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 LEGENDES DE PROVENCE

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Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 21 Juil - 1:23


Bizet - L'Arlesienne Suite No.2 IV. Farandole
Conductor : Claudio Abbado Berliner Philharmoniker / New Year's Eve Gala 1998

FARANDOLE AU MOULIN de Léo Lelé



La farandole Arlésienne, danse régionale et provençale, évoque une opposition forte entre la façon locale de danser et celles de deux localités voisines:
Trinquetaille, qui est en fait un faubourg d'Arles, mais sur la rive droite du Rhône, là où je suis née, et Saint-Rémy-de-Provence situé dans les Alpilles.

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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 21 Juil - 11:31

LE MISTRAL SOURCE D'INPIRATION

Georges Brassens évoque souvent ce "joli vent dans ses écrits", il connait le Mistral lui qui est né à SETE, pas très loin de la petite Camargue

LE CHAPEAU DE MIREILLE



Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel est le bon vent qui l'avait chipé?
Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel joli vent l'avait chipé?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffire,
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot: le mistral.
Il me la fit connaître,
Aussi, dorénavant,
Je ne mouds plus mon blé
Qu'à des moulins à vent.

Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles:
Quel est le bon vent qui s'est permis ça?
Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles:
Quel joli vent s'est permis ça?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffire,
C'est pas lui non plus,
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot: le mistral.
Il me montra sa jambe,
Aussi reconnaissant,
Je lui laisse emporter
Mes tuiles en passant.

Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel est le bon vent qui retint son bras?
Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel joli vent retint son bras?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffire,
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot: le mistral.
Il m'épargna la gifle,
Aussi, dessus mon toit
Y avait une seule girouette,
Y en a maintenant trois.

Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel est le bon vent qui nous a poussés?
Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel joli vent nous a poussés?

C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffire,
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
de la bande à Eole,
En un mot: le mistral.
Il me coucha sur elle,
En échange aussitôt
Je mis une voile de plus
A mon petit bateau.

Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le coeur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel est le bon vent qui les a séchées?
Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le coeur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel joli vent les a séchées?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffire,
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan,
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot: le mistral.
Il balaya ma peine
Aussi, sans lésiner
Je lui donne toujours
Mes boeufs à décorner.



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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 21 Juil - 19:33

BRASSENS A FAIT SOUFFLER LE MISTRAL ...

A Paris sur le pont des Arts !



Le Vent

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Les jean-foutre et les gens probes
Médis'nt du vent furibond
Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits, retrouss' les robes
Des jean-foutre et des gens probes
Le vent, je vous en réponds
S'en soucie, et c'est justic', comm' de colin-tampon

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Bien sûr, si l'on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut' raffolant de nuire à tout l'monde
Mais une attention profonde
Prouv' que c'est chez les fâcheux
Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses petits jeux

Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc', prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l'Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau
Paroles Mania



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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 1:57

L'EAU DE PROVENCE

"L'aigo es d'or" (l'eau c'est de l'or) en Provence, c'est une histoire qui remonte à la nuit des temps.
Durant des siècles, nos ancêtres ont dû batailler ferme pour maîtriser, à travers des terres enfiévrées de soleil, de caillasse et de vent, les petits ruisseux qui font les grandes rivières et autres sources miraculeuses, car tout le monde le sait :

l'eau, c'est la vie.



Le jardinier du roi Soleil, un certain Lenotre s'est inspiré du parc de PONTEVES à CARCES,dans le var, pour réaliser Versailles !
çà c 'est de l'info ... écoutez bien c'est joliment raconté.

Un havre de fraicheur a decouvrir.
Bordee par la Montagne Sainte-Victoire a l'Ouest et arrose par le fleuve Argens est ses nombreux affluents.
la Provence verte fut longtemps appelée "le chateau d'eau du Var", une Provence authentique, dédiee depuis des siecles a la culture de la vigne et de l'olivier, c 'est la Provence verte.
Ici :
http://www.cc-comtedeprovence.fr/la-cccp-presentation/les-13-communes/carces/index.htm
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 12:41

EN ARLES


Van Gogh

Dans Arles où sont les Alyscamps
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd

Et que se taisent les colombes
Parle tout bas, si c’est d’amour
Au bord des tombes.

