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 LUDWIG VAN BEETHOVEN

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Nine
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MessageSujet: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 15:14

Compositeur hors pair, Ludwig van Beethoven a marqué l’histoire de la musique. S’affranchissant des règles classiques, il ouvrit de nouvelles perspectives dans la composition musicale et jeta les bases du romantisme. Son tempérament fougueux, son don pour l’improvisation et son incroyable capacité à composer alors qu’il avait perdu l’ouïe en ont fait un personnage de légende.



Un destin tout tracé par son père

Ludwig van Beethoven est né en Allemagne, en décembre 1770. Son père, lui-même musicien, rêvait d’en faire un Mozart et l’aurait obligé à pratiquer le clavier dès quatre ou cinq ans. Même si le jeune Ludwig n’était pas un enfant prodige, il présentait d’excellentes dispositions musicales. Son père lui donna une éducation musicale qui fut ensuite complétée par le compositeur Neefe. Celui-ci était convaincu qu’il deviendrait un grand homme.
Ludwig van Beethoven a été baptisé le 17 décembre 1770 à Bonn.

Sa famille était originaire du Brabant, en Belgique. Son père était musicien à la Cour de Bonn, avec un penchant certain pour la boisson. Sa mère a toujours été décrite comme une femme douce, effacée et attentionnée. Beethoven disait d'elle qu'elle était "sa meilleure amie". La famille Beethoven eut sept enfants, mais seuls trois garçons survivront, dont Ludwig sera l'aîné.

Sur le chemin du succès

En 1787, grâce à l’aide du Prince Maximilian Franz, Beethoven partit à Vienne, le foyer de la vie musicale de l’époque. Il y rencontra Mozart mais on sait peu de choses de leur rencontre. Il retourna en urgence à Bonn au chevet de sa mère mourante. Elle décéda le 17 juillet 1787. Son père sombrant dans l’alcoolisme, Beethoven dût prendre en charge ses deux frères. De 1789 à 1792, il fut violoniste à l’Opéra de Bonn.

Beethoven retourna à Vienne en 1792 afin de parfaire son éducation musicale. Il prit des cours auprès d’Haydn, puis d’Albrechtsberger et de Salieri. Trois ans plus tard, Beethoven fit ses premières représentations publiques, joua ses propres compositions et remporta un certain succès auprès des membres de l’aristocratie. Le jeune compositeur était également connu pour son tempérament fougueux et impulsif.

Des œuvres innovantes

Beethoven commença à composer des sonates pour piano à partir de 1795. Il devint rapidement une des figures de la musique viennoise et internationale. Mais Beethoven vit ses capacités auditives diminuer et craignit de devenir sourd (il le deviendra en 1819). N’y a-t-il pas plus grand drame pour un musicien que de perdre l’ouïe et ne pas pouvoir entendre le fruit de son travail ? Face à cette perspective affolante, il pensa à se suicider mais y renonça. Il se jeta de plus belle dans la composition, il se libéra petit à petit des règles classiques et produisit des chefs-d’œuvre comme les sonates Sonate pour piano n° 8, « Pathétique » (1799) et Sonate pour piano n° 14, "Clair de lune" (1802). Il composa cette dernière pour la comtesse Giulietta Guicciardi. Il tira une certaine inspiration de ses déboires amoureux. Au cours de sa vie, le compositeur demanda plusieurs femmes en mariage sans qu’aucune n’accepte.



En 1803, il signa une de ses plus grandes œuvres, à l’origine dédicacée à Napoléon Bonaparte : la symphonie « Héroïque ». Cette œuvre très technique et plus longue que les symphonies écrites jusqu’alors ouvrait une voie nouvelle dans les oeuvres symphoniques. Le compositeur continua sur ce chemin dans les années suivantes, avec des œuvres toujours plus expressives comme les splendides sonates pour piano « l'Appassionata », la « Pastorale », une douce célébration de la nature, et la magnifique « Lettre à Elise ». Il acheva, en 1805, son seul et unique opéra Leonore, rebaptisé Fidelio en 1814.

