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 L'ABSENCE ET LE VIDE

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Nine
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Sam 11 Juil - 13:30

ALCALINE



...Si tu veux j'peux t'aider
Ca m'a l'air un peu lourd à porter
Sûr, t'as rien oublié ?
Les bateaux que tu me démontais

En vertu des rasoirs
Tu viens couper court à notre histoire
À tiroirs
Dehors l'incandescence
N'approuve que les larmes d'un sampler
J'veux tout réécouter
Vaguement brisé
Sur une plage alcaline

Où veux-tu qu'j'te dépose ?
Tu m'as encore rien dit
T'aimes plus les mots roses
Que je t'écris ?

J'aimais ta géométrie
Exacerbée d'une pensée profonde
À tourner l'dos au soleil
On n'est pas pour ça plus fort en nombre

Décor décortiqué
Reconstitué
Sur une plage alcaline


... extrait chanson ALCALINE Alain Bashung


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Lun 13 Juil - 1:39

I'M YOUR MAN



...
If you want a lover
I’ll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I’ll wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
I’m your man
...

Leonard Cohen



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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 14 Juil - 2:19



Je me suis tellement manquée
Véronique Sanson

C'est une histoire de folle
Qui commence vraiment bien
C'est devenu rock'n'roll
Presque tous les matins
Et puis des jours ignobles
Ont saboté ma fête
J'ai cru que je devenais folle
J'ai su que je perdais la tête

Je me suis tellement manquée
Je me suis tellement fait mal
J'ignorais tous les gens
Ca me paraissait normal
Je m'étais tellement trahie
J'avais rendu les armes
Et j'ai tout démoli
A cause d'une petite larme

C'était mon Lucifer
Qui tremblait devant moi
C'est pas que j'en sois bien fière
Mon hôte était à moi
Je pleurais des larmes de kirsch
Aux petites heures du matin
Dommage qu'il faille qu'on triche
Avec tous nos chagrins

Je me suis tellement blessée
Je me suis tellement maudite
Je me sentais violée
Diminuée et petite

Je m'étais tellement perdue
Dans une flamme allumée
J'ai une longueur d'avance
Sur toute l'éternité

J'ai du mal à vous le dire
Tellement honte d'en sourire
Heureusement que j'ai eu mal
Tout ça était fatal

Je me suis tellement volée
je me tellement faite mal
Ca me fait rire qu'à moitié
Ca me fait rire en silence
S'il me reste un sanglot
Une petite lampe allumée dans mon âme
Je les offrirai aux autres
Je me suis pardonnée



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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Lun 27 Juil - 15:27

LE TREMBLE EST BLANC



Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève.
Mais toi, quand tu reviens, et traverses mon rêve,
Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève,
Tes yeux sont plus clairs.
.
A travers le passé ma mémoire t'embrasse.
Te voici. Tu descends en courant la terrasse
Odorante, et tes faibles pas s'embarrassent
Parmi les fleurs.
.
Par un après-midi de l'automne, au mirage
De ce tremble inconstant que varient les nuages,
Ah ! verrai-je encore se farder ton visage
D'ombre et de soleil ?


¤¤¤¤¤
Paul-Jean Toulet


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Lun 27 Juil - 23:32

LE CHAGRIN



Connais-tu l'herbe amère, le liseron, la plante
Toute noire et très belle enroulée dans la gorge ?
Ô que quelqu'un la dise, ô que quelqu'un la chante
Seulement sur le bruit d'un coeur et d'une horloge
Et le train de Dunkerque au loin sur son refrain
Le chagrin

Cet animal familier, ce chien que tu traînes
Dans les couloirs et les vieux escaliers du corps
Il est un peu méchant, pas très beau mais tu l'aimes
Il tire vers les ponts, le soir, quand tu le sors
Et tu as beau être son maître, tu le crains
Le chagrin

Son couteau à douleur et sa gouge artisane
A sculpter des oiseaux de bois sur les potences
Des épines aux lilas, des pétales aux larmes
Et tout le désespoir qu'il faut à l'espérance
C'est le meilleur de toi qui brille dans l'écrin
Du chagrin

Un jour il t'offrira son collier de morsures
Un jour, demain, ta main prendra dans la corbeille
Emplie de raisins ronds une grappe un peu sûre
Il a de belles vignes, il soigne bien ses treilles
Il a le temps pour lui, il presse grain par grain
Le chagrin

