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 LE LAC DES CYGNES

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liliane
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MessageSujet: LE LAC DES CYGNES   Jeu 26 Mar - 17:08



Alors qu'en 1872 il se trouvait avec sa soeur Alexandra Davidova à Kamenka, en Ukraine, Tchaïkovsky s'amusa à imaginer, pour une exécution en famille, un petit ballet fondé sur le conte allemand intitulé "Le lac des cygnes". Chacun, et Tchaïkovsky entre autres, devait se rappeler l'évènement avec tendresse.

Aussi le compositeur fut-il enchanté lorsque, quatre ans plus tard, on lui demanda d'écrire, sur le même sujet, un ballet de grande envergure.

Comme il le raconta à Rimsky-Korsakov, il accepta "d'abord parce qu'il avait besoin d'argent", mais aussi "parce qu'il désirait depuis longtemps s'essayer à ce genre de musique". Fin août 1875, trois mois après l'acceptation de la commande, il avait complètement esquissé deux actes. La partition d'orchestre fut achevée au cours du mois d'avril suivant.


Avant de commencer son travail, Tchaïkovsky consacra quelques temps à l'étude d'autres ballets. Le compositeur qu'il admirait vraiment, dans ce domaine, était Léo Delibes (ultérieurement, il devait déclarer à Nadejda Von Meck que, comparé à "Sylvia", son "Lac des cygnes" n'était qu'une pauvre chose...). Chez Delibes il admirait l'élégance et les qualités mélodiques, mais aussi l'habileté avec laquelle la narration et les danses toujours colorées (et souvent d'origines différentes) se trouvaient intégrées à un même schéma créateur. Mais Tchaïkovsky avait mieux à offrir. Il possédait un don mélodique supérieur à celui de Delibes. Il était l'auteur de trois symphonies. Pour lui, l'univers de la musique de danse représentait le moyen agréable, fantastique, d'oublier la cruelle réalité. Tchaïkovsky ne pouvait arriver, avec la musique symphonique, à l'évasion désirée. "Le lac des cygnes" est beaucoup plus symphonique que les deux ballets qui viendront après lui : "La belle au bois dormant" et "Casse noisettes".



La création du Lac des cygnes eut lieu à Moscou en 1877... et fut un échec, en raison d’une mise en scène et d’une chorégraphie - de Wenzel Reisinger - jugées médiocres par la critique. Il fallut attendre la reprise du Lac à Saint-Pétersbourg, dans une production de Marius Petipa et Lev Ivanov, pour que la partition de Tchaikovski soit enfin mise en valeur. C’était en 1895 : gloire posthume pour le compositeur, mort deux ans plus tôt.

L'histoire du "Lac des cygnes" en tant que ballet à succès commence donc en 1895, à l'époque où le grand Marius Petipa, l'un des pères fondateurs du ballet russe moderne, décida de remonter l'oeuvre en hommage à Tchaïkovsky.

Petipa conçut un plan, demanda à Ivanov, un collègue expérimenté, de faire la chorégraphie des actes II et IV, s'occupa de régler lui-même celle du reste de l'ouvrage.

Le chef Riccardo Drigo apporta des modifications à la partition, Modeste Tchaïkovsky (frère du compositeur) révisa le "scénario".

Après le succès du deuxième acte, lors d'une représentation à la mémoire de Tchaïkovsky, le ballet fut refondu par les mêmes collaborateurs et redonné en janvier 1895. Les critères actuels ne permettent plus de prendre la défense de ce qu'il était alors. En effet, des centaines de mesures de la partition originale avaient été abandonnées au profit de l'ineffable Drigo lequel, bien entendu, avait totalement dénaturé le schéma tonal soigneusement mis au point par Tchaïkovsky.

Néanmoins, le succès auprès du public eut pour effet de mettre "Le lac des cygnes" dans la position de chef d'oeuvre reconnu du ballet russe. Depuis lors, il y eut de nombreuses versions revenant, de plus en plus, aux concepts essentiels de Tchaïkovsky et non à ceux de ses premiers chorégraphes. Car ce conte de fées, débutant dans l'imagination du compositeur comme divertissement pour des neveux et nièces, est, véritablement, et de bout en bout, le premier drame musical dansé.




