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 VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT

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Bridget

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MessageSujet: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Sam 21 Fév 2009 - 21:46


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Van Gogh - «Peindre la lumière dans l'obscurité»




On l'a surnommé «le peintre du soleil».
La nuit et le crépuscule ont pourtant inspiré à Van Gogh quelques-unes de ses plus belles toiles.
Elles sont rassemblées pour quelques semaines au musée d'Amsterdam.
Un événement.










http://www3.vangoghmuseum.nl/vgm/index.jsp?page=98&lang=nl


Malgré la richesse stupéfiante de ses collections, le musée Van Gogh d'Amsterdam n'est pas tombé dans la routine : faire une exposition sur la vie du peintre, ajoutant commentaires, fioritures et bavardages au discours des tableaux.


Pourtant, la tentation était grande : rarement un artiste a été, comme Van Gogh, ravalé à sa biographie, étouffé par la tragédie de sa vie. Son existence est marquée par l'originalité, la marginalité, l'impulsivité. Il n'en fallait pas plus pour que, depuis plus de cent ans, on le cantonne dans le rôle d'artiste maudit. Et la légende selon laquelle Van Gogh serait un génie spontané, venu d'on ne sait quel paradis céleste pour tomber dans l'enfer d

L'exposition du musée d'Amsterdam ne se limite pas au destin tragique de l'artiste qui, de Kirk Douglas à Jacques Dutronc, a fait de l'homme à l'oreille coupée un personnage de cinéma. Elle analyse la formation du peintre, rappelle ses ambitions et ses échecs et, le thème est au cœur de la rétrospective, sa quête inlassable pour capturer la lumière à travers la couleur.


C'est la première fois que ce thème est abordé, malgré les confidences de Van Gogh : il veut aller dans le Midi pour «connaître un soleil plus fort». En Camargue, il est séduit par «les couchers de soleil orange pâle». Du soleil, il dit encore : «C'est une lumière que, faute de mieux, je ne peux appeler que jaune, jaune soufre pâle, jaune mordoré, jaune citron, jaune tendre... Que c'est beau, le jaune.»


Si bien que l'on a fini par appeler Vincent « le peintre aux tournesols », celui qui a déployé sur l'histoire de la peinture sa gamme de jaunes et d'orangés, ses couleurs fétiches. Une seule fois, en 1888, alors qu'il est à Arles, il parlera de l'atmosphère du soir : «Souvent il me semble que la nuit est bien plus vivante et richement colorée que le jour.»





L'exposition montre pourtant que, dès ses premières œuvres, la nuit et l'obscurité sont présentes.

Son art ne doit rien à des enseignements, mais tout à son observation très fine des êtres et des choses. Chez cet artiste, qui ne signera jamais que de son prénom, la précision visuelle existe dès l'adolescence : «La carriole jaune s'éloignait sur la longue route mouillée de pluie.»
Cette image, gravée sur la rétine d'un gamin de 10 ans debout devant le pensionnat où ses parents viennent de le laisser, c'est un peu le « Rosebud » de Vincent.


Sa vocation est tardive mais exclusive, son œuvre est considérable (quelque 800 toiles) mais fulgurante puisque quelques années à peine séparent Les Mangeurs de pommes de terre, son premier grand tableau, aux touches sombres et épaisses (avril 1885), des Champs de blé, véritable ode à la lumière, lieu pourtant de sa fin tragique en 1890. Pour Vincent, en cinq ans, tout est dit.





Au début de mars 1886, il arrive à Paris et s'installe chez son frère, Théo. Déjà, il dessine et peint, mais dans un style peu séduisant, et encore moins novateur : il s'inspire, lourdement, des gravures de Rembrandt et peint des paysages qui se veulent dans la veine réaliste, mais qui sont surtout d'une affligeante banalité : on serait bien incapable de deviner ici le Van Gogh d'Arles, deux ans plus tard !

A Asnières, où Seurat et ses amis viennent travailler au bord de l'eau, Vincent découvre des couleurs gaies, claires, comme il n'en a jamais connu.

