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 FREDERIC CHOPIN

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Nine
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MessageSujet: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 2:01

FREDERIC CHOPIN



"Sa création était spontanée et miraculeuse. Il la trouvait sans la chercher, sans la prévoir. Elle venait sur son piano, soudaine, complète, sublime, ou elle se chantait dans sa tête pendant une promenade, et il avait hâte de la faire entendre à lui-même en la jetant sur l’instrument." - George Sand ”

Frédéric Chopin est né "officiellement" le 22 février 1810 à Zelazowa-Wola (près de Varsovie) mais en réalité il est né le 1er mars 1810 (voir lettre sur site des amis de George Sand (paragraphe en savoir plus)). Son père était français et sa mère polonaise. Il commenca très jeune l'étude du piano et se révèla rapidement un enfant prodige : à 8 ans, soit un an après sa première leçon avec Wojciech Zywny(qui était violoniste!), il donna déjà son premier "concert officiel"...au Palais Radziwill.

Tout en poursuivant ses études au lycée de Varsovie, Frédéric Chopin continua de travailler le piano puis il entra au conservatoire de Varsovie en 1826 jusqu'en 1829. C'est pendant cette période qu'il composa ses premiers chefs d'oeuvres et effectua ses premiers voyages hors de Pologne. En 1829 le directeur du conservatoire de Varsovie, Joseph Elsner, écrit dans un rapport: «Chopin, Fryderyk, étudiant de 3è année, talent exceptionnel, génie musical».


Andras Schiff

Frédéric Chopin quitta définitivement Varsovie pour Vienne fin 1830 , peu de temps avant l'insurrection polonaise. Installé à Paris, il y eut des débuts difficiles mais il connut un rapide succés auprès de l'aristocratie. La réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permettent de joindre le milieu musical local qui l'accueille cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn, Ferdinand Hiller, Berlioz et Auguste Franchomme. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontra Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à son propos. Devenu professeur recherché, il continua simultanément son activité de compositeur.

Malade dès 1835, sa liaison avec George Sand (de 1838 à 1847) arracha Frédéric Chopin à la vie parisienne (séjours à Nohant, Majorque) . C'est à cette période que ses compositions furent les plus abouties.

En 1848, il donna un dernier concert parisien chez Pleyel le 16 février et réalisa une dernière tournée en Angleterre et en Ecosse d'où il revint épuisé.

Frédéric Chopin meurt emporté par la tuberculose le 17 octobre 1849 à Paris. Il est enterré au cimetière Père-Lachaise à Paris. Toutefois, pour respecter son testament, son coeur, retiré de son corps après sa mort, fut apporté par sa soeur à Varsovie où il fut placé dans une urne et installé sur un pillier dans l'église Sainte-Croix à Krakowskie Pezedmiscie

A retenir parmi ses oeuvres...

Frédéric Chopin a essentiellement composé pour le piano seul. Il cultiva le piano sous les formes les plus variées : polonaises, valses, mazurkas, préludes, nocturnes, ballades, impromptus, scherzos, rondos, variations.

Formé à Mozart et à Bach, dont l'influence est évidente et qu'il travaillait quotidiennement, Frédéric Chopin apparaît comme un esprit classique dans une âme romantique. Une des caractéristiques de son jeu était le rubato.

Frédéric Chopin s'attacha à donner une autonomie à chacun de ses doigts afin que chacun conserve une autonomie.

Une des théories de Frédéric Chopin dans le domaine de l'interprétation reposait sur l'analogie de la musique et du langage, et son grand art fut de transposer au piano la tradition vocale italienne."Il vous faut chanter si vous voulez jouer du piano" conseillait-il à ses élèves... A bon entendeur !... il ne vous reste plus qu'à vous procurer ses partitions


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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 2:14

LA POLONAISE PAR HOROWITZ


« Moi, je ne cherche qu'à exprimer l'âme et le coeur de l'Homme »
Frédéric Chopin

Il est vrai que Chopin est un très grand mélodiste mais il n’en est pas moins un grand harmoniste. De plus, ce sont des accords très recherchés qui permettent une mise en valeur de la mélodie
Musicien de tous les extrêmes Chopin est toujours le personnage romantique associé au piano: valse, mazurka, polonaise (qui rappelle que Chopin est à demi polonais et que l’influence de son pays sera toujours présente dans sa musique), prélude, impromptus nocturnes, rondos, variations et les 27 études, Chopin laisse aux pianistes un héritage considérable et très diversifié: parfois d’une difficulté inouïe (la dernière étude de l’opus 25 notamment) ou plus simple comme un prélude de l’opus 28.