Paul-Jean TOULET


C’est un des plus grands poètes de la littérature française.

Il naquit à Pau en 1867.
Il mourut à Guéthary en 1920.

Il aima l’alcool, les femmes et les paysages. Il fit de grands voyages. Il but, joua, se drogua.
Figure du Paris 1900, ami intime du compositeur Claude Debussy, il connut des petites femmes et de malins plaisirs, abusa de l’opium et du whisky soda. Il fut un noctambule, un séducteur.
Il fut surtout un grand poète.

Prenez garde !

Ces vers rendent fous. Ceux qui les lisent ne peuvent les oublier.

A la moindre occasion, ils les récitent, les chantent, les marmonnent, les chuchotent, les déclament.

Ils évoquent Arles, les Alyscamps, parlent d’amour et de colombes avec des mines gourmandes et des airs de conspirateurs.
Prends garde à la douceur des choses, dites vous? Alors il est too late. Vous êtes charmé.

Ces vers vous montent à la tête et vous coulent dans les veines. Impossible de vous en défaire.
Vous venez d’entrer dans la plus discrète et la plus fervente des confréries:

les lecteurs de Paul-Jean Toulet.


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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 13:07

Les Alyscamps (Champs Élysées en provençal)



Gauguin

Alyscamps vient du nom Alysii, c’est à dire les Champs Elysées, la voie conduisant au royaume des guerriers valeureux.
(cité des morts vertueux dans la mythologie grecque ) était une nécropole, située à Arles, remontant à l'époque romaine.


De l'époque romaine au Moyen Âge, les Alyscamps ont été une nécropole païenne puis chrétienne située à l'entrée sud-est de la cité d'Arles sur la voie Aurélia, c'est-à-dire en dehors de la cité comme la plupart des nécropoles romaines. Ils comprenaient de très nombreux sarcophages.

Dès la fin du IVe siècle, les Alyscamps et le cimetière de Trinquetaille doivent leur célébrité au martyr de Genest, saint arlésien, décapité en 303.
Au fil des siècles ce lieu devient si renommé que de nombreuses personnes souhaitent y être enterrées, à l’instar des évêques d’Arles. Des cadavres descendent aussi le cours du Rhône sur de petits bateaux pour y être inhumés bien des légendes subsistent sur le sujet.

Charlemagne fait enterrer Roland aux Alyscamps d'Arles.
Une légende fait en effet état du tombeau de Roland et de ses compagnons d'armes à cet endroit. Il y a bien un Roland enterré aux Alyscamps d'Arles; oui, mais. ... ! on ne le saura jamais.

La légende raconte que la nuit de la Toussaint, le Christ venait célébrer la messe des morts aux Alyscamps.

St Trophime qui fut le premier évêque d’Arles, vit le Christ bénir le cimetière des Alyscamps.
A partir de ce moment là, un grand nombre de chrétiens voulurent être ensevelis dans ces lieux ainsi bénis.



Les riverains du Rhône avaient comme coutûme de placer leurs morts dans des tonneaux enduits de poix.
Ils y joignaient une petite boîte avec l’argent des funérailles.
Les tonneaux voguaient ainsi jusqu’à Arles où ils étaient recueillis pour que les défunts puissent être ensevelis au cimetière des Alyscamps.
La nuit l’on apercevait sur le fleuve les lueurs des bougies placées sur les bords des tonneaux.
Cela inspirait la crainte et personne ne se serait permis de dépouiller les morts. Les malhonnêtes qui auraient osé un tel geste, se seraient retrouvés très certainement maudits.
Personne ne voulait prendre un tel risque.
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 23:45

UN ARLESIEN



Christian Lacroix a inscrit son amour pour Arles sur le sable des arènes avec l'inoubliable fresque de la feria du riz 2005. L'occasion aussi d'exprimer en mots la passion qu'il nourrit pour sa ville natale où il a acheté une maison après des années d'absence.