Lui, le peintre du clair-obscur, se met à employer timidement les roses, les verts crus, les jaunes. Il s'active au cœur de la nouvelle avant-garde, il admire Toulouse-Lautrec, sympathise avec Emile Bernard, croit au succès de Gauguin. Ces mois passés à Paris seront décisifs : ils vont enrichir l'œuvre de Van Gogh d'autoportraits qui témoignent de la prodigieuse accélération de sa maîtrise. Violence des touches, décrassage de la matière, éclat des couleurs contrastées, Vincent va devenir « le peintre aux tournesols ».


Après deux ans passés à Paris, ce solitaire venu du Nord va chercher davantage de soleil.
Il arrive à Arles en février 1888. Mauvaise surprise : il neigeait. Mais il resta.
L'été venu, il déambule par garrigues et par vaux. Il peint tout et rien : les vignes, les figuiers, les blés, la splendeur cobalt des nuits où les couples déambulent au bord des eaux du Rhône, où la clarté des étoiles se mêle au reflet des réverbères. Il s'est installé dans une maison abandonnée à la façade badigeonnée de jaune qui a le mérite de donner sur un square ombragé de platanes et où il invite l'ami Gauguin à le rejoindre.


Un épisode plutôt triste. Ils travaillent ensemble, échangent goûts et idées. Mais leur relation dégénère rapidement : suivent des gestes tantôt indifférents, tantôt agacés que Gauguin ne retient pas à l'égard du tendre, de l'exalté Vincent.
Pour honorer son ami, Van Gogh a peint une toile lumineuse, un bouquet de Tournesols, qu'il a accrochée dans la chambre de Gauguin. L'autre ne lui a jeté qu'un vague coup d'œil.

En fait, on peut difficilement imaginer caractères plus dissemblables que ces deux-là : Vincent, tout feu et toute activité, peintre par passion. Paul, réfléchi, maître de lui, peintre par détermination. Comme leurs discussions tournent de plus en plus souvent à l'aigre, Gauguin décide de rentrer à Paris et Vincent écrit à son frère Théo : «Le dialogue est d'une électricité excessive. Nous sommes presque toujours en contradiction, nous en sortons la tête fatiguée.»

La nuit elle-même, où les deux artistes vont de café en café et peignent la foule sous les lampions, n'a plus de douceur. Le soir de Noël, Vincent, qui se sent seul et délaissé, se coupe le lobe de l'oreille. La splendide série d'autoportraits que Van Gogh a peints tout au long de sa vie rend compte de ce triste épisode : en janvier 1889, il apparaît la tête emmaillotée dans un chiffon taché de sang.










L'aventure provençale s'achève. C'est pourtant durant ce bref séjour à Arles, avec ces deux grands artistes travaillant côte à côte, que se dessine l'avenir de la peinture : la postérité expressionniste de Van Gogh, les développements abstraits qui prendront leur source dans les motifs décoratifs de Gauguin.

En février, Vincent est hospitalisé. En mai, il est interné à Saint-Rémy. Accompagné par un gardien, il continue pourtant à planter son chevalet dans la campagne provençale et peint les blés, les oliviers, les cyprès. Le crépuscule lui inspire des œuvres teintées de bleus magnifiques. Sous son pinceau, les lignes serpentent, ondulent, se soulèvent. Mais ces toiles, personne ne les voit. En 1890, cela fait seize ans que les impressionnistes ont exposé ensemble pour la première fois.

Désormais, Monet et Renoir sont appréciés d'un petit cercle d'amateurs attentifs. Et plus personne ne songe à comparer les impressionnistes à des barbouilleurs. Mais Van Gogh, lui, reste dans l'ombre.

Vincent va quitter Saint-Rémy pour Auvers-sur-Oise, où il arrive en mai. Son ardeur est presque excessive : la légende lui prête 70 tableaux en soixante-dix jours. C'est sans doute exagéré, mais les œuvres qu'il peint durant les trois derniers mois qui lui restent à vivre sont d'une force étonnante.

Avant de se tirer une balle dans la poitrine, il avait expédié deux grandes caisses à son frère. Elles contenaient des dizaines de toiles. Vincent recommandait à Théo de garder celles qu'il trouverait «passables» et de détruire les autres. Dans ces caisses, il y avait de sublimes champs de blé, d'éblouissants tournesols, de stupéfiantes vignes rouges. Et les deux versions de La Nuit étoilée que Théo, par bonheur, n'a pas jugé bon de détruire.

