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 RUDOLF NOUREEV

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liliane
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MessageSujet: RUDOLF NOUREEV   Ven 8 Mai - 9:52

Rudolf Noureev, histoire d'un mythe au parcours d'insoumis



Rudolf Noureev is dead ! C'est le titre du spectacle de l'écrivain et interprète Christophe Fiat à l'affiche des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. Dead, Noureev ? Il bouge encore. Le danseur et chorégraphe le plus photographié au monde, mort du sida en 1993 à 54 ans, suscite toujours la passion. Une salle de l'exposition qui se tient à partir du 9 mai au Centre national du costume de scène et de la scénographie (CNCS), à Moulins (Allier), autour de ses costumes et photos, n'est consacrée qu'à des couvertures de journaux de tous les pays du monde ayant fait leur "une" avec cette superstar.


Comment un danseur classique, aussi génial soit-il, a-t-il pu devenir un mythe ? Noureev était beau, charismatique, séducteur et sexy en diable, déterminé à décrocher la gloire. "Personne ne m'arrive à la cheville", disait-il. "C'est vrai qu'il était extraordinaire, se souvient René Sirvin, journaliste au Figaro, qui fut le premier à interviewer Noureev, le 18 mai 1961. Mais il avait beau créer des émeutes, il a fallu l'événement de l'aéroport du Bourget pour que la presse mondiale en parle."


L'événement du Bourget, c'est le passage à l'Ouest le plus incroyable qu'un artiste ait effectué. Une "évasion", selon René Sirvin, dans la lignée des romans d'espionnage de la guerre froide. On est le 16 juin 1961. En tournée à Paris avec le Kirov, Noureev est sommé de rentrer à Moscou. Alors qu'il va embarquer dans l'avion sous la surveillance du KGB, il se réfugie d'un bond auprès de policiers français. Le danseur soviétique bascule dans la célébrité, mais sera considéré comme un traître dans son pays. Il n'y retournera qu'en 1989.

La saga commence. Tous les bruits circulent. Entre KGB et CIA, vérités ou fictions, l'histoire de Noureev déborde d'événements rocambolesques. Rien que sa jeunesse ressemble à un film. Noureev, quatrième enfant et seul fils de Hamet et Farida Noureev, est né le 17 mars 1938, à bord du Transsibérien, dans la région du lac Baïkal. Gamin malingre et misérable, il passe son enfance à Oufa. "Il couchait sur la terre battue, était toujours affamé", raconte René Sirvin.

Cette pauvreté extrême a hanté Noureev. Pour Martine Kahane, directrice du CNCS et commissaire de l'exposition Noureev, elle est fondatrice de sa personnalité. "Parmi la centaine de costumes que nous exposons, certains sont usés à un point inimaginable, reprisés de partout. La vraie vie de celui qui a vécu parmi les grands et les riches était dans ses sacs de voyage. Ils contenaient simplement ses chaussons, ses collants, ses costumes et son thermos de thé."

Bête de scène, Noureev défraye aussi la chronique par son appétit sexuel. "C'était sa manière de décompresser, je crois", glisse Martine Kahane. Homosexuel, il devient non seulement une icône politique mais érotique. "En pleine guerre froide et expansion de la culture de masse capitaliste, il est la bonne personne au bon moment, commente Christophe Fiat. Il est emblématique de la libération sexuelle dans les années 1960. Il séduit les foules, apparaît en compagnie de femmes riches comme Jackie Kennedy, mais ses amants sont des hommes, ses escort boys." Le mythe meurt jeune, fauché par la maladie, "symbole des années sida après avoir vécu sa vie sous le signe de l'excès".


Au travail, Noureev se révèle forcené. Etoile du Kirov à la fin des années 1950, il se faisait filmer par un de ses amants pour regarder ensuite les prises et améliorer sa prestation. Directeur de la danse de l'Opéra de Paris de 1983 à 1989, il valorise le rôle du Prince dans les ballets du répertoire. Il rallonge et complexifie ses variations, en rajoute même parfois, plaçant la barre à des hauteurs techniques jamais vues.

Excessif, flamboyant, entre carnets mondains et tabloïds, possédant des maisons partout dans le monde, le côté pile de Noureev rutile. Côté face, rien ne va de soi. "Il n'aimait pas son corps, raconte Mme Kahane. Il se trouvait trop petit (1,73 m) et avait fait dessiner des modèles de pourpoint spéciaux pour allonger ses bras. Il a voulu la gloire, l'a eue et en a payé le prix."