Dans les années 1810, Beethoven est lassé de Vienne et songe à partir. Ses amis fortunés le retiennent en lui versant une rente confortable. Cette indépendance financière lui permit d’avoir toute liberté en terme de création. En 1815, à la mort de son frère, il est chargé de la tutelle de son neveu Karl conjointement avec sa belle-sœur. Ce rôle lui vaudra bien des soucis et des querelles avec le jeune homme.

Une dernière renaissance

A partir de 1819, sa surdité étant totale, il sombra dans une profonde mélancolie et devint plus méfiant. Sa santé, depuis longtemps fragile, se détériora. Il était préoccupé sur le plan financier alors que ses œuvres se vendaient bien. De cette période, on retient l'énigmatique sonate Hammerklavier.

Tandis que le public viennois plébiscitait les opéras de Rossini, Beethoven entama une renaissance, allant encore plus loin dans sa création. Ainsi voient le jour la remarquable Missa solemnis (Messe solennelle), commandée par l'archiduc Rodolphe, et la splendide 9ème Symphonie, « Ode à la joie ». Il commença une 10ème symphonie qu’il n’eut pas le temps d’achever. Beethoven tomba malade et s’éteignit le 26 mars 1827 à Vienne. Plusieurs dizaines de milliers de personnes dont Franz Schubert assistèrent à ses funérailles.


L'oeuvre de Beethoven a atteint les sommets de la musique pour piano, exploitant les possibilités de cet instrument à l’extrême. Ses symphonies, dont l’ampleur constituait une véritable innovation à son époque, ont fait entrer la musique dans l’ère du romantisme. Sa 9ème symphonie demeure l’apogée vibrante et éternelle de son art et le hisse au rang des plus grands architectes musicaux.


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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 15:27



Et la très connue " Lettre à Elise" qu'il avait offert à Thérêsa Malfatti qui vient de le quitter...Quelqu'un a dit que Thérêsa l'aurait quitté par jalousie parce qu'il flirtait un peu trop avec les soeurs Bettina et Antonia Brentano...EH oui !!! notre Beethoven était un charmeur...il avait beaucoup de succès avec les femmes...mais voilà...aucune d'elles ne voulait l'épouser pour former une famille...et lui,c'était son plus cher souhait.
De son chagrin il nous a laissé cette très belle lettre .. que je retrouve parfois dans les messages d'attentes téléphoniques ... et je me dis alors, que nous ne sommes pas dans la même attente ? tout au moins elle n 'est pas prise dans la même 'lettre".



Elise s'appelait en fait Theresa

En 1816, Thérèse, qui était la fille du Viennois Jacob Malfatti von Rohrenbach (1769-1829), a épousé le noble autrichien Wilhelm von Droßdik (1771-1859). Quand l'œuvre a été publiée en 1865, Ludwig Nohl, qui l'a découverte, aurait alors mal transcrit le titre illisible en Für Elise (Pour Élise).
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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 16:00

"
... Il n'y a qu'un Beethoven. "

Aux yeux de Ludwig van Beethoven, le respect revêt encore plus d'importance que l'amitié. Le rang qu'occupe une personne dans la société n'a pas d'importance pour lui.

À l'époque, les compositeurs et les musiciens sont considérés comme des serviteurs de la noblesse. Avec son caractère farouchement indépendant, Beethoven remet en question ce mode de pensée. Il affirme : « C'est très bien de fréquenter les aristocrates, mais à condition qu'ils montrent du respect. »

Voici deux anecdotes qui témoignent bien de la force des convictions de Ludwig.

À l'un de ses concerts, il entend un noble adresser la parole à son voisin.
Il cesse aussitôt de jouer en s'écriant :

« Je refuse de jouer pour des rustres! »

Une autre fois, il dit ceci à un prince et mécène :

« Vous devez votre rang à votre naissance.
Je dois le mien à mon travail.
Il y a toujours eu et il y a encore des milliers de princes.
Mais il n'y a qu'un Beethoven. »***

Certes, Ludwig manque de tact, mais il exprime là une vérité fondamentale.