DE PETIPA A GRIGOROVITCH

En 1969, le Ballet du Théâtre Bolchoï devait présenter, en tournée à Londres, Spartacus, Casse-Noisette et Le Lac des cygnes. Jamais remonté depuis 1956, la Direction artistique du Bolchoï jugea nécessaire de réaliser une nouvelle production du Lac des cygnes.

Le ballet souffrait de l’accumulation de différentes versions : une surabondance de détails et une emphase excessive. Iouri Grigorovitch, chorégraphe principal du Bolchoï depuis 1964, fut chargé de remonter le ballet. Soucieux de se rapprocher au plus près de la partition de Tchaikovski, il proposa une relecture complète de l’oeuvre. Conformément aux indications du compositeur, son Lac des cygnes se terminait sur une note tragique ; le héros principal était le Prince Siegfried ; et le ballet était conçu comme un drame lyrico-psychologique. Cependant, la nouvelle production déplut au Ministère de la culture et ce fut l’ancienne version qui fut présentée à Londres. La même année, Grigorovitch apporta quelques corrections à son Lac. Il supprima notamment le final tragique mais parvint à conserver l’esprit de la création. La première eut lieu le 25 décembre 1969 avec - dans les principaux rôles - Natalia Bessmertnova, Nikolaï Fadeyechev et Boris Akimov. Son unité dramatique et les innovations chorégraphiques - fidèles à la musique et aux idées du compositeur - furent à l’origine du succès de l’oeuvre (qui devait rester au répertoire du Théâtre Bolchoï jusqu’en 1997).

Dans la version qu’il remonte au Bolchoï en 2001, Grigorovitch réinsère les passages chorégraphiques et le final qu’il avait dû supprimer en 1969. Cette version, qui est présentée à l’Opéra de Paris, est conforme au voeu de Tchaikovski : un poème lyrique au contenu philosophique.




LE LAC DES CYGNES DE IOURI GRIGOROVITCH

« Ma version du Lac des cygnes a d’abord été créée au Théâtre Bolchoï de Moscou en 1969. J’ai dû, par la suite, la remonter à plusieurs reprises - en Russie et à l’étranger - en jugeant nécessaire de la rendre, à chaque fois, un peu plus précise et parfaite, mais rien de plus : les principes de base sont restés inchangés. L’un de mes principaux soucis, pour le nouveau livret, était de faire glisser Le Lac des cygnes du conte de fées vers un drame romantique. J’ai gardé la structure, en quatre scènes, de la partition de Tchaikovski. Mon ballet alterne monde réel et monde fantastique. Ces mondes ne sont pas cloisonnés : ils se fondent l’un dans l’autre, comme cela se produit dans l’esprit du Prince.

Le ballet comporte, dans la mesure du possible, les meilleurs passages chorégraphiques de mes prédécesseurs - Marius Petipa, Lev Ivanov et Alexandre Gorski. J’ai retravaillé la scène 1, sauf le pas de trois de Gorski (où j’ai cependant inséré une variation pour le Prince). La scène 2 reprend les chorégraphies des trois auteurs : l’entrée et la valse, l’adage du Prince et d’Odette, la variation des quatre cygnes et la coda des cygnes sont de Ivanov ; la variation des trois cygnes est de Gorski ; tous les passages chorégraphiques du Prince et du Mauvais Génie sont de moi-même. La scène 3 a été retravaillée. J’ai cependant gardé le célèbre pas de deux du Prince et d’Odile de Marius Petipa. La chorégraphie de la dernière scène et le nouveau final sont également mes compositions. Plusieurs autres caractéristiques propres au ballet ne sont pas insignifiantes. Le Mauvais Génie a subi un changement radical : il est passé d’un personnage de conte de fées à la personnification du destin. Il attire Siegfried vers un monde merveilleux et lointain. Il lui fait croire en un ailleurs idéal et le conduit finalement à un dénouement tragique et au désespoir. Le rôle du Prince a été également considérablement étoffé : c’est désormais un véritable héros de ballet. »


Iouri Grigorovitch


La juxtaposition du rêve et de la réalité s’incarne en sourdine dans la production de Grigorovitch. Le conflit est passé du monde extérieur au monde intérieur : le Prince Siegfried aspire à un amour pur et idéal, mais reste attiré par les tentations terrestres. Grigorovitch a également retravaillé le personnage de Rothbart. Véritable Mauvais Génie, il représente le destin, le sort du héros et, peut-être aussi, la partie sombre de son âme. Cette extension des rôles masculins ne réduit en rien l’importance des rôles féminins. Odette et Odile sont présentées comme les différentes facettes de la femme.