Solitaire, mais encore, malheureux, timide et doux... "C'était un sentimental qui rêvait d'avoir une famille, se souvient Florence Clerc, danseuse étoile de l'Opéra de Paris. Je l'ai connu de très près à l'Opéra. J'appartenais aussi à sa compagnie, et l'on tournait beaucoup. Il était si séducteur qu'on ne pouvait rien lui refuser. C'était quelqu'un d'adorable." Et inspirant les plus grands. Maurice Béjart chorégraphia pour lui Le Chant du compagnon errant (1971), Martha Graham lui tailla un Lucifer (1975) sur mesure, le cinéaste britannique Ken Russell l'habilla en Valentino (1977). Noureev fut et restera un moteur à fantasmes.



Exposition Rudolf Noureev. CNCS, route de Montilly, Moulins (Allier). Tél. : 04-70-20-76-20. De 2,50 € à 5 €. Du 9 mai au 11 novembre.

Rudolf Noureev is dead, de Christophe Fiat. Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. MC93, Bobigny (Seine-Saint-Denis). Tél. : 01-55-82-08-01. Les 16 et 17 mai.


Rosita Boisseau

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/05/07/rudolf-noureev-histoire-d-un-mythe-au-parcours-d-insoumis_1190145_3246.html#ens_id=1190211


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MessageSujet: Re: RUDOLF NOUREEV   Sam 16 Juin - 8:17


Rudolf Noureïev échappe aux griffes du KGB grâce à l'ex-fiancée du fils de Malraux.

Au Bourget, juste avant d'embarquer pour Moscou, le danseur tatar demande l'asile politique à deux policiers avertis par Clara.


Jamais aucun bond de Nijinski n'a égalé celui que fait Rudolf Noureïev le 16 juin 1961 pour se réfugier dans les bras de deux policiers français. Un bond qui le fait passer à l'Ouest, un bond qui le sort des griffes de l'Ours soviétique. Pourtant, rien n'a été prémédité par le jeune Tatar de 23 ans, l'étoile du Kirov. Le matin même, en faisant ses bagages, il ignorait encore que son destin allait brutalement basculer dans la journée. Il pensait qu'il allait s'envoler avec le reste de la troupe du Kirov pour Londres, la prochaine étape de leur tournée européenne.

À l'aéroport du Bourget, deux Russes s'approchent de Noureïev pour lui apprendre qu'il n'accompagnera pas ses camarades en Angleterre, et qu'il doit prendre un avion pour Moscou afin de se rendre au chevet de sa maman malade. Il suffit d'une seconde au danseur pour comprendre que ce n'est qu'un prétexte. Les autorités soviétiques veulent le réencager en URSS, pour le punir de son indiscipline parisienne. Pour le punir d'avoir fréquenté des étrangers malgré les consignes. Pour le punir de son indépendance. Du reste, si les Soviétiques l'ont autorisé à sortir du pays, c'est uniquement parce que le danseur étoile du Kirov s'était blessé quelque temps avant le départ.

Intercepté par deux agents du KGB


Bref, à Paris, Noureïev n'en a fait, comme à son habitude, qu'à sa tête, grisé par le vent de la liberté. Il n'a cessé de sortir avec ses nouveaux amis français, dont le danseur Pierre Lacotte et Clara Saint. Cette dernière était la fiancée de Vincent, fils d'André Malraux, qui vient de mourir dans un accident de voiture avec son frère. C'est parce que les Soviétiques craignent la désertion de leur danseur étoile qu'ils programment son rapatriement. En entendant la consigne des deux sbires du KGB, Noureïev est effondré. Pierre Lacotte raconte : "Il s'est jeté sur moi en me disant : On vient de me parler, c'est terrible, c'est fini... On me renvoie en Union soviétique. Plus jamais je ne danserai ! Sauve-moi ! Je vais terminer en Sibérie... Il parlait doucement pour qu'on ne l'entende pas, mais ses mots étaient d'une telle violence que j'avais l'impression qu'il hurlait. Je ne savais pas comment le calmer."