Vladimir Horowitz plays Chopin Mazurka in b minor Opus. 33 No. 4 in Vienna (1987).


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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 2:17


Chopin constitue un cas presque unique dans l'histoire de la musique.
Mort à trente-neuf ans, il n' a composé que pour le piano si l'on excepte ses deux concertos pour piano, la grande polonaise brillante et sa sonate pour piano et violoncelle.

Il a évolué dans un univers artistique sans pareil, musical mais aussi littéraire et pictural.
En effet comment parler de Chopin,
sans évoquer Sand, Musset, Delacroix et Liszt ?

Après l'écrasement de l'insurrection par les troupes russes, Chopin part pour Paris. Sa colère envers les Français qui n'ont pas secouru son peuple est réelle.

A Vienne, il obtient un passeport pour Londres, portant la mention " passant par Paris " ce qui semble démontrer que Chopin n'avait pas l'intention de s'établir en France.
Mais à cette époque, Paris est la capitale de la musique.

A l'automne 1831 il s'installe au 27 boulevard Poissonnière. C'est le coup de foudre pour cette ville :
" le plus beau des mondes "



L'esthétique:

Le piano a joué un rôle déterminant chez tous les compositeurs.
Bon nombre d'entre eux ont écrit pour le piano, et presque tous s'en servaient pour composer.
Chez Chopin c'est totalement différent. Le piano n'est pas un outil, mais un ami, davantage même, le piano est son confident.

Jean-Jacques Eigeldinger dit de Chopin:
" C'est le seul génie musical du XIX me siècle dont le piano ne reflète en rien l'orchestre de son temps."

Ferdinand Hiller, pianiste et compositeur allemand nous raconte:
" Chopin se livrait rarement; mais au piano il le faisait plus complètement que je ne l'ai jamais entendu chez aucun autre artiste musicien. Il se donnait dans un état de concentration tel que toute pensée étrangère disparaissait."

À part quelques œuvres dont les deux concertos, Chopin n'a écrit que pour le piano. Dans son œuvre le sentiment a le premier rôle. Sa musique n'est pas inspirée d'œuvre littéraire comme chez Liszt. Elle n'est jamais narrative.

On peut dire de Chopin qu'il est de formation classique, mais doté d'une âme romantique.
Ses modèles sont Mozart et Bach qu'il joue presque quotidiennement.
" Cela ne s'oublie jamais."
dit-il un jour à une de ses élèves après avoir joué plusieurs préludes de Bach.

Bien qu'ornementées, ses phrases musicales sont faites de simplicité.

" La dernière chose, c'est la simplicité. Après avoir épuisé toutes les difficultés, après avoir joué une immense quantité de notes et de notes, c'est la simplicité qui sort avec tout son charme, comme le dernier sceau de l'art."

Chopin a inventé le doigté moderne.
" Autant de différents sons que de doigts; le tout c'est de savoir bien employer les doigts, c'est de savoir bien doigter."

Une autre invention de Chopin, c'est le Rubato.

Au piano, du point de vue théorique, le rubato est l'art de libérer la main droite de toutes contraintes rythmiques au profit d'une interprétation expressive, pendant que la main gauche continue l'accompagnement de façon parfaitement rythmée.

Tous ses contemporains étaient unanimes pour reconnaître que Chopin utilisait le rubato avec tact et bon goût.

Seul Berlioz, qui n'était pas pianiste, émit quelques réserves.
" Chopin supportait mal le frein de la mesure; il a poussé trop loin, selon moi, l'indépendance rytmique."

C'est Liszt une fois de plus qui nous livre la plus belle image pour définir le rubato de Chopin:
" Regardez ces arbres:
le vent joue dans les feuilles, les fait ondoyer; mais l'arbre ne bouge pas.
Voilà le rubato chopinesque."



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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 2:40

VALSE BRILLANTE



Les valses de Chopin ne sont pas traditionnelles; en effet, seulement trois d'entre elles sont destinées à être dansées : la Grande Valse brillante op. 18, la Valse op. 64 n° 2 et la Valse op. 70 n° 2.

Elles n'ont pas été écrites d'un seul tenant et leur composition s'étale entre 1829 et 1848. Seules huit d'entre elles ont été publiées du vivant du musicien. Certaines, non publiées, sont des oeuvres de jeunesse (comme l'opus 70). Il existerait deux autres valses dont la dernière, écrite en 1848 et qui a été perdue.



La Valse (1893)
Huile sur toile (60 x 50) Valloton


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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 3:08

CHOPIN ET GEORGES SAND
une histoire d'amour



Chopin reçoit la visite de Liszt et Marie d'Agoult. George Sand les accompagnait.
Ce ne fut pas le coup de foudre, et après leur départ Chopin dit:
" Elle est antipathique cette Sand ! Est-ce bien une femme? J'arrive à en douter. "
Chopin ne fit donc aucun effort pour se rapprocher d'elle. Elle vivait dans son petit château de Nohant pendant l'été, et l'hiver rentrait sur
Paris.




