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 LES HISTOIRES D'A.....

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Nine
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Jeu 18 Nov - 2:54

IF I'M LUCKY


Participation à l'album Sophisticated ladies
Charlie Haden Quartet West


If Im Lucky

If I'm lucky, you will tell me that you care,
That we'll never be apart . . .
If I'm lucky, this will be no light affair,
It's forever, from the start . . .

If I'm lucky, there'll be moonbeams all around,
Shining bright as day . . .
You will hold my hand and you'll understand,
All I cannot seem to say . . .

If I am lucky, there will be a time an' place
You will kiss me, we'll embrace . . .
In that moment, every wishful dream I ever knew
Will come true . . .

If I'm lucky, I will go through the years with you . . .

< instrumental break >

If I am lucky, there will be a time an' place
You will kiss me, we'll embrace . . .
In that moment, every wishful dream I ever knew
Will come true . . .

If I'm lucky, I will go through the years with you . . .

~ from the 20th Century-Fox film "If I'm Lucky"
Words and Music by Eddie Delange and Joseph Myrow

Infos sur l'album SOPHISTICATED LADIES ICI :
http://www.artmony.biz/sorties-d-albums-et-actualites-f121/sophisticated-ladies-charlie-haden-t3656.htm
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Mer 5 Jan - 2:42

L'AMOUR



On vous dira que l'amour est enfant de Bohème, aveugle, sot, éclatant,
qu'il est bleu, rose ou verdâtre...
Qu'il ressemble à un oiseau blessé, qu'il est solennel comme une porte de cathédrale,
qu'il brûle, empoisonne, apaise, irrite...
On vous dira même qu'il durcit les coeurs.
Vous serez mollement convaincus et oublierez bien vite ces fadaises.

Moi je vous dis que l'Amour, l'Amour, le vrai, l'unique, le beau, le tendre,
l'inouï, l'indéfinissable n'est pas une étoile,
pas un chemin perdu, pas une musique.
Il n'est ni de marbre ni de bois.

L'Amour court sur les toits, plonge dans les gouttières, se répand dans les fosses,
s'y vautre, s'évapore jusqu'aux nues, redescend en chute libre,
s'écrase contre la gueule des loups, remonte aussi vite au-dessus de nos têtes,
retombe sous forme de flocons, s'immisce dans nos cous,
s'égare dans nos cheveux, se transforme en particules infiniment ténues,
revient et s'abat comme une grosse vague salée dont l'écume dévaste tout,
n'épargnant que les rats.

L'amour n'est pas un chien galeux, pas un cygne errant,
pas une libellule aux ailes d'argent.
Il n'est ni à droite ni à gauche, ni devant ni derrière.
Il glisse comme une ombre, se fait oublier à chaque heure qui passe,
sursaute avant midi, colle aux semelles, s'en échappe par les trous,
fuit de tous côtés, vole au secours des bien-portants.
Déroutant, il s'arrange pour se faire réveiller à dates fixes.
Prévisible, il sonne comme une cloche fêlée.

L'amour n'est pas une histoire à dormir dans un lit,
pas un roman à l'eau-de-vie, pas un poème acide.
Il n'est ni blanc, ni gris, ni jaune.
L'Amour est un citron peu pressé, une terre battue en neige,
c'est une coquille dans un livre qui sert de cale.
Il monte quand il faut monter, descend quand il faut descendre,
tourne quand il ne faut pas tourner.
L'Amour est un âne, une barrique, une bourrasque inique,
une barricade "ânesque".
Têtu, il transpire à grosses gouttes.

Car enfin l'Amour finit toujours par revenir courir sur les toits,
quels que soient ses masques :
issu des nuages il recouvre tout,
imprègne tout en formant d'inutiles tourbillons que personne ne verra jamais.
Invariablement il surgit en geysers minuscules,
reprend le chemin des gouttières,
retourne à ses fosses pour le seul plaisir de les féconder
avant de s'en extraire et lentement grimper jusqu'à son firmament de brumes et d'azur.

Arroser les toits, mouiller les hommes, humecter l'herbe, baver sur le monde,
envelopper de brouillard têtes et espaces vitaux,
laver les peaux, noyer la planète, tel est le mystère diluvien et infini de l'Amour.