"Lorsque les Jalabert m'ont invité à réaliser cette fresque pour la corrida goyesque, j'ai été ravi, ému, conquis. Cette proposition tombe à un moment où j'avais envie de revenir pour des raisons personnelles, après sept ans d'absence à Arles. Je pense qu'il est bien de laisser des plages énormes d'absence, six ans, ce n'est pas rien dans la vie d'une ville.

Et ce matin, j'ai été re-séduit par la ville. C'est comme lorsqu'on retrouve une ancienne maîtresse ou d'anciens amis sous un nouveau jour, c'était beau et c'était bien. Nietzche dit :
"il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse".

Quand on est arlésien, on est jamais en paix ! Mais j'étais content et j'ai trouvé la ville superbe ce matin. Elle avait une sorte d'aura.

Arles n'est pas une ville banale, cette ville ne génère pas des gens banals, on a tous des histoires en nous. Autant je n'ai pas la fibre patriotique lorsque l'on parle des choses nationales, autant sur Arles, c'est de la chair vive… Si je n'étais pas né à Arles je ne ferais pas le travail que je fais. C'est tout et son contraire, la richesse et la pauvreté.
Arles est comme une vie rétive, difficile qui est aussi somptueuse, sublime, riche et généreuse.


Juan Bautista alias Jean Baptiste JALABERT toréro Arlesien.

Une ville à l'élégance farouche.

Mon départ d'Arles correspond à l 'âge où on a tous envie de ruer dans les brancards, de fuir loin des parents.
C'était aussi la période où le voyage initiatique était de "monter" à Paris pour faire un métier. Mais je ne me suis jamais senti frustré, même adolescent, de ne pas être parisien car même à l'époque Paris venait ici, le monde entier venait ici.

Hemingway venait ici. Luis Miguel Dominguin venait ici avec Lucia Bosé. Avec Cocteau ou Picasso.

Ici, nous n'avions pas l'impression d'être dans une province perdue, nous avions l'impression d'être au cœur du monde"



«Je suis parti des motifs d'une cape de paseo.
Ce motif ornera le centre de la piste avec quelques dessins autour.
J'ai également utilisé une épaulette de torero du XIXe siècle pour composer le reste des motifs du pourtour afin de rester dans l'ambiance goyesque et du costume.
Je ne voulais en effet rien faire de trop contradictoire ou contemporain par rapport à cet événement traditionnel. ».

Christian Lacroix



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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 23:59

de Christian Lacroix à l'Arlésienne

A la poursuite de l'Arlésienne



C'est une quête d'autant plus trépidante et excitante qu'on la sait presque impossible. Les filles d'Arles iront toujours plus vite qu les créateurs et leurs modes qu'elles précèdent et suscitent.

Ce qui explique qu'assez souvent et avec conviction totale, à la question gigantesque « qu'est-ce que la beauté ? » Je réponds :

« L'Arlésienne ».

C'est la poursuite inextinguible d'un idéal insaisissable et précis à la fois, tant le parfum dans son sillage est fort, opulent, qulque peu hypnotique, fait de sensualité, d'élégance et d'authenticité.

Cette femme, son allure et ses atours sont enracinés dans la terre, les pierres et notre chair. On voudrait l'enfermer dans son folklore alors qu'elle est ancrée dans l'actualité la plus virulente, connectée à l'époque, aux problèmes sociaux économiques, religieux, politiques.

On voudrait la codifier à l'aune de ses rubans, au nombre de ses épingles, à l'ampleur de ses jupons alors qu'arlésienne elle reste, en jeans et en chemise d'homme aussi bien en « chapelle », « gansé » ou « Mireille ».

On voudrait la réduire à une icône de musée, si vivant fût-il, alors qu'elle est actrice de sa ville, de son pays et du monde.

Aucune région n'a pratiqué ses modes et son costume d'une façon aussi viscérale, naturelle, totale, englobant toutes les couches de la société, traversant les siècles et les « Tendances » de Paris et de ses diktats, ceux de la rue comme ceux de la Haute couture qu'Arles ne s'est jamais laissé imposer, n'y choisissant que ce qui lui sied, transformant les goîts du jour en costume de toujours.

