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 MELODY GARDOT

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Nine
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 19 Sep - 5:38

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 2 Oct - 17:44

Melody Gardot - Richard Hawley

Les nouveaux crooners

Melody Gardot est une jeune Américaine surdouée de 24 ans et Richard Hawley, un génial Anglais de 42 ans.
Indifférents aux modes, ces deux habitués de l'hôtel des coeurs brisés
écrivent des ballades à fendre l'âme

D'abord, il y a cette note tenue par une volée de violons,
sur laquelle viennent se poser comme des moineaux sur un fil quelques arpèges de guitare, et les sons féeriques d'un glassharmonica
(inventé par Benjamin Franklin en 1761, magnifié par Mozart)
et d'un cristal Baschet, tout aussi irréels.

Puis s'élèvent, distillés par la voix feutrée de Richard Hawley, la mélodie et les mots d'
«As The Dawn Breaks», le premier brise- coeur de «Truelove's Gutter»,
sixième album de ce génial songwriter anglais de 42 ans.
Une chanson belle et simple comme du Verlaine.

A l'aube, un homme fait un dernier tour dans la petite maison, déjà vidée par les déménageurs, qu'il a longtemps habitée, où ses enfants sont nés.
Pour la dernière fois, il monte dans la petite chambre du haut et grille une cigarette en repensant à tout ce qu'il a vécu entre ces murs, tandis que la lumière naissante glisse au- dessus des toits d'ardoise.
Un oiseau siffle, l'homme sourit.
La vie continue. Mélancolie. Tendresse.

Richard Hawley en a à revendre. Pour les siens, pour ses amis fracassés par les drogues, hantés par la folie,
comme pour tous ceux qu'il croise chaque jour dans les rues et les pubs de Sheffield,
ville que ce fils d'ouvriers n'a jamais quittée.

Il n'y a que huit chansons sur «Truelove's Gutter», mais huit splendeurs,
dont un chef- d'oeuvre absolu, «For Your Lover Give Sometime»,
qu'un Sinatra n'aurait pas laissé passer,
quand un Johnny Cash aurait fait évidemment son miel de «Ashes on The Fire».

On voit par là que Richard Hawley n'est pas le premier auteur de chansonnettes venu. «Truelove's Gutter» appartient à cette catégorie de disques dont vous savez tout de suite qu'ils ne sortiront plus de votre vie.
Dans le boucan généralisé et le désert d'insensibilité qui nous cernent,
ce sont des oasis de fraîcheur, d'ombre bienfaisante, où se murmurent les secrets les mieux partagés du monde,
sur le temps qui use tout, sur les amours qui se meurent,
la douleur qui cloue, la joie qui renaît.
On n'y respire pas l'«air du temps»; ils ignorent les dernières «tendances» :

ils sont d'une beauté sans âge, faite de grâce et d'élégance.

Passion absolue pour la musique

Richard Hawley a une petite soeur américaine, plus jazz que lui, Melody Gardot, née en 1985 à Philadelphie. «My One and Only Thrill»,
son deuxième album sorti il y a quelques mois, rencontre chez nous un beau succès (que son confrère anglais attend toujours : Français, encore un effort...).

Ces deux aventuriers de la chanson perdue semblent avoir retrouvé des secrets de fabrication que détenaient autrefois les Rodgers & Hammerstein, les Harold Arien et, plus près de nous, Randy Newman ou Léonard Cohen.

Leurs disques, complètement intemporels, auraient pu être enregistrés dans les années 1950 ou 1960, ou dans trente ans, peu importe. Melody Gardot et Richard Hawley ont compris depuis longtemps que la mode, par définition, c'est ce qui se démode.

C'est comme ça qu'on finit par écrire des classiques.

Depuis un an, Melody Gardot, constamment en tournée, n'a pas «passé plus de quinze jours aux Etats-Unis».
Elle n'a pas d'appartement fixe
(«tout ce que je possède tient dans les deux valises qui sont là-haut dans ma chambre», dit-elle).

Richard Hawley, lui, se verrait mal s'éloigner de ses 10 000 disques,
de sa maison où il vit avec sa femme et ses trois enfants.

Belle blonde platinée dont une lourde mèche cache les lunettes teintées, Melody Gardot
- son vrai nom -
a tout d'une star glamour des années 1950-60.

Lui, chevelure de jais gominée ornée d'une banane à la Presley 1956,
jean retroussé sur des bottes noires, veste longue à la limite de la redingote,
a la silhouette des prolos anglais des années rockabilly On pourrait continuer le petit jeu des comparaisons,
mais ce serait pour en venir de toute façon à ce qui les réunit :

une passion absolue pour la musique.

C'est leur bouée, leur oxygène, leur thérapie.
C'est qu'ils reviennent de loin ces deux-là.
La souffrance, le désespoir le plus noir, ils connaissent.
D'où sans doute leur amour des ballades.

«Le bruit n'est plus révolutionnaire»,

ironise Richard Hawley, qui a pourtant furieusement cogné sur sa guitare dans ses jeunes années.

A 19 ans, Melody Gardot a été renversée par un 4x4 dans une rue de Philadelphie. Bassin fracassé, traumatisme cérébral : elle passera des mois sur un lit d'hôpital.

C'est là qu'elle écrira ses premières chansons sur les conseils d'un thérapeute. Aujourd'hui encore, elle marche avec une canne, porte des verres teintés pour protéger ses yeux et est toujours victime de troubles de la mémoire qui, en scène, lui font parfois oublier les paroles de ses chansons.
«Quand ça m'arrive, sourit-elle, je scatte...»

Elle ouvre souvent ses concerts avec un vieux gospel chanté a cappella :

«Le gospel, le blues, le jazz ont la même source :
un endroit où il y a de la souffrance.
Je la connais bien, même si je n'ai jamais été esclave.
Mes compositions n'en sont pas formellement,
mais il y a beaucoup de blues dans ma musique.»

A contre-courant

Richard Hawley, lui, a connu la dépendance aux drogues.
Avec ses deux premiers groupes, les Treebounds Story et les Longpips disparus sans laisser de traces, il a mené une vie très rock and roll, excès en tous genres compris.
Sans ses amis de Pulp, de Sheffield comme lui, qui prirent le risque de l'embaucher comme guitariste en dépit de ses «mauvaises habitudes»,
il aurait sans doute sombré.