Raphaël Zacharie de Izarra
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Jeu 27 Jan - 1:45

ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR
ALFRED DE MUSSET




CAMILLE
album les duos de Marc Lavoine et Julie Depardieu
Musique composée par François Bernheim


Adieu, Camille


Tu as dix-huit ans
Et tu ne crois pas à l'amour,
Adieu Camille, Adieu Camille, Adieu Camille,
Retourne à ton couvent
Et lorsqu'on te fera de ces récits hideux
Qui t'ont empoisonnée
Réponds ce que je vais te dire :

"J'ai souffert souvent, je m' suis trompée quelquefois, j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu"

J'ai souffert souvent, je me suis trompée quelquefois mais j'ai aimé.
C'est moi qui ai vécu

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, fous, bavards,
Hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels

Toutes les femmes sont perfides, artificieuses,
vaniteuses, curieuses et dépravées

Le monde n'est qu'un égout sans fond
Où les phoques les plus informes rampent et se tordent
sur des montagnes de fange

Mais il y a au monde une chose sainte et sublime
C'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux,
Adieu Camille, adieu, Adieu Camille

J'ai souffert souvent, je m' suis trompé quelquefois, j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu

J'ai souffert souvent, je m' suis trompée quelquefois mais j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu

On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux
On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux

Mais on aime, mais on aime et quand on est sur le bord de sa tombe,
On se retourne pour regarder en arrière, et on se dit et on se dit, Camille :

"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice
créé par mon orgueil et mon ennui"

J'ai souffert souvent, je me suis trompée quelquefois mais j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu

J'ai souffert souvent, je m' suis trompé quelquefois, j'ai aimé,
C'est moi qui ai vécu, adieu Camille, adieu

Tous les hommes sont menteurs

Tu as dix-huit ans et tu n'crois plus à l'amour.
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Jeu 27 Jan - 2:09

Une distance infinie

Par Rainer Maria Rilke

Le partage total entre deux êtres est impossible et
chaque fois que l’on pourrait croire qu’un tel partage a été réalisé,
il s’agit d’un accord qui frustre l’un des partenaires, ou même tous les deux,
de la possibilité de se développer pleinement.

Mais lorsque l’on a pris conscience de la distance infinie
qu’il y aura toujours entre deux êtres humains,
quels qu’ils soient une merveilleuse vie "côte à côte" devient possible :
il faudra que les deux partenaires deviennent capables d’aimer cette distance
qui les sépare et grâce à laquelle chacun des deux aperçoit l’autre entier,
découpé dans le ciel.
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 11 Fév - 9:22

Nicolas Grimaldi : ce qu'aimer veut dire

Dans "Les métamorphoses de l'amour" (Grasset), le philosophe Nicolas Grimaldi fait une lecture précise et ludique de l'amour, entre folie ordinaire et expérience de l'absolu. Où le plaisir est un sacrement qui échappe à la raison.


...Depuis une dizaine d'années, ce professeur émérite à la Sorbonne s'intéresse notamment au désenchantement, aux solitudes, à la démence ordinaire ou encore à l'inhumain - qui a donné son titre à un récent essai*. Ce qui l'intéresse, en fin de compte, ce sont toutes les manières dont l'imagination vient perpétuellement interférer avec le réel. L'amour en est évidemment un cas exemplaire entre tous. Nous "recréons sans cesse en l'imaginant" la personne aimée, que nous avons "inventée plutôt que choisie". Au fil d'une écriture d'une précision digne des classiques, le philosophe propose de l'amour, et des métamorphoses qu'il engendre, une lecture à la fois évidente et à contre-courant.

Le Point : La plupart du temps, nous croyons savoir pourquoi nous aimons telle personne. Vous montrez qu'en fait nous nous racontons des histoires. Quand on aime, ce serait donc sans raison ?

Nicolas Grimaldi : Parmi toutes les puérilités proférées par les philosophes au sujet de l'amour, la plus grande consiste à vouloir lui trouver des causes rationnelles. La beauté et les perfections de la femme aimée expliqueraient l'irrésistible attraction qui porte un homme vers elle. Et pourtant, on aime quelqu'un bien avant d'avoir aucune raison de l'aimer. Inutile de convoquer le coup de foudre, car il n'y a pas d'expérience plus banale : on aime une personne avant même de la connaître et non pas parce qu'on la connaît !

