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 CARTIER BRESSON L'ART INSTANTANÉ

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Nine
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MessageSujet: CARTIER BRESSON L'ART INSTANTANÉ   Mer 29 Avr - 10:10

L'art instantané
de Cartier-Bresson



«Pour “signifier” le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l'on découpe à travers le viseur», disait Henri Cartier-Bresson.

Premier hommage de la Maison européenne de la photographie en 120 images, souvent des icônes, au grand pionnier français du photojournalisme.

Les grands artistes ont cette force singulière qu'ils ne lassent pas l'œil, qu'ils étonnent, toujours et encore, qu'ils se révèlent, comme la toute première fois, à la redécouverte d'une œuvre pourtant archiconnue. Le centenaire de la naissance d'Henri Cartier-Bresson (1908-2004), mar­­quée par deux expositions hommages à Paris, devrait permettre au grand public de vérifier ce phénomène aussi étrange que le coup de foudre. Piochant dans son fonds de 340 tirages, la MEP (Maison européenne de la photographie) ouvre le feu avec un parcours rétrospectif en 120 images qui touche au cœur et éveille l'esprit, consacrant une fois de plus le « photographe de l'instant décisif » salué par ses pairs, maintes fois récompensé (prix Nadar en 1971).

Point n'est besoin de bagage pour suivre le chemin de « HCB », une abréviation devenue sa signature, presque son monogramme. L'exposition puise dans « Paris » et « Les Européens », deux séries du pionnier du photojournalisme formé dans l'atelier du peintre André Lhote, dans le sillage des surréalistes, sur le plateau du cinéaste Jean Renoir, intronisé à la une de Life Magazine dans les années glorieuses de l'après-guerre.

De l'aveugle, sorte d'Œdipe en son cabanon misérable àVarsovie (1931), au vendeur de fruits du Barrio Chino à Barcelone (1933), sosie du graffiti cubiste sur le mur noir derrière lui, du dormeur de Trieste (1933), alangui, trivial et pourtant délicat comme une nuée, au formidable portrait d'Alberto Giacometti, rue d'Alésia (1961), statufié par son imperméable sous la pluie noire de Paris, ce talent extralucide s'impose sans efforts apparents.

En guise de prélude, la célèbre image des deux amantes à Mexico (1934), mélange de jeu innocent et de bataille lascive, de beau et de laid, de féminin et de sauvage. Le vieux monsieur de plus de 90 ans a signé en toutes lettres, tremblotantes et appliquées, ce tirage mythique et très agrandi de 2001. La plupart des images de cette exposition sont d'ailleurs des tirages modernes - très tardifs même par rapport à l'original - réalisés en 1984 et en 1997, sous le contrôle de l'artiste, pour de précédentes expositions.

Ils n'ont souvent pas l'impact satiné et mystérieux des « vintage » (tirages d'époque, simultanés ou voisins de la prise de vue), comme les 43 icônes sur l'Amérique exposées à la Fondation Henri-Cartier-Bresson à l'automne (nos éditions du 30 septembre 2008 ). Ici, donc, est accrochée la version « bigger than life » des deux hommes chapeautés de Bruxelles,Belgique (1932), voyeurs surpris le nez dans une palissade, gag visuel à mi-chemin entre Hercule Poirot et Tintin.

«L'appareil photographique est pour moi un carnet de croquis»

L'œil de HCB reste stupéfiant, qu'il saisisse le passage de trois vieilles goyesques dans une église des Abruzzes, la grâce de danseuse d'une fillette pauvre et sale sur le trottoir de Dublin (1952) ou la douceur de vivre de la France, toute en vélos, bistrots, amoureux, baisers volés et parties de campagne.