C'est d'ailleurs Jarvis Cocker, le chanteur dandy de Pulp, qui l'aidera à prendre confiance en lui-même et l'encouragera à enregistrer son premier disque.
Aujourd'hui, Richard Hawley, qui en a fini depuis longtemps avec cet enfer, fait partie des artistes les plus respectés du «métier». Scott Walker, le génie reclus, son modèle absolu, lui a offert son amitié - privilège réservé à quelques rares élus.

En 2004, Richard Hawley avait écrit deux chansons pour Nancy Sinatra, aujourd'hui c'est Shirley Bassey qui vient de faire appel à lui.
Les temps changent.
De son propre aveu, Richard Hawley

«écrit tout le temps. Je ne peux pas m'éloigner de la musique un instant.
Si je n'ai pas tout le temps une guitare sous la main, ça me rend fou».

Troublant, quelques jours plus tard, Melody Gardot utilisera pratiquement les mêmes mots :

«Mes chansons m'arrivent comme ça ! ?
[Elle se frappe la tête, puis désigne le plafond.]

Elles ne m'appartiennent pas, ce sont comme des rêves qui viennent me visiter et qu'il faut honorer.
Quand ces moments-là surgissent, je dois être disponible pour les accueillir, sinon ça peut me rendre folle.»
A ceux qui trouveraient que ces deux-là sont décidément à contre-courant,
on conseillera de méditer ce mot de Milan Kundera :

«Etre dans le vent est une ambition de feuille morte.»


Melody Gardot : «My One and Only Thrill», Verve/Universal. En concert à l'Olympia le 13 novembre (complet).
Richard Hawley : «Truelove's Gutter» (Mute/EMI). Sortie le 5 octobre.

Bernard Loupias
Le Nouvel Observateur - 2343 - 01/10/2009
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 16 Oct - 12:47

Melody Gardot en tournée
dans toute la France en mars-avril 2010 !




Melody Gardot qui est en france en novembre prochain et notamment à Paris le 13 (complet),
reviendra en mars et avril 2010 pour une tournée de plusieurs dates :

25 mars à Bordeaux, 26 mars à Tours, 29 mars à Nice, 30 mars à Marseille, 1 avril à Nantes,
2 avril à Roubaix, 3 avril à Strasbourg, 5 avril à Lyon, du 7 au 9 avril à Paris,
11 avril à Nancy et le 13 avril à Toulouse.

Melody Gardot est une chanteuse, auteur-compositrice de 23 ans née à Philadelphie ;
ce qui est extraordinaire chez elle, c'est sa voix, unique :
elle touche l'âme.
Elle transcende les genres jazz et blues, et propose une envoûtante perspective personnelle
qui plaira à tout amateur de musique.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 23 Oct - 14:25

MELODY CLASSIQUE



Miraculée après un accident de voiture, Melody Gardot réanime, après Madeleine Peyroux, les codes d'un jazz vocal oublié depuis les années 50. Rencontre avec le phénomène jazz du moment.

Dans l'océan du jazz vocal où cohabitent gros poissons (Norah Jones, Diana Krall), petites crevettes (Lisa Ekdahl, Cassandra Wilson) et micro-krill (Stacey Kent, Molly Johnson, Lizz Wright), il n'y avait jusqu'ici que la remuante Madeleine Peyroux à repêcher.
Il faudra désormais compter avec Melody Gardot, frétillante sirène faisant resurgir des souvenirs oubliés.

En réalité, personne n'avait entendu pareil chatoiement depuis les chuchotements félins de Julie London. Mais la sculpturale chanteuse de Cry Me a River n'était qu'interprète.
Melody Gardot compose. Ce n'est pas rien.

Les chansons de son deuxième album *, qui semble tout droit sorti des années 50, derrière une légèreté tout en élégance raffinée, montrent une profondeur vertigineuse : c'est à la suite d'un accident de voiture qui l'a envoyée de longs mois à l'hôpital que la jeune femme s'est mise à composer en apprenant à jouer de la guitare.
Depuis, elle marche avec une canne et masque derrière des lunettes noires les stigmates d'une vie cassée puis réparée.

On trouve dans ces chansons douces-amères de quoi rêver à foison :
la dame emporte le quidam dans une féerie jazz intemporelle idéalement fantasmée, réunissant tous les adorables clichés du genre. Parce que les arrangements - cordes, cuivres - sont d'un classicisme absolu, les bas du front la taxeront de « rétro », l'insulte suprême...

En réalité, la chanteuse a compris qu'en respectant tous les codes d'un genre qu'il ne faut jamais malmener, elle rendra sa musique éternelle. Melody Gardot, qui avoue pourtant avoir écouté «beaucoup de rock et de pop», a décidé de remettre sur son trône un certain jazz disparu : entre ses propres chansons, délirantes de perfection, elle rend hommage à un monument ancestral et revisite, avec une grâce infinie, Over The Rainbow,
la merveille extraite du Magicien d'Oz.
C'est ainsi que l'énigmatique chanteuse enfonce la porte du club très fermé des vraies déesses du jazz.

Lorsqu'on lui demande d'où lui est venue l'idée d'un album aussi somptueusement rétro, la chanteuse ne comprend pas : «Rien ne se passe de la sorte : on n'a pas une grande idée qu'on décide de réaliser... A la base, je suis peintre, et je conçois chaque morceau comme une peinture. Je choisis les couleurs, qui sont les instruments. Je voulais des cordes, c'est sans doute ce qui vous donne l'impression que l'album est rétro, mais ce n'est pas ainsi que je le vois.» Interrogée sur ses talents manifestes pour la composition et les paroles, la Gardot, à nouveau, botte modestement en touche : «Je ne sais pas vraiment si on crée des chansons. Ce sont des instants qu'on attrape, qu'on capte. Il faut savoir les repérer. A vrai dire, la réelle difficulté est de ne pas ruiner ces fulgurances en studio. Il y a tellement de moyens de détruire une belle chanson que c'est presque un exploit de parvenir à traduire fidèlement ce qu'on a en tête. J'ai eu la chance de pouvoir travailler avec des gens exceptionnels qui comprennent et déchiffrent mon approche de peintre.»

Mine de rien, Melody Gardot vient de réaliser ce qui semble bien être un classique.

