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 SOPHIE HUNGER

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liliane
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Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: SOPHIE HUNGER   Jeu 25 Juin - 9:01

De son vrai nom
Emilie Jeanne Sophie Welti Hunger
Sophie Hunger est
auteur-compositeur-interprète suisse.



Sophie Hunger est née le 31 Mars 1983 à Bern, en Suisse.
Enfant, elle vit à Londres puis à Bonn, en Allemagne,
villes où son père diplomate entre en fonction.
Son éducation musicale aura été sommaire.

A l’âge de neuf ans elle commence à étudier le piano, mais sans insister.
De tous ces voyages, Sophie Hunger a développé un langage universel
qui est celui de la musique.
Qu’elle chante en Anglais ou en Allemand,
il y a toujours la même intensité dans la musique de la jeune Suissesse.

Elle compose sa première chanson à vingt-trois ans ;
puis, quelques mois plus tard, enregistre un album chez elle, à Zurich,
sur lequel figure des ébauches de "The Tourist" et "Beauty Above All" ,
réenregistrées depuis pour "Monday’s Ghost".
Le titre de cet album auto-produit, "Sketches On Sea",
lui sera inspiré par "Sketches For My Sweetheart The Drun" de Jeff Buckley.

À l’époque, Sophie écoute d'ailleurs en boucle la version d’"Hallelujah" de l'artiste.
Sophie Hunger puise son inspiration dans ce vécu.
Ses chansons parlent et c’est bien là l’essentiel.
Chaque titre a son ambiance et met en musique des images.
Il faut d’ailleurs insister sur la diversité de cet album.


Bang Bang (Sophie Hunger, John Parish, Fauve & Rapheslon)
envoyé par wiza75. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Réduire la musique de Sophie Hunger à de la Folk serait une erreur,
"Monday’s Ghost" est un album bien plus large musicalement.
Certes, la Suissesse cite dans ses références musicales des dieux Folk
comme Dylan ou Jeff Buckley mais elle ne semble pas vouer
particulièrement de culte à l’un de ces artistes.
C’est davantage la musique qui parle à Sophie,
l’essence même de la musique.

Malgré son jeune âge, il ressort de ce "Monday’s Ghost"
une maturité exceptionnelle, l‘artiste semble avoir traversé
l’histoire de la musique en sélectionnant les notes, les mélodies, les paroles,
qui lui parlaient le plus.
Pour enregistrer cet album, Sophie Hunger a choisi
Marcello Giuliani comme producteur, un complice d’Etienne Daho,
Jane Birkin ou encore du trompettiste Erik Truffaz.
Les musiciens qui accompagnent la chanteuse n’ont pas été recrutés
mais constituent un vrai groupe.
« Je ne pourrais pas me produire sur scène, ni enregistrer en studio,
sans connaître les gens qui jouent avec moi, explique t'elle,
j’ai besoin de leur confiance pour y arriver ».

Sur les titres de ce second opus, avec une facilité déconcertante,
Sophie Hunger nous fait passer par tous les stades émotionnels.
Elle n'hésite pas non plus à jouer avec nos émotions. "Shape" par exemple,
est un morceau introduit par une guitare acoustique
et par la voix mélancolique de Sophie.
Elle accélère ensuite le rythme et revient
finalement sur le thème principal de la chanson.

"House Of God’s" instaure une ambiance étrange mais où l’on finit
par se sentir bien, confortablement emporté par ces échos
de guitares résonnants et les tambourins.
L’étrange peut finalement être bien confortable et apaisant.

Dans cette ambiance unique que crée Sophie Hunger, un titre comme
"Round And Round" pourrait presque paraître étrange
au milieu de ces titres si forts émotionnellement.
Pourtant c’est un petit bijou de Pop Music.
Cette voix sublime sur un piano entraînant,
cette artiste peut vraiment tout faire.

Dans la même veine que "Round And Round",
il y a "The Tourist" qui est une formidable démonstration
de la capacité de Sophie Hunger à se transcender vocalement,
à mi chemin entre Folk et lyrisme.
Sur "Birthday", Sophie Hunger semble nous chanter son amour pour la Folk,
l’harmonica est de sortie, au plaisir de nos oreilles
qui se laissent bercer par cette ballade,
pour repartir de plus belle avec "Sophie Hunger Blues".