Laisse-le libérer ses sources sous tes cils
Son fleuve qui n'a que tes paupières pour grèves
Cet océan profond sans bateau et sans île
Qui met son grain de sel sur les phrases des lèvres
Tu peux lâcher la corde, il a le pied marin,
Le chagrin

A se sentir lavé, presque beau, transparent
Aux bras des vieux matins édentés de la ville
A appeler encore son règne de tyran
Ses carrefours muets, ses grands théâtres vides
Le vent chargé de clous, de soleils souterrains
Du chagrin

Ami, pardon, c'est à ton rire que j'accroche
Son manteau qui me tient bien froid quand il fait froid
Une enveloppe bleue déchirée dans la poche
Eteignez en sortant, et ne me plaignez pas,
Plaignez plutôt celui que n'a jamais étreint
Le chagrin
Le chagrin
ALLAIN LEPREST



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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 28 Juil - 0:33

Ecoute…



Ecoute, apprendras-tu à m’écouter de loin,
Il s’agit de pencher le cœur plus que l’oreille,
Tu trouveras en toi des ponts et des chemins
Pour venir jusqu’à moi qui regarde et qui veille.

Qu’importe en sa longueur l’Océan Atlantique,
Les champs, les bois, les monts qui sont entre nous deux,
L’un après l’autre un jour il faudra qu’ils abdiquent
Lorsque de ce côté tu tourneras les yeux.

Jules Supervielle
(« Le forçat innocent », 1930)


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 28 Juil - 1:45

L'ABSENCE



C'est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où naguère
Tu as posé ton bras
Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleu-marine
Promène sa filleule

L'absence, la voilà, l'absence
D'un enfant, d'un amour
L'absence et la même
Quand on a dit je t'aime un jour
Le silence est le même

C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie aussi
Où passaient les colombes
Un soir de jalousie
Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un grand voyage
Il reste les bagages

L'absence, la voilà, l'absence
D'un enfant, d'un amour
L'absence et la même
Quand on a dit je t'aime un jour
Le silence est le même

C'est un volet qui bat
C'est sur un agenda la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous
Les vases sont vides
Où l'on mettait les bouquets
Et le miroir prend des rides
Ou le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas

Serge REGGIANI
.......................................................................


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 28 Juil - 3:25



LES GRANDS ESPACES



Autour de moi l'étau se resserre
Et les consolations d'hier
Ne sont plus de taille à affronter
Cette toute nouvelle réalité

J'ai peur de ne jamais me faire
A cette pesante atmosphère
J'ai peur de manquer d'air
J'ai peur de manquer d'air

Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve plus que de grands espaces

J'ai besoin de sentir la douceur
D'une lointaine et complice chaleur
Et défier l'apesanteur
Ami intime des vents porteurs

J'ai peur de ne jamais me faire
A cette pesante atmosphère
J'ai peur de manquer d'air
J'ai peur de manquer d'air

Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve plus que de grands espaces

Chaque nouveau battement de mon coeur
Me pousse à ne pas faire l'erreur
De tenter de survivre ainsi
Et de le payer de ma vie

Je ne me sens plus ici à ma place
Je ne rêve plus que de grands espaces
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Ven 31 Juil - 14:37

J'AI CHANTÉ AUX ETOILES




Découvrez Loïc Lantoine!


J'ai chanté aux étoiles mon amour pour toi
Et j'ai fait le calcul
Ma voix leur parviendra dans 3 milliards d'années
Surement elles vont s'éteindre
De n'avoir pu t'aimer car moi seul peut t'étreindre
A ton seul souvenir mon bonheur perle en larmes
Et s'en va, dévalés en cascades et vacarmes
Si la ville panique
Ca n'est que d'ignorer que mille torrents d'amour viennent l'abreuver

Qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps
Tant que courera l'amour, je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler
Il est temps de s'étendre pour mieux le défier

J'ai voulu voir du beau ailleurs que sur ton corps
Mais mes yeux sans repos doivent fouiller encore
Je n'ai d'autre sommeil que dormir sur ton ventre
Je n'ai d'autres folies que rentrer dans ton antre
j'ai le coeur qui pense et le tête qui pompe
Bonheur d'etre a l'envers, la raison qui s'estompe quand
Quand de tes doigts glacés tu me brûles la peau
Quand dans tes petits bras je couche un château