Le public ne s'y est pas trompé :
l'album caracole dans les meilleures ventes depuis sa sortie, ses concerts à l'Olympia affichent complet (d'autres dates sont prévues pour le printemps), et la critique est massivement extatique. A-t-elle le sentiment de vivre un moment unique dans sa courte carrière ?
« Je suis ravie de l'album, mais je ne m'inquiète pas pour l'avenir.
J'ai encore mille choses à faire.
Le médecin qui s'occupait de moi après mon accident, une femme extraordinaire,
m'a enseigné cette chose fondamentale :
c'est lorsqu'on ne fait plus rien qu'on meurt, physiquement, mentalement ou spirituellement. Depuis que j'ai compris cela, plus rien ne m'inquiète.»

NICOLAS UNGEMUTH
FIGARO MAGAZINE
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 27 Oct - 10:13

Melody Gardot, la grâce



Par Sacha Reins

C'est évident, Serge Gainsbourg aurait adoré Melody Gardot,
poupée de son au patronyme si allusif (c'est pourtant son vrai nom),
jolie blonde fragile et sexy qui a cependant connu un parcours tragique, déjà à 24 ans.

Quand elle en avait seize, une voiture l'a percutée alors qu'elle était à vélo. Fractures du bassin, de la colonne vertébrale, de la boîte crânienne. Elle ne pouvait se souvenir de ce qu'elle avait fait une heure plus tôt. Un médecin lui a conseillé une thérapie musicale, la musique et son exercice pouvant réparer une névropathie du cerveau.
"Pendant des semaines, plusieurs heures par jour, j'ai composé des chansons dans ma chambre d'hôpital et je les enregistrais sur un magnéto numérique pour ne pas tout oublier, dit-elle.
Un jour, un de mes amis, sans me le dire, a mis les chansons sur le Net." Effervescence immédiate.

Depuis, deux albums sont parus, Worrisome Heart, dont le romantisme sobre, les langoureuses lassitudes et le swing léger séduisent dès la première écoute, et My one and only thrill,
un album qui marche avec une grâce pudique, mais somptueuse sur les chemins de la chanson jazzy ouverts par Joni Mitchell.

Melody Gardot appartient au cercle très fermé de ces musiciens hors-norme qui, par la seule magie de leur art et de leur présence, explosent illogiquement dans un monde où ils devraient être totalement anachroniques.
Les précédentes grenades planétaires similaires avaient été dégoupillées par Norah Jones
et Amy Winehouse.

Le 13 novembre à 20h à l'Olympia
- 01 55 27 10 00 - Places de 34 à 50


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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Jeu 5 Nov - 4:17

Tête d'affiche du festival Tendances
La douceur de Melody





mercredi 04.11.2009

Melody Gardot ouvre le festival vendredi

Elle est à la fois la féminité incarnée, la finesse de son art, jeune et fraîche.
Melody Gardot est la nouvelle coqueluche du jazz vocal.

Elle est la tête d'affiche du festival Tendances 2009.
C'est elle qui ouvre le bal, vendredi soir.
Depuis Los Angeles où elle était en concert une semaine avant de venir à Boulogne,
elle répond à nos questions en toute simplicité.

La Semaine dans le Boulonnais :
Comment êtes-vous venue au jazz ?

Melody Gardot :

Tout s'est fait naturellement. Je suis aussi passée par la musique classique.
Ces musiques expriment beaucoup et nous replongent à la source de nos émotions.
Avec la voix, en jazz, j'ai l'impression que c'est encore plus fort.
Et j'adore ça !
Chanter du jazz, c'est comme peindre des mots.
Et puis le jazz, ça n'est pas juste le jazz, cela peut avoir des accents pop, folk, blues...

Cela autorise une grande liberté. Cela change tout le temps, d'un jour à l'autre, d'un soir à l'autre... Vos concerts sont donc à chaque fois très différents ?

Oui, ça change tout le temps. D'abord, nous avons changé la configuration du groupe.
De 7, nous sommes aujourd'hui 4 sur scène, avec un percussionniste,
un bassiste et un dernier musicien qui fait à la fois le saxo, la clarinette...
Il ne peut s'agir d'une copie conforme de l'album.
L'album est une marque dans le temps qui ne peut être reproduite à l'infini.
Nous avons beaucoup travaillé, un an, pour faire ce disque !
Alors inutile de chercher à faire la même chose en une heure sur scène.
Si l'album est un tableau, chaque concert est une esquisse,
la meilleure possible en accord avec le public, l'ambiance...

Après un grave accident, vous avez fait de la musique-thérapie. En quoi cela vous a aidé ?

Au cours de ma convalescence, les médecins ont fait cette suggestion.
J'étais polytraumatisée, je ne parlais plus, je ne marchais plus,
j'avais de gros problèmes de mémoire.
D'ailleurs, c'est encore difficile sur ce dernier point, même si ça va mieux.
J'avais des phrases dans la tête, mais j'étais incapable de les prononcer.
Il y avait comme quelque chose de cassé.
C'est comme ça que je me suis mise à apprendre à jouer de la guitare.
Après l'accident, ça a été ça le premier son que j'ai pu produire.
Je réapprenais à parler en même temps que j'apprenais à jouer.

Aujourd'hui, vous écrivez vos chansons, vos musiques...

Oui, en fait j'écris un peu tout le temps. Mais c'est de plus en plus difficile,
avec les concerts, la promo, etc... C'est un peu comme le travail et le plaisir.
Il faut avoir l'esprit disponible, disposé à cela.
Alors j'essaie de me trouver des petits moments, même si c'est parfois un vrai challenge.

Vous connaissez un succès extraordinaire.
A quel moment avez-vous senti qu'il se passait quelque chose de particulier ?

C'était à Londres. J'y ai passé cinq jours, complètement fous !
J'ai chanté avec Herbie Hancock, répété avec des musiciens fabuleux.
C'était magnifique !

L'amour est un sujet récurrent dans vos chansons...

C'est un sujet sans fin. Il y a toute sorte d'amour, celui que l'on ressent pour son amoureux,
pour un enfant, pour ceux qui nous ont quittés...
Et puis il y a tellement de nuances, des ombres et des lumières...
Il y a tellement de façon d'en parler aussi. Regarder un homme lever les yeux au ciel.
On regarde tous un jour les étoiles... Pas besoin d'histoire, juste un thème que l'on décline.