Les amis de Beethoven

Malgré son caractère difficile, Beethoven se fait facilement des amis. La merveilleuse musique qu'il compose lui vaut respect et admiration.

Pendant une brève période, Franz Joseph Haydn lui donne des leçons de piano. Leur relation maître-élève ne donne pas de bons résultats, mais ils deviennent bons amis.

Antonio Salieri est le rival de Mozart et l'ami de Beethoven. Ludwig lui dédie trois sonates pour violon. (Saviez-vous que selon la légende, Antonio Salieri aurait empoisonné Mozart?)

Beethoven habite pendant quelque temps dans la résidence du prince Lichnowsky. Le prince Lichnowsky est un musicien qui étudie et interprète les nouvelles sonates pour piano de Ludwig. C'est lui qui paie la publication de l'opus 1 de Beethoven.

Johann Nepomuk Malzel, le « mécanicien de la Cour », fait également partie du cercle d'amis de Ludwig. Malzel est l'inventeur du chronomètre musical, l'ancêtre du métronome. (Un métronome est un appareil qui bat la mesure pour aider le musicien à suivre le temps.) Beethoven adore le nouveau chronomètre musical, à tel point qu'il compose un petit canon sur les mots : « Ta ta ta lieber lieber Malzel. »

Beethoven est très populaire auprès des dames. Il ne se mariera jamais, mais il dédie certaines de ses œuvres aux femmes de sa vie, comme Sonate Clair de lune et La Lettre à Élise, par exemple.

la superbe Sonate au Clair de Lune

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 16:12



A cette époque, Vienne est la capitale culturelle de l'Europe. Ludwig a 17 ans lorsqu'il se rend dans cette ville pour la première fois. Il étudie la musique classique avec Franz Joseph Haydn. Pendant son séjour à Vienne, Beethoven a l'occasion de jouer du piano pour Mozart. Après l'avoir écouté, Mozart lui dit :

« Vous ferez votre marque dans le monde ».

Cette année là, la mère et la jeune sœur de Ludwig meurent toutes les deux et son père perd son emploi. Il retourne à Bonn, où il fait vivre sa famille pendant cinq ans, jusqu'à la mort de son père. Puis, il ramène son tempérament fougueux à Vienne, où il s'installe pour de bon.

C'est un jeune homme négligé, maladroit, effronté et très, très sûr de lui. Ludwig gagne facilement sa vie en tant que musicien et compositeur. Il est tantôt grossier et violent, tantôt bon et généreux. Il lance de la nourriture trop chaude à un serveur. Il frappe un enfant de chour. Il jette par terre un chandelier qui se trouvait sur le piano durant un récital qui ne lui plaît pas. Le caractère colérique de Ludwig van Beethoven lui cause bien des problèmes lorsqu'il tente d'obtenir la garde de son neveu. Pour échapper aux disputes, le neveu essaie même de s'enlever la vie. Mais Beethoven a bon cour et il aide à recueillir de l'argent pour le seul enfant de Jean-Sébastien Bach qui est encore vivant et qui vit dans la pauvreté. Il fait don de nouvelles œuvres pour un concert bénéfice au profit des Ursulines.

Ludwig van Beethoven a 25 ans lorsqu'il donne son premier récital de virtuose au piano. Il doit interpréter une de ses œuvres, le Deuxième Concerto pour piano. Deux jours avant le concert, l'œuvre n'est pas encore terminée. Il tombe malade, pris de violents maux d'estomac. Un ami lui administre des médicaments pendant qu'il compose la musique. Les copistes (les gens qui copient la musique pour les musiciens de l'orchestre) attendent dehors, à la porte de sa chambre, qu'il leur remette les feuilles une à une.

