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 THE MISFITS - LES DESAXES - 1961

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liliane
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MessageSujet: THE MISFITS - LES DESAXES - 1961   Sam 21 Fév - 14:23

THE MISFITS (LES DESAXES)


Film dramatique américain, tourné en 1960 et sorti en avril 1961




Film crépusculaire sur la fin d'une époque. Mutation d'une société, où les cow-boys deviennent des déclassés dans cette économie mercantiliste.

Chant du cygne des étoiles hollywoodiennes ..Clarke Gable, le célèbre Rhett Bulter d'Autant en emporte le vent, disparaîtra avant la sortie du film, Marylin décèdera peu après et Monty Clift, épuisé par ses excès, mourra prématurément, 4 ans plus tard.

Seul l'inoxydable Eli Wallach, le célèbre Tuco, est toujours vivant, dernier vestige de la grande époque d'Hollywood !


Des désaxés qui restent le meilleur film de John Huston, formidablement mélancolique sur une époque révolue.


Réalisation : John Huston
Né le 5 Août 1906 à Nevada, Missouri (Etats-Unis)
Décédé le 28 Août 1987 à Newport (Etats-Unis) (emphysème)

Scenario : Arthur Miller
Né le 17 Octobre 1915 à Brooklyn
Décédé le 10 Février 2005 chez lui, d'une insuffisance cardiaque
Acteurs Rôle
Clark Gable Gay Langland
Marilyn Monroe Roslyn Taber
Montgomery Clift Perce Howland
Eli Wallach Guido
Estelle Winwood La Femme à L'Eglise
John Huston Acteur
Kevin Mccarthy Raymond Taber
Thelma Ritter Isabelle Steers
Equipe technique
Alex North Compositeur
Bill Newberry Directeur Artistique
Russell Metty Directeur De La Photographie
Distributeur Action Cinéma
Editeur DVD Fox Pathé Europa (FPE)


BANDE ANNONCE DU FILM


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liliane
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MessageSujet: Re: THE MISFITS - LES DESAXES - 1961   Sam 21 Fév - 16:25

L'HISTOIRE



De nos jours la vie est une jungle. Certains coins de terre comme le Névada, le « dépotoir des U.S.A. » paraît rassembler des spécimens humains assez étranges, cherchant par des voies différentes à se libérer des servitudes sociales.



C'est à Reno, la ville des divorces, que Roslyn rencontre la vieille Isabelle, toute heureuse de témoigner pour elle. C'est son 77eme témoignage en séparation depuis qu'elle a élu domicile dans cette ville des libérés et elle entoure Roslyn d'une sollicitude attendrie et encombrante. Les deux femmes sont prises à partie par deux hommes très séduits par la beauté de Roslyn, un mécanicien, Guido et un cow-boy, Gay, pour qui tout travail stable semble insupportable.



Roslyn est séduite par le cow-boy, nettement plus vieux qu'elle, et éconduit Guido, pourtant fin danseur.



De fil en aiguille, le cow-boy qui malgré son âge n'a rien perdu de son charme arrive à la séduire et la convaincre de le suivre dans sa petite maison de campagne...Ensemble, accompagnés d'une femme plus âgée, ils vont à la maison de Gay, à l'extérieur de la ville.




Avec subtilité, le film prend petit à petit une nouvelle tournure. Les rires insouciants et plaisanteries anodines de la première partie laissent petit à petit la place à la solitude, l'angoisse, et les clivages se creusent de plus en plus entre les personnages.



Voulant se prouver à lui-même qu'il est encore vaillant, et malgré les supplices de Roselyn, Gay part en chasse d'un petit troupeau de chevaux sauvages... Il en revendra la viande pour en faire de la nourriture pour chien. La situation déjà tendue, explose alors, et le film nous délivre là une des plus belles scènes que le Cinéma puisse nous montrer.



La scène lors de laquelle Marilyn hurle sa rage et son désespoir en plein désert est formidable. La violence et la haine qui se dégage du personnage de Guido nous plonge dans un profond malaise. Enfin, l'apothéose, le duel entre le cow-boy vieillissant et la jument épuisée est d'une beauté, d'une tension incroyable.





Le titre anglais, The Misfits, signifie Inadaptés, plutôt que Désaxés : le film est l'histoire d'un changement d'époque, de l'urbanisation, du divorce facile loin de la réprobation muette des voisins, de la disparition des métiers libres, et de gens qui ne se résolvent pas à entrer dans le moule.



Malgré la réconciliation finale (enfin, pas pour tout le monde), Les Désaxés est un film profondément déprimant, un regard triste et nostalgique sur les relations homme-femme, la femme, l'amour. Son scénariste, Arthur Miller était en plein milieu d'une procédure de divorce avec... Marilyn Monroe.



