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 ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE

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Nine
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MessageSujet: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mer 4 Mar - 21:11

ANTONIO VIVALDI

(1678 - 1741).
Compositeur italien . NE UN 4 MARS ... comme aujourd'hui !

Celui que les Vénitiens surnommèrent «il Prete rosso» est le musicien italien le plus célèbre de la fin du baroque: au nombre impressionnant de ses cantates, oratorios ou opéras s'ajoute une production sans précédent d'œuvres purement instrumentales, notamment de concertos, dont Vivaldi fixera la forme en trois mouvements, et parmi lesquels les seules Quatre Saisons , inlassablement jouées et rejouées, suffiraient à sa gloire.

Antonio Vivaldi est le premier enfant d'une nombreuse famille: il aura six frères et sœurs. Son père, violoniste à Saint-Marc et musicien de théâtre, participe à l'extraordinaire vitalité musicale de la cité des Doges et figure parmi les fondateurs d'une importante corporation de musiciens.

Il reçoit la tonsure à quinze ans, devient sous-diacre dès 1699, diacre l'année suivante; il est enfin ordonné le 23 septembre 1703. Sa situation religieuse est assortie de quelques aménagements: par exemple, après une année, il est dispensé de dire la messe.


Ces problèmes de santé ne l'empêchent pourtant pas de briguer, et d'obtenir, en 1704, le poste envié de professeur de violon à l'Ospedale della Pietà («hospice de la Piété») . Il devient bientôt maître de concerts de ce même établissement, poste qu'il conservera de façon intermittente jusqu'à sa mort.

Destiné à accueillir de jeunes orphelines, l'hospice est alors très réputé pour ses concerts, comme d'autres institutions du même genre qui accueillent malades ou indigents, tels les Mendicati, les Incurabili ou l'Ospedaletto di Santi Giovanni e Paolo. En effet, les jeunes filles y reçoivent un enseignement musical intensif: elles apprennent le chant et pratiquent toutes sortes d'instruments.


Parallèlement à son enseignement, Vivaldi mènera une carrière mouvementée de compositeur d'opéra et d'imprésario au théâtre Sant'Angelo. En 1718, Vivaldi se rend à Mantoue, où Philippe, landgrave de Hesse-Darmstadt, a installé sa cour: Vivaldi, qui lui offre ses services, sera son maître de chapelle jusqu'en 1722. Deux ans plus tard, le musicien entamera une série de tournées à travers l'Europe, jugées trop longues - elles s'étendront sur douze années - par les autorités de la Pietà, où il retrouvera toutefois sa charge en 1735.

Afin d'assurer la propagation de ses œuvres, le compositeur prend un soin particulier à les éditer. Il s'adresse tout d'abord à des éditeurs vénitiens, puis, mécontent de leurs services, remet ses partitions entre les mains d'Estienne Roger, à Amsterdam. Ainsi sa réputation ne tarde-t-elle pas à gagner l'Europe entière; l'empereur Charles VI lui rend visite; il participe aux fêtes musicales célébrant le centième anniversaire du théâtre d'Amsterdam.


À Rome, il montera, trois années de suite, à l'occasion du carnaval, des opéras qui remporteront un grand succès, et ce prêtre qui ne dit pas la messe sera reçu avec bienveillance par le souverain pontife. Le plus grand dramaturge vénitien, Carlo Goldoni, collabore à deux de ses livrets. Mais soudain, en 1740, Vivaldi fait ses adieux à la Pietà et quitte Venise: on ignore pour quelles raisons il entreprend ce voyage et quel en est le but. Il meurt à Vienne, le 28 juillet 1741, dans une certaine pauvreté et apparemment oublié.


Tout au long de son œuvre, Vivaldi développera un style très personnel, caractérisé par une dynamique importante du rythme, des contrastes de masses sonores fréquents, des marches harmoniques et des basses simples, souvent répétées. Les mélodies sont fréquemment construites sur des arpèges, ce qui renforce le sentiment harmonique.

Le compositeur accorde une importance rare pour l'époque au timbre instrumental, mettant en valeur les cordes de façon remarquable. L'intérêt de Bach, qui prendra la peine de recopier, puis de transcrire au moins dix concertos de Vivaldi - pour orgue, pour clavecin ou encore pour quatre clavecins -, montre que ces compositions sont dignes du succès public qu'elles n'ont cessé de rencontrer depuis leur redécouverte.


Vivaldi écrivit aussi de nombreuses œuvres chorales, motets pour solistes, chœur et orchestre, et trois oratorios. Il composa des œuvres profanes, cantates profanes.

L'œuvre religieuse la plus connue de Vivaldi reste son Gloria en ré majeur en 1708.

Vivaldi a composé aussi quarante-sept opéras. Aussi bien dans ses œuvres religieuses que dans ses opéras, Vivaldi reprend les données du genre de l'époque alors que dans ses concertos
il n'a de cesse d'apporter des innovations.

Nigel Kennedy et l'English Chamber Orchestra pour une interpétation d'Antonio Vivaldi "The Four Seasons"
Concertos for Violin , Strings and Basso-continuo Op.8
Premier Concerto "Le printemps" .

Qui ne connait pas les QUATRE SAISONS ? ....
[/center]


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mer 4 Mar - 21:25


Une minute sublime de quelques notes du printemps de Vivaldi.
Trio Fantasia
Marie-Line Briffa flûte
Jean-Laurent Calvin guitare
Florence Schleiss harpe
musique11

Symphonie et Harmonie

Ange Goudard a d'autres mots superbes pour décrire les quatres saisons :

« De toutes les ouvertures que j'ai entendues, écrit-il, je ne trouve qu'un nommé Vivaldi vénitien, qui ait dit quelque chose en symphonie.

