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 FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009

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Nine
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MessageSujet: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Lun 15 Déc - 20:11

L HISTOIRE DU FESTIVAL DE CANNES etoile scintillante






Découvrez Various Artists!


DU 13 AU 24 MAI 2009 - 62e EDITION




Le Festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue.
Jean Cocteau


En 1939, le Ministre français de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, Jean Zay, propose la création d'un événement cinématographique mondial en France. La ville de Cannes est choisie pour "son ensoleillement et son cadre enchanteur". Le premier Festival International du Film, qui devait se tenir sous la présidence de Louis Lumière, est différé par la guerre, mais dès 1945 l'Association Française d'Action Artistique est à nouveau chargée d'organiser un Festival, sous l'égide du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère de l'Education Nationale et, à partir de 1946, du Centre National de la Cinématographie (CNC).
C'est le 20 septembre 1946 à l'ancien Casino de Cannes, que s'ouvre le Festival International du Film, première grande manifestation culturelle internationale de l'Après-guerre. Il est organisé en association de type loi 1901 gérée par un Conseil d'Administration et sera reconnue d'utilité publique à partir 1972. A l'exception des années 1948 et 1950, où le Festival n'aura pas lieu faute de budget, il se tient tous les ans depuis sa création, d'abord en septembre, puis en mai (à partir de 1951), pour une durée moyenne de deux semaines. En 1968, le Festival est interrompu par les évènements politiques.



Lors de ses premières éditions, le Festival a l'allure d'une manifestation touristique et mondaine, d'une rencontre de cinéma plus que d'une compétition, puisque pratiquement tous les films présentés repartent avec un prix. Mais au fil des années, l'augmentation croissante du nombre de participants et l'importance de nouveaux enjeux économiques infléchit cette tendance. Le Festival devient le rendez-vous incontournable des professionnels du cinéma et, par suite, la manifestation annuelle la plus médiatisée, avec aujourd'hui près de 4000 journalistes représentant plus de 1600 médias.

A partir de 1959, la création officielle du Marché du Film va encore accroître l'influence du Festival, en le dotant d'un volet commercial et en facilitant les rencontres et les échanges entre les acheteurs et les vendeurs de l'industrie cinématographique. En 45 ans d'activité et de croissance assidues, le Marché du Film est devenu la première plateforme au monde pour le commerce international des films. Parallèlement, le Village International installé depuis 2000 tout autour du Palais des festivals permet à un nombre de pays sans cesse croissant de mettre en valeur leur culture et leur cinéma et de soutenir leurs producteurs et leur industrie.
Parallèlement à la Sélection officielle, la Semaine Internationale de la Critique et la Quinzaine des Réalisateurs, respectivement ouvertes en 1962 et 1969, organisent des sélections qui portent leurs noms. En 1978, à l'initiative de Gilles Jacob, alors Délégué Général, le prix de la Caméra d'Or est créé pour récompenser le meilleur premier film des trois sélections confondues. Il crée également la sélection Un Certain Regard, non compétitive.
A ses débuts, le Festival présente des films désignés par leur pays d'origine. En 1972, à la demande de Maurice Bessy, Délégué Général, le Président Favre Le Bret et le Conseil d'Administration décident que désormais, le Festival sera seul décisionnaire en la matière, et choisira dans le monde entier les films qu'il souhaite présenter. Cette mesure fera date et sera bientôt imitée par les autres festivals.
En 1998, Gilles Jacob crée la Cinéfondation, une sélection de courts et moyens métrages d'écoles de cinéma du monde entier, qui a pour objectif de découvrir et de promouvoir de nouveaux talents. Désormais, ce sont plus de 1000 films par an, qui parviennent de tous les continents au Festival de Cannes en vue d'être sélectionnés.

Dans la lignée de cette action, le Festival ouvre à l'automne 2000 à Paris La Résidence du Festival, un lieu d'accueil qui poursuit le même but : donner aux jeunes réalisateurs la chance de développer leurs projets en dehors de leur pays d'origine et de favoriser la circulation de leurs œuvres à l'extérieur de ces frontières.

En 2000, Gilles Jacob est élu Président par les membres du Conseil d'Administration et succède à Pierre Viot qui occupait cette fonction depuis 1985 et qui devient Président de la Cinéfondation. Depuis 2001, Gilles Jacob est épaulé dans sa fonction, par Véronique Cayla, Directrice Générale et par Thierry Frémaux, Délégué Artistique.
Le Festival développe alors une série d’actions en faveur des professionnels ainsi que des mesures de soutien de la création internationale.

Le Producer’s Network, initiative du Marché du Film, permet depuis 2004 aux producteurs du monde entier d’échanger autour de leur projets. C’est aussi l’année où le Short Film Corner, plateforme d’accueil et de promotion du film court, voit le jour. Une nouvelle salle « hors les murs » accueille désormais au Cinéma de la Plage des projections en plein air de la sélection officielle ouvertes au grand Public

En 2005, une nouvelle salle est créée, au sein du Village international, pour accueillir le programme Tous les Cinémas du Monde consacré à la présentation par des pays invités de leur production nationale.

La même année, la Cinéfondation initie l’Atelier, qui sélectionne une vingtaine de projets, pour permettre aux réalisateurs de faire aboutir leur plan de financement dans le contexte privilégié de la manifestation.

En septembre 2005, Gilles Jacob nomme Catherine Démier au poste de Directrice générale du Festival, en remplacement de Véronique Cayla nommée Directrice générale du CNC.

En 2007, pour fêter les soixante ans du Festival de Cannes, Gilles Jacob invite 33 des plus grands réalisateurs du monde entier à participer au film anniversaire Chacun son cinéma, en réalisant en 3 minutes chacun, un court métrage sur le thème de la salle de cinéma. Le film est projeté lors de la soirée anniversaire du Festival en présence de ses 33 réalisateurs :Theo Angelopoulos, Olivier Assayas, Bille August, Jane Campion, Youssef Chahine, Chen Kaige, Michael Cimino, Ethan & Joel Coen, David Cronenberg, Jean-Pierre & Luc Dardenne, Manoel de Oliveira, Raymond Depardon, Atom Egoyan, Amos Gitai, Hou Hsiao-Hsien, Alejandro González Iñárritu, Aki Kaurismäki, Abbas Kiarostami, Takeshi Kitano, Andrei Konchalovsky, Claude Lelouch, Ken Loach, David Lynch, Nanni Moretti, Roman Polanski, Raúl Ruiz, Walter Salles, Elia Suleiman, Tsai Ming-Liang, Gus Van Sant, Lars Von Trier, Wim Wenders, Wong Kar Wai, Zhang Yimou.

L’affiche du 60e Festival dévoile le projet « new jumpology » initié en 2006 en association avec Magnum : pour rendre hommage au dynamisme de la création, une centaine d’artistes répondent à la sollicitation du Festival en venant « jumper » devant l’objectif du photographe Alex Majoli.

De novembre à février 2007, l’exposition « One Jump ! » présente en première mondiale à la Pinacothèque de Paris, une sélection de 55 de ces œuvres représentant l'envol de célébrités de renommée internationale.

En juillet 2007, sur proposition de Gilles Jacob, le Conseil d'administration nomme Thierry Frémaux Délégué Général du Festival. Il succéde à ce poste à Robert Favre-Le Bret, Maurice Bessy et Gilles Jacob.

http://www.festival-cannes.com/fr/about.html


L'EXCELLENT BLOG JDD à une petite idée sur les futures selections, présentation tres interessante ... à verifier :

http://cannes.lejdd.fr/2008/05/31/40-festival-de-cannes-2009-la-selection-possible-partie-1-les-francais

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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Lun 15 Déc - 20:28

FESTIVAL DE CANNES 2009: Le point sur la sélection

Qui sera récompensé par la Palme d'Or le 24 mai prochain ? A six mois du 62e Festival de Cannes, il est temps de dresser un premier tour d'horizon des films attendus sur la Croisette. Beaucoup de longs métrages pressentis en juin dernier ne pourront être du festin cinéphile, déjà sélectionnés dans un autre Festival ou n'étant assurément pas prêt à temps... De L'Illusionniste de Sylvain Chomet, annoncé pour Mai 2009 dans les plannings à une avant-première de Tree of Life de Terrence Malick, voici les dernières tendances.


