...Si tu veux j'peux t'aider Ca m'a l'air un peu lourd à porter Sûr, t'as rien oublié ? Les bateaux que tu me démontais
En vertu des rasoirs Tu viens couper court à notre histoire À tiroirs Dehors l'incandescence N'approuve que les larmes d'un sampler J'veux tout réécouter Vaguement brisé Sur une plage alcaline
Où veux-tu qu'j'te dépose ? Tu m'as encore rien dit T'aimes plus les mots roses Que je t'écris ?
J'aimais ta géométrie Exacerbée d'une pensée profonde À tourner l'dos au soleil On n'est pas pour ça plus fort en nombre
Décor décortiqué Reconstitué Sur une plage alcaline
... extrait chanson ALCALINE Alain Bashung
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Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Lun 13 Juil - 1:39
I'M YOUR MAN
... If you want a lover I’ll do anything you ask me to And if you want another kind of love I’ll wear a mask for you If you want a partner Take my hand Or if you want to strike me down in anger Here I stand I’m your man ... Leonard Cohen
Dernière édition par Nine le Sam 1 Aoû - 19:27, édité 6 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Mar 14 Juil - 2:19
Je me suis tellement manquée Véronique Sanson
C'est une histoire de folle Qui commence vraiment bien C'est devenu rock'n'roll Presque tous les matins Et puis des jours ignobles Ont saboté ma fête J'ai cru que je devenais folle J'ai su que je perdais la tête
Je me suis tellement manquée Je me suis tellement fait mal J'ignorais tous les gens Ca me paraissait normal Je m'étais tellement trahie J'avais rendu les armes Et j'ai tout démoli A cause d'une petite larme
C'était mon Lucifer Qui tremblait devant moi C'est pas que j'en sois bien fière Mon hôte était à moi Je pleurais des larmes de kirsch Aux petites heures du matin Dommage qu'il faille qu'on triche Avec tous nos chagrins
Je me suis tellement blessée Je me suis tellement maudite Je me sentais violée Diminuée et petite
Je m'étais tellement perdue Dans une flamme allumée J'ai une longueur d'avance Sur toute l'éternité
J'ai du mal à vous le dire Tellement honte d'en sourire Heureusement que j'ai eu mal Tout ça était fatal
Je me suis tellement volée je me tellement faite mal Ca me fait rire qu'à moitié Ca me fait rire en silence S'il me reste un sanglot Une petite lampe allumée dans mon âme Je les offrirai aux autres Je me suis pardonnée
Dernière édition par Nine le Mar 28 Juil - 0:46, édité 2 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Lun 27 Juil - 15:27
LE TREMBLE EST BLANC
Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève. Mais toi, quand tu reviens, et traverses mon rêve, Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève, Tes yeux sont plus clairs. . A travers le passé ma mémoire t'embrasse. Te voici. Tu descends en courant la terrasse Odorante, et tes faibles pas s'embarrassent Parmi les fleurs. . Par un après-midi de l'automne, au mirage De ce tremble inconstant que varient les nuages, Ah ! verrai-je encore se farder ton visage D'ombre et de soleil ?
