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 TAMARA DE LEMPICKA

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Nine
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MessageSujet: TAMARA DE LEMPICKA   Mar 21 Avr - 23:19

TAMARA DE LEMPICKA



Naissance à Moscou
(et non pas, comme on l'a longtemps cru, à Varsovie), le 16 mai 1898,
de Tamara Gurwick-Gorska, dite Tamara de Lempicka,
la peintre la plus emblématique des années Art Déco.



LES ANNÉES JAZZ

« Rien n’est plus évocateur des années jazz que ces portraits glacés de femmes
à la mode et d’hommes séduisants qui jouent au polo dans la journée
et boivent des cocktails jusqu’à l’aube »,

rapporte le critique d’art Frank Whitford,
qui rajoute que c’est au cours de ces soirées folles
« données par les riches et les décadents,
où drogues et alcools étaient servis par des domestiques à moitié nus »,
que Tamara de Lempicka
« sniffait de la cocaïne avec Gide et draguait hommes et femmes »,
et qu’elle a aussi fait la connaissance de Colette,
d'Isadora Duncan, de Jean Cocteau, ou encore de James Joyce.

GLAMOUR ET INGRISME PERVERS

Née dans une famille très fortunée,
Tamara de Lempicka a vécu à Saint-Péterbourg une existence dorée
jusqu’à l’arrestation par les bolcheviks, en 1918,
de son mari Tadeusz (de Lempicki), dont elle finit
(après beaucoup d’acharnement) par obtenir la libération.
Le couple fuit tout aussitôt la Russie et s’installe en France.
À Paris où, après une courte période de misère,
elle fréquente la Haute société européenne et s’affiche
femme émancipée et bisexuelle. Tamara étudie la peinture
à l’Académie de la Grande-Chaumière (un institut privé).
Elle est l’élève d’André Lhote et de Maurice Denis (mouvement nabi)
et se passionne pour l’art de la Renaissance italienne et du maniérisme
(notamment florentin : Le Pontormo),
et pour les grands maîtres italiens (Bronzino, Botticelli et Michel-Ange en particulier).



En 1925, elle participe à la première grande Expo Arts Déco
(Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels de Paris)
et tient à Milan sa première exposition personnelle
(Galerie Bottega di Poesia, Via Montenapoleone,
dirigée par le comte Emanuele Castelbarco).
C’est à partir de là qu’elle se fait un nom et devient une véritable icône
et diva de l’Art Déco et des Années folles.
Avec un style glamour unique, d'un hédonisme raffiné tout à fait reconnaissable.

« Une lumière à la manière d'Ingres, du cubisme à la Fernand Léger,
avec du rouge à lèvres Chanel »,
résume un critique d'art de l’époque.
Le critique Arsène Alexandre ira jusqu'à utiliser l'expres​sion(devenue fameuse) d'« ingrisme pervers »
(La belle Rafaëla en vert, v. 1927).
Une expression qu'il désavouera toutefois en 1929.

En 1928, Tamara de Lempicka se sépare de Tadeusz,
s'installe en 1929 dans son atelier du 7, rue Méchain,
conçu par l'architecte Robert Mallet-Stevens et décoré par la sœur de Tamara,
Adrienne Gurwick-Gorska.

En février 1934, elle épouse l'un de ses collectionneurs,
le très riche baron Raoul Kuffner de Dioszegh.
Tous deux émigrent en 1939 pour les États-Unis (New York, puis Los Angeles)
où elle se consacre exclusivement à son art,
exposant dans de nombreuses galeries de renom,
mais sans plus jamais obtenir le succès qui l'auréola durant l'entre-deux-guerres.
Dans les années 1960, elle se tourne vers l’art abstrait.
Artiste prolifique, c’est surtout pour ses portraits d'un érotisme stylisé
et peaufiné (cadrage serré sur un arrière-plan de drapés ou de gratte-ciels)
qu’elle est aujourd’hui reconnue.
Portraits dont beaucoup ont été récemment acquis par des stars du show-biz
et/ou de la jet-set.