«L'appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l'instrument de l'intuition et de la spontanéité, le maître de l'instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois », disait-il. «Pour “signifier” le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l'on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C'est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l'on arrive à la simplicité d'expression.»


le mur de Berlin-magnum presse

«Henri Cartier-Bresson à vue d'œil», jusqu'au 30 août à la Maison européenne de la photographie au 5/7, rue de Fourcy, Paris (IVe). Tél. : 01 44 78 75 00. www.mep-fr.org « Henri Cartier-Bresson, l'imaginaire d'après nature », du 19 juin au 13 septembre, au Musée d'art
moderne de la Ville de Paris.

LE FIGARO
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MessageSujet: Re: CARTIER BRESSON L'ART INSTANTANÉ   Mer 29 Avr - 10:25

Du 15 avril au 30 août

par Floria-Rose David

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, la Maison Européenne de la Photographie, à Paris, présente un choix d’oeuvres du photographe à partir de ses collections. Quelques 120 tirages provenant de deux séries majeures, Paris et Les Européens, retracent son parcours de 1929 à 1978.
Exposition à la Maison européenne de la photographie du 15 avril au 30 août 2009.


Né à Chanteloup en Seine-et-Marne en 1908, Henri Cartier-Bresson développe très tôt une forte fascination pour la peinture, avec un intérêt particulier pour le surréalisme. En 1932, après avoir passé un an en Côte d’Ivoire, il découvre le Leica qui demeure son appareil de prédilection par la suite.

En 1933, il expose pour la première fois à la galerie Julien Lévy de New York. Ses photographies sont parallèlement exposées au Club Ateneo de Madrid. Il poursuit ses voyages en Europe de l’Est puis au Mexique, et commence à s’intéresser à la réalisation de films lors de sa deuxième exposition à New York (avec Evans et Alvarez Bravo). Il est l’assistant de Jean Renoir en 1936 et dirige plus tard trois documentaires sur les hôpitaux en Espagne, Victoire de la Vie (Return to Life).

Fait prisonnier de guerre en 1940, il s’évade lors de sa troisième tentative en 1943. Après son évasion, il travaille pour les Éditions Braun, en faisant des portraits d’artistes tels que Matisse, Rouault, Braque, Bonnard, et Claudel. En 1944, il photographie la Libération de Paris, avant de tourner le documentaire Le Retour (The Return) en 1945. Il passe alors dix-huit mois aux États-Unis pour préparer l’exposition qui avait été initiée par les conservateurs du Musée d’Art Moderne de New York, pensant qu’il était mort durant la guerre. L’exposition débute en avril 1947.

Durant son exposition au MoMA, il crée Magnum Photos avec Robert Capa, puis passe trois ans à voyager en Orient. Il est en Inde lorsque le Mahatma Gandhi est assassiné, en Indonésie durant l’indépendance, et en Chine en 1948-49, durant les six derniers mois du Kuomintang et les six premiers de la République Populaire de Chine.

De retour en Europe il publie en 1952 son premier livre, Images à la Sauvette avec Tériade, et en 1954, après la mort de Staline, il est le premier photographe étranger à être admis en URSS.

Par la suite, Cartier-Bresson voyage en Chine, à Cuba, au Mexique, au Canada, aux Etats-Unis, en Inde, au Japon, et dans bien d’autres pays. En 1968, il commence à réduire ses activités photographiques, préférant se concentrer sur le dessin et la peinture.

Cartier-Bresson est lauréat d’un nombre important de prix et de doctorats honorifiques. Beaucoup de livres sont dédiés à son travail, qui est aussi représenté dans les collections de toutes les institutions internationales majeures.

Comme il l’explique, “L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Pour « signifier » le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression”.

En 2003, il créé la Fondation HCB à Paris avec sa femme et sa fille. Il meurt le 3 août 2004 à Céreste, dans le sud de la France, quelques jours avant son quatre-vingt-seizième anniversaire.

- Exposition à la Maison européenne de la photographie du 15 avril au 30 août.
- 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
- Téléphone : 01 44 78 75 00
- Ouvert du mercredi au dimanche inclus de 11h à 19h45. Fermé lundi, mardi et jours fériés.
- Plein tarif : 6,50 €, TR : 3,50 €
- www.mep-fr.org
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