Dans "Baby I'm a fool" qui est un véritable tube, vous dites quelque chose comme
"je suis de ces fous qui pensent qu'il est bon de tomber amoureux"
Vous le pensez vraiment ?

Bien sûr ! Bien sûr, sinon je ne le chanterais pas ! Pour moi, être amoureux,
c'est merveilleux ! Et je tombe tout le temps amoureuse !

Et pourquoi chanter en français les Étoiles ?

La chanson m'est venue un jour comme ça. J'aime beaucoup le Français.
Je le comprends bien, mais je ne parle pas bien !
Pour moi, c'est une forme de poésie...
J'aime particulièrement la France.

Propos recueillis par
Florence PÉCRIAUX
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 7 Nov - 18:37

Melody Gardot en toute sensibilité



La chanteuse a assuré une séance de dédicaces après son concert
MUSIQUE. Le jazz woman a séduit le public rouennais du hangar 23 jeudi soir.

Atypique, c'est la meilleure façon de qualifier Melody Gardot :
la voix montante du jazz.
Son histoire est loin d'être banale.
Renversée par un 4X4 à 19 ans, elle sort d'un profond coma avant de passer plusieurs mois alitée. Immobilisée, elle se soigne alors par la musique.
Ne pouvant s'asseoir à son piano, elle apprend la guitare en autodidacte
et compose ses premières chansons.
Il suffit que l'une d'elle soit diffusée sur internet pour que le succès arrive.

Mais ne vous y trompez pas, cette femme est loin d'être fragile.
Il ne faut pas s'arrêter à ces lunettes qui la protègent d'une hypersensibilité à la lumière.
Ni à cette canne qu'elle utilise parfois dans ses déplacements.
Sur scène, il se dégage de cette artiste une force et un charisme remarquables.

Elle l'a prouvé en arrivant seule et en chantant a cappella son premier morceau.
Une voix chaleureuse et suave, un sens du rythme aiguisé,
elle a conquis le public en une chanson.
Prenant visiblement beaucoup de plaisir à jouer, elle a réussi à le partager.
Elle a souvent communiqué avec le public à travers d'amusants apartés en « franglais ».
La richesse des mélodies et le savoir-faire des musiciens ont fait le reste.
A l'issue des trois rappels, l'artiste a assuré une longue séance de dédicaces.

Le public rouennais connaissait ses chansons, il a découvert la divine Gardot.

Rouen Jazz Action et le Hangar 23 l'avaient bien pressenti
puisque leur concert affichait complet depuis le 10 septembre.
----------------------------------------------------------------------
Est-ce le drame qu'elle a vécu qui donne à ses textes leur poids de blues,
sous des dehors si séduisants ? Possible.
Mais avec ses deux albums, «Worrisome Heart» (2008)
et surtout le récent et voluptueux «My One and Only Thrill»,
Melody Gardot figure d'ores et déjà parmi les meilleurs songwriters américains actuels.
Et également parmi les plus importantes ventes de disques...
ce qui n'est que justice.
Le tout sans "bruit ni fureur médiaque !.
Nin@rtmony

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 20 Nov - 1:34

Le charme fou de Melody Gardot


Jean-Luc Wachthausen
16/11/2009
Le Figaro

Premier Olympia miraculeux pour la chanteuse américaine,
qui impose sa personnalité mélancolique et lumineuse.


Elle surgit du fond de la salle au milieu des spectateurs,
fine silhouette noire à la crinière blonde découpée par le faisceau d'une poursuite.
Lunettes de soleil, rouge à lèvres flashy, canne à la main,
Melody Gardot est suivie par ses trois musiciens jusqu'à la scène.
Là, elle va verser un peu de sable autour d'elle
avant d'entamer a capella une sorte de chant incantatoire, claquant des doigts,
frappant des pieds, pinçant les cordes de son piano.
Mystère et action.

Il y a parfois des soirées dont on devine qu'elles seront miraculeuses, à
l'instar de ce premier Olympia à guichets fermés d'une jeune artiste de 24 ans
qui impose son propre univers musical, tout en grâce, en élégance, en sincérité.
À l'image de son nouvel album, My One and Only Thrill, déjà disque d'or en France.

En l'espace de quelques minutes, la belle,
mélange étonnant de Betty Boop blonde et de fausse ingénue, donne le ton,
installe un climat envoûtant au fil de chansons aux influences bluesy et gospel,
distillées en anglais comme en français, et qui s'évanouissent dans l'air comme
des volutes de fumée.

Avec sa voix de petite fille, son doux phrasé, ses roucoulades amusées,
ses pointes d'humour et ses larmes vite séchées,
Melody Gardot, à la fois femme enfant et femme fatale,
impose d'emblée sa personnalité lumineuse, son charme fou, entre mélancolie heureuse
(la saudade brésilienne) et sentiments amoureux,
rythmes jazzy et ballades éthérées à fendre le cœur.

Dans la lignée de Norah Jones ou de Joni Mitchell, dont elle est proche,
elle a l'avantage de signer ses propres compositions au piano comme à la guitare.
De même, elle a le chic pour transformer une scie comme Somewhere Over the Rainbow
en petit bijou d'émotion, s'embarquer avec ses musiciens
(saxophone, contrebasse, batterie) dans une relecture d'un standard d'Ellington (Caravan).
Ou encore pour offrir en rappel, dans un français au délicieux accent,
une version bouleversante de La Chanson des vieux amants de Brel
sur la scène où il fit ses adieux il y a plus de quarante ans.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 20 Nov - 1:45

Melody Gardot envoûte l'Olympia



Premier Olympia de rêve pour la jeune chanteuse de Philadelphie.
Intimisme, glamour et chanson française.

Donner en rappel (et en français !) une chanson de Brel, "la chanson des vieux amants".
La jeune américaine Melody Gardot ne pouvait faire plus beau cadeau
au public de l’Olympia qui lui a réservé le 13 novembre un accueil de star.

Pour son premier concert sur la scène mythique du Boulevard des Capucines,
la nouvelle étoile du jazz vocal s’est employée à jouer sur un registre où elle excelle,
alliant le charme des héroïnes des films noirs
(longue chevelure blonde, lunettes noires, robe de couturier, sourire séducteur)
à une expression vocale intime et profonde.
Depuis sa première prestation parisienne, à l’automne dernier (à l’Européen),
Melody Gardot a gagné en maîtrise de la scène et en force émotionnelle.