¤¤¤¤¤ Paul-Jean Toulet
Dernière édition par Nine le Mar 28 Juil - 0:40, édité 1 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Lun 27 Juil - 23:32
LE CHAGRIN
Connais-tu l'herbe amère, le liseron, la plante Toute noire et très belle enroulée dans la gorge ? Ô que quelqu'un la dise, ô que quelqu'un la chante Seulement sur le bruit d'un coeur et d'une horloge Et le train de Dunkerque au loin sur son refrain Le chagrin
Cet animal familier, ce chien que tu traînes Dans les couloirs et les vieux escaliers du corps Il est un peu méchant, pas très beau mais tu l'aimes Il tire vers les ponts, le soir, quand tu le sors Et tu as beau être son maître, tu le crains Le chagrin
Son couteau à douleur et sa gouge artisane A sculpter des oiseaux de bois sur les potences Des épines aux lilas, des pétales aux larmes Et tout le désespoir qu'il faut à l'espérance C'est le meilleur de toi qui brille dans l'écrin Du chagrin
Un jour il t'offrira son collier de morsures Un jour, demain, ta main prendra dans la corbeille Emplie de raisins ronds une grappe un peu sûre Il a de belles vignes, il soigne bien ses treilles Il a le temps pour lui, il presse grain par grain Le chagrin
Laisse-le libérer ses sources sous tes cils Son fleuve qui n'a que tes paupières pour grèves Cet océan profond sans bateau et sans île Qui met son grain de sel sur les phrases des lèvres Tu peux lâcher la corde, il a le pied marin, Le chagrin
A se sentir lavé, presque beau, transparent Aux bras des vieux matins édentés de la ville A appeler encore son règne de tyran Ses carrefours muets, ses grands théâtres vides Le vent chargé de clous, de soleils souterrains Du chagrin
Ami, pardon, c'est à ton rire que j'accroche Son manteau qui me tient bien froid quand il fait froid Une enveloppe bleue déchirée dans la poche Eteignez en sortant, et ne me plaignez pas, Plaignez plutôt celui que n'a jamais étreint Le chagrin Le chagrin ALLAIN LEPREST
Dernière édition par Nine le Mar 15 Déc - 1:38, édité 2 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Mar 28 Juil - 0:33
Ecoute…
Ecoute, apprendras-tu à m’écouter de loin, Il s’agit de pencher le cœur plus que l’oreille, Tu trouveras en toi des ponts et des chemins Pour venir jusqu’à moi qui regarde et qui veille.
Qu’importe en sa longueur l’Océan Atlantique, Les champs, les bois, les monts qui sont entre nous deux, L’un après l’autre un jour il faudra qu’ils abdiquent Lorsque de ce côté tu tourneras les yeux.
Jules Supervielle (« Le forçat innocent », 1930)
Dernière édition par Nine le Mar 28 Juil - 3:24, édité 2 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Mar 28 Juil - 1:45
L'ABSENCE
C'est un volet qui bat C'est une déchirure légère Sur le drap où naguère Tu as posé ton bras Cependant qu'en bas La rue parle toute seule Quelqu'un vend des mandarines Une dame bleu-marine Promène sa filleule
L'absence, la voilà, l'absence D'un enfant, d'un amour L'absence et la même Quand on a dit je t'aime un jour Le silence est le même
C'est une nuit qui tombe C'est une poésie aussi Où passaient les colombes Un soir de jalousie Un livre est ouvert Tu as touché cette page Tu avais fêlé ce verre Au retour d'un grand voyage Il reste les bagages
L'absence, la voilà, l'absence D'un enfant, d'un amour L'absence et la même Quand on a dit je t'aime un jour Le silence est le même
C'est un volet qui bat C'est sur un agenda la croix D'un ancien rendez-vous Où l'on se disait vous Les vases sont vides Où l'on mettait les bouquets Et le miroir prend des rides Ou le passé fait le guet J'entends le bruit d'un pas
J'ai chanté aux étoiles mon amour pour toi Et j'ai fait le calcul Ma voix leur parviendra dans 3 milliards d'années Surement elles vont s'éteindre De n'avoir pu t'aimer car moi seul peut t'étreindre A ton seul souvenir mon bonheur perle en larmes Et s'en va, dévalés en cascades et vacarmes Si la ville panique Ca n'est que d'ignorer que mille torrents d'amour viennent l'abreuver
Qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps Tant que courera l'amour, je t'aimerai autant T'en fais pas mon amour Laissons le défiler Il est temps de s'étendre pour mieux le défier
J'ai voulu voir du beau ailleurs que sur ton corps Mais mes yeux sans repos doivent fouiller encore Je n'ai d'autre sommeil que dormir sur ton ventre Je n'ai d'autres folies que rentrer dans ton antre j'ai le coeur qui pense et le tête qui pompe Bonheur d'etre a l'envers, la raison qui s'estompe quand Quand de tes doigts glacés tu me brûles la peau Quand dans tes petits bras je couche un château
Et qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps, non, Tant que courera le temps je t'aimerai autant T'en fais pas mon amour Laissons le défiler il est temps de s'étendre Pour mieux le défier
S'agit pas d's'en aller sinon qui va m'aider ? Me dire qu'il faut manger puis aussi respirer Je ne sais plus rien faire que de penser à toi Non c'est vrai, j'exagère, je veux parler de toi Tu t'es offerte à moi et j'ai gagné ma mort Ma même, ma pareille Me voilà couvert d'or pour te dire que je t'aime J'ai dû en faire des couches A ton prochain sourire j'en rajouterai trois louches
Et qu'on me redise un jour l'amour n'a qu'un temps Non tant que courra le temps je t'aimerai autant T'en fais pas mon amour Laissons le défiler il est temps de s'étendre Pour mieux le défier
Loïc Antoine
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Sam 1 Aoû - 19:30
« Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit. » Robert Desnos
SI TU SAVAIS ...