Chopin reçoit la visite de Liszt et Marie d'Agoult. George Sand les accompagnait.
Ce ne fut pas le coup de foudre, et après leur départ Chopin dit:
" Elle est antipathique cette Sand ! Est-ce bien une femme? J'arrive à en douter. "
Chopin ne fit donc aucun effort pour se rapprocher d'elle. Elle vivait dans son petit château de Nohant pendant l'été, et l'hiver rentrait sur Paris.


.
Le parc et le Chateau de Sand à Nohant
En Janvier 1838 Balzac se rend à Nohant, il raconte sa visite en ces mots;
" J'ai trouvé la camarade Sand fumant le cigare après le dîner,....elle avait doublé son menton comme un chanoine, et pas un seul cheveu blanc malgré ses malheurs....elle travaille énormément...elle se couche à six heures du matin et se lève à midi....elle a été malheureuse avec Musset et elle condamne le mariage et l'amour....elle n'est pas aimable, elle est garçon, elle est artiste, grande et généreuse, dévouée, chaste....."



Voilà donc le portrait brossé fait par Balzac en cet hiver 1837-1838.
George Sand ( caricature )
.
En ce printemps 1838, George Sand se rend plusieurs fois à Paris. Elle a revu Chopin. Ils ont trop souffert tous les deux, pour se lancer dans une nouvelle aventure sans méfiance.
Chopin est resté silencieux sur ses déboires amoureux, mais la musique nous fait part de ses élans secrets.
Les douze études op 25, l'impromptu op 29, quatre mazurkas op 30.....
.
Étude op 25 n° 1
.
Chez Sand, la première confidence de sa nouvelle passion se retrouve dans une lettre adressée à une amie, puis à un ami intime de Chopin à qui elle écrit:
" La grande question de l'amour est donc encore soulevée en moi ..."
Cette phrase est tirée d'une lettre de huit pages. Sand dit au Comte Grzimala à qui elle est adressée qu'il lui faudra six semaines pour la déchiffrer.
Elle ajoute aussi:
" il me fallait chérir ou mourir "...." c'est mon ultimatum"..
et elle conclut en ajoutant:
" quant au petit (Chopin) il viendra si il veut" ....
. .
George Sand au moment de leur rencontre
.
Le ton maternaliste et les qualificatifs de Sand à l'égard de Chopin ont de quoi surprendre. Sand se veut avant tout maternelle et protectrice. La nature de leur relation est donc faussée dès le début.
Leur liaison dura neuf ans, mais leur intimité, peut-être juste quelques mois.

Elle est ainsi, et la santé fragile de Chopin n'y est pour rien.
Déjà quelques années plus tôt, Musset écrivait au moment de leur rupture:

" tu t'es crue ma maîtresse, tu n'étais que ma mère.."
Et George de répondre dans son journal intime:
" Ah ! pauvre homme vous êtes fou!
Ô mes pauvres enfants que votre mère est malheureuse! "
Elle dit encore:
" J'ai besoin de souffrir pour quelqu'un, j'ai besoin de nourrir cette maternelle sollicitude, qui s'est habituée à veiller sur un être souffrant et fatigué."

On ne change pas si vite.

Chopin rêvait encore à l'ombre des jeunes filles en fleur, et cette dame avait six ans de plus que lui.



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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 3:45

CHOPIN ET GEORGES SAND LE FILM



Chopin et Sand
Pragnienie milosci (Chopin: Desire for Love)

Synopsis

1831. Se considérant comme réfugié politique suite à l'invasion
de son pays par l'Armée russe,
le compositeur d'origine polonaise Frédéric Chopin décide de s'établir à Paris.
Il s'y liera d'amitié avec un autre grand musicien,
Franz Liszt, qui, quelques années plus tard,
lui présentera George Sand, une célèbre romancière dont il s'éprendra.