Le danseur français ne sait pas comment aider son ami. Si, il a une idée : prévenir Clara Saint. Comme ex-future belle-fille du ministre de la Culture, elle saura quoi faire. Surveillé lui aussi du coin de l'oeil par les agents du KGB, Lacotte écrit le nom et le numéro de téléphone de la jeune femme sur un morceau de papier qu'il parvient à glisser à un inconnu. Commence alors une longue attente pour les deux hommes. Va-t-elle venir ? La voilà ! Repérant Rudolf assis au bar de l'aéroport, elle se précipite sur lui. Les deux agents du KGB l'interceptent, mais, jouant de son charme, elle arrive à les amadouer en leur faisant comprendre qu'elle est venue dire un dernier adieu à son ami.

Un dernier baiser

Clara et Noureïev échangent rapidement quelques mots en anglais : "Je veux rester là. S'il te plaît, aide-moi !" Elle s'inquiète : "Es-tu sûr ?" "Yes I'm sure." En arrivant au Bourget, Clara avait repéré une antenne de la police française à l'étage supérieur, elle y court. Elle interpelle un policier qui s'y trouve : "Il y a en bas deux gardes du KGB qui veulent ramener de force un danseur du Kirov dans son pays, alors qu'il ne le veut pas." Son interlocuteur se méfie : "Êtes-vous sûre de ce que vous dites ? C'est vraiment un danseur ? Vous êtes certaine que ce n'est pas un scientifique ?" Elle insiste : "Oui, oui, sûre. Je le connais." Après s'être laissé convaincre, le fonctionnaire explique à Clara : "Nous ne pouvons pas aller le chercher. Il doit venir vers nous. Débrouillez-vous pour l'isoler et lui expliquer tout cela. Nous vous rejoignons au bar."

Aussitôt, Clara court rejoindre Noureïev. Son coeur bat la chamade. Jamais elle n'aurait pensé être l'héroïne d'un roman d'espionnage. Pas de faux pas, ou son ami disparaîtra à jamais. Les agents du KGB ne voient pas pourquoi elle revient. Ils veulent l'écarter, mais elle leur fait comprendre qu'elle souhaite faire un dernier baiser à Noureïev. Da ! Elle se penche vers son ami et lui souffle : "Regarde les deux policiers accoudés au bar. Tu vas vers eux et tu leur dis que tu veux rester ici." Tout en l'embrassant, il s'enquiert, angoissé : "Tu crois vraiment ?" "Oui, j'en suis sûre."

Haute trahison

Clara s'éloigne. Il se rassoit. Vite, il n'a plus que quelques secondes pour agir. Il a peur. Cela ne marchera jamais. Soudain, il se décide. Rudolf bondit sur ses pieds et s'enfuit à toutes jambes vers les deux policiers. Ses deux anges gardiens sont pris de vitesse. Déjà, le danseur interpelle les deux Français : "I want to stay in France! I want to stay in France!" Noureïev tremble de tous ses membres. Il voit les deux armoires à glace du KGB se précipiter sur lui, tenter de le saisir, en russe ils crient à l'enlèvement, mais les deux policiers français ne se laissent pas impressionner.

Ils entraînent l'étoile du Kirov, blême, dans une pièce pour lui demander de bien réfléchir à sa décision. Puis ils sortent en le laissant seul. Durant vingt minutes, Noureïev hésite. S'il pousse la porte par laquelle il est entré, il est récupéré par les deux Soviétiques avec aucun autre espoir de sortir de Russie. S'il pousse l'autre porte derrière laquelle l'attendent les deux Français, c'est la liberté, mais aussi la perte à jamais de sa mère, de sa patrie, de sa jeunesse. Il a quelques minutes pour choisir entre deux avenirs, deux destins. La suite de l'histoire est connue. Rudolf Noureïev choisit la liberté. Il rejoint les deux policiers français. L'Union soviétique le condamne par contumace à sept ans de prison pour haute trahison.
 Mais lui est déjà en train de danser à Londres.

FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/16-juin-1961-rudolf-noureiev-echappe-aux-griffes-du-kgb-grace-a-l-ex-fiancee-du-fils-de-malraux-16-06-2012-1474026_494.php


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MessageSujet: Re: RUDOLF NOUREEV   Mer 26 Déc - 13:01


Rudolf Noureev, le prix de la liberté



Mercredi 26 décembre 2012 de 22:25 à 23:45 sur France 2








A 22 ans, en 1961, Rudolf Noureev, alors danseur soliste du Kirov, refuse de reprendre l'avion pour l'Urss et demande l'asile politique en France. Ce fils d'un paysan tartare deviendra l'un des danseurs et des chorégraphes les plus talentueux du XXe siècle.

