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 LES HISTOIRES D'A.....

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Nine
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MessageSujet: LES HISTOIRES D'A.....   Lun 1 Juin - 15:44

A FLEUR DE BANC
Une histoire d'A....



Georges Brassens
LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher.
Ils se voient déjà doucement
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sur
Et choisissant les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Quand la sainte famille machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Elle leur décoche en passant des propos venimeux
N'empêche que toute la famille
Le père la mère la fille
Le fils le saint esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir se conduire comme eux.

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Que c'est au hasard des rues
Sur un de ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour.

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.


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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Lun 1 Juin - 15:53



Un banc public et il est vert !

Place des Vosges Paris France


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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Lun 1 Juin - 15:56


Mistral Gagnant

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

RENAUD
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Jeu 4 Juin - 19:37

Mano Solo - Botzaris (extrait)



"Les amoureux d'aujourd'hui
Savent qu'il reste des bancs dans Paris
Demain, le Soleil d'hiver
caressera les bouquets fébriles.
De l'espoir plein la gibecière
Ils iront tranquilles
Les pigeons perdront leurs plumes
Avec elles nous écrirons
L'histoire des coeurs du bitume
Qui dans l'espoir nous survivront
C'est sans fin que l'amour citadin
S'allonge sur du bois vert
C'est depuis toujours qu'y habitent l'amour
Et ses discours"



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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 0:10

Central Park New York



Rien n'est petit dans l'amour.
Ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer.

Laure Conan

'histoire du Central Park'

L'éditeur du New Evening Post, William Cullen Bryant, lancera l'idée de la création d'un grand parc en 1850. Il proposera que la municipalité rachète "une terre en friche, laide et répugnante", située très au-delà de la 42ème rue (limite Nord de New York à cette époque).

La ville rachètera la lande rocheuse couverte de marécages, qui abritait des squatters qui élevaient des chèvres et des cochons et servait de décharge à l'occasion. Elle organisera un concours d'architecture qui sera remporté par Frederick Law Olmsted (le théoricien) associé à Calvert Vaux (fort en dessin).

Le biographe d'Olmsted résumera ainsi la philosophie de l'architecte, dont les travaux devaient permettre de soulager les souffrances des victimes de l'exode rural : "La création de grands parcs contribuera à l'amélioration de leur vie et de leur santé, en leur permettant de retrouver une partie de leur campagne d'antan, et de profiter de leurs rares moments libres dans un environnement sylvestre, riches comme pauvres" ... "Après une période d'errance et de recherche d'une carrière qui le satisferait, il devient au mi-temps de sa vie la figure de proue du mouvement des grands parcs urbains et de l'action pour la création et la sauvegarde des paysages naturels à la campagne comme en milieu urbain".

Frederick Law Olmsted composera ses parcs en trois parties. La partie "pastorale" rappellera les grandes plaines gazonnées d'Angleterre, la partie "pittoresque" rehaussera la personnalité de l'emplacement à aménager et la partie "formelle" sera représentée par une fontaine, un plan d'eau ou un belvédère susceptible de devenir un lieu de rassemblement. Il marquera de façon très nette les zones selon leurs usages et construira de petits ouvrages pour éviter les conflits. Un pont ou un tunnel permettra de séparer un chemin de calèche et un sentier pédestre.

Les travaux de terrassement de Central Park débuteront en 1857, malgré l'hostilité des squatters qui se manifesteront de manière très violente. Le chantier mobilisera 4000 ouvriers, principalement des Irlandais et 400 chevaux pendant 16 années. Ils déplaceront des millions de mètres cubes et terre, planteront 500.000 arbres et arbustes et construiront des ponts et des routes. Le budget annuel s'établira à 14 millions $. Central Park ouvrira officiellement en 1873. Il sera classé monument historique en 1965 afin de la protéger de l'appétit de certains promoteurs.

La partie Nord du parc est essentiellement composée de collines et de vallons agrémentés de rochers escarpés. La partie centrale renferme le grand Réservoir d'eau de New York et abrite le Metropolitan Museum of Art qui longe la 5ème avenue. La partie Sud, alterne les pièces d'eau, une avenue de verdure et des prairies sur lesquelles paissaient les moutons jusqu'en 1934.

Le succès de Central Park sera immédiat et ne se démentira jamais. Il verra défiler les plus beaux attelages sera emprunté par les trotteurs s'entraîneront sur les pistes de Harlem. Leonard Jerome, grand-père maternel de Winston Churchill, fondera le prestigieux Coaching Club en 1858 avec le financier August Belmont. Les cyclistes féminines, jugées immorales en raison des vêtements qu'elles devaient porter pour pédaler sur leurs vélocipèdes, s'empareront des allées de Central Park dans les années 1890.