Loin de moi et semblable aux étoiles, à la mer et à tous les accessoires de la mythologie poétique, Loin de moi et cependant présente à ton insu, Loin de moi et plus silencieuse encore parce que j' t'imagine sans cesse, Loin de moi, mon joli mirage et mon rêve éternel, tu ne peux pas savoir. Si tu savais. Loin de moi et peut-être davantage encore de m'ignorer et m'ignorer encore. Loin de moi parce que tu ne m'aimes pas sans doute ou ce qui revient au même, que j'en doute. Loin de moi parce que tu ignores sciemment mes désirs passionnés Loin de moi parce que tu es cruelle. Si tu savais. Loin de moi, ô joyeuse comme la fleur qui danse dans la rivière au bout de sa tige aquatique, ô triste comme sept heures du soir dans les champignonnières. Loin de moi silencieuse encore ainsi qu'en ma présence et joyeuse encore comme l'heure en forme de cigogne qui tombe de haut. Loin de moi à l'instant où chantent les alambics, l'instant où la mer silencieuse et bruyante se replie sur les oreillers blancs. Si tu savais. Loin de moi, ô mon présent présent tourment, loin de moi au bruit magnifique des coquilles d'huîtres qui se brisent sous le pas du noctambule, au petit jour, quand il passe devant la porte des restaurants. Si tu savais. Loin de moi, volontaire et matériel mirage. Loin de moi c'est une île qui se détourne au passage des navires. Loin de moi un calme troupeau de boeufs se trompe de chemin, s'arrête obstinément au bord d'un profond précipice, loin de moi, ô cruelle. Loin de moi, une étoile filante choit dans la bouteille nocturne du poète. Il met vivement le bouchon et dès lors il guette l'étoile enclose dans le verre, il guette les constellations qui naissent sur les parois, loin de moi, tu es loin de moi. Si tu savais. Loin de moi une maison achève d'être construite. Un maçon en blouse blanche au sommet de l'échafaudage chante une petite chanson très triste et, soudain, dans le récipient empli de mortier apparaît le futur de la maison : les baisers des amants et les suicides à deux et la nudité dans les chambres des belles inconnues et leurs rêves même à minuit, et les secrets voluptueux surpris par les larmes de parquet Loin de moi, Si tu savais. Si tu savais comme je t'aime et, bien que tu ne m'aimes pas, comme je suis joyeux, comme je suis robuste et fier de sortir avec ton image en tête, desortirs de l'univers. Comme je suis joyeux à en mourir. Si tu savais comme le monde m'est soumis. Et toi, belle insoumise aussi, comme tu es ma prisonnière. Ô toi, loin-de-moi à qui je suis soumis Si tu savais. ¤¤¤¤¤ Robert Desnos
Nine Admin
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Je tourne et je vire je tourne à l'orage je vais pleuvoir des larmes de sang j'enrage après ce mauvais temps passé sans tes passages
Mon coeur se cogne aux murs de la raison qu'on avait bâti de nos corps et là, c'est l'enfer du décor comme unique horizon
tu peux pas savoir ce que tu me manques tu peux pas savoir ce que çà me flanque
je sais même pas où tu te planques dans le bourbon, le blues et le noir tu peux pas savoir
ce que tu me manques ce que çà me flanque tu peux pas savoir...........