Elle s’est éteinte à Cuernavaca (Mexique) le 18 mars 1980,
dix-huit ans après le décès du baron Kuffner.
Sa fille Kizette, née de son premier mariage, a dispersé ses cendres
au sommet du Popocatépetl.

RÉHABILITATION ET RÉTROSPECTIVES



La première grande rétrospective de l’œuvre de Tamara de Lempicka
s’est tenue à Paris à la Galerie du Luxembourg en 1972
et a contribué à la réhabilitation de son œuvre
(tant soit peu ignorée par la critique qui tenait jusqu’alors son art
pour un art « mineur »
purement virtuose et mondain, en deux mots : « chic et toc »).

Plusieurs grandes expositions ont été organisées depuis lors
(notamment à Londres [mai 2004-août 2004]
et à Vienne [septembre 2004-janvier 2005]),
dont trois pour ces deux dernières années :
l'une (« Tamara de Lempicka, icône de l'Art Déco »),
du 30 mars au 16 juillet 2006, au Musée des Années 30 (espace Landowski)
de Boulogne-Billancourt ;
une seconde (du 5 octobre 2006 au 18 février 2007) à Milan,
au Palazzo Reale ; la troisième en Espagne (Fundación Caixa Galicia, Vigo)
du 18 avril 2007 au 15 juillet 2007 [dossier de presse en .doc].

TAMARA DE LEMPICKA
DANS LES MUSÉES DE FRANCE

Malgré les nombreuses rétrospectives de ces dernières années
(Londres, Vienne, Paris, Milan, Vigo),
Tamara de Lempicka est peu représentée sur les cimaises des musées
(une toile toutefois au Musée du Petit-Palais à Genève : Les Deux Amies, 1923),
hormis les musées français,
contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là
(et la rétrospective en cours de Vigo rend bien compte de cet état de fait).

Parmi ces musées français, le Musée national d'Art moderne de Paris
- Centre Georges-Pompidou
(Kizette au balcon, 1927 ; Portrait de Tadeusz de Lempicki,
1928 [toile mise en dépôt au musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt] ;
Portrait du baron Kuffner, 1928 ; Jeune Fille en vert, 1930 ;
Arums, 1935, Coupe de raisins v. 1949),
le musée départemental de l'Oise à Beauvais *
(Mère et enfant, 1932 ; L'Homme à la mandoline, v. 1935 ; Madone ronde, v. 1935 ; Le Turban gris, I, 1945; tous quatre acquis par le musée en 1976) et le musée des Beaux-Arts de Nantes (le premier musée français à lui avoir acheté une toile, Kizette en rose [1926]), musée auquel elle a légué plusieurs œuvres en 1976 par l'intermédiaire de la direction des Musées de France, dont la toile inattendue [peu orthodoxe ?] La Mère supérieure, 1935, réalisée en pleine crise mystico-dépressive, La Fuite (Quelque part en Europe), v. 1940, Atelier à la campagne, 1941, et La Mexicaine, 1947.

D'autres toiles de Tamara de Lempicka sont aussi conservées au Château-Musée Grimaldi de Cagnes-sur-Mer (Portrait de Suzy Solidor, 1933), au musée Malraux du Havre (Le Chinois, v. 1921 ; Graziella, v. 1937 ; Le Turban orange, II, v. 1945), au musée des Beaux-Arts d'Orléans (Saint-Moritz, 1929), au Musée d'Art et d'Industrie André-Diligent - La Piscine de Roubaix (La Communiante, 1928; dépôt du MNAM), au musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis (Les Réfugiés, 1931), et au musée d'Art moderne de Saint-Étienne (Cruche sur une chaise 1941 ; Femme au chapeau, 1952).

Angèle Paoli


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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mar 21 Avr - 23:40


Tamara de Lempicka

La peintre amazone

Tamara de Lempicka marque les esprits de tout évidence tant par son art
que par sa manière d'être au quotidien.

Peintre le jour, elle revêt la nuit tombée ses habits de femme fatale.
Elle ne passe pas inaperçue avec ses tenues de reine,
ses innombrables chapeaux et bijoux ainsi que ses poses à la Greta Garbo.