Comme si les gravures (ou photos) de la capitale avaient été scrutées, disséquées, adaptées, tremplin d'une créativité locale.

La taille monte ou descend chez Rose Bertin.
Mais de la Roquette à la Cavalerie en passant par l'Hauture, les structures restent inspirées par ce « je ne sais quoi » qui fait le goût des arlésienne, non pas obsolète ou décalé, mais libre.

Les modistes du Palais Royal se surpassent.
Mais elles ne sauraient rivaliser avec cette alchimie obscure des rubans et des velours, des borcarts et des dentelles, des satins et des bijoux où s'expriment chaque quartier, chaque village, chaque famille.

Et je crois que si les hasards de ma vie avaient été autres, j'aurai pu faire là, entre Crau et Camargue, ma maison de couture idéale. Elle n'aurait pas été moins contemporaine ni moins populaire et m'aurait permis d'exprimer sur place ma gratitude envers ce théâtre des modes passées, présentes et futures que m'a offert cette ville.

J'ai ouvert les yeux sur des arlésiennes en soie fluide et pastel.

Puis il y a eu la faille, la moire, et les taffetas les plus obscurs. Plus tard, la résurrection de tous les imprimés, des cretonnes et des indiennes. Mais c'est à Paris (et maintenant à Miami !) que se trouvent les « commanditaires décisionnaires ». Et c'est Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de chez Féraud, qu'ont essaimé gilets, fichus, châles, gardian et gardiannes, cahermire, croix, cigales et ex-voto, tabliers, jupons et « droulets » faisant de bien des New-yorkaise ou Milanaises, Moscovites ou Tokyoïtes, Pékinoises ou Londoniennes, des arlésiennes en puissance.
Je répète souvent que je suis un adulte assez chanceux pour avoir vécu des rêves si fous que l'enfant que j'étais ne les envisageait peut-être même pas. Car si l'on m'avait dit, les soirs exaltés de « Pégoulade », lorsque je guettais le coeur battant l'arrivée de la Reine d'Arles, que j'apporterai trente ans plus tard un petit quelque chose à ce défilé, en le prolongeant des Lices vers les podiums de Paris et les boutiques de la planète, je ne l'aurais bien sûr pas cru.

Nos arlésiennes sont donc un peu partout, prêtant un peu de leur secret de par le monde.

Mais elles restent uniques. L'arlésienne n'est pas, en effet, qu'une garde-robe. C'est une marque de fabrique, un caractère, un état d'esprit. Un art de vivre, une philosophie. Une « attitude » à la fois exigeante et généreuse, spirituelle et charnelle, maternelle et innovante, hiératique et populaire.

Bref, un idéal.

Christian Lacroix

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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Jeu 23 Juil - 0:38



Quand les hommes ont marché sur la lune, j'ai presque pleuré, cela dépoétisait tout.
Christian Lacroix


Merci Monsieur Lacroix, pour tant de finesse et de beauté, la lumière d'Arles sera toujours dans vos broderies et taffetas, sublimer ainsi la Femme qu'elle soit d'Arles ou d'ailleurs c'est du grand Art.
Depuis Paul-Jean Toulet, chacun sait que dans Arles où sont les Alyscamps l'ombre est rouge sous les roses et clair le temps.
Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Sam 25 Juil - 12:53

FREDERIC MISTRAL


"Dans la langue, un mystère, un vieux trésor se trouve...
Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson".

Les Iles d'or (1875)

Frédéric Mistral est né dans un mas traditionnel de Provence, en 1830. Très proche de nous, mais aussi très éloigné de notre société urbaine, lui pour qui aller dans la ville d’Arles était toute une expédition !

De son éducation rurale et traditionnelle, il a su extraire pour nous les chants merveilleux de "Mireille" et de "Calendal", les chants rustiques des "Olivades" et des "Iles d’Or".
Il a fait vivre dans ses œuvres toute la Provence de son temps et nous en laisse le magnifique héritage.