Se vouant une admiration mutuelle,
ils mèneront ensemble une vie mondaine dans les prestigieux salons parisiens
et les milieux artistiques.
Après un séjour hivernal dans de mauvaises conditions
sur l'île de Majorque en Espagne, la santé de Chopin, qui était tuberculeux,
se dégrada considérablement malgré les soins
et le dévouement inconditionnel de Sand.
De retour en France, Chopin recouvrera une meilleure santé
au cours des années qui suivirent.
Lors de ses nombreux séjours dans la magnifique résidence de campagne
de Sand à Nohant, il composera quelques-un de ses plus grands chef-d'œuvres
malgré le ressentiment du fils de sa conjointe à son égard
et l'affection trouble qu'avait envers lui la fille de celle-ci.
Site officiel
http://www.chopindesireforlove.com/



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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 4:21

CHOPIN RACONTE PAR JEAN FRANCOIS ZYGEL
quand le talent s'allie a la pedagogie ...


la depeche du midi :

Le pianiste, compositeur et improvisateur Jean-François Zygel poursuit une fois par mois à l'Espace Croix-Baragnon à Toulouse, l'incroyable aventure de ses leçons de musique, débutée il y a 10 ans à la Mairie du XXe arrondissement à Paris. Depuis 4 ans, le public toulousain vient très nombreux écouter le professeur Zygel lui expliquer, exemples musicaux à l'appui, la vie et l'œuvre des grands compositeurs. Le succès est tel que trois séances sont organisées chaque premier mardi du mois, à 15h30, 18h30 et 21h. Ce mardi 4 décembre, la leçon est consacrée à Frédéric Chopin.

24, rue Croix-Baragnon, tél. 05.62.27.60.60.


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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 19 Mar - 4:55



Chopin peint par Delacroix
Musée du Louvre Paris.
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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Ven 20 Mar - 2:26

BANDE SON DU FILM DE ROMAN POLANSKI

LE PIANISTE



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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Lun 20 Avr - 13:59



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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Jeu 14 Jan - 18:26

BICENTENAIRE NAISSANCE
Frédéric Chopin
1810-1849


Dossier spécial Frédéric Chopin à l'occasion de l'année Chopin 2010 qui marque le 1er mars, le bicentenaire de la naissance du pianiste compositeur... né le 1er mars 1810.

S'il est le piano incarné, Chopin, admiré par Berlioz, Schumann ou Liszt, personnifie cependant une conception opposée à ce dernier: repli intérieur, jardin intime et douceur douloureuse... contrairement au brio virtuose d'un Liszt, roi des salles de concert. Or la liquidité évanescente de Frédéric Chopin fut capable tout autant de séduire et hypnotiser l'audience féminine... et tous ceux qui sont subjugués par sa lumière fraternelle et sombre, d'un raffinement névrotique captivant.

Chantre d'une Pologne quittée opprimée, nostalgique inconsolable, âme élégante et passive, Chopin continue de nous fasciner grâce à son oeuvre pianistique: une écriture immédiatement reconnaissable qui a forgé dans les genres Mazurka, Polonaise, ou Nocturne, une forme à part, crépusculaire, subjective, essentiellement personnelle et originale.
Plus porté à l'éloquence brève, le Phtisique fiévreux qui faillit mourir mille fois avant de s'éteindre à Paris, réconcilie poésie et musique. Exilé, solitaire, d'un angélisme inédit (qui cependant fut capable dans sa correspondance polonaise, de traits acérés et percutants), ne cesse de nourrir la figure de l'artiste romantique. A contrario de la pure virtuosité "diabolique" comme put l'être celle de Paganini, Chopin nous conte une autre réalité, celle de l'Ailleurs et de l'Autre-Monde, contrées envisagées et révélées par les grands romantiques. Homme de passage et voyageur malgré lui, Chopin eut à peine le temps de sa trop brève existence pour exprimer l'intensité sincère d'une âme déchirée, pour laquelle l'existence terrestre n'était qu'une étape. Aujourd'hui, la magie flottante qui émane de son écriture nous parle toujours, avec une acuité que réactivent les dernières découvertes sur sa vie et son oeuvre.

Temps forts de la vie de Frédéric Chopin, discographie sélective et bibliographie essentielle: retrouvez dans notre grand dossier Frédéric Chopin 2010, tout au long de l'année 2010, tout ce qu'il faut savoir du compositeur romantique...

CD


5 cd pour évoquer le piano crépusculaire aux inventions mélodiques inouïs du grand Chopin. Sony ressort les perles de son catalogue façonnées par 4 pianistes "maison": Arthur Rubinstein, Vladimir Horowitz, Evgeny Kissin et Jean-Marc Luisada. Chaucn y trouvera la manière et l'introspection qui le touchera le plus. Au programme: Nocturnes, Valses et Impromptus par Rubinstein; diverses Etudes, Mazurkas et Polonaises par Horowitz; Concerto n°1, Sonate n°3 par Luisada, enfin Concerto n°2 et 24 Préludes par le cadet de tous, Evgeny Kissin... Chopin (1810-1849), l'album du Bicentenaire 5 cd Sony classical.