Beethoven semble souvent travailler jusqu'à la dernière minute. Le matin de la première de son oratorio Le Christ au mont des Oliviers, un de ses amis le trouve au lit en train de composer la partition du trombone. Les joueurs de trombone ne peuvent répéter qu'à partir de huit heures ce matin-là, à même les partitions manuscrites de Beethoven. L'encre n'est même pas encore sèche



Tres belle interpretation :star:


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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 16:26

Croyez-vous que je pense à un sacré violon quand l'Esprit me parle, et que j'écris ce qu'il me dicte?
A Schuppanzich.
Citations de Ludwig van Beethoven



La Sonate pour violon n° 9 en la majeur de Ludwig van Beethoven, op. 47, est une sonate pour violon et piano en trois mouvements composée entre 1802 et 1803 et publiée en 1805 avec une dédicace au violoniste français Rodolphe Kreutzer, d'où sa fameuse appellation de Sonate à Kreutzer.

Il s'agit de la plus célèbre sonate pour violon de Beethoven. C'est aussi la plus longue (40 minutes environ) et la plus difficile dans sa partie violonistique.
La Sonate pour violon n° 9 est une œuvre de la seconde période créatrice de Beethoven. Sa composition fut contemporaine de celle de la Symphonie Héroïque.

Selon toute vraisemblance la sonate était d'abord dédiée au violoniste George Bridgetower (1778-1860), qui avait créé l'œuvre avec Beethoven au piano. Mais suite à une querelle, Beethoven aurait changé la dédicace qui serait finalement allée à Kreutzer, que le compositeur avait connu en 1798 à l'ambassade de France et qu'il tenait en très haute estime. Comble de l'ironie, Kreutzer refusa toujours de jouer la sonate qu'il considérait « inintelligible » pour le public.

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 17:03

La surdité de Beethoven voilà ce que Victor Hugo à écrit :

«Ce sourd entendait l'infini. [...] Il a été un grand musicien, le plus grand des musiciens, grâce à cette transparence de la surdité.

L'infirmité de Beethoven ressemble à une trahison; elle l'avait pris à l'endroit même où il semble qu'elle pouvait tuer son génie, et, chose admirable, elle avait vaincu l'organe sans atteindre la faculté. Beethoven est une magnifique preuve de l'âme. Si jamais l'inadhérence de l'âme et du corps a éclaté, c'est dans Beethoven.

Corps paralysé, âme envolée. Ah! vous doutez de l'âme? Eh bien, écoutez Beethoven. Cette musique est le rayonnement d'un sourd. Est-ce le corps qui l'a faite? Cet être qui ne perçoit pas la parole engendre le chant. Son âme, hors de lui, se fait musique. [...] Les symphonies de Beethoven sont des voix ajoutées à l'homme. Cette étrange musique est une dilatation de l'âme dans l'inexprimable. L'oiseau bleu y chante; l'oiseau noir aussi.»

Victor Hugo

La surdité de Beethoven est l'une des clefs de sa personnalité. Elle a commencé à l'accabler à l'âge de 26 ans pour devenir complète et irrémédiable à 49 ans.

Cette infirmité, écrira-t-il, «m'a presque conduit au désespoir, un peu plus et j'en aurais terminé avec la vie - ce fut mon art qui me retint de le faire. Ah! il me semblait impossible de quitter le monde avant d'avoir exprimé tout ce que je sentais m'habiter...»

C'est à ses amis géographiquement les plus lointains, mais en qui il a toute confiance, auxquels il se confie en premier : ceux qui vivent à Bonn.

Lorsqu'il ne pourra plus rien cacher, il utilisera des cahiers de conversation dans lesquels ses visiteurs marquaient ce qu'ils voulaient lui faire savoir ou lui posaient des questions. De ce fait, il nous manque le plus important pour mieux appréhender la personnalité du composteur : ce qu'il leur répondait...

Voici quelques extraits de deux lettres, datées de 1801, dans lesquelles Beethoven dévoile sa surdité grandissante à ses amis.