Et qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps, non,
Tant que courera le temps je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler il est temps de s'étendre
Pour mieux le défier

S'agit pas d's'en aller sinon qui va m'aider ?
Me dire qu'il faut manger puis aussi respirer
Je ne sais plus rien faire que de penser à toi
Non c'est vrai, j'exagère, je veux parler de toi
Tu t'es offerte à moi et j'ai gagné ma mort
Ma même, ma pareille
Me voilà couvert d'or pour te dire que je t'aime
J'ai dû en faire des couches
A ton prochain sourire j'en rajouterai trois louches

Et qu'on me redise un jour l'amour n'a qu'un temps
Non tant que courra le temps je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler il est temps de s'étendre
Pour mieux le défier

Loïc Antoine
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Sam 1 Aoû - 19:30

« Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit. »
Robert Desnos



SI TU SAVAIS ...

Loin de moi et semblable aux étoiles, à la mer et à tous les accessoires de la mythologie poétique,
Loin de moi et cependant présente à ton insu,
Loin de moi et plus silencieuse encore parce que j' t'imagine sans cesse,
Loin de moi, mon joli mirage et mon rêve éternel, tu ne peux pas savoir.
Si tu savais.
Loin de moi et peut-être davantage encore de m'ignorer et m'ignorer encore.
Loin de moi parce que tu ne m'aimes pas sans doute ou ce qui revient au même, que j'en doute.
Loin de moi parce que tu ignores sciemment mes désirs passionnés
Loin de moi parce que tu es cruelle.
Si tu savais.
Loin de moi, ô joyeuse comme la fleur qui danse dans la rivière au bout de sa tige aquatique, ô triste comme sept heures du soir dans les champignonnières.
Loin de moi silencieuse encore ainsi qu'en ma présence et joyeuse encore comme l'heure en forme de cigogne qui tombe de haut.
Loin de moi à l'instant où chantent les alambics, l'instant où la mer silencieuse et bruyante se replie sur les oreillers blancs.
Si tu savais.
Loin de moi, ô mon présent présent tourment, loin de moi au bruit magnifique des coquilles d'huîtres qui se brisent sous le pas du noctambule, au petit jour, quand il passe devant la porte des restaurants.
Si tu savais.
Loin de moi, volontaire et matériel mirage.
Loin de moi c'est une île qui se détourne au passage des navires.
Loin de moi un calme troupeau de boeufs se trompe de chemin, s'arrête obstinément au bord d'un profond précipice, loin de moi, ô cruelle.
Loin de moi, une étoile filante choit dans la bouteille nocturne du poète. Il met vivement le bouchon et dès lors il guette l'étoile enclose dans le verre, il guette les constellations qui naissent sur les parois, loin de moi, tu es loin de moi.
Si tu savais.
Loin de moi une maison achève d'être construite.
Un maçon en blouse blanche au sommet de l'échafaudage chante une petite chanson très triste et, soudain, dans le récipient empli de mortier apparaît le futur de la maison : les baisers des amants et les suicides à deux et la nudité dans les chambres des belles inconnues et leurs rêves même à minuit, et les secrets voluptueux surpris par les larmes de parquet
Loin de moi,
Si tu savais.
Si tu savais comme je t'aime et, bien que tu ne m'aimes pas, comme je suis joyeux, comme je suis robuste et fier de sortir avec ton image en tête, desortirs de l'univers.
Comme je suis joyeux à en mourir.
Si tu savais comme le monde m'est soumis.
Et toi, belle insoumise aussi, comme tu es ma prisonnière.
Ô toi, loin-de-moi à qui je suis soumis
Si tu savais.
¤¤¤¤¤
Robert Desnos

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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Sam 1 Aoû - 19:46

TU PEUX PAS SAVOIR ...

album V. Lazlo 05/2007 BEGUIN THE BEGUIN
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Découvrez Viktor Lazlo!