Le rêve absolu: Tree of Life: L'Arbre de vie de Terrence Malick

Le plus grand réalisateur vivant dans le plus grand festival du monde. Terrence Malick pourrait venir présenter son nouveau long-métrage, L'Arbre de vie, sur la Croisette en mai prochain. Summit Entertainment, qui produit le film, envisage sa sortie américaine à l'automne 2009. Mais un passage de Brad Pitt et du casting du long-métrage, sur les marches, donnerait au long-métrage un écho médiatique incommensurable. Pour mettre l'eau à la bouche des amoureux de La Ligne rouge, L'Arbre de vie sera une métaphore de l'humanité, de la préhistoire à nos jours...

Du cousu main pour la compétition:

The Limits of Control de Jim Jarmusch

Grand Prix du jury pour Broken Flowers, le génial réalisateur de Dead Man visera la Palme d'Or en mai prochain. Produit par Focus Features, The Limits of Control dispose d'un casting en or avec Bill Murray, Tilda Swinton et Gael Garcia Bernal. Le synopsis est prometteur: les aventures espagnoles d'un hors-la-loi en fuite, interprété par Isaach de Bankolé.

Inglorious Basterds de Quentin Tarantino

Ce serait l'événement du 62e Festival de Cannes. Le fils chéri de la Croisette qui revient en compétition avec son film de guerre si longtemps évoqué, sur une poignée de soldats américains pris au piège par les Nazis. Les premières photos laissent augurer du meilleur.

Enter the Void de Gaspard Noé

Wild Bunch proposait l'affiche et cinq teasers sur son stand à Cannes. Le synopsis est encore assez brumeux, l'histoire d'un jeune dealer de drogue à Tokyo, tué par des policiers corrompus après avoir juré à sa petite soeur qu'il serait toujours à ses côtés. Le film est annoncé pour l'été 2009. Autant dire qu'il sera à Cannes d'une façon ou d'une autre. Son casting est composé d'inconnus ou presque: Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy, Masato Tanno et Olly Alexander

Hadewijch de Bruno Dumont

Deux fois Grand Prix du jury, Bruno Dumont devrait retenter sa chance pour enfin obtenir la Palme d'or avec Hadewijch, du nom d'une poétesse flammande. Le pitch est assez explicatif. "Choquée par la foi extatique et aveugle d’Hadewijch, une novice, la mère supérieure la met à la porte du couvent. Hadewijch redevient Céline, 20 ans, fille de diplomate. Sa passion amoureuse pour Dieu, sa rage et sa rencontre avec Khaled et Nassir l’emportent sur des chemins dangereux". Les acteurs sont là aussi inconnus: Julie Sokolowski, Yassine Salime, Davis Dewaele. Le film est annoncé pour le printemps 2009.

L'Illusionniste de Sylvain Chomet

Soyons catégorique: L'Illusionniste de Sylvain Chomet sera présenté sur la Croisette lors du 62e Festival de Cannes. Le site de son distributeur annonce en effet comme date de sortie... mai 2009. Déjà là pour Les Triplettes de Belleville, le scénariste de Léon la Came, géniale bande-dessinée, mettra cette fois-ci son art pour un hommage à Jacques Tati. Les premières photos sont sublimes.

Le Prophète de Jacques Audiard

Le projet explosif. Un grand réalisateur, metteur en scène notamment d'Un héros trop discret, prix du scénario à Cannes, qui s'attaque à un grand sujet de société, les banlieues. L'auteur de De Battre mon coeur s'est arrêté évoquera dans Le Prophète le destin d'un jeune homme très ambitieux qui prend le pouvoir dans les cités avec l'aide de la mafia corse (sic). Le premier script est écrit par un des scénaristes de La Commune, excellente série de Canal +. Là encore, ça sent le souffre et le palmier cannois.

Antéchrist de Lars von Trier

L'auteur de Dancer in the Dark, Palme d'or en 2000, travaille actuellement sur un nouveau projet surnommé Antéchrist. Un film présenté comme un long-métrage d'horreur tourné en langue anglaise et réalisé, cet été, en Allemagne. Expérimentateur en diable, LVT tournera avec un casting réduit à sa plus simple expression, un homme et une femme. D'après mes propres sources, le scénario fera la part belle à la misogynie géniale de l'auteur de Dogville, puisque le diable en personne serait le sexe faible... Verdict en mai prochain, avec la divine Charlotte Gainsbourg comme prix d'interprétation ?

Los Abrazos rotos (les étreintes brisées) de Pedro Almodovar

Pathé Distribution indique comme date de sortie... mai 2009. Bref, Pedro Almodovar sera à Cannes pour présenter son nouveau film avec... Pénelope Cruz. L'auteur de Tout sur ma mère décrit le film comme "une histoire d’amour fou mis en scène comme un polar des années 50". Le tournage a déjà débuté à Madrid.

Looking for Eric de Ken Loach

Thierry Frémaux, le délégué général du festival aime le football. Ken Loach a reçu la Palme d'Or pour son dernier film, Le Vent se lève et son prochain projet parle justement d'un postier amoureux du ballon rond et plus précisément de Manchester United. Voilà à coup sûr un long métrage destiné à figurer sur la Croisette en mai prochain. Le Français Eric Cantona, à la co-production, pourrait ainsi marcher sur les pas de son ami Diego Maradona.

Bright Star de Jane Campion

L'unique réalisatrice palmée d'or va-t-elle revenir sur la Croisette ? Pathé Distribution annonce comme date de sortie Juin 2009 donc tout est possible... Le sujet est une histoire d'amour contrariée entre le poète John Keats (1795-1821), et la belle Fanny Brawne, dans l'Angleterre conservatrice du 19e siècle. Au casting, Abbie Cornish (Elizabeth: l'Age d'or), Ben Whishaw (I'm not there) et Paul Schneider (L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford).

Mr. Nobody de Jaco van Dormael, avec Jared Leto, Sarah Polley

Mother de Bong Joon-Ho

D'après le site de cinéma FilmDeCulte.com, Mother du cinéaste coréen Bong Joon-Ho pourrait bien être de la sélection officielle du Festival de Cannes 2009. Deux images ont justement été dévoilées sur le Net. Le pitch rappelle l'excellent Memories of Murder avec un jeune garçon de 28 ans accusé à tort d'un crime qu'il n'a pas commis.

Fini à temps ?

Le Ruban blanc de Michael Haneke

Prix de la mise en scène pour Caché, le cinéaste autrichien devrait revenir sur la Croisette pour présenter un long-métrage très ambitieux, Le Ruban bleu, sur la montée du nazisme dans l'Autriche d'avant-guerre. Susanne Lothar (Funny Games) et Ulrick Tukur (La vie des autres) seront de l'aventure.

Rapt de Lucas Belvaux

L'acteur et réalisateur belge peut-il revenir sur la Croisette après La Raison du plus faible. Avec Rapt, son nouveau projet, il s'attaquera à l'enlèvement du baron Empain, fait divers survenu en 1978. Le tournage débutera en octobre avec Yvan Attal dans le rôle principal.

Soul Kitchen de Fatih Akin

Spring Fever de Lou Ye

Interdit de tournage en Chine depuis le scandale provoqué par Une Jeunesse chinoise, fresque romantique sur les évènements de Tian Anmen, Lou Ye exporte son talent à l'étranger. Wild Bunch annonçait sur la Croisette le lancement de la production de Spring Fever, projet longtemps intitulé Bitch. Le synopsis annonce un film sulfureux, la liaison torride entre un ouvrier français avec une jeune immigrée chinoise.

Copie Conforme d'Abbas Kiarostami

Cinéaste iranien palmé d'or pour Le Goût de la Cerise, Abbas Kiarostami pourrait revenir sur la Croisette présenter l'an prochain Copie Conforme, son nouveau long-métrage de fiction, avec Juliette Binoche et François Cluzet. Le sujet du film sera le rapport entre la réalité et la fiction, la copie et l'original, dans l'art et au-delà.

Nie Yin Niang de Hou Hsiao-Hsien

36 vues du Pic Saint-Loup de Jacques Rivette, avec Jane Birkin, Sergio Castellitto

Hors-compétition ?



Shorts de Robert Rodriguez

Le talentueux réalisateur mexicain de Sin City, présenté à Cannes en son temps, pourrait bien revenir sur la Croisette. Son nouveau projet - enfin le plus apte à figurer en compétition - est une comédie familiale intitulée Shorts avec un casting sympa (Willam H. Macy, James Spader).

La suite de Fahrenheit 9/11 de Michael Moore

Le premier volet de la charge anti-Bush de Michael Moore avait obtenu la Palme d'or. Si le sujet sera moins d'actualité, le poil-à-gratter des bonnes consciences US devrait revenir sur la Croisette pour montrer son nouveau documentaire pamphlétaire. Me and Orson Welles de Richard Linklater

Méconnu du public cinéphile français, Richard Linklater avait présenté deux longs-métrages en sélection en 2006, Fast Food Nation et A Scanner Darkly. Difficile, donc, de ne pas croire en les chances de Me and Orson Welles de figurer sur la Croisette. Ce serait l'occasion à la star qui monte, Zac Efron de fouler le tapis rouge en jeune acteur qui tape dans l'oeil du maître, Orson Welles, incarné par Ben Chaplin.