Dernière édition par liliane le Ven 27 Mar - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Jeu 26 Mar - 17:33





Marie Claude Pietragalla and Patrick Dupond in 1992 paris opera ballet Swan Lake


Scène 1

Dans un vieux château allemand, on fête la majorité du Prince Siegfried. Félicité par sa mère, ses amis et les courtisans, Siegfried est fait chevalier au cours de la cérémonie. A compter de ce jour, le sens du devoir et le courage deviennent ses principes de vie. Pendant la réception, les jeunes filles de son âge essaient d’attirer son attention, mais Siegfried - submergé par de toutes autres émotions - rêve d’un amour pur et idéal. Les festivités s’achèvent, les invités s’en vont, laissant le Prince seul avec ses pensées. La nuit tombe. Siegfried sent la présence d’une ombre à ses côtés, comme si une force mystérieuse l’appelait : c’est le Mauvais Génie - ou le Destin lui-même - venu révéler de troublants secrets au Prince. En dépit d’un angoissant pressentiment, Siegfried - soumis à la puissante attraction de son compagnon invisible - s’abandonne au monde idéal de ses rêves.
Scène 2

Siegfried se retrouve sur les bords d’un lac mystérieux. Dans les reflets du clair de lune sur l’eau, des apparitions magiques de femmes cygnes se dressent devant lui. Siegfried aperçoit Odette, la plus belle d’entre elles : il reste subjugué par sa beauté. Ayant enfin trouvé son idéal d’amour romantique, il jure à Odette qu’il l’aimera toujours et lui sera fidèle.
Scène 3

Les futures fiancées arrivent au château. Siegfried doit choisir une épouse parmi elles mais ne pense qu’à Odette et à leur rencontre. Aucune ne pouvant rivaliser avec son idéal, c’est avec détachement qu’il danse avec les jeunes filles, issues de l’aristocratie. Un mystérieux chevalier, accompagné d’une ravissante jeune fille et d’un cortège de cygnes noirs, arrive soudain au bal. C’est le Mauvais Génie et Odile, le double d’Odette. Frappé par leur ressemblance, Siegfried se précipite vers Odile. Le Mauvais Génie met les sentiments du Prince à l’épreuve. Enchanté par la perfide Odile, qui parvient à lui ôter tous ses doutes, Siegfried lui annonce que c’est elle qu’il veut épouser. La salle du trône est alors brusquement plongée dans l’obscurité et la belle Odette apparaît. Siegfried comprend alors que le Mauvais Génie l’a trompé. Tout en espérant se racheter de sa trahison, il poursuit, désespéré, l’image du cygne blanc qui s’éloigne.
Scène 4

La nuit. Une profonde obscurité recouvre le lac. Odette apporte la nouvelle : le Prince a rompu ses voeux de fidélité. Profondément troublé, Siegfried se précipite vers Odette en la suppliant de lui pardonner. Odette pardonne au jeune homme mais n’est plus maîtresse de son propre destin. Le Mauvais Génie provoque une tempête qui disperse les deux amoureux, rendant leur réunion impossible. Affaibli par son combat avec le Mauvais Génie, Siegfried tente en vain de retenir l’image fuyante du cygne. Au lever du jour, il se retrouve seul, sur la rive déserte du lac de ses rêves.






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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Jeu 26 Mar - 18:50

« Le Lac des cygnes » a tenu une place prépondérante dans la carrière de Rudolf Noureev.

Peu après son triomphe dans « Les Ombres » avec la Ballet du Kirov en 1961 au Palais Garnier il fut décidé de prolonger le séjour de la troupe soviétique pendant deux semaines au Palais des Sports, et d’ouvrir le 1er juin avec « Le Lac des Cygnes » dansé par Alla Ossipenko et Rudolf Noureev, dans la « rédaction chorégraphique » de Constantin Sergueiev d’après Petipa et Ivanov. Déjà idole du public, Noureev dût être affiché le plus souvent possible, soit dans « Les Ombres » soit dans « Le Lac des Cygnes ». Il venait tout juste d’apprendre le rôle du prince Siegfried et ne l’avait dansé que deux fois à Léningrad avant son départ pour Paris.