LIVRES


Jean-Yves Patte et Yves Henry: Chopin à Nohant, Les étés de Frédéric Chopin. Chopin aurait-il tout bonnement composé l'essentiel de son oeuvre pianistique à ... Nohant, auprès de George Sand? Tel est le défi (relevé) de ce livre complet qui par l'image (superbes photos pleine page du château rural dont l'écrivain était propriétaire); par le son (4 cd) et grâce à un texte lumineux et très richement documenté, nous immerge dans la magie de Nohant, hameau imprévu (et particulièrement inspirateur dans le cas de Frédéric Chopin), dans le sud du Berry (Editions du Patrimoine).
Jean-Jacques Eigeldinger: Frédéric Chopin (2003)
Voici Chopin tel qu'en lui-même, sous la plume vive et précise d'un auteur qui écarte toute mystification molle. Pas de mièvrerie ni de complaisance, l'oeuvre précise et la nature exigeante de Chopin apparaissent en pleine lumière. Un éclairage structurant vis à vis d'une oeuvre et d'un compositeur sur lesquels ont souvent flotté les parfums déliquescent de la sensiblerie sentimentale.
Jean-Jacques Eigeldinger: "Chopin vu par ses élèves"
La question centrale de ce livre c'est la question du toucher de Chopin: un toucher "vaporeux", fébrile, murmuré, d'une exquise éloquence, et d'une souveraine articulation qui a imposé l'interprète, le pédagogue et le compositeur. Autant de qualités qui ont fait de Chopin, ce poète et ce prince incontesté du clavier. pécialiste du compositeur, qui a reçu en 2001 le prix de la fondation internationale Frédéric Chopin de Varsovie, Jean-Jacques Eigeldinger, professeur de l'Université de Genève, nous livre une somme impressionnante de documents, en particulier de témoignages sur le Chopin professeur.

Concerts événements 2010
L'intégrale des oeuvres pour piano à Châtearoux et Paris
Bon anniversaire Monsieur Chopin ! Les 27 et 28 février 2010


L'intégrale des oeuvres pour piano de Frédéric Chopin par 60 pianistes en 10 récitals sur un Week-end (2 jours), voilà le marathon fou et le cycle de performances incontournable, organisés à l'initiative des Pianos Pleyel, le samedi 27 février 2010 à Châteauroux (Tarmac), au Pays de George Sand (qui fut la compagne du pianiste romantique), puis le dimanche 28 février à Paris, Salle Pleyel.

L'ensemble des concerts, en accès gratuit, est interprété sur des pianos Pleyel, les instruments préférés de Chopin. Le pianiste compositeur avouait ne pouvoir obtenir véritablement ce qu'il souhaitait que sur un Pleyel. Hommage inouï avoué par l'un des plus grands créateurs pour le piano.


Les 2 expositions Chopin à Paris


Paris n'est pas en reste pour célébrer les 200 ans de la naissance de Frédéric Chopin, ce 1er mars 2010. A la date anniversaire, débutent 2 expositions simultanées, au Musée de la vie romantique Ary Scheffer (2 mars-11 juillet 2010), et au Musée de la musique, à la Cité de la Musique (9 mars-6 juin 2010). La diversité des deux rétrospectives rend leurs approches complémentaires. L'une met en avant l'idée des correspondances peinture et musique; l'autre s'intéresse à l'atelier du compositeur...

Paris, Musée de la vie romantique Ary Scheffer
Frédéric Chopin, La Note bleue


Le Musée de la Vie romantique présente un important hommage à Frédéric Chopin (1810-1849). Conçu spécifiquement pour la maison de la rue Chaptal où Chopin se rendait en voisin et ami, cet hommage est une évocation de ses années parisiennes (1831-1849). Le passage parisien du pianiste Polonais s'avère définitif. A Paris, Chopin vit ses premiers succès publics, compose sur les pianos Pleyel, tout en précisant une approche particulière au piano: introspective, sensible aux climats, à la couleur, au timbre, à la résonance, la démarche du pianiste s'oppose à celle virtuose, démonstrative de Liszt, son contemporain et ami, qui invente le récital de piano. Chopin quant à lui brille dans les salons réservés, les cénacles choisis de l'élite et du pouvoir. Il n'aime que l'intimité et le sens secret des correspondances.