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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mar 21 Avr - 23:42

PEINTRE EN EXIL

Fille de Boris Gorski un juif russe et d'une mère polonaise,
son enfance se passe dans un milieu aisé et cultivé entre Saint-Pétersbourg,
Varsovie et Lausanne.

En 1914, elle est retenue par la guerre à Saint-Pétersbourg
où elle s'inscrit à l'académie des Beaux-Arts.
Elle épouse Tadeusz Lempicki, un jeune avocat polonais en 1916.
La Révolution d'octobre bouleverse sa vie et après un détour par Copenhague
elle gagne Paris où elle est recueillie par ses cousins qui l'ont précédée dans l'exil.
Tamara commence alors avec beaucoup de ténacité une carrière de peintre.

En 1920, à l'Académie Ranson,
elle reçoit l'enseignement de Maurice Denis
et à l'Académie de la Grande Chaumière celle d'André Lhote.
C'est là qu'elle forge petit à petit son style qui,
dans une synthèse inattendue de l'art maniériste de la Renaissance
et du néo-cubisme, va coller parfaitement à son époque.

L'envol de sa carrière coïncide avec sa première exposition personnelle
à Milan en 1925.
C'est là qu'elle fait la connaissance de Gabriele D'Annunzio et de son entourage,
aussi aristocratique qu'excentrique.
De retour en France, elle participe pleinement à la vie artistique
et mondaine parisienne où elle rencontre de nouveaux modèles :
André Gide,Suzy Solidor, de riches industriels, des princes russes émigrés, etc.



En 1929, appelée par Rufus Bush,
un riche américain qui lui a commandé le portrait de sa fiancée,
Tamara fait son premier voyage à New York.
Outre le portrait de commande, elle exécutera sur place plusieurs tableaux,
dont d'intéressantes études de gratte-ciel.
Elle expose simultanément en Pologne
(médaille de bronze à l'exposition internationale de Poznan),
à Paris (dans quatre salons et à la galerie Colette Weil)
et aux États-Unis (Carnegie Institute de Pittsburgh) !
Pour un peintre dont la production est relativement limitée, c'est un exploit.

Elle divorce en 1928 pour se remarier,
en 1933, avec le baron Raoul Kuffner (décédé en 1962).
Ce passage de l'état de comtesse à celui de baronne (Baroness Kuffner)
coïncide avec une crise morale et artistique
qui provoque un ralentissement de sa production.

Fuyant les menaces de guerre, elle s'installe aux États-Unis en 1939
où elle fait trois expositions à New York et à San Francisco
chez Paul Rheinardt et chez Julien Levy. Après-guerre,
son œuvre tombe dans un profond oubli jusqu'à ce que la
redécouverte de l'Art déco, dans les années 1970, fasse ressurgir son nom.

Madonna a rendu hommage à Tamara dans son clip vidéo
"Vogue" ainsi que dans "Open Your Heart" avec la toile "Andromède" (L'Esclave).



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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mar 21 Avr - 23:56




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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mar 21 Avr - 23:59

Tamara de Lempicka occupe une place à part
dans l'art du XXe siècle


malgré une production peu abondante
(à peine 150 tableaux dans sa meilleure période qu'on situe entre 1925 et 1935),
ce sont ses peintures qui sont choisies le plus souvent aujourd'hui
lorsqu'il s'agit d'illustrer les années folles de l'entre-deux-guerres.

Ses modèles se caractérisent par des regards interrogateurs et sensuels,
une bouche pulpeuse pour les femmes et pincée pour les hommes,
des couleurs vives, mais en nombre limité,
mises en valeur par des fonds gris ou noirs.
Derrière une stylisation néo-cubiste, qui les situent parfaitement dans leur temps,
les portraits de Tamara de Lempicka ne négligent aucune
des magistrales recettes de composition qui furent élaborées
par ses grands prédécesseurs de la Renaissance italienne.



Artiste ambiguë de l'entre-deux-guerres Tamara Lempicka
a développé dans ses nus et portraits un style sculptural, unique,
souvent influencé par les maîtres de la Renaissance italienne.
Etrange personnage que Tamara de Lempicka.