des fourmis dans les jambes à ton cou comme quand je te priais longtemps à genoux
Je traîne dans les bars de la rue du départ je refais le monde avec mon ombre je revois les jours qui coulaient sans fard avant que la nuit ne tombe
Quand quelqu'un s'en va moi j'en reviens pas et je reste les bras ballants dans les silence après le bal j'ai mal et je crie vers toi vers toi
Dernière édition par Nine le Mar 11 Mai - 0:13, édité 1 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Mar 4 Aoû - 3:00
counting cross
COLORBLIND
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Dim 9 Aoû - 0:46
LES LILAS
Je rêve et je me réveille Dans une odeur de lilas De quel côté du sommeil T'ai-je ici laissé ou là
Je dormais dans ta mémoire Et tu m'oubliais tout bas Ou c'était l'inverse histoire Etais-je où tu n'étais pas
Je me rendors pour t'atteindre Au pays que tu songeas Rien n'y fait que fuir et feindre Toi tu l'as quitté déjà
Dans la vie ou dans le songe Tout a cet étrange éclat Du parfum qui se prolonge Et d'un chant qui s'envola
O claire nuit jour obscur Mon absente entre mes bras Et rien d'autre en moi ne dure Que ce que tu murmuras
Louis Aragon
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Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Dim 9 Aoû - 13:02
L'existence est-elle prisonnière du temps ?
Pascal est très explicite sur ce point :
l'homme, en s'intéressant à son passé ou à son avenir, cherche en réalité à échapper au présent qui est pourtant le seul temps qui soit véritablement à nous.
Ici, il n'y a pas seulement le témoignage d'une « pensée » écrite à la hâte, mais l'expression réfléchie d'une lettre rédigée en décembre 1656 par Pascal à l'intention de Mlle de Rouanez, au moment où elle souhaite entrer en religion :
... « Le passé ne doit pas nous embarrasser, puisque nous n'avons qu'à avoir regret de nos fautes, mais l'avenir nous doit encore moins toucher, puisqu'il n'est point du tout à notre égard, et que nous n'y arriverons peut-être jamais. Le présent est le seul temps qui est véritablement à nous, et dont nous devons user selon Dieu. »...
Et pourtant Pascal le sait bien (Pensée 139), tout nous montre le contraire.
Les hommes ne cessent de s'agiter, de se jeter dans le monde, d'aimer le jeu, la conversation des femmes, de courir les emplois. En un mot, ils ne cherchent qu'une chose :
le DIVERTISSEMENT.
Frénésie de l'action qui ne vise, en sortant sans cesse de soi, qu'à s'oublier soi-même. Aussi, si l'on en cherche plus finement les raisons , on les trouve dans la nature même de l'homme. Ce dernier n'a pas tort et a le juste pressentiment de son malheur.
Il y a un malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.
Chaque jour scande ainsi un événement à venir. L’absence de certains creuse les failles de l’inquiétude et de l’interrogation sur les raisons de l’absence. Par à-coups, on s’approche d’un point précis, parfois doute, comme un enfant que l’on guide par des “froid” ou “chaud”.
Ne pas voiler les jours avant d'avoir laissé s'échapper le passé. Gagner pas à pas la mesure de ses battements. L'air qui m'enveloppe ne semble pas être le même celui que j'aspire. Nous pouvons en déduire que pour parvenir à s’oublier comme nous le faisons si bien, rien de mieux que de penser très fort à notre sort. Mais en attendant, j'avance et rivalise avec mes peurs. ********************************************* citation : "Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s'ils n'avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l'un et l'autre s'attendaient." LOCKERT Olivier extrait de: Core gem
Nine Admin
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Sujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE Dim 9 Aoû - 21:59
QUELQUE SOIT LA QUESTION
Quelque soit la maladie, l'Amour est la réponse. Quelque soit la douleur, l'Amour est la réponse. Quelque soit la peur, l'Amour est la réponse. L'Amour est toujours la réponse, car l'Amour est tout ce qui est.
le temps c'est comme le pain, gardes en pour demain.