F Bernheim / J Fauque

Je tourne et je vire
je tourne à l'orage
je vais pleuvoir des larmes de sang
j'enrage après ce mauvais temps
passé sans tes passages

Mon coeur se cogne
aux murs de la raison
qu'on avait bâti de nos corps
et là, c'est l'enfer du décor
comme unique horizon

tu peux pas savoir
ce que tu me manques
tu peux pas savoir
ce que çà me flanque

je sais même pas où tu te planques
dans le bourbon, le blues et le noir
tu peux pas savoir

ce que tu me manques
ce que çà me flanque
tu peux pas savoir...........

des fourmis dans les jambes à ton cou
comme quand je te priais
longtemps à genoux

Je traîne dans les bars
de la rue du départ
je refais le monde avec mon ombre
je revois les jours qui coulaient
sans fard
avant que la nuit ne tombe

Quand quelqu'un s'en va
moi j'en reviens pas
et je reste les bras ballants
dans les silence après le bal
j'ai mal et je crie vers toi
vers toi


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Mar 4 Aoû - 3:00


counting cross

COLORBLIND
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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Dim 9 Aoû - 0:46

LES LILAS



Je rêve et je me réveille
Dans une odeur de lilas
De quel côté du sommeil
T'ai-je ici laissé ou là

Je dormais dans ta mémoire
Et tu m'oubliais tout bas
Ou c'était l'inverse histoire
Etais-je où tu n'étais pas

Je me rendors pour t'atteindre
Au pays que tu songeas
Rien n'y fait que fuir et feindre
Toi tu l'as quitté déjà

Dans la vie ou dans le songe
Tout a cet étrange éclat
Du parfum qui se prolonge
Et d'un chant qui s'envola

O claire nuit jour obscur
Mon absente entre mes bras
Et rien d'autre en moi ne dure
Que ce que tu murmuras

Louis Aragon


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Dim 9 Aoû - 13:02

L'existence est-elle prisonnière du temps ?




Pascal est très explicite sur ce point :

l'homme, en s'intéressant à son passé ou à son avenir, cherche en réalité à échapper au présent qui est pourtant le seul temps qui soit véritablement à nous.

Ici, il n'y a pas seulement le témoignage d'une « pensée » écrite à la hâte, mais l'expression réfléchie d'une lettre rédigée en décembre 1656 par Pascal à l'intention de Mlle de Rouanez, au moment où elle souhaite entrer en religion :

... « Le passé ne doit pas nous embarrasser,
puisque nous n'avons qu'à avoir regret de nos fautes,
mais l'avenir nous doit encore moins toucher, puisqu'il n'est point du tout à notre égard, et que nous n'y arriverons peut-être jamais.
Le présent est le seul temps qui est véritablement à nous, et dont nous devons user selon Dieu. »...


Et pourtant Pascal le sait bien (Pensée 139), tout nous montre le contraire.

Les hommes ne cessent de s'agiter, de se jeter dans le monde, d'aimer le jeu, la conversation des femmes, de courir les emplois. En un mot, ils ne cherchent qu'une chose :

le DIVERTISSEMENT.

Frénésie de l'action qui ne vise, en sortant sans cesse de soi, qu'à s'oublier soi-même. Aussi, si l'on en cherche plus finement les raisons , on les trouve dans la nature même de l'homme. Ce dernier n'a pas tort et a le juste pressentiment de son malheur.

Il y a un malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.

Chaque jour scande ainsi un événement à venir.
L’absence de certains creuse les failles de l’inquiétude et de l’interrogation sur les raisons de l’absence. Par à-coups, on s’approche d’un point précis, parfois doute, comme un enfant que l’on guide par des “froid” ou “chaud”.

Ne pas voiler les jours avant d'avoir laissé s'échapper le passé. Gagner pas à pas la mesure de ses battements.
L'air qui m'enveloppe ne semble pas être le même celui que j'aspire.
Nous pouvons en déduire que pour parvenir à s’oublier comme nous le faisons si bien, rien de mieux que de penser très fort à notre sort.
Mais en attendant, j'avance et rivalise avec mes peurs.
*********************************************
citation :
"Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s'ils n'avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l'un et l'autre s'attendaient."
LOCKERT Olivier extrait de: Core gem


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MessageSujet: Re: L'ABSENCE ET LE VIDE   Dim 9 Aoû - 21:59

QUELQUE SOIT LA QUESTION

Quelque soit la maladie, l'Amour est la réponse.
Quelque soit la douleur, l'Amour est la réponse.
Quelque soit la peur, l'Amour est la réponse.
L'Amour est toujours la réponse, car l'Amour est tout ce qui est.



le temps c'est comme le pain, gardes en pour demain.
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