Ce qui voudrait dire qu'"aimer" n'est pas synonyme de "préférer" ?

C'est même exactement le contraire ! L'amour n'est pas une conclusion que nous tirons de nos observations. Ce n'est pas parce que nous admirons de voir tant de perfections réunies en une même personne que nous la récompensons par le trophée de notre amour. S'il en était ainsi, le concours ne serait jamais clos, on accorderait son amour faute de mieux, comme un pis-aller, en attendant un meilleur score... ce qui est aux antipodes de l'amour.

Vous décrivez l'amour comme une folie ordinaire qui évoque aussi la mystique. À sa manière, l'amour serait-il une expérience de l'absolu ?

L'attente est constitutive de la conscience. Or toute attente porte en elle le sens de ce qui ne laisserait plus rien à attendre : l'infini, l'éternité, la perfection, la plénitude... En ce sens, effectivement, l'amour nous fait vivre une expérience de l'absolu. Mais nous la faisons dans nos corps, dans une rencontre au sein du monde, et cet absolu, par conséquent, se trouve sans cesse compromis par la promiscuité avec le relatif.

Parmi vos emprunts au vocabulaire religieux vous parlez également de l'amour comme "révélation". En quel sens ?

En plusieurs sens. La première révélation de l'amour, c'est que la solitude n'est pas insurmontable. Alors que nous sommes dans une solitude naturelle, presque originaire, nous découvrons soudain que l'autre, comme nous, attend un autre pour rompre sa solitude. La deuxième révélation, c'est que l'autre n'est pas fatalement une énigme. Il n'est pas nécessairement incompréhensible. Au contraire, il peut m'être si intime, et je peux lui être si intime, qu'il me semble l'avoir toujours connu et que lui me connaît mieux que je ne me connais moi-même. La troisième révélation " surnaturelle " de l'amour, c'est qu'il existe quelqu'un dont je n'ai pas spontanément à me méfier. L'état d'innocence semble retrouvé. Entre nous, rien ne fait d'ombre, pas d'arrière-pensées, la peur n'a pas lieu d'être. Pas plus que la pudeur. Ni la honte. Elle m'aime comme je suis, je la prends comme elle est...

Et le plaisir sexuel ?

La volupté, elle aussi, évoque l'absolu ! Car le plaisir est la seule expérience qui soit sa propre justification : il se suffit à lui-même. Parvenir à cette transe voluptueuse à deux fait de l'autre, si l'on peut dire, un cocélébrant. En résiliant chacun sa propre identité, en nous rendant plus attentif à l'autre que sensible à nous-même, nous accédons ensemble à des confins de l'absolu. Si furtive que soit cette expérience, elle est intense et obsédante : l'autre en a partagé avec nous le caractère exceptionnel, il est le témoin et le desservant de cette sorte de sacrement que nous avons célébré ensemble.

Faut-il en conclure que la planète des amoureux n'est plus celle où vit encore le reste du monde ?

À eux deux, les amoureux forment un monde qui semble insécable, impénétrable, retranché de l'existence ordinaire. Pourtant, il leur faut continuer à vivre aussi dans le monde ordinaire. Souvent, l'existence amoureuse implique une double vie. Je continue d'être médecin, journaliste, éditeur, professeur, gangster ou proxénète, et puis je suis amoureux. Ce sont deux existences séparées. S'il faut sacrifier l'une à l'autre, je sacrifierai toujours l'existence ordinaire à ce qu'exige notre couple, comme dans Pépé le Moko.

Vous mentionnez ce film de Duvivier où Gabin choisit de mourir par amour, comme vous prenez nombre d'exemples chez Proust ou chez Simenon plutôt que chez Platon ou Schopenhauer. Ils parlent mieux de l'amour ?