Il s'illustrera notamment à Londres, au Royal Opera House de Covent Garden, et à Paris, où il prendra la direction de la danse à l'Opéra de Paris de 1983 à 1989.
De images d'archives et des témoignages de proches vont revivre son génie et reviennent sur son douloureux combat contre le sida qui devait le terrasser à l'âge de 54 ans, en 1993.


Encore un documentaire sur Rudolf Noureev, et toujours la même fascination pour cette bête de scène, cette rock star de la danse dont la vie explosive est un roman dont on ne se lasse pas.


Sous la houlette de Camille Ménager, ce film, débordant de témoignages de proches et de connaisseurs, dont le médecin et le masseur de Noureev, prend son point de départ en 1960 lors de la découverte par Janine Ringuet d'un prodige du Ballet du Kirov que la direction répugne à laisser partir en tournée en France : trop indiscipliné, trop subversif. L'insistance de Ringuet aura gain de cause : Noureev débarque à Paris en 1961.
Les réticences des autorités soviétiques aussi : au moment où il doit regagner Moscou encadré par deux membres du KGB, Noureev se réfugie auprès d'un policier en civil. Il devient réfugié politique et une étoile ­internationale.

De son amour pour le danseur Erik Bruhn à sa collaboration avec Margot Fonteyn, de sa maladie — il meurt du sida en 1993 — à son retour tardif au pays, où sa mère ne le reconnaît pas, la vie de celui qui dansait tous les soirs et faisait la fête ensuite est celle d'un homme férocement libre qui sait le prix de son choix.


Le nombre et la qualité des images d'archives — photos, entretiens télévisuels, films de répétitions —, les témoignages variés donnent à ce portrait-kaléidoscope de Noureev, personnalité paradoxale, une intensité et un suspense toujours à vif. —

Rosita Boisseau / Télérama



http://television.telerama.fr/tele/magazine/un-jour-un-destin,4474689,emission45927550.php





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MessageSujet: Re: RUDOLF NOUREEV   Jeu 23 Mai - 9:33




“Noureev & Friends" est un gala de danse exceptionnel célébrant le 75ème anniversaire de la naissance de Rudolf Noureev.

Placé sous le patronage de la Fondation Rudolf Noureev, le spectacle propose un parcours au sein de la vie de Rudolf : Rudolf danseur, Rudolf chorégraphe et Rudolf Directeur du Ballet de l’Opéra National de Paris.

De la danse bien sûr, mais aussi des images d’archives, des témoignages illustrant l’immense contribution de Rudolf Noureev à la danse et son impact sur les danseurs qui ont eu la chance de travailler avec lui.

Plusieurs grandes compagnies de ballet dont l’histoire a croisé celle de Rudolf Noureev (en particulier l’Opéra de Paris) contribuent à ce gala avec la participation de leurs danseurs étoile. Ces artistes au plus haut niveau de la danse (quatre d’entre eux ont reçu le Prix Benois de la Danse - équivalent aux Oscars pour le cinéma) présenteront des pas-de-deux et variations du répertoire de Rudolf à ses débuts au Mariinsky, de ses créations à l'Opéra de Paris mais aussi ses collaborations importantes avec d’autres chorégraphes tels que Sir Frederick Ashton (avec Marguerite et Armand) et Hans van Manen. "Noureev & Friends" souhaite montrer que Noureev est toujours présent, au delà de l’histoire.

Sa passion, son engagement et sa vision sont aujourd’hui une source d’inspiration incontournable pour beaucoup dans le monde de la danse. De nombreux amis artistes de Rudolf Noureev (danseurs, chorégraphes, créateurs de mode, acteurs) seront présents à cette occasion. Le gala est placé sous la direction artistique de Charles Jude, membre de la Fondation Noureev et directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux et de David Makhateli, ancien danseur étoile au Royal Ballet. L’orchestre Pasdeloup sera sous la direction de Valery Ovsianikov, chef d’orchestre invité au Théâtre Mariinsky. Olga Jegunova interprètera la sonate de Liszt sur Marguerite & Armand. La scénographie vidéo est réalisée par Gilles Papain. Une partie des revenus du spectacle reviendra à la Fondation Rudolf Noureev pour financer ses actions en faveur de la danse....

http://www.viparis.com/Viparis/salon-paris/spectacle/NOUREEV-FRIENDS/fr/11407
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