Manuscrit du Libretto de Griselda par Antonio Vivaldi

Il a mis dans un grand concerto à violons les quatre saisons de l'année.
Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon.
Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante.
Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet.
Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid.

Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».

Vidéo:orchestre de catalogne fabien mastrantonio violon solo

L' ETE :



Allegro non molto - Allegro
Sous la dure saison écrasée de soleil,
Homme et troupeaux se languissent, et s'embrase le pin.
Le coucou se fait entendre, et bientôt d'une seule voix,
Chantent la Tourterelle et le Chardonneret.

Zéphyr souffle doucement, mais, tout à coup,
Borée s'agite et cherche querelle à son voisin.
Le pâtre s'afflige, car il craint
L'orage furieux, et son destin.

Adagio - Presto - Adagio
À ses membres las, le repos est refusé :
La crainte des éclairs et le fier tonnerre,
Et l'essaim furieux des mouches et des taons.

Presto
Ah, ses craintes n'étaient que trop vraies,
Le ciel tonne et fulmine et la grêle
Coupe les têtes des épis et des tiges.


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mer 4 Mar - 22:21

La production musicale de Vivaldi est énorme, ses 454 concertos illustrent le mieux cette affirmation. Sans doute était-ce pour nourrir avec de nouvelles œuvres les concerts de la Pietà que Vivaldi s'affirma dans ce genre musical. Vivaldi, lui-même virtuose incontesté du violon contribua ainsi à l'émancipation du rôle du soliste. Son goût pour l'audace et l'exotisme l'a vu composer des concertos pour toutes sortes de mélanges instrumentaux.

On estime que Vivaldi aurait composé également une quarantaine d'opéras lyriques lors de sa fonction au théâtre de Sant'Angelo, mais seulement une vingtaine nous sont parvenus, et la tradition de l'époque, préférant les prouesses vocales à la qualité musicale proprement dite, a peut-etre contribué à amoindrir la célèbrité de ces compositions lyriques qui ne manquent pourtant pas d'originalité.

Vivaldi composa aussi des œuvres religieuses, telles des Messes de Gloria ainsi que l'oratorio Juditha triumphans datant de 1716.


Un des plus beaux opéras de Vivaldi par une distribution exceptionnelle


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 1:03

S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise



c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi.

Le Prêtre Roux
Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.

Sublimé et... oublié !
Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.

Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition.

Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu

Antonio Vivaldi
jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.

450 Concerts
Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.

C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.

Un Miel de Notes
Marc Alyn dans son beau livre “Le Piéton de Venise” parle de ce lieu religieux en ces termes :

« Un air de violon s'échappe de l'église de la Pietà, ruche extatique où Vivaldi fit son miel de notes ».

Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle que Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi.

Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.

Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 1:05

LE VIOLON DE VIVALDI
:

Vivaldi était un précurseur.

Vivaldi était, selon tous les témoignages contemporains, un virtuose incontesté du violon, on peut le reconnaître comme le lointain précurseur de Paganini.
On reconnaît à Vivaldi le génie de l'orchestration, c'est-à-dire de la couleur orchestrale : il choisissait avec soin les timbres et recherchait leur équilibre, inventa des associations d'instruments inédites, utilisa l'un des premiers les effets de crescendo : c'est, à ce titre, un précurseur.

L’Estro Armonico (pouvant être à peu près traduit par “l’Invention Harmonique” en français) est le titre d’une série de douze concertos pour un, deux ou quatre violons et orchestre d’Antonio Vivaldi. Cet Opus 3 est dédié à Ferdinand III de Médicis, prince de Florence, grand-duc héritier de Toscane.




Il s’agit de l’œuvre concertante la plus célèbre de Vivaldi après Les Quatre Saisons, mais ce fut surtout l’œuvre qui le fit connaître en Europe, après qu’il eut publié deux suites de sonates (op. 1 et op. 2). Vivaldi était cependant loin d’être sans expérience, ayant pratiqué la composition de concertos depuis près de dix ans pour ses concerts de l’Ospedale della Pietà de Venise. Sa renommée avait d’ailleurs commencé à s’étendre en Europe et cette fois, alors que ses deux suites avaient été éditées en Italie, il envoya ses manuscrits à l’éditeur Estienne Roger à Amsterdam, qui les y publia en 1711. Le cycle connut un grand succès et fut peu après réimprimé à Paris et à Londres. Il semble que Vivaldi ait soigneusement assemblé les concertos devant constituer son cycle, et choisi parmi ses compositions les plus accomplies.

Les concertos ne sont pas ordonnés suivant l’ordre chronologique de composition mais sont disposés en quatre groupes de trois (le premier pour quatre violons, puis deux et enfin un seul), alternant les modes mineurs et majeurs.

video exceptionnelle :



17 octobre 1993 Lieu : Israël
Shlomo Mintz, Gil Shaham, Maxim Vengerov & Breuer à l'unisson pour Vivaldi pour son Concerto for 4 Violins. Sous la baguette de Zubin Metha.
:star: L'ESTRO ARMONICO
OPUS 3

Concerto N° 10 en Si Mineur ( RV580)

:star:


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 1:31

Une seule vocation : La Musique


Il est aujourd’hui notoire que Vivaldi n’a en fait jamais exercé son métier de prêtre, à l’exception des toutes premières années : tout laisse à penser que cette « vocation » apparue dès l’enfance émane davantage de sa famille que de lui-même ; c’est une situation courante à une époque où la carrière ecclésiastique est envisagée pour cent raisons autres que la simple conviction profonde.

