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 A Z F - LE PROCES

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liliane
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MessageSujet: A Z F - LE PROCES   Mar 24 Fév - 9:06

Le procès AZF s'ouvre, les victimes attendent la vérité
lepoint.fr (avec agence)




C'est dans une salle municipale, devant près de 1.000 personnes, que les juges du tribunal correctionnel de Toulouse ont ouvert le procès AZF. L'objectif est de faire la lumière sur la catastrophe industrielle survenue le 21 septembre 2001, la plus importante en France depuis la Seconde Guerre mondiale, et de déterminer les responsabilités. Le procès a commencé avec plus d'une heure de retard, le temps de recenser les parties civiles présentes parmi les 1.813 déclarées. Cinq magistrats, au lieu de trois habituellement, composent le tribunal, et deux magistrats, au lieu d'un seul, représentent le ministère public. Des dizaines d'experts sont attendus à la barre, ainsi que plus de 200 témoins, alors qu'une soixantaine d'avocats représentent les parties civiles et les prévenus. Les débats doivent durer plus de quatre mois.

Lundi, premier jour d'audience, le tribunal a porté officiellement à 31 le nombre de personnes décédées des suites de la catastrophe. La préfecture avait initialement recensé 30 morts et 2.500 blessés. L'ordonnance de renvoi des prévenus devant le tribunal ne comportait que 29 noms, dont 21 personnes décédées sur le site de l'usine. Après expertise, la justice a écarté le cas d'une femme décédée d'un infarctus deux jours après l'explosion. Le tribunal, présidé par Thomas Le Monnyer, a accepté d'ordonner "la jonction de deux cas supplémentaires", à la demande des familles de deux victimes.

Il a par ailleurs fixé à mercredi le débat sur la citation directe de Total - l'usine AZote Fertilisant (AZF) appartenait à la SA Grande Paroisse, filiale du groupe pétrolier - par des parties civiles. Elles réclament la comparution de la multinationale française aux côtés des prévenus, Serge Biechlin, ex-directeur d'AZF et seule personne physique poursuivie, et Grande Paroisse, en qualité de personne morale. Ces derniers sont poursuivis pour homicides involontaires, blessures involontaires, destructions et dégradations involontaires par l'effet d'une explosion ou d'un incendie, et infractions au Code du travail.

Total a déjà versé 2 milliards d'euros d'indemnisations

Le Premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, pourrait être entendu le 19 mars bien qu'il ait indiqué n'être "détenteur d'aucune information". L'ancien président de la République Jacques Chirac a refusé de déposer, indiquant qu'il ne pouvait être "requis de témoigner" sur des faits ayant eu lieu pendant son mandat. Une partie civile mettant en cause la thèse de l'accident a souhaité leur demander grâce à quelles informations ils ont pu déclarer à Toulouse, dès le 21 septembre, que l'explosion était "d'origine accidentelle".

Après l'instruction close en 2006, les experts ont retenu la piste d'un accident chimique, rejetant les hypothèses d'un attentat, évoquée après les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, ou d'une explosion due au gaz ou à un arc électrique. Selon eux, l'explosion serait due au mélange malencontreux de quelques kilos d'une substance chlorée, le DCCNa (dichloroisocyanurate de sodium), avec 500 kilos de nitrate d'ammonium, déversés dans un hangar contenant un stock de 300 tonnes de nitrate d'ammonium. Total a déjà versé 2 milliards d'euros d'indemnisations et conteste les conclusions de l'instruction, estimant que toutes les pistes, dont l'hypothèse terroriste, n'ont pas été suffisamment exploitées.
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Dernière édition par liliane le Jeu 19 Nov - 19:10, édité 1 fois
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liliane
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MessageSujet: Re: A Z F - LE PROCES   Ven 17 Avr - 10:05

AZF : il y a eu deux explosions le 21 septembre 2001
Marc Mennessier
17/04/2009 | Mise à jour : 08:09
Une étude publiée par l'Académie des sciences montre qu'une première explosion a précédé celle du hangar 221.

En marge du procès de l'explosion de l'usine AZF, qui se déroule en ce moment à Toulouse, une nouvelle étude publiée dans les «Comptes rendus de l'Académie des sciences» affirme que deux explosions distinctes se sont bel et bien produites le 21 septembre 2001 à 10 h 17.

Il y a eu bien sûr la détonation du nitrate d'ammonium stocké dans le hangar 221 de l'usine AZF. Mais cette onde de choc dévasta trice, qui a fait officiellement 31 morts et plus de 20 000 blessés, a été précédée de plusieurs secondes par un premier «bang» perçu par des milliers d'habitants de Toulouse et de sa région, parfois à plus de 50 kilomètres de distance.

S'agit-il de deux composantes d'une seule et même explosion, celle du fameux hangar 221, comme l'affirment les experts judiciaires depuis plus de sept ans, ou de deux événements indépendants l'un de l'autre comme l'explique aujourd'hui le physicien Alain Joets (CNRS-université Paris Sud) dans les «Comptes rendus de l'Académie des sciences » ? Dans ce cas, quid de cette mystérieuse explosion qui aurait précédé de plusieurs secondes celle d'AZF et dont on n'a, à ce jour, retrouvé aucune trace ?