Dans l'exposition de la rue Chaptal, l'atmosphère recréée évoque le climat à la fois historique, esthétique et poétique où s'est épanoui le génie musical de Chopin. Entre littérature, peinture et musique, l'exposition se propose de faire jouer une gamme de correspondances, d'entrer en résonance avec une couleur – celle de la note bleue que Delacroix et George Sand entendent chez Chopin. Son toucher au clavier privilégie la suggestion, la suspension, l'évocation immatérielle, préférés à la puissance et à l'affirmation. De l'espace musical à l'espace pictural, cette note bleue joue comme la réverbération d'une intériorité, d'un champ de force (comme on dit d'un champ de force magnétique) où résonne toute la puissance poétique de l'exil, de la patrie à la fois perdue et retrouvée. En somme interpréter pour mieux incarner… Emblématique de la sensibilité picturale de Chopin, son amitié avec le peintre moderne et visionnaire Eugène Delacroix, rencontré puis approché en complicité chez Georges Sand à Nohant (Berry).

L'exposition privilégie la peinture, comme une forme en affinité avec le monde artistique de Frédéric Chopin. Elle met en avant les témoignages plastiques et regroupe quelque quatre-vingt dix peintures, sculptures et dessins de Théodore Chassériau, Auguste Clésinger, Camille Corot, Gustave Courbet, Eugène Delacroix, Achille Devéria, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Ary Scheffer… prêtés par les principaux musées francais : Louvre, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque-musée de l'Opéra, Carnavalet, Petit Palais, ainsi que Nantes, Rouen, Arras, Montauban et le prestigieux Metropolitan Museum of Art, New York et de nombreuses collections privées. Une eau-forte d'Érik Desmazières (né en 1948) : Le Square d'Orléans, 2005 – témoigne enfin de la permanence du mythe autour du compositeur à l'époque contemporaine.

Exposition Frédéric Chopin, La Note bleue. Du mardi 2 mars 2010 au dimanche 11 juillet 2010. Horaires : 10h à 18h du mardi au vendredi . Fermeture : les lundis et jours fériés. Métro : Blanche, Saint-Georges

Paris, Musée de la musique, Cité de la musique
Chopin à Paris, L'atelier du compositeur


Réalisée en coproduction avec la Bibliothèque Nationale de France, l'exposition présentée au premier semestre 2010 à la Cité de la musique célèbre le bicentenaire de la naissance du pianiste et compositeur, et souhaite offrir "un regard nouveau sur sa création". Né le 1er mars 1810, Chopin arrive en France en 1831 et y séjourne jusqu'à sa mort le 17 octobre 1849. Durant ces 18 années de grande effervescence dans la vie musicale, où de nombreux virtuoses occupent le devant de la scène, Chopin est vite repéré comme un artiste singulier : Berlioz le décrit comme « un talent d'une toute autre nature » et Liszt dira qu'il fallait rechercher en lui « l'essence de la virtuosité ». Cependant, même célèbre et adulé, Chopin préfère toujours les salons et réunions intimes à la lumière des salles de concerts parisiennes et internationales. C'est là qu'il apprécie la compagnie de ses amis proches, émigrés polonais ou artistes romantiques, tels Delacroix et bien entendu George Sand.
L'exposition convie à l'exploration de cet univers, à partir du noyau que constituent les manuscrits et éditions rares conservés à la Bibliothèque Nationale de France. Présentés dans une scénographie originale, mis en regard avec tableaux, dessins et instruments, ils permettent au visiteur de découvrir les manifestations les plus frappantes de « l'atelier de Chopin », là où l'œuvre se crée. Une attention particulière favorise la dimension sonore et audiovisuelle de l'exposition (parcours spécifique pour les jeunes). Des outils multimédia, proposés par la Médiathèque de la Cité de la musique, permettront de mesurer les différences entre les versions et évolutions d'une même œuvre.

Exposition Frédéric Chopin à Paris, l'atelier du compositeur. Du 8 mars 2010 au 6 juin 2010. Paris, Musée de la musique. Organisée par la Bibliothèque nationale de France et le Musée de la musique: 221 avenue Jean-Jaurès – 75019 Paris.

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=3322&identifiant=20091119XOSHPVPIMC0KS42OT1JXEKBME
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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Lun 8 Mar - 11:48

Martha Argerich
Chopin la Polonaise N°6 dite l'heroique


Le chant de l'exil .. un cri a sa Pologne adorée !
il y a des hommes qui aiment un pays comme on aime une femme,
c'etait le cas ..




Né à l'époque du piano roi,
installé dans la capitale de cet instrument où brillent les plus habiles virtuoses
et s'activent les facteurs Erard et Pleyel,
compositeur d'une génération éminemment romantique
(Berlioz, Mendelssohn, Schumann, Liszt),
Chopin se distingue pourtant de ses contemporains

Il fait de son piano, à qui il dédie la quasi-totalité de sa musique,
le plus intime de ses confidents,
préférant la petite forme, les oeuvres courtes
(valses, préludes, études, nocturnes) aux développements
et aux combats titanesques initiés par Beethoven.