Dernière édition par liliane le Sam 21 Fév - 16:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THE MISFITS - LES DESAXES - 1961   Sam 21 Fév - 16:38

CRITIQUES DU FILM


(Ultimes) reflets d’un Âge d’or

« C’est à ça que je ne m’habitue pas.
Tout change tout le temps. »

Il est des films hantés par leurs tournages chaotiques, tourmentés par leurs interprètes, ces stars-aux-destins-tragiques comme ont pu les nommer des exégètes affamés de scandale, pour finir ensevelis sous une épaisse couche de « légende » dont Hollywood raffole, estampillées « films maudits ». The Misfits est de ceux-là. Comment dès lors en parler le plus fidèlement possible sans tout mélanger ? En se débarrassant d’office de cette légende poisseuse, si troublante que puisse être sa prégnance avec le film. D’abord, bien sûr, il y a Marylin : ses retards à répétition, sa dépression dans ce qui restera son ultime film (achevé), son couple avec Arthur Miller, auteur du scénario, se défaisant au fil du tournage. Ensuite, le décès subit de Clark Gable deux semaines après la fin de la réalisation. Enfin, Monty Clift, frêle rescapé d’un récent accident de voiture qui l’avait laissé dévisagé. De là à en conclure que, déjà, ce sont des « misfits » en souffrance - « désaxés » en véèffe, mais le mot signifie plutôt « marginaux », « inadaptés » à leur environnement extérieur - qui s’engagent dans ce film, il n’y a qu’un pas, à ne franchir que prudemment. Il s’agit surtout de cette fragilité exacerbée que tous ont léguée à leurs personnages, à moins que ce ne soit l’inverse.



Dérive. Que faire de sa vie quand on a perdu ses illusions ? Est-il encore question d’en profiter à Reno ( Nevada ), qui ne laisse augurer que vivotage et ennui mortel à noyer dans le whisky? C’est là que vit Roslyn, femme plus tout à fait jeune aux formes généreuses, qui attire encore d’encombrants regards masculins. Mais si le cadre est ainsi tristement esquissé, c’est pour mieux, et vite, s’en échapper. Déjà, la voilà qui divorce douloureusement d’un mari insignifiant. Dès lors, c’est aussi la ville qu’elle s’apprête à quitter car à sa dérive, il faut bien un point de départ et un déclic. Roslyn abandonne alors ses certitudes face à sa vie menée jusque là, et entreprend de se frotter aux questions existentielles qui la pressent. Une mise en danger concrétisée par sa rencontre avec trois cow-boys errants et désabusés, Gay (Clark Gable, poignant), Guido (Eli Wallach) puis, plus tard, Perce (Montgomery Clift), qui l’amènent dans une maison construite en plein désert du Nevada.



Un chant d’amour. Une fois réunis, que cherchent-ils tous ? Plus grand chose, à vrai dire. Les hommes sont tristes, blessés, vulnérables, en prise avec des désirs presque éteints de n’avoir pas pu être assouvis, piégés par le temps qui passe. Seul le contact avec la mort (rodéo infernal, vaine chasse aux mustangs) semble les ranimer un tant soit peu, histoire de se prouver qu’ils sont encore bien vivants. Cet attrait morbide effraie Roslyn qui, au milieu, ranime leurs vieux démons féminins. Tour à tour femme-enfant (pour Gay), femme-épouse (pour Guido) et femme-mère (pour Perce), elle est naïve, émouvante, fragile. Magnifique scène où tous la contemplent au clair de lune, ivre, exécuter une danse envoûtante et sensuelle, un moment d’abandon total. De même que celle, désormais célèbre où, écœurée par leur cruelle chasse aux mustangs, elle crie dans l’immensité du désert son dégoût pour les hommes « meurtriers ».



Si ces paysages se prêtent d’habitude aux plans panoramiques, la récurrence des plans rapprochés fonctionnent ici comme autant de tentatives à stabiliser les personnages et à les maintenir ensemble dans le cadre, pour percer à jour leurs âmes torturées. Mais, – la faute au script de Miller, un peu trop littéraire ? - on dirait que tous pensent à voix haute, sans jamais s’entendre et réussir à établir un vrai dialogue. Reste que ce chant d’amour écrit d’abord pour sa femme est bien émouvant, tout comme le film. Peuplé par ces cow-boys désœuvrés et comme désincarnés, il dit la fin de l’âge d’or hollywoodien en même temps que celle de la conquête de l’Ouest, aventure bel et bien terminée qui n’aurait même pas effleuré ces héros si fatigués.

Laura Le Gall

http://www.arkepix.com/kinok/CRITIQUES/HUSTON_John/misfits.html
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