Accompagnée d’une formation restreinte –
batteur, bassiste, saxophoniste également flutiste et clarinettiste -
Melody se plait à privilégier les ballades mélancoliques,
passant alternativement du piano à la guitare.
N’étant jamais mieux servie que par elle-même,
la chanteuse a proposé au public parisien essentiellement ses propres compositions qui ont assuré le succès de son dernier album ("My one and only thrill"),
installé parmi les meilleures ventes de l’année (déjà plus de 150.000 exemplaires).

"Vous avez mon cœur", a lancé, après deux heures de récital, Melody Gardot,
essuyant quelques larmes.
Le vendredi 13 a, de fait, porté bonheur à la chanteuse rescapée
voici cinq ans d’un dramatique accident de la circulation.

Discographie : "My one and only thrill". Melody Gardot.
Verve-Universal.

En concert à l’Olympia les 7 et 8 avril 2010.

Jean-Louis Lemarchand
La Tribune
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 5 Déc - 13:28


Melody Gardot > Sweet Memory (HQ)

Elle avait laissé un avertissement devant sa loge.
" S’il vous plaît, restez dehors et ne frappez pas à la porte".

Melody Gardot était fébrile hier soir à l’idée de monter, pour la première fois,
sur la scène de l’Olympia.
Elle, l’Américaine francophile qui rêverait d’être naturalisée chez nous
après avoir conquis le public hexagonal grâce à son deuxième album,
« My One and Only Thrill ».
Un beau disque aux accents jazz devenu un succès populaire
notamment cet été où la demoiselle de 24 ans a tenu la dragée
haute à tous les tubes ensoleillée de la saison.
Un succès qui lui a permis de remplir en un clin d’oeil le mythique music-hall
du boulevard des Capucines, aussi bien de puristes,
de novices ou de stars comme Vanessa Paradis, attendue en haut dans la loge VIP.

Aussi ludique qu’envoûtant

Il paraît que Melody ne la connaît pas.
A peine étonnant de la part de cette chanteuse d’un autre monde,
sauvée par la musicothérapie après avoir été renversée par un 4 X 4 qui l’a laissée en miettes,
il y a six ans à Philadelphie.
Revenue de l’enfer, l’Américaine est capable de tout,
comme de surgir hier soir dans le public depuis le fond de la salle,
avançant au milieu d’une assistance médusée.

Tandis que ses consoeurs Diana Krall ou Norah Jones font de leur prestation scénique
des moments d’intimité figés et solennels,
Melody Gardot voulait son premier Olympia aussi ludique qu’envoûtant.

Après sa déambulation parmi les spectateurs, elle montait sur l’estrade pour verser…
du sable autour d’elle avant d’entamer un premier titre a cappella,
tapant des pieds claquant des doigts,
s’imposant d’emblée derrière des lunettes aussi noires que sa robe.

Puis elle chatouillait les cordes de son piano,
les faisait frissonner avant de jouer vraiment avec chaque touche
le temps d’un long morceau vertigineux entouré d’un trio parfait, contrebasse-batterie-cuivre.

Il se passait toujours quelque chose hier soir :
un échange en français avec un spectateur

« Tu veux venir chanter avec moi ? Ah non. Tu aimes le saxophone ? C’est ça ? »

une chanson dans notre langue qui faisait fondre l’auditoire
ou une version en apesanteur de son tube « Baby I’m a Fool ».

Melody Gardot a déjà tout compris en deux albums
et n’est pas près de s’arrêter en si bon chemin.
Elle finissait même en larmes devant cet Olympia aux anges,
en repensant à ses débuts dans la musique il y a cinq ans jour pour jour.
A l’époque, elle se croyait presque morte.
Hier soir, elle pouvait lâcher avec bonheur et en français un généreux
« je t’aime, Paris ».

Melody Gardot reviendra les 7, 8 et 9 avril 2010 à l’Olympia.

Le Parisien
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 22 Déc - 19:15

Melody Gardot, sans conteste La découverte de l'année 2009, vient de passer le seuil des 200 000 ventes en France avec son album My One and Only Thrill et devient ainsi double platine. Cette certification n'est sans aucun doute qu'une étape pour la chanteuse du New Jersey qui reviendra en France dès le mois d'avril pour 3 Olympia...

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 26 Déc - 11:20

Shows à venir

18 févr. 2010 18:00
Westpac Arena Christchurch
19 févr. 2010 18:00
TSB Bank Arena Wellington
20 févr. 2010 16:30
A Day On The Green, Villa Maria Winery Estate Auckland
23 févr. 2010 16:30
An Evening On The Green, King’s Park Perth
26 févr. 2010 19:00
Rod Laver Arena Melbourne
27 févr. 2010 16:00
A Day On The Green, Peter Lehmann Wines, Barossa Valley Tanunda
3 mars 2010 18:00
Brisbane Entertainment Centre Brisbane, Queensland
4 mars 2010 19:00
Sydney Entertainment Centre Sydney
6 mars 2010 16:00
A Day On The Green, Bimbadgen Estate Pokolbin
7 mars 2010 15:00
A Day On The Green, Centennial Vineyards, Bowral Bowral
8 mars 2010 14:30
A Day On The Green, Rochford Wines Coldstream
25 mars 2010 20:00
Theatre Femina Brodeaux
26 mars 2010 20:00
Le Vinci Tours
28 mars 2010 20:00
Conservatorio Milan
29 mars 2010 20:00
L’Acropolis Nice
30 mars 2010 20:00
Palais Des Congres Marseille
1 avr. 2010 20:00
Cite Des Congres Nantes
2 avr. 2010 20:00
Le Colisee Roubaix
3 avr. 2010 20:00
Salle Erasme - Palais Des Congres Strasbourg
5 avr. 2010 20:00
Amphitheatre Lyon
7 avr. 2010 20:00
Olympia Theatre Paris
8 avr. 2010 20:00
Olympia Theatre Paris
9 avr. 2010 20:00
Olympia Theatre Paris
11 avr. 2010 19:00
Salle Poirel Nancy
13 avr. 2010 20:00
Le Casino Toulouse
19 avr. 2010 19:30
Symphony Hall Birmingham
21 avr. 2010 19:00
Lowry Salford, Manchester
23 avr. 2010 19:00
Concert House Malmo
25 avr. 2010 19:00
China Theatre Stockholm
28 avr. 2010 19:00
Concert House Bergen
30 avr. 2010 20:00
Concert House, Hovedsalen Stavanger
1 mai 2010 19:00
Concert House Oslo
2 mai 2010 19:00
Concert House Oslo
4 mai 2010 19:00
Lorensbergsteatern Gothenburg
5 mai 2010 19:00
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 22 Jan - 11:00

VIVEMENT DIMANCHE



A l'occasion de la sortie de son livre « Droits d'inventaire »,
François Hollande sera l'invité de Michel Drucker,
dimanche 24 janvier à 14:10 sur France 2.