Anges et démons de Ron Howard

Une sortie mondiale de la fausse-suite du nanar Da Vinci Code prévue en mai 2009... N'en jetez plus, cela risque d'être le film d'ouverture du 62e Festival de Cannes. On retrouverait Tom Hanks en Robert Langdon, chargé par le Vatican de déjouer un complot terroriste mené par les Illuminati. On a hâte. Ou pas.

Ninja Assassin de James McTeigue, avec Jung Ji-Hoon, Rain

Whip It! de Drew Barrymore, avec Ellen Page

Vengeance, de Johnnie To, avec Johnny Halliday

Ils n'en seront pas

Milk de Gus van Sant
London River de Rachid Bouchareb
La Fille du RER d'André Téchiné
Serge Gainsbourg (une vie héroïque) de Joann Sfar

par Yannick Vély etoile scintillante
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MessageSujet: FESTIVAL DE CANNES - 13-14 MAI 2009   Mer 25 Fév - 21:12

Adapté du premier tome de la trilogie, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson, le thriller de Niels Arden Oplev sortira en salles le 13 mai et ouvrira la 62e édition du Festival de Cannes.

Il gagne ainsi la bataille pour la soirée d’ouverture qui l’opposait à Da Vinci Code, Anges et Démons, de Ron Howard.
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Sam 28 Fév - 9:20

UNE PALME D'HONNEUR A CLINT EASTWOOD
Paris, mercredi 25 février 2009.
Discours de Gilles Jacob en l'honneur de Clint Eastwood :
Mon cher Clint, laissez-moi commencer par une petite devinette. Quelle est à votre avis la plus grande frustration qu’un président de festival puisse éprouver ? Vous ne voyez pas ? C’est pourtant bien simple : il n’a jamais son mot à dire lorsqu’arrive le moment crucial du festival, je veux parler bien sûr de l’attribution des prix. C’est la raison de notre réunion d’aujourd’hui, entre vieux amis. Ne le prenez pas mal : je suis né 15 jours après vous !
Mais j’en viens au fait. Nous avons décidé de nous accorder, à titre exceptionnel, un privilège qui d’ordinaire nous échappe, à Thierry comme à moi. Il y a bien eu un précédent, la Palme des Palmes décernée à Bergman : aujourd’hui, c’est vous que nous souhaitons honorer, au nom du Festival de Cannes.
En cela, le Festival ne commet pas un acte révolutionnaire mais accompagne plutôt, par ce geste hautement symbolique, la faveur que le public et la critique internationale unanime vous ont déjà accordée d’enthousiasme. D’ailleurs, il serait impossible de désigner l’une plutôt que l’autre de vos œuvres comme digne de la récompense suprême. Comment choisir entre BIRD, MYSTIC RIVER, MILLION DOLLAR BABY, votre diptyque japonais, ou encore GRAN TORINO, acclamé aujourd’hui comme le film « où Clint Eastwood rassemble toute sa pensée sur son cinéma, sa carrière et son pays ».
C’est donc le bon moment pour dédier la Palme à Clint Eastwood, auteur de tous ces chefs d’œuvre. Et tant pis pour votre modestie légendaire…
J’ai parlé de votre immense talent. Il faut savoir qu’il y a deux Clint Eastwood, tous deux se confondant sous les traits de l’American lonesome hero qui fait tant battre les cœurs de notre Vieux monde. Il y a celui, fameux pour son charisme, son caractère et sa faculté de défourailler son 38 Magnum plus vite que la foudre, je veux parler de l’Inspecteur Harry et autres caractères très populaires, que vous assassinez une bonne fois pour toutes dans GRAN TORINO. Ils vous ont pourtant permis de conquérir votre indépendance et une certaine renommée. Et ils ont permis à l’autre Clint, plus confidentiel celui-là, en tout cas à ses débuts, de réaliser des films personnels, qui ont surpris ceux qui ne vous connaissaient pas par leur charme, leur originalité, leur petite musique de nuit, mon cher Mozart – eh oui, il n’y a pas que le jazz dans la vie - et leur lyrisme bien tempéré. Dans ces deux courants de votre travail, la Brute et le Troublant, chacun ici reconnaîtra sans peine le main stream américain et l’European touch. Je vous laisse deviner lequel des deux je préfère. Mais le réconfortant de la chose est que le public s’est peu à peu intéressé, autant sinon plus, à vos films « about people » qu’à vos films d’action. Car, tel est l’art de votre mise en scène, vous filmez les scènes de tendresse comme des thrillers, et les thrillers comme…des thrillers ! L’itinéraire de MILLION DOLLAR BABY pour lequel j’ai le plus d’affection est à cet égard très convainquant : qui eut dit que ce film nocturne, d’une tristesse infinie, toucherait à ce point le cœur de tous les publics et deviendrait de la sorte un classique ?
De même pour vos autres chefs d’œuvre. Comme pour les grands metteurs en scène de tous les pays, Bresson, Ford, Ozu, Satyajit Ray, Rossellini, vous avez très vite compris que la simplicité, la caméra à hauteur d’homme, l’exacte durée d’un plan, la nature de l’objectif, la coupe au montage, la situation des plages musicales, étaient affaire de choix. Dans chaque domaine, il n’y en a qu’un seul – et pas un autre. C’est ainsi qu’on s’installe tout doucement dans l’Histoire du cinéma.
Il peut se faire enfin qu’on soit un grand artiste, mais un égoïste forcené. Ca arrive ! Ce n’est pas votre cas. Quand Pierre Rissient, votre « porte-drapeau » depuis la nuit des temps, s’est retrouvé hospitalisé, atteint d’un mal inconnu au Cedar Sinaï Hospital, il s’est réveillé, vaguement conscient, et en ouvrant les yeux, Clint Eastwood était à son chevet. Depuis combien de temps, on ne sait pas, mais vous aviez tout arrangé pour les soins, pour l’intendance, pour tout, et cet étranger s’est miraculeusement retrouvé nimbé d’une aura de popularité de nature à impressionner l’infirmière la plus rébarbative. Pourquoi j’ai cité en passant cette anecdote inconnue ? C’est que ces qualités humaines, si rares de nos jours, ne sont pas pour rien dans l’honneur que nous vous faisons aujourd’hui. Faisant mentir Scott Fitzgerald que vous citez en exergue de BIRD : « Il n’y a pas de deuxième chance pour un héros américain », je vais maintenant, mon cher Clint, vous remettre la Palme d’or en témoignage de notre admiration et d’une longue connivence d’un quart de siècle.

http://www.festival-cannes.com/fr/article/56272.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Sam 28 Fév - 9:22

Madame la Présidente !

En ce début d'année 2009, et à peine les petits fours, champagne, et autres "compte à rebours" digéré, Cannes commence à planter le décors de son prochain festival.

Cette année 2009 commence plutot bien donc, pour l'actrice Isabelle Huppert, qui à été désigné pour présider le 62ème festival de Cannes.



« Je suis très heureuse et très fière. Cannes et moi, c'est une longue histoire et ce prochain rendez-vous scelle définitivement mon amour pour le festival, et donc pour le cinéma mondial », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La dernière femme à avoir tenu ce rôle est Isabelle Adjani, en 1997.
La future présidente est une habituée du festival. La liste serait longue, mais on pourrait retenir ces quelques chiffres et dates : Dix-sept films présentés en compétition officielle, deux fois sacrée meilleure actrice avec "La Pianiste" de Michael Haneke et "Violette Nozière" de Claude Chabrol, jurée en 1984 ...

On se souvient également de sa remise du grand prix à Roberto Benigni pour La vie est belle, subissant ce soir-là une accolade spectaculaire, devenue légende cannoise...

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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Sam 28 Fév - 9:26

Festival de Cannes 2009 : les premiers pronostics


A cinq jours de la clôture de la Berlinale 2009, la presse professionnelle hollywoodienne spécule déjà sur les films qui seront présentés lors du 62ème Festival de Cannes (Alpes-Maritimes) du 13 au 24 mai prochains.

Selon The Hollywood Reporter (repris par Relax News), la Croisette devrait accueillir les auteurs habituellement fidèles au rendez-vous cannois. Parmi eux figurent Pedro Almodovar qui présenterait Les Etreintes Brisées, Lars Von Trier avec Antechrist, Francis Ford Coppola et son drame autobiographique Tetro ou encore Jim Jarmusch avec The Limits Of Control.