Vivaldi ne va pourtant pas trahir le sacrement qu’il a reçu, peut-être même continuera-t-il à dire la messe en privé, pour son père notamment. Mais sur un plan officiel, il réussira à convaincre sa hiérarchie de l’impossibilité de conjuguer une santé précaire (des crises d’asthme probablement sérieuses) avec son ministère. Il est clair que la musique est sa vie et que, sans renier ni sa foi ni les sacrements, elle l’occupe tout entier, chaque jour que Dieu fait, avec passion.

C’est l’une des rares lettres vraiment significatives adressées par Vivaldi au marquis Bentivoglio de Ferrare (c’est-à-dire non centrée sur des affaires stricte­ment professionnelles de contrats et d’appointements) qui nous donne des explications sur sa santé et son impossibilité d’accomplir son devoir de prêtre. Elle est écrite quatre ans avant sa mort, en 1737.

« Voilà ving-cinq ans que je ne dis pas la messe, et je ne la dirai plus jamais, non par interdiction ou ordre, comme Son Eminence peut s’en informer, mais de mon choix propre, et cela en raison d’un mal dont je souffre a nativitate (de naissance) et qui m’oppresse.

« A peine ordonné prêtre, j’ai dit la messe une année ou un peu plus, puis j’ai abandonné après avoir dû quitter trois fois l’autel sans la terminer, à cause de ce même mal. Pour cela je vis presque toujours à la maison, et je ne sors qu’en gondole ou en carrosse, car le mal de poitrine ou l’étroitesse de poitrine m’empê che de marcher.

« Pas un cavaliere ne m’appelle chez lui, pas même notre prince, car tous sont informés de ma déficience. Ordinairement je peux sortir sitôt le repas, mais jamais à pied. Voilà la raison pour laquelle je ne célèbre pas la messe. Je suis allé pour l’opéra à Rome, trois carnavals de suite, et Votre Excellence le sait, je n’ai jamais demandé la messe, mais j’ai joué au théâtre et l’on sait bien que Sa Sainteté elle-même a voulu m’entendre jouer et m’a adressé mille compliments. J’ai été appelé à Vienne et je n’ai jamais dit la messe. A Mantoue j’ai été trois ans au service du très pieux prince de Darmstadt... Mes voyages m’ont toujours coûté beaucoup d’argent, car je les ai toujours faits avec quatre ou cinq personnes qui m’assistent.
« Tout ce que je peux faire de bien, je le fais chez moi et à ma table de travail
boulimique de compositions :
Vivaldi séduit ceux qui l’approchent par son tempérament passionné pour la musique et son débordement d’enthousiasme, qualités qui rejaillissent dans ses innombrables concertos.

Vivaldi est un homme survolté qui brasse beaucoup de choses en même temps, s’agite, s’inquiète, reçoit froidement Goldoni pour ensuite lui bondir dans les bras et le porter aux nues. Toute sa vie, le Prêtre roux s’angoisse, fulmine, jubile, explose de colère comme de joie.

Son impatience est notoire et « sa furie de composition », comme l’écrit le président de Brosses, le pousse à tout faire à la hâte. On lit ainsi sur certaines de ses partitions « musique faite en cinq jours », comme d’autres exhiberaient un trophée. Sa phobie de la relecture est telle qu’il transmet souvent aux copistes des pages cousues d’erreurs, de distractions ou d’omissions. Selon toutes les lois du monde baroque, seule compte pour lui la jouissance de l’instant créatif, au point de préférer cumuler à lui seul les charges de compositeur, d’instru­mentiste, de négociant en partitions et d’imprésario. Dieu sait pourtant que les finances ne lui sourient pas toujours ! « Pour mon malheur, écrit-il, je suis emberlificoté dans l’opéra qu’on donnera en mai et qui montera à dix-neuf mille ducats de dépenses.

Plusieurs spécialistes de la morpho-psychologie moderne ont vu en lui un homme austère et obstiné, capable de moments d’exaltation et de joie débordante, pas toujours sympathique pour son entourage mais convaincu et entier dans ses choix et ses passions, toujours soucieux d’être le personnage central, l’homme-clé d’une situation, si embrouillée soit-elle. On est loin de l’asthmatique souffreteux !

Mais à travers tous les témoignages écrits en notre possession, c’est l’image d’un fieffé coquin qui nous reste, lorsqu’il affirme avoir composé quatre-vingt-quatorze opéras et n’en a écrit qu’une petite cinquantaine ; ou lorsqu’il se montre toujours prêt à « refiler » un concerto au meilleur prix, à proposer pour « neuve » une musique « d’occasion » ou à conclure un marché à son avantage, en parfait Vénitien de son temps, conscient de sa valeur et de la rude concurrence ambiante. Gare à celui qui lui propose un contrat de 90 sequins au lieu de 100 ! L’Allemand Uffenbach restera éberlué de ses rencontres avec le Prêtre roux. Un jour qu’il l’invite chez lui, le voyageur lui parle de certains concertos grossos qu’il aimerait emporter dans son pays et lui en commande quelques-uns, non sans avoir pris soin de lui faire adresser quelques bonnes bouteilles de vin. Trois jours plus tard, Vivaldi frappe de nouveau à sa porte et lui remet dix concertos qu’il prétend avoir écrits exprès pour lui, en trois jours ! Non content de cette commande substantielle, le rusé ecclésiastique en profite habilement pour proposer à son client allemand quelques leçons de violon qui l’aideront à interpréter sa musique avec buon gusto...

Ce qu’on appelle une affaire menée de main de maître !

*** EXTRAIT DE L'OUVRAGE EDITE CHEZ GRASSET PATRICK BARBIER
La Venise de Vivaldi
Musique et fêtes baroques
essai (une belle découverte de Vivaldi).