En 1963 Rudolf Noureev danse « Le Lac des Cygnes » avec le Royal Ballet dans la production de Nicolas Sergueiev (l’ex régisseur du Théâtre Maryinski qui a fuit la Russie en emportant toutes les notations de Petipa) révisée par Ninette de Valois, avec l’apport de Frédérick Ashton pour la Danse Napolitaine. Noureev n’hésite pas à y ajouter un solo de son cru pour le prince au 1er acte, puis un autre dans le sacro-saint acte II de Lev Ivanov. D’un seul coup il redonne au danseur masculin un rôle majeur, et crée un personnage ayant sa propre identité, et plus du tout un simple partenaire fade et falot, porteur de la danseuse étoile dans les adages. Grâce à lui l’homme prend une place égale à celle de la femme dans le ballet classique. Rudolf Noureev dansera cette production avec Margot Fonteyn en novembre 1963 au Théâtre des Champs Elysées à Paris. L’année suivante le couple crée à l’Opéra de Vienne la première chorégraphie originale du « Lac des Cygnes » entièrement conçue par Rudolf Noureev, dans des décors et costumes de Nicolas Georgiadis (version magnifiquement filmée en couleurs par Unitel).

Rudolf Noureev a également dansé la légendaire version du chorégraphe soviétique Vladimir Bouremeister au Palais Garnier, mais en rétablissant le traditionnel « Cygne Noir » au troisième acte. Il a notamment interprété cette version dans la Cour Carrée du Louvre en juillet 1973 avec Natalia Makarova au cours d’une représentation « orageuse » qui provoqua une tumultueuse brouille entre les deux transfuges du Kirov.


Lorsqu’en 1984 Noureev, qui venait d’être nommé directeur du Ballet de l’Opéra de Paris, décida de remonter au Palais Garnier une nouvelle version du « Lac des Cygnes » il dût faire face à l’hostilité unanime des danseurs français, profondément attachés à la production de Bourmreister (pourtant bien dénaturée après vingt cinq ans de services et sévices), qui refusèrent pendant quinze jours de répéter le moindre pas, et n’acceptèrent d’apprendre la chorégraphie de Noureev qu’à la seule condition de reprendre la version de Bourmeister la saison suivante.

Totalement différent de sa chorégraphie de Vienne, « Le Lac des Cygnes » de Noureev pour l’Opéra de Paris remet le rôle masculin en valeur dès la spectaculaire Polonaise du 1er acte, totalement originale, non plus dansée par douze couples mixtes, mais par seize garçons divisés en quatre groupes complexes. L’effet est magnifique. Enfin sa conception freudienne rend le ballet très différent, puisque ici le personnage central devient le prince. Odile-Odette ne sont que des fantasmes nés de son imagination. Dans son rêve, Wolfgang, le précepteur dont il subit l’autorité, devient Rorthbart, le génie maléfique qui contrarie son désir de solitude romantique et sa vision idéale de l’amour.



Outre les deux solos ajoutés à Londres, Noureev rend Siegfried encore plus présent sur scène (toujours sur la musique de Tchaikovski pour « Le Lac des Cygnes ») et transforme le fameux pas de deux du « Cygne Noir » à l’acte III en pas de trois, donnant à Rothbart l’occasion de se distinguer dans une variation extrêmement difficile. Non seulement Rudolf Noureev a totalement rééquilibré les forces du ballet, mais il a donné aux personnages une profondeur et une vérité psychologique beaucoup plus conformes à l’esprit de la nouvelle génération des danseurs de l’Opéra. Crée au Palais Garnier le 20 décembre 1984 par Elisabeth Platel, Charles Jude et Patrice Bart, cette version est toujours restée à l’affiche malgré une ou deux brèves reprises de la version de Bourmeister, plus dénaturée que jamais ! Aujourd’hui tous les danseurs de l’Opéra préfèrent cette version qui les valorisent et rend le prince plus crédible et proche de leur sensibilité.

Au cours de sa carrière Rudolf s’est non seulement imposé par sa noblesse, son brio et son charisme dans d’innombrables versions du « Lac des Cygnes » mais il a aussi interprété avec un égal plaisir le rôle de Rothbart dans sa production, notamment au Grand Palais lors des fêtes du Bicentenaire de la Révolution Française en 1989.
R.S.