Lettre à carl Amenda

Lettre de Beethoven à Karl Amenda,
violoniste et ami de Bonn.
Elle est datée du 1er Juillet 1801.


"... Sache que la plus noble partie de moi-même, mon ouïe, s'est beaucoup affaiblie..."

"... Quelle triste vie est maintenant la mienne ! Éviter tout ce qui m'est aimé, et à quoi je tiens..."

"... Oh, comme je serais heureux si mes oreilles étaient en bon état ! ...;"

"... Bien sûr, j'ai pris la résolution de me dépasser en surmontant tout cela, mais comment sera-ce possible ? ..."

"... Ce que je t'ai dit de mon ouïe, je te prie de la garder tout à fait secret, et de ne le confier à qui que ce soit..."

"... Depuis presque deux ans, j'évite toute société, car je ne peux pas dire aux gens : " je suis sourd". Si j'avais n'importe quel autre métier, cela serait encore possible ; mais dans le mien, c'est une situation terrible..."

"... Dans la conversation, il est surprenant qu'il y ait des gens qui ne l'aient jamais remarqué ; comme j'ai très souvent des distractions, on met tout sur leur compte. Quand on parle doucement, j'entends à peine ; oui, j'entends des sons, mais pas des mots ; et d'autre part, cela m'est intolérable dès qu'on crie..."

A partir de 1819, il ne communique plus que par lettres et se repli sur lui-même. Les cinq dernières des 32 sonates pour piano, les six derniers des 17 quatuors à cordes, la Symphonie n° 9 opus 125 (1824), la Missa solemnis (1823) sont des chefs d'oeuvre totalement novateurs. La Neuvième Symphonie avec "choeurs" est donnée alors que le Maître est devenu totalement sourd. A la première représentation, qui sera un triomphe, Beethoven n'entend pas le tonnerre d'applaudissements et c'est l'un des choristes qui le prendra par un bras pour l'aider à se tourner vers le public qui l'ovationne.

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 17:34

LA GRANDIOSE ET CELEBRE SYMPHONIE N°5

La 5e symphonie de Ludwig van BEETHOVEN est certainement, de toutes les œuvres du compositeur, celle qui est la plus connue, la plus jouée, la plus enregistrée.

Ce chef-d’œuvre, , n’en finit pas de faire vibrer des générations de mélomanes du monde entier.

C’est un monument unique et impressionnant, une œuvre « titanesque ».

Beethoven conçut cette œuvre progressivement (premières ébauches à partir de 1804) et la composa essentiellement en 1807-1808, après beaucoup de recherches et d’essais (pour le seul 1er mouvement il y a eu 14 versions d’ébauches et 3 fins différentes envisagées).

La création eut lieu le 22 décembre 1808 à Vienne, sous la direction du compositeur lui-même, déjà atteint de surdité.



Il semble qu’à sa première audition, la 5e symphonie n’ait pas été appréciée à sa juste valeur en raison de la « médiocrité de son interprétation ».

La seconde audition eut lieu à Leipzig le 23 janvier 1809 et fut accueillie avec enthousiasme. Puis, ce fut à Vienne que la 5e symphonie fut rejouée en 1812 et 1813, avec succès. A Paris, elle fut jouée pour la 1ère fois en 1828 et suscita stupeur et admiration. Fétis, dans la Revue musicale, écrivit :

« une telle création se situe au-dessus de la musique, ce ne sont plus des flûtes, des cors, des violons et des contrebasses que l’on entend, c’est le monde, l’univers qui s’ébranle ».