17 février 2009 Lieu : Paris, Île-de-France, FranceVedrò con mio diletto

Artist lyric: Philippe Jaroussky
Conductor: Jean-Christophe Spinosi
Author (s): Antonio Vivaldi (1678 - 1743)
Jaroussky-Spinosi Pour l'amour de Vivaldi




Les deux nouvelles stars du baroque français se rencontrent au disque, au concert et dans La Terrasse autour d'un de leurs compositeurs préférés : Vivaldi. Ensemble, le contre-ténor Philippe Jaroussky et le chef Jean-Christophe Spinosi concoctent un album d'airs de concerts (« Heroes » chez Virgin Classics), le premier enregistrement mondial de l'opéra Griselda (chez Naïve) et un concert exceptionnel, le 9 novembre au Théâtre des Champs-Élysées. La musique du Prêtre roux reprend des couleurs.

Quelles difficultés pour l'interprète soulève la musique de Vivaldi'

Philippe Jaroussky : La musique de Vivaldi est pour moi comme un volcan en éruption, très vive, très directe, avec de constantes surprises. La difficulté principale est de garder intacte cette fraîcheur d'inspiration dans le travail, de ne pas non plus essayer de la travestir par des intentions qu'elle n'a pas.

Jean-Christophe Spinosi : La difficulté est de faire siens les émotions violentes, extrêmes et parfois contradictoires que procure cette musique, les changements brutaux de climats qui sont inclus dans les partitions. Au sein d'un même mouvement, on est surpris par ces changements brusques de tempo et de tonalités. C'est cette capacité d'expression qui a fait de Vivaldi un si grand compositeur d'opéra.

Philippe Jaroussky :

« La musique de Vivaldi est pour moi comme un volcan en éruption, très vive, très directe, avec de constantes surprises. »

Qu'aimez-vous dans la manière de Philippe Jaroussky d'aborder Vivaldi'

Jean-Christophe Spinosi : Philippe Jaroussky est profondément musicien et intelligent. Le travail que nous faisons sur Vivaldi est agréable et facile parce qu'il chante toujours d'une manière « juste ». Je ne parle pas d'intonation ' même si la sienne est parfaite, immaculée - mais d'intention, comme on pourrait dire d'un linguiste qu'il a toujours le « mot juste ». Après le travail intellectuel exigé par l'analyse de la partition, il sait rentrer dans le drame du personnage et s'y investir émotionnellement. Tour à tour amoureux, indigné, triste, heureux' On a l'impression que tout cela le touche profondément. Tout au long de notre collaboration, j'ai constaté que nous avions la même compréhension des partitions de Vivaldi.

Et vous, Philippe Jaroussky, parlez-nous de votre perception du travail de Jean-Christophe Spinosi sur l'oeuvre de Vivaldi à laquelle il s'est déjà tant consacré'

Philippe Jaroussky : Depuis les quelques années que je le connais, il a gardé complètement intact son enthousiasme pour Vivaldi, ainsi que la volonté de le défendre, de rendre justice à toutes les facettes de son oeuvre. Dans chaque air de Vivaldi que l'on a pu travailler ensemble, il est toujours à la recherche de l'équilibre entre phrasé, nuances et tempo qui mettra le plus possible l'oeuvre en valeur. Il n'hésitera pas non plus à remettre en question ses premiers choix et également, ce qui me paraît fondamental, à réagir sur le moment du concert de manière différente que prévue.

Quels types d'émotions procurent la découverte puis la révélation au public d'une oeuvre nouvelle de Vivaldi, comme récemment par exemple l'opéra Griselda '

Philippe Jaroussky : Monter un opéra comme Griselda est un travail pharaonique, surtout si on veut lui rendre toute sa richesse tant théâtrale que musicale. Pour un chanteur, elle est passionnante, car Vivaldi écrivait très différemment en fonction des chanteurs qu'il avait à sa disposition. On doit donc s'approprier en même temps que la personnalité du rôle lui-même, une partie de celle du chanteur de la création. Ainsi « mon » personnage de Roberto est écrit tout en finesse, avec une certaine douceur. Je pense que c'est pour cela que Jean-Christophe a pensé à moi.

Jean-Christophe Spinosi : L'émotion provient de ce mélange étrange entre inconnu et familiarité chez un compositeur dont on connaît bien la grammaire. J'imagine qu'on pourrait comparer ça à l'émotion ressentie par une personne découvrant l'existence d'un frère ou d'une soeur dont il ignorait l'existence. Je connais bien cette situation musicale qui fait remonter à la surface des référents de mémoire (émotions, souvenirs), en même temps que des éléments totalement neufs.

Jean-Christophe Spinosi :

« Vivaldi, je l'imagine hyperactif, hypersensible, hypernerveux, extrême en tout, amoureux. »

Parlez-nous de l'homme Vivaldi, tel que vous le connaissez à travers sa musique. Comment l'imaginez-vous'

Philippe Jaroussky : Je devine un artiste profondément libre dans son acte de création, peut-être parfois même plus que Haendel. Pour ses autres traits de caractère, je ne préfère pas m'avancer, car l'oeuvre d'un artiste transcende bien souvent ce qu'il est dans la vie. Par contre, je lui demanderais bien de m'écrire quelques airs pour contre-ténor et non pas pour castrats... Cela me faciliterait la tâche !

Jean-Christophe Spinosi : Je l'imagine hyperactif, hypersensible, hypernerveux, extrême en tout, amoureux. Pour être capable de faire ressentir aussi clairement à travers sa musique ces émotions, il devait être de ceux qui réagissent émotionnellement aux éléments de la vie quotidienne et du travail. D'où cet incroyable catalogue personnel d'émotions. J'aimerais lui dire : « merci pour tout » et lui demander la chose suivante : « N'auriez-vous pas composé quelques opéras ou concertos que vous auriez planqués quelque part . Et si oui, pourriez-vous me donner leur cachette ». Enfin, j\'adorerais l\'entendre jouer lui-même ses Quatre Saisons !