La thèse dite de l'«explosion unique» a été lancée cinq jours seulement après la catastrophe par l'équipe de sismologie de l'Observatoire de Toulouse (CNRS-université Paul-Sabatier) dirigée par Annie Souriau. Dans un rapport remis à la Drire de Midi-Pyrénées, ces scientifiques expliquaient que la détonation du hangar 221 a généré d'une part une onde sismique souterraine, correspondant au premier bang, et d'autre part la fameuse onde de choc dont la propagation dans l'air est beaucoup moins rapide (345 mètres par seconde au lieu de 2 700 m/s pour l'onde sismique). Selon l'équipe d'Annie Souriau, c'est ce différentiel de vitesse qui expliquerait le décalage temporel dans la perception des deux sons donnant l'illusion qu'il y a eu deux explosions. Mais pour cela, il faut que la différence de temps entre les deux bangs augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne d'AZF. En revanche, si l'écart de temps perçu par les témoins «est indépendant de la distance au site d'AZF, il y a effectivement deux explosions», soulignaient les sismologues toulousains dans leur rapport.

Écarts de temps compris entre 6 et 11 secondes
Or c'est justement ce que vient de montrer Alain Joets. Ce physicien, spécialiste des ondes, a analysé les témoignages de 12 personnes, dont trois ont été entendues lors du procès, qu'il a sélectionnées selon une méthodologie bien précise. «J'ai choisi les gens qui avaient effectué des actions bien précises entre les deux bangs (gestes, déplacements, échanges de paroles) afin de pouvoir reconstituer le délai de la manière la plus objective possible», explique-t-il. Les résultats montrent que les écarts de temps sont compris entre 6 et 11 secondes (à plus ou moins une seconde près) pour des distances à la source variant de 100 m à 50 km. Or, selon la théorie de «l'onde sismo-acoustique», le témoin le plus proche aurait dû entendre les deux bruits simultanément. Quant au plus éloigné, il aurait dû percevoir un écart de deux minutes entre les deux bangs…

«Notre analyse montre donc que le premier bang ne peut pas être dû à une onde sismo-acoustique», écrit Alain Joets qui n'exclut pas cependant que certains témoins aient pu la percevoir. Le chercheur cite notamment le cas d'une personne qui a entendu le premier bang puis un «faible grondement accompagné de vibrations» avant de percevoir l'énorme onde de choc d'AZF. En outre, sa position par rapport au cratère est cohérente avec la vitesse de propagation des ondes.

«Cependant, cette onde doit être clairement distinguée du premier bang, entendu par une grande partie de la population. En effet, notre analyse des délais montre sans ambiguïté que le premier bang ne peut être acoustiquement relié à l'explosion AZF. Il possède une source distincte de celle de l'explosion AZF», conclut Alain Joets. Reste maintenant à déterminer l'origine et la nature de cette mystérieuse explosion.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/17/01016-20090417ARTFIG00010-azf-il-y-a-eu-deux-explosions-le-21septembre-2001-.php
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MessageSujet: Re: A Z F - LE PROCES   Mer 10 Juin - 11:32

10 juin 2009
AZF : la vérité est-elle dans le sac ?

Lorsque l’huissier a brisé les scellés du grand sac blanc, dans la salle d’audience, le suspens était palpable. Les avocats s’étaient approchés et comme tout le monde, ils retenaient leur souffle…

azf-le-tribunal_ladepeche.jpgPetit retour en arrière : Bien après la catastrophe, à la demande de la société Grande Paroisse, un huissier a saisi les sacs vides qui se trouvaient dans le hangar 335 - ce qui n’avait pas été fait lors de l’enquête. Et personne ensuite ne s’intéresse à ce scellé jusqu’au jour où le journaliste Jean-Christian Tirat met en évidence une contradiction* : le nitrate d’ammonium, le produit utilisé pour démontrer la thèse de l’accident, n’était peut-être pas le bon.

En effet, le nitrate d’ammonium est contenu dans des sacs munis de 4 anses et d’une inscription en noir. Or Gilles Fauré, l’ouvrier qui a pelleté le produit, a affirmé qu’il s’agissait d’un sac muni d’une seule anse, portant effectivement des inscriptions en noir**, mais contenant de l’ammonitrate.

Mais on ne l’a pas cru, car il était admis que l’ammonitrate ne pouvait être marqué qu’en vert. Et toute l’instruction judiciaire a été bâtie sur l’hypothèse que les sacs d’une capacité d’une tonne portant une inscription en noir, contiennent obligatoirement du nitrate d’ammonium (un explosif de carrière). Personne n’a pensé aux sacs de 600 kg, qui eux aussi portent une inscription en noir, mais lorsqu’ils contiennent de l’ammonitrate, c’est-à-dire un engrais agricole, non explosif dans des conditions normales d’utilisation.

Ce qui rend les déclarations de l’ouvrier Fauré plausibles. Mais encore fallait-il les confirmer !