(Sur les 126 représentations que l'Opéra de Vienne donnera de cette production - entre 1964 et 1988 - Rudolf Noureev en dansera 51).
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Ven 27 Mar - 16:58





Le Lac des Cygnes sur glace met en vedette The Imperial Ice Stars, l’une des plus importantes compagnies internationales de spectacles de patinage artistique destinés à une scène de théâtre. Elle compte dans ses rangs 25 patineurs détenteurs de titres mondiaux et nationaux qui ont remporté collectivement plus de 200 médailles de concours.



Elle présentera le très populaire Lac des Cygnes sur la magnifique musique de Tchaïkovsky. Ce classique intemporel a su divertir et captiver des publics jeunes et moins jeunes depuis des décennies. Elle offre maintenant une extraordinaire interprétation, qui s’est attiré des éloges unanimes de la critique et du public et qui a joué à guichets fermés lors de la récente tournée en Australie, en Asie ainsi qu’au Royaume‑Uni.

La troupe The Imperial Ice Stars illustre avec grâce l’histoire du Lac des Cygnes et éblouit le public par son adresse et sa spectaculaire virtuosité acrobatique. La production met en scène du patinage de niveau olympique exécuté dans le cadre inusité d’un théâtre – des triples sauts époustouflants, d’impressionnants mouvements de gymnastique aériens, des doubles axels, des spirales de la mort, des pirouettes Bielmann, des triples axels lancés et de spectaculaires portés à haute vitesse, uniques à cette troupe.



La compagnie a mis au point une patinoire pouvant être installée sur une scène et conçue pour offrir à ses artistes une surface idéale pour s’exécuter. Deux refroidisseurs, plus de 15 kilomètres de tuyaux de réfrigération et 2 300 litres d’eau sont utilisés pour fabriquer 14 tonnes de glace.

Les producteurs James Cundall et Tony Mercer se classent parmi les plus réputés de leur profession en Europe en Australie et en Asie. Meilleur directeur et chorégraphe de spectacles sur glace au monde, Tony Mercer a réuni une équipe de création de premier ordre comprenant le double médaillé d’or olympique en patinage artistique Evgeny Platov et le quadruple médaillé d’or olympique Alexei Nemov. Ensemble, ils ont mis sur pied un spectacle exceptionnel intégrant tous les mouvements complexes et palpitants auxquels on a pu assister aux Jeux Olympiques d’hiver ainsi que des prouesses jamais vues en patinage artistique.

Le designer australien Eamon D’Arcy, concepteur de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de 2000 à Sydney, a élaboré des décors somptueux pour l’occasion. De plus 110 costumes, richement ornés ont été créés par Albena Gabueva, du célèbre théâtre Stanislavsky de Moscou.

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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Dim 29 Mar - 17:19

PIOTR ILITCH TCHAIKOVSKI
(1840-1893)





Piotr Ilitch Tchaïkovski est né le 7 Mai 1840 en Russie dans l’Oural. Son père était ingénieur des Mines et directeur d’une usine de métallurgie, sa mère avait des origines françaises. On lui donna des leçons de piano à l'âge de 5 ans révélant ses dons précoces. Mais Tchaïkovsky, bien que passionné par la musique, entreprend des études de droit et de commerce et se destine à une carrière de fonctionnaire au ministère de la justice.

Ce n'est qu'en 1863, à l'âge de 22 ans, que Tchaïkovsky décide de devenir musicien. Il entre au Conservatoire de St. Petersbourg en plus de suivre des cours particuliers pour rattraper son retard. Malgré ses maigres connaissances en matière musicale, il réussira à combler son retard grâce à son formidable talent d'improvisation. Il devient professeur du Conservatoire de Moscou en 1866 et rencontre les membres du groupe des Cinq auxquels il se lie, sans toutefois adhérer pleinement à leurs idées. Il se dit « russe, russe, russe jusqu'à la moelle des os », mais cela ne l'empêche pas d'admirer les compositeurs occidentaux. Il prend un vif goût pour l'opéra où il se rend souvent et tombe irrésistiblement amoureux de la musique de Mozart.