Propos recueillis par Jean Lukas.

Génie lyrique inépuisable, Vivaldi se révèle enfin ...

DISQUES | L’Edition Vivaldi enregistre la totalité des 450 manuscrits du compositeur.

MATTHIEU CHENAL

«C’est le dernier grand compositeur du XVIIIe siècle que l’on va redécouvrir.» Susan Orlando a mis plusieurs années avant d’oser affirmer haut et fort sa conviction, elle qui dirige depuis 2001 l’Edition Vivaldi, lancée conjointement par l’Istituto per i Beni Musicali de Turin et l’éditeur indépendant Naïve. «Au départ, j’avais presque honte de dire qu’il fallait enregistrer les 450 œuvres de Vivaldi conservées à la Bibliothèque nationale de Turin, mais maintenant cela me semble évident, non seulement par la qualité de la musique, mais aussi par l’engouement qu’elle suscite.»

Avec plus de 500 000 disques vendus, l’Edition Vivaldi connaît en effet un succès unique dans l’univers plutôt déprimé de l’industrie discographique classique. Depuis son lancement en 2000, le rythme de 4 à 5 CD annuels a été fidèlement tenu, avec chaque année au moins un nouvel opéra (il y en aura quinze en tout), dont la plupart sont des premières mondiales.

Le volume n° 39 vient de paraître avec l’extraordinaire opéra La fida ninfa, un festival pour des voix de rêve (Piau, Cangemi, Lemieux, Regazzo, Jaroussky, Lehtipuu, Mingardo, Senn) emmenées par l’Ensemble Matheus de Jean-Christophe Spinosi. C’est d’ailleurs une constante de cette édition dont Susan Orlando est très fière: les meilleurs interprètes du moment s’y retrouvent, et se battent presque pour en faire partie, quitte à faire une infidélité à leur maison de disques attitrée.

Le dernier en date est Jordi Savall, qui a insisté pour que son enregistrement de l’opéra Farnace, paru initialement chez Alia Vox, figure dans le coffret luxueux sorti par Naïve pour les Fêtes, qui réunit les huit premiers opéras de la collection. «Grâce à des musiciens particulièrement motivés par l’ampleur et le côté inédit de ce chantier, ces disques seront certainement des références dans trente ou quarante ans», prétend Susan Orlando. Cette musicologue américaine d’origine sicilienne ne tarit pas d’éloges sur son compositeur fétiche.

Dernières parutions de l’Edition Vivaldi chez Naïve (distr. Musikvertrieb):
- Vivaldi Edition Opera #01: Coffret de 27 CD, 1 DVD, livret 208 pp.- Arie ritrovate, Sonia Prina, Accademia Bizantina,
Ottavio Dantone- Concerti per violoncello vol. 2, Christophe Coin, Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini- La fida ninfa, Ensemble Matheus, Jean-Christophe Spinosi, 3 CD.


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 2:24

Un patrimoine européen au destin chaotique



Comment se fait-il que la bibliothèque personnelle d’Antonio Vivaldi, à savoir l’ensemble des partitions que celui-ci conservait chez lui au moment de sa mort, à Vienne, en 1741, se soit retrouvée à la fin des années 1920 à la Bibliothèque de Turin? Grâce au musicologue Alberto Basso qui a dressé le catalogue de ce fonds, retracé son histoire et initié la présente collection discographique, on en sait un peu plus sur cet énorme recueil de partitions autographes de Vivaldi.

Vendus par son frère à un conte vénitien, ces manuscrits ont été cédés ensuite au conte génois Durazzo, grand collectionneur et protecteur de Gluck. A la mort de ce dernier, le legs a été divisé en deux. L’un des héritiers a vendu sa part à un collège salésien d’Alessandria. En 1926, cette institution a souhaité revendre son lot et contacté la Bibliothèque nationale de Turin, laquelle a mandaté le musicologue Alberto Gentile pour en faire l’inventaire. Gentile a réalisé la valeur de ce fonds et s’est mis en quête de la moitié manquante. Il a fallu plusieurs années pour la retrouver, convaincre la famille de lui racheter sa part et trouver l’argent pour l’acquérir.

La Bibliothèque a pu réunir les deux fonds grâce à deux généreux mécènes juifs en 1930. Mais les lois raciales de Mussolini (Gentile était juif) et la guerre interrompent les travaux de la Société Vivaldi. Ce n’est qu’en 1950 que l’éditeur Ricordi a commencé à publier le fonds turinois, et uniquement la musique instrumentale. Selon Susan Orlando, plusieurs éléments ont causé du tort à Vivaldi: cette première édition était difficile à utiliser, mal distribuée, les musiciens n’étaient pas prêts à l’interpréter comme il faut, et le perfide commentaire de Stravinski (Vivaldi aurait écrit 500 fois le même concerto) n’a rien arrangé. Désormais, tous les signaux sont au vert et, depuis le Vivaldi Album de Cecilia Bartoli en 1999, le XXIe siècle se délecte de ses opéras.


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 10:19

Antonio Vivaldi, Un prince à Venise




Réalisateur : Jean-Louis Guillermou
Acteurs : Stefano Dionisi, Michel Serrault, Michel Galabru, Annette Schreiber,
Delphine Depardieu, Christian Vadim, Bernard-Pierre Donnadieu, Katia Tchenko
Long-métrage, Fiction, Comédie musicale
Langue de tournage : Italien
Nationalité : Majoritaire français (France, Italie)
Sortie en France : 29/08/07


Synopsis
"Antonio Vivaldi, un prince à Venise", premier film sur Vivaldi (1678-1741),
est signé par le réalisateur Jean-Louis Guillermou.