Qu’a à nous dire Mistral aujourd’hui ?

Proche de nous dans le temps, il est mort en 1914, son monde ressemble plutôt à celui de l’antiquité et des "Bucoliques" de Virgile qu’à notre individualiste société de consommation.

Il faut savoir le lire sans précipitation et au calme, pourquoi pas dans la nature, alors pour le lecteur qui aura su se mettre à l’écart de la trépidante vie moderne, Frédéric Mistral offre un moment de grâce et de sérénité, un véritable repos de l’âme et du cœur.

En espérant vous avoir donné envie de cette eau fraiche et vive, en voici un verre ...

Grand soleil de Provence
Gai compère du mistral
Toi qui taris la Durance
Comme un flot de vin de Crau

Fait briller ta blonde lampe
Chasse l’ombre et les fléaux
Vite ! Vite ! vite !
Montre toi beau soleil

Ta flamme nous rôtit
Et pourtant, vienne l’été,
Avignon, Arles et Marseille
Te reçoivent comme un dieu.

... ce n’était qu’un verre d’eau, la source est bien meilleure encore !


Né à Maillane le 8 septembre 1830 AU MAS DU JUGE, Frédéric Mistral a consacré sa vie d’homme et son œuvre de poète à la sauvegarde des spécificités de la culture provençale et de la langue d’Oc.

Dans Mes origines, mémoires et récits (1906), il explique comment sa double vocation, provençale et poétique, lui est venue durant ses études de droit à Aix-en-Provence, de 1848 à 1851 et comment il prend la résolution :

« de relever, de raviver en Provence le sentiment de race (...) ; d'émouvoir cette renaissance par la restauration de la langue naturelle et historique du pays (...) ;
de rendre la vogue au provençal par le souffle et la flamme de la divine poésie ».


L’œuvre poétique de Frédéric Mistral ne peut être dissociée de l’action régionaliste, puisque lui-même conçoit ses poèmes comme des actes de défense de la culture provençale…
Ainsi participe-t-il aux congrès d’Arles et d’Aix pour la rénovation de la langue d’Oc.

Le 21 mai 1854, lors d’une réunion devenue légendaire au château de Font-Ségugne, il crée:

le Félibrige

La signification de félibrige, cette école littéraire fondée par Mistral, n'est pas clairement définie. Il pourrait s'agir de celui qui "fait des livres",
ou de ce qui "rend libre".
En latin ,"Libra" signifie aussi "balance" symbole de justice.

Il le crée avec six de ses amis poètes : Joseph Roumanille, Paul Giéra, Théodore Aubanel, Alphonse Tavan, Anselme Mathieu et Jean-Gabriel Brunet.

Né du regain d'intérêt pour les cultures régionales, cette sorte d'académie littéraire a pour but de défendre et illustrer la langue provençale.
Doté de statuts en 1876, le Félibrige est animé par cinquante félibres majoraux réunis en un consistoire ayant à sa tête un capoulié, il est organisé par aires linguistiques des pays d'oc.
De nombreuses fêtes, notamment la Sainte-Estelle qui rappelle la date de création, et diverses publications, dont l'Armana prouvençau, marquent la vie de ce mouvement.

L'œuvre de Frédéric Mistral aurait pu n’être que revendicative, mais son talent d’écrivain est unanimement reconnu, notamment grâce à Alphonse de Lamartine, qui contribue dès la parution de Mireio - Mireille -
en 1859 à faire connaître ce « nouvel Homère » qui chante la Provence.

Il crée par la suite notamment Calendal (1867), Les Iles d’or (1875), Nerte (1884), La Reine Jeanne (1890), Le poème du Rhône (1897) et Les Olivades (1912).

Mais Frédéric Mistral contribue aussi à la rénovation de la langue en réalisant un dictionnaire encyclopédique provençal/français de référence dénommé Le Trésor du Félibrige en 1878.
Son œuvre littéraire aboutie, il consacre des années à la création d'un musée ethnographique, véritable « Panthéon de la Provence » :


le Museon Arlaten
inauguré à Arles en 1899.