Central Park sera squatté par les sans-abri victimes de la Grande Dépression consécutive au krach boursier de 1929. L'ancien réservoir du Belvédère se transformera en bidonville qui sera surnommé "Hovercity" par dérision. Herbert Hoover dirigera le pays jusqu'en 1933.

Le Parc deviendra un lieu de rassemblement pour les hippies et contestataires dans les années 60 et 70 qui seront marquées par la guerre du Vietnam. Plaque tournante du marché de la drogue et repère de prostitués, l'endroit aura mauvaise presse et sera peu a peu délaissé.

Un organisme privé, le Conservatoire de Central Park (Central Park Conservancy), sera crée en 1980 et doté de moyens financiers importants (près de 100 millions $) provenant de donateurs pour réhabiliter le poumon de New York. Il finance aujourd'hui la moitié du budget d'entretien. Les habitants sont revenus en masse, notamment le week-end qui attire des milliers de coureurs à pieds, de cyclistes, de patineurs et autres sportifs. La circulation automobile est interdite en fin de semaine et certains jours fériés



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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 14:21

Rosemonde Gérard



L'Éternelle Chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille, Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête, Nous nous croirons encore de jeunes amoureux ; Et je te sourirai tout en branlant la tête, Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons assis sous notre treille, Avec de petits yeux attendris et brillants, Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse, Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer. Nous aurons une joie attendrie et très douce, La phrase finissant souvent par un baiser. Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime !" Alors avec grand soin nous le recompterons : Nous nous ressouviendrons de mille choses, même De petits riens exquis dont nous radoterons. Un rayon descendra, d'une caresse douce, Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser, Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse, Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage, Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain, Qu'importeront alors les rides du visage ? Mon amour se fera plus grave et plus serein. Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent ; Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens : Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens. C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge, Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main, Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage, Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur : Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève Pour la ressavourer plus tard avec lenteur. J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare, Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours : Je serai riche alors d'une richesse rare : J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours ! Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève Ma mémoire parfois me rendra la douceur ; Et de ce cher amour qui passe comme un rêve J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille, Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants. Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête, Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan, Et je te sourirai tout en branlant la tête, Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille, Avec de petits yeux attendris et brillants, Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 14:29

Les lectrices de Fernand Piet se connaissent-elles, elles qui lisent vraisemblablement assises sur les bancs d’un même parc, l’une un livre et l’autre une lettre ?

Ou sont-elles là simplement parce qu’elles affectionnent ce lieu calme où elles peuvent lire en toute quiétude sans peur qu’on ne vienne les déranger ?

Ou alors n’est-ce qu’une seule lectrice à deux âges de sa vie?

Comme il est agréable en ce matin où il fait trop froid pour les bancs de parc de m’asseoir là et de les regarder en inventant des histoires. La vie peut être simple, finalement, quand on aime s’adonner à des plaisirs simples.

Toutes deux sont sorties de chez elles avec la même idée. Sans se connaître, elles se dirigent vers le parc. Toutes les deux savent que là, elles seront tranquilles, personne de viendra les déranger.

La jeune dame en bleu a déjà repéré son banc pour elle toute seule afin de savourer sa lettre d’amour. Eh oui, elle voulait la lire sur ce banc, ce banc où ils se sont rencontrés.

La dame en blanc a pris la dernière chaise libre, elle aime bien les chaises, de cette façon personnes ne viendra l’importuner. Elle sorti de son sac son livre qu’elle avait commencé hier et était bien décidée à le terminer aujourd’hui.

C’était une belle journée d’été pour lire.
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 14:51

LA BANC DES DELAISSES



Vendredi quatre heures devant la cathédrale
Dans le clocher les grandes cloches sonnent encore
Au rendez-vous en dessous les remparts
Chaque minute est une éternité

J'entends ta voix qui m'appelle
Je cherche dans la foule sans trouver

J'attends sur le banc des délaissés
J'attends toute seule parmi les milliers
À chaque instant j'espère te trouver
À mes côtés sur le banc des délaissés

Vendredi cinq heures les gens sont pressés
Seuls les pigeons et les touristes sont restés
Les amants se retrouvent sur les quais sous le pont
Ils s'entrelacent serrés et s'embrassent en partant

J'entends ta voix qui m'appelle
Je cherche dans la foule sans trouver

J'attends sur le banc des délaissés
J'attends toute seule parmi les milliers
À chaque instant j'espère te trouver
À mes côtés sur le banc des délaissés

Vendredi sept heures la place est vidée
Y a plus de soleil dans les vallées de cette cité
Les ombres des arbres se rejoignent à mes pieds
Comme la marée montante sur le banc des délaissés

J'entends ta voix qui m'appelle
Je cherche dans la foule sans trouver

J'attends sur le banc des délaissés
J'attends toute seule parmi les milliers
À chaque instant j'espère te trouver
À mes côtés sur le banc des délaissés