Il y a également "Walzer Für Niemand", chanté dans sa langue natale.
Qui a dit que l’Allemand ne se chantait pas ?
Ses mots susurrés dans la langue de Goethe renforcent
la beauté poétique de ses paroles.

Il y a, en filigrane dans les titres de "Monday’s Ghost",
une mélancolie voire un peu de mysticisme :
l’esprit de Kurt Cobain n’est d’ailleurs pas très loin
sur le titre "Beauty Above All"
qui ressemble dans la mélodie au "Smells Like Teen Spirit" de Nirvana,
version acoustique.

La musique de Sophie Hunger révèle aussi une grande sincérité
Cette même sincérité est exprimée sur le titre "The Boat Is Full"
où elle dénonce les erreurs de son pays ; traduisez « Le bateau est plein »,
une expression utilisée par un leader ultranationaliste
pour justifier la fermeture des frontières aux étrangers.

La musique est trop belle pour y dresser des barrières,
c’est pourquoi les registres changent constamment sur cet album.
On passe du guitare-chant à des morceaux très travaillés musicalement
où guitare,piano et harmonica sont associés.
Mais peu importe le registre, il y a toujours de l’authenticité
dans ce qui est proposé sur ce disque.
D’ailleurs l’étroitesse d’esprit, Sophie Hunger ne veut pas en entendre parler
d’autant que son pays natal, la Suisse,
n’est pas réputé pour son ouverture au monde et aux autres.
Ce qui l’amène à dire :

« Si quelque chose me rattache à la Suisse aujourd’hui,
c’est plutôt ma volonté de ne pas me conformer à son climat ambiant,
de rejeter son étroitesse d’esprit,
son manque d’ouverture vis à vis des autres et du reste du monde.
Mais en même temps, je me sens responsable de mon pays et de mon peuple. »

On découvre aussi une Sophie Hunger Jazzy sur "Drainpipes".
Toute en élégance, sa voix y est sublime avec un accompagnement
au piano et au trombone. Un morceau qui monte en puissance.
A tous ceux qui voudraient donc coller une étiquette
à la musique de Sophie Hunger, "Monday’s Ghost" brouille les pistes.
L’artiste Suisse n’a d’ailleurs jamais calculé la musique qu’elle voulait faire
car elle respecte trop cet art majeur.
« La musique c’est beaucoup plus grand que moi, lance t'elle.
Je suis extrêmement limitée et pas très intéressante ».

"Monday’s Ghost" est un album où l’on va de surprises en surprises.
Là où l’on pense que Sophie Hunger ne pourrait pas aller, elle y va.
Sans complexes, elle nous dévoile ce que la musique a de plus beau,
lorsque la musique nous parle comme un livre, un tableau…

Sophie Hunger a beaucoup d’histoires à raconter.
Elle semble avoir une imagination débordante, des images pleins la tête.
Elle trouve ensuite les bonnes notes pour nous les mettre en musique.
Musicalement, cet album est une leçon d’ouverture musicale où tout est permis.
La facilité aurait été de se ranger dans un style
mais ce n’est pas connaître le tempérament
de Sophie Hunger qui n’en fait qu’à sa tête.
Le pari est réussi puisque cet album parvient à nous faire oublier
toute notion de formatage musical pour nous évader
dans les mots et les mélodies.

Avec "Monday’s Ghost", Sophie Hunger a donc réussi un coup de maître
et pourrait bien-être la révélation de l’année 2009.
En tous cas, il sera difficile de faire mieux.
Désormais, l’avenir appartient donc à l'artiste.
Est désormais prévue une longue tournée de promotion
où l’on pourra se délecter de ses titres en live.
La lourde tâche de composer de nouveaux titres aussi indélébiles
que sur "Monday’s Ghost" n'est peut-être pas chose impossible. ••
Sébastien Gheeraert
http://www.jenzinemagazine.com/jenzineblog/sophiehunger.htm


Dernière édition par liliane le Mer 24 Mar - 15:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: SOPHIE HUNGER   Jeu 25 Juin - 9:05

Article : SOPHIE HUNGER, artiste sans frontières
Parution : Jénzine Magazine N°14, Mars-Avril 2009