« Van Gogh et les couleurs de la nuit », Amsterdam, musée
Van Gogh, jusqu’au 7 juin 2009.


http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/02/21/01006-20090221ARTFIG00106--peindre-la-lumiere-dans-l-obscurite-.php



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Dernière édition par Bridget le Sam 10 Déc 2011 - 20:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Lun 4 Mai 2009 - 13:40

04/05/2009

Révélations sur l'oreille coupée de Van Gogh





Deux universitaires allemands reviennent sur la plus fameuse dispute de l'histoire de l'art. Ce serait Gauguin qui aurait coupé l'oreille du Hollandais.

Au matin du 24 décembre 1888, la police d'Arles récupère un homme au visage sanguinolent et le conduit à l'hôpital. Au cours d'une crise, Van Gogh s'est coupé l'oreille gauche (à droite dans ses autoportraits au miroir ultérieurs) au moyen d'une lame de rasoir. Cette automutilation serait le symptôme d'une santé mentale déjà défaillante et le signe avant-coureur du suicide perpétré sept mois plus tard. C'est du moins la thèse dominante.

Dans les années 1930, Georges Bataille et Antonin Artaud voient dans le geste une portée sacrificielle et valorisent la folie comme fon­damentale pour l'art moderne. Puis le cinéma contribue à établir cette sombre veille d'un jour de Noël en moment culte, en épisode charnière de l'histoire de l'art. Dans son film de 1956, Lust for Life, Vincente Minnelli ne montre pas l'acte mais c'est bien Kirk Douglas (Vincent) qui le ­commet.

Reste qu'il n'y a jamais vraiment eu d'unanimité parmi ceux qui se sont plongés dans les maigres sources du fait divers. Et un livre qui vient de sortir en Allemagne devrait accroître le doute. Selon ses auteurs, Hans Kaufmann et Rita Wildegans, deux universitaires de Hambourg, c'est Gauguin qui aurait porté un coup de sabre (excellent escrimeur, il était maître d'armes civiles) lors de la fameuse dispute. Van Gogh n'aurait rien dit pour protéger son ami. Cela expliquerait le retour à Paris précipité de Gauguin après une brève audition par la police où il s'était montré cohérent contrairement à un Van Gogh prostré. Et peut-être ses envies de lointains…

L'essai charge cet « hypocrite », ce « vaniteux ». Il aurait fui après son geste malheureux, simplement censé faire reculer Van Gogh. Il aurait jeté sa rapière dans le Rhône. On ne l'a jamais retrouvée. « Le rasoir non plus », note Hans Kaufmann. « Une chose est sûre, la version admise repose surtout sur les souvenirs de Gauguin, Avant et Après, parus en 1903 », poursuit-il. Selon eux, le conflit portait sur des questions artistiques. Dès son arrivée à l'invitation de Van Gogh dans la maison jaune de la place Lamartine (démolie durant la Seconde Guerre mondiale) et les premiers projets menés de conserve, l'ambiance s'était tendue. Van Gogh considérait par exemple sa version de l'allée des Alyscamps, peinte sur un support de jute préconisé par Gauguin mais auquel lui n'était pas habitué, comme ratée.

Le remords de Caïn dans la tombe ?

Sur quoi une première colère aurait éclaté. Puis une seconde dans l'atelier commun, cette soirée du 23, parce que l'un soutenait que l'on peut créer selon sa fantaisie et l'autre uniquement d'après la nature. Gauguin avait menacé de partir, Van Gogh a vu d'un coup ruinés ses espoirs de recréer sous le soleil du Sud un nouveau Pont-Aven. Il aurait saisi un couteau. Gauguin aurait filé et passé la nuit à l'hôtel. Une fois seul, Van Gogh aurait donc procédé à la vivisection, enveloppé son lobe dans du papier journal et, vers 23 h 30, l'aurait confié à une prostituée de sa connaissance avant de revenir se coucher chez lui.

Insensé ou improbable ? Quoi qu'il en soit, c'est dans sa couche ensanglantée, à demi inanimé, que la police, informée des faits par le voisinage ou la maison de tolérance, le trouva le lendemain. Hans Kaufmann et Rita Wildegans reprennent le rapport de police, les quelques notes de la presse locale et passent au peigne fin les témoignages malheureusement très postérieurs aux faits. Et suggèrent une cause plus triviale. Il est question d'une bagarre « à propos d'une certaine Rachel » qui se serait poursuivie jusque devant un bordel situé trois cents mètres plus loin. Ils estiment que si la provocation vient de l'un c'est sûrement l'autre qui blesse.