Bright Star de Jane Campion, Soul Kitchen de Fatih Akin ou encore Le Ruban Blanc de Michael Haneke prétendraient aussi à la sélection. Tout comme Looking For Eric de Ken Loach, Mr. Nobody de Jaco Van Dormael, Ondine de Neil Jordan voire Agora d'Alejandro Amenabar. Selon l'hebdomadaire anglais Screen International, Michael Moore pourrait faire le voyage avec un documentaire inédit ainsi que Steven Soderbergh avec, au choix, le thriller The Informant ou le petit budget The Girlfriend Experience.

Toujours au jeu des pronostics, Ang Lee pourrait dévoiler la comédie Taking Woodstock alors que Terry Gilliam pourrait proposer The Imaginarium Of Dr. Parnassus où apparaît Heath Ledger dans son dernier rôle. Les Frères Coen et Quentin Tarantino devraient aussi monter les marches lors des projections de Serious Man et Inglorious Basterds.
Anges Et Démons de Ron Howard et Terminator Renaissance seraient, eux, en concurrence pour se disputer le titre de blockbuster diffusé en avant-première mondial à Cannes.

Cannes 2009 pourrait accueillir les dernières réalisations des Français Bruno Dumont (Hadewijch), Christophe Honoré (Non, Ma Fille), Gaspar Noé (Soudain Le Vide), Xavier Giannoli (À L'Origine), Claude Miller (Je Suis Heureux Que Ma Mère Soit Vivante ou Marching Band) ou encore Jacques Audiard (Un Prophète) dont les sorties coïncident avec la saison cannoise.

The Hollywood Reporter annonce également la possibilité de découvrir à Cannes le documentaire écologiste Le Syndrôme Du Titanic de Nicolas Hulot ainsi que Coco Chanel Et Igor Stravinsky, biopic avec Anna Mouglalis. L'actrice Isabelle Huppert pourrait être à l'honneur, hors compétition, à travers White Material de Claire Denis.

A l'international, le Hongkongais Johnnie To est quasiment certain de présenter le polar Vengeance avec Johnny Hallyday et Sylvie Testud. Les Sud-Coréens Park Chan-wook et Bong Joon-ho ont aussi un atout à jouer avec respectivement Thirst et Mother.

Cristian Mungiu, Palme d'or 2007 pour 4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours, devrait présenter le drame choral sur le communisme Tales of the Golden Age pour lequel il a mis en scène deux segments. Le Néo-Zélandais Niki Caro pourrait, lui, dévoiler The Vintner'S Luck avec Gaspard Ulliel.

=> Toutes les infos sur 62ème Festival International Du Film De Cannes 2009

E.G. (Le 11 Février 2009)

http://www.commeaucinema.com/showbiz=festival-de-cannes-2009-les-premiers-pronostics,143631.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Sam 28 Fév - 10:33

60 ans de Palme d'or : le choix
du jury du Nouvel Obs
NOUVELOBS.COM | 16.05.2007 | 10:14


Anita Ekberg et Marcello Mastroianni dans une scène culte de "la Dolce Vita"


Le Nouvel Observateur a demandé aux cinéastes et aux critiques quelle était pour eux la Palme d'or à retenir sur les 60 ans d'histoire du Festival de Cannes.


Le palmarès

1 "La Dolce Vita"
de Federico Fellini
2 "Apocalypse Now"
de Francis Ford Coppola
3 "Taxi Driver"
de Martin Scorsese
4 "Viridiana"
de Luis Buñuel


FRANCE
Les Cinéastes
Patrice Leconte "la Leçon de piano" de Jane Campion (1993)
Christophe Gans "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Gaspard Noé "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976)
Sylvain Chomet "Miracle à Milan" de Vittorio De Sica (1951)
Philippe Faucon "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979) et "le Guépard" de Luchino Visconti ( 1963 )
Claude Lelouch "Quand passent les cigognes" de Mikhaïl Kalatozov (1958)
Claude Miller "Viridiana" de Luis Buñuel (1961)
Philippe Le Guay "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Emmanuel Carrère "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976)
Raoul Coutard "la Ballade de Narayama" de Shohei Imamura (1983)
Pascal Thomas "Viridiana" de Luis Buñuel (1961)
Anne Villacèque "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Francis Veber "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976) et "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Claude de Givray "Que le spectacle commence" de Bob Fosse (1980)
Bernard Stora "Viridiana" de Luis Buñuel (1961)
Pascal Bonitzer "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Daniel Vigne "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Charles Nemes "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Stéphane Brizé "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Xavier Beauvois "les Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy (1964)
Christophe Barratier "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976)
Catherine Corsini "Sous le soleil de Satan" de Maurice Pialat (1987)
Robert Guédiguian "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Cédric Kahn "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976)
Xavier Giannoli "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Pierre Jolivet "Kagemusha. L'ombre d'un guerrier" d'Akira Kurosawa (1980)
Dominik Moll "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Raphaël Nadjari "Kagemusha. L'ombre d'un guerrier" d'Akira Kurosawa (1980)
Jean Marboeuf "la Bataille du rail" de René Clément (1946) et "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976) ex aequo.
Luc Béraud "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Jean-Pierre Jeunet "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Jean-Paul Rappeneau "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Michel Deville "Paris, Texas" de Wim Wenders (1984)
Pierre Salvadori "Miracle à Milan" de Vittorio De Sica (1951)
Catherine Breillat "l'Anguille" de Shohei Imamura (1997)
Jean-Pierre Mocky "Viridiana" de Luis Buñuel (1961)
Agnès Varda "les Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy (1964)
Sam Karmann "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Romain Goupil "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)

Les critiques
Xavier Leherpeur, Ciné Live "les Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy (1964)
Danièle Heymann, Marianne "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Eric Neuhoff, Madame Figaro "l'Epouvantail" de Jerry Schatzberg (1973)
Sophie Avon, Sud-Ouest "Elephant" de Gus Van Sant (2003)
Michel Ciment, Positif "Othello"d'Orson Welles (1952)
Wahib, Score "Pulp Fiction" de Quentin Tarentino (1994)
Michel Rebichon, Studio "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Emmanuel Burdeau, Cahiers du Cinéma "Conversation secrète" de Francis Ford Coppola (1974)
Didier Peron, Libération "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Léo Haddad, Technikart "Quand passent les cigognes" de Mikhaïl Kalatozov (1958)
Jean-Marc Lalanne, les Inrockuptibles "Elephant" de Gus Van Sant (2003)
Sophie Grassin, Première "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Thomas Sotinel, le Monde "Paris, Texas" de Wim Wenders (1984)

LES RÉALISATEURS ÉTRANGERS

Wim Wenders "Blow Up" de Michelangelo Antonioni (1967)
Volker Schlöndorff "Rome ville ouverte" de Roberto Rossellini (1946)
Brésil Walter Salles "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)
Canada Vincenzo Natali "le Tambour" de Volker Schlöndorff (1979)
Etats-Unis Terry Zwigoff "le Salaire de la peur" de Henri-Georges Clouzot (1953)

Steven Soderbergh "le Troisième Homme" de Carol Reed (1949)

Sydney Pollack "le Troisième Homme" de Carol Reed (1949)

Lodge Kerrigan "Taxi Driver" de Martin Scorsese (1976)

Jonathan Nossiter "Miracle à Milan" de Vittorio De Sica (1951)

Bob Swaim "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Grande-Bretagne Michael Bassett "Barton Fink" de Joel et Ethan Coen (1991)
Israël Eran Riklis "la Dolce Vita" de Federico Fellini (1960)
Tchad Mahamet-Saleh Haroun "Kagemusha. L'ombre d'un guerrier" d'Akira Kurosawa (1980)



L'analyse des votes, par Pascal Mérigeau

A l'exception de deux voix pour "Elephant" ( 2003 ) et d'une pour "l'Anguille" ( 1997 ), tous les votes se concentrent sur des palmes de plus de dix ans d'âge. Certes, le temps fait beaucoup à l'affaire, qui rabote les enthousiasmes et calme les engouements. Et pourtant, c'est surprenant dans une période qui érige la nouveauté en vertu. Mais qui peut dire ce que sera l'aura dans dix ou vingt ans de "l'Enfant" des frères Dardenne ou du "Vent se lève" de Ken Loach, les deux palmes à ce jour les plus récentes ?
Nos jurés ont su prendre du recul, quelques-uns ont remarqué et regretté l'absence de plusieurs grands noms au palmarès de Cannes ( Bergman en tête ), certains ont cru devoir faire le constat que les films qu'ils chérissaient le plus ne figuraient pas dans la liste que nous leur avons proposée. C'est ainsi, Cannes sélectionne les meilleurs films de l'année, mais à condition qu'ils soient prêts en mai, et pour peu que leurs auteurs se montrent disposés à participer à la compétition. Ce qui fait beaucoup de conditions.
On remarquera que trois des quatre films classés en tête firent en leur temps scandale : "la Dolce Vita" et "Viridiana" s'attirèrent les foudres de l'Eglise, le sacre d' "Apocalypse Now" déclencha la fronde d'une partie du jury, emmené par Françoise Sagan, pour qui la présence du film de Coppola en tête de palmarès, au côté du "Tambour" de Volker Schlöndorff, signifiait la mainmise de Hollywood sur le festival. Vingt-huit ans plus tard, "le Tambour" obtient une voix quand "Apocalypse Now" en totalise une dizaine. La messe est dite.
Quelques-uns des cinéastes participants ont agrémenté leur vote d'un commentaire. Mais si Xavier Beauvois a choisi "les Parapluies de Cherbourg", "parce que c'est un vrai film de guer re", personne en revanche n'a distingué "Apocalypse Now", "parce que c'est une vraie comédie musicale"...