LA STRUCTURE DE L’ ŒUVRE

Il faut dire que cette symphonie est la première symphonie "cyclique" de l’histoire car la célèbre cellule rythmique du 1er mouvement se retrouve dans toute la symphonie ce qui lui donne une grande unité. La tonalité d’UT MINEUR, rarement utilisée à l’époque, traduit un sentiment de drame ou de tragédie. Avant BEETHOVEN, Joseph HAYDN fut, apparemment, un des seuls à avoir composé des grandes symphonies en UT MINEUR : la 52e en 1772, la 78e en 1782 et la 95e en 1791 (celle-ci faisant partie des fameuses "londoniennes").
Elles sont les ancêtres de la Cinquième, tout en restant très classiques, avec leurs 4 mouvements dont un menuet en 3e position.

1er mouvement– Allegro con brio en UT MINEUR
502 mesures (+ reprise de l’exposition)

On doit rappeler ici la fameuse anecdote selon laquelle, à une question posée par Schindler au sujet de la signification des 4 notes d’ouverture, Beethoven aurait répondu :

« ainsi le Destin frappe à la porte ».

Ce mouvement est plein d’une énergie extraordinaire, il est tragique et violent.
Etoile
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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 17:51




Je n'appelle pas héros ceux qui ont triomphé par la pensée ou par la force. J'appelle héros, seuls ceux qui furent grands par le coeur. Comme l'a dit un des plus grands d'entre eux, celui dont nous racontons ici même la vie :

« Je ne reconnais pas d'autre signe de supériorité que la bonté. »

" Où le caractère n'est pas grand, il n'y a pas de grand homme, il n'y a méme pas de grand artiste, ni de grand homme d'action; il n'y a que des idoles creuses pour la vile multitude : le temps les détruit ensemble. Peu nous importe le succès. Il s'agit d'être grand, et non de le paraître."

La vie de ceux dont nous essayons de faire ici l'histoire, presque toujours fut un long martyre. Soit qu'un tragique destin ait voulu forger leur âme sur l'enclume de la douleur physique et morale, de la misère et de la maladie; soit que leur vie ait été ravagée, et leur coeur déchiré par la vue des souffrances et des hontes sans nom dont leurs frères étaient torturés, ils ont mangé le pain quotidien de l'épreuve; et s'ils furent grands par l'énergie, c'est qu'ils le furent aussi par le malheur. Qu'ils ne se plaignent donc pas trop, ceux qui sont malheureux : les meilleurs de l'humanité sent avec eux.

Nourrissons-nous de leur vaillance; et, si nous sommes trop faibles, reposons un instant notre tête sur leurs genoux. Ils nous consoleront. Il ruisselle de ces âmes sacrées un torrent de force sereine et de bonté puissante. Sans même qu'il soit besoin d'interroger leurs oeuvres, et d'écouter leur voix, nous lirons dans leurs yeux, dans l'histoire de leur vie, que jamais la vie n'est plus grande, plus féconde, — et plus heureuse, — que dans la peine.

En tête de cette légion héroïque, donnons la première place au fort et pur Beethoven.

Lui-même souhaitait, au milieu de ses souffrances, que son exemple pût être un soutien pour les autres misérables, « et que le malheureux se consolât en trouvant un malheureux comme lui, qui, malgré tous les obstacles de la nature, avait fait tout ce qui était en son pouvoir, pour devenir un homme digne de ce nom ». Parvenu par des années de luttes et d'efforts surhumains à vaincre sa peine et à accomplir sa tâche, qui était, comme il disait, de souffler un peu de courage à la pauvre humanité, ce Prométhée vainqueur répondait à un ami qui invoquait Dieu : « 0 homme, aide-toi toi-même ! »

Inspirons-nous de sa fière parole. Ranimons à son exemple la foi de l'homme dans la vie et dans l'homme.

ROMAIN ROLLAND,

Janvier 1903.
ROMAIN ROLLAND, La vie de Beethoven.
«Vie des hommes illustres», Librairie Hachette, Paris 1910 (4e édition)

Cette Vie de Beethoven a été publiée pour la première fois, en janvier 1903, aux « Cahiers de la quinzaine ».

Je veux prouver que quiconque agit bien et noblement, peut par cela même supporter le malheur.