Gauguin en aurait longtemps eu mauvaise conscience. Peu de temps après la mort de son ex-ami qu'il n'a jamais revu, il se rend à Tahiti. En 1901, il y peint des tournesols sur un fauteuil. Un hommage caché ? En son centre la fleur semble un œil fixant le spectateur. Le remords de Caïn dans la tombe ?

Au Van Gogh Museum d'Amsterdam, Louis van Tilborgh, en charge de la recherche scientifique sur le peintre, maintient la thèse de l'automutilation. À Bâle où vient de s'ouvrir une grande exposition sur les paysages du Hollandais, et où Hans Kaufmann et Rita Wildegans viendront défendre leur scénario le 17 juin prochain, la commissaire Nina Zimmer tempère : « Ils ont peut-être raison, mais toutes les hypothèses se valent vu le manque d'éléments. »

» Hans Kaufmann : «Gauguin a inventé la théorie de l'automutilation»

» Une splendide exposition

«Van Goghs Ohr, Paul Gauguin und der Pakt des Schweigens» («L'Oreille de Van Gogh, Paul Gauguin et le pacte du silence »), essai en allemand de Hans Kaufmann et Rita Wildegans, Osburg Verlag, 392 p., 23 €.
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liliane
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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Mar 5 Mai 2009 - 17:11

Van Gogh: la polémique bidon
PAR BERNARD GÉNIÈS

Quand on parle de Van Gogh ou de Leonard de Vinci, on peut écrire n'importe quoi, ça marche à tous les coups! Dernier business en date, celui de ceux universitaires allemands, Hans Kaufmann et Rita Wildegans, les auteurs de «Van Gogh Ohr, Paul Gauguin und der Pakt des Schweigens» («l'Oreille de Van Gogh, Paul Gauguin et le pacte du silence», Osburg Verlag). Dans ce livre, ils affirment que ce n'est pas Van Gogh qui, en décembre 1888, lors d'un épisode devenu célèbre, se serait lui-même coupé l'oreille. Le forfait aurait été commis par l'affreux Paul Gauguin. D'un coup de sabre, il aurait tranché le lobe droit de l'oreille de son ami. Pourquoi? Explications.

En février 1888, Vincent Van Gogh quitte Paris pour s'installer en Arles. Son rêve? Dans une lettre à son frère Théo, Vincent écrit qu'en arrivant dans le Midi, «il a guetté si cela était du Japon». Depuis plusieurs mois les deux frères se passionnent pour le Japon. Dans le quartier de la Bourse à Paris, Théo achète des estampes japonaises. Avec Vincent, en février 1887, il organise même une exposition de leur collection au café du Tambarin. Pour Vincent, l'art japonais est un must: «On ne saurait l'étudier, dit-il, sans devenir beaucoup plus gai et heureux.»

Heureux, Vincent entend le rester en mettant le cap sur Arles. C'est la raison pour laquelle il propose à son copain Gauguin de devenir l'y rejoindre pour travailler avec lui. La cohabitation va cependant rapidement tourner au vinaigre. Dans une lettre du 23 décembre 1888, Gauguin raconte que Van Gogh s'est précipité vers lui «un rasoir à la main». Et d'ajouter: «Mon regard dut à ce moment là être bien puissant car il s'arrêta et (...) reprit en courant le chemin de la maison». Le lendemain, Van Gogh se tranchait le lobe de l'oreille, lobe qu'il serait allé remettre à une prostituée de la ville prénommée Rachel.

Pourquoi une prostituée? Van Gogh connaissait la civilisation japonaise. Il avait donc certainement entendu parler de cette tradition qui voulait que les geishas offrent à leurs amants et protecteurs des mèches de cheveux, des morceaux d'ongles et mêmes des phalanges. Certaines allaient jusqu'à faire prélever sur des cadavres plusieurs phalanges afin de pouvoir témoigner de leur «attachement», si l'on peut dire, à plusieurs protecteurs. En faisant cadeau de sa chair à une prostituée, Van Gogh aurait à sa manière respecté un rite.