Seront à leurs côtés :

Jean-Pierre Jouyet, Eddy Mitchell, Melody Gardot, La Grande Sophie, Annie Duperey,
Sarah Giraudeau, Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Benjamin Biolay,
Stéphane Guillon, Le groupe Soft.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 25 Jan - 0:27

LA CHANSON DES VIEUX AMANTS DE BREL
PAR MELODY GARDOT



Melody Gardot covering "la Chanson des Vieux Amants" (Jacques Brel)
at the Olympia in Paris on November 13, 2009.
This was the last encore for this beautiful night in Paris. With David Preston (guitar).

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 25 Jan - 0:43

wicked ride

Melody gardot - wicked ride
Un titre qui ne figure pas sur ses albums.
“Quand on parle de chanter le blues, ce n'est pas un style ou un genre:
c'est un feeling“,
explique-t-elle, refusant les chapelles.
“Je suis plutôt attirée par la musique qui adoucit, souvent dans un genre doux et sans prétention.
La musique peut accomplir des miracles au niveau de l'esprit”.
De l'esprit et du corps.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Dim 31 Jan - 16:33

INTERVIEWS Melody Gardot 15-01-2010



Son deuxième album, “My One And Only Thrill”, l’a imposé comme la nouvelle égérie du jazz grand public. A l’origine de cette étrange passion d’une jeune femme de sa génération pour le mood swing, un accident qui faillit lui coûter la vie. Dans Rolling Stone, Gardot talks !

S’il fallait encore se convaincre que la cohabitation entre 4x4 et cyclistes en milieu urbain tient du fantasme, Melody Gardot en serait une parfaite illustration. Elle a failli y laisser la vie il y a cinq ans. Refus de priorité, coma, multiples fractures, traitements lourds, rééducation, notamment par la musique : Gardot s’est déjà longuement expliqué sur ce douloureux épisode de son existence.

Elle est la première à l’admettre, cet accident a changé son destin. Sans lui, la musique n’aurait probablement jamais été autre chose qu’un moyen de financer ses études de stylisme en jouant du piano dans les bars de Philadelphie, sa ville natale. Sans lui, jamais un de ses deux albums (My One And Only Thrill, le deuxième après “Worrisome Heart” il y a deux ans) n’aurait à ce point affolé les compteurs à travers le monde.

Mais si quelques séquelles sont encore visibles (des lunettes pour la préserver d’une trop forte lumière, une canne qu’elle s’est plu à baptiser “Citizen Cane”) et d’autres demeurent du domaine plus privé, on voudrait, tout comme elle mais certainement moins qu’elle, passer à autre chose. Tout en s’excusant de ne pas y parvenir encore tout à fait…

La musique fut une thérapie pour vous. Dans quelle mesure l’est-elle encore aujourd’hui ?

Elle l’est et le restera, juste d’une façon différente. La musique est par définition une thérapie, comme l’art en général, puisque c’est une forme d’expression. Que ce soit à cause d’une douleur physique ou une douleur émotionnelle, nous écrivons et nous écoutons pour les mêmes raisons.

Vous l’avez souvent dit, l’inspiration est née de l’adversité. Ne craignez-vous pas que l’inspiration vous abandonne maintenant que les choses vont mieux, que le succès est au rendez-vous, etc. ?

Ça ne me fait pas peur pour la simple raison que ma définition du succès m’est propre et ne correspond pas forcément à l’interprétation que d’autres s’en font. La vraie réussite, c’est le bonheur, et ma bataille ne s’arrête pas parce que je joue sur une scène à Tokyo devant 5000 personnes, même si j’en suis très honorée. Les choses ne se simplifient pas pour autant, mes problèmes de dos ou aux jambes ne se sont soudain pas évaporés avec le nombre d’albums vendus. Le succès est un autre accident dans ma vie, et j’ai la prétention de penser que ces différents accidents, l’éventail de ceux-ci entre les bons et les mauvais, me permettront de rester toujours humble.

Aucun risque donc que la diva que vous aimez incarner sur scène devienne une personne réelle ?

C’est ce que je veux croire. Tiens, un exemple encore récent. Il y a trois mois, nous étions à Los Angeles pour tourner une vidéo et, le soir, mon manager m’invite à dîner. Le vin qu’il a choisi était si bon que j’ai voulu savoir ce que c’était. Quand j’ai vu le prix, j’ai fondu en larmes. Il m’a demandé ce que j’avais et c’est tout juste si j’ai réussi à lui dire : « Tu viens de commander une bouteille de vin qui vaut autant d’argent qu’il m’en fallait pour tenir un mois il y a encore un an et demi !”. Quand, à un moment de ta vie, tu t’es retrouvée sans rien, impossible de l’oublier complètement ensuite. Au contraire, cela t’aide à avancer avec prudence et retenue. Et puis il y a un proverbe qui m’est toujours resté : « Le luxe du confort, c’est la destruction de la passion de l’âme… » Bref, je n’ai jamais couru après le confort (rires) !

On imagine que le grand projet de couverture sociale de Barack Obama a une résonance particulière chez vous.