Il ne s'agit pas vraiment d'un hommage "religieux" au grand compositeur baroque mais plus d'un film musical et burlesque sur la vie de Vivaldi. Aidé par le musicologue Patrick Barbier, Jean-Louis Guillermou, ancien élève des Jésuites, plaide dans ce film la thèse selon laquelle Vivaldi, ordonné prêtre à 20 ans, n'a jamais dit la messe à cause d'une maladie incurable et mystérieuse. Le film veut montrer comment Vivaldi a été contrarié toute sa vie par une Eglise rétive à sa musique.

Il est frappé dès sa naissance d'un mal qu'on ne parviendra jamais à déceler, et qui décide sa mère à lui administrer aussitôt un baptême provisoire. Ce mal dont se plaindra le virtuose toute sa vie ne l'empêchera pas toutefois de donner des récitals à des intervalles très rapprochés. Persuadée de l'intervention de Dieu, sa mère le fait tonsurer à l'âge de 14 ans, avec l'assentiment de son mari, convaincu lui-même que cette orientation sacerdotale facilitera grandement la carrière d'instrumentiste de son fils.

C'est le troisième film musical de Guillermou après "La messe en si" et "Il était une fois Jean-Sébastien Bach". Stefano Dionisi (vu dans "Farinelli") interprète le "prêtre roux", Michel Serrault campe un cruel évêque vénitien et Michel Galabru le pape Pie V. Delphine Depardieu (26 ans) et Mélisandre Meertens (27 ans) interprètent les deux soeurs de Vivaldi. On retrouve aussi Christian Vadim et Jean Rochefort.

****************************

Un autre film sur Vivaldi :


Vivaldi
envoyé par gianbo56

Vivaldi, the movie. Film test for Youth Orchestra of Sofia, Bulgaria.
The producer is Mechaniks.
SOFIA BULGARIE



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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 5 Mar - 10:23


Venise l'hiver...
Antonio Vivaldi
Concerto en Si b Majeur pour violon et double orchestre à cordes.
Giuliano Carmignola, Andrea Marcon, Venise Baroque Orchestra

La République de Venise vit au XVIIIe siècle ses dernières heures de gloire. Jamais on ne s'est autant diverti, jamais la fête et la musique n'ont occupé une telle place dans la vie quotidienne.
Le carnaval (qui dure entre cinq et six mois), les fêtes officielles, le jeu, mais aussi les concerts, les cérémonies religieuses et l'opéra provoquent l'admiration et l'envie des visiteurs étrangers. Vivaldi, dont le nom est inséparable de Venise, écrit ses concertos pour les jeunes filles des Hospices et se comporte au théâtre en homme d'affaires, aussi doué que rusé.

**************************************

Une ville, un peuple et la musique


PATRICK BARBIER
La Venise de Vivaldi
Musique et fêtes baroques
essai
« Ici il faudrait avoir cent oreilles comme Argus avait cent yeux. »
Burney

De tous temps Venise a fasciné et dérouté les voyageurs. Il n’est que de voir, aujourd’hui encore, l’enthousiasme de ceux qui savent s’imprégner de la somptuosité des palais et des églises, du pittoresque saisissant des canaux, des ponts ou des campi, et de cette atmosphère apparemment inchangée depuis des siècles, tandis que d’autres ont de la peine à dépasser le cliché du grouillement des touristes, du délabrement des façades et des relents de vase de ces mêmes canaux. Tout et son contraire a été dit depuis des siècles, au sujet des mêmes lieux.

Il n’est que de considérer les propos tenus sur le Grand Canal, depuis Commynes au xve siècle (« C’est la plus belle avenue que je crois qui soit au monde ») jusqu’à Régis Debray (« Le seul égout au monde qui donne au badaud l’ivresse d’un appareillage dans les Marquises »).


Ne croyons pas que les choses aient été moins tranchées pour les visiteurs des xviie et xviiie siècles. On était alors fasciné par l’étrangeté de la situation lagunaire de Venise mais on en reconnaissait l’incom­modité. On enviait l’apparente liberté de mœurs des Vénitiens, leur sens aigu de la fête et de toutes formes de plaisirs, sans approuver entièrement le relâchement de ce peuple qui ne croyait ni à Dieu ni à la raison, se moquait de tout, riait de tout, passé, présent et avenir. On admirait la stabilité de cette République patricienne, apparemment forte et immuable, mais on se méfiait de l’omniprésente police, des dénonciations et des exécutions secrètes. Venise demeurait pour tous un enchantement et un mystère : géographique, politique et artistique.



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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Dim 29 Mar - 23:39

UN CADEAU A ECOUTER



Vivaldi
Nisi Dominus
Stabat Mater
Crucifixus

Philippe Jaroussky contre-ténor
Marie-Nicole Lemieux contralto

Ensemble Matheus,
Jean-Christophe Spinosi
1 CD naïve à paraître le 2 janvier 2008

C’est d’abord une histoire de complicités musicales :

Jean-Christophe Spinosi, le chef qui révolutionne la musique baroque, remplit les salles de concerts et,
avec son ensemble Matheus, risque sa vie à chaque note,
Philippe Jaroussky, la nouvelle star du classique :
il donne à la voix de contre-ténor ses nouvelles lettres de pureté et d’émotion
Marie-Nicole Lemieux, la révélation dans Orlando Furioso de Vivaldi,
à la voix envoûtante et constamment émouvante…

C’est l’histoire d’une musique intimement portée depuis de nombreuses années par ces interprètes,
qui l’ont si souvent interprétée en concerts
C’est l’histoire aussi de Vivaldi, un compositeur archi-connu
mais dont on ne cesse de redécouvrir les chefs-d’œuvre.