Il écrirait plutôt des nouvelles, parfois des aphorismes, que des romans.
Il refuse en outre tout programme descriptif ou prétexte littéraire
(la nature, la nuit, la poésie) qui font les délices de ses pairs.
Même ses pièces d'inspiration nationale (polonaises, mazurkas)
n'ont pas besoin d'argument.
Composées à Paris, elles sonnent souvent comme un chant d'exil.
Voilà l'âme de Chopin.

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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Lun 8 Mar - 12:01

Un luxe de raffinement



Les modèles de Chopin s'appellent Bach et Mozart :
le premier pour la solidité de l'écriture,
le second pour la grâce mélodique et la richesse harmonique.

Comment cet être sensible aux manières aristocratiques et à la pudeur exacerbée
a-t-il pu devenir l'archétype du romantique sentimental ?

Sans doute à cause de sa santé fragile, de sa tuberculose,
qui l'épuise et le tue à trente-neuf ans,
de ses amours tumultueuses avec George Sand et d'une fausse tradition d'interprétation.
Des pianistes ont en effet transformé l'habitué des salons en un musicien salonard
aux inspirations mièvres pour jeunes filles en fleur.

Cet admirateur des courbes du bel canto qui triomphait alors à l'Opéra de Paris
(Bellini, Rossini),
se distinguait pourtant par un jeu d'une absolue maîtrise
mais en même temps d'une grande liberté,
rehaussés par un toucher et une sonorité d'un raffinement inouï
au dire de ses contemporains.

Extrêmement populaire,
il aura droit à des funérailles grandioses en l'église de la Madeleine
au son de sa désormais célèbre « Marche funèbre » issue de la Sonate pour piano n° 2.
Nul doute qu'il n'aurait pas aimé tant de pompe et de monde.
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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Lun 8 Mar - 20:53

CHOPIN
Il inspire les jazzmen comme les artistes pop




Le compositeur romantique occupe une place à part
chez les musiciens actuels, hors classique.
Le jazz et la chanson ne cessent de s’approprier ses thèmes célèbres

Benjamin Biolay, artiste de l’année aux Victoires de la musique 2010,
a remercié « la musique » sur scène samedi soir :
« J’ai pensé à Chopin et à tous ceux que j’adore, confie-t-il.
Je le vois comme un grand savant et un poète.
Le premier artiste pop.
En musique, il existe des constantes, des règles harmoniques inéluctables.
Et Chopin utilise de façon incroyable les accords mineurs
pour créer une profondeur de champ, les accords diminués au bon moment…
Quelle leçon pour nous ! »


De formation classique, Benjamin Biolay fait partie des dizaines d’artistes,
dans la chanson, qui ont appris l’art de la mélodie grâce à Chopin.
Il avoue :
« Gamin, il était ma BO du dimanche. Plus tard, j
’habitais à côté du Père-Lachaise et j’allais me recueillir sur sa tombe. »
Il dit aussi avoir « un petit portrait »
chez lui : « Il est là, il veille sur moi. »

Un autre monstre sacré de la chanson avait placé une image de Chopin
sur son Steinway (à côté d’un portrait du chanteur punk Sid Vicious) :
Serge Gainsbourg.
L’homme à tête de chou est connu pour avoir repris
plusieurs thèmes de Chopin et posé ses paroles dessus.
Le Prélude n° 4 en mi mineur (opus 28) est devenu la chanson Jane B,
interprétée par Jane Birkin :


Frédéric Chopin-Prelude in E-Minor (op.28 no. 4) Aldona Dvarionaite

l’étude en mi majeur n° 3 s’est transformée en Lemon Incest,
chantée par Charlotte Gainsbourg et son père...

« Quel dommage qu’il n’y ait pas eu de magnétophone alors ! »
D’où vient cette capacité de Chopin à inspirer les artistes de la chanson ?
La réponse est peut-être à rechercher du côté du jazz, et de Frédéric lui-même…
De lui, son contemporain et ami Eugène Delacroix
disait déjà préférer l’écouter lorsqu’il improvisait.
Le peintre eut souvent la chance d’assister à ces soirées
où le musicien se laissait aller des heures durant,
sans même être conscient qu’on l’écoutait.