En 1904, il obtient le Prix Nobel de Littérature, ex-æquo avec l'Espagnol José Echegaray.
Sa dotation lui permet le transfert des collections du Museon Arlaten dans un bâtiment plus vaste.
A l'occasion de son inauguration, en 1909, toute une série de célébrations marque l'apothéose mistralienne : cinquantenaire de Mireille, statue érigée sur la place du Forum, Légion d'honneur, l'homme lui-même devient peu à peu l'objet d'un culte.

Au cours de ces mêmes années, Frédéric Mistral invente la Fèsto Vierginenco, organisée à partir de 1903 pour maintenir le port du costume traditionnel. Fête félibréenne, elle célèbre le costume régional, signe manifeste d'une appartenance culturelle, comme le Museon Arlaten et l'œuvre poétique valorisent le mode de vie singulier des Provençaux.

Il meurt le 25 mars 1914 à Maillane.




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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Sam 25 Juil - 13:21

POEME DE FREDERIC MISTRAL




Moi qui d'une amoureuse jeune fille
ai dit maintenant l'infortune ,
je chanterai , si Dieu le veut , un enfant de Cassis ,
un simple pêcheur d'anchois
qui , par la grâce et par la volonté ,
du pur amour conquit les joies ,
l'empire , la splendeur . Ame de mon pays ,

Toi qui rayonnes , manifeste ,
dans son histoire et dans sa langue ;
quand les barons picards , allemands , bourguignons ,
pressaient Toulouse et Beaucaire ,
toi qui enflammas de partout
contre les noirs chevaucheurs
les hommes de Marseille et les fils d'Avignon ;

Par la grandeur des souvenirs ,
toi qui nous sauves l'espérance ;
toi qui , dans la jeunesse , et qui plus chaud et plus beau ,
malgré la mort et le fossoyeur ,
fais reverdir le sang des pères ;
toi qui , inspirant les doux troubadours ,
telle que le mistral , fais ensuite gronder la voix de Mirabeau ;

Car les houles des siècles ,
et leurs tempêtes et leurs horreurs,
en vain mêlent les peuples , effacent les frontières :
la terre maternelle , la Nature ,
nourrit toujours ses fils
du même lait , sa dure mamelle
toujours à l'olivier donnera l'huile fine ;

Ame éternellement renaissante ,
âme joyeuse et fière et vive ,
qui hennis dans le bruit du Rhone et de son vent ,
âme des bois pleins d'harmonie
et des calanques pleines de soleil ,
de la patrie âme pieuse ,
je t'appelle ! incarne-toi dans mes vers provençaux !

Frederic Mistral
Mireille
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Dim 26 Juil - 1:23

Orage en Camargue

Dans ses Memori e raconte ("Mémoires et récits"), Frédéric Mistral relate une excursion qu'il fit de Beaucaire aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'époque où il écrivait son poème Miréio ("Mireille" - 1859), dont l'héroïne est victime d'une insolation en Camargue.



Mais le ciel qui, depuis l'aube, était tacheté de nuées, se couvrait de plus en plus. Le vent de mer soufflait, faisant monter vers Arles de grands nuages lourds qui obscurcissaient peu à peu toute l'étendue céleste. Les grenouilles, les crapauds coassaient dans les marais, et la longue traînée de notre caravanes'espaçait, se perdait dans les terrains à salicornes, dans les landes salées à plaques blanchissantes, sur un chemin mouvant, bordé de tamaris à floraison rosée. La terre sentait le relent. Des volées de halbrans, des volées de sarcelles et de canards sauvages criaient en passanr sur nos têtes.

Un gardian à cheval qui, le trident en mains, ramenait ses taureaux noirs dispersés dans les friches, nous cria : "Vous serez mouillés !"
Les bruines commençaient ; puis peu à peu la pluie s'y mit pour de bon, et l'eau de tomber. En rien de temps ces plaines basses furent transformées en mares. Et nous autres, assis sous la tente des charrettes, nous voyions au lointain les troupes de chevaux Camargues, secouant leurs crinières et leurs longues queues flasques, gagner les levées de terre et les dunes sablonneuses.
Et l'eau de tomber ! La route, noyée par le déluge, devenait impraticable. Les roues s'embourbaient. Les bêtes s'arrêtaient.
A la fin, à perte de vue, ce ne fut qu'un étang immense.