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/cannes_2007/20070510.OBS6556/60_ans_de_palme_dor__le_choixdu_jury_du_nouvel_obs.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Ven 3 Avr - 17:40

Les premiers pronostiques


A trois semaines de l’annonce par Thierry Frémaux et son équipe de la très attendue Sélection Cannoise, journalistes du monde entier se lancent dans la course aux pronostiques.

En voici un petit florilège qui tient d’ailleurs plutôt bien la route…

Sans trop se mouiller, la majorité des professionnels s’accorde à supposer que les habituels chouchous de la Croisette seront, encore une fois, de retour.

Ainsi, beaucoup attendent Pedro Almodovar (et Penelope Cruz) avec Étreintes Brisées, Lars Von Trier et son sulfureux Anti-christ avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg, les Inglourious Basterds de Quentin Tarantino (ce qui garantirait une montée des marches prestigieuse), Ken Loach avec Looking For Eric (avec Eric Cantona) ou encore Jane Campion (pour Bright Star) et Ang Lee (pour Taking Woodstock).

Parallèlement, peu seraient surpris de voir le Tetro de Francis Ford Coppola (avec Vincent Gallo), Biutiful d’Alejandro González Inárritu, Agora d’Alejandro Amenabar ou encore Vengeance de Johnnie To (avec Johnny Hallyday) pointer le bout de leur bobine lors de la prestigieuse Quinzaine.

Michael Haneke est également évoqué avec Le Ruban Blanc… à côté d’une possible « sélection » tricolore comptant Mr. Nobody (du belge Jaco Van Dormael), Micmacs à Tire-larigot de Jean-pierre Jeunet, voire – et ce serait savoureux – L'Illusionniste de Sylvain Chomet (Les Triplettes De Belleville).

Mais le film genre « sortira-t-il un jour ? » qui attise le plus les rumeurs est sans conteste The Imaginarium Of Dr. Parnassus du Chat Noir de Hollywood Terry Gilliam avec feu Heath Ledger, mais également Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell, ce qui, là aussi, laisserait envisager un sacré tapis rouge.

A noter également qu’on évoque Terminator Renaissance pour endosser le rôle de Blockbuster cannois après Indiana Jones Et Le Royaume Du Crane De Cristal l’an dernier.

Quoi qu’il arrive, une chose demeure certaine : c’est bien le dernier bébé de Pixar - Là-haut - qui fera l’ouverture du festival le 13 mai prochain.

Eléonore Guerra (Le 3 Avril 2009)

http://www.commeaucinema.com/showbiz=cannes-2009-les-premiers-pronostiques,147759.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Mer 22 Avr - 22:54

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Festival de Cannes : l'affiche dévoilée .



Une magnifique photo extraite de L'Avventura de Michelangelo Antonioni a été utilisée pour la très belle affiche du Festival de Cannes 2009 dont la sélection officielle sera dévoilée jeudi matin.




http://www.festival-cannes.com/fr.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Jeu 23 Avr - 12:34

La 62ème édition du Festival de Cannes se tiendra du 13 au 24 mai prochains.

Le Jury

Jury Longs-Métrages
Isabelle Huppert, Actrice, (France) – Présidente du Jury
Asia Argento
James Gray
Robin Wright Penn
Nuri Bilge Ceylan
Shu Qi
Hanif Kureishi
Lee Chang-dong

Film d'Ouverture

Là-haut de Pete Docter (Hors Compétition)

La Sélection Officielle

Étreintes Brisées de Pedro Almodovar
Un Prophète de Jacques Audiard
Vengeance de Johnnie To
Les Herbes Folles d'Alain Resnais
Looking For Eric de Ken Loach
Soudain Le Vide de Gaspard Noe
Fish Tank d'Andrea Arnold
Bright Star de Jane Campion
Vincere de Marco Bellocchio
Map Of The Sounds Of Tokyo d'Isabel Coixet
A L'Origine de Xavier Giannoli
Le Ruban Blanc de Michael Haneke
Taking Woodstock d'Ang Lee
Nuit D'Ivresse Printanière de Lou Ye
Thirst de Park Chan-wook
Faces de Tsai Ming-liang
Anti-christ de Lars Von Trier
Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
The Time That Remains d'Elia Suleiman
Kinatei de Brillante Mendoza

Film de clôture

Coco Chanel Et Igor Stravinsky de Jan Kounen (Hors Compétition)

http://www.commeaucinema.com/showbiz=cannes-2009-la-selection-en-direct,149881.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Sam 25 Avr - 21:18

.

Quinzaine des réalisateurs : et l'invité surprise est… Coppola


Surprise : "Tetro" (photo ci-dessus), le nouveau film de Francis Ford Coppola, fera l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs. Pour le reste du programme, dévoilé ce matin, peu de têtes connues (citons tout de même Hong Sang-soo, Riad Sattouf, Pedro Costa...) mais une sélection toujours aussi défricheuse.


Vincent Gallo dans le film "Tétro" de Copolla


Le sélectionneur est plutôt joueur. Il prend des paris, amuse le tapis et ménage ses effets. Dans ce registre, Olivier Père, programmateur en chef de la Quinzaine des réalisateurs, a quelques talents. En fin de matinée, dans la grande salle du Forum des images, à Paris, il a sorti son plus bel atout quand personne ne l’attendait plus.

La conférence de presse touchait tranquillement à sa fin. Il venait d’annoncer quelques films sélectionnés en dernière minute et ne figurant pas sur le programme distribué aux journalistes. Aucune surprise majeure, on avait fait, semble-t-il le tour de la question, et puis non, au fait… avec la fausse désinvolture d’un as du poker, il l’a annoncé : le film d’ouverture de la 41e Quinzaine des réalisateurs sera Tetro, nouvel opus de Francis Ford Coppola, une rumination sur la jeunesse et le cinéma construite sur un scénario original, le premier depuis Conversation Secrète (Palme d’or en 1974).
Peu satisfait du créneau “Hors compétition” que lui proposait la sélection officielle, le cinéaste d’Apocalypse Now a choisi de jouer les parrains et de lancer la Quinzaine des réalisateurs, dont il a tenu à vanter le courage et l’esprit d’indépendance. Soirée d’émeute en perspective dans la petite salle du Noga Hilton.

Après le visionnage intensif de 1043longs métrages en provenance de 70 pays, la Quinzaine en présentera 24.

Puisque nous en sommes aux têtes d’affiche, citons les quelques cinéastes de renom qui accompagneront Coppola de ce côté-ci du Festival.
Le Coréen Hong Sang-soo, auteur de La femme est l’avenir de l’homme, présentera Like you know it all ; le Japonais Nobuhiro Suwa (H Story) est annoncé avec un intrigant projet co-signé par Hippolyte Girardot. Alain Guiraudie, fidèle de la Quinzaine, revient avec Le Roi de l’évasion et Luc Moullet, objet d’une grande rétrospective de printemps au Centre Pompidou, montrera un nouveau film en forme de documentaire, La Terre de la folie.
Pour clore le ban des Cannois assidus, Pedro Costa, auteur d’un portrait de Jeanne Balibar (Ne change rien) et Naomi Kawase en invitée spéciale…

Pour le reste, découverte toute. Après le visionnage intensif de 1043 longs métrages en provenance de 70 pays, la Quinzaine en présentera 24 (dont 10 premiers films).