Beethoven en 1804, portrait par Joseph Willibrord Mähler

Woltuen, wo man kann,
Freiheit über alles lieben,
Wahrheit nie, auch sogar am
Throne nicht verleugnen.

BEETHOVEN.
(Feuille d'album. 1792.)

« Faire tout le bien qu'on peut,
Aimer la Liberté par-dessus tout,
Et, quand ce serait pour un trône,
Ne jamais trahir la vérité.»



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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 19:11

ODE A LA JOIE (Hymne Européen)

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Ven 10 Avr - 20:05



LA SYMPHONIE PASTORALE 1ER MVT
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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Mar 14 Avr - 19:54



L 'esprit de la Musique de Beethoven rendu par la magie du 7e art ... et si la Musique c'etait le doigt de Dieu sur le coeur des hommes ?



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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Mar 14 Avr - 20:11

Mieux que cet exemple pour comprendre Beethoven le compositeur, je ne saurai trouver là c'est
exceptionnel une vraie merveille .



C O N C E R T O

ALLEGRO

Interprétation avec Itzhak Perlman , Yo-Yo Ma , Daniel Barenboïm franchement exceptionnelle . Une complicité rare .
Daniel Barenboïm , au Piano , conduit l'Orchestre .

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Mar 26 Mai - 0:30

Derrière le visage fermé et torturé de Beethoven, dont les nombreux portraits font foi, se cachent un tempérament fier, indépendant, une volonté farouche, un caractère prompt à l'emportement, mais aussi de la timidité et beaucoup de romantisme.



Romantique, Beethoven l'est ; à travers ses oeuvres, il transmet les sentiments les plus forts, mais également les plus doux.

Écouter la romance no 1 pour violon plonge l'auditeur dans le romantisme le plus doux. Par contre, la sonate pour piano intitulée «Tempête» dévoile le côté orageux de sa personnalité.
Tumultueuse, la vie de Beethoven l'est dans ses amours - il ne se mariera pas - dans ses amitiés et ses rapports avec la noblesse.

Quiconque n'est pas d'accord avec lui s'attire ses foudres ! Puis... ses excuses ! La surdité, survenue vers la trentaine, n'arrange rien. Impossible pour lui d'avouer qu'il n'entend plus ; dès lors, il fuit les mondanités, s'isole. Ne lui restent que quelques amis fidèles, supportant stoïquement ses sautes d'humeur.

Le tempérament impétueux de Beethoven, son aspiration à la perfection, au sublime se retrouvent dans toute sa musique, qui ne se raconte pas, mais s'écoute.
Qui ne connaît, aujourd'hui, les premières notes de la 5e symphonie, ainsi que les sonates pour piano intitulées «Clair de Lune» et «Lettre à Elise», l'«Hymne à la Joie» de la 9e symphonie ou la mélodie du 2e mouvement de la 7e symphonie.

« O vous, hommes qui me regardez ou qui me prenez pour un haineux, un fou ou un misanthrope, combien vous êtes injustes pour moi ! Vous ne connaissez pas la raison secrète de mes actions ! Mon coeur et mon esprit étaient ouverts depuis l'enfance au doux sentiment de la bonté. Accomplir de grandes actions, tel a toujours été mon but. » Ludwig van Beethoven, (Le Testament, extrait)


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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Mar 26 Mai - 0:46



L.van Beethoven - Violin Concerto in D major, Op.61 - I. Allegro ma non troppo Itzhak Perlman, violin Berliner Philharmoniker, Daniel Barenboim Schauspielhaus, Berlin - 1992

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MessageSujet: Re: LUDWIG VAN BEETHOVEN   Jeu 2 Juil - 8:04

On a retrouvé la chère Elise de Beethoven
| La destinataire de la fameuse «Lettre» serait une cantatrice allemande.



© ROGER VIOLLET | «Beethoven et son œuvre». Le compositeur terrassé par l’inconséquence des femmes. Elise en épousera un autre.