Rendre Gauguin responsable de cette mutilation est tout simplement fantaisiste. Pour les besoins de leur cause, les deux universitaires allemands vont jusqu'à prétendre que Gauguin - qui n'avait pris que quelques leçons d'escrime quand il était jeune homme - était un excellent maître d'armes. Il devait être vraiment très doué pour parvenir à couper un centimètre ou deux de chair sans atteindre ni la joue, ni le cou! Plus curieux encore: on se demande pourquoi Vincent Van Gogh aurait gardé le silence alors que son frère Théo était venu le rejoindre en Arles. Pas de preuves? Pas de témoignages? Ce n'est pas grave. Les deux auteurs du livre bidon ont gagné la partie: on parle d'eux!

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090505/12346/van-gogh-la-polemique-bidon?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17
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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Ven 16 Avr 2010 - 17:50

Le nom d'Arles est aujourd'hui indissociable de celui de Van Gogh. Personne ne peut parler de la ville et de sa luminosité sans penser aux tableaux du maître. C'est la lumière qui a attiré Van Gogh dans le midi. Vincent arrive à Arles un jour de février 1888 à la recherche de la lumière du dehors et de l'illumination intérieure.
Commence alors une période de travail intense et passionné dans la lumière du midi. Le séjour arlésien est, dans la vie du peintre, l'époque la plus productive en toiles et en dessins : plus de 300 oeuvres en l'espace de 15 mois forment l'un des plus éclatants chapitres de l'histoire de l'art.




Le Bal d'Arles


Arles - Entrée du Jardin Public




Le jardin de l'Hôpital d'Arles



Arles - La Maison Giallia



Arles - La Chambre de Vincent Van Gogh



Sur la Route d'Arles



Vue d'Arles



Arles - Les Alyscamps




Arles - Les Semeurs




Vignes rouges d'Arles



Aquarelle Le Pont Langlois à Arles
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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Ven 18 Juin 2010 - 2:25

LES TOURNESOLS


jean ferrat - les tournesols

Mon prince noir et famélique
Ma pauvre graine de clodo
Toi qui vécus fantomatique
En peignant tes vieux godillots
Toi qui allais la dalle en pente
Toi qu'on jetait dans le ruisseau
Qui grelottais dans ta soupente
En inventant un art nouveau
T'étais zéro au Top cinquante
T'étais pas branché comme il faut
Avec ta gueule hallucinante
Pour attirer les capitaux

Mais dans un coffre climatisé
Au pays du Soleil-Levant
Tes tournesols à l'air penché
Dorment dans leur prison d'argent
Leurs têtes à jamais figées
Ne verront plus les soirs d'errance
Le soleil fauve se coucher
Sur la campagne de Provence

Tu allais ainsi dans la vie
Comme un chien dans un jeu de quilles
La bourgeoisie de pacotille
Te faisait le coup du mépris
Et tu plongeais dans les ténèbres
Et tu noyais dans les bistrots
L'absinthe à tes pensées funèbres
Comme la lame d'un couteau
Tu valais rien au hit-parade
Ni à la une des journaux
Toi qui vécus dans la panade
Sans vendre un seul de tes tableaux

Mais dans un coffre climatisé
Au pays du Soleil-Levant
Tes tournesols à l'air penché
Dorment dans leur prison d'argent
Leurs têtes à jamais figées
Ne verront plus les soirs d'errance
Le soleil fauve se coucher
Sur la campagne de Provence

Dans ta palette frémissante
De soufre pâle et d'infini
Ta peinture comme un défi
Lance une plainte flamboyante
Dans ce monde aux valeurs croulantes
Vincent ma fleur mon bel oiseau
Te voilà donc Eldorado
De la bourgeoisie triomphante
Te voilà star du Top cinquante
Te voilà branché comme il faut
C'est dans ta gueule hallucinante
Qu'ils ont placé leurs capitaux

Mais dans un coffre climatisé
Au pays du Soleil-Levant
Tes tournesols à l'air penché
Dorment dans leur prison d'argent
Leurs têtes à jamais figées
Ne verront plus les soirs d'errance
Le soleil fauve se coucher
Sur la campagne de Provence.