Que peut-on en dire avant de les avoir vus ? Pas grand chose, surprise oblige, sinon qu’ils ouvrent des voies inattendues sur la mappemonde cinéphile (le Quebec, fort de trois films, dont la première œuvre d’un jeune garçon de 18 ans), qu’ils en resserrent provisoirement d’autres (l’Asie et l’Amérique du Sud, moins présentes que ces dernières années) et que l’Afrique, par la désespérante force des chose, est toujours la grande absente sur l’échiquier de la production mondiale.

Quant aux thèmes et aux styles qui traversent la sélection, Olivier Père a souligné que la cuvée 2009 penchait parfois du côté de la comédie (avec notamment Les Beaux Gosses, du dessinateur Riad Sattouf, collaborateur de Charlie Hebdo) et creusait toujours le sillon du mix entre documentaire et fiction, avec quelques percées expérimentales comme Carcasse, de Denis Côté, ou Oxhide II, du Chnois Liu Jiayin. « Une poétique du réel », dit le sélectionneur. Rendez-vous le 14 mai à Cannes. Et ensuite à Paris, Marseille et Bruxelles pour la reprise du programme.
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Ven 15 Mai - 23:36

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Rencontre entre Sean Penn et Isabelle Huppert, deux présidents de jury d'exception







Sean Penn a dirigé le jury du festival de Cannes l’an passé, Isabelle Huppert s’apprête à présider celui de 2009. grâce à première, ce passage de témoin a eu lieu le 27 février dernier et a pris la forme d’une conversation inédite sur les grandeurs et les servitudes d’une fonction aussi brève qu’essentielle, avec une règle absolue : ne jamais briser la loi du silence...

Par Véronique Le Bris


Vous êtes-vous déjà rencontrés ?

Sean Penn : Nous nous sommes croisés brièvement. Deux fois.

Isabelle Huppert : Oui, sur la Croisette, à Cannes, il y a quelques années. Êtes-vous souvent allé à Cannes avant d’être président du jury ?

Sean : Je me souviens de la première fois, j’avais 22 ou 23 ans. J’avais rencontré, dans un bar de Los Angeles, Harry Dean Stanton , qui partait le lendemain pour le festival. Je n’étais jamais allé en Europe de ma vie mais j’avais un passeport. Je lui ai dit : « Est-ce que je pourrais dormir sur le canapé de ta chambre d’hôtel ? » C’était l’année de Paris, Texas , je crois...

Isabelle : J’étais membre du jury cette année-là, sous la présidence de Dirk Bogarde . C’était en 1984.

Sean : C’est ça. Je me suis vraiment amusé, personne ne me connaissait, je pouvais marcher dans la rue et aller voir tous les films que je voulais, incognito. Ensuite, avec Robert De Niro , nous avons un peu voyagé en Europe.

Isabelle : Moi, je suis venue à Cannes pour la première fois en 1975, pour y recevoir les prix Bistingo et Suzanne-Bianchetti. Et l’année suivante, mon premier film en compétition était Aloïse de Liliane de Kermadec, l’histoire d’une peintre schizophrène du mouvement d’Art brut.

Sean : Vous qui avez déjà été jurée, comment envisagez-vous votre rôle de présidente ?

Isabelle : Je crois que les choses peuvent se dérouler très différemment de ce que j’imagine. Je crois que tout se définit au contact des uns, des autres. Je me connais, c’est comme pour mes rôles. J’y pense, et le moment venu, tout se met en place. J’y ferai passer mes convictions, bien sûr, mais, comme pour mes rôles, j’improviserai le moment venu.

Sean : J’ai eu la chance d’avoir une sélection de très bons films, j’espère que ce sera votre cas. J’espère aussi que vous aurez un grand jury. Le mien a remis deux prix à l’unanimité : la Palme d’or à Entre les murs et le Prix d’Interprétation à Benicio Del Toro pour Che. Mais vous allez souvent au cinéma, non ?

Isabelle : Oui, aussi souvent que possible, mais pas autant que j’aimerais. J’ai des goûts très éclectiques. Je peux tout voir.

Sean : Ça reste malgré tout un exercice différent de celui de présider un jury. Moi qui adore discuter de ce que je viens de voir, là, c’était impossible. Même quand ma femme est venue et a commencé à me poser des questions, je savais que je ne devais pas esquisser le moindre sourire à propos d’un des films en compétition. Il aurait suffi qu’elle fasse la même chose en parlant à une de ses amies pour qu’un pronostic sur le palmarès soit lancé ! Ça n’a pas été le cas pour tous les membres de mon jury. Mais moi, je me suis imposé de ne rien laisser paraître !

Isabelle : Garder tous mes sentiments pour moi va sans doute être la chose la plus difficile. Ne rien laisser paraître. Ni contentement. Ni désintérêt. Blank face.

Connaissiez-vous les membres de votre jury avant le festival ?

Sean : Je connaissais bien Alfonso Cuarón, un peu moins quatre d’entre eux et pas du tout les cinq autres. Mais je m’étais renseigné sur leur travail. Je savais donc où je mettais les pieds.

Isabelle : Vous vous réunissiez régulièrement ?

Sean : Je ne voulais pas que l’on commence, dès le début, à trop parler des films. J’avais peur que des ondes négatives envahissent nos premières discussions. Nous étions tous là pour célébrer un événement, pas pour insister sur ce que nous n’aimions pas. Je pensais que plus nous allions discuter des points positifs des films, plus nous allions être productifs. Il faut quand même se parler régulièrement : on accumule les projections, on a besoin de se rafraîchir les idées. Or, je tenais à ce que le premier film de la sélection garde autant d’impact que le dernier film vu. Finalement, nous ne nous sommes pas du tout rencontrés pendant les quatre premiers jours du festival. Ensuite, nous nous sommes concertés tous les deux ou trois jours, puis tous les jours à la fin.

Isabelle : C’est un bon rythme. Un démarrage en douceur puis une accélération...

Sean : Il faut que les membres du jury échangent suffisamment entre eux, mais tout en prenant le temps de digérer ce qu’ils ont ressenti seuls. En tant que président, mieux vaut avoir une idée de ce que pensent les autres jurés. Ainsi, le jour de la délibération, la discussion est plus claire.
Comment avez-vous géré votre jury ?

Sean : Le plus démocratiquement possible. Quand on respecte un groupe, il vous respecte à son tour. Avez-vous prévu, Isabelle, de donner une ligne directrice, ou des critères spécifiques pour juger les films ?

Isabelle : Moi non, mais je sais que vous l’avez fait.

Sean : Seulement pour la Palme d’or.

Isabelle : Moi, je ne veux pas aller sur ce terrain-là, même si je comprends votre approche. Un jury est par définition subjectif, et les jurys doivent se succéder avec des appréhensions différentes, c’est ce qui fait le prix de ce système. J’ai aussi l’impression que la Palme, et, dans une moindre mesure, les autres prix, reste celle du président, même s’il n’est pas seul à en décider. Entre les murs sera toujours relié à vous, Sean Penn.

Isabelle : Mais la Palme d’or peut aussi être un coup de projecteur porté sur un film.
Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’on dénigre les autres.

Isabelle : Quand vous avez dit que cette Palme d’or devait être politique, que vouliez-vous dire ?

Sean : Je ne pense pas avoir employé le mot « politique ». Et sûrement pas dans le sens littéral. Pour moi, être une bonne mère est déjà politique. Si un film élève le débat, s’il s’inscrit dans l’air du temps, alors il est politique.

Isabelle : Sans doute. Le mot « politique » était en effet à prendre dans son acception la plus large. Votre déclaration avait du sens pour moi dans la mesure où elle venait d’un Américain et non d’un Européen. Le mot « politique », vu d’Europe, paraît réducteur appliqué comme seul critère à un film. L’industrie de votre cinéma est plus orientée vers le loisir, l’entertainment pur et dur. Ici, nous sommes plus proches du concept de culture, on parle facilement de films d’auteur. J’ai compris pourquoi vous aviez dit cela. C’est une voix moins audible à Hollywood qu’ici.

Sean : En fait, bien plus que les discussions avec le jury, ce sont les critiques et les articles parus sur les films de la compétition qu’il faut éviter de lire.

Isabelle : C’est difficile quand vous avez tous les journaux dans votre salle de bains chaque matin.

Sean : C’est une règle très stricte que j’ai imposée à mon jury. Et si un membre était avec nous en ce moment, il ne serait même pas autorisé à en rire...

Isabelle : Ça doit être amusant de se croire roi d’un jour et d’ériger ses propres règles, en faisant semblant de croire que vos sujets vont faire semblant de s’y soumettre.