C’est l’histoire surtout de deux joyaux absolus, deux moments de grâce dans l’histoire de la musique
deux partitions parfois à la limite du silence, qui tapent toujours en plein cœur :
le Nisi Dominus et le Stabat Mater,
C’est aussi l’histoire d’un duo sublime et jamais enregistré, le Crucifixus

C’est l’histoire, finalement, d’un disque surnaturel, encore inexpliqué à ce jour…


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Lun 27 Avr - 16:38



Antonio Vivaldi largo from Lute(guitar) concert,2 violins & basso continuo,RV 93
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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Ven 1 Jan - 16:21

GRISELDA

ENSEMBLE MATHEUS





Les opéras de Vivaldi

Depuis quelques années, les mélomanes découvrent qu’Antonio Vivaldi,
non content d’avoir écrit des concertos par dizaines et de la musique religieuse,
est aussi l’auteur de nombreux opéras. Le "Prêtre Roux" dit lui-même en avoir écrit 92.
La plupart sont aujourd’hui disparus mais la bibliothèque de Turin en possède 20
soit la quasi-totalité des œuvres disponibles.
La maison de disques Naïve a décidé d’enregistrer toute l’œuvre de Vivaldi,
ce qui va prendre sans doute 20 ans
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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Lun 19 Avr - 23:40

Les Quatre Saisons comme vous ne les avez jamais écoutées…

« Enfant, Nigel Kennedy est le protégé du violoniste Yehudi Menuhin qui finance ses études et lui fait intégrer son école. Il rejoint ensuite la prestigieuse Juilliard School de New York, couvé par la chef de file des violonistes américains Dorothy DeLay. Il fait ses débuts en 1977 avec l'Orchestre philharmonique de Londres, dirigé par Riccardo Muti, avec une interprétation des concertos pour violon de Mendelssohn au Royal Festival Hall, puis rejoint l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1980.

Son interprétation très dynamique des célèbres Quatre Saisons d'Antonio Vivaldi en 1989 lui apporte une reconnaissance mondiale avec un album qui se hissera à la troisième place de classements britanniques avec plus de deux millions d'exemplaires vendus, ce qui lui vaudra une citation au Livre Guinness des records comme Meilleurs ventes d'une œuvre classique.

En 2002, Nigel Kennedy entame une série de concerts des Quatre saisons de Vivaldi avec l'orchestre de Berlin et un trio de musiciens polonais de Cracovie baptisé Kroke. Pour fêter ses vingt-cinq ans de carrière, Kennedy entreprend une série de représentations exceptionnelles avec l'orchestre de chambre polonais, dont il devient directeur artistique en septembre, succédant ainsi à celui qui fut son mentor, Yehudi Menuhin. » (Wikipédia)



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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mer 12 Mai - 3:51

Une maison de disques fait revivre l'opéra de Vivaldi



SOLDATE
AFP

C'est une aventure discographique un peu folle par temps de crise,
qui jette une lumière neuve sur un compositeur
populaire et pourtant méconnu :

l'enregistrement des 450 oeuvres
issues de la bibliothèque personnelle d'Antonio Vivaldi (1678-1741),
conservée à Turin (Italie).
Le projet a été lancé par le petit label Opus 111, racheté en 2000
par la maison de disques indépendante Naïve,
qui compte achever en 2015 cette "Édition Vivaldi"
riche d'une centaine de parutions.

Si tout va bien, l'éditeur français aura ainsi enregistré
la vaste collection de manuscrits de Vivaldi conservée
à la Bibliothèque nationale universitaire de Turin,
soit quelque 450 oeuvres, dont la majorité n'ont pas été entendues
depuis le XVIIIe siècle.

Ces pièces émanent de la bibliothèque que le compositeur vénitien
avait chez lui au moment de sa mort, à Vienne.
La collection a ensuite voyagé de Venise à Gênes et jusqu'au Piémont.
La Bibliothèque de Turin a finalement acquis la vingtaine de volumes vers 1930.
Mais il a fallu attendre les années 1980
pour que des musicologues approfondissent l'étude de ce fonds musical.


Orlando Furioso P. JAROUSSKY

Pourquoi tant d'attente ?

"Il y a eu la guerre. Et Stravinsky, qui a dit bien légèrement
que "Vivaldi n'a pas écrit 500 concertos, mais le même concerto 500 fois".
Il n'y a rien de plus faux, mais la plupart des gens pensaient qu'il avait raison",
explique Susan Orlando, directrice de l'Édition Vivaldi chez Naïve.
"Le musicologue Alberto Basso a catalogué tout ça.
Mais une question le taraudait :
qu'est-ce qu'on pourrait faire pour porter cette musique à la lumière ?
Alors, il a eu l'idée géniale de l'enregistrer", ajoute-t-elle

La collection turinoise est le plus important fonds Vivaldi au monde,
devant ceux de Manchester (Grande-Bretagne) ou Dresde (Allemagne),
et regroupe "80 à 90 %" de la musique du "prêtre roux",
selon Susan Orlando.
Loin de cantonner le compositeur des "Quatre saisons"
à son immense production instrumentale,
elle dévoile tout un continent inconnu, notamment vocal,
à travers quinze opéras complets et de nombreuses pièces de musique sacrée.

"Succès boule de neige"
dans un marché du disque classique difficile

Dix opéras ont déjà été enregistrés, à raison d'un par an,
avec des chefs de premier plan dans ce répertoire comme
Rinaldo Alessandrini,
Jean-Christophe Spinosi
et Diego Fasolis.