GILLES SIMOND | 02.07.2009 | 00:04

Dans l’œuvre du grand Beethoven, la Lettre à Elise n’est qu’une œuvre mineure, une «bagatelle», pour reprendre le terme utilisé par les musicologues.

Publié en 1867 seulement, soit vingt ans après la disparition du compositeur, le morceau est néanmoins devenu un «tube» incontournable de la musique classique, travaillé inlassablement par d’innombrables apprentis pianistes, utilisé comme sonnerie pour téléphones portables ou comme fond musical dans des pubs.

Amitié très étroite

Pourtant, l’énigme demeurait: qui donc était cette fameuse Elise, inconnue au bataillon des amours – souvent déçues – du maestro? Klaus Martin Kopitz, un musicologue allemand, affirme qu’il s’agit d’une cantatrice allemande, Elisabeth Roeckel. Elle était la sœur d’un chanteur ayant interprété le rôle de Florestan dans Fidelio – l’unique opéra composé par Beethoven, qu’il dirigea lui-même en 1806 à Vienne – et c’est ainsi qu’elle aurait été admise dans le cercle restreint des proches du compositeur.

Se basant sur des documents retrouvés récemment dans les archives de la cathédrale Saint Etienne de Vienne, Klaus Martin Kopitz affirme qu’Elisabeth Roeckel était également connue sous le nom d’Elise: «Au baptême de son premier enfant, le 9 mars 1814, son nom est mentionné comme Maria Eva Elise, ce qui suggère qu’on la connaissait à Vienne comme Elise et non comme Elisabeth. On sait que Beethoven a écrit cette pièce pour piano en 1810 et que les deux entretenaient des liens d’amitié très étroite. Il semble donc évident que cette pièce lui ait été dédiée», relève le musicologue. Et de préciser: «Il n’y avait pas d’autre femme prénommée Elise ou Elisabeth dans la vie de Beethoven à ce moment-là.»

Par contre, cette relation aura été un crève-cœur pour Beethoven: la jeune femme lui préféra l’un de ses rivaux musicaux de l’époque, le compositeur Johann Nepomuk Hummel, qui connaissait alors un succès considérable et qu’elle épousa.

Jusqu’ici, l’hypothèse la plus couramment admise concernant l’identité d’Elise voulait que Beethoven ait dédié sa partition à Thérèse Malfatti von Rohrenbach zu Dezza, qui repoussa sa demande en mariage en 1810. Mais le titre écrit à la main par le maestro aurait été mal retranscrit lors de la publication. Le manuscrit original ayant disparu, l’hypothèse est toutefois invérifiable.

Ultimes indices en faveur de la «piste» Elisabeth Roeckel, le fait que la jeune femme ait relaté qu’«au cours d’un dîner, Beethoven avait pincé son bras dans un geste de pure affection».

De plus, elle avait obtenu une boucle des cheveux de Ludwig, peu avant la mort du génie, à l’âge de 57 ans, le 26 mars 1827.

Une musique fluide

«Lettre à Elise? Je me penche sur ce morceau au moins une fois par année!»
Le pianiste vaudois Christian Chamorel, professeur au Conservatoire de Genève, le reconnaît avec le sourire: «Le désir des élèves de jouer cette pièce est incontournable. Elle séduit des gens qui ont deux ou trois ans de piano derrière eux, car la mélodie est assez facilement jouable. Mais attention, si le début est facile, la partie intermédiaire est d’un niveau assez élevé il n’est pas si facile de l’interpréter avec les bonnes nuances.»
Récent lauréat du Concours international Beethoven de Vienne, le Lausannois a mis à son répertoire des pièces bien plus ardues du maestro allemand: «Lettre à Elise ne soutient pas la comparaison avec ses sonates, par exemple. Mais cela reste une musique étonnante, fluide, proche du romantisme, alors qu’on attend de Beethoven quelque chose de plus carré.»

(gsd)
http://www.tdg.ch/actu/culture/retrouve-chere-elise-beethoven-2009-07-01
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