Elève de Anton Rubinstein, il commence à prendre goût pour la composition et découvre les oeuvres de Berlioz qu'il affectionnera pour le reste de sa vie. Il écrit une première symphonie qu'il souhaite jouer à Petersbourg, mais Rubinstein veut plutôt qu'elle soit joué à Moscou devant un publique très sceptique qui accepte très mal l'oeuvre. Ce premier échec en 1868 semble annoncer la dépression nerveuse à laquelle le compositeur sera atteint toute au long de sa vie. Heureusement les oeuvres qui suivront auront du succès avec la deuxième symphonie et le superbe Concerto pour piano. Trouvant enfin du succès auprès du public, ceci va motiver Tchaïkovsky à écrire davantage. Se succèdent jusqu'en 1876, la Troisième Symphonie, Le Lac des Cygnes, le poème Francesca da Rimini et les Variations Rococo pour violoncelle et orchestre.

En 1876, le compositeur aura une courte aventure avec la cantatrice Désirée Artot. Il profitera de ce cours instant de bonheur pour composer son premier grand chef-d’œuvre, l’Ouverture-fantaisie de Roméo et Juliette..

L'année suivante, pour mettre un terme aux rumeurs qui circulent sur ses liaisons masculines, il épouse une ancienne élève, mariage de pure forme mais qui se termine en tragédie ; Tchaïkovsky tente de se suicider en marchant le long de la Moska dans l’espoir de contracter une pneumonie. Pourtant cet état de malheur ne l'empêchera pas d'écrire quelques de ses plus belles œuvres, comme l’opéra Eugène Onéguine, le Concerto pour Violon, ou la Symphonie n°4, avec lesquels il connaîtra davantage de succès dans son pays et sa célèbrité se retrouvera à travers le monde. De 1885 à 1891 Tchaïkovsky composera Manfred (1885), la Cinquième Symponie (1888), un opéra fructueux intitulé La Dame de Pique (1890) puis le célèbre ballet Casse Noisette (1891).

Entre 1888 et 1891, il entreprend une tournée internationale en tant que chef-d'orchestre avant d'arriver à New York où il dirigera ses propres oeuvres. En 1890, il rompt avec Madame von Meck qui l'avait soutenu financièrement mais aussi psychologiquement durant une douzaine d'années.

De retour à Petersbourg, il achève sa Symphonie "pathétique" en 1893 mais il ne sera pas là pour profiter du succès que lui aurait apporté cet ultime chef-d'oeuvre ; en effet il boit par malheur un verre d’eau non stérilisée, contracte le choléra, et meurt le 6 Novembre 1893. Bien que certains jugent cette mort accidentelle, d'autres pensent à un suicide du compositeur avant qu'il puisse subir le scandale et la découverte publique de son homosexualité. Pourtant il aura droit à des funérailles nationales auxquelles 8000 admirateurs assisteront. Il sera enterré au Monastère Alexander Nevsky à St. Petersbourg.

http://www.musicaeterna.fr/tchaikovski2.htm
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Dim 18 Avr - 1:19

Merci pour ce Magnifique Topic qui m'inspire tout spécialement! etoile scintillante
Je me permets une petite contribution! flower

Je vous mets des photos du" Lac des Cygnes "vus en Juillet 2007 au Château de Versailles!Magnifique ! coeur















Les Fêtes de Versailles : Le Lac des Cygnes( Juillet-Août 2007)


Présentation

Par l'English National Ballet. Ballet en quatre actes, créé en 1877 au théâtre du Bolchoï de Moscou. Aujourd' hui, 'Le Lac des Cygnes' est sans doute le ballet le plus populaire et figure au répertoire des plus grandes compagnies. Il se découvre avec émerveillement dans le cadre du château de Versailles : soixante-dix cygnes se reflètent dans les eaux du Bassin de Neptune, des scènes de cour qui rappellent celle du Roi Soleil.

Avec l'English National Ballet







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liliane
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Dim 18 Avr - 9:41

Je suis très touchée par ta participation. J'aime aussi énormément ce ballet que j'avais vu, quand j'étais très très très jeune et qui a été pour moi une sorte de "révélation" de la danse et de la musique.

merci
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   Dim 18 Avr - 12:25

Merci Liliane,j'avais vu aussi petite à l'Opéra le Lac des cygnes avec ma Maman!J'ai toujours aimé la danse classique!Sans en avoir fait,à part un peu de danse comme beaucoup de petite fille en club!J'aime en autre le Lac des Cygnes,que j'ai eu la joie de voir il y a 3 ans à Versailles!Les photos sont celles prises par mon Mari!Nous aimons aussi la musique classique! flower
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MessageSujet: Re: LE LAC DES CYGNES   

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