A la longue pourtant, la grosse pluie cessa, le temps se mit au clair, le chemin se ressuya ; on remonta sur les charrettes et, par là, vers les quatre heures, nous vîmes tout à coup s'élever, dans l'azur de la mer et du ciel, avec les trois baies de son clocher roman, ses merlons roux, ses contreforts, l'église des Saintes-Maries.

Frédéric MISTRAL

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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Dim 26 Juil - 13:44

L'HYMNE PROVENCAL
LA COUPO SANTO



Histoire de la Coupo Santo

Son origine remonte au 30 juillet 1867 lorsque qu'une coupe en argent fut remise aux félibres provençaux par les félibres catalans en remerciement à l'accueil réservé au poète exilé Victor Balaguer.

Fredéric Mistral écrivit les paroles de ce chant qui est aujourd'hui un des symboles culturels forts de la Provence.

Description de la Coupo Santo



De forme antique, la coupe est composée d'une conque supportée par palmier sur lequel s'appuient deux jeunes femmes : la Catalogne et la Provence.
Faite par le statuaire Fulconis et fondue par Jarry, on peut y lire l'inscription :
"Record ofert per patricis catalans als félibres provenzals per la hospitalitat al poeta Victos Balaguer - 1867"

"Présent offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l'hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer en 1867".

Victor Balaguer Sur le socle sont gravés les vers :

"Morts diuhen qu'es
Mès jo la crech viva"
"On la dit morte
Mais moi je la crois vivante"
Victor Balaguer

"Ah! se me sabien entèndre
Ah! se me voulien segui!"
"Ah! si on savait me comprendre
Ah! si on voulait me suivre"
Frédéric Mistral

le texte intégral de la Coupo Santo :
http://www.lexilogos.com/coupo_santo.htm
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 28 Juil - 23:35

L'OLIVIER



Il est l'arbre sacré de la Méditerranée.
Il est l'arbre de la Bible.


Il est le symbole de la tempérance, de la sagesse et de l'harmonie mais aussi celui du triomphe.
C'est à lui que revenait le mérite de ceindre le front des vainqueurs d'Olympie.

Il renaît à chaque fois qu'on le tient pour mort, il ressurgit après un gel et ne renonce jamais à une nouvelle floraison.

Sa silhouette reconnaissable entre toutes, son feuillage argenté qui miroite sous le soleil, son tronc noueux, galbé et torturé par les âges, ses fruits si amers sur l'arbre qui deviennent si délicieux après quelques préparations mystérieuses, il est arbre de légende.

Il a façonné les paysages du bassin Méditerranéen et chez nous, en Provence, pour le vénérer et le cultiver on a dompté une terre rare, fugitive, caillouteuse en bâtissant des restanques.


LES ORIGINES DE L'OLIVIER SE CONFONDENT AVEC LA MYTHOLOGIE GRECQUE

Une Légende grecque voudrait que l'olivier cultivé soit le fruit d'une querelle entre Athéna, déesse de la Sagesse et de la Science, et Posséidon dieu de la mer, à propos de la protection d'une ville nouvelle.

Pour les départager, Zeus (le Dieu des dieux), leur proposa de faire chacun un don à l'humanité. Les hommes les départageraient en indiquant le don le plus utile.
La déesse Athéna (Minerve) à l'origine de la création de l'olivier.
Poséidon brandit alors son trident et fit jaillir d'un rocher un cheval magnifique pouvant porter cavalier et armes, traîner des chars et faire gagner des batailles.

Athéna (Minerve en romain) se pencha alors sur un morceau de terre, le toucha avec sa lance et en fit sortir un arbre éternel permettant de nourrir, soigner les blessures et tous les maux.

L'olivier, car tel était l'arbre ainsi sortit du sol, fut déclaré "le don le plus utile à l'humanité" et Athéna obtint la protection de la ville qui porte toujours son nom :
"Athènes."