Donc, en cet instant de l’affaire AZF, après des années d’instruction et des semaines de procès, l’huissier sort du grand sac blanc d’autres sacs, et sur deux d’entre eux, l’inscription « ammonitrate 33,5 % » est écrite en noir…

L’avocat de la ville de Toulouse, sac-ammonitrate.jpgMe Lèguevaques, tente bien de noyer le poisson en estimant qu’il est impossible de déterminer l’origine de ces sacs. Mais Serge Biechlin, l’ancien directeur d’AZF, le reprend : tous les sacs sont tracés et le numéro de l’usine de Toulouse est 31555. L’huissier vérifie : les sacs portent ce numéro.

Que peut-il se passer maintenant ? Lors de son délibéré, le tribunal correctionnel va-t-il malgré tout maintenir l’existence d’une responsabilité pénale contre AZF et ses représentants ?

Voici ce qu’en pense l’universitaire Hubert Seillan, spécialiste en droit du danger. Il est interviewé par Anna Lutzky, dans Usine Nouvelle, sous le titre : « Procès AZF : En quarante ans de carrière, je n’ai jamais vu ça ».

Sur l’enquête : « Je suis venu le surlendemain de la catastrophe sur le site d’AZF, avec 100 étudiants, sans qu’il y ait aucune limite, c’était la foire. Quand un simple accident survient dans un atelier, les policiers mettent des scellés, bloquent les machines, font des prélèvements immédiatement… Ici rien. De même, les experts ont travaillé sur les données qu’on leur a fournies or ces dernières ont été très partielles ».

Sur la responsabilité de Total : « Soit c’est un accident interne au hangar, et là Total est pleinement responsable de la formation de ses employés, et de la sécurité du site. Soit c’est de la malveillance interne liée à la sous-traitance, et Total n’a pas bien géré ses sous-traitants. Soit c’est une source extérieure, terroriste ou accidentelle, et Total est toujours impliqué : quand on a un site industriel, on s’arrange pour que personne ne vienne chez soi. Il reste cependant l’hypothèse d’une malveillance sans aucune intrusion… ».

Le président Le Monnyer a terminé la séance du mardi 9 juin par ces mots rapportés sur le blog La Dépêche de Sabine Bernède : « Je considère maintenant que l’essentiel de l’instruction a été dite ».

Ce mercredi 10 juin, Thierry Desmaret azf-serge-biechlin_lepost.1244621417.jpgl’ancien président de Total est attendu à la barre. Plusieurs associations envisagent de manifester.
Et le vendredi 12 juin, Serge Biechlin, l’ancien directeur d’AZF (à droite), et son directeur général, Daniel Grasset, seront entendus par le tribunal.

Ensuite viendra l’accusation, la défense et… la décision du tribunal.

Mais en l’état, ce procès risque bien de se terminer sur une question : Que s’est-il réellement passé le 21 septembre 2001 sur le site AZF de Toulouse ?

_________________________________________________

* Le blog de Jean-Christian Tirat : AZF : l’enquête assassinée.
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MessageSujet: Re: A Z F - LE PROCES   Jeu 19 Nov - 19:10

Relaxe générale au procès AZF
LEMONDE.FR | 19.11.09


Le tribunal correctionnel de Toulouse a ordonné, jeudi 19 novembre, la relaxe au bénéfice du doute des prévenus dans le procès AZF, l'ex-directeur de l'usine Serge Biechlin et Grande Paroisse (filiale de Total), tout en dénonçant des "fautes organisationnelles" au sein de l'usine. Quant à Total et son ancien PDG Thierry Desmarest, "le magistrat instructeur a estimé qu'il n'y avait pas lieu de les renvoyer devant le tribunal", malgré les demandes de certaines parties civiles, a estimé le président Thomas Le Monnyer. Dès lors, le tribunal a décidé qu'ils "seront purement et simplement mis hors de cause", a-t-il ajouté.


Le ministère public avait requis trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d'amende contre M. Biechlin, 225 000 contre Grande Paroisse, estimant qu'ils avaient commis des négligences, à l'origine de la catastrophe, qui avait fait 31 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001.

"Le tribunal prononce la relaxe au bénéfice du doute", a déclaré le président du tribunal Thomas Le Monnyer. "Le tribunal ne peut envisager de raisonner par défaut, car sur le plan pénal il faut démontrer une faute commise et le lien de causalité certain avec les dommages", a-t-il ajouté. "La loi ne prévoit pas la présomption", a-t-il encore déclaré. La décision a été accueillie par des applaudissements du côté des anciens salariés, proche de la défense. "C'est honteux", ont estimé des parties civiles.

Les experts judiciaires, relayés par le parquet, avaient soutenu que la catastrophe était due au déversement accidentel de quelques kilos d'une substance chlorée (DCCNa) sur un tas de 300 tonnes de nitrate d'ammonium stocké dans un hangar qui a explosé. Outre les 31 morts, l'explosion avait fait quelque 20 000 dommages corporels et 71 000 dommages matériels, pour lesquels Total a déjà versé 2 milliards d'euros d'indemnités.
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MessageSujet: Re: A Z F - LE PROCES   Aujourd'hui à 15:57

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