Simenon, entre tous, me semble avoir décrit l'expérience amoureuse avec le plus de véracité, de lucidité et de pathétique. Contrairement au Banquet de Platon, l'amour n'est pas suscité chez Simenon par la découverte de la perfection, mais, au contraire, par la disgrâce, l'infortune et la déchéance. Au lieu d'être rendus amoureux par ce que nous pouvons recevoir, nous le sommes aussi, et peut-être plus souvent, par ce que nous pourrions donner. L'amour aurait alors son origine non pas dans un narcissisme originaire, mais dans une générosité vitale spontanée. Cela recoupe une distinction qui me paraît importante entre l'ordre de la représentation et l'ordre de la vie. L'ordre de la représentation est celui où nous sommes soucieux avant tout de l'image que les autres ont de nous, où règne la tentation de plaire, d'être envié et convié. Tout autre est la vie, qui ne cesse de s'épandre et se diffuser comme une lumière ou un flux. Nous vivons d'autant plus que nous transfusons notre propre énergie dans une autre. Il existe en chacun d'entre nous une tension entre l'ordre de la représentation et celui de la vie. Ces deux ordres nous invitent à des expériences amoureuses très différentes. Ou bien la femme aimée sera un avantage de plus pour me faire admirer, ou bien je suis tellement émerveillé de son existence que je voudrais contribuer à son accomplissement.

Globalement, aujourd'hui, il semble que la représentation l'emporte sur la vie. Alors, que devient l'expérience amoureuse ? Inchangée, ou en voie de mutation ?

L'ordre de la représentation n'est pas celui du bonheur mais celui de la rivalité, constante et toujours malheureuse. A ce malheur de la séparation il n'y a de remède que par l'amour. Lui seul, l'amour, peut nous procurer ce sentiment que toute distance, toute séparation, toute opacité sont abolies et que nous vivons dans une nouvelle innocence. C'est pourquoi, à mes yeux, il a de beaux jours devant lui.

Propos recueillis par ROGER-POL DROIT

Les métamorphoses de l'amour (Grasset, 180 p., 13 euros). *L'inhumain (PUF, "Perspectives critiques", 256 p., 17 euros).

http://www.lepoint.fr/culture/nicolas-grimaldi-ce-qu-aimer-veut-dire-03-02-2011-135171_3.php
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Lun 14 Fév - 13:35

La mémoire et la mer
Léo Ferré




"La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le matin mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux des granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Dans cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Quand la mer bergère m'appelle "
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Mer 16 Fév - 1:37

IL N'Y A JAMAIS DE HASARD
MARIE PAULE BELLE




Il n'y a jamais de hasard
Même si c'était un peu tard
Tu es entré dans ma maison
Je t'ai reconnu, un soir
Au fond de la lune noire
J'ai reconnu nos émotions
Il n'y avait plus qu'à y croire
Je t'ai invité à boire
Un philtre d'amour, de passion
J'ai senti monter l'espoir
J'avais du mal à pouvoir
Tenir la conversation
Je nous voyais dans le noir
Pour le plus doux des abandons

C'était comme une évidence
Ce moment trouble et intense
Juste au bord de la perfection
Ne pas freiner l'attirance
Qui m'envahit et je pense
"Pourquoi cette fascination ?
Ce goût de la défaillance
Serait-ce une renaissance ?"
Je me perds dans trop de questions
Je parlais en abondance
De tout, de rien, dans un sens
Je voulais faire diversion
Pour alléger tes défenses
Tout pour alléger nos tensions

Je sentais flotter dans l'air
Un parfum lourd et pervers
J'attendais une conclusion
Le besoin d'être sincère
D'aller tout doucement vers
La vérité sans traduction
Alors, tu as bu ton verre
D'un trait, tu as découvert
Le feu de la situation
Y avait une autre lumière
Dans tes yeux, du bleu, du vert
À en perdre la raison
Et c'est ce qu'on a su faire
Point d'orgue sur la partition

Il n'y a jamais de hasard
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Mer 9 Mai - 0:24

AMOUREUSE
VERONIQUE SANSON & FANNY ARDANT



Une nuit je m'endors avec lui
Mais je sais qu'on nous l'interdit
Et je sens la fièvre qui me mord
Sans que j'aie l'ombre d'un remords

Et l'aurore m'apporte le sommeil
Je ne veux pas qu'arrive le soleil
Quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin

Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Oh ! je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète

Quand il me serre tout contre lui
Quand je sens que j'entre dans sa vie
Je prie pour que le destin m'en sorte
Je prie pour que le diable m'emporte

Et l'angoisse me montre son visage
Elle me force à parler son langage
Mais quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous le jure j'ai du chagrin

Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Non je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète
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