L'histoire de l'olivier se perd dans la nuit des temps et se confond avec celle des civilisations qui se sont succédées en Méditerranée et qui ont à jamais marqué de leur empreinte la culture de ce morceau du monde.

Fortement lié à la vie des populations du bassin méditerranéen, l'arbre éternel à ces derniers fournit, depuis des siècles, nourriture, éclairage, soins du corps...

L'olivier serait apparu, sous une forme sauvage, il y a plus de 14 000 ans. Des feuilles fossilisées datant de 8 000 ans avant J-C. ont ainsi été retrouvées à Roquevaire en France
(l'une d'elle est exposée au musée de l'Olivier à Nyons, dans la Drôme).

Les Egyptiens attribuèrent à Isis, femme d'osiris, l'art de cultiver l'olive et d'en extraire l'huile utilisée pour leurs rituels de purification.

Les Crétois, à l’époque du roi Minos, pratiquaient l’extraction de l’huile d’olive d’après des tablettes d’argiles de 2500 ans av. J-C. On lui attribue plusieurs vertus et usages, de la consommation à l’éclairage, elle est une base dans la civilisation grecque.

Les Phocéens (fondateurs de Marseille en 600 ans av. J-C) étendent l’olivier principalement en Provence où la terre est propice à sa culture.

La richesse symbolique de cet arbre est abondante:

récompense, purification, force, paix, victoire, fécondité.

Comme symbole de paix, il faut se rappeler que vers la fin du déluge, une colombe rapporta un rameau d'Olivier vers l'arche de Noé.




" La colombe vint à lui, au temps du soir, et voici qu'en sa bouche il y avait une feuille d'olivier toute fraîche.
Alors Noé sut que les eaux avaient diminué de dessus de la terre "
(Genèse, VIII, 11).
Symbole de cette paix retrouvée entre Dieux et les hommes après le déluge, dans la Bible, l'olivier est le premier arbre qui ait émergé des flots, indiquant à Noé que la vie humaine pouvait reprendre sur la surface de la terre.

L'olivier est un arbre centenaire, résistant, qui se contente de peu et pousse contre vents et sécheresse.
Mais sa culture et la technique de l'extraction de l'huile ont nécessité des savoir-faire patients qui se sont accumulés, affinés, améliorés au long des millénaires, et nous sont parvenus au travers de civilisations successives. Un olivier ne produit pas tout seul. Ou plutôt, il produit beaucoup mieux, beaucoup plus, lorsqu'on l'aide.

" Qui laboure ses oliviers les prie de donner du fruit ; qui les fume, le demande ; qui les taille, l'exige "

dit un vieux proverbe issu de la sagesse paysanne.

Selon une vieille légende, la croix du Christ était fabriquée de Cèdre et d'Olivier.

Dans le langage du Moyen-âge, cet arbre symbolisait l'or et l'amour



Dernière édition par Nine le Mer 29 Juil - 0:32, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 28 Juil - 23:50

LA LEGENDE DE L'OLIVIER



Sur la Terre une nuit le Soleil est tombé.
Personne ne l’a vu , sauf peut-être la Lune.
Remontant bien trop vite, il en a oublié
Un petit morceau d’or dans le creux d’une dune.

Ce morceau a fondu en s’étalant partout,
Mare toute dorée ruisselant de lumière.
Elle a chauffé le sol, elle a empli les trous
Pierrailleux et pelés de cette pauvre terre.

Non loin de là poussait un arbre vert-de-gris
Qui a bu goulûment la flaque de soleil.
S’insinuant au coeur de ses tout petits fruits,
Elle les a tirés d’un stérile sommeil.

C’est depuis ce temps-là que les hommes du Sud
Compressent les fruits noirs pour en tirer leur jus.
Et c’est cette huile d’or que l’olivier exsude
Sur les terres pentues du côté de Fréjus.

Vette de Fonclar


Dernière édition par Nine le Jeu 30 Juil - 0:11, édité 3 fois
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LEGENDES DE PROVENCE

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