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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Mar 6 Déc 2011 - 19:48

Van Gogh revient à Arles :
Un nouveau lieu d'exposition en 2013



Vincent Van Gogh enfin célébré comme il se doit. La Fondation Van Gogh, composée d'amoureux du peintre, va disposer d'un vaste lieu d'expositions et de résidences à Arles. Dès 2013, elle s'installera dans les murs de l'hôtel Léautaud de Donines, un bâtiment du XVe siècle qui fut le siège de la Banque de France. Les travaux d'aménagement viennent de démarrer. Le projet de réhabilitation a été imaginé et conçu par le cabinet d'architectes Fluor et devrait coûter environ 8 millions d'euros.

100 000 visiteurs

Reconnue d'utilité publique en 2010, la fondation Van Gogh veut créer dans ce nouvel espace un lieu dédié à l'artiste hollandais. Séjournant dans la ville entre 1888 et 1889, le peintre y réalisa près de 300 tableaux et dessins. Enchanté par la lumière du Sud, il y peignit surtout des paysages avec une vivacité de couleurs et une gaieté sans précédent dans sa carrière. Mais c'est aussi à Arles que se noua un drame qui le marqua à vie. Le 23 décembre 1888, à la suite d'une dispute violente avec Paul Gauguin, l'artiste est retrouvé dans son lit le lobe de l'oreille gauche tranché. Il en fera l'une de ses plus célèbres toiles : « Autoportrait à l'oreille bandée ».

Dépourvue de toile du maître, la Fondation Van Gogh espère quand même pouvoir organiser, à moyen terme, une exposition temporaire de l'artiste. Pour y parvenir, elle compte développer sa collaboration avec le musée Van Gogh d'Amsterdam qui possède de nombreuses œuvres du peintre et organise « La route européenne Van Gogh « un projet annoncé pour 2012 destiné à faire découvrir les villes déterminantes dans l'œuvre du maître : Saint-Rémy-de-Provence, Auvers-sur-Oise, Arles… La Fondation espère attirer 100 000 visiteurs chaque année dans son nouveau bâtiment.

http://www.20minutes.fr/article/836236/van-gogh-revient-arles

mickaël penverne
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MessageSujet: Re: VAN GOGH ET LES COULEURS DE LA NUIT   Mer 3 Oct 2012 - 16:39

Pinacothèque de Paris, du 3 octobre 2012 au 17 mars 2013

Depuis des décennies, il n'y avait pas eu à Paris d'exposition consacrée exclusivement à Van Gogh. La Pinacothèque de Paris répare cet oubli en présentant une quarantaine de toiles de l'artiste prêtées par des musées néerlandais.

Van Gogh est sans aucun doute le peintre le plus célèbre au monde.
Tout a été dit sur la fragilité psychologique de ce peintre, sur ses troubles bipolaires, sa schizophrénie et ses crises de délire, ainsi que sur leurs conséquences directes sur son œuvre et sa manière de voir le monde.

Deux expositions présentées simultanément sur les deux sites de la Pinacothèque permettent aux visiteurs de confronter son oeuvre de Van Gogh à celle d'Hiroshige.

Cette rencontre des opposés est étonnante. Elle permet de se rendre compte que les références de Van Gogh au japonisme en général et à Hiroshige en particulier ne sont pas seulement réduites à quelques œuvres phares.

Depuis ce mercredi, découvrez l’exposition «Van Gogh, Rêves de Japon» (et «Hiroshige, l'art du voyage») avec une quarantaine d’œuvres des deux artistes.

Ici, un petit aperçu des toiles de l'artiste hollandais.


Oliveraie / Juin 1889 (huile sur toile). © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands





Champ de blé clôturé sous le soleil et les nuages / Mai-Juin 1889. © Collection Kröller-Mu?ller Museum, Otterlo, The Netherlands, purchased with support from the Rembrandt Association




Le Bon Samaritain (d’après Delacroix) / Début mai 1890 (huile sur toile). © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands



Pins au coucher du soleil / Décembre 1889 (huile sur toile). © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands




Route de campagne en Provence, la nuit / 12-15 mai 1890 (huile sur toile). © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands




Le Semeur / 17-28 juin 1888 (huile sur toile) © Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands


http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/en-images-des-toiles-exceptionnelles-de-van-gogh-a-paris-03-10-2012-2200889.php?pic=1#infoBulles1
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