ..
juste quelques images pour dire qu'on reste :
"Dieu merci à la merci d'une étincelle"
quelle aventure oui
c'est la superbe !

un ballet sur, je t'aime vas t'en,
reste je te hais
cours dans ta fuite et je te rattrape
entre amour et répulsion
la vie et ses pulsions
la douloureuse passion.
... superbe ...
le soleil est assis
du mauvais coté de l'amer
on perd on gagne
on perd la gagne
la superbe.

Une interprétation très juste de M.Agnés Gillot danseuse étoile à l'Opéra de Paris
et une réalisation sobre et toute en finesse de Clarisse Canteloube
Benjamin Biolay donne toute sa mesure dans cette oeuvre.
une belle étincelle.
cette fille qui roule à terre, sur le béton
cet homme debout le visage défait.
quelle image !
Merci Liliane pour la découverte.
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Dim 18 Oct - 0:44

PRESENCE DE L'ABSENCE



Tu es né mêlé à moi comme à l'archaïque lumière les eaux sans pesanteur,
Tu es né loin de moi comme au bout du soleil les terres noyautées de feu,
Tu nais sans cesse de moi comme les mille bras des vagues courant sur la mer toujours étrangère ;
C'est moi ce charroi d'ondes pour mûrir ton destin comme midi au sommet d'une cloche ;
Cette gorgée d'eau qui te livre la cime du glacier, c'est mon silence en toi,
Et c'est le sillage de mon défi cette odeur qui t'assujettit à la rose ;
Cette pourpre dont tu fais l'honneur de ton manteau, c'est le deuil violent de mon départ ;
C'est moi l'amour sans la longue, la triste paix possessive...
Moi, je suis en toi ce néant d'écume, cette levure pour la mie de ton pain ;
Toi, tu es en moi cette chaude aimantation et je ne dévie point de toi ;
C'est moi qui fais lever ce bleu de ton regard et tu couvres les plaies du monde.
C'est moi ce remuement de larmes et tout chemin ravagé entre les dieux et toi.
C'est moi l'envers insaisissable du sceau de ton nom.
Si ton propre souffle te quittait, je recueillerais pour toi celui des morts dérisoires ;
Si quelque ange te frustrait d'un désir, ce serait moi la fraude cachée dans la malédiction.
Toi, tu nais sans cesse de moi comme d'une jeune morte, sans souillure de sang ;
De ma fuite sont tes ailes, de ma fuite la puissance de ton planement ;
De moi, non point l'hérédité du lait, mais cette lèvre jamais sauve du gémissement.
Je suis l'embrasement amoureux de l'absence sans le poids de la présence.

Rina Lasnier, Présence de l’absence (1956), L’Hexagone, 1992.
***********************************
L'absence est un chapelet, une prière pour chaque défaillance
l'absence est un collier, une perle pour chaque errance.
la présence une perle noire précieuse et intense.
nin@artmony



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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 23 Oct - 1:48

Sagesse de l'amour



Relire ou lire les philosophes, c'est le meilleur antidote à la dictature de l'air du temps.
Cette satanée société de consommation
- même s'il serait trop simple de lui imputer toutes nos infortunes -
a modifié nos vies jusqu'à influencer notre relation avec l'être aimé.

Triomphe du superficiel :
nous sommes sommés de considérer l'autre comme un objet de satisfaction immédiate
et de tourner la page dès que la passion inaugurale, naturellement, s'affaiblit
«On n'a qu'une vie» :
c'est la grande formule des temps nouveaux pour dire qu'il faut saturer notre existence
d'émotions fortes - manière bien paradoxale de lui donner du sens !

Finalement, nous ne jouissons plus jamais du présent, tout à l'attente d'un plaisir plus excitant qui, par définition, n'est pas là, puisque c'est cette absence même qui lui donne tant de prix à nos yeux.

Spinoza (1), lui, nous dit l'inverse :

l'amour est une joie, accompagnée de l'idée d'une cause extérieure.
L'amour, ce n'est pas l'attente, le manque, un au-delà jamais atteint,
un horizon qui se dérobe à mesure qu'on l'approche.
C'est l'opposé : la plénitude d'être que vous éprouverez par le seul fait que l'autre existe.

Ainsi sont les couples heureux : dans la passion dévorante, l'autre vous manque même quand il est là;
dans l'amour véritable, l'autre ne vous manque pas, même s'il est absent
En vérité, il n'est jamais absent de vous.
C'est précisément cela que l'on appelle l'amour.

«Le plaisir, c'est le bonheur des fous» , disait Barbey d'Aurevilly,
«et le bonheur, c'est le plaisir des sages .»
Comme il est tentant d'être sage ! Amants, heureux amants, lisez les philosophes.
Relisez-les souvent C'est désormais, contre l'empire de l'éphémère, un acte militant.

(1)«Spinoza, le maître de liberté», hors-série du «Nouvel Observateur» .