Des délaissés
Des délaissés



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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 14:57


Prenons garde à nos dits
Au mal qu’ils peuvent faire
Et à certains non-dits
Tueurs involontaires.
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 15:04

LAISSE ABOYER LES CHIENS
Benjamin Biolay



tu connaissais pas la consigne,mon ange
tu m'as coupé par la racine,mon ange
blanc comme un sachet d'héroine,mon ange
tu connaissais pas les remords,ma belle
ni ce que ça fait d'être mort au ciel
la lune est bleue comme un passeur fidèle

tu connaissais pas les ravines,mon ange
ni le sanglot que je réprime ,mon ange
tu joues avec la carabine,mon ange
tu connaissais pas la consigne,ma belle
fallait-il que tu la devines,ma belle
pour que l'amour enfin soit éternel

on prendra la vie comme on veut
on priera le ciel si non mieux
on s'en mettra plein la panse
on prendra la vie comme elle vient
on ira au ciel si on veut bien
on ne marche plus ,on avance

laisse aboyer les chiens

tu connaissais pas la consigne,mon ange
ma peau maculée d'éosine, mon ange
vois-tu les cheminées d'usine,mon ange

tu connaissais pas le silence,mon coeur
le siège arrière d'une ambulance,mon coeur
c'est trop tard une fois qu'on s'élance son coeur

comme un ange qui passe
comme une fissure dans la glace
comme ta première passe
comme un pauvre en première classe
ça peut te sembler
ça peut te sembler long

comme un ange qui passe
un inconnu dans la glace
qui laisse une trace
ça peut te sembler dégueulasse
ça peut te sembler
ça peut te sembler bon

on prendra la vie comme on veut
on priera le ciel sinon mieux
on s'en mettra plein la panse
on prendra la vie comme elle vient
on prendra la vie si on veut bien
on marche plus,on avance
on prendra la vie comme elle vient
on ne sera plus jamais un chien
on aura des récompenses
on prendra la vie comme on veut
on priera le ciel un jour sur deux
on s'approche plus, on s'avance

laisse aboyer les chiens
la caravane est loin
laisse aboyer les chiens
la caravane est loin

tu n'as pas suivi la consigne,mon ange
tu gis sans vie dans la cuisine orange
vêtu d'un t-shirt et d'un jean à frange


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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 15:51

UN JOUR, TU VERRAS
(Paroles: Mouloudji, G. Van Parys / Musique: Revil)



Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n'importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

Le temps passe si vite
Le soir cachera bien
Nos cœurs, ces deux voleurs
Qui gardent leurs bonheurs

Puis nous arriverons
Sur une place grise
Où les pavés seront doux
A nos âmes grises

Il y aura un bal
Très pauvre et tres banal
Sous un ciel plein de brume
Et de mélancolie

Un aveugle jouera
De l'orgue de barbarie
Cet air pour nous sera
Le plus beau, le plus joli

Puis je t'inviterai
Ta taille je prendrai
Nous danserons tranquille
Loin des gens de la ville

Nous danserons l'amour
Les yeux au fond des yeux
Vers une fin du monde
Vers une nuit profonde

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n'importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons



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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Ven 5 Juin - 16:06

Aimer savoir est humain, savoir aimer est divin.
Joseph Roux



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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Sam 6 Juin - 15:32

LES BANCS PUBLICS

C'est l'histoire d'un banc, là, en bas par la fenêtre.

Les saisons se succèdent, les gens passent, changent, reviennent, et le banc est là, juste là par la fenêtre. Toujours égal à lui-même, il écoute, il guette... il ne juge pas, il connaît toutes les histoires de ces passants, ces habitués, leurs déboires, leurs états d'âme, il les reçoit, ce banc en bois, ce banc en bas, là, juste là.

Il devient une obsession, à tout heure, il règle ces journées interminables, et les mois et les saisons. Et lui, ce banc de bois est, et restera, toujours là, juste là, en bas par la fenêtre.

J’adore les bancs



on y observe beaucoup de choses on y apprend beaucoup aussi
on y rencontre divers visages, les histoires se tissent et prennent vie, on imagine

les bancs me plaisent car il ne refusent personne !

De même qu’il y a des plaques avec les noms de rues, il pouvait y avoir des bancs (pour le repos, la rencontre, la discussion, le bécotage, la lecture, l’attente…).

Et chaque banc est devenu le banc d’une histoire, le banc d’un souvenir, le banc d’un poème …


Dernière édition par Nine le Sam 6 Juin - 16:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Sam 6 Juin - 15:41



Lorsqu'un banc rencontre un autre banc, que peuvent-ils se raconter sinon des histoires de bancs !
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MessageSujet: Re: LES HISTOIRES D'A.....   Sam 6 Juin - 21:14



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