Forcément, et en même temps, je ne suis pas aujourd’hui la mieux placée pour en parler. J’ai fait le choix de ne plus vivre aux Etats-Unis jusqu’à nouvel ordre. Qui plus est, j’ai la chance aujourd’hui d’avoir trouvé des solutions à certains de mes problèmes dans les médecines orientales. Les Etats-Unis sont à un moment important de leur réflexion globale sur la médecine et les soins, et cela va bien au-delà d’Obama. Mais je ne suis pas une politicienne, juste une musicienne, et ma voix n’a que très peu de poids dans ce débat, a fortiori quand j’ai le luxe de pouvoir vivre où bon me semble aujourd’hui. Je n’en oublie pas pour autant les gens qui sont confrontés à ces difficultés dans mon pays, pas plus que je n’oublie que l’une de mes plus grandes bagarres était encore il y a peu d’obtenir un simple oui quand j’avais besoin de voir un docteur…

J’ai entendu que vos chansons vous venaient souvent suite à vos rêves. De quoi étaient faits les plus récents ?

Hum… L’un de derniers dont je me souviens impliquait Miles Davis. J’avais eu une prise de bec avec mon groupe - ce qui n’arrive jamais dans la réalité – car nous étions en désaccord sur quelle formation adopter sur scène. Ils n’avaient pas voulu en démordre et m’avaient planté là. Et c’est à ce moment que Miles, qui avait tout observé, s’est avancé avec sa trompette et m’a fait signe de prendre ma guitare. Je pouvais voir jusqu’au moindre détail de son visage, ses yeux, ses mains. Et je me suis réveillée, presque en colère que le rêve s’interrompe comme ça !

De là à en faire une chanson…

Le temps nous le dira… Je ne sais pas encore trop bien à quoi ressembleront les prochaines chansons, même si mes différentes visites au Portugal, au Brésil et en Argentine m’ont beaucoup marqué et qu’il y a de fortes chances que cela influe sur elles.

Pendant votre période piano-bar, quelle était la reprise que vous détestiez le plus jouer parmi celles qu’on vous réclamait ?

“Piano Man” de Billy Joel ! J’avais beau essayer tous les arguments auprès de ceux qui me la demandaient, dire que j’étais une femme pianiste et non un homme, elle revenait sans arrêt…

Entre Bardot et Garbo, où situer Gardot ?

Aucune idée. Ceci dit, deux passants ont indirectement répondu à cette question il y a quelque temps. Je m’étais installé sur un banc de la Place des Vosges et sorti ma guitare. Là, deux types m’ont apostrophé : « Hey, Bardot ! ». Ce à quoi j’ai bien sûr répondu : « C’est pas Bardot mais Gardot ! » Et eux d’insister : « Mais vous avez les mêmes jambes et les mêmes cheveux ! » Que pouvais-je rajouter à ça ? Va pour Bardot, donc (rires) !!


Par Xavier Bonnet

http://www.rollingstone.fr/Melody-Gardot_1611.html?artpage=2-2
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 1 Fév - 13:22

Melody Gardot, nouvelle édition de “My One and Only Thrill”


Quel parcours incroyable en l’espace de 20 mois ! Un album doublement serti de platine. A seulement 24 ans et 2 albums, Melody Gardot a conquis la planète et est aujourd’hui en passe de devenir la Diva Jazz de la future décennie.

Le premier album de Melody Gardot s’intitulait Worrisome Heart et, selon l'hebdomadaire anglais The Sunday Times, ce disque témoignait “d'un talent remarquable, incontestable”, avec des chansons sereines d'une poésie pleine de nostalgie, servies par des arrangements subtiles.
Et voilà que son nouvel album My One And Only Thrill sorti en avril 2009 représente un grand bond artistique, et est en passe de devenir le phénomène jazz de ce début de décade.

Eddy Mitchell ne s’y est pas trompé. Dans cette nouvelle édition de l’album, on retrouve en titre bonus un duo avec le crooner français. La chanson “Over the Rainbow”, reprise de la célèbre bande originale du film Le Magicien d’Oz, est ici divinement interprétée par ces deux magiciens de la chanson.
Il faudrait posséder un cœur de pierre pour rester indifférent à cette nouvelle édition.
Et quand l'album est terminé (comme le disait si justement Irving Berlin), la chanson est finie, mais la Melody s'attarde…

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Jeu 11 Fév - 21:00

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 24 Fév - 11:07

Le Festival International de Jazz de Montréal

est un des plus importants festivals de Jazz du monde.
La ville organise près de 500 concerts gratuits ou payants qui ont lieu en plein air ou en salle.
De nombreux musiciens de grande renommée comme
Stevie Wonder, Sony Rollins ou Melody Gardot se réuniront à Montréal
du 25 juin au 6 juillet 2010
pour honorer la musique jazzy d'hier et d'aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Jeu 25 Fév - 20:23

Melody Gardot en concert à Strasbourg et Nancy


La jeune révélation jazz fera étape en avril, dans le Grand Est.

Jeune révélation jazz de 24 ans, Melody Gardot a tout d’une grande.
Il faudrait posséder un cœur de pierre pour rester indifférent à son poignant
My one and only thrill (« mon unique frisson »),
qui consacre le timbre et l’écriture de cette originale
au parcours aussi cabossé que féerique.
Gravement accidentée à l’âge de 19 ans, Melody a flirté avec la mort
— un postulat qui lui confère aujourd’hui le statut d’une vestale du memento mori,
avec une présence lyrique et musicale qui n’est pas de son âge.

Y ALLER Palais de la musique et des congrès, place de Bordeaux à Strasbourg,
le 3 avril à 20 h ; Salle Poirel, 3 rue Victor-Poirel à Nancy, le 11 avril à 19 h.
Tarifs : 50 € à 33 €. Locations : Fnac, Ticketnet.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 3 Mar - 10:42

Made In Normandie
Le jazz britannique sous les pommiers



*
Mélody Gardot, l'une des têtes d'affiche de la 29e édition de Jazz sous les pommiers.


Le 29e Jazz sous les pommiers de Coutances, du 8 au 15 mai, a été dévoilé.
Plus international que jamais.

Festival renommé.

Le choix du guitariste Pat Metheny d'entamer sa tournée mondiale
en janvier à Coutances en témoigne :
« Jazz sous les pommiers affirme de plus en plus sa qualité de festival international,
constate Denis Le Bas, son directeur. Sa notoriété est croissante.
Il a aujourd'hui sa place auprès des grands festivals européens. »
19 nationalités sont invitées Cuba, l'Arménie, le Liban,
le Burundi, la Mongolie (une première).

La recette du succès.