Naïve n'en est pas peu fière.
"Produire un opéra en studio, pendant 10 à 12 jours,
avec 7 chanteurs et 36 musiciens, ça ne se fait plus,
malheureusement", estime le directeur de Naïve Classique, Didier Martin.
Lequel parle d'un "succès boule-de-neige"
dans un marché du disque classique difficile,
notamment en France
(-7,2 % de ventes en gros au premier trimestre 2010 par rapport à 2009,
selon les derniers chiffres des producteurs).

"En moyenne, nous vendons 15.000 unités par titre (chiffres monde, NDLR),
et cela peut monter à 25.000 voire 30.000.
Pour des opéras de trois heures, c'est plutôt très bien",
souligne Didier Martin, qui ne se lasse pas d'une musique qui parle au coeur, profondément humaine".

Le label finance cette entreprise coûteuse
(entre 100.000 et 200.000 euros pour un seul opéra)
grâce à des soutiens privés italiens et français.
"Ça nécessiterait un peu plus de mécénat",
confie le producteur, qui se réjouit que
"les chanteurs acceptent pour ces enregistrements des conditions financières
qui ne sont pas celles de leurs concerts".
"Ils ont le sentiment de vivre une aventure exceptionnelle",
fait-il valoir.

http://www.lepoint.fr/culture/2010-05-07/musique-une-maison-de-disques-fait-revivre-l-opera-de-vivaldi/249/0/452453


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mer 12 Mai - 16:52

ORLANDO FURIOSO OPERA VIVALDI
PIANGERO


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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Jeu 7 Oct - 13:03

Vivaldi: une oeuvre perdue redécouverte


Un concerto pour flûte du compositeur italien Vivaldi (1678-1741) a été retrouvé dans des documents appartenant à un Lord écossais, ont annoncé les Archives nationales d'Ecosse.

L'existence de l'oeuvre, appelée "Il Gran Mogol", n'était jusqu'à présent connue que par une mention dans le catalogue d'une vente d'un libraire néerlandais au XVIIIe siècle. Elle fait partie d'une série de quatre concertos dont les trois autres n'ont pas encore été retrouvés, a précisé Andrew Woolley, chercheur à l'Université de Southampton (sud de l'Angleterre).

"Il Gran Mogol" sera joué, pour la première fois depuis des siècles, à Perth, en Australie, en janvier prochain. La composition manuscrite a été découverte tandis que les chercheurs analysaient des papiers acquis par les archives d'Edimbourg en 1991 et qui appartenaient aux marquis de Lothian, dont le fief se situe à Jedburgh, dans le sud-est de l'Ecosse.

L'oeuvre de Vivaldi aurait été achetée par Lord Robert Kerr, fils du troisième marquis de Lothian et amateur de flute, lors d'un voyage en Europe au début du XVIIIe siècle.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/07/97001-20101007FILWWW00508-vivaldi-une-oeuvre-perdue-redecouverte.php
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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Ven 29 Oct - 1:33

Concerto for 2 violins RV 522 in A min III

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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Mar 14 Juin - 18:35

Première d'un opéra de Vivaldi ressuscité



14/06/2011

Minutieusement reconstitué par un spécialiste tchèque, l'opéra L'Unione della Pace, e di Marte d'Antonio Vivaldi sera exécuté en première mondiale après 284 ans, lors d'un festival qui s'ouvre vendredi à Prague, a-t-on appris auprès des organisateurs. "Il s'agit d'un genre spécifique de l'opéra baroque, plus court, appelé 'la serenata', composé à l'époque pour une occasion concrète", a expliqué à l'AFP le chef d'orchestre, compositeur et claveciniste Ondrej Macek.

La serenata L'Union della Pace, e di Marte (Union de la Paix et de Mars) a été créé par Antonio Vivaldi (1678-1741) pour l'occasion de la naissance en août 1727 des soeurs jumelles Louise Elisabeth et Anne Henriette, premiers enfants du roi de France Louis XV (1710-1774). "Commandé par l'ambassadeur de France à Venise, l'ouvrage a été exécuté une seule fois à la mi-septembre 1727, en plein air, dans un jardin adjacent à l'église vénitienne de la Madonna dell'Orto", a indiqué M. Macek. Le livret complet qui contient des réminiscences de la naissance des deux soeurs et aussi de la situation politique d'alors, a été conservé à la Bibliothèque Nationale Braidense à Milan.


La partition, elle, n'a pas été retrouvée. Elle a dû être reconstituée, sur la base d'airs qui apparaissent dans d'autres opéras de Vivaldi. "En lisant le livret pour la première fois, j'ai aussitôt constaté qu'un grand nombre d'airs ne m'étaient pas inconnus. Comme le compositeur n'avait pas beaucoup de temps pour créer cette serenata destinée à une seule exécution, il a logiquement utilisé les airs de ses autres opéras", a expliqué M. Macek. "Il s'agissait à l'époque d'une méthode courante et légitime de composition, surtout en Italie", souligne ce grand connaisseur de la musique baroque.

La serenata L'Unione della Pace, e di Marte sera exécutée par l'ensemble international Hof-Musici à plusieurs reprises, à partir du 4 juillet, dans le cadre du Festival baroque de Prague prévu du 17 juin au 3 octobre. Pour le lieu de ce festival de la musique baroque, les organisateurs ont choisi le jardin en terrasses du palais Ledebour, situé au pied du Château de Prague, exemple par excellence de l'architurecture jardinière du début du 18e siècle.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/14/97001-20110614FILWWW00603-premiere-d-un-opera-de-vivaldi-ressuscite.php
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MessageSujet: Re: ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE   Aujourd'hui à 16:01

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ANTONIO VIVALDI LE PRINCE DU BAROQUE
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