« Quel dommage qu’il n’y ait pas eu de magnétophone alors ! »,
sourit le pianiste de jazz Serge Forté, qui voit en Chopin un
« improvisateur permanent », voire « le premier des jazzmen » !
En 2003, Serge Forté a « osé » enregistrer un album jazz
à partir de pièces de Chopin (1).
« Oser est le mot. Au piano, j’ai longtemps improvisé à partir de ses préludes.
Mais sans envisager un enregistrement. Jusqu’à ce que l’ambassadeur de Pologne
me donne un blanc-seing : ses concitoyens adoraient ce type de démarche… »

D’autres jazzmen se sont permis l’audace :


Valentina Lisitsa Chopin Etude Op. 10 No. 4

Art Tatum, magnifique, improvisant sur un prélude lui aussi.
Mais Chopin aurait-il été lui-même jazzman ?
L’idée ne va pas de soi.
Serge Forté cite des indices qui appuient sa thèse :
« Lorsqu’on lit les lettres de ses élèves,
rassemblées par Jean-Jacques Eigeldinger (2),
on s’aperçoit que le jeune professeur improvisait continuellement
sur ses propres pièces. Pas simple pour ses disciples, certainement !
Mais cette façon de ne jamais rejouer comme la veille :
cela résonne comme dans le jazz. »

La maîtrise du thème mélodique
Un Keith Jarrett, par exemple, est connu pour se présenter
sur scène sans idée préconçue.
« Comme Chopin, il possède la maîtrise du thème mélodique,
précise-t-il encore.
De là découle l’improvisation, qui crée le miracle quelques secondes…
Michel Petrucciani également, si romantique,
amoureux du bel canto, sans doute l’un des plus proches de Chopin,
qui était le plus grand mélodiste de tous les temps,
à la fois simple et universel… »

George Sand a immortalisé ce miracle en l’appelant « note bleue ».
Une licence poétique au grand destin.
En 1939, elle allait donner son nom au plus célèbre label jazz de l’histoire,
fondé à New York par Alfred Lion et Francis Wolff,
deux amis juifs berlinois ayant fui le nazisme.
« La note bleue, traduit Serge Forté,
exprime par le piano une tension harmonique qui devient tension émotionnelle… »
Une tension qui n’a pas fini d’inventer des couleurs musicales.

Jean-Yves DANA

(1) Serge Forté Trio « Jazz’in Chopin » (Ella Productions).
(2) Chopin vu par ses élèves (Fayard).

http://www.la-croix.com/Chopin-inspire-les-jazzmen-comme-les-artistes-pop/article/2417417/55403
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MessageSujet: Re: FREDERIC CHOPIN   Ven 2 Avr - 10:59

Iddo Bar-Shaï



La jeune star israélienne du piano était à La Folle Journée de Nantes pour jouer Chopin,
son compositeur de chevet.

Il fallait avoir un certain culot pour mettre sur le marché,
déjà saturé de Mazurkas « de légende », « de référence »,
« incontournables » et « géniales »,
un programme d’une quinzaine de Mazurkas choisies,
parmi les plus connues pour les unes, parmi les plus rares pour les autres.
C’est pourtant le pari qu’avait osé, à l’hiver 2008, la nouvelle star israélienne du piano,
Iddo Bar-Shaï
pour le compte du label Mirare.

Élève de la Première dame du piano israélien Pnina Salzman
(elle-même disciple de Cortot) ainsi que d’Alexis Weissenberg,
ce jeune prodige âgé de 33 ans entretient avec Chopin
une relation plus qu’intense qu’il est venu évoquer lors de La Folle Journée de Nantes.

Par Marc Zisman.

**************



Fasciné par l’écriture si riche de ces pièces,
Iddo Bar-Shaï a retenu trente mazurkas parmi la soixantaine
laissées par Chopin et les a enregistrées selon leur ordre presque chronologique.
Ce choix lui a été dicté par sa volonté de présenter tous les types de mazurkas,
car pour lui, chaque époque de la vie et de la carrière de Chopin
offre son propre éclairage et révèle une psychologie différente.

Le style de Chopin évolue au fil de son développement chronologique :

virtuosité et énergie émotionnelle se côtoient, les dimensions augmentent,
les subtilités harmoniques s’affirment, le chromatisme s’intensifie,
l’ornementation se mêle de plus en plus au discours mélodique,
l’émotion prend des teintes de douleur et d’amertume.

« Pour moi, précise Iddo Bar-Shaï, les mazurkas symbolisent le journal musical
de la vie de Chopin, car c’est la forme à laquelle il est revenu régulièrement
et avec laquelle il a sans doute entretenu la relation la plus forte,
depuis la Mazurka en la mineur op. 68 n°2 jusqu’à la dernière,
la Mazurka en fa mineur op. 68 n° 4, composée,
d’après Julian Fontana, au seuil de la mort,
alors qu’il était trop malade pour l’essayer au piano ».

Pour Iddo Bar-Shaï chaque mazurka exprime le plus profond de l’âme de Chopin
de manière particulière, chacune représente comme une fenêtre
sur le conflit intérieur du compositeur, difficile à atteindre.

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