« Un mélange de professionnalisme et la touche d'artisanat »
fait le succès du festival : dimanche en fanfares,
spectacles de rue, des créations avec le saxophoniste anglais Andy Sheppard,
des grands noms comme John Mc Laughlin
« après lequel nous courrions depuis des années »,
Mélody Gardot, Joshua Redman en duo avec Brad Mehldau,
Roy Hargrove, Paolo Fresu en duo avec Uri Caine,
le violoncelliste Vincent Segal ou encore le chanteur belge David Linx.

Pour nombre d'entre eux, ce sera le premier voire l'un des très rares concerts en France.

Le jazz britannique, invité de marque.

Le jazz outre Manche a des couleurs et des influences différentes du nôtre.
Huit groupes issus de la jeune scène britannique sont programmés
Empirical, Portico quartet, James Morton's Porkchop, Arun,
Ghosh indo jazz sextet, Get the blessing,
Bonobo live et John McLaughlin & the 4th dimension.
Pour la plupart, ce sera la première fois qu'ils joueront sur scène.

Céline GUITTON.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Dim 7 Mar - 22:46

Bangkok Jazz Festival


Date de debut 2010.03.09 18:00
Date de fin 2010.03.14 22:00
Des tas de concerts de jazz, tous les soirs devant le Central World cette semaine,
avec des artistes internationaux et la participation des universités de musique de Thaïlande
et de la région

Description

De mardi à dimanche, deux grands concerts auront lieu chaque soir à 19h et 20h30,
dans une tente climatisée devant Central World.
Il y en aura pour tous les gouts, des voix douces des chanteuses comme
Annekei, Inger Marie, ou Melody Gardot,

jusqu’aux sessions animées et festives de soulbop mercredi, en passant par du jazz-rock progressif scandinave enflammé avec Jazz Kamikaze vendredi.

Christian McBride, Chieli Minucci et Special EFX, Randy Brecker, Bill Evans, Bob James…
autant de beaux noms à l’affiche !
Parallèlement, sur une scène ouverte à tous, les groupes de jazz de fameuses universités thaïlandaises (Mahidol, Chulalongkorn, Silapakorn) et des professeurs venus du Japon,
de la Corée, d’Inde ou de Malaisie animeront une scène éducative !

Tickets :
sur la scène principale, tous les concerts ne sont pas au même prix (1000, 1200/ 1200,1500/ 1500, 1800 bahts). Tous les détails sur le site de Thai ticket major
Contact 0 2262 3456 ou contact_us@thaiticketmajor.com
Adresse Central World
99/99 Rama 1 Road
Patumwan, Bangkok Thaïlande
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 15 Mar - 0:46

50e Jazz à Juan 
la piste aux étoiles




Diana Krall et Keith Jarrett mais aussi David Sanborn,
Dee Dee Bridgewater, George Benson, Melody Gardot et Marcus Miller
seront à l’affiche de la 50e édition du festival Jazz à Juan,
qui se déroulera du 14 au 25 juillet à Antibes/Juan-les-Pins.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 16 Mar - 11:01

MELODY GARDOT

Melody Gardot > Worrisome Heart (HQ)

I need a hand with my worrisome heart
I need a hand with my worrisome heart
I would be lucky to find me a man
Who could love me the way that I am
With this here worrisome heart
I need a break from my troubling ways
I need a break from my troubling ways
I would be lucky to find me a man
Who could love me the way that I am
With all my troubling ways
I need a man who got no baggage to claim
I need a man who got no baggage to claim
I would be lucky to find me a man
Who could love me the way that I am
A worrisome troubling baggage free modern day dame,
Said a worrisome troubling baggage free modern day dame
Ain’t no body the same
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 29 Mar - 18:53

MELODY GARDOT
AU FEMINA A BORDEAUX



Baby I'am a fool acoustique live.

Le Concert :

Melody Gardot et son groupe commencent derrière un rideau transparent,
n'apparaissant qu'en ombres chinoises.
Petite improvisation de quelques minutes avant le début du concert
proprement dit suite au tomber de rideau.

Batteur, contrebassiste, sax / clarinette / flûte traversière
et Melody qui alterne piano et guitare en plus du chant.
Du classique, certes, mais ça a suffi pour offrir un spectacle de très haute volée,
sans qu'à aucun moment il y ait une dimension pesante ou une ambiance trop feutrée.
Non, c'est vivant, organique, avec des subtilités qui se glissent dans l'instrumentation,
plus vivante et dynamique que sur le disque.

Le batteur alterne avec brio les coups de sang et les caresses subtiles,
le contrebassiste se charge quant à lui d'insuffler une bonne dose de groove
(version exceptionnelle de "Worrisome Heart" !)
et le sax... Lui, ça se passe de mots :
dextérité, talent et sensualité,
il maîtrise à la perfection toutes les nuances que permet l'instrument.
Et ce trio, associé au talent de Melody Gardot et à sa voix,
a donné une nouvelle vie aux titres des disques.

C'est chaleureux, envoûtant pour tout dire :

le charme ne descend jamais d'intensité,
des titres comme "Baby I'm a Fool", "Lover Undercover"
ou "Your Love Is As Black As the Night" captivent l'audience,
et les plus légers "If the Stars Were Mine" et "Who Will Comfort Me"
montrent une jeune femme pleine de talent,
mais aussi à l'aise sur scène malgré ses handicaps,
faisant preuve d'une belle présence et de pas mal d'humour.

Le concert s'est déroulé ainsi, dans une ambiance nimbée de jazz,
de touches de bossa ou de soul,
évoquant parfois les films noirs des années 50 ("Love Me Like a River Does").

Et derrière la sophistication de l'apparence de la chanteuse
(femme fatale, talons hauts, une classe magnifique)
se cache un vrai sens du partage,
car elle a fait monter sur scène un homme et (je pense) son fils croisés dans la rue,
pour venir jouer un peu avec elle et son groupe,
l'adulte à l'accordéon, le fiston au djembé, pour un beau moment de partage musical.

Un dernier titre exécuté a capella, blues jusqu'au bout des ongles,
et Melody Gardot se retire au bout du deuxième rappel,
sous une ovation splendide.

Une grande dame de la musique, c'est déjà ce qu'est la jeune Américaine.
Et dire qu'elle n'a que 25 ans...


Mickael Choisi de Crystal frontier
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