Peintre le jour, femme fatale la nuit tombante, la sulfureuse polonaise,
véritable icône de l'entre-deux guerres, avait tout pour symboliser son époque.

Tamara de Lempicka voulait
''qu'au milieu de cent autres, on remarque une de ses oeuvres
au premier coup d'oeil''.
Elle a atteint son but en, développant un style sculptural unique.
Ses études de nus et portraits équivoques la rendent célèbre à Paris,
où la sensualité et l'érotisme de ses peintures lui valent le surnom
d' ''Ingres perverse''.

Elle devient le peintre mondain par excellence des années folles
avant de partir à la veille de la guerre,
aux Etats-Unis à la conquête d'Hollywood.


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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mer 22 Avr - 0:18

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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mer 22 Avr - 0:40



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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mer 22 Avr - 0:44

En 1927,
elle obtient le Premier prix de l’Exposition Internationale des Arts de Bordeaux,
avec un portrait de sa fille, Kisette au salon.

Tamara de Lempicka s’inspire également de la publicité
et la nouvelle mode des sports d’hiver, pour son œuvre, Saint-Moritz,
où elle représente une jolie femme tenant ses skis à la main !
Son exil forcé aux Etats-Unis marque un tournant dans son oeuvre :
la représentation sublimée de la société bourgeoise laisse place
aux sujets douloureux de Vierge à l’enfant, d’exilés ou de réfugiés.

Sa reconnaissance est plus difficile aux Etats-Unis.
Elle partage alors sa vie, avec son second époux,
le Baron Kuffner, entre New-York, Hollywood et le Mexique où elle s’éteint en 1980.





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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mer 22 Avr - 1:04

Un profil d’oiseau de proie, des cheveux blonds,
deux yeux gris immenses soulignés de khôl…
S’il y a bien eu, un jour, une star dans le monde de la peinture,
ce fut elle, femme mythique, ambiguë et libre,
dont le nom résonnait comme la chute de quelques glaçons
au fond d’un verre de cristal :

Tamara de Lempicka.



Mystérieuse, incernable, ambitieuse, amante douce et cruelle à la fois,
Tamara fut une femme émancipée, dépensière, casquée, rusée ;
main de fer dans un gant de satin,
ongles écarlates prêts à enserrer le monde
ou à piocher une cigarette de tabac russe dans un coffret d’argent,
Tamara aimait les hommes, les femmes, les grands hôtels,
la haute couture, les grands restaurants,
les buildings New-yorkais et les belles bagnoles –

« J’étais toujours habillée comme la voiture,
et la voiture comme moi », disait-elle avec un fin sourire.



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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Mer 22 Avr - 2:09

Green



Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

PAUL VERLAINE
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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Ven 9 Avr - 12:45

« Je veux qu’au milieu de cent autres,
on remarque une de mes oeuvres au premier coup d’oeil »
Tamara de Lempicka .



TAMARA DE LEMPICKA



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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Ven 9 Avr - 12:51

LE LUXE DE LA BOHEME



Les tableaux de Tamara de Lempicka sont le reflet de la vie
qu’elle a menée pendant plus de 80 ans.
De Saint-Pétersbourg à Guernavaca au Mexique en passant par Paris et New York,
elle a voyagé dans le monde entier fréquentant la haute société
dont elle devint la portraitiste attitrée.

Membre active de la vie artistique et mondaine de son temps,
elle inscrit son art dans le courant stylistique de l’époque marqué
par le post-cubisme et le maniérisme moderniste.
Elle traduit aussi à travers son choix de couleurs très vives
et ses compositions souvent agressives et spectaculaires,
un certain parti pris pour la liberté des moeurs.
Le sens graphique de ses tableaux est très proche de l’art publicitaire.

Elle puise ses modèles dans le monde de l’aristocratie et de la bourgeoisie .
L’esthétique est en tout cas au cœur de ses œuvres et les critères de beauté
sont souvent récurrents :
cheveux blond et bouclés et un regard très langoureux.
Ce sont pour la plupart des portraits hautains à la sensualité distante.
Cette société qui la fascine l’amène à en devenir l’icône idéal.