Sean : Si j’ai un conseil à vous donner, mais peut-être le connaissez-vous puisque vous avez déjà été membre du jury, c’est de ne pas oublier de prendre un bon livre le dernier jour.

Isabelle : Ah ! Quand on est coincés dans cette maison, isolés pour délibérer ? Mais alors, pas n’importe quel livre. À l’heure du jugement, un bon livre de philosophie, par exemple, qui vous amène à la sérénité.

Sean : Moi, j’avais fait venir des masseuses pour que les membres du jury se fassent masser à tour de rôle. La délibération est une drôle de journée, on est complètement coupés du monde, sans portable ni aucun contact avec l’extérieur !

Isabelle : C’est le Loft tout d’un coup ! Enfermés dans une tour magique, c’est drôle et excitant, on dirait un jeu, avec des enjeux de taille, certes, mais un jeu.

Sean : J’ai été surpris d’apprendre que vous seriez présidente du jury pour la première fois. Pourquoi ne l’avez-vous jamais été auparavant ?

Isabelle : Je vais très souvent à Cannes avec un film en compétition ! Et quand je n’y vais pas, je tourne...

Sean : J’ai dîné avec Thierry Frémaux hier soir, il semblait déjà tout excité par les films qu’il avait commencé à regarder...

Isabelle : Espérons qu’il en sera de même pour nous !
Est-ce un honneur, une fierté de présider ce jury ?

Isabelle : Oui, c’est tout ça, bien sûr. Mais c’est avant tout un plaisir annoncé ; je me réjouis beaucoup de cette perspective.

Sean : Moi, j’y ai vraiment pris plaisir. Mon groupe était sympathique. Juste avant de venir, je m’étais promis d’être très sérieux, de me coucher tôt le soir pour être en forme. Dans la plupart des autres festivals, je cramais toute mon énergie la nuit. Je voyais donc peu de films. Là, j’avais prévenu mon jury...

Isabelle : (Riant.) Ah ! Comme pour les critiques. Vous leur disiez : « Couchez-vous tôt ! » Tiens, moi aussi je vais leur dire : « Tout le monde couché à 8 heures ! »

Sean : En fait, les bons films nous tiennent éveillés. Le jury n’a demandé à revoir que trois films. Je n’ai pas imposé que nous voyions les films tous ensemble. Au contraire, je tenais à ce que chacun les regarde au top de sa forme. Mais j’avais chargé quelqu’un de les surveiller pendant les projections...

isabelle : Pour ne pas qu’ils s’endorment ? Mais c’est pire que de diriger une crèche d’enfants, d’être président du jury ?

Sean : Parfaitement. Et sans doute parce que je suis moi-même un réalisateur parfois sélectionné en festivals, je tenais à ce que le film projeté soit vu dans son intégralité, et que chaque membre du jury le regarde avec l’esprit clair, sans s’assoupir. Pour moi, un jury n’a qu’une responsabilité majeure : regarder le film en entier. C’est même la seule chose à propos de laquelle j’ai été extrêmement strict. Tout a un impact, et les éléments influent différemment sur chacun d’entre nous. La perception est différente suivant qu’on voit un film avec du public ou seul dans une pièce. On ne le reçoit pas non plus de la même manière à la projection du soir ou à celle du matin. À chacun de construire sa propre bulle.

Isabelle : Vous avez vu des films le matin et d’autres le soir ? Je sais que certains présidents ont imposé à leur jury d’assister à la séance de 8 h 30 !

Sean : Ce n’est pas nécessaire. C’est même, selon moi, le meilleur moyen de dissiper votre pouvoir de président que d’imposer à tout le monde de fonctionner comme vous. On est plus respecté en n’imposant pas ses choix !

Isabelle : Alors je serai respectée. Mais ce sera pour mieux arriver à mes fins !
Avez-vous des regrets concernant votre présidence ?

Sean : Un seul, et c’est d’ailleurs un autre sujet que j’aimerais aborder avec vous. Quand un film sans distributeur est éreinté à Cannes par Variety, The Hollywood Reporter ou de mauvaises critiques, sa carrière, avant même d’avoir commencé, est déjà détruite.

Isabelle : C’est arrivé l’an dernier ?

Sean : Oui, avec Che. Comme vous ne pourrez vous exprimer sur aucun film, c’est par votre présence aux soirées où vous serez invitée que, en tant que présidente, vous aurez vraiment un rôle à jouer. Votre venue donnera une chance supplémentaire de « créer du buzz » autour du film, et cela d’autant plus s’il n’a pas de distributeur. Mais ce qui est cool, en même temps, c’est que votre présence suffit puisque vous n’êtes pas autorisé à parler des films avant la délibération. Savez-vous déjà qui sera dans votre jury ?

Isabelle : J’en connais déjà deux. J’espère que nous serons plutôt un groupe d’amis et que nous saurons franchir vite la rigidité des barrières de la langue et du protocole de l’événement. Êtes-vous resté en contact avec les membres de votre jury ?

Sean : Oui, et avec tous. Pensez-vous venir à Cannes accompagnée de votre famille ?

Isabelle : Sûrement de Lorenzo, mon fils de 21 ans qui adore le cinéma. Sans doute ma fille Lolita qui est actrice nous rejoindra-t-elle. Mais le petit dernier, Angelo, qui n’a que 11 ans, sera à l’école. Il viendra le week-end. Savez-vous que les jeunes ici vous adorent ?

Sean : Ici plus qu’aux États-Unis !


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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Ven 15 Mai - 23:37

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Isabelle : Que préparez-vous en ce moment ?

Sean : Je suis en train d’acquérir les droits de deux livres pour deux films différents. Et, entre-temps, je vais faire un peu l’acteur. Aux côtés de Naomi Watts dans un film adapté de l’histoire de ces deux agents de la CIA dont la Maison-Blanche a révélé l’identité, le mari ayant remis un rapport sévère révélant l’implication du gouvernement Bush dans un trafic d’armes entre le Niger et l’Irak. Et vous ?

Isabelle : Je commence à tourner un film français en Belgique, puis je reviendrai au théâtre, au Brésil et à New York, dans une pièce mise en scène par Bob Wilson et déjà jouée à Paris.

Sean : Combien de langues parlez-vous ?

Isabelle : L’anglais, que je voudrais mieux maîtriser, le français, l’italien. Et le russe, que j’ai étudié à l’école. Je ne le parle pas couramment mais suffisamment pour jouer. D’ailleurs, j’ai déjà fait un film en russe.

Sean : Parler français et anglais vous simplifiera la tâche. C’est parfait pour présider le jury. Mais sachez que certains jurés ne parleront presque pas ces langues. Et que vous aurez alors quasiment un autre membre du jury : le traducteur.

Isabelle : Oui, d’ailleurs, d’ici là, j’ai l’intention d’apprendre le chinois, au cas où... Quant au traducteur, il faut donc le choisir avec attention pour qu’il ne se transforme pas en espion.

Sean : Il faut en tenir compte... Aucun être humain ne peut être présent dans la pièce le jour de la délibération sans faire passer ses sentiments sur les films. C’est humain et inévitable.
Finalement, comment vous préparez-vous à cette présidence ?

Isabelle : Je m’y prépare en y pensant et je sais aussi que Cannes nous donnera des nouvelles du monde. Espérons qu’elles ne seront pas trop mauvaises mais aussi pleines d’espoir. Le monde est fragile en ce moment, et le cinéma et Cannes en particulier ne sont ni sourds ni aveugles. On ne pourra pas passer sous silence la crise et le désarroi ambiant.

Sean : Vous avez déjà présidé un jury ?

Isabelle : J’ai été présidente des European Film Awards en 2002, l’année où nous avons consacré Krzysztof Kieslowski pour Tu ne tueras point , le dixième film du Décalogue.

Sean : J’ai présidé le jury du Festival du film de Paris. Un jour, dans le lobby d’un hôtel, j’ai croisé Pedro Almodóvar . Il est venu vers moi et m’a dit : « Sean Penn, vous imaginiez-vous un jour président de quelque chose ? »

Isabelle : Cannes est un petit royaume imaginaire mais qui a en charge le plus puissant des pays, le pays des rêves, pour un temps très court. Allez-vous voir des films européens à San Francisco ?