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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 17 Nov - 2:58

LA LETTRE
LEO FERRE



Ton ombre est là, sur ma table, et je ne saurais te dire
Comment le soleil factice des lampes s'en arrange
Je sais que tu es là, que tu ne m'as jamais quitté, jamais
Je t'ai dans moi, au profond, dans le sang, et tu cours dans mes veines
Tu passes dans mon cœur et tu te purifies dans mes poumons
Je t'aime
Je te bois, je te vis, je t'envulve et c'est bien
Je t'apporte, ce soir, mon enfant de longtemps, celui que je me suis fait, tout seul,
Qui me ressemble, qui te ressemble, qui sort de ton ventre, de ton ventre qui est dans ma tête
Tu es la sœur, la fille, la compagne et la poule de ce Dieu tout brûlant
Qui éclaire nos nuits depuis que nous faisons nos nuits
Je t'aime
Je t'aime
Il me semble qu'on m'a tiré de toi et qu'on t'a sortie de moi
Quand tu parles, je m'enchante
Quand je chante, je te parle
Nous venons d'ailleurs, tous les deux. Personne ne le sait
Quand je mourrai, tu ne pourras plus vivre que dans l'alarme
Tu n'auras plus un moment à toi
Tu seras mienne, par-delà le chemin qui nous séparera
Et je t'appellerai
Et tu viendras
Si tu mourais, tu m'appellerais
Je suis la vie pour toi, et la peine, et la joie, et la Mort
Je meurs dans toi, et nos morts rassemblées feront une nouvelle vie, unique, comme si deux étoiles se rencontraient
Comme si elles devaient le faire de toute éternité, comme si elles se collaient pour jouir à jamais
Ce que tu fais, c'est bien, puisque tu m'aimes
Ce que je fais, c'est bien, puisque je t'aime
A ce jour, à cette heure, à toujours, mon amour
Mon amour...

LEO FERRE
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mer 18 Nov - 0:54

LETTRE A L'ABSENT



Il y a les peines d'amour, qui existent depuis la nuit des temps.
Et il y a la perte amoureuse, l'abandon. Pire il y a la lâcheté.
La lâcheté d'un côté et l'attente éternelle de l'autre.
Ecrire à l'absent sans savoir si la lettre sera lue un jour ...
le chagrin ne se raconte pas il s'écrit
à noircir des pages blanches
avec le temps
on en vient à connaître la différence
entre tenir la main d'un amour
et enchaîner celui-ci.
on en vient à accepter ses défaites
avec la dignité d'un adulte
et non plus avec la détresse d'un enfant.

nin@rtmony


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 19 Fév - 1:05

Il suffirait de presque rien ...


Paroles C.Lemesle/Musique : F. Bernheim

Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Que je te prenne par la main
Pour t'emmener à Saint-Germain
T'offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d'y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j'avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l'eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d'un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C'est un autre que moi demain
Qui t'emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 19 Fév - 1:15

L'absence n'est-elle pas, pour qui aime,
la plus certaine, la plus efficace,
la plus vivace, la plus indestructible,
la plus fidèle des présences ?
Marcel Proust
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Dim 28 Fév - 0:20

CHANSON DU GEÔLIER



Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu'elle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Ou d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin des jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour.

J.PREVERT


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Jeu 1 Avr - 1:12

Toujours ensemble, jamais séparés



Nous sommes ensemble, toujours
Même si nous sommes séparés
Quelle que soit la distance mise entre nous chaque jour
Dans nos cœurs nous ne sommes jamais éloignés

Car lorsque nous sommes réunis
Nous fabriquons de merveilleux souvenirs
Ainsi, nous sommes toujours proches et unis
Au-delà des montagnes et des vallées, par le même désir

Par le petit murmure de la brise d’été
Ou par les étoiles brillantes d’un ciel de nuit
Notre amour sait trouver des messagers
Qui parlent à nos cœurs et accompagnent nos vies

Nos cœurs, nos âmes ne forment qu’un
Une union indifférente à l’espace et au temps
Tu es toujours ici avec moi, même quand tu es loin
Je suis toujours avec toi, là-bas et à tout moment

D’après le poème "Always Together, Never Apart"
de Ethel G.G Kent



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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Lun 10 Mai - 23:50

LES SEPARES


N'écris pas - Je suis triste, et je voudrais m'éteindre
Les beaux été sans toi, c'est la nuit sans flambeau
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau
N'écris pas !

N'écris pas - N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu'à Dieu ... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais
N'écris pas !

N'écris pas - Je te crains; j'ai peur de ma mémoire;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire
Une chère écriture est un portrait vivant
N'écris pas !

N'écris pas ces mots doux que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur;
Et que je les voix brûler à travers ton sourire;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur
N'écris pas !

Marceline Desbordes-Valmore
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Sam 28 Aoû - 13:30

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