A travers ses œuvres, c’est un peu d’elle même qu’elle met en valeur.
Sa vie est une mise en scène constante dans laquelle Tamara,
la femme, ne se dissocie nullement de Tamara, l’artiste.

Sans doute le peintre le plus célèbre de la période art déco,
Tamara de Lempicka a marqué l’histoire de l’art par ses peintures osées,
si représentatives des années folles.
En 1925, elle expose à Milan et est introduite dans la haute société.
Le succès ne se fait pas trop attendre et Tamara de Lempicka devient vite
le peintre préféré de la bohème parisienne.

Dans les années 1950, elle reprend la peinture mais change totalement de style :

désormais, elle réalise des natures mortes et des paysages.
Mais la mode a changé et son travail plaît moins.
C’est le regain d’intérêt pour l’art déco qui permet, dans les années 1970,
de faire redécouvrir son oeuvre.

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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Sam 13 Juil - 13:11

Tamara de Lempicka



À la Pinacothèque de Paris, du 18 avril 2013 au 08 septembre 2013
La reine de l'Art déco


Les deux expositions présentées simultanément sur les deux sites de la Pinacothèque, permettent aux visiteurs de découvrir la première rétrospective de l'Art nouveau français et son évolution en mouvement Art déco par l'intermédiaire d'une de ses icônes, Tamara de Lempicka.

Alors que l'Art nouveau s'essouffle et voit ses formes évoluer vers un abandon de l'arabesque, retourner vers une géométrisation et se transformer petit à petit en ce qui s'est appelé l'Art déco, la représentation de la figure féminine va, elle aussi, connaître une évolution majeure.

De la sensualité et l'érotisme, nous allons passer à une sexualité transgressive beaucoup plus poussée. La figure de la « garçonne » comme caractéristique marquante de l'Art déco va donner à Tamara de Lempicka une position prépondérante dans ce mouvement, au point d'en faire son égérie.

La sexualité assumée de Tamara - bien que mariée deux fois, elle affiche ouvertement son goût pour les femmes et exprime librement son homosexualité - va correspondre à la volonté d'émancipation des femmes à cette époque. À l'égal de Louise Brooke ou de Joséphine Baker, Tamara de Lempicka va incarner cette image d'une femme dont le statut est équivalent à celui de l'homme.

Tamara est contemporaine de l'Art déco. Elle crée ses plus belles œuvres de 1925 à 1935. Sa carrière et sa vie sont plus que liées à ce mouvement dont elle est la plus célèbre représentante. Illustration des Années folles, d'un mode de vie, d'une forme de mondanité et de liberté de création et de pensée, elle adopte un style très particulier qui lui donne une place tout à fait à part dans l'art moderne. Inclassable, elle signe pourtant les plus beaux chefs-d'œuvre de l'Art déco.

La Pinacothèque de Paris choisit aujourd'hui de montrer l'œuvre de Tamara et d'illustrer la manière dont cette artiste, par ses travaux mais aussi par sa personnalité inclassable et ambiguë, va coller parfaitement à la période qu'elle incarne. Sa vie très mondaine et théâtrale est une succession de mises en scène donnant le premier rôle à la modernité et au luxe. Ce rapport à la transgression et aux idées progressistes en fait sans doute le personnage le plus troublant du début du xxe siècle. Jouant sans état d'âme sur les attitudes érotiques des femmes, ou tout au moins leur sensualité, elle les place néanmoins dans un univers néo-cubiste et profondément Art déco.

Merci à Gioia Mori, commissaire de l'exposition et éminente spécialiste de Tamara de Lempicka, pour son travail et son expertise. Merci également à tous les collectionneurs privés et institutionnels à travers le monde qui ont permis, par leur générosité, de concrétiser ce projet.

http://www.pinacotheque.com/?id=848

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MessageSujet: Re: TAMARA DE LEMPICKA   Sam 13 Juil - 21:37

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