Sean : Ces quinze dernières années, la plupart des films que j’ai vus étaient des films pour enfants. J’essaie désormais d’aller voir les films qui passent près de chez moi, surtout les français. Honnêtement, je ne vais pas très souvent au cinéma, et c’est pourquoi j’ai adoré mon expérience à Cannes, vraiment apprécié la facilité avec laquelle on pouvait y voir les films. C’était un peu comme visiter un musée, avec la sensation d’être libre de voir ce que je voulais. L’autre clé, c’est le jury. Les gens ne s’aiment pas forcément, mais ils se respectent. Un autre conseil... J’ai dit à Gilles Jacob qu’on perdait trop de temps dans la voiture entre le Carlton, où nous sommes logés, et le Palais à cause des embouteillages, que l’idéal serait d’aller aux projections en bateau. Le pire étant la séance du soir où il faut être habillé. J’enfilais l’un de mes deux costumes en vitesse avec l’impression d’être une machine, de jouer dans Un jour sans fin... puis je sautais dans la voiture. Les deux fois où j’ai réussi à aller au Palais en bateau, ce fut vraiment plus confortable. Mais, Thierry Frémaux va me tuer de vous avoir dit cela.

Isabelle : Vous me donnez une idée : je vais demander un hélicoptère !

Sean : En fait, vous connaissez beaucoup mieux le festival que moi ! J’espère que tout se passera bien...

http://www.premiere.fr/Cinema/Exclus-cinema/Interview-cinema/Rencontre-entre-Sean-Penn-et-Isabelle-Huppert-deux-presidents-de-jury-d-exception/(gid)/1795195
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Dim 17 Mai - 10:09

Jacques Audiard entre en force avec "Un prophète"
NOUVELOBS.COM | 16.05.2009 | 16:48
Le réalisateur d'"Un héros très discret" retrace la plongée dans l'univers carcéral d'un jeune homme, interprété par Tahar Rahim, candidat sérieux au Prix d'interprétation.


Niels Arestrup, Jacques Audiard, Tahar Rahim, pour le film "Un prophète" (Sipa)


Le Français Jacques Audiard a fait une entrée en force dans la compétition dans le 62e Festival de Cannes samedi 16 mai, avec la projection de son film "Un prophète", retraçant la plongée dans l'univers carcéral, et révélant par la même occasion un candidat sérieux au Prix d'interprétation, le jeune Tahar Rahim.
Le cinéaste, premier des quatre Français à entrer dans la course à la Palme d'or, a marqué les esprits avec son film noir et haletant, plaçant la barre haut, tandis que le Taïwanais Ang Lee a surpris en dévoilant une comédie légère, "Taking Woodstock".

Une idée originale du scénariste de "Mesrine"

"Un prophète", co-écrit par Thomas Bidegain et Jacques Audiard à partir d'une idée originale d'Abdel Raouf Dafri, scénariste de "Mesrine", suit pendant deux heures et demie Malik El Djebena (Tahar Rahim, qui joue son premier rôle sur grand écran) un garçon de 19 ans, dont la prison va devenir son seul univers pour les six années à venir.
Malik, orphelin, illettré, sans amis va découvrir les codes brutaux de l'univers carcéral. En dépit de ses origines, le jeune préfèrera le clan des Corses à celui des Arabes, et va se retrouver sous la coupe de César (Niels Arestrup) qui lui offre sa protection contre des "missions" criminelles. S'adaptant remarquablement vite, il devient un vrai malfrat.

Pas un "film de dénonciation"

Jacques Audiard s'affranchit de tous les clichés des films sur la prison pour signer un film noir haletant, d'où se dégagent une tension permanente et une énergie. Lors d'une conférence de presse le réalisateur a expliqué avoir été intéressé par le traitement de "la prison comme métaphore de la société". Une humanité coupée de la civilisation s'y réorganise sur la base de comportements primaires, d'instincts communautaristes, sinon racistes et la violence extrême et devient la seule voie de survie.
Le fils de Michel Audiard récuse néanmoins avoir fait un "film de dénonciation". Il explique simplement que pour le personnage, le "dedans et le dehors" sont finalement identiques. Et ce qu'il apprendra à "l'intérieur lui servira à l'extérieur".
Le titre "Un prophète" est à prendre "dans un sens ironique". C'est l'arrivée d'"un nouveau type de criminel, qui n'est pas un psychopathe, il est même un peu angélique".
Jacques Audiard est à 57 ans l'un des rares cinéastes français à exceller dans le film noir. L'homme a été plusieurs fois récompensé. Une fois à Cannes avec "Un héros très discret", qui a reçu prix du meilleur scénario à Cannes en 1996 et dix ans plus tard son film "De battre mon coeur s'est arrêté" a raflé huit César.

Ang Lee marque une rupture

Face à "Un prophète", c'est la désopilante comédie "Taking Woodstock", du Taïwanais Ang Lee, qui était présentée aujourd'hui, également en compétition. Le film doit sortir mi-août aux Etats-Unis pour le 40e anniversaire du festival emblématique de la culture hippie.
Inspiré du roman d'Elliot Tiber et photographié par le Français Eric Gautier, qui signe aussi la photo des "Herbes folles" d'Alain Resnais, le film retrace les coulisses de l'organisation du festival.
Le réalisateur du "Secret de Brokeback mountain", pour lequel il a reçu un oscar en 2006, avait envie de "tourner une comédie avec du drame mais sans cynisme" après avoir "fait six tragédies à la suite". (Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/culture/le_festival_de_cannes_2009/20090516.OBS7095/jacques_audiard_entre_en_force_avec_un_prophete.html
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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Lun 18 Mai - 11:47

Un film de Lars Von Trier, avec Charlotte Gainsbourg, Willem Dafoe
Titre original : ANTICHRIST (Danemark)
Genre : Horreur - Duree : 1h44 mn
Distributeur : Les Films du Losange
Sortie en salles le 03 Juin 2009
Année de production : 2009
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 18 Mai 2009

Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs cœurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses ne font qu’empirer...

Quand Lars Von Trier réunit Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe dans un thriller mystico-fantastique nommé Antichrist, ça fout vraiment les chocottes




Antichrist Superstar


Ah enfin la voilà, la bonne grosse polémique de Cannes, le célèbre film choc qui fait crier les journalistes, les fait quitter la salle, huer le générique ou hurler au génie. Ca manquait un peu ces dernières années, depuis les réactions ultra-violentes à la sortie d’Irréversible de Gaspar Noé… Et si le même Gaspar Noé présente Soudain Le Vide dans quelques jours, c’est pourtant Lars Von Trier qui lui coupe l’herbe sur le pied en présentant son horrible Antichrist. De l’horreur oui, parce qu’à côté, Irréversible et Martyrs, c’est Oui-Oui en vacances à la plage.

Alors évidemment, les réactions à la sortie sont vives, très vives. Il y a l’appel au génie, le rejet total, le scandale, les rires nerveux - « Il a complètement pété un boulon Lars Von Trier » s’exclame un journaliste d’un certain âge à côté de moi. Mouais, y’a un peu de ça… « Il y a deux ans j’ai fait une dépression. Ca a été une nouvelle expérience pour moi. Tout, absolument tout, me paraissait sans importance, futile. Six mois plus tard, juste pour m’entraîner, j’ai écrit un scénario. C’était une sorte de thérapie » Et bien et bien… Le moins que l’on puisse dire, c’est que le réalisateur nous balance toutes ses angoisses en pleine face. Bon, je ne vous cache pas que pour moi, le cinéma c’est pas ça. Entendons nous bien : le nouveau Lars Von Trier est très loin d’être un mauvais film. L’histoire est glauquissime certes - toujours le même gros problème avec les femmes qu’il trimballe comme un boulet depuis quasi tous ses films… Mais la mise en scène est marquée au fer rouge par la patte du réalisateur et le couple d’acteurs - Charlotte Gainsbourg en tête - se donne corps et âme et bien plus. Du coup, on ne peut rien dire sur le fond, Lars Von Trier maîtrise son film du début à la fin, joue avec les angoisses primaires et installe le malaise.

Seulement passée la première heure, et bien ça part complétement en cacahuète comme on dit, et là, les scènes sont absolument insoutenables. Mais réellement. Impossible de garder les yeux sur l’écran, impossible de ne pas crier, impossible de ne pas être choqué. Pourtant sincèrement, le gore à l’écran ça ne me dérange pas vraiment. « Je n’ai aucune excuse à offrir pour Antichrist. Rien d’autre que ma foi absolue dans le film - le film le plus important de toute ma carrière ! » En tout cas Lars Von Trier aura réussi à choquer la Croisette, et un film qui provoque autant d’émotions ne peut qu’être salué. N’empêche, en sortant, j’ai les jambes qui tremblent, je ne sais plus comment je m’appelle, et j’ai une furieuse envie de regarder Les Bisounours.

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MessageSujet: Re: FESTIVAL DE CANNES - 13-24 MAI 2009